Affichage des articles triés par pertinence pour la requête joy division. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête joy division. Trier par date Afficher tous les articles

lundi 28 octobre 2024

The Blue Herons - Go On [Subjangle]

Avant-propos : la chronique qui suit est consacrée à 'Go On' le premier album de The Blue Herons. Et non Blue Heron, groupe presque homonyme venu d’Albuquerque au Nouveau-Mexique qui fait lui dans le stoner. La précision peut sembler futile mais elle est d’importance tant The Blue Herons n’a, mais alors, rien à voir.

The Blue Herons est à la base le side-project de Andy Jossi, suisse de son état, qui faisait jusque-là dans le shoegaze avec son groupe The Churchhill Garden et qui voulait s’offrir une petite respiration indie-pop. Lancé en 2017, le projet va vivoter pendant trois ans au gré de quelques singles publiés de temps à autres, avec l’aide d’autres musiciens et de chanteurs et chanteuses, avant qu’Andy Jossi ne tombe enfin sur la perle rare, Gretchen DeVault, californienne et vétérane de la scène indépendante américaine (The Icicles, Voluptuous Panic).

Ce qui n’était jusque là qu’un projet qui se cherchait (six singles en trois ans) va alors suivre une toute autre trajectoire. Certes, le duo va prendre son temps (deux à trois singles par an seulement) mais l’alchimie entre Jossi et DeVault se fait de plus en plus évidente à chaque nouvelle chanson, qui semblent d'ailleurs gagner à chaque fois en qualité.

Après près de quatre ans de travail, c’est donc tout naturellement que The Blue Herons a publié son premier album, 'Go On'. Un disque qui compile tous les singles déjà sortis (des onze publiés par le duo Jossi/DeVault, seule la reprise de Christmas (Baby Please Don't Go) de Phil Spector a été laissée de côté) et ne compte « que » deux inédits : la merveilleuse Clouds et une version ample et très belle du plutôt déjà charmant Echos in the Dust. Pour l’occasion, et sans doute aussi pour rendre le tout plus harmonieux, The Blue Herons a réenregistré la plupart des morceaux et en a modifié le mix.

Et le résultat est tout à fait épatant. Extrêmement cohérent, superbement composé, aux guitares belles à en frissonner, porté par la voix superbe de Gretchen DeVault (qui a un je ne sais quoi de Beth Arzy), 'Go On' est un disque remarquable d'indie et de jangle-pop circa 80s, qui rappelle les univers C86 et de Sarah Records autant qu'il évoque (et plus souvent qu'à son tour) les merveilleux The Luxembourg Signal.

De la superbe balade Endless Rain au presque poppy Electric, en passant par le mini-tube Go On, la très belle ouverture In The Skies qui pose les bases de l'album, ou la reprise du Disorder de Joy Division lumineuse comme jamais, tout est ici éblouissant, racé et élégant et enthousiasmant, mélancolique et enivrant, avec un duo qui n'hésite pas à faire durer le plaisir (pas une chanson en dessous de 3'30 et seulement quatre de moins de quatre minutes) et marie avec délices des couches de guitares qui se complètent à merveille et la voix de Gretchen DeVault, toujours d'une grande justesse.

De prime abord disque de genre mais qui très vite le transcende, 'Go On' de The Blue Herons est un album impeccable de bout en bout. Un disque solaire, romantique, aux mélodies superbes, inspiré qui, je ne saurais trop l'expliquer, fait du bien. Et un des tous meilleurs, si ce n'est le meilleur, album de l'année. (Sortie : 4 juin 2024)

Plus :
La chronique de 'Go On' de The Blue Herons chez Dans Le Mur du Son (à qui je dois la découverte de ce superbe album. Une de plus)
'Go On' de The Blue Herons est à l'écoute sur leur page bandcamp
'Go On' de The Blue Herons est à l'achat sur leur page bandcamp
'Go On' de The Blue Herons est également en écoute sur Spotify et Deezer

Trois chansons de 'Go On' de The Blue Herons en écoute aujourd'hui. La superbe reprise de Disorder de Joy Division, qui n'a jamais été aussi lumineuse (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis la magnifique balade lancinante Endless Rain. Et enfin Clouds, le très bel inédit de ce 'Go On' de The Blue Herons :

mardi 25 septembre 2007

Top 6 "Eastern Europe"

Et de quatre. Une nouvelle rubrique. Oui, je sais, au rythme où ça va, bientôt, on sera à cent. Rassurez-vous, je compte m'arrêter à un moment. Mais bon, l'autre soir, je suis retombé sur ce bouquin dans ma bibliothèque:

Très honnêtement, mon livre de chevet. D'île déserte. D'une vie. Ma vie. En fait, Rob, c'est moi. Ses déboires amoureux, c'est moi. Sa vie un peu ratée, c'est moi. Ses choix, sa passion pour la musique, ses manies insupportables avec ses disques, c'est moi. Son besoin de toujours tout classer, c'est encore moi.

Ah, ces fameux top 5 des meilleures premières chansons d'album, des meilleurs titres d'Elvis Costello, tout ça m'a donné l'envie... de faire la même chose. Oui, je ne suis qu'un plagieur. J'ai un peu honte mais vu que je l'avoue honteusement devant vous, un peu moins quand même. Mais toujours un peu. Donc ça sera un top 6. Pour montrer qu'on a beau avoir oublié notre chapeau (faudrait quand même penser à aller le chercher), on n'en reste pas moins inventif (ou pas en fait).

Donc top 6 disions nous. Histoire de mettre en ligne quelques morceaux oubliés, connus ou non, mais qui ont tous un lien entre eux.

Et pour commencer, et alors que j'écoutais 'Sarajevo' de Max Richter dans ma voiture (oui, Max Richter en voiture, c'est très bien, ça calme les nerfs), je me suis dit qu'un top 6 « des morceaux qui ont pour titre une ville des pays l'est », ça pouvait avoir de la gueule. Et il en a d'ailleurs je trouve.

Six chansons donc. Un vrai tour d'Europe de l'est. On commence par un somptueux voyage à Prague grâce à un Damien Rice nerveux comme il faut ; on enchaîne par le classique arrêt à Varsovie avec Warsaw de Joy Division, puis en route pour Bratislava et c'est Beirut qui conduit. On file ensuite à Odessa pour retrouver Aesop Rock et Dose One en guides VIP, avant de faire 1000 bornes vers l'ouest et découvrir Belgrade selon Jean-Louis Murat. Et on finit sur une voix cristalline en plein coeur de Sarajevo, avec Max Richter à la baguette.

Bien sûr, on trouvera sûrement à redire, des "titres oubliés que t'aurais jamais dû oublier -Twist-, il va t'en cuire", des morceaux plus électro (si vous avez des idées, je suis preneur). Et justement, c'est le but. J'attends vos propositions, vos remarques, nos points d'accords, d'achoppements aussi. Et vos propositions pour les prochains top 6 (qui arrivera de temps à autre, de façon aléatoire). A vos souvenirs et vos jaquettes de cédés donc. 







Tracklisting:
Damien Rice - Prague (O - 2003)
Joy Division - Warsaw (An Ideal for Living Ep - 1978)
Beirut - Bratislava (Gulag Orkestar - 2006)
Aesop Rock feat. Dose One - Odessa (Appleseed - 1999
)
Jean-Louis Murat - Belgrade (Mus
tango - 1999)
Max Richter - Sarajevo (Memoryhouse - 2003)

















mardi 20 août 2019

The Murder Capital - When I Have Fears [Human Season Records]

Les premiers extraits annonçant 'When I Have Fears' étaient plutôt prometteurs. Mais ils ne présageaient pas d'un tel premier album pour les dubliners de The Murder Capital.

De prime abord, on pourrait comparer ce disque du quintet irlandais à ceux d'Idles ('Joy as an Act of Resistance.') ou de Fontaines D.C. ('Dogrel'), avec qui ils partagent ce post-punk furieux (évidents More is Less ou Don't Cling to Life, les deux titres les plus courts de l'album et sans doute les plus énervés). Mais cela serait bien réducteur et aller un peu trop vite en besogne.

Car The Murder Capital sont bien plus que cela. Et plus les écoutes de 'When I Have Fears' passent, plus l'évidence se fait prégnante. Il y a quelque-chose de « profond », de plus « grand » qui émerge de ce disque. Peut-être est-ce la mort flirtant autour de certaines de leurs compositions (le suicide d'un de leurs amis ayant nourri l'inspiration du disque); peut-être sont-ce ces paroles travaillées et pleines de mélancolies.

Et peut-être - et sûrement même - aussi cela vient de sa musicalité. Produit à la perfection avec une justesse incroyable (le tout est un beau mélange d'agressivité et de rondeur), fourmillant de petits détails et de guitares ne cessant de se renvoyer la balle, 'When I Have Fears' se révèle être un disque extrêmement puissant, qui recèle de beaucoup de choses diverses mais à l'unité sidérante : un je-ne-sais-quoi du Joy Division de 'Unknown Pleasures', des chansons furieuses et d'autres au calme apparent mais à la violence sous-jacente (et qui n'explose pas toujours), des tenues de notes toutes post-rockiennes, des morceaux au carcan brut mais que The Murder Capital arrivent à faire voler en éclat pour y faire rentrer de la lumière (superbe mise à nue de For Everything qui ouvre le disque), des balades crépusculaires (How the Streets Adore Me Now, tant Nick Cave) et même quelques emprunts riffesques au Shine On You Crazy Diamond de Pink Floyd (Slowdance II).

C'est un peu tout cela qui fait de 'When I Have Fears' un album terrifiant de classe. Appelés à faire parler d'eux, The Murder Capital, sans nullement décevoir, sortent un disque assez loin de ce que l'on pouvait attendre, loin de la case dans laquelle on voulait les ranger, mais d'une très grande qualité. Impressionnants débuts discographiques. (Sortie : 16 août 2019)

Plus :
'When I Have Fears' de The Murder Capital est à l'écoute ici
'When I Have Fears' de The Murder Capital est à l'achat ici
'When I Have Fears' de The Murder Capital est, notamment, en écoute sur Spotify et Deezer

Trois chansons de 'When I Have Fears' de The Murder Capital en écoute aujourd'hui. For Everything, la chanson qui ouvre l'album, formidable morceau en deux temps qui se découvre une richesse mélodique dans sa seconde partie (en écoute également dans les playlists Spotify et Deezer dans la colonne de gauche de ce blog). Puis More Is Less, le morceau le plus « Idles » de l'album. Et enfin la superbe balade noire How the Streets Adore Me Now :






Pour finir, les deux clips tirés de ce 'When I Have Fears' de The Murder Capital : Green & Blue et Don't Cling to Life :




lundi 10 février 2025

[Track of The Day] Midding - Clem's Crime

Londres, Leeds, Glasgow, Dublin : il faut avouer que dans ces pages, quand il est question de musique « anglaise » ou « britannique » (que les irlandais me pardonnent de cet amalgame), il est souvent peu question du Pays de Galles - d'ailleurs, si j'en crois la fonction recherche de ce blog, je n'ai évoqué ici que Gruff Rhys (évidemment) et The Joy Formidable en 2011) comme artistes venus du pays du poireau ; ce qui est peu il faut bien l'admettre.

Réparons vite cette erreur en parlant de Midding, originaire de Cardiff. Un groupe qui a démarré comme un projet solo, celui de Joe Woodward, puis est devenu un trio quand ses amis Elliot Roberts et Cam Wheeler sont venus l'aider à bidouiller sur son 4-pistes, avant que ne s'agrègent à leur tour Eli Allison et Nia Abraham. Un quintet donc, auteur vendredi dernier de leur premier Ep 'Nowhere Near Today', signé chez les très souvent impeccables londoniens de Tough Love Records.

Un disque de cinq chansons, qui colle parfaitement à sa belle pochette et qui s'ouvre par Clem's Crime (en écoute aujourd'hui). Un morceau remarquable, sorte de rencontre entre My Bloody Valentine et Joy Division, autant shoegaze que noise-rock, plein de disto, de reverb et de guitare nerveuses, le tout mené par une rythmique métronomique, brute et clinique. Grande chanson d'un premier Ep qui fait montre de sacrées promesses.

Album : Nowhere Near Today Ep
Année : 2025
Label : Tough Love Records

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Clem's Crime de Midding est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Clem's Crime, chanson d'ouverture de 'Nowhere Near Today Ep' de Midding :

vendredi 29 mai 2020

[Track of The Day] Bad Moves - Party With The Kids Who Wanna Party With You

Alors que la bière pression est prête à redevenir un aliment du quotidien (ou presque), fêtons cette annonce de libération à grande échelle avec une chanson des plus terriblement efficace.

Venu tout droit de Washington D.C., Bad Moves est un quatuor qui fait dans le power-rock et qui, à l'écoute de Party With The Kids Who Wanna Party With You le fait très bien. 'Untenable' sera leur second album, qui sortira à la fin du mois de juin. Et qui, à l'écoute des trois premiers extraits, est sacrément prometteur.

Mais donc Party With The Kids Who Wanna Party With You. Tube en puissance, avec son intro rappelant Love Will Tear Us Apart de Joy Division (la noirceur en moins), son rythme, sa construction, ses paroles (entre aliénation quotidienne et monde qui s'écroule), ces chœurs répétitifs en fond contrebalançants le chant principal et son pont poussant son auditoire à vouloir chanter à tue-tête « Party with the kids who wanna party with you, party with the kids who wanna party with you... », une basse imaginaire dans les mains. Tube indie certifié. Et album plus qu'attendu.

Album : Untenable
Année : 2020
Label : Don Giovanni Records


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Party With The Kids Who Wanna Party With You de Bad Moves est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson extraite du 'Untenable' de Bad Moves à sortir, voilà Cape Henlopen :



Le clip de Party With The Kids Who Wanna Party With You de Bad Moves :



jeudi 26 mars 2015

[Track of The Day] L'An2000 - Strangers

Avant, ils s'appelaient les Goodbye Juliet. Mais ça c'était avant. Car le trio nantais a décidé, au moment de sortir son premier Ep, de changer de nom. De devenir parisien et surtout L'An2000 (sans espace).

'Strangers Ep' est donc la toute première sortie officielle pour un groupe qui se définit lui même comme faisant « de la pop retrofuturiste, et influencé par Joy Division, The Cure ou encore Orchestral Manoeuvre in the Dark ». Et il y a de cela pour ainsi dire.

Les deux pieds plantés dans les années 80, L'An2000 propose en effet sur ces quatre titres de la pop aux contours très new-wave ; et qui aime aussi beaucoup aller s'acoquiner avec la cold-wave.

Des quatre chansons présentes, Strangers est la plus marquante, la plus chatoyante et la plus rythmée. Mais ne laissez pas de côté les trois autres chansons,  qui voit le groupe asséner son talent mélodique comme si de rien n'était (mention spéciale pour La Route).

Extrêmement bien produit, arrivant à créer une ambiance forte et pesante, la musique de L'An2000 a beau avoir 30 ans, elle semble très actuelle. Attention, talent.

Album : Strangers Ep
Année : 2015
Label : -

Acheter


Strangers, chanson titre de cet Ep de L'An 2000, est également à l'écoute ci-dessous :



Autre extrait de 'Strangers Ep', La Route, sa voix profonde et qui :



Enfin, le beau clip de Strangers, la chanson du jour donc :



samedi 26 juillet 2008

[Oldies] The Sound - From The Lion's Mouth (1981)

Quand en 2002, The Music, sortit son premier album éponyme, beaucoup s’était gaussé de ce groupe en stigmatisant son nom. Car oui, de quel droit la bande de Leeds avait osé ce qu’aucun groupe n’avait osé avant eux ? The Music. La musique. S'il fallait y penser, pour qui se prenaient-ils ?

Les remarques et les critiques (faciles) avaient-elles été les mêmes en 1979 quand, sur les cendres de The Outsiders, Adrian Borland avait monté un nouveau groupe, The Sound ? Pour être honnête, je n’en sais strictement rien. On peut toutefois penser qu’il n’en a rien été, le groupe restant toujours dans l’ombre de ses partenaires de label de l’époque, Echo and The Bunnymen et The Chameleons (pas moins). A l’affût. Et ne sautant jamais à la gorge d’un public et d’une époque qui n’attendait pourtant que cela.

Et pourtant, The Sound avait tout pour plaire. Séduire. Et connaître un succès mondial. Leur musique était dans l’air du temps (post-punk, cold-wave), d’une qualité irréprochable et soutenu par les plus grands médias du Royaume-Uni (le NME a toujours chroniqué leurs disques de manière très positive, John Peel leur a fait enregistrer des Peel Sessions). Pis : malgré les ventes moyennes de leurs cinq albums (de 1980 à 1987), les maisons de disques (et pas des moindres) ont toujours cru en The Sound.

Alors que s’est-il passé ? Plusieurs choses peuvent expliquer ce manque de succès : un manque de personnalité, un groupe plutôt sain et sans leader charismatique et torturé (tout le monde ne compte pas un Ian Curtis en son sein), une certaine facilité à ne pas vouloir (pouvoir ?) percer ailleurs qu’en Angleterre et au Bénélux, (leur dernier album sortira d’ailleurs sur le label belge Play It Again Sam mais aucun ne verra le jour aux Etats-Unis) et un manque de singles forts, capables de truster les charts. Pourtant, d’excellents titres, The Sound n’en manque pas. Ils sont justes moins immédiat qu’un Love Will Tear Us Apart ou The Cutter, grands succès des deux groupes auxquels Borland et ses amis peuvent être rattachés, Joy Division et Echo and The Bunnymen.

‘From The Lion’s Mouth’ est le second album du groupe. Un disque qui sort en 1981 et qui, 27 ans plus tard, s’il a ce son typique de l’époque, assez froid, ténébreux et désespéré, a très bien vieilli, mieux même que certains des disques, par exemple, de la bande à McCulloch. La «faute» – notamment – à Hugh Jones, le producteur de ‘Heaven Up Here’ des Echo and The Bunnymen, et aux manettes pour ce disque là, et à une qualité mélodique assez forte et qui tranche assez avec leurs compères de cette période là.

Ici, The Sound, en moins de quarante-six minutes qu’il ne faut pour le dire, livre un disque d’une qualité dingue, naviguant entre post-punk, new-wave et cold-wave, rappelant (ou influençant, c’est selon) New Order, Wire ou The Cure, avec un je-ne-sais-quoi de U2 des débuts (si si !). Un melting-pot très maîtrisé, que des groupes comme Interpol ou Bloc Party - l'intro de Skeletons (voir plus bas) fait furieusement penser à celle de Banquet - voire, à un degré moindre, Editors, a du énormément écouter à l’époque.

En 1987, et après un ultime (et de qualité) baroud d’honneur avec ‘Thunder Up’, The Sound met la clé sous la porte, laissant donc, et pour l’éternité, un vrai chef d’œuvre, ‘From The Lion’s Mouth’, leur grand œuvre. Douze ans plus tard, en 1999, Adrian Borland, dépressif, met un terme définitf à l’affaire en se jetant sous un train. Triste fin pour un songwriter de talent et pour un groupe qui n’aura jamais vraiment eu le succès qu’il méritait, malgré des compositions solides et qui, encore aujourd’hui, restent des joyaux d’une époque souvent – à tort – critiquée et démolie mais qui a su engendrer bon nombre de groupes incroyables.

(Nb : la découverte de ce disque, je la dois à l’ami Raoul qui, sur le blog essentiel Ordet Blog, avait déjà pondu une fort belle chronique de ce ‘From The Lion’s Mouth’. On peut la lire en cliquant là).

Première sortie : 1981 (Korova)
Dernière réédition : 2002 (Renascent)


Son :

Myspace non-officiel

Trois titres en écoute de ce
‘From The Lion’s Mouth’. Trois morceaux qui montrent toute l’étendue du talent de The Sound, entre cold-wave (Sense of Purpose), post-punk (Skeletons), et cold-wave (splendide New Dark Age) :


 

lundi 8 octobre 2012

[Track of The Day] Sufjan Stevens - Christmas Unicorn

Certes la news n'est pas très fraiche (cinq jours. Et cinq jours en Internet Time, c'est  comme célébrer la victoire de la France à la Coupe du Monde 1998 en mars 1999), mais elle mérite d'être une nouvelle fois relayée.
Comme on pouvait si attendre après quelques vidéos un brin surréalistes postées ces dernières semaines sur son site, Sufjan Stevens va donner suite au premier coffret de noël sorti en 2006.

Un second coffret compilant les volumes 6 à 10, dont certains avaient vu le jour sur le net grâce à quelques amis indélicats (rappelons que ces chansons de noël sont à la base écrites et confectionnés pour la famille et les amis de Sufjan Stevens, uniquement).

'Silver & Gold (Songs for Christmas #6-10)' (puisque c'est le nom de ce coffret) se composera donc de 5 disques, près de 60 chansons et verra la participation, excusez du peu, de Aaron et Bryce Dessner (The National), Richard Reed Parry (Arcade Fire) ou une partie de Danielson Famile, entre autres. On devrait à mon sens retrouver autant une folk classique et qui a fait le succès de Sufjan Stevens que la pop délirante de 'The Age of Adz'.

Le tout sortira le 13 novembre prochain. Et sera disponible aussi bien en version digitale, cd que lp.

Mais puisque aujourd'hui, sans extrait à offrir tu n'es qu'un salaud, Sufjan Stevens propose de découvrir ce 'Silver & Gold (Songs for Christmas #6-10)' par un premier morceau, Christmas Unicorn, qui sera la chanson numéro 58 du coffret (et surement la dernière d'ailleurs) et qui combine les deux périodes de notre homme, folk et pop futuriste.

Et attention les yeux: 12'28" au compteur, une montée progressive, presque répétitive qui se termine sur un hommage au Love Will Tear Us Apart de Joy Division avec un sublime canon de cinq minutes et totalement irrésistible.

Bref, Sufjan Stevens a abandonné son projet fou de sortir un album sur chacun des états des Etats-Unis d'Amérique. Mais il n'avait pas précisé que c'était pour mieux composer la cartographie musicale du Pôle Nord. On ne va pour autant pas s'en plaindre.

Album: Silver & Gold (Songs for Christmas #6-10)
Année: 2012
Label: Asthmatic Kitty



Christmas Unicorn est en écoute également sur le bandcamp de Sufjan Stevens. Ou en téléchargement (contre une adresse mail) ici-même.



Toutes les informations quant à l'achat ou au pré-commande de ce 'Silver & Gold (Songs for Christmas #6-10)' sont disponibles ici.

vendredi 7 août 2009

[Track of The Day] Blank Dogs - The Tied

Malgré ce que l'on pourrait croire, Blank Dogs n'est pas le nom d'un groupe mais celui d'un projet solo, celui d'un seul homme, Mike Sniper.
Hormis le fait que Sniper soit un nom de famille génial, de lui, je ne sais rien. Ou si peu: qu'il s'est lancé en 2007, et qu'il a sorti pléthore d'Ep (sept au compteur), d'album (le deuxième 'Under and Under' cette année et qu'il va falloir que j'écoute) et de singles.
Et la musique dans tout ça? Bizarre. Etrange. Découvert via ce 'Seconds 12"', Blank Dogs propose une sorte de pop-punk/cold-wave très pop mais en même temps extrèmement lo-fi. On pense ici à Joy Division et à l'esthétique Factory. Assez cheap, avec son synthé ouvert au vent et sa batterie assez minimal, ce 'Seconds 12"' des Blank Dogs n'en reste pas moins une production très intéressante. A creuser. 

Album: Seconds 12" 
Année: 2009 
Label: Captured Tracks

jeudi 10 septembre 2009

Blank Dogs – Under and Under [In The Red]

Il y a à peine un mois, j’étais tombé sur le derrière en découvrant le groupe d’un seul homme, Blank Dogs. Son ‘Seconds 12’’’, à l’imaginaire tout droit sorti de chez Factory, m’avait vraiment emballé. François de chez Kennel The District m’avait vivement conseillé de me jeter sur son deuxième album ‘Under and Under’. Ce que j’ai fait, vu que je suis bien élevé et que je fais confiance au gars François. Et je ne le regrette pas une seconde tant cet album confirme tout le potentiel qu'on sentait poindre sur le 12" précité.

Pourtant, de prime abord, ce ‘Under and Under’ pourra en rebuter plus d’un : un son cheap, une batterie très minimale, un synthé du même acabit, le tout dans une ambiance extrêmement lo-fi. Pourtant, dès la deuxième écoute, on est comme happé par les chansons et le talent de l’homme derrière ce projet, Mike Sniper.

Naviguant dans les eaux troubles d’un post-punk plein de distortion, cachant sa voix derrière une tonne d’effets, flirtant plus que sérieusement avec une new-wave d’une classe absolue, rappelant aussi bien les Cure, Joy Division ou New Order (par moments, on croirait entendre une ligne de basse de Peter Hook), voire même Radiohead (les quelques premières secondes The New Things font énormément penser à Airbag), Blank Dogs propose là un album de très haute volée qui, cerise sur le gâteau, est signé chez les formidables In The Red Records.

Il faudrait être aveugle pour ne pas se rendre compte que la fin de la première décennie du siècle est propice à un revival 80s. 2009 sera peut-être l’apogée de ce mouvement. Car avec des albums du niveau de ‘Face Control’ des Handsome Furs, l'éponyme de The Pains of Being Pure at Heart et de cet ‘Under and Under’ de Blank Dogs (dans des univers différents) il faudra être fort pour faire mieux. (sortie: 26 mai 2009)

Son :
Myspace (Deux titres en écoute de ce ‘Under and Under')

Deux titres en écoute, comme le veut la tradition. The New Things pour le côté post-punk, Tin Birds pour le côté new/cold-wave (malheureusement plus en écoute).
Et pour finir, la vidéo, totalement dans l’esprit, de Setting Fire to Your House:


jeudi 1 avril 2010

[Track of The Day] The Drums - Best Friend

Ces gens là ont bon goût. Quand on va sur le Twitter des Drums, s'ils sont suivis par plus de 1000 personnes, ils suivent de leur côté uniquement l'actualité de… 3 comptes. Et parmi ceux-ci, il y a celui des écossais de Camera Obscura. Preuve s'il en est que le quatuor New-Yorkais a autant la classe quand il compose des chansons que quand il aime des groupes.

Au-delà de cette considération un brin geekesque j'en conviens, c'est surtout les deux nouvelles suivantes qui sont à prendre avec beaucoup de plaisir. Présenté comme la type de 2010 dès… le milieu de 2009 par un 'Summertime Ep' enthousiasmant au possible, The Drums arrive à l'orée de l'été prochain avec un premier album, éponyme.

Mais surtout, et vu qu'il faut bien faire monter la sauce doucement mais sûrement, le groupe vient de sortir (c'était hier) un premier Ep de trois titres, dominé par la chanson Best Friend, dont la sortie porte le nom, que l'on avait déjà croisé sur un Ep non-officiel, 'The Drums Ep', l'an passé.

Ce Best Friend est dans la lignée du premier Ep (officiel) de The Drums - cependant moins solaire que pouvaient d'être quelques titres -, à la musicalité Factory Records marquée et New Order - avec l'esprit de Joy Division - comme inspiration principale. Plus pesant certes (les paroles y sont pour beaucoup: "You're my best friend // But then you died // When I was 23 and you were 25 // You're my best friend // But then you died // And how will I survive, survive?") mais toujours aussi fameux. 

Album: Best Friend Ep 
Année: 2010
Label: Island

Le clip de Best Friend de The Drums:

mercredi 23 décembre 2009

Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations & Rééditions' 2009


Devenus une véritable institution avec l’explosion d’Internet, les tops de fin d’année ont toujours été chez moi et depuis 2002 un exercice auquel je me prête très volontiers, ayant un côté Rob Gordon exacerbé. Pourquoi ? Je ne sais pas à vrai dire. Peut-être pour faire un bilan concret d’une année écoulée. Plus sûrement (et c’est encore plus vrai depuis la création de ce blog) pour mettre en avant des disques qui m’ont touché toute une année durant et qui n’ont pas forcément toujours voix au chapitre des médias.

Première étape aujourd’hui, avec, comme l’an passé, une sélection – non-classée – des meilleurs formats courts (Ep, 7’’, 10’’, 12’’), des rééditions et des compilations de l’année 2009.

EP/MINI-ALBUM

Une sélection qui débute par les Extended Play ou Ep. Car ils ont été nombreux à rythmer mon année. Comme le premier des 1973, groupe français faisant de la pop ouvragée un véritable sacerdoce, qui est un petit bonheur sans fin et annonce un premier album pour le printemps prochain que l’on espère de haute tenue. A suivre l’enregistrement sur leur blog, on peut espérer sereinement (1973 ‘Ep’ Blonde Music +).

Sereins, ce n’est pas forcément le mot qui viendrait à l’esprit pour parler de l’énième petite merveille de ces tarés d’Animal Collective, ‘Fall Be Kind Ep’. Certains trouvent que l’on en fait trop sur eux ? Je préfère passer plutôt que m’entêter à expliquer pourquoi ce groupe est le plus important des années 2000, de par sa discographie album et sa discographie Ep. Et je préfère souligner qu’une fois de plus, ils font évoluer leur musique après un ‘Merriweather Post Pavilion’ détonnant, tendant vers une comédie musicale hallucinée plutôt que vers une pop-electroïsée et psychédélique (Animal Collective ‘Fall Be Kind Ep’ Domino +).

Broadcast, quant à eux, sont revenus sur le devant de la scène, via un album avec The Focus Group (Julian House), 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age'. Un mini-album (selon leurs propres termes) de plus de 50 mns, qui tranche avec l'univers Broadcast. Peu de chants et au contraire beaucoup de collages expérimentaux. Un voyage assez initiatique, comme celui d'Alice au Pays des Merveilles: tout est surprenant et incongru ici. Et à chaque fois on a envie d'aller plus loin. Suite de leurs aventures durant le premier semestre 2010 (Broadcast and The Focus Group 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age' Warp).

L’ami Clark, quant à lui, continue de suivre son chemin, plein d’électro. Non content d’avoir sorti un très beau ‘Totem Flares’, il avait eu la bonne idée de mettre dans nos oreilles quelques mois auparavant un ‘Growls Garden Ep’ de très haut niveau, annonçant la couleur, forcément organique et analogique (Clark ‘Growls Garden’ Warp +).



Les barcelonais de Delorean la joue moins sérieuse. Leur ‘Ayrton Senna Ep’, hormis le fait d’avoir le titre le plus classe de l’année, est un recueil d’electro-pop totalement dans l’air d’un temps qui aime et veut de la synth-pop (Kris en parle très bien chez lui ici: cherchez les papiers du 2 au 8 novembre). Un Ep qui ne paye pas de mine de prime abord mais qui vaut rapidement son pesant de rayons de soleil ! (Delorean ‘Ayrton Senna Ep’ BCore +).


Et puis il y a la révélation de l’année, LE groupe de 2010. Ne cherchez pas plus loin, c’est lui. Un quatuor de new-yorkais qui aime les clappings et qui lorgne tantôt (c’est à la mode) du côté 80s et d’un son très anglais – new-wave et cold-punk, il y a du Joy Division et plus généralement de Factory chez ces garçons là – et tantôt vers une sunshine pop plus américaine. Leur ‘Summertime! Ep’ est un grand mini-album. Confirmation de leur potentiel que l’on peut imaginer très grand dans les mois qui viennent (The Drums ‘Summertime! Ep’ Moshi Moshi +).


Dans une veine bien plus noisy-pop, mais allant chercher son inspiration aux mêmes endroits que The Drums, voilà Dum Dum Girls, groupe dont on ne sait pas grand chose (Dee Dee, la leader, est-elle vraiment tout seule ?) mais qui aime le lo-fi et les distorsions. Quand on sait que les Crocodiles ou Blank Dogs font partie de ses amis, on comprend mieux. Une jeune femme à suivre de près (Dum Dum Girls ‘Yours Alone Ep’ Captured Tracks).


Hauschka ne connaitra surement pas une consécration comme celle qui attend The Drums. Pourtant, le compositeur allemand, continue d’écrire de bien beaux morceaux, tout au piano, en y insérant ici et là des petites touches électro. Son ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ (40 mns quand même !) est une grande œuvre une fois de plus, auprès de laquelle peu de gens, malheureusement, se seront arrêtés (Hauschka ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ Fat Cat +).


Enfin, finissons cette catégorie EP par The Pains of Being Pure at Heart, qui non content d’avoir surfé tout en haut de la vague d’un shoegaze en plein retour avec un premier album très réussi (on y reviendra), sortent un ‘Higher Than The Stars Ep’ du même acabit, le côté plus «joyeux ». Sarah Records semble plus que jamais vivant! (The Pains of Being Pure at Heart 'Higher Than The Stars Ep' Slumberland +).



7"











Du côté des 7’’ impossible de tout citer. J’en ai sélectionné dont quatre : le 7" de ce rasta-boy de Gonjasufi, grande découverte de soul organique et électronique (Gonjasufi Holidays-Candylane 7’’’ Warp +); le 'Split 7’’' de Grouper et le Pumice qui aura eu la bonne idée de me faire découvrir Grouper et de confirmer tout le talent de ce diable de Pumice (Grouper/Pumice ‘Split 7’’’ Soft Abuse); le 7" de Jason Molina et de ses Magnolia Electric Co avec sa mélodie pleine de sang de cowboy (Magnolia Electric Co Rider. Shadow. Wolf 7’’’ Secretly Canadian +) ; Et enfin le ‘Mirando 7’’’ de Ratatat où les Animal Collective (encore eux !) s’offrent un délire vaporeux de 10 mns (Ratatat ‘Mirando 7’’’ XL +).











12"


C’est Four Tet qui aura fait l’actualité marquante du format 12’’, tantôt avec Burial pour un travail collaboratif remarquable et que l’on espère se renouveler dans le futur entre le petit génie de l’électro et le pape du dub-step (Burial & Four Tet ‘Moth/Wolf Cub 12"’ Text +), tantôt seul avec un ‘Love Cry 12’’’ plein de swing et qui annonce de bien belles choses pour les mois qui viennent (Four Tet ‘Love Cry 12’’’ Domino +).









COMPILATIONS
Au niveau des compilations, impossible de ne pas citer ‘Dark Was The Night’, un double album – pour la bonne cause – de 31 chansons (compositions originales ou reprises) et qui accueille pour l’occasion la fine fleur de l’indie-pop/rock/folk du moment, de Yeasayer à Iron & Wine, de Sufjan Stevens à The Books, de Blonde Redhead à The Decemberists. Un tout totalement hallucinant. Jamais entendu une compilation aussi éclectique et en même temps aussi réussie (A Red Hot Compilation ‘Dark Was The Night’ 4AD +).


RÉÉDITIONS
Finissons ce petit round-up par quatre rééditions qui me tiennent à cœur. A tout seigneur tout honneur, commençons par celle de la discographie des Beatles. Un énorme travail pour un résultat au-delà des attentes mais pour un prix totalement indécent. On pourrait en écrire dix pages, alors le mieux à faire, c’est d’aller voir le papier le plus abouti et le plus complet écrit sur le sujet, chez Kill Me Sarah, forcément (The Beatles ‘Remastered’ Apple).


Dans le genre imposant, le coffret – limité – concocté par Matthew Cooper (aka Eluvium) se pose là. ‘Life Through Bombardment’ regroupe 7 LPs, plus de 3h30 et 41 morceaux d’ambient, d’électronica et de minimalisme: en gros toute la discographie du bonhomme plus quelques raretés. Un coffret imposant dont l’enchainement d’une traite est un voyage de l’esprit fabuleux (Eluvium ‘Life Through Bombardment’ Temporary Residence).

A leur niveau, The Miracles ont sorti une sacrée réédition avec un ‘Depend on Me : The Early Albums’. Pas de boxset à 100€ ici. Non, juste un double album rempli à ras bord (53 chansons) compilant les cinq premiers albums du groupe. Moi qui ne connaissais que vaguement le groupe (comprendre «deux chansons à tout péter») et embrigadé par un français presque allemand jamrékien à l’éclectisme assez fou, j’en ai eu pour mon argent (même pas 15€). Savoureux, délicieux, chaleureux. Rajoutez tous les en «-eux» que vous voulez, cela n’y changera rien : cette réédition est un bonheur sans fin (The Miracles ‘Depend on Me : The Early Albums’ Hip-O Select).

‘Memoryhouse’ de Max Richter est un bonheur dans son genre aussi. Car le premier album du compositeur écossais était introuvable depuis des années ! Fat Cat, maison hôte de Max Richter depuis son deuxième album, a récupéré les droits et après quelques reports a ENFIN réédité (sur son sous-label 130701) la splendeur. Cet album est un véritable bijou : symphonique mais sans en faire trop, légèrement électronique, ‘Memoryhouse’ est la première pierre philosophale d’une carrière presque sans accroc (Max Richter ‘Memoryhouse’ 130701).



Vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des disques évoqués ci-dessus:



Tracklist:
01. 1973 - We Are Nowhere
02. Animal Collective - What Would I Want? Sky
03. Broadcast - I See, So I See So
04. Clark - Growls Garden
05. Delorean - Moonson
06. The Drums - Don't Be a Jerk Johnny
07. Dum Dum Girls - Catholicked
08. Hauschka - Ginsterweg
09. The Pains of Being Pure at Heart - Falling Over
10. Gonjasufi - Candylane
11. Magnolia Electric Co. - Rider.Shadow.Wolf
12. Grouper - Rising Height
13. Ratatat - Mirando (Animal Collective remix)
14. Burial & Four Tet - Wolf Cub
15. Four Tet - Love Cry
16. The National - So Far Around The Bend
17. The Beatles - While My Guitar Gently Weeps (mono remastered)
18. Eluvium - Everything to Come
19. The Miracles - Broken Hearted
20. Max Richter - Sarajevo