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lundi 8 avril 2024

The Maureens - Everyone Smiles [Meritorio Records]

Quand bien même les prix délirants, les temps de pressage qui s'allongent et la qualité qui reste très aléatoire, le vinyle a toujours la cote du côté des mélomanes, mais aussi des artistes qui semblent tous vouloir passer par la case micro-sillons pour publier leurs derniers albums. Pour ainsi dire, au niveau indé, c'est même souvent soit une version vinyle soit une version digitale, rien de plus.

Prenez 'Everyone Smiles' de The Maureens, quatuor originaire d'Utrecht aux Pays-Bas, dont je viens de faire la découverte (merci Section26 pour sa chronique) malgré plus de dix ans de carrière et trois albums derrière eux. Ce disque est sans doute dans le très haut du panier de mon année 2024. Il a tout ce que le passionné de pop recherche : un sens aigu de la mélodie, de sacrées chansons, une énergie à revendre, et des choeurs ou des voix doublées qui se chevauchent ou se complètent, rehaussant l'ensemble de leurs compositions d'harmonies d'une efficacité folle. Pour résumer, une sorte de mélange de The Lemon Twigs, des regrettés Hal et Jayhawks, avec parfois une pointe de Gulcher (groupe dont on fêtera les dix ans de leur merveilleux 'Cocktails' le 30 juin prochain).

Hé bien, ce 'Everyone Smiles' de The Maureens n'est disponible (enfin « était », le pressage étant épuisé) qu'en vinyle, à un prix tout à fait honnête... jusqu'à la case frais de port (l'ensemble à quarante-cinq euros, merci mais non merci). A part ça ? Une version digitale à dix euros et c'est tout. Même pas un petit pressage cd, bien moins onéreux à produire et bien moins cher à envoyer à l'autre bout de l'Europe. Circulez, y a rien à voir (profitons-en d'ailleurs pour préciser que The Maureens et Meritorio Records sont un exemple et très loin d'être une exception).

Vous me direz, les labels et les artistes font bien ce qu'ils veulent. Et vous aurez raison. D'ailleurs, à l'époque où Without My Hat Records n'était pas en pause, j'ai moi même publié 'Isn't It Fun' de Mondrian uniquement en vinyle. Pour autant, les années ont passé depuis et le vinyle est devenu un objet de luxe. Et je ne peux m'empêcher de pester contre cette mise au rebut du cd, comme s'il était le mal incarné ou un support tout à fait négligeable. Alors qu'il est sans doute voué à reprendre la main sur le vinyle, support totalement dévoyé depuis quelques années et qui ne représente plus grand chose.

Et je rognonne aussi de ne pas pouvoir soutenir un des disques les plus marquants de mon premier trimestre 2024. De ne pas pouvoir l'écouter autrement que sur mon ordinateur ou mon smartphone. C'est évidemment un détail et sans doute anecdotique, mais très franchement, c'est fatiguant à la longue. Surtout que 'Everyone Smiles' de The Maureens est un disque éminemment brillant, à la pop chevillée au corps. Qui mérite qu'on l'écoute et qu'on le soutienne. (Sortie : 19 janvier 2024)

Plus :
'Everyone Smiles' de The Maureens est à l'écoute sur bandcamp
'Everyone Smiles' de The Maureens est à l'achat sur bandcamp
'Everyone Smiles' de The Maureens est notamment en écoute sur Deezer et Spotify


Trois chansons de 'Everyone Smiles' de The Maureens en écoute. Lost & Found pour ouvrir le bal, une des chansons les plus immédiates de l'album (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis le très Gulcher Rainy Day. Et enfin, le mélancolique Do You :

Le clip de Fell In Love, un des singles extraits de 'Everyone Smiles' de The Maureens :

samedi 28 décembre 2024

Bilan 2024 : « Albums » (40-21)


Après un premier billet consacré aux formats courts, aux compilations et autres rééditions, poursuivons donc ce bilan 2024 avec sa deuxième partie, consacrée cette fois aux quarante meilleurs disques de l'année selon votre serviteur. Et comme ingérer quarante disques d'un coup peut-être lourd à la digestion, découpons ça en deux papiers en commençant par les disques classés des places 21 à 40.

Mais avant d'attaquer la présentation de ces vingt albums, allons voir ce que les voisins (ou non) ont tiré comme conclusions de cette année 2024 :
- Les meilleurs albums de l’année selon l’indispensable Bandcamp Daily
- Le top 10 de l’année de Pop News
- Le classement de la rédaction de Section26
- La cuvée 2024 de Pinkushion
- Les 10 albums de l’année selon Mind Riot Music

Vingt premiers albums donc. De belles découvertes, des confirmations, des « enfants de », des promesses qui ne demandent qu'à exploser, des retours inattendus et majestueux, des disques qui sonnent mineurs à la première écoute mais qui n'en finissent plus de revenir : il y a un peu de tout cela dans les vingt mini choniques ci-dessous. Avec évidemment, au bas de ce papier (mais également en cliquant là pour Spotify, ici pour Deezer) des players pour écouter une chanson de chacun des disques évoqués. Bonne lecture et bonne(s) écoute(s) !

40. Flower Face - Girl Prometheus [-]
Avec sa pop et sa folk qui tendent vers des horizons plus goth, parfaitement incarnée par sa pochette, 'Girl Prometheus' de Flower Face est un disque remarquable, écrit à la suite d'une très douloureuse rupture amoureuse et qui retranscrit très bien tous les affres par lesquels on passe lors d'une séparation : monde qui s'effondre, incapacité à repartir de l'avant et à croire en des lendemains heureux, douleur incommensurable, tristesse infinie, colère sourde.
39. Sprints - Letter to Self [City Slang]
Après moultes singles et Ep, il était temps pour les dublinois de Sprints de passer au long métrage. Produit par le désormais compagnon de route de longue date Daniel Fox (Gilla Band), 'Letter to Self' est premier effort solide, ambitieux et engagé, entre post-punk et garage, aux nuances noise-rock. Et le pire c’est que le meilleur est sans doute à venir avec eux.
38. The Maureens - Everyone Smiles [Meritorio Records]
Sens aigu de la mélodie, énergie à revendre, des choeurs ou des voix doublées qui se chevauchent ou se complètent, rehaussant l'ensemble de leurs compositions d'harmonies d'une efficacité folle, 'Everyone Smiles' de The Maureens est une sorte de mélange de The Lemon Twigs, des regrettés Hal et Jayhawks, avec parfois une pointe de Gulcher. Un disque éminemment brillant, à la pop chevillée au corp et aux sacrées chansons.
37. The Waeve - City Lights [Transgressive Records]
D'un côté, Graham Coxon, guitariste de Blur, de l'autre Rose Elinor Dougall, clavier de feu The Pipettes. Couple à la ville, le duo l'est également sur scène sous le nom de The Waeve, dont 'City Lights' est le second album en deux ans. Mais si leur premier m'avait plutôt laissé de marbre, celui-ci avec sa synth-pop et ses relents post-punk mâtinés de saxophone, est un disque plein d'excès, portée par une production qui ne fait pas dans la demi-mesure, et surtout efficace à tous crins.
36. Myriam Gendron - Mayday [Feeding Tube Records / Thrill Jockey]
'Mayday', qui se pare d'atours verts cette fois, n’est peut-être pas aussi marquant que son prédécesseur rouge (véritable chef d'œuvre de son temps) mais reste tout à fait recommandable, rempli qu’il est de petites douceurs, délicates ou électriques, intime, où Myriam Gendron raconte ses histoires en français ou en anglais, le tout saupoudré parfois d'un peu field recordings ici et là. Un disque beau comme tout, où le temps suspend son avancée inexorable.
35. Sam Forrest - Caught Under a Spell [Desert Mine Music]
Nouvel album pour l’ancien leader de Nine Black Alps et une nouvelle très grande réussite. Un disque qui semble ressusciter Elliott Smith à chaque nouvelle chanson (mélodies, constructions des morceaux, intros, cette façon de faire sonner sa guitare, sa batterie) et qui confirme que Sam Forrest est le secret le mieux gardé d'Angleterre.
34. Dummy - Free Energy [Trouble In Mind Records]
Trois ans après un premier album plus que convaincant fait de noise, de psyché et d'indie-pop, les américains de Dummy n'auront pas déçu pour leur retour. Une suite qui prend les mêmes ingrédients de base, mais où l'ambition est plus grande, les chansons mieux produites et peut-être plus carrées. Le tout sans perdre en qualité de composition.
33. Ed Harcourt - El Magnifico [Deathless Recordings]
Un retour en majesté pour Ed Harcourt qu’on n’avait pas connu à pareil niveau depuis des années. 'El Magnifico' est un disque pop beau, baroque pour beaucoup, mélancolique jusqu'au bout des ongles, aux orchestrations pleine d'emphase et à la production flamboyante. Un album d'Ed Harcourt en somme, mais parmi ses tous meilleurs. Et duquel on ressort en se posant une question : notre homme ne serait-il pas le dernier romantique ?
32. Royel Otis - Pratts & Pain [Ourness]
Premier album pour ce duo de Sydney qui manie aussi bien l'indie-rock que l'indie-pop (aussi en version jangle) et des élans post-punk. Le tout en mettant les mélodies au-dessus du tout. Un disque (et un groupe ?) qu'on pourrait voir comme une réponse australienne à Will Toledo et ses Car Seat Headrest.
31. Bashy - Being Poor is Expensive [Bish Bash Bosh Music]
Alors qu’on aurait pu croire que 'Being Poor is Expensive' s’écrase sous le poids faramineux de How Black Men Lose Their Smile, l’anglais Bashy réussit le tour de force de rendre son album tout aussi cohérent et fort que cette chanson parmi les plus puissantes de l’année. Un disque très bien écrit, qui navigue entre UK rap et dub malin et particulièrement engagé pour un revenant anglais (treize sans aucun album, ce n’est pas rien).
30. Willi Carlisle - Critterland [Signature Sounds]
'Critterland' est un disque généreux de country-folk, à l'ancienne, avec du bluesgrass par ci et de l'americana par là, du banjo, de l’accordéon, du violon grinçant, de l'harmonica qui couine et de l'acoustique, rien que de l'acoustique (ou presque). Un album où Willi Carlisle excelle en conteur d’histoires jamais bien joyeuses.
29. Memorials - Memorial Waterslides [Fire Records]
Duo formé de Verity Susman (Electrelane) et Matthew Simms (Wire, dans sa version récente), Memorials est sans doute une des découvertes de l'année dont on a le plus envie de savoir où ils vont aller dans le futur. Disque curieux où se mêlent du psyché comme de l'indie-rock et même une bonne partie d'expérimental en son cœur, 'Memorial Waterslides' pourrait être résumé comme du post-punk à la sauce Stereolab et/ou Broadcast.
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28. Floating Points - Cascade [Ninja Tune]
Après une sublime échappée en 2021 avec Pharoah Sanders et The London Symphony Orchestra pour 'Promises', Sam Shepherd est revenu au source avec le nouvel album de son Floating Points. Un disque de house et de techno, souvent progressive, faite pour danser, mais presque rude, minimale et sans concession. Pas immédiat pour un sou, mais diablement efficace et à la construction pas loin d'être parfaite.
27. The Lostines - Meet The Lostines [Gar Hole Records]
Entre pop et country, mais celles des années 50 et 60, avec du doo-wop, de l'americana et une certaine idée de comment raconter des histoires, 'Meet The Lostines' est, à l'instar des disques de Tele Novella, autre duo adoré dans ces pages, un petit trésor hors du temps. Délicieusement recommandé.
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26. Outer World - Who Does the Music Love? [Happy Happy Birthday To Me Records]
Vous avez aimé le premier album de The Sweeping Promises ? Alors vous aimerez sans aucun doute son petit frère psyché Outer World. Un duo lui aussi qui pond là un disque qui a plus des allures de long Ep mais qui ne manque pas de sacrées chansons, le plus souvent garage-pop psychédéliques, lorgnant parfois vers des sonorités sixties, le tout auréolé d'une production post-punk plutôt parfaite. A suivre de près.
25. Beak> - >>>> [Invada Records / Temporary Residence Limited]
Album en forme de révérence pour Geoff Barrow qui après seize ans de bons et loyaux services au sein du groupe a décidé de mettre un terme à l'aventure (pour mieux enregistrer le quatrième album de Portishead ?), '>>>>' est sans doute le meilleur album de Beak> à ce jour. Un album extrêmement bien produit, souvent lancinant et obsédant qui prend son temps, qui confirme que Beak> est (fut ?) un groupe à l'attitude et au son à nulle autre pareils.
24. Boeckner - Boeckner! [Sub Pop]
Sorte de synthèse réussie de Wolf Parade et de Handsome Furs (forcément), ce premier album solo de Dan Boeckner regorge de chansons pop marquantes, pour ne pas dire mémorables, où le canadien enchaîne les mélodies soignées et efficaces, qu'il chante à merveille sur un tourbillon de guitares et de synthés.
23. The Rhythm Method - Peachy [Moshi Moshi Records]
Disque résolument pop et un peu fourre-tout où l'on passe d'ambiances très eighties à de l'indie-pop à guitare avant de revenir à de morceaux rêveurs et plein de synthés, puis de rebifurquer vers d'autres horizons country-pop quand ils ne sonnent pas presque seventies, 'Peachy' du duo anglais The Rhythm Method  arrive à faire naître du désordre une harmonie assez miraculeuse et particulièrement efficace.
22. Dr. Dog - Dr. Dog [We Buy Gold Records]
L’album du retour pour le quintet de Philadelphie, séparé en 2021. Et sans doute leur meilleur. Certes, rien ne ressemblera jamais plus à un album de Dr. Dog qu’un album de Dr. Dog. Mais si leur marque de fabrique et leurs compositions teintées de rock, de folk et de psyché sont toujours là, ils y intègrent beaucoup de pop qu’avant et le résultat est sans appel : c’est brillant, généreux et mélodieux au possible.
21. Corridor - Mimi [Sub Pop]
Avec sa pochette magnifique (sans doute la plus belle de l’année), 'Mimi' voit les québécois de Corridor enfin sortir leur grand œuvre, après quelques albums qui s’en rapprochaient plus que sérieusement. Un disque d’indie-pop, aux accents post-punk, psyché et des touches de jangle, avec toujours ces guitares superbes (qui ont quelque-chose de Tom Verlaine) et un ensemble on ne peut plus élégant et racé. Alors si en plus de tout ça, il rajoute une chanson majeure qui a de bons airs de tube de l’année (Mourir Demain), forcément…
Histoire de savoir de quoi l'on parle, vous trouverez ci-dessous deux players (Spotify et Deezer) proposant chacun une chanson des vingt albums chroniqués ci-dessus :

jeudi 17 janvier 2008

Eddie Vedder – Into The Wild OST [RCA]

En 2008, que serez-vous ? Qui serez-vous ? Et où serez-vous ? Questions existentielles à la mords-moi-la je veux bien l’avouer, mais qui ont le bon goût de changer un peu des traditionnelles et sempiternelles « cette année, j’arrête de fumer » et autre « en 2008, j’arrête de faire de la merde, à tous les niveaux », résolutions aussi révélées aussitôt abandonnées.

Ces questions, Christopher McCandless se les est posées. Ce gamin de 22 ans, étudiant modèle qui, une fois ses diplômes en poche, décide de partir. De tout plaquer. De tout quitter. Cette vie moderne, étouffante, toute tracée qui s’avance devant lui. Sans prévenir personne, il vide son compte en banque, n’en garde que 500$, détruit ses cartes de crédit, ses papiers d'identités et part vivre une vie de nomade, dont le bout du chemin est l’Alaska, là il pourra être libre, seul et loin des hommes.

Cette histoire vraie est l’objet du tout nouveau film de Sean Penn, ‘Into The Wild’. Un film brillant, dérangeant, plein de questions, superbement réalisé, touchant et qui ne laisse pas insensible. Un road movie épatant sublimé par la musique d’Eddie Vedder.

Ah, Eddie Vedder. Le leader de Pearl Jam. Un des groupes qui n’a jamais provoqué autre chose chez moi qu’un ennui poli ou profond, c’est selon. Même 'Ten', pour dire. Oh, bien sur, il y a bien quelques titres ici et là qui ont fait vibrer le fan de musique que je suis. Mais pas tant que ça.

Et puis là, gros changement de registre. Notre homme compose la bande originale d’’Into The Wild’ et se mue en Bruce Springsteen, période ‘Nebraska’ ou ‘The Ghost of Tom Joad’. Si le début de l’album, enlevé comme des Jayhawks un peu énervés, convainc moyennement, les huit titres suivants sont de grandes réussites, rappelant à chaque accord une scène, une phrase ou une photographie du film. Mention spéciale à Rise et Society (voir plus bas), deux vrais bijoux que je ne me lasse pas d’écouter depuis que j’ai eu le plaisir de visionner cette petite merveille.

Alors oui, cette BO n’est pas un disque indispensable (d'ailleurs, pour être honnête, j'ai écrit ce papier en premier pour mettre en avant ce film). Même pas de 2007. Est-ce que j’aurais autant aimé cet album si je n’avais pas autant été touché par le film de Sean Penn ? Certainement pas, à bien y réfléchir. Mais l’alchimie est telle qu’on ne peut qu’applaudir des deux mains et se repaître jusqu'à plus soif de ces belles mélodies, de ce folk tout simple mais vraiment lumineux. Eddie Vedder n’en fait pas trop. A tel point qu’à l’écoute du disque, on ne pense pas une seconde au leader de Pearl Jam mais plutôt à la destinée de Christopher McCandless, ce jusqu’au-boutiste de la liberté. (sortie le 18 septembre 2007)

Ps : Lors de mon premier papier de 2008, j’ai oublié, honte à moi, de vous présenter mes meilleurs vœux pour l'année qui s'ouvre. Donc je le fais maintenant. Et j’en profite en deux mots pour faire de la pub (même si elles n’ont pas vraiment besoin de cela) pour deux bloggueuses au talent culinaire certain et au touché gustatif délicieux. Ces deux jeunes femmes ont été les cuistotes de mon réveillon 2008. Et je dois avouer qu’à relire le menu de cette soirée là, je m’en pourlèche encore les babines. Donc je fais du copinage. Et je vous encourage fortement à aller jeter un palet sur le blog de la Turtle ainsi que sur celui de Chocolat et Caetera. Conseil d'ami.

Son :
Site Officiel du Film
Lecteur streaming Officiel

Pour ne pas vous laisser sur votre faim, deux titres en écoute comme d’habitude, Rise et Society (malheureusement, plus en écoute).
Pour finir, et au cas où, la bande-annonce d’’Into The Wild’, avec un bout de Calexico and Iron & Wine, histoire de motiver les plus réticents d’entres vous :