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mercredi 21 janvier 2015

Bilan 2014 : « Albums » (50-31)



Si tout avait été normal, ce top albums de l'année 2014 aurait du voir le week-end du 10 janvier. J'avais pris un peu de retard après les top «formats courts » et « chansons ». Et puis il est arrivé ce qui est arrivé et j'avoue que j'ai eu du mal à encaisser le choc, comprendre et parler d'autres choses.

Mais bon, il faut bien repartir de l'avant. Quand bien même Cabu, Wolinski, Charb et les autres. Ainsi donc, passons maintenant à la partie consacrée aux meilleurs albums (selon votre serviteur évidemment) de 2014, le tout en trois parties comme le veut la tradition : du numéro 50 au 31, du numéro 30 au numéro 11. Et enfin les 10 premiers.

Avant cela, quelques liens de sites amis (ou non) sur lesquels je vais souvent poser mes yeux et mes oreilles :

Ainsi donc, après le top « 7", 12", Ep & Compilation » et le top « Chansons » (toujours en écoute), passons au top albums avec ces cinquante disques qui auront rythmés mon année de diverses façons.

Première partie aujourd'hui avec les 20 « derniers » (je n'aime pas ce terme tant ces 50 disques comptent tous pour moi), avec des groupes pop au futur succès public, un barbu en pleine renaissance, des japonais bruyants, un français eighties, des canadiens furieux, des écossais toujours brillant, un gallois excentrique et un lyonnais de Roubaix.

Au bas de chaque disque, vous trouverez un lien vers une chronique de l'album en question (d'ici mais souvent d'ailleurs) ainsi qu'un lien renvoyant vers un magasin en ligne au prix très compétitif pour acheter le disque. Car oui, écouter de la musique, c'est bien, acheter des disques c'est bien aussi.

Également, au bas de ce long papier, un lecteur multimédia présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous. Bonne(s) écoute(s). Et n'hésitez pas à rajouter vos tops en commentaires !

Pour rappel :



50. Black English - No [Arts & Crafts]
Jusqu'à peu, le groupe s'appelait 'No'. L'album 'El Prado'. Et puis une confusion avec un jeune groupe punk de Los Angeles a forcé le groupe à changer et à devenir les Black English. Découvert en première partie de Yann Tiersen il y a quelques mois de cela, Black English est un sextet, sorte de mélange entre The National (pour la voix profonde qui a quelques airs de Matt Berninger) et Coldplay (avant que ceux-ci aillent se prostituer auprès de tout ce qui existe de plus dégueulasse dans l'industrie musicale actuelle). Un premier essai consistant, déroulant régulièrement quelques chansons très efficaces. Le charisme du chanteur Bradley Hanan Carter aidant, on devrait entendre parler de ce groupe assez rapidement.



49. Arthur Beatrice - Working Out [Polydor]
Premier album pour ce groupe découvert il y a 2 ans en première partie de Beach House, Arthur Beatrice n'en finit pas de me séduire. On ne criera pas au génie, mais ce premier album des londoniens est dans la lignée de leur Ep de l'an passé. Pop, belles mélodies, ambiance ouatée, et quelques sonorités électroniques pour donner du corps à l'ensemble. Séduisant disais-je.



48. The War on Drugs - Lost in the Dream [Secretly Canadian]
Dans la foulée de Mark Kozelek, The War on Drugs est devenu le nouveau groupe qu'il est de bon ton de détester en 2014. Affublés de surnoms débiles comme « Dire Straits des années 2010 », les américains auront pourtant sorti un disque sûr de lui cette année. Évidemment les guitares trainent parfois en longueur, évidemment, il y a ici un côté rock héroïque. Mais les compositions et les chansons sont là. Et c'est quelqu'un qui chérit le live de Dire Straits 'On The Night' plus que de raisons qui vous le dit : il n'y a rien de Dire Straits dans cet album.



47. Twin Peaks - Wild Onion [Grand Jury]
Aveu terrible : je n'ai jamais jeté le début d'un œil sur Twin Peaks. Internet étant mon ami, j'aurais sans doute l'occasion prochainement de me rattraper, David Lynch ayant annoncé la reprise de sa série mythique pour 2016.
Le seul Twin Peaks que je connais vient de Chicago et est un quatuor d'indie rock aux allures de groupe punk. 'Wild Onion' est leur deuxième album (en 2 ans) ; avec seize chansons au programme. Rien de bien révolutionnaire mais une belle réjouissance à écouter les chansons courtes et concises (quatre seulement de plus de 3mns) de ce qui ressemble bien à de jeunes branleurs, mais talentueux.



46. Jessica93 - Rise [Teenage Menopause]
Avec son nom qu'on dirait tout droit sorti d'un chat caramail, Jessica93 n'a pourtant rien d'une gamine qui vous aurait accosté par un « ASV ? ». Geoffroy Laporte, l'homme qui se cache derrière Jessica93 (il fait tout), est plutôt du genre à balancer des pralines dans les oreilles de ses auditeurs. Entre shoegaze, cold-wave, boite à rythme et guitares bouclées. Avec le saint patronage des Cure.



45. Allah Las - Worship The Sun [Innovative Leisure]
Quatuor californien, Allah-Las aura confirmé en 2014 les jolis espoirs que l'on plaçait en eux il y a 2 ans à la sortie de leur premier album. Gardant la même ligne de conduite, les Allah-Las continue de plonger leur musique au sein des années 60, mélangeant habilement garage-rock et pop ensoleillée. Rétro sans l'être, les Allah-Las deviennent une valeur sûre.



44. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra - Fuck Off Get Free We pour Light on Everything [Constellation]
Quatre ans après leur dernier album, deux ans après leur dernier Ep en date, la bande d'Efrim a enfin eu envie de donner de plus amples nouvelles. En résulte un 'Fuck Off Get Free We pour Light on Everything' puissant et porté par une chanson délicieuse et pleine de frissons dans la plus pure tradition Silverienne (What We Loved Was Not Enough). La reformation de Godspeed You Black Emperor semble les avoir remis dans le bon sens après un 'Kollaps Tradixionales' plutôt faiblard. Tant mieux.



43. I Love You But I've Chosen Darkness - Dust [Monopsone]
Deux albums et un Ep en 13 ans d'existence, on ne peut pas dire que les texans de I Love You But I've Chosen Darkness soient prolifiques. Ainsi, 8 ans après premier album 'Fear is On Our Side', voilà le retour du quatuor. Dans la droite lignée de son premier album. Post-punk toujours élégant, aux compositions entre gris clair et sombre obscur. Et avec toujours la même grâce.






42. Current 93 - I Am the Last of All the Field That Fell (A Channel) [The Spheres]
A l'instar de Michael Gira, David Tibet continue sa carrière avec grandeur et sans décadence. Auteur ces dernières années d'albums somptueux l'ayant remis en selle (voir ici ou ), David Tibet, ses Current 93 et sa pelletée d'invités (de Nick Cave à John Zorn en passant par James Blacksaw et Antony Hegarty d'Anthony and The Johnsons), remetten le couvert pour une nouvelle descente poétique dans les noirceurs de l'âme, avec de longues chansons (une moyenne de 6 minutes) avec le piano toujours et évidemment en pièce centrale. Sombrement beau.



41. Arandel - Solarispellis [InFiné]
Petit prodige français de l'électro mais très discret, on ne sait pas qui est Arandel. Mais ceci importe peu. Car 4 ans après un 'In D' envoutant, le voilà de retour, toujours chez InFiné, pour un hommage aux années 70.
Comme pour le précédent album, Arandel se donne une grande ambition : n'utiliser que des instruments classiques et autres synthés analogiques. Contrainte qui n'en est pas une tant ce nouvel album semble habité. Bien que différent, 'Solarispellis' n'est peut-être pas du niveau d''In D' mais on n'en est toutefois pas très loin.



40. Fear of Men - Loom [Kanine]
Indie-pop qui aime les guitares, Fear of Men est un groupe à côté duquel j'étais passé l'an passé. Rattrapage en 2014 avec 'Loom', deuxième album du quatuor de Brighton, très réussi, sorte de synthèse entre The Magnetic Fields et Broadcast sur beaucoup de titres. Décidément, ces jeunes anglais ont tout pour plaire.



39. Ought - More Than Any Other Day [Constellation]
Premier album pour les canadiens de Ought, et sortie directe chez Constellation, excusez du peu. Pétri d'influence (Talking Heads par ci, The Fall par là), 'More Than Any Other Day' est avant toutes choses un premier album décapant de post-punk aux morceaux longs et travaillés. Et quitte à faire une analogie bêtasse, je dirais que Ought est l'alter-ego post-punk de Clap Your Hands Say Yeah (évidemment, la voix y est pour beaucoup, mais quand même).



38. Avi Buffalo - At Best Cuckold [Sub Pop]
En 10 chansons (et 36 mns), Avi Buffalo fait sur son deuxième album 'At Best Cuckold' une belle revue de la pop actuelle ou tout au moins récente : du Death Cab for Cutie par-ci, du Elenaor Friedberger par là, et du Sufjan Stevens au milieu de tout cela (évident Overwhelmed with Pride). Le tout avec quelques élans hero-rock (Oxygen Tank, Memories of You) pas désagréables, mais surtout piano, cordes et cette belle voix, très haute et qui caresse les compositions. Joli classique de 2014.



37. Champs - Down Like Gold [PIAS]
Originaire de l'île de Wight où Dylan is Dylan et che Viva Donovan, les frères Champion (d'où le Champs) font dans la pop joliment ouvragée sans pour autant négliger quelques passages plus fok. Leur premier album 'Down Like Gold' est un beau premier jet qui devrait plaire à tous les amoureux de belle pop. Mieux, les deux frangins semblent être des rapides : leur prochain album est prévu pour dans quelques semaines.



36. Shellac - Dude Incredible [Touch & Go]
Sixième album pour le groupe de Steve Albini, Bob Weston et Todd Trainer. Et il aura fallu attendre 7 ans. Il faut dire que les Shellac prennent leur temps et surtout n'ont pas vraiment de plan de carrière arrêté et décident d'enregistrer quand l'envie est là. Tant mieux, car à chaque fois, le choc est aussi frontal que délicieux. Shellac ne change pas son fusil d'épaule. Et pond là un disque plus math rock que jamais, évidemment produit au cordeau.



35. MONO - The Last Dawn / Rays Of Darkness [Pelagic]
Difficile de dissocier ces deux albums - parus simultanément - de MONO, les 8è et 9è des japonais. Difficile car ils ne font véritablement qu'un. Que ce soit sur 'The Last Dawn' ou 'Rays of Darkness', pourtant présentés comme le yin et le yang, tout n'est que noirceur et mélancolie, comme toujours avec MONO, avec guitares aux riffs rageurs, fûts martelés avec précision et force, et même voix caverneuse. Mais les japonais savent s'adonner aussi au calme, certes sans volupté, avec des passages très Godspeed You ! Black Emperor (magnifique Surrender). Grands crus.



34. Amen Dunes - Love [Sacred Bones]
Damon McMahon (aka Amen Dunes) aura été une de mes découvertes de 2014. Sur son quatrième album 'Love', aidé de quelques Ice Age, Colin Stetson et d'Efrim de Thee Silver Mt. Zion, l'américain égrène ses chansons longues, folk et psychédéliques, lorgnant parfois même sur des titres plus rock. Ajoutez à cela une production pleine d'écho, et vous obtenez un disque obsédant.



33. Gruff Rhys - American Interior [Turnstile]
Existe t-il aujourd'hui un artiste comme Gruff Rhys ? Que ce soit sur cet album (ou l'histoire fantasmée de John Evans parti à la recherche du Prince Madoc, gallois qui aurait découvert l'Amérique 300 ans avant Christophe Collomb) ou sur scène (dans un show drôle, parfois même hilarant, où le gallois est capable de tenir un auditoire avec une simple gratte acoustique et quelques 45-tours), la question se pose clairement. Chapeau Mister Rhys.



32. The Twilight Sad - Nobody Wants To Be Here and Nobody Wants To Leave [Fat Cat]
Le meilleur groupe écossais depuis quelques années confirme qu'il est bien le meilleur groupe écossais depuis quelques années (je ne peux faire plus clair).  Sombre et nerveuse, leur musique l'est toujours autant, se déclinant en guitares rugueuses, batterie martelée avec un rythme implacable et basse métronome. Et non content d'avoir signé un des disques de l'année, ils peuvent se targuer d'avoir le plus bel artwork de 2014. Easy, comme souvent avec eux.



31. Eels - The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett [E Works]
En 1996, comme tout mon lycée, j'étais tombé en pâmoison devant le premier album de Eels, 'Beautiful Freaks', l'album au bébé avec des yeux énormes. J'avais suivi la suite de ses aventures d'un peu plus loin, avant de lâcher progressivement, lassé. Et puis est arrivé cet album, 'The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett'. Un disque d'une douceur et d'une noirceur à ne pas écouter quand le moral est dans les chaussettes. Mais un disque beau. Mais triste, on n'a pas idée.

Comme promis, un lecteur multimédia présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Bonne(s) écoute(s) !


mardi 8 avril 2008

Top 6 "Madeleine"

Pour ceux de ma génération, celle de la fin des années 70 au début des années 80, les années 90 ont été celles de notre adolescence. Celles de l'arrivée du grunge, celles où on entendait Nirvana, Rage Against The Machine, Green Day, Offspring ou Soundgarden à longueur de journée sur la bande FM, celles de Fun Radio et Skyrock qui se tiraient la bourre à coup d'émissions rock toutes plus passionnantes les unes que les autres (en tout cas, c'est ce qui reste dans mon souvenir).

Ces années là ont surtout été la découverte de la musique, les premiers coups de coeur et pleins de chansons qui sont liées à des évènements heureux ou malheureux qui rythmaient ma vie d'adolescents.

Il y a pleins de titres que j'écoutais à l'époque qu'aujourd'hui je réécoute en me disant "mon dieu mais qu'à tu fais mon bon -Twist-?". Mais comme on dit, il faut de tout pour se créer une culture et surtout ses goûts musicaux. Alors oui, dans un coin de ma chambre traînent ici et là quelques vieux cédés deux titres de dance music (bon allez, plus que un ou deux, j'avoue), quelques daubes incroyables dont je tairais volontairement le nom (non non, je ne dévoilerai rien).

Et puis il y a ces chansons, pas forcément formidable, limite blâmable en ces temps de recherche constante du bon goût mais qui me font toujours un petit effet et qui me rappelle énormément de souvenirs précis.

Alors oui, c'est un peu con, surtout à à peine 29 ans, de regarder dans le rétro une époque pas forcément si lointaine que cela. Mais quand même, j'ai voulu faire un top 6 "Madeleine", comme disait Proust. Et replonger le temps de six morceaux dans une époque pas forcément bénie mais loin d'être anodine.

Certes, certains des six titres qui suivent feront pousser des cris d'horreur à quelques uns, je n'en doute pas. Mais peut-être sur un ou deux morceaux, vous arriverez à trouver votre compte.
En tout cas, chacun dans leurs genres, ces chansons me rappellent des grands souvenirs de mon adolescence, de Mr Jones des Counting Crows et de la belle Cécilia dont j'étais secrètement amoureux au Cryin' d'Aerosmith qui aura rythmé mon été 1993 de la plus belle des manières.
Du live de Dire Straits au double effet kiss-cool: déception de ne pas avoir le droit d'y aller alors que "mince maman, j'ai quand même 13 ans et puis c'est pas grave si on est lundi" puis envie de meurtre le lendemain matin quand j'ai vu débarquer les trois quart de mes camarades - qui avaient eu le droit, eux - avec le pull de cette tournée 'On The Night'.
Du I Got 5 On It des Luniz et de ces après-midi débiles passées chez mon voisin fan de rap ricain et du Wu-Tang, où je me disais que "ouais -Twist-, t'es vraiment un dur" au Shy Guy de Diana King, titre dont j'étais fan et qui me rappelle tant de "soirées" de quand on commençait à boire de la bière. Et puis bien sûr, Alanis Morissette et son album 'Jagged Little Pill', le disque que j'ai le plus écouté de toute ma vie, ce dernier ne quittant pas pendant une année entière (largement) mon poste cédé (véridique). Et qui pourtant berce pas mal de souvenirs précis et encore vivaces.

J'aurais pu citer Urban Species (feat. Mc Solaar), les Crash Test Dummies, Offspring, Nirvana bien sûr, les Presidents of The United States of America (qui me semblaient passer 18 fois par jour sur Skyrock) ou le Waterfalls de TLC. Mais bon, il faut bien faire un choix. Donc voilà six de mes madeleines. Et vous, quelles sont elles?




Tracklisting:
 
Dire Straits - Romeo & Juliet (On The Night, 1993) 
Alanis Morissette - You Oughta Know (Jagged Little Pill, 1995) 
Counting Crows - Mr Jones (August and Everything After, 1993) 
Aerosmith - Crying (Get a Grip, 1993) 
Diana King - Shy Guy (Tougher Than Love, 1995) 
Luniz - I Got 5 on It (Operation Stackola, 1995)








jeudi 28 janvier 2021

[Track of The Day] Still Corners - Mystery Road

J'ai souvent croisé leur nom, mais je n'avais à ce jour posé mes oreilles sur les anglais de Still Corners. C'est désormais chose faite avec 'The Last Exit', leur cinquième album studio. Et à dire vrai, la révélation n'est pas au programme. Et la rencontre plus courte que prévu. La faute à un album assez fade et passe partout, avec une production qui lisse des compositions qui n'avaient pas besoin de cela. Même quelques guitares Dire Straits-ienne ne rattrapent pas grand chose. 

Pourquoi donc en parler ? Parce que si l'album n'a pas une grande saveur, il compte tout de même deux chansons à sauver : The Last Exit, qui démarre bien le disque, et Mystery Road, belle chansons pop à la mélodie bien menée Ca ne renverse rien, ne sauve pas l'ensemble de son côté « Le vrai son pop rock » cher à RTL2, mais c'est mieux que rien. Et la voix de Tessa Murray est belle.

Album : The Last Exit
Année : 2021
Label : Wrecking Light

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Mystery Road de Still Corners est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson extraite de cet album de Still Corners, voilà la chanson titre, The Last Exit :

Le clip de The Last Exit de Still Corners : 

mercredi 3 juillet 2024

[Track of The Day] Hermanos Gutiérrez - Abuelita

Hermanos Gutiérrez est un duo de frangins (Alejandro et Estevan) originaire de Zurich, qui aime par dessus tout la guitare et dont le tout dernier album en date (le sixième et le premier pour moi) est un petit ravissement aussi instrumental qu'inattendu.

Intitulé 'Sonido Cósmico', produit et publié par Dan Auerbach des Black Keys, est un voyage onirique dans un monde fait de grandes étendues, qu'on imagine désertiques, et de soleil couchant sur des plaines arides à perte de vue. Et si l'on entend bien un peu de Mark Knopfler (ou de Dire Straits, c'est selon) sur les deux premiers morceaux, cet album est surtout latin jusqu'au bout des ongles, et sait trouver tout du long un bel équilibre entre une guitare qui donne le la, gère le tempo et les affaires courantes, et une seconde beaucoup plus libre, avec en sus quelques arrangements discrets ici et là. Un vrai beau disque de début de soirées estivales, fussent-elles pluvieuses.

Album : Sonido Cósmico
Année : 2024
Label : Easy Eye Sound

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Abuelita de Hermanos Gutiérrez est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Sonido Cósmico' de Hermanos Gutiérrez, voilà Low Sun :

mardi 21 novembre 2023

[Track of The Day] Jerry David DeCicca - New Shadows

Quelqu'un a dit un jour que le saxophone était la pire chose qui soit arrivée au rock'n'roll. Quand bien même, Jerry David DeCicca n'en a cure et en a mis sur son nouvel album, l'intriguant 'New Shadows'. Intriguant parce qu'il prend le contre pied de son disque de 2018, le très beau et apaisant 'Time The Teacher'. Et parce qu'il a un côté « mauvais goût » (totalement assumé) avec des moments cheap au possible et des sonorités datées que Jerry David DeCicca chante d'une voix trainante et pâteuse qui hésite entre le chant et le parlé.

Et pourtant ? Hé bien ça marche. Sans doute trop calme dans l'ensemble pour véritablement emballer totalement (alors que New Shadows, en écoute aujourd'hui, est une sacrée chanson d'ouverture), tout se tient tout de même ici, dans une sorte de mélange entre les moments soft de Dire Straits et les Bob Dylan et Leonard Cohen des années 80, où se côtoient saxophone, trompette - pas des plus vilaines d'ailleurs, trombone, clarinette, synthé et la toute la panoplie liée aux eighties.

Quelqu'un a dit un jour que le saxophone était la pire chose qui soit arrivée au rock'n'roll. Jerry David DeCicca n'est pas de cet avis. Et très franchement, il a plutôt raison.  

Album : New Shadows
Année : 2023
Label : -

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, New Shadows de Jerry David DeCicca est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson réussie de 'New Shadows' de Jerry David DeCicca, voilà Sing et ses riffs so années 80 : 

Le clip de New Shadows, single de l'album du même nom de Jerry David DeCicca :