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vendredi 8 juillet 2011

[Track of The Day] Battles - Futura

'Mirrored', le premier album de Battles n'est pas un mauvais disque loin de là. Le hic c'est qu'il était écrasé par un Atlas terrifiant et immense qui prenait sur lui tout la lumière d'un disque qui méritait d'être écouté en entier. Très loin d'être une exception dans l'histoire - ne serait-ce que récente - de la musique, il n'empêche que j'ai toujours été très frustré à l'écoute de cet album.

Quatre longues années et un départ de Tyondai Braxton (la tête pensante du groupe) plus tard, les Battles aujourd'hui trio sont revenus il y a un moins avec 'Gloss Drop'. Et si ce dernier peut compter lui aussi sur un énorme morceau (Futura, en écoute aujourd'hui, bien que quelques notes de la mélodie rappellent furtivement le … « Aimons nous vivant » de François Valéry, si si), le tout reste bien plus consistant, bien plus cohérent que son prédécesseur.

Finalement, le départ de Tyondai Braxton n'a pas été aussi catastrophique qu'on (je) pouvait le croire pour les Battles. Bien au contraire. Ils ont peut-être perdu une partie de leur côté expérimental mais ils ont gagné en mélodie. Et n'ont rien perdu de leur force de frappe.

Album: Gloss Drop
Année: 2011 
Label: Warp

jeudi 20 novembre 2008

Pivot – O Soundtrack My Heart [Warp]

Il y avait déjà eu Maxïmo Park, dont le premier album 'A Certain Trigger' était un bijou de rock teinté de wave injustement mésestimé. Puis vint le tour de Gravenhurst, faux-folkeux et vrai-noisy-rock-boy et de Battles, super groupe mélangeant habilement post-rock, jazz et electro sur fond de hardcore.

Une des dernières signatures en date de Warp, Pivot, groupe Australien désormais domicilié à Londres, peut être rangé dans cette catégorie d'artistes, celle des groupes ovnis d’un label ô combien mythique et important de l’histoire de la musique électronique. Il pourrait même être le point de jonction, le fil d’Ariane reliant le passé et le présent.

Car Pivot n’est pas du genre à s’enferme dans un carcan. Bien au contraire. A l’écoute de ce ‘O Soundtrack My Heart’, il y a de tout et pour tous les goûts. Du rock bien sûr, mais aussi du funk (certes froid mais du funk quand même), de l’électro minimale et de longues vagues de nappes recouvrant le tout. Ajoutez à cela un poil d’expérimentations, et vous aurez une idée assez précise de ce à quoi la musique de Pivot peut ressembler.

Et si je devais oser quelques comparaisons pour décrire un peu plus ce ‘O Soundtrack My Heart’, je dirais que c’est le mélange de l’ingéniosité de Battles, du funk des !!! et de l’electro à la Autechre. Le tout sans parole, vu que le disque est uniquement instrumental (c'est un des points forts du disque d'ailleurs: sur plusieurs morceaux, leurs sons sont si travaillés qu’on a l’impression une fois l’écoute terminée qu'il y a une voix qui se balade sur au long du disque).

La grande force de ‘O Soundtrack My Heart’ est aussi son unité. Là où le ‘Mirrored’ de Battles (ceux à qui on les comparera le plus sans nul doute) péchait par un certain manque de cohérence, écrasé qu’il était par le tonitruant Atlas, cet album étale sur 48 mns une musique sûre d’elle, de son fait et d’une homogénéité folle.

Dans tous les cas, une chose est sûre : ce groupe devrait faire parler de lui. Totalement euphorisant, assurément addictif, il faut écouter ‘O Soundtrack My Heart’ de Pivot : un groupe qui reste en famille et qui a bien raison. Pourquoi iraient-ils ailleurs ? Ils ont toutes leurs influences à portée de main. (sortie : 18 août 2008)

Son :
Myspace (5 titres de ‘O Soundtrack My Heart’ en écoute).
Site officiel
 

Et en écoute, deux titres, comme toujours : le plutôt calme et planant Fool In Rain et le terriblement funky Sweet Memory (malheureusement plus en écoute).

Pour fini, le titre ‘O Soundtrack My Heart’, version live, cet été, à la Route du Rock. Hypnotique :


mardi 28 octobre 2008

[Track of The Day] The Breeders - No Way

Sixième album des Breeders qui sort une fois de plus dans l'indifférence générale. Kim Deal et ses potes ont une nouvelle appelé Steve Albini à la production. Un album qui me laisse circonspect. Très sombre, très soft, assez loin des élans du passé. Un 'Mountain Battles' qui tourne un peu en rond, avec une production pas des plus adaptées, mais qui se tape quand même quelques fulgurances assez inattendues, comme sur ce No Way, en fin d'album.

Album: Mountain Battles
Année: 2008
Label: 4AD

vendredi 30 décembre 2011

Bilan 2011: Top 50 'Chanson/Singles'



Après un premier billet consacré aux formats courts (lire ici), deuxième partie de mon bilan musical de l'année 2011 avec cette fois la partie Singles. Ou chansons. Ou morceaux. Ou titres. Ou tubes. Appelez ça comme vous le voulez.

Mais avant de dévoilez tout cela, continuons dans le listing de blogs ayant tout comme moi fait un bilan de l'année écoulée (d'autres à venir lors des prochains billets) :
Do Not Touch My Crossfader (Top Singles)
Hot Fidélité
I Know You've Come to Take My Music Away (Ep/Singles)
La Blogothèque (Le Top de Clumsy)
La Musique à Papa (Top Chansons)
Funk You Dear
Le top des concerts pas vus en 2011 par La bUze


Cette année 2011 aura, à mes oreilles en tout cas, produit de grands morceaux. Des chansons dont je ne me lasse pas, loin de là.
Il y a un peu de tout sur ces 50 titres, peu de hip-hop c'est vrai, et une majorité de chansons prenant leurs influences directement dans les années 80, ce qui n'est pas pour me déplaire.
Mais plus que de longs discours, écoutons: en bas se trouve un lecteur Grooveshark compilant ces 50 chansons. A (re)découvrir.
Bonne(s) écoute(s). Et à ce week-end pour le top album!

Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011


50. Adele – Rolling in the Deep [XL]
49. Clap Your Hands Say Yeah – Same Mistake [Self-Released]

48. Francis – Here Is The Key [Strangers Candy]

47. The Decemberists – This Is Why We Fight [Rough Trade]

46. The Tallest Man on Earth – Weather of a Killing Kind [Adult Swim]

45. Mitten – Similar Sense [Self-Released]

44. British Sea Power – We Are Sound [Rough Trade]

43. Girls – Vomit [True Panther]

42. Metronomy – She Wants [Because]

41. Yellowcard – Life Of Leaving Home [Hopeless]

40. Lanterns on The Lake – If I've Been Unkind [Bella Union]

39. Ellen Allien – The Kiss [BPitch Control]

38. Kim Novak – New-York [Kütü Folk]

37. Vandaveer – Concerning Past & Future Conquests [Alter-K]

36. Buck 65 – She Said Yes [WEA]

35. Bright Eyes – Shell Games [Saddle-Creek]

34. Theophilus London – Love Is Real (Feat. Holly Miranda) [Reprise]

33. Botibol – Friends [HipHipHip]

32. Battles – Futura [Warp]

31. The National - Think You Can Wait (feat. Sharon Van Etten) [Self-Released]

30. Kwoon – The Last Trip Of A Drunken Man [Self-Released/Fin de Siècle]

29. L'Altra – Black Wind [Acuarela]

28. Radical Face – All is Well (Goodbye, Goodbye) [Self-Released]

27. Cheveu – Charlie Sheen [Born Bad]

26. 13 & God – Armored Scarves [Alien Transistor]

25. Those Dancing Days – Can't Find The Entrance [Wichita]

24. Aidan Moffat & Malcolm Middleton – Two Cousins (Slow Club cover) [Moshi Moshi]

23. Hal – Be With You [Self-Released]

22. Destroyer – Savage Night At The Opera [Merge]

21. Low – Nothing but Heart [Sub Pop]

20. Maria Taylor – Masterplan [Saddle-Creek]

19. Snow Patrol – Called out in the dark [Polydor]

18. Tapes n' Tapes – Freak Out [Ibid]

17. Sons and Daughters – Rose Red [Domino]

16. The Kills – Future Starts Slow [Domino]

15. Handsome Furs – Repatriated [Sub Pop]

14. Para One & Tacteel – Touch [Fool’s Gold]

13. M83 – Midnight City [Naïve]

12. The Dears – Galactic Tides [Dangerbird]

11. The Weeknd – The Birds Part. 1 [Self-Released]

10. Dum Dum Girls – There is a Light That Never Goes Out (The Smiths Cover) [Sub Pop]

09. Four Tet – Pyramid [Text]

08. The Pains of Being Pure at Heart – Tomorrow Dies Today [Slumberland]

07. Apparat – Black Water [Mute]

06. The Vaccines – Post Break-Up Sex [Columbia]

05. Miossec – Chanson Pour Les Amis [PIAS]

04. Lescop – La Forêt [Pop Noire]

03. Cold Cave – Villains of The Moon [Matador]

02. The Lonely Island – I Just Had Sex (feat. Akon) [Universal Republic]

01. dEUS – Ghost [PIAS]




















Comme prévu et promis, un lecteur grooveshark qui compile ces 50 chansons, dans l'ordre croissant :



Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011

jeudi 5 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 50-31


Il était temps. On est déjà en 2012 (bonne année les copains et les copines) et je n'ai toujours pas posté le tout. Mais après des soirées à faire ci, à faire ça, j'ai enfin finalisé le tout. Présenté comme chaque année en trois parties: de la place 50 à 31, de la place 30 à 11. Et enfin le top 10.

Avant de passer aux affaires concernant ce blog, continuons notre plongée dans la blogosphère avec quelques tops présentés ici et là:
La Blogothèque (Chryde)
This is All About Audio Dynamite
Funk You Dear (20 à 11)
Tasca Potosina
I Know You've Come to Take My Music Away (30-21)


Cette année 2011, comme ses devancières, aura été musicalement une belle année à mes oreilles. Mais j'y reviendrai un peu plus longuement et globalement au moment du top 10.
Pour l'instant, il est temps de passer à 20 premiers disques, classés de la 31è à la 50è place, qui auront animés mon année 2011 de fort belle manière.

A chaque fois, une rapide présentation de l'album, en quelques lignes, ainsi qu'un lien (le " + ") renvoyant vers une chronique - d'ici ou d'ailleurs - et un autre renvoyant vers le shop de l'artiste ou du label (dans la majeure partie des cas).

Bonne lecture et bonne(s) écoute(s)
(car comme à chaque fois, au bas de ce billet se trouve un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous).


Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011



50. Sin Fang - Summer Echoes [Morr Music]
'Summer Echoes' est une affaire islandaise. L'islandais Sindri Már Sigfússon, leader des charmants islandais de Seabear, s'est entouré de certains membres des islandais de Mùm et des islandaises d'Amiina pour enregistrer son nouvel album dans le studio des islandais de Sigur Ros. Et le résultat n'est pas forcément islandais.
Plus proche d'un Radical Face ou des rythmiques - les plus pop - d'Animal Collective que des artistes précités, Sin Fang déroule sa pop mélodique et alambiquée de manière ingénieuse, sans jamais mégoter sur les mélodies.
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49. Wye Oak – Civilian [Merge]
Au risque d’en faire hurler certains, Wye Oak aura été à mes oreilles le Anna Calvi ricain de 2011 (ou Anna Calvi aura été le Wye Oak anglais de 2011, choisi ton camp camarade !). Le cœur du duo balançant entre indie-pop et indie-rock, Wye Oak aura été surtout une des belles découvertes de 2011 avec ce troisième album, vraiment bien produit, qui contient de chouettes chansons punchy mais pas putes.

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48. Ensemble – Excerpts [Fat Cat]
Malgré l’échec – commercial – de son deuxième album, le toulousain Olivier Alary est revenu en 2011 avec un troisième disque, ‘Excerpts’, au très bel artwork – une fois de plus. Ensemble s’éloigne du minimalisme et de l’ambiance electronica-planante qui faisait merveille sur le premier disque pour se rapprocher un peu plus d’une pop teintée d’électro, souvent atmosphérique mais très virevoltante. Théâtral par moment, presque shoegaziens sur d’autre, cet ‘Excerpts’ est un bien bel album.
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47. Francis – Lekomberg, We Were Kin [Strangers Candy]
Découvert en première partie de The Tallest Man on Earth au printemps dernier, la pop des suédois de Francis m’aura charmé régulièrement tout au long de cette année. Sachant être mélancolique tout en n’hésitant pas à lâcher les chiens de temps à autres, ‘Lekomberg, We Were Kin’ est un disque recommandable de la part d’un groupe qui rappelle aussi bien Wye Oak, Anna Calvi que Dear Reader.
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46. Rivulets - We're Fucked [Important]
Avec son titre qui résume parfaitement la merde dans laquelle se trouvent nos sociétés occidentales actuelles, 'We're Fucked', le dernier album de Rivulets, n'est pas un disque rempli d'espoir (vous me direz, c'eût été une première pour l'américain). Il faut dire que le slow-core/folk dépressif, les ambiances à couper au couteau et langues de belles-mères n'ont jamais fait bon ménage.
Mais bien que très sombre, il se dégage une beauté froide très attachante de cet album.
Les yeux braqués sur un horizon plein de bruine, l’homme sur la pochette de 'We're Fucked' de Rivulets a les yeux dans le vague. Il semble perdu. Il a bien raison.
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45. Youngteam –Daydreamer [Northern Star]
Tout droit venu de Suède, Youngteam aime Ride. Et son ‘Daydreamer’ s’en ressent. Un premier album qui offre guitares, voix presque cachée, shoegaze et dream-pop. Un album solide, en douze titres. Groupe à suivre assurément.
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44. Acid House Kings – Music Sounds Better With You [Labrador]
Vu que leurs débuts datent de 1992, il serait un peu sévère de ne voir en Acid House Kings qu’un énième ersatz de Belle & Sebastian – des débuts. Alors certes, à l’écoute de ‘Music Sounds Better With You’, difficile de ne pas penser à Belle & Sebastian ou Camera Obscura. Mais cette idée s’en va assez rapidement, les Acid House Kings ayant leur propre touche. Qui envoie leurs compositions dans les hautes sphères d’une pop sautillante, légère et diablement estivale.
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43. Cornflakes Heroes – Hum [Greed Recordings]
Cornflakes Heroes (le genre de groupe français qui devrait dans un monde normal être devenu une référence) aura sorti en 2011 une troisième réussite : ‘Hum’. Des guitares qui sonnent, un discous plus pop, des chansons qui dépotent, des mélodies entêtantes, un ensemble aguicheur et nerveux. Les Cornflakes Heroes ont tout bon une nouvelle fois. Greed Recordings aussi.
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42. Laura Marling – A Creature I Don’t Know [Ribbon]
La première écoute n’avait pas été des plus concluante. Mais bon, cette année a été compliquée, donc je lui ai redonné une chance. Et puis juger la talentueuse Laura Marling sur une écoute, cela était un peu dur.
J’ai bien fait car ‘A Creature I Don’t Know’ n’a pas l’immédiateté de ses prédécesseurs. Mais il n’en reste pas moins réussi, avec une mention spéciale à l'enchainement The Beast/Night After Night. Ah, Laura…
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41. Paul White - Rapping With Paul White [One-Handed Music]
Bien ancré dans son époque, 'Rapping With Paul White' est un album de hip-hop assez old-school finalement, invitant ici quelques emcee au pédigrée reconnu. Évitant (en grande partie) les travers inhérents à toutes productions hip-hop (des skits tous les 2 morceaux, au hasard), Paul White s'amuse à sortir là une bande son pêchue et inspirée, qui s'en réinventer un genre lui donne un chouette coup de boost.
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40. The Vaccines – What Did You Expect From The Vaccines ? [Columbia]
Aimés. Puis détestés. C’est un peu le lot de chaque groupe qui commence à cartonner. Personnellement, je les ai beaucoup aimé au départ. Et je les aime toujours autant. Oh, ça ne réinvente pas l’eau chaude ni le couscous d’Oran, mais il y a dans ce premier album de la fougue, de l’innocence, un plaisir fou. Et des guitares. De partout des guitares. Et des tubes potentiels à presque chaque plage. Avec, en point d’orgue, un Post Break-Up Sex, single anglais imparable.
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39. Botibol – Born From a Shore [HipHipHip]
Xylophone, guitare électrique légère, mélodies endiablées, chœurs : que les amoureux de Toy Fight (comparaison un brin obligatoire vu la nationalité des deux groupes) se jettent sur cet album du bordelais Vincent Bestaven. ‘Born From a Shore’ a le goût du sable et du soleil chaud. Mais il serait un brin idiot de s’en passer pendant les trois autres saisons.
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38. Her Space Holiday – st [No More Good Ideas]
Je crois que j’ai un de leurs albums dans un coin de ma discothèque ; un disque récupéré je ne sais où. Mais je ne pense pas avoir posé mes oreilles sur ce groupe là avant cette année. Il y a des erreurs qu’il faut réparer. Her Space Holiday donc, groupe américain mené par Marc Bianchi.
Sur cet album, Her Space Holiday balance de la pop, grandiloquente quand l'envie lui prend, pas loin finalement d'Islands, époque 'Return to the Sea' (et la voix s'en rapproche également). C'est court (35 mns tout pile), c'est bien foutu, il y a de la mélodie à la pelle. Difficile de ne pas être irrémédiablement sous le charme.
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37. Yellowcard – When You’re Trough Thinking, Say Yes [Hopeless]
Sucrerie assumée depuis des années déjà, Yellowcard ne m’aura une nouvelle fois pas déçu. Punk à roulettes au violon électrique, lorgnant vers l’émo, la musique de Yellowcard est un régal de mélodies immédiatement mémorisables, de chansons énergiques. Et de plaisir. Instantané. Je suis fan.
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36. Charles Bradley – No Time For Dreaming [Daptone]
Oui. Forcément. James Brown. Difficile de ne pas penser au monstre de la soul quand on écoute Charles Bradley et son premier album… à plus de 62 ans ! Découvert sur le tard par Daptone Records (qui sait de quoi il cause), Charles Bradley aura fait fort pour un premier effort. Car ‘No Time For Dreaming’ est un disque de soul/funk à l’ancienne et qui aurait sincèrement fait son petit effet à l’époque.
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35. The Caretaker – An Empty Bliss Beyond This World [History Always Favours The Winner]
Des sillons qui craquent, des sons assourdis, des mélodies tout droit venues des années 1920 ou 30, des morceaux qui s’arrêtent, comme ça, sans crier gare : c’est un peu tout cela ‘An Empty Bliss Beyond This World’ disque d'ambiant de The Caretaker, pseudonyme derrière lequel se cache Leyland Kirby. En gros, l’album le moins 2011 de 2011.
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34. CunninLynguists - Oneirology [A Piece of Strange Music]
Meilleur nom de groupe du monde, les CunninLynguists continuent leur petit bonhomme de chemin, dans une indifférence médiatique assez générale. Sans changer fondamentalement de style, sans se renier ou se fourvoyer, le trio sort avec 'Oneirology' un album dans la lignée de leurs albums précédents, solide, frappant juste tout en centrant son propos sur les rêves (le titre et la pochette en étant d'ailleurs deux belles illustrations).
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33. Boat Beam – Reincarnation [Origami]
Groupe féminin sur lequel il est bien difficile de se renseigner quand on ne parle pas la langue d’Iniesta, Boat Beam aura été en 2011 mon Dear Reader, mon Emmy The Great, ma Laura Veirs, ma Jenny Lewis, mon Azure Ray des années précédentes. En gros, le disque féminin qui sera passé, repassé et même plus dans mes oreilles. De la pop joliment ouvragée, portée par ce trio. Un groupe à écouter si certaines des artistes ou des groupes (notamment les deux premiers) cités plus haut vous ont touchés.
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32. Battles – Gloss Drop [Warp]
Tyondai Braxton parti, qu’allait-il advenir de Battles ? On aura retrouvé via ‘Gloss Drop’ un groupe qui se sera finalement assez bien accommodé de l’absence de son ex tête de proue. Ce qu’ils perdent en expérimental, ils le gagnent en mélodie. Et ‘Gloss Drop’, plus que sur son prédécesseur ‘Mirrored’, gagne en homogénéité. Comme quoi.
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31. Over The Rhine – The Long Surrender [Great Speckled Dog]
Le groupe qui aurait du connaître une reconnaissance bien plus grande si Sufjan Stevens n’avait pas eu la bonne idée de sortir ‘Come On Feel The Illinoise’ la même année que leur ‘Drunkard’s Prayer’, continue son petit bonhomme de chemin. ‘The Long Surrender’ reprend la trame de ‘The Trumpet Child’, diversifie un peu son approche mais n’en reste pas moins charmant, délicat, beau et sentant bon le piano-bar enfumé de belles mélodies.
+ / buy


Comme à chaque fois, et parce qu'il est quand même plus simple de découvrir de la musique en l'écoutant, un lecteur grooveshark présent une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessus:



Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011


mardi 31 mars 2020

[Track of The Day] Squid - Sludge

Remarqué l'an passé suite à leur 'Town Center Ep' prometteur, il n'aura donc pas fallu longtemps pour que les brightoniens de Squid intègrent un label de renom (Warp, pour ne pas le nommer).

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le quintet n'aura pas pris son temps pour s'intégrer à sa nouvelle maison, tant ce ce nouveau single, Sludge, a tout du son warpien. Moins art-punk que précédemment, plus post-punk/dance-punk plein de funk et de groove, ce morceau de Squid fait beaucoup penser à une version 2.0 de !!! (Chk Chk Chk) à laquelle on aurait ajouté du LCD Soundsystem (North American Scum) et quelques touches de Battles

Mais Sludge, au-delà de confirmer la belle vitalité de la scène britannique, est surtout la preuve qu'il faudra compter sur Squid ces prochains mois. Tant mieux, j'ai toujours aimé les groupes dont le batteur est aussi le chanteur.

Album : -
Année : 2020
Label : Warp


En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), Sludge de Squid est également en écoute ci-dessous :



vendredi 21 octobre 2022

[Track of The Day] Young Fathers - I Saw

La fin de l'année approchant à grand pas, et s'il reste quantité d'albums à sortir d'ici là, les premières annonces de sorties prévues pour le premier trimestre 2023 commencent à faite gentiment mais sûrement leur apparition. Une des dernières en date concerne Young Fathers, trio à peine écouté jusque-là mais dont la pochette de leur 'Cocoa Sugar' en 2018 avait imprimé ma rétine. 
 
Cinq ans plus tard, les écossais sont sur le point de revenir avec 'Heavy Heavy', leur quatrième album, à nouveau chez Ninja Tune. Un disque dont le plus récent extrait I Saw (en écoute aujourd'hui) est plein de promesses : une sorte de rencontre furieuse et hypnotique entre TV On The Radio et la rythmique du Atlas de Battles, qui se termine dans un feu de joie plein de voix.
 
Album : Heavy Heavy
Année : 2023
Label : Ninja Tune

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, I Saw de Young Fathers est écoute ci-dessous :
 
 
Le clip de I Saw de Young Fathers :
 

mercredi 19 septembre 2007

Souvaris - A Hat [Gringo Records]

Tiens, j'avais envie de causer post-rock ce soir. Oui, je sais, ce genre musical - essentiellement - instrumental divise plus qu'il ne rassemble (musique touchant au génie pour les uns, mièvrerie pour neurasthénique pour les autres), a déjà connu son heure de gloire (à la fin des années 90, avec Godspeed You ! Black Emperor, Explosions in the Sky ou Mogwaï) et surtout s'auto-parodie plus qu'il n'évolue, et ce depuis des années. Alors pourquoi parler d'un groupe obscur de post-rock en ce mercredi 19 septembre 2007 ? Parce que j'aime qu'on vienne me chatouiller le tympan à grand renfort de montées soudaines et rageuses.

Et surtout parce que j'aime Souvaris. Car, dans la nuée de groupes fadasses et ennuyeux au possible qui peuplent le monde du post-rock d'aujourd'hui, il existe un combo anglais originaire de Nottingham Forrest, rencontré au détour d'un forum Internet il y a quelques années : Souvaris.

Leur second album est sorti il y a quelques mois. Et après une tournée euphorique et "sold-out" (ou pas) en France au printemps dernier (le leader du groupe, Simmo, en plus d'être adorablement fou, est un francophile convaincu), Souvaris a sorti son deuxième album, 'A Hat'.

Si j'en parle dans ces pages, ce n'est pas parce qu'ils ont retrouvé le chapeau que j'ai oublié l'autre soir. Non. C'est juste parce qu'il atteint des sommets. Dans un souci évident d’exigence artistique, le groupe ne fait pas dans la redite par rapport à son premier opus. Ni dans le détail. Plus d’une heure de guitares (l)acérées comme rarement, de riffs agressifs, de longues montées qui se terminent dans des déflagrations sonores délirantes.
Proche souvent d’un rock noisy qui leur va particulièrement bien au teint, recentré sur les guitares, Souvaris crée une musique qui attrape l’auditeur à la gorge pour ne plus le lâcher avant la fin.

Et loin des influences de groupe comme Boards of Canada ou Yo La Tengo du premier album, on pense plus ici à Shellac, Battles voire Sonic Youth. On sent même, à la fin de The Young Ted Danson, une envie d’aller jouer sur les terres des !!!. On se plait alors à imaginer la suite funky des aventures discographiques d’un groupe attachant et qui devient album après album quasiment indispensable. Bisous Simmo. (Sortie : 4 avril 2007)

Son:
Myspace
Site Officiel


Deux morceaux en écoute, Hand or Fingers et le génial The Young Ted Danson (malheureusement, plus en écoute).

mardi 15 janvier 2008

Yeasayer – All Hours Cymbals [We Are Free]

Entre noël et le jour de l’an dernier, alors que ma petite cousine Stella, avec une guitare-jouet électronique, se prenait pour Hendrix au niveau de la gestuelle et pour Lee Ranaldo pour le riff tortueux (cette jeune fille sera fan de Sonic Youth, foi de -Twist-) et qu’une grand-mère merveilleuse préparait le traditionnel repas du 25, je m’échenillais à finir mon top 50 de l’année. Un vrai sacerdoce. Un travail de titan. Ou de gros débile. Ou un peu des deux. Il n’empêche, ce (que dis-je, ces) top de l’année 2007, m’a pris du temps, entre réécoute, choix difficiles et sélection interminable.

Alors que j’arrivais à la fin de ma tâche et vu qu’il m’est impossible (ou quasi) de travailler sans musique, j’ai lancé un disque dont on m’avait vanté les mérites et que j'avais laissé de côté pour je ne sais quelles obscures raisons : ‘All Hours Cymbals’ de Yeasayer. Après avoir tant bien que mal tenté de trouver une prononciation adéquate au nom du groupe, je suis tombé sous le choc. Une écoute m’aura fallu pour me dire que «oula, ça, c’est du lourd, ça va me plaire. Et pas qu’un peu». J’ai même failli en manger mon chapeau, que j’ai toujours malheureusement paumé, et remettre en cause ce classement qui m’avait pris tant de temps à monter.
Mais comme l’affaire était lancée et comme je suis un garçon soucieux d’une certaine cohérence, je me suis dit qu’il me faudrait bien plus qu’une écoute, même attentive, pour savoir si oui ou non, cet album était un des grands disques de 2007.

Quinze jours plus tard, une seule réponse possible : oui. Mais alors un grand oui, de ceux qu’ont surligne avec le pouce le levé et quelques «fouyayas» estomaqués. Car ‘All Hours Cymbals’ est renversant, sorte d’Animal Collective (et surtout Panda Bear) en beaucoup moins barré et en bien plus accessible, très mélodique, auquel viendrait se mêler clappings, chœurs gospels, ambiances orientales et rythmiques entêtantes.
Ajoutez à cela un peu de Tv On The Radio par ci (Sunrise), un brin de Jane’s Addiction par là (Wintertime), un peu de Battles aussi (dont ils sont presque frères de label) et quelques riffs circa-1980s (No Need to Worry) pour parfumer le tout et vous obtenez un groupe (et un disque) qui regorge de références, totalement assumées et assimilées.

‘All Hours Cymbals’ est un album qui passe d’un genre à l’autre, de la pop au rock, du folk décharné à l’expérimental soft, sans qu’il y ait le moindre souci de cohérence dedans. Au contraire même. Ce disque est d’une qualité folle, d’une richesse incroyable qui se nourrit du passé pour mieux composer la musique du futur. Des titres comme Red Cave (un canon à tomber, voir plus bas), Sunrise (qui ouvre l’album) ou 2080 (peut-être le tube du disque) envoient ce ‘All Hours Cymbals’ au firmament des grands albums des années 2000. Puissant. Déroutant. Les qualificatifs d’enthousiasme ne manquent pas pour décrire ce petit bijou de Yeasayer.

Je ne sais pas si ma petite cousine aimera ce disque, mais même à 3 ans, elle l’écoutera, je me le promets. Quant à moi, quand je remettrais mon classement 2007 à jour, cet album là intégrera sans problème mon top 5. Voire même encore plus haut. (Sortie le 23 octobre 2007)

Son :
Myspace (4 titres en écoutes)
Site Officiel
 

Deux titres en écoute, avec un Red Cave tout en canon et un Wait For The Summer aux sonorités orientales (malheureusement, plus en écoute).

jeudi 25 décembre 2008

Top 50 'Albums 2008': 30-11


Afin de rendre le tout plus lisible et moins lourd, voilà la partie 2, les albums classés de la place 11 à la place 30.
Et toujours, en bas, un lecteur qui reprend un titre de chaque album présenté ci-dessous.



30. Why? – Alopecia [Anticon]
J’ai du mettre huit mois à comprendre ce disque. Tout du moins à l’aimer. Restant sur l’exceptionnel ‘Elephant Eyelash’ (pour moi un des plus grands disques pop des années 2000), je ne m’attendais surement pas à autant de lenteur et de noirceur. C’est sûrement cela. Car mis à part un ou deux singles, le tout m’ennuyait. Et puis là, ces derniers temps, j’ai retenté ma chance. Et force est de constater que j’avais totalement tort. Non, Yoni Wolf n'est pas mort et continue de sortir de grandes compositions. Ce disque n’a peut-être pas à mes yeux la grandeur de son prédécesseur, mais il n’en est pas loin. Très habité, torturé, Why? gagne en profondeur et sort une sorte de synthèse entre le côté volontairement bancal d’’Oaklandazulasylum’ et le côté pop d’’Elephant Eyelash’. Grand album.
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29. Pumice – Quo [Soft Abuse]
Voilà à quoi cela sert de ne pas aller trop vite en besogne en fin d'année. Découverte de fin d’année, le nouvel album Pumice, artiste néo-zélandais, dont j’avais adoré le précédent ‘Peebles’, est une nouvelle fois une réussite. Pop déglingo, rock 60s noisy, le tout lo-fi à mort, avec un côté mélodieux plus prononcé que sur le disque précédent. Un régal.
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28. Tobacco – Fucked Up Friends [Anticon]
Un peu de lo-fi, beaucoup de synthés, du sample, des sons analogiques comme s'il en pleuvait, un background hip-hop mais une ambition pop, un délire psyché, un Aesop Rock qui vient poser - alors que ce 'Fucked Up Friends' est essentiellement instrumental, un album sacrément euphorisant, des clips qui démoulent. Bref, dans la galaxie hip-hop, Anticon reprend du poil de la bête avec ce Tobacco. Et sacrément même.
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27. Styrofoam – A Thousand Words [Nettwerk]
Depuis le premier et unique album des Postal Service, il me manquait mon apport annuel d’electro-pop-cheap. 2008 m’aura apporté mon palliatif avec Styrofoam, belge de son état, ami de Ben Gibbard et Dntel (avec qui il a déjà collaboré). Un disque qui a de nombreuses accointances avec ‘Give Up’ et qui fait plaisir à entendre. Du tubes à tous les étages et une cohérence tout du long.
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26. Titus Andronicus – The Airing of Grievances [Troubleman Unlimited]
Alors qu'XL s'apprête à rééditer l'album et lui faire connaître une sortie mondiale, il faut que je dise tout le bien que je pense de cet album: ce 'The Airing of Grievances' a de faux-airs des premiers albums de Bright Eyes - quand Conor Oberst composait des titres à fleur de peau surlesquels il appréciait éructer - voire même de Kimya Dawson sur une chanson. De l'indie rock-punk-folk en gros. Et de bon aloi.
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25. ¡Forward, Russia! - Life Processes [Cooking Vinyl]
Deuxième (et dernier, le groupe a splitté depuis) album des ¡Forward, Russia!, moins brutal que le premier. Un disque qui prend son temps pour amener l'auditeur à point avant de le prendre à la gorge à coups de déferlantes de riffs et de ne plus le lâcher. Un album qui s'autorise quelques dérapages réussis vers le post-rock. Un 'Life Processes' qui, sans une production aussi "lisse" sur Welcome to the Moment (the rest of your life), le titre qui ouvre l'album, aurait fini tout en haut des charts de fin d'année. Il n'en est finalement pas très loin.
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24. Foals – Antidotes [Transgressive]
Sorte de mix entre The Rapture, Battles et les !!!, les Foals sortent un premier album absolument irrésistible, qui fait lever la tête et donne envie de bouger beaucoup plus. Les titres s'enchaînent, la basse sautille, la rythmique est implacable: Ça sonne ça sonne ça sonne. Et ça envoie sévère. Ces anglais sont des dj à gratte.
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23. Fleet Foxes - st [Sub Pop]
J'ai mis du temps à rentrer dedans. Je ne trouvais pas ce que, justement, tout le monde leur trouvait. Et j'estimais que la hype était démesurée. Et puis un soir, les yeux embrumés, la voix rocailleuse, un mouchoir à la main, j'ai retenté ma chance, une dernière fois. Juste pour voir. Et j'ai vu la lumière. Cet album est somptueux, ce groupe est divin. En fait, c'est juste magistral, produit à la perfection. Rien d'extraordinaire de prime abord. Mais en fait, si c'est à tomber par terre et à la renverse... Du folk pastoral à vous rendre fou de dieu.
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22. Dan Le Sac Vs Scroobius Pip – Angles [Sunday Best]
L’un ressemble à un geek à rouflaquettes. L’autre a de faux-airs de Will Oldham et de Sage Francis avec sa longue barbe. Ils viennent tous deux d’Angleterre et forment Dan Le Sac Vs Scroobius Pip, duo un peu taré, très ironique, aux idées barjots et aux textes saisissants, où, entre pop, electro et hip-hop, leurs cœurs balancent.
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21. Noah and The Whale - Peaceful, The World Lays Me Down [Cherrytree]
Un album de pop folk, entre Beirut, Micah P. Hinson, Jens Lekman et Adam Green (pour la voix). Beau disque, mélodieux dans tous les coins, de ces londoniens de Twickenham, pleins de clapping, chœurs et cordes qui pleurent. Clairement une de mes découvertes de l'année.
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20. Son Lux - At War With Walls And Mazes [Anticon]
La musique de Son Lux (Ryan Lott pour les intimes) est pesante, oppressante, doit autant à la pop qu'au hip-hop, mais est surtout d'une beauté froide. Très mélodique, masquée par un brouillard de basses, la musique de Son Lux se révèle au fur et à mesure des écoutes. Et prouve qu'elle a tout d'une grande.
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19. Autistic Daughters - Uneasy Flowers [Kranky]
Très bel album que celui-là. Une sorte d'histoire racontée avec en fond musical une musique expérimentale qui ne l'est pas tant que ça, guidée qu'elle est par une idée directrice et quelques belles mélodies. Un album court (36' pour 7 titres), une ambiance sombre et pesante mais un résultat des plus touchant et enivrant et qui rappelle beaucoup Tanakh par moments.
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18. Get Well Soon – Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon [City Slang]
Premier album d'un multi-instrumentiste de talent, Konstantin Gropper, 'Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon' est un disque d'une richesse folle, aussi bien au niveau des influences (il y en a beaucoup, mais elles ne sont pas un obstacle à la qualité de ce disque), des arrangements (divins!) que des mélodies troussées à merveille. Pop, rock, post-rock, mâtiné de musiques de l'Est: c'est un vrai régal. Un des grands disques, inspirés, de 2008.
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17. Okkervil River - The Stand-Ins [Jagjaguwar]
Ce qui ressort à l'écoute de ce nouvel album des Okkervil River c'est qu'on a enfin retrouvé la bande à Will Sheff. Vraiment je veux dire. Non pas que les quelques précédents albums soient mauvais. Juste qu'ils manquaient un petit quelque chose pour que je sois totalement convaincu. Suite de 'The Stage Names', 'The Stand-Ins' est un concentré de folk-rock (géant Lost Coastlines) de folk, de pop et d'Americana. Peut-être rarement aussi inspirés les Okkervil River.
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16. Girl Talk – Feed The Animals [Illegal Art]
Gregg Gillis est plus connu sous le nom de Girl Talk. Son style? Une utilisation sur-massive de samples de tous bords (pop, rock, electro, hip-hop, mainstream) et un mash-up de tout cela. Sur son quatrième album, ils utilisent plus de 300 (!!) samples très courts; et il y en a pour tous les gouts: du Sexy Boy de Air au Gimme More de Britney, du Purple Haze de Jimi Hendrix au Paranoid Android de Radiohead en passant par Ice Cube, Spank Rock, The Cure, Queen, Of Montreal, The Velvet Underground ou Prince. Le mix de l'année, une relecture originale et euphorique de l'histoire de la musique contemporaine; et l'album le plus bandant de l'année, largement.
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15. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band – 13 Blues for Thirteen Moons [Constellation]
Ce n’est pas avec leur tout nouveau ‘13 Blues for Thirteen Moons’ que je vais changer d’avis sur Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band et cracher sur leurs longues mélopées enflammées. Non, bien au contraire car ce disque, s’il suit la ligne directrice du groupe depuis (plus ou moins) ses débuts, se pare d’une couleur noire assez saisissante, d'un noise destructeur et d'une tension à couper au couteau. Plus que jamais un des groupes essentiels des années 2000.
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14. Aidan Baker & Tim Hecker – Fantasma Parastasie [Alien8]
Aidan Baker et ses 113 sorties discographiques en 8 ans (!) s'acoquine avec Tim Hecker le temps d'un album à la texture sonore incroyable et qui a pour but de construire une cathédrale sonique absolue. 'Fantasma Parastasie' est un disque tout en apesanteur, fait de déluge de riffs, de drones contemplatifs et d’électro ambiante. Un chef d'œuvre du genre.
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13. Cloud Cult – Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes) [Rebel]
Un an presque jour pour jour après ‘The Meaning of 8’, le groupe mené par le couple Minowa revient avec un sixième album, ‘Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes)’, qui tranche avec son (voire même ses) prédécesseur. Si Cloud Cult restent les mêmes (pop tourmentée, baroque, endiablée, déjantée aux passages lo-fi, aux pointes d’électro, et ces contre-pieds constants dans chaque morceau), ils la jouent cette fois plus simple. Semblant s’éloigner de la mort du fils Minowa qui pèse tant dans les paroles du groupe et sortant une pochette moins hideuse que ses devancières, Cloud Cult pond un disque d’une petite quarantaine de musique pour treize titres et ramène le piano sur le devant de la scène. En resserrant le tout, il devrait convaincre ceux qui avaient (les fous !) trouvé l’album trop long, trop plein. Cette fois, tout est clair, concis : chaque titre est un single possible. Et l’album est d’une qualité une nouvelle fois étonnante.
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12. Pivot – O Soundtrack My Heart [Warp]
Mix entre une electro à la Autechre, Battles et les !!!. Le tout, uniquement instrumental. De la batterie, une basse bien funky (froide) et des nappes. Voilà en gros 'O Soundtrack My Heart', premier album sur Warp de Pivot. Un disque très cohérent et homogène. Totalement euphorisant, assurément addictif, il faut écouter Pivot.
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11. Malcolm Middleton – Sleight of Heart [Full Time Hobby]
Loin de son électrique ‘A Brighter Beat’, Malcolm Middleton met les choses à plat et au calme, presque en acoustique, convie Paul Savage (feu Delgados) à la batterie, Barry Burns (Mogwai) au piano, rappelle Jenny Reeve pour les chœurs féminins, reprend joliment Jackson C. Frank et pond une des chansons d'amour déçu les plus déchirantes qu'il m'a été donné d'entendre (Love Comes In Waves). Somptueux de bout en bout.
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Ci-dessous, un lecteur reprenant une chanson de chacun des albums cités ci-dessus. Classées de 30 à 11. Bonne(s) écoute(s)!