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jeudi 15 décembre 2022

[Track of The Day] Nas - Til My Last Breath

Très loin de suivre assidument l'actualité hip-hop, j'ai été très surpris de voir que Nas continuait à sortir des disques. Et pourtant, après trente ans de carrière et un album mythique au compteur ('Illmatic', le genre de choses qui écrivent votre légende), et des années 2010 très discrètes, il continue de rapper. 

Depuis 2019, l'américain a lancé une série d'album 'King's Disease'. Et 2022 apporte le troisième volet, simplement nommé 'King's Disease III' - dont la pochette aurait pu être celle d'un disque des !!!. Je n'ai pas de point de comparaison n'ayant pas écouté les deux précédents, mais le résultat est de qualité. Tout y est net et précis, le flow est percutant, fulgurant souvent, avec des prod classieuses qui sont, si ce n'est jubilatoires, tout au moins particulièrement engageantes. Très peu au fait de sa carrière depuis 20 ans, difficile de savoir ce que 'King's Disease III' vaut dans la discographie de Nas, mais j'ai du mal à ne pas trouver cet album brillant du début à la fin - et ce bonus track Til My Last Breath (en écoute aujourd'hui).

Album : King's Disease III
Année : 2022
Label : Mass Appeal

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Til My Last Breath de Nas est également en écoute ci-dessous :


Autre morceau réussi de 'King's Disease III' de Nas, voilà Thun :


Le clip de Michael & Quincy, autre extrait de 'King's Disease III' de Nas :

jeudi 30 janvier 2025

[Track of The Day] Yola - Future Enemies

La dernière fois que j'ai croisé Yola, c'était en 2019, au moment de la sortie de son premier album, 'Walk Through Fire'. Un disque de soul, joli quoiqu'assez lisse et dont aujourd'hui il ne me reste rien, ou pas grand chose. Six ans ont passé, l'ancienne choriste de Massive Attack a publié un deuxième album ('Stand for Myself' en 2021) et c'est à peu près tout. Désormais en 2025, l'anglaise a semble-t-il décider de laisser la soul à papa à d'autres et de changer de braquet.

Son nouvel Ep 'My Way' ne fait en effet pas dans le détail. Adieu arrangements soignés et production ronde, place à des ambiances beaucoup plus 80s, aux effluves Michael Jackson (il y a du Wanna Be Startin' Somethin' dans Ready) et à une production laissée à Sean Douglas et Zach Skelton, deux producteurs faiseurs de tubes et/ou de stars (entre autres, car la liste est longue, Carly Rae Jepsen, The Jonas Brothers, OneRepublic, Lil Nas X, Lizzo, David Guetta et même Paul McCartney). Autant dire que le changement est radical. Et si le résultat n'est pas renversant, on sent un certain potentiel dans cette Yola 2.0 et surtout, on trouve sur 'My Way Ep' Future Enemies (en écoute aujourd’hui), la chanson d'ouverture, un vrai bon et gros tube comme on les aime.

Album : My Way Ep
Année : 2025
Label : S-Curve

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Future Enemies de Yola est également en écoute ci-dessous :
 

Le clip (enregistré live) de Future Enemies de Yola :

mercredi 28 décembre 2022

Bilan 2022 : « Albums » (40-21)


Après les Ep, 45-tours et autres rééditions, continuons à dérouler les disques qui auront fait mon année 2022 en passant par la case albums. Comme chaque année, ils sont quarante au programme publiés en deux temps : ceux classés de la place 40 à 21 et vendredi, les vingt premiers.

Mais avant de plonger la tête la première dans ces albums là, comme le veut la coutume, voilà quelques liens à cliquer pour aller voir ce que d'autres ont tirés de 2022 :
- Le top 100 des albums de 2022 selon les précieux The Quietus
- Les choix de la rédaction et des lecteurs de Benzine
- Les 10 albums de Mind Riot Music
- Les 24 albums de l’année selon Bandcamp Daily
- Le top albums de la rédaction d'Addict Culture

Vingt albums disais-je donc. Vingt disques brillants, avec de vraies découvertes, des coups de coeur gros comme ça, du revenant, des chansons cachées depuis 11 ans, des réponses australienne au buzz du moment, des collaborations de légende, entre autres. Des disques de qualité qu'il a été difficile de ne pas classer plus haut (pour autant que ceci ait une quelconque importance) et qui m'auront accompagnés de longs moments en 2022 - et même quotidiennement pour certains. Et comme lire c’est bien mais écouter c’est mieux, en bas de ce papier se trouvent deux lecteurs Deezer et Spotify dans lesquels vous trouverez une chanson de chacun des albums cités ci-dessous. Bonne lecture, bonne(s) écoute(s) !



 
40. Swami John Reis - Ride The Wild Night [Swami Records]

Swami John Reis, sa carrière longue comme le bras comme leader d'une pelleté de groupes post-hardcore et rock, a décidé de se lancer en solo. En résulte un disque de trente minutes qui ne s'embarrasse pas de détails entre garage et power-rock, plein d’énergie, de fougue et de tubes à la pelle (la chanson titre pour ne citer qu’elle). Un album « continue à fond, on freinera quand on pourra toucher le virage du doigt », aussi immédiat qu'addictif.
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39. Peel Dream Magazine - Pad [Slumberland Records / Tough Love Records]Il y a dans les quinze chansons de 'Pad' un peu de Kings of Convenience pour la délicatesse de la voix, pas mal de pop des 60/70s (la pochette étant là pour le confirmer) et beaucoup de Beach Boys. Un très bel album aux airs d'un Burt Bacharach minimaliste, et qui évoque une sorte de sunshine pop rêveuse de fin d'été, quand le soleil tape moins fort, que les jours commencent à raccourcir et les soirées à rafraîchir


38. A Place to Bury Strangers - See Through You [DedStrange]

'See Through You' est le sixième album d’A Place to Bury Strangers et voit le trio de Brooklyn redevenir on ne peut plus intransigeant et bruyant au possible, avec une production au couteau, mais sans délaisser totalement ses élans « pop » récents. Un grand cru, noisy à souhait, évidemment.


37. Animal Collective - Time Skiffs [Domino Records]

Loin de la hype de leurs débuts, Animal Collective prouve avec 'Time Skiffs' à quel point le groupe a toujours ce petit truc en plus de composition, cette folie qui n'appartient qu'à eux - quand bien même beaucoup se sont inspirés de leurs travaux. Un album qui est une sorte de retour aux sources, un melting pot de 'Spirit They're Gone Spirit They've Vanished', 'Sung Tongs', 'Feels' et 'Strawberry Jam'. De la folk-pop sous acide, que l'on imagine dirigée par un Panda Bear, réel patron de l'organisation animale, d'où s'échappent encore des petits bijoux, si ce n'est bricolés, au moins tordus dans tous les sens.

36. Nyx Nótt - Themes From [Melodic Records]

Voilà un énième disque brillant par une des deux têtes pensantes d’Arab Strap. Un concept album totalement instrumental, centré autour de la télévision, où les huits morceaux retranscrivent l'idée qu'Aidan Moffat se fait des génériques d'émissions ou de films de télévision. Un ensemble de qualité, presque d'une autre époque, dont le meilleur résumé vient d’Aidan Moffat lui-même : « a walk through a neon Soho after a few cocktails ».


35. Field Medic - Grow your hair long if you’re wanting to see something that you can change [Run For Cover Records]

Sans conteste la plus belle « touche » (comme on disait quand j’étais ado) de l’année. Un très joli disque de folk, de pop et de folk-pop, bien achalandé (c’est la première fois qu’il a un groupe avec lui), triste mais beau, beau mais triste.
34. Jockstrap - I Love You Jennifer B [Rough Trade]

Premier album pour le duo Ellery/Skye et première réussite. Un disque d'avant-garde, d'art-pop, de glitch-pop (si tant est que ce terme existe), de balades sublimées, de r&b et d'électronica, plutôt fourre-tout mais à la cohérence remarquable.
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33. Marie-Flore - Je sais pas si ça va [6&7]

Totalement inconnue à mes oreilles jusque là, beau coup de coeur que la découverte de la parisienne Marie-Flore et de son troisième album. Difficile de résister à cette voix qui semble autant désabusée, trainante que sûre de ce qu’elle exprime, de ces mélodies mélancoliques et aux atours déprimés, et de ces textes souvent amers sur l’amour, les relations, la vie.


32. Steph Green - Thanks for That [Mashed Potato Records]

Une des très belles pochettes de 2022 pour ce disque qui a tout du mini-album (9 chansons, quelques 20 minutes) de la part de l’américaine Steph Green. Un 'Thanks for That' entre folk et rock à l'aura lo-fi délicieuse et qui rejoint le haut de la scène de songwriteuse qui ne cesse d’exploser depuis quelques années.
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31. The Mountain Goats - Bleed Out [Merge Records]

Avec pour pierre angulaire les films d’actions en tout genre et de toute époque qu’il a consommé en grande quantité au moment des confinements, John Darnielle a écrit un nouveau disque brillant pour ses Mountain Goats. Un concept-album sur les anti-héros, qui voyage entre pop joliment troussée, balades belles à pleurer et élans rock sacrément efficaces.


30. Hudson Mohawke - Cry Sugar [Warp]

De l'électro-trash à des sonorités qu'on dirait composées par Vangelis tout en faisant plus que flirter avec le rap, 'Cry Sugar' vous trimballe dans tous les sens, passe du tout au tout constamment, et n'en reste pas moins passionnant à bien des égards tout au long de ses 73 minutes et 16 morceaux.  Un disque qui ne vous met jamais dans le confort et vous prend à défaut à chaque titre.
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29. Pusha T - It’s Almost Dry [Def Jam Recordings / Getting Out Our Dreams]

Hip-hop, soul, funk sont au programme de cet album de Pusha T, disque incongru par sa durée (35 minutes, aucun remplissage) mais tellement délicieux de bout en bout. Un 'It's Almost Dry' venant avec son lot de featuring cinq étoiles (Kid Cudi, Jay-Z, Clipse) et une chanson majuscule, Dreaming of The Past, qui utilise un sample de la reprise de Jealous Guy de John Lennon par Donny Hathaway en 1972 et sur lequel Pusha T et Kanye West (compositeur du morceau) viennent rapper.


28. Bill Callahan - YTI⅃AƎЯ [Drag City]

Si les disques de Bill Callahan sont souvent de bonne facture, cela faisait presque dix ans que l’ancien Smog ne m’avait pas retourné à ce point. Un disque sublime, sans doute un de ses meilleurs, parcouru de titres majuscules (Naked Souls !), aux orchestrations léchées et à la poésie vibrante.
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27. Body Type - Everything Is Dangerous But Nothing's Surprising [Poison City Records]

Power-indie-pop aux accents punk, 'Everything Is Dangerous But Nothing's Surprising' est une sorte de réponse australienne à Wet Leg, de la part d’un quatuor féminin actif depuis six ans et qui ne s’en laisse pas compter. Gros coup de coeur.


26. Oceanator - Nothing's Ever Fine [Big Scary Monsters / Polyvinyl Record / Plastic Miracles]

Plein de petits hook pour relancer ses chansons, malin et jamais passéiste, 'Nothing's Ever Fine' est un disque qui fuzz, qui pop, aux guitares belles comme tout. Finalement, son seul vrai défaut sa pochette, lambda au possible et qui ne rend pas justice à cet excellent album qui dévoile une sacrée artiste dont on n'avait pas soupçonné jusque là tout le talent.
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25. Nas - King's Disease III [Mass Appeal]
Troisième volet de la série 'King’s Disease', cet album de Nas est en quelque sorte mes retrouvailles avec celui qui aura ambiancé ma fin d’adolescence. Un disque où tout est net et précis, où le flow est percutant et les productions classieuses, engageantes et même jubilatoires.


24. Rosalía - Motomami [Columbia Records]

Pas vraiment la cible première de ce genre d’albums, j’ai été totalement happé par la folie Rosalía. Il faut dire qu’il y a de quoi dans ce 'Motomami' où se mêlent autant de r&b que de hip-hop, de trap, de reggaeton que de flamenco revisité et servi à la sauce 2022. Un album pas loin d’être gigantesque et qui est brillant de bout en bout.
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23. Sea Power - Everything Was Forever [Golden Chariot Records]

Sans doute un peu zappé par tout le monde en cette période de bilan car sorti très tôt en 2022, ce retour des désormais Sea Power (ils ont abandonné le « British ») est pourtant grandiose. Nerveux à souhait, mélancolique comme jamais, aux deux voix toujours aussi complémentaires, 'Everything Was Forever' est un des meilleurs album du groupe jusque là. Quel retour !
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22. Danger Mouse & Black Thought - Cheat Codes [BMG]
Une association qui sur le papier faisait rêver : d’un côté Danger Mouse, producteur touche à tout. De l’autre Black Thought, patron avec ?uestlove de The Roots. Le résultat est sans appel : c’est évidemment brillant, produit à la perfection, au flow précis de Black Thought et aux invités de prestige (A$AP Rocky, Raekwon, Run the Jewels, Michael Kiwanuka, Joey Bada$$) dont MF Doom pour un featuring venu de l’au-delà.
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21. MGMT - 11•11•11 [MGMT Records]

Les disques « live » font rarement recettes chez moi. Et quand ils le font, ils n’atterrissent pas dans cette partie là du bilan. Sauf que ce live de MGMT y a toute sa place - et c’est dire sa qualité tant la réputation des new-yorkais est plutôt piteuse en matière de concert. Enregistré il y a onze ans, il ne contient QUE des inédits du groupe, jamais rejoués depuis, et composés spécialement pour une rétrospective consacrée au plasticien italien Maurizio Cattelan. Psyché, souvent hallucinatoire, '11•11•11' est un voyage aérien - parfois sous psychotropes que l'on prendrait par plaques de douze - que l'on ferait affalés dans des nuages douillets.
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Comme promis, vous trouverez une chanson de chacun des disques présentés dans les lecteurs Spotify et Deezer et ci-dessous (de la place 21 à 40) :


samedi 8 novembre 2008

[Oldies] Rodriguez – Cold Fact (1970)

Quand un ami m’a présenté ce ‘Cold Fact’, j’ai d’abord cru à une blague en voyant la pochette : en quoi pourrais-je être intéressé par un album de rap hispanique à l’allure kitch sorti au début des années 90 ? En rien. Pour la simple et bonne raison que ce disque n’a pas 20 ans mais 40 et qu’il ne s’agit pas de rap, loin de là.

‘Cold Fact’ est un album de 1970, composé par Sixto Diaz Rodriguez, sorti sous le nom de Rodriguez, trésor oublié de la fin des années 60 – rien de moins – et réédité cette année par Light In The Attic. Un songwriter américain qui avait tout pour, au moins le temps d’un album, mettre le monde à ses pieds avec ses balades et son folk psychédélique. Mais il n’en fut rien. Une fois de plus dans cette rubrique.

Il y aurait beaucoup à dire sur notre homme. Mais on sait finalement peu de choses sur lui, à part qu’il est né en 1942, et qu’il est le sixième enfant (d’où son surnom de Sixto) d’une fratrie d’immigrés Mexicains.

L’histoire (connue) de Rodriguez démarre vraiment en 1967 avec la sortie de son premier single, I’ll Slip Away qui ne connait rien d'autre que l’anonymat. Trois ans d’inactivité plus tard, il signe chez Sussex Records, pour qui il enregistre deux albums, dont ce ‘Cold Fact’.

Un disque court comme le veut l’époque (32 minutes) et qui présente un Rodriguez qui se balade dans toutes les discographies des grands artistes de l’époque, allant faire un coucou à Dylan (superbe texte que celui de This Is Not A Song, It's an Outburst: Or, The Establishment Blues), revenant serrer la pince à Donovan, jammant avec Love (on jurerait que feu Arthur Lee est derrière les manettes), demandant conseil aux Beatles ou prennant un verre avec les producteurs de Motown.
‘Cold Fact’ est un peu tout cela à la fois. Un album de folk psyché, éclaboussé de pop et de blues (Gommorah (A Nursery Rhyme)), le tout aussi bien ancré sur son époque, les années 60 (sur la majorité du disque) que sur les années 70 (Only Good For Conversation) et entouré d’une production soulful, très Motown, au son très chaud (son I Wonder aurait pu sortir en single sur le label de Diana Ross et de Marvin Gaye).

Malgré la qualité d’écriture (il y dépeint une Amérique complètement désabusée) et de composition, ce disque sera un flop total. Comme le suivant, ‘Coming From Reality’, sorti en 1971. Enfin, aux Etats-Unis.

Car si son pays d’origine le snobe, d’autres vont au contraire lui vouer un véritable culte. A commencer par les Australiens, via Goose Recordings pour qui il sortira ‘Alive’ en 1979, un album live de sa tournée au pays des kangourous cette année là. Mais c’est surtout en Afrique du Sud qu’il connaîtra un succès fou, ses disques devenant platines, les salles de 5000 places débordants lors d’une tournée en 1998 qu’il fera dès qu’il y apprendra son incroyable célébrité (et ce même alors qu’il a arrêté toute production près de deux décennies plus tôt). L’apogée de cette arrivée sur le devant de la scène (on ne peut pas vraiment parler de retour), Rodriguez la doit à David Holmes qui l’inclut à sa compilation ‘Come Get It, I Got It’ de 2002 et à Large Professor, producteur de hip hop, qui sample son Sugar Man pour Nas et son You’re Da Man.

Depuis, Light in The Attic s’est emparé des droits et a ressorti de fort belle manière ‘Cold Fact’. Bien leur en a pris. Depuis quelques semaines, un buzz tout droit venu du net monte concernant cet album oublié. Et il est mérité. Espérons juste que le succès sera au rendez-vous. Histoire d’avoir une réédition digne de ce nom de ‘Coming From Reality’, le second (et dernier) album de Rodriguez, lui aussi totalement tombé dans l'oubli. Ce mec le mérite. Nos oreilles aussi.

Première sortie : 1970 [Sussex]
Réédition : 2008 [Light In The Attic]

Son :
Myspace (six titres dont quatre de ‘Cold Fact’)
Sugar Man en téléchargement gratuit (et légal) ici (click droit et enregistre sous l'ami).

Retrouvons également les bonnes habitudes avec trois titres en écoute dans le lecteur deezer ci-dessous. Un langoureux Crucify Your Mind, un roots Hate Street Dialogue et un Jane S Piddy et ses cordes délicieuses :