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lundi 29 septembre 2014

[Track of The Day] Avi Buffalo - Think It's Gonna Happen Again

Quatre ans après un premier album remarqué, retour d'Avi Buffalo, le groupe mené par Avi Zahner-Isenberg. 'At Best Cuckold' ou un disque d'une belle tenue et réussi.

En 10 chansons (et 36 mns), Avi Buffalo fait une revue de la pop actuelle ou tout au moins récente : du Death Cab for Cutie (une voix qui se rapproche de celle de Ben Gibbard sur So What notamment), des fulgurances qui font - plus que - penser à la grande Elenaor Friedberger (évident Think It's Gonna Happen Again, en écoute aujourd'hui), et d'autres qui rappellent indéniablement Sufjan Stevens (la mélodie de Overwhelmed with Pride a quand même plus que quelque-chose de John Wayne Gacy Jr). Le tout avec quelques élans hero-rock (Oxygen Tank, Memories of You) pas désagréables, mais surtout piano, cordes et cette belle voix, très haute et qui caresse les compositions.

Un ensemble donc très consistant, malgré des références appuyées, et qui fait de ce 'At Best Cuckold' le mètre étalon d'Avi Buffalo (vous me direz, avec 2 albums...). Et un joli classique de cette année 2014.

Album : At Best Cuckold
Année : 2014
Label : Sub Pop

Acheter



En plus de Think It's Gonna Happen Again, So What, chanson qui ouvre 'At Best Cuckold' est en écoute ici :


Memories of You est la seconde chanson de l'album d'Avi Buffalo. Et en écoute ci-dessous :



Enfin pour finir, le clip de So What, le premier single de 'At Best Cuckold' :


mercredi 15 janvier 2020

[Track of The Day] Avi Buffalo - Skeleton Painting

Plus qu'une envie d'ailleurs ou de la lassitude, c'est donc sans doute bien un burn-out qui avait poussé en 2015 (et après deux très jolis albums, voir ici et ) Avigdor Zahner-Isenberg à mettre la clé sous la porte de son avatar artistique Avi Buffalo.

Car depuis, l'originaire de Long Beach est revenu sur sa décision et sur les radars, mais en prenant son temps et de façon éparse, comme s'il voulait mieux contrôler le tempo.

En résulte un 3è album bizarre d'Avi Buffalo fin 2017, un avec Ari Prado l'an passé et quelques singles, disséminés de temps en temps, dont le dernier montre une sacrée progression et un retour à une pop des plus classieuse. Skeleton Painting est en effet une longue chanson ambitieuse, menée à grands renforts d'orchestration, lovée dans un écrin très seventies.

Album : -
Année : 2019
Label : -


En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), Skeleton Painting d'Avi Buffalo est également en écoute ci-dessous :



lundi 3 janvier 2011

Top 50 'Albums 2010': 50-31



Après une semaine de noël et de réveillon à bourlinguer d'Ardèche en Bretagne, suite et fin des traditionnels top de fin d'année. Des tops qui ont continué d'affluer pendant la semaine, notamment celui de Dans Le Mur du Son (auquel je n'aurais pas participé, perdu que j'étais au fin fond des Côtes d'Armor), de Feu à Volonté (singles cette fois), de Francky de Muzik&Cultures ou de La tête à Toto. Et pendant ce temps là, Des Chibres et des Lettres nous aura pondu pour sa part un Flop 2010.

Quant à ce blog, après le top Ep et autres 7", après un top 50 singles, place maintenant au top 50 albums, comme chaque année, divisé en trois parties.
Il est à noter qu'au bas de chaque article, vous retrouverez un lecteur grooveshark proposant une chanson de chacun des albums évoqués au-dessus. Et au bas de chaque chronique, un petit plus vous emménera vers une chronique, d'ici ou d'ailleurs, si vous voulez en savoir plus.

La première partie débute maintenant, en tout cas, juste après vous avoir souhaité mes meilleurs vœux pour l'année qui s'ouvre.

Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 'Albums 2010': 30-11
Top 50 'Chansons/Singles 2010'
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010


50. Clogs – The Creatures in the Garden of Lady Walton [Brassland]
'The Creatures in the Garden of Lady Walton' est un disque aussi réussi que les précédents de la part de Clogs mais qui voit le groupe évoluer sans se fourvoyer en invitant un instrument très rare jusque là chez eux : la voix. Résultat très convaincant où les guests n'accaparent pas l'attention mais mettent encore plus en lumière la musique, la chose primordiale chez Clogs.
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49. Canasta – The Fakeout, the Tease and the Breather [-]
Découvert grâce à feu Bopper, Canasta est un groupe de Chicago qui aura sorti en 2010 son deuxième album... toujours à sa façon vu que le groupe n’est incroyablement pas signé. Pourtant leur pop qui sait être aussi épique qu’intimiste a de quoi ravir plus d’une oreille. Car il y a ici plus d’une belle chanson et de refrains à fredonner que sur beaucoup d'albums encensés ici et là.
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48. The Bamboos – 4 [Tru-Throughs]
Originaire de Melbourne, The Bamboos aligne, dans un déluge de cuivres, des titres aussi bien uniquement instrumentaux que chantés par la belle voix de Kylie Auldist. Naviguant entre soul et funk, tirant son inspiration de décennies cultes pour le genre (Like Tears In Rain n’aurait pas fait tâche sur les compilations 'Motown Dance Party', tant son rythme est une euphorique invitation à la danse) est une belle découverte qui ne s'estompe pas malgré les écoutes.
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47. Cabins – Bright Victory [Ivy League]
Quatuor australien, les Cabins auront fait pour leur premier sortie discographique, dans le court mais l’incisif. Un album à la basse bien présente et qui n'hésite pas à aller autant dans le rock que dans le blues pour mieux imposer une ambiance lourde dans ses morceaux. Avec toujours un vrai souci.
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46. Avi Buffalo – st [Sub Pop]
Premier album pour Avi Buffalo, groupe originaire de Long Beach. Un disque alternant entre chansons pop-folk plutôt classique et pop capable d'élans inattendus, presque à tiroirs (notamment sur les deux derniers morceaux). Un groupe qui fait penser, notamment à cause de la voix qui survole l’album, à une version pop-folk de MGMT. Belle découverte.
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45. Allo Darlin’ – st [Fortuna Pop!]
Cette découverte, je la dois à Discobloguons qui aura su se montrer suffisamment persévérant. Et il aura bien eu raison. Pas ébouriffante aux premières écoutes mais rapidement rafraichissante comme tout, leur twee-pop (c’est l’année) est quand même du meilleur effet, portée qu’elle est par une bien jolie voix.
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44. Laura Veirs – July Flame [Bella Union]
C’est qu’on aurait presque oublié que Laura Veirs a publié un album en 2010. Et pourtant, il mérite le détour. Un album simple, globalement acoustique bien que largement arrangé. Alors certes, un album de miss Veirs, c’est peu ou prou la même chose que les précédents. Mais ‘July Flame’ est, justement, un beau retour de flamme de la part de l’américaine. Et puis pouvons nous décemment nous plaindre d’avoir à disposition autant de belles compositions ? Non. Donc on prend. Et plutôt deux fois qu’une.
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43. Erik Arnaud – L'Armure [Matrice]
Copain de cordée de Florent Marchet, Erik Arnaud reprend sa carrière discographique personnelle. Tout au long des 10 chansons de l'album, très sombres, Erik Arnaud rappelle à nos oreilles autant l’univers d’une certaine idée de la chanson/du rock français (Dominique A, Miossec) que la voix de Bertrand Cantat (certaines intonations de Nous Sommes sont saisissantes), tout en gardant une proximité artistique avec Florent Marchet (une mélodie par-ci, un texte par là).
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42. Eluvium – Similes [Temporary Residence]
Après un coffret aussi hors de prix que magnifique, Eluvium, un des maitres des chansons éthérées et ambiantes, revient avec un nouvel album qui marque une rupture avec ses précédentes livraisons. Matthew Cooper se met effectivement à chanter, et il le fait plutôt bien d’ailleurs. Mais loin de s’enorgueillir de cette nouvelle orientation, Eluvium laisse ici la musique au centre de tout, sa voix n’étant qu’un ajout et un atout de plus à apporter aux chansons de ce décidément talentueux bonhomme.
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41. Tom McRae – The Alphabet of Hurricanes [Cooking Vinyl]
Pendant longtemps, le seul album vraiment valable de Tom McRae a été son premier. Depuis, le britannique allait de déception en déception, édulcorant chaque fois un peu plus ce qui faisait le sel de ses compositions. ‘The Alphabet of Hurricanes’ casse la spirale infernale dans laquelle Tom McRae s’était installé et prouve que notre homme a du talent. Sombre et mélancolique, cet album montre un Tom McRae inspiré, triste comme la pluie et qui semble avoir retrouvé son stylo magique.
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40. Black Mountain – Wilderness Heart [Jagjaguwar]
Produit, entre autres, par Randall Dunn (producteur notamment de Sunn o))), Boris ou Earth), 'Wilderness Heart', troisième album des Black Mountain, aura été une bonne surprise tant leur second disque m’avait déçu. Jouant moins la carte de l’exercice de style comme avant, le combo de Vancouver séduit immédiatement avec son rock stoner et psychédélique. Une sorte de rencontre entre les Queens of The Stone Age et les Stooges, les claviers vintage en plus.
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39. Math and Physics Club – I Shouldn't Look As Good As I Do [Matinée]
Coincés et à l’étroit dans leur coccinelle bleue, Math and Physics Club est le type de groupe pour lequel il est très facile de tomber sous le charme : bluettes genre Belle and Sebastian, folk-pop innocente et légère, compositions optimiste et lumineuses. Mais ne croyez pas qu’il s’agit ici d’un disque facile et interchangeable : on ne tombe pas aussi fou d’un album de ce genre là comme ca.
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38. Johnny Cash – American VI: Ain't No Grave [American]
Sixième et dernière sortie des collaborations entre Johnny Cash et Rick Rubin, ‘American VI: Ain't No Grave’ est tout sauf le raclage de fonds de tiroir de trop. Car, bien que très proche de ses dernières heures, Johnny Cash dans son style inimitable, arrive par le biais de nouvelles compositions ou de reprises opportunes, à faire vibrer les cœurs. La mort n’est pas loin et rôde autour de cet album. Et pourtant il semble qu’elle n’arrivera jamais à son but tant la force des interprétations de Cash est inaltérable.
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37. Le Futur Pompiste – st [Shelflife]
Derrière ce nom un peu idiot se cache un groupe finlandais que j’avais découvert un soir de discussion dans un salon plein d’oiseaux bleus en 2003. Depuis cette époque et malgré la qualité de leur premier album, rien. Sept ans plus tard, je retombe sur ce groupe au hasard d’une news quelconque. Le Futur Pompiste n’a rien perdu de sa qualité de compositions, sorte de Stereolab a-like. Bien au contraire.
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36. Florent Marchet – Courchevel [Nodiva]
Allongé sur une peau de bête, affublé d’une fine moustache que n’auraient pas reniés certains footballeurs allemands des années 80, Florent Marchet serait-il tombé du côté obscur de la force, à n’être qu’une caricature de ce qu’il souhaite se moquer ?
Que neni ! Disque court, ‘Courchevel’ est empreint à nouveau de belles chansons aussi touchantes que grinçantes, au-dessus desquelles plane toujours cette vision désabusée (ou presque) de la vie. Et prouve s’il en était besoin que Florent Marchet reste un artiste majeur français.
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35. Ólafur Arnalds – ... And They Have Escaped The Weight Of Darkness [Erased Tapes]
Ólafur Arnalds aura été en 2010 une découverte. Un soir de journée ratée, je suis tombé chez Kris sur une chanson de cet album et j’ai été subjugué : compositions mélancoliques et déchirantes sur lit de cordes, le tout menées par un piano aussi omniprésent que discret. ‘... And They Have Escaped The Weight Of Darkness’ est un album sublime mais triste. Et Ólafur Arnalds le pendant pop de Max Richter.
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34. Laura Marling - I Speak Because I Can [Virgin]
Faisant tourner les têtes de pas mal de groupes (Noah and The Whale il y a quelques années, Mumford and Sons aujourd'hui), Laura Marling n’est en rien une arriviste. Mais une artiste accomplie dont les diverses sorties discographiques de cette année m’auront stupéfié un peu plus. ‘I Speak Because I Can’ a été la première de celles ci. Un album fade de prime abord mais qui se dévoile rapidement, porté par la voix forte de Laura Marling. Et puis quelqu’un qui ose reprendre avec tant de justesse Jackson C. Frank ne peu être que quelqu'un de bien.
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33. Baths - Cerulean [anticon]
Si l’on met de côté Why ?, ca faisait presque un moment que je n’avais pas été touché par un disque de chez anticon. Nouvelle signature d’anticon, Baths est en tout cas le genre de disque qui donne envie de se lover dans une piscine de coton. Et, accessoirement, la rencontre de Daedelus et de The Avalanches, avec un brin d'Animal Collective au-dessus de tout ca.
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32. Villagers - Becoming a Jackal [Domino]
A l'époque, première écoute, je n’avais pas du tout été emballé. Et puis devant des avis dithyrambiques, j’ai ressayé. Et je suis tombé plus que sous le charme. Le premier album de Villagers (Conor O'Brien à la ville, irlandais de son état, aperçu chez The Immediate) est vraiment superbe. Des compositions et des mélodies touchantes qui ne tombent jamais dans le pathos, le tout entouré d’une production bien ronde comme il faut. Sacrés débuts !
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31. Madlib – Madlib Medecine Show [Madlib Invazion]
Producteur émérite et défricheur musical professionnel, Madlib s’est lancé à la fin 2009 dans un projet un peu fou : sortir douze compilations/mix-tapes à sa sauce, traitant à chaque fois d’un thème musical défini : musique brésilienne, africaine, reggae, disco, etc… le tout, à la sauce Madlib, forcément.
S’il ne réussit pas son pari d’en sortir douze (neuf compilations ont «seulement» vu le jour pour le moment), artistiquement c’est de haut niveau. Pas tout le temps certes, mais globalement ces compilations ‘Madlib Medecine Show’ sont ambitieuses, détonantes, rarement ennuyeuses et proposent là un véritable voyage musical. Et dans le genre GO de luxe, on ne pouvait rêver mieux que Madlib.
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Et pour finir donc, un lecteur permettant d'écouter un morceau de chacun des 20 albums présentés ci-dessus :




mardi 18 janvier 2011

Net Emergence 'Janvier 2011': A Fight for Love, Alaska Square, Phantom Buffalo



Après quelques vacances bien méritées, retour de Net Émergence, l'utopie musicale de Valery. Au programme pour cette session de janvier et première de l'année 2011, quatorze groupes aux genres une nouvelle fois divers. Ici du post-punk, là du rock marqué 90s, dans le coin du rock français à la Dolly. Globalement, une édition relevée avec des groupes qui auront chatouillés plus qu'agréablement mes oreilles.
Au final, et après moultes palabres, il y a donc eu (il faut bien trancher) un vainqueur et deux groupes pas loin d'emporter la mise. Présentation du podium.



Médaille de bronze: Phanthom Buffalo
Groupe découvert au 3è étage d'une maison de disque à l'époque de leur 'Shishimumu', Phantom Buffalo qui ne m'avait pas du tout touché à l'époque.
Mais on m'a dit l'an passé (et notamment Micka Choisi) que leur nouvel album valait le coup d'oreille. N'ayant pas pu le faire avant la fin d'année, séance de rattrapage. Et au final, c'est plutôt sympathique. Ça ne me retourne pas, j'avoue avoir du mal avec la voix mais mélodiquement ils sont plutôt présents.
Il aurait été dur à mes yeux d'en faire les vainqueurs de l'édition de janvier tant leur présence chez Rough Trade et les chroniques qu'ils ont pu récolter ici ou là depuis quelques semaines/lois en font peut-être plus qu'un groupe émergent. Mais leur présence sur le podium est plutôt logique.
Myspace


Médaille d'argent: Alaska Square


Pour le coup, Alaska Square est vraiment un groupe émergent. Parisien, il aura même été mon vrai coup de cœur de la sélection.
Alaska Square est un groupe qui a écouté Radiohead. Beaucoup écouté même. Sauf que plutôt que se plonger dans la discographie récente des Oxford Men chiante comme c'est pas permis, Alaska Square va prendre son influence du côté des premiers albums, notamment 'The Bends'.
Il y a sur ce 'Cosmodrive Ep' de vraies chansons et un vrai travail. Surtout, on a là un groupe qui n'hésite pas à lâcher la bride de ses guitares et trousser quelques mélodies bien tuantes. A découvrir, rapidement!
Bandcamp ('Cosmodrive Ep' en écoute complète et gratuite)
Crédits photo: Alex de La Forest


Médaille d'or: A Fight for love
Mais les grands vainqueurs de l'édition de janvier 2011, ce sont d'autres parisiens, les A Fight for Love. A la lecture de leur myspace précisant «Tropicale/Visual» dans l'onglet genre, j'ai eu peur: allait-on avoir droit à un ersatz français des affreux Vampire Weekend?
A part quelques secondes disséminées à quelques coin de certaines chansons, la réponse est non. A Fight for Love est une très belle découverte et qui a du cachet. Ils me font penser à un mélange entre MGMT et Avi Buffalo avec leurs belles chansons pop. Lonely Lions par exemple est un titre surprenant: il démarre comme quelque chose d'anodin et en deux temps trois mouvements, A Fight for Love emballe le tout. Chapeau!
Myspace


Pour finir, n'hésitez pas à aller écouter le reste de la sélection, en cliquant ici, car il y a là aussi de bien belles choses.

mercredi 21 janvier 2015

Bilan 2014 : « Albums » (50-31)



Si tout avait été normal, ce top albums de l'année 2014 aurait du voir le week-end du 10 janvier. J'avais pris un peu de retard après les top «formats courts » et « chansons ». Et puis il est arrivé ce qui est arrivé et j'avoue que j'ai eu du mal à encaisser le choc, comprendre et parler d'autres choses.

Mais bon, il faut bien repartir de l'avant. Quand bien même Cabu, Wolinski, Charb et les autres. Ainsi donc, passons maintenant à la partie consacrée aux meilleurs albums (selon votre serviteur évidemment) de 2014, le tout en trois parties comme le veut la tradition : du numéro 50 au 31, du numéro 30 au numéro 11. Et enfin les 10 premiers.

Avant cela, quelques liens de sites amis (ou non) sur lesquels je vais souvent poser mes yeux et mes oreilles :

Ainsi donc, après le top « 7", 12", Ep & Compilation » et le top « Chansons » (toujours en écoute), passons au top albums avec ces cinquante disques qui auront rythmés mon année de diverses façons.

Première partie aujourd'hui avec les 20 « derniers » (je n'aime pas ce terme tant ces 50 disques comptent tous pour moi), avec des groupes pop au futur succès public, un barbu en pleine renaissance, des japonais bruyants, un français eighties, des canadiens furieux, des écossais toujours brillant, un gallois excentrique et un lyonnais de Roubaix.

Au bas de chaque disque, vous trouverez un lien vers une chronique de l'album en question (d'ici mais souvent d'ailleurs) ainsi qu'un lien renvoyant vers un magasin en ligne au prix très compétitif pour acheter le disque. Car oui, écouter de la musique, c'est bien, acheter des disques c'est bien aussi.

Également, au bas de ce long papier, un lecteur multimédia présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous. Bonne(s) écoute(s). Et n'hésitez pas à rajouter vos tops en commentaires !

Pour rappel :



50. Black English - No [Arts & Crafts]
Jusqu'à peu, le groupe s'appelait 'No'. L'album 'El Prado'. Et puis une confusion avec un jeune groupe punk de Los Angeles a forcé le groupe à changer et à devenir les Black English. Découvert en première partie de Yann Tiersen il y a quelques mois de cela, Black English est un sextet, sorte de mélange entre The National (pour la voix profonde qui a quelques airs de Matt Berninger) et Coldplay (avant que ceux-ci aillent se prostituer auprès de tout ce qui existe de plus dégueulasse dans l'industrie musicale actuelle). Un premier essai consistant, déroulant régulièrement quelques chansons très efficaces. Le charisme du chanteur Bradley Hanan Carter aidant, on devrait entendre parler de ce groupe assez rapidement.



49. Arthur Beatrice - Working Out [Polydor]
Premier album pour ce groupe découvert il y a 2 ans en première partie de Beach House, Arthur Beatrice n'en finit pas de me séduire. On ne criera pas au génie, mais ce premier album des londoniens est dans la lignée de leur Ep de l'an passé. Pop, belles mélodies, ambiance ouatée, et quelques sonorités électroniques pour donner du corps à l'ensemble. Séduisant disais-je.



48. The War on Drugs - Lost in the Dream [Secretly Canadian]
Dans la foulée de Mark Kozelek, The War on Drugs est devenu le nouveau groupe qu'il est de bon ton de détester en 2014. Affublés de surnoms débiles comme « Dire Straits des années 2010 », les américains auront pourtant sorti un disque sûr de lui cette année. Évidemment les guitares trainent parfois en longueur, évidemment, il y a ici un côté rock héroïque. Mais les compositions et les chansons sont là. Et c'est quelqu'un qui chérit le live de Dire Straits 'On The Night' plus que de raisons qui vous le dit : il n'y a rien de Dire Straits dans cet album.



47. Twin Peaks - Wild Onion [Grand Jury]
Aveu terrible : je n'ai jamais jeté le début d'un œil sur Twin Peaks. Internet étant mon ami, j'aurais sans doute l'occasion prochainement de me rattraper, David Lynch ayant annoncé la reprise de sa série mythique pour 2016.
Le seul Twin Peaks que je connais vient de Chicago et est un quatuor d'indie rock aux allures de groupe punk. 'Wild Onion' est leur deuxième album (en 2 ans) ; avec seize chansons au programme. Rien de bien révolutionnaire mais une belle réjouissance à écouter les chansons courtes et concises (quatre seulement de plus de 3mns) de ce qui ressemble bien à de jeunes branleurs, mais talentueux.



46. Jessica93 - Rise [Teenage Menopause]
Avec son nom qu'on dirait tout droit sorti d'un chat caramail, Jessica93 n'a pourtant rien d'une gamine qui vous aurait accosté par un « ASV ? ». Geoffroy Laporte, l'homme qui se cache derrière Jessica93 (il fait tout), est plutôt du genre à balancer des pralines dans les oreilles de ses auditeurs. Entre shoegaze, cold-wave, boite à rythme et guitares bouclées. Avec le saint patronage des Cure.



45. Allah Las - Worship The Sun [Innovative Leisure]
Quatuor californien, Allah-Las aura confirmé en 2014 les jolis espoirs que l'on plaçait en eux il y a 2 ans à la sortie de leur premier album. Gardant la même ligne de conduite, les Allah-Las continue de plonger leur musique au sein des années 60, mélangeant habilement garage-rock et pop ensoleillée. Rétro sans l'être, les Allah-Las deviennent une valeur sûre.



44. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra - Fuck Off Get Free We pour Light on Everything [Constellation]
Quatre ans après leur dernier album, deux ans après leur dernier Ep en date, la bande d'Efrim a enfin eu envie de donner de plus amples nouvelles. En résulte un 'Fuck Off Get Free We pour Light on Everything' puissant et porté par une chanson délicieuse et pleine de frissons dans la plus pure tradition Silverienne (What We Loved Was Not Enough). La reformation de Godspeed You Black Emperor semble les avoir remis dans le bon sens après un 'Kollaps Tradixionales' plutôt faiblard. Tant mieux.



43. I Love You But I've Chosen Darkness - Dust [Monopsone]
Deux albums et un Ep en 13 ans d'existence, on ne peut pas dire que les texans de I Love You But I've Chosen Darkness soient prolifiques. Ainsi, 8 ans après premier album 'Fear is On Our Side', voilà le retour du quatuor. Dans la droite lignée de son premier album. Post-punk toujours élégant, aux compositions entre gris clair et sombre obscur. Et avec toujours la même grâce.






42. Current 93 - I Am the Last of All the Field That Fell (A Channel) [The Spheres]
A l'instar de Michael Gira, David Tibet continue sa carrière avec grandeur et sans décadence. Auteur ces dernières années d'albums somptueux l'ayant remis en selle (voir ici ou ), David Tibet, ses Current 93 et sa pelletée d'invités (de Nick Cave à John Zorn en passant par James Blacksaw et Antony Hegarty d'Anthony and The Johnsons), remetten le couvert pour une nouvelle descente poétique dans les noirceurs de l'âme, avec de longues chansons (une moyenne de 6 minutes) avec le piano toujours et évidemment en pièce centrale. Sombrement beau.



41. Arandel - Solarispellis [InFiné]
Petit prodige français de l'électro mais très discret, on ne sait pas qui est Arandel. Mais ceci importe peu. Car 4 ans après un 'In D' envoutant, le voilà de retour, toujours chez InFiné, pour un hommage aux années 70.
Comme pour le précédent album, Arandel se donne une grande ambition : n'utiliser que des instruments classiques et autres synthés analogiques. Contrainte qui n'en est pas une tant ce nouvel album semble habité. Bien que différent, 'Solarispellis' n'est peut-être pas du niveau d''In D' mais on n'en est toutefois pas très loin.



40. Fear of Men - Loom [Kanine]
Indie-pop qui aime les guitares, Fear of Men est un groupe à côté duquel j'étais passé l'an passé. Rattrapage en 2014 avec 'Loom', deuxième album du quatuor de Brighton, très réussi, sorte de synthèse entre The Magnetic Fields et Broadcast sur beaucoup de titres. Décidément, ces jeunes anglais ont tout pour plaire.



39. Ought - More Than Any Other Day [Constellation]
Premier album pour les canadiens de Ought, et sortie directe chez Constellation, excusez du peu. Pétri d'influence (Talking Heads par ci, The Fall par là), 'More Than Any Other Day' est avant toutes choses un premier album décapant de post-punk aux morceaux longs et travaillés. Et quitte à faire une analogie bêtasse, je dirais que Ought est l'alter-ego post-punk de Clap Your Hands Say Yeah (évidemment, la voix y est pour beaucoup, mais quand même).



38. Avi Buffalo - At Best Cuckold [Sub Pop]
En 10 chansons (et 36 mns), Avi Buffalo fait sur son deuxième album 'At Best Cuckold' une belle revue de la pop actuelle ou tout au moins récente : du Death Cab for Cutie par-ci, du Elenaor Friedberger par là, et du Sufjan Stevens au milieu de tout cela (évident Overwhelmed with Pride). Le tout avec quelques élans hero-rock (Oxygen Tank, Memories of You) pas désagréables, mais surtout piano, cordes et cette belle voix, très haute et qui caresse les compositions. Joli classique de 2014.



37. Champs - Down Like Gold [PIAS]
Originaire de l'île de Wight où Dylan is Dylan et che Viva Donovan, les frères Champion (d'où le Champs) font dans la pop joliment ouvragée sans pour autant négliger quelques passages plus fok. Leur premier album 'Down Like Gold' est un beau premier jet qui devrait plaire à tous les amoureux de belle pop. Mieux, les deux frangins semblent être des rapides : leur prochain album est prévu pour dans quelques semaines.



36. Shellac - Dude Incredible [Touch & Go]
Sixième album pour le groupe de Steve Albini, Bob Weston et Todd Trainer. Et il aura fallu attendre 7 ans. Il faut dire que les Shellac prennent leur temps et surtout n'ont pas vraiment de plan de carrière arrêté et décident d'enregistrer quand l'envie est là. Tant mieux, car à chaque fois, le choc est aussi frontal que délicieux. Shellac ne change pas son fusil d'épaule. Et pond là un disque plus math rock que jamais, évidemment produit au cordeau.



35. MONO - The Last Dawn / Rays Of Darkness [Pelagic]
Difficile de dissocier ces deux albums - parus simultanément - de MONO, les 8è et 9è des japonais. Difficile car ils ne font véritablement qu'un. Que ce soit sur 'The Last Dawn' ou 'Rays of Darkness', pourtant présentés comme le yin et le yang, tout n'est que noirceur et mélancolie, comme toujours avec MONO, avec guitares aux riffs rageurs, fûts martelés avec précision et force, et même voix caverneuse. Mais les japonais savent s'adonner aussi au calme, certes sans volupté, avec des passages très Godspeed You ! Black Emperor (magnifique Surrender). Grands crus.



34. Amen Dunes - Love [Sacred Bones]
Damon McMahon (aka Amen Dunes) aura été une de mes découvertes de 2014. Sur son quatrième album 'Love', aidé de quelques Ice Age, Colin Stetson et d'Efrim de Thee Silver Mt. Zion, l'américain égrène ses chansons longues, folk et psychédéliques, lorgnant parfois même sur des titres plus rock. Ajoutez à cela une production pleine d'écho, et vous obtenez un disque obsédant.



33. Gruff Rhys - American Interior [Turnstile]
Existe t-il aujourd'hui un artiste comme Gruff Rhys ? Que ce soit sur cet album (ou l'histoire fantasmée de John Evans parti à la recherche du Prince Madoc, gallois qui aurait découvert l'Amérique 300 ans avant Christophe Collomb) ou sur scène (dans un show drôle, parfois même hilarant, où le gallois est capable de tenir un auditoire avec une simple gratte acoustique et quelques 45-tours), la question se pose clairement. Chapeau Mister Rhys.



32. The Twilight Sad - Nobody Wants To Be Here and Nobody Wants To Leave [Fat Cat]
Le meilleur groupe écossais depuis quelques années confirme qu'il est bien le meilleur groupe écossais depuis quelques années (je ne peux faire plus clair).  Sombre et nerveuse, leur musique l'est toujours autant, se déclinant en guitares rugueuses, batterie martelée avec un rythme implacable et basse métronome. Et non content d'avoir signé un des disques de l'année, ils peuvent se targuer d'avoir le plus bel artwork de 2014. Easy, comme souvent avec eux.



31. Eels - The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett [E Works]
En 1996, comme tout mon lycée, j'étais tombé en pâmoison devant le premier album de Eels, 'Beautiful Freaks', l'album au bébé avec des yeux énormes. J'avais suivi la suite de ses aventures d'un peu plus loin, avant de lâcher progressivement, lassé. Et puis est arrivé cet album, 'The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett'. Un disque d'une douceur et d'une noirceur à ne pas écouter quand le moral est dans les chaussettes. Mais un disque beau. Mais triste, on n'a pas idée.

Comme promis, un lecteur multimédia présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Bonne(s) écoute(s) !


samedi 3 janvier 2015

Bilan 2014 : Top 50 « Chansons »



Après un Top 15 « 7", 12", Ep & Compilation », place à la seconde partie de ce bilan de l'année musicale, avec cette fois la partie « Chansons ». Top « Chansons » et pas « Singles », vu que s'attarder uniquement sur les morceaux sortis en singles, c'est un peu restreindre le faisceau. Et surtout, cela ne correspond pas forcément à ce qui m'aura marqué tout au long des 12 derniers mois.

Mais avant de présenter ce classement, continuons notre plongée dans les tops de blogs (ou non) voisins :


Cinquante chansons donc, comme le veut la tradition dans ces pages. Un numéro 1 qui a 30 ans, un numéro 2 qui est sans aucun doute le meilleur titre français de l'année, un numéro 3 lettré et féroce. Ajoutez à cela une reprise formidable par ci, des confirmations par là, du hip-hop parfait, des chansons belles à pleurer, deux très longs morceaux formidables, d'autres venant sauver des albums très moyens (pour être poli), il y a ici tous les titres qui auront rythmés mon année 2014, et sans conteste les années à venir.

Évidemment, présenter un tel classement sans permettre d'écouter les dites chansons n'aurait aucun sens. Vous trouverez donc en bas un lecteur streaming avec les 50 morceaux en question, présentés forcément du numéro 1 au numéro 50. Bonne(s) écoute(s) !





50. SNGPR - Paris SA [-]
49. Fear of Men - Descent [Kanine]
48. Papercuts - Still Knocking At The Door [Easy Sound Recording Co.]
47. Sharon Van Etten - Afraid of Nothing  [Jagjaguwar]
46. Erland and The Carnival - Quiet Love [Full Time Hobby]

45. Sophia - It's Easy To Be Lonely [-]
44. Amen Dunes - Rocket Flares [Sacred Bones]
43. Parquet Courts - Instant Disassembly [What's Your Rupture?]
42. The Callstore - The Letting Go [Talitres]
41. Action Dead Mouse - I Nomi Delle Ossa [-]

40. MONO - Recoil, Ignite [Pelagic]
39. Stephen Malkmus and The Jicks - Lariat [Domino]
38. Ariel Pink - Put Your Numer In My Phone [4AD]
37. Jim Putnam & Mickaël Mottet - Let Be [We Are Unique Records]
36. Avi Buffalo - Overwhelmed with Pride [Sub Pop]

35. Alvvays - Archie, Marry Me [Polyvinyl]
34. Black English - Another Life [Arts & Crafts]
33. Clap Your Hands Say Yeah - Coming Down (feat. Matt Berninger) [Xtra Mile Recordings]
32. Foxygen - How Can You Really [Jagjaguwar]
31. Bisoph Allen - Start Again [Dead Oceans]

30. We Are Catchers - Richer Man [Domino]
29. Will Stratton - Gray Lodge Wisdom (feat. the Weather Station) [Talitres]
28. Allo Darlin' - Bright Eyes [Fortuna Pop]
27. Florent Marchet - Ma Particule Élementaire [PIAS]
26. Ed Harcourt - The Saddest Orchestra (It Only Plays For You) [CCCLX]

25. NehruvianDoom - Great Things [Lex Records]
24. Future Islands - Seasons [4AD]
23. Caribou - Can't Do Without You [City Slang]
22. The Creases - Static Lines [Liberation Music]
21. Dominique Dalcan - Sometimes [PIAS]

20. Mogwai - Teenage Exorcists [Action Rock]
19. Israel Regardie - Eternal Light [-]
18. Cheveu - Madame Pompidou [Born Bad Records]
17. Rivulets - Ride On, Molina [Jellyfant Records]
16. Cunninlynguists - Drunk dial (feat. Murs and Grieves) [APOS Music]

15. Gulcher - The Wittiest Games [Without My Hat Records]
14. The Pains of Being Pure at Heart - The Asp In My Chest [Fierce Panda]
13. Jeremy Messersmith - It's Only Dancing [Glassnote]
12. Spoon - New-York Kiss [-ANTI]
11. Damien Rice - It Takes a Lot to Know a Man [WEA]

10. The Notwist - Kong [City Slang]
09. Sufjan Stevens - A Little Lost (Arthur Russell Cover) [Yep Roc.]
08. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra - What We Loved Was Not Enough [Constellation]
07. King Creosote - Miserable Strangers [Domino]
06. Pain Noir - Requin Baleine [Microcultures]

05. Public Access T.V. - In The Mirror [Gudrun Records]
04. Emily Browning - God Help The Girl [Milan]
03. Sage Francis - Vonnegut Busy [Strange Famous Records]
02. Paradis - Garde Le Pour Toi [Barclay]
01. Michael Jackson - Love Never Felt So Good [Epic]


  






Et comme promis, vous trouverez ci-joint un lecteur compilant ces 50 chansons, de la numéro 1 à la numéro 50. Parce que écouter de la musique avec les yeux, ça va un moment :