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mardi 19 février 2013

[Track of The Day] Kurt Vile - Wakin On A Pretty Day

Après un sublime 'Smoke Ring for My Halo' en 2011, le chevelu à la voix trainante et à la guitare bluesy Kurt Vile va continuer ses petits voyages en 2013. Et de voyage il sera question à écouter Wakin On A Pretty Day, longue balade mélancolique de plus de 9 minutes où l'on navigue entre volutes de fumées et grands espace (si j'avais lu 'Sur La Route' de Jack Kerouac, j'aurais peut-être osé une analogie débile, mais comme ce n'est pas le cas, je vais m'abstenir gentiment).

Kurt Vile a beau chanter « yeah yeah yeah » sur une longue partie de ce Wakin On A Pretty Day, à aucun moment la beauté de l'ensemble fait place à l'ennui. Le tout est rondement mené, les digressions de guitares arrivent avec plaisir, sans jamais en faire trop.

Wakin On A Pretty Day est tout même sacrément osée. Pas dans sa forme, non. Mais dans son choix. Car certes, Kurt Vile n'est pas un adepte des chansons de 3mns, clés en main, mais tout de même : proposer comme premier extrait d'un nouvel album ('Wakin On A Pretty Daze') une chanson de 9'30" est sacrément osé. Rien que pour cela, merci Matador.

Album : Wakin On A Pretty Daze
Année : 2013
Label : Matador

Achat


Wakin On A Pretty Day a également son "clip", qui a toutefois plus les allures d'un documentaire sur la création de la pochette de ce 'Wakin On A Pretty Daze' :



vendredi 6 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 30-11


Deuxième partie de ce top album 2011. Vingt autres disques qui auront marqué mon année de fort belle manière. Vingt albums aux univers divers mais à la qualité que je n'arrive pas à remettre en cause.

Mais avant de dérouler ces disques classés de la 30è à la 11è place, il est une nouvelle fois temps de présenter quelques autres blogs s'étant adonné à l'exercice du top:
Do Not Touch My Crossfader
Pichenettes
Ocean of Noise
I Know You've Come to Take My Music Away (30-21)
Domino Records Staff List
Muzik et Cultures
Dans Ton Culture

Ceci fait, lancer nous donc dans ces 20 nouveaux albums. Dont une chanson de chaque est disponible en écoute dans le lecteur grooveshark situé au bas de ce papier.
Bonne lecture et bonne(s) écoute(s).



30. Son Lux – We Are Rising [Anticon]
Je ne suis peut-être obsédé que par Sufjan Stevens, mais il me semble difficile de ne pas souvent penser à Sufjan Stevens à l’écoute du troisième album de Ryan Lott aka Son Lux. Sons cristallins et/ou électro sur nappes de cordes, mélodies qui divaguent et partent un peu dans tous les sens, pour un voyage en pleine lumière. Deuxième essai, deuxième réussite.
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29. J Mascis – Several Shades of Why [Sub Pop]
Non content d’avoir su reformer avec talent son Dinosaur Jr, non content d’en avoir profité pour sortir deux très bons disques comme si le temps n’avait pas d’emprise sur ce groupe, voilà t-y pas que J Mascis sort un album acoustique et enregistré sans batterie, où viennent à peine sonner quelques riffs dont notre homme est fan. ‘Several Shades of Why’ est une réussite, remplie de belles mélodies où Mascis semble trouver le juste ton à chaque fois. Et dans la course au meilleur disque de «légende de l'indie-rock qui débranche les amplis», J Mascis remporte sans problème devant la décevant dernière livraison de Thurston Moore.
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28. Radical Face – The Family Tree, The Roots [Bear Machine]
Si les pubs Nikon sont aussi réussies, c’est également grâce à Welcome Home de Radical Face. Un artiste qui malgré une notoriété naissante (bien que tardive) se retrouve… sans Morr Music, ces derniers l’ayant lâché pour on ne sait trop quelles raisons. Seul, Ben Cooper revient aux affaires avec tout d’abord le premier Ep de la série ‘The Bastards’ (voir ici) mais surtout un nouvel album ‘The Family Tree, The Roots’, dans la lignée de ce bijou qu’est ‘Ghost’. Peut-être pas aussi brillant que son prédécesseur, mais bien au-dessus de la mêlée d’une pelletée de groupe, où les fulgurances succèdent aux moments de pure grâce.
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27. Fucked Up – David Comes to Life [Matador]
Hardcore-punk jusque là, ces tarés de canadiens de Fucked Up mettent un peu d’eau dans leur vin et rendent leur musique moins radicale que par le passé. Tout cela reste relatif, mais il y a un côté plus classique dans leur son, bien que Damian Abraham continue de beugler comme c’est pas permis. Conçu comme un rock-opéra racontant l’histoire de David, garçon sans intérêt dont la vie change irrémédiablement lorsqu’il rencontre Veronica. Et dont la vie ne sera plus la même quand celle-ci décède dans une explosion. Dix-huit titres hurleurs, à l’efficacité immédiate. Jubilatoire. Et libérateur.
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26. L’Altra – Telepathic [Acuarela]
Moins éthéré que leur chef d’œuvre de 2002 ‘In The Afternoon’, ce quatrième album des chicagoans de L’Altra n’en reste pas moins une bien grande réussite. Remettant les choses dans le bon ordre après 6 ans d’inactivité et un troisième disque médiocre, L’Altra propose avec ‘Telepathic’ un album ouaté dans lequel de belles mélodies n’hésitent pas à venir se lover. De la pop qui vole, qui plane…
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25. Kim Novak – The Golden Mean [Kütu Folk]
Un des regrets de l’année, c’est de ne pas avoir parlé en ces pages de Kütu Folk, label clermontois, aux pochettes « faites main », et aux goûts très surs. La preuve avec la signature de Kim Novak pour leur second album ‘The Golden Mean’, dont l’artwork à ce je ne sais quoi de Manic Street Preachers. Délaissant les waves qui leur allaient bien, les Kim Novak partent dans une direction plus rock, qui prend autant à New-York qu’aux années 60. Un changement de trajectoire qui leur va bien.
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24. Ghostpoet – Peanut Butter Blues & Melancholy Jam [Brownswood Recordings]
Nominé au Mercury Prize (oui, je sais, pour ce que ça vaut), signé chez Gilles Peterson, Ghostpoet, producteur hip-hop/électro aux faux airs de Devonte Hynes, n’est pas forcément des plus abordables. En tout cas pour moi. De premières écoutes pénibles et puis au final, un disque qui sera revenu plus que fréquemment sur ma platine. Electro-hip-hop enregistrée dans le brouillard et entourée d’une voix rappelant furieusement les élans vocaux de Roots Manuva, ‘Peanut Butter Blues & Melancholy Jam’, au-delà de son sacré titre, est un grower comme on dit.
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23. Eleanor Friedberger – Last Summer [Merge]
A l’instar de son frère Matthew, la belle Eleanor Friedberger, chanteuse des Fiery Furnaces, s’est lancée en solo cette année. Et pour quel résultat ! ‘Last Summer’ est un album de pop parfait, comme savent le faire les Fiery Furnaces. Ici, ses chansons sont d’une simplicité folle et d’une efficacité du même acabit, allant droit au but plutôt que de prendre des détours idiots. Et la voix d'Eleanor porte tout cela sur ses frêles épaules. Classe.
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22. Lanterns on the Lake – Gracious Tide, Take Me Home [Bella Union]
Le nom d’un groupe est très important. Lanterns on the Lake n’aura pas pris le sien par défaut. Car il représente exactement ce que le sextet de Newcastle propose: un mélange de douceur et délicatesse, d’univers langoureux. Une pop aérienne, lumineuse, rêveuse, qui fait étalage de beauté, tout simplement. Une des plus belles découvertes de 2011 assurément. Et un album qui restera, à l’image du ‘In The Afternoon’ de L’Altra.
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21. Atmosphere – Family Sign [Rhymesayers]
La pochette est jolie. Et Atmosphere calme le jeu. En intronisant un guitariste et un clavier, le duo de Minneapolis popise son propos et la joue. Ici, pas de beats agressifs ou de flow ravageur. Non. Juste un album, ‘Family Sign’, apaisé, beau, excellemment bien produit, bien posé. Indie hip-hop de haute tenue.
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20. Nicolas Jaar - Space is Only Noise [Circus Company]
Au-delà du fait que le titre de l'album est extrêmement bien trouvé, 'Space is Only Noise' aura été une découverte et une belle surprise de 2011. Pour son premier effort, Nicolas Jaar compose là une musique électronique insaisissable, très organique, aux textures très travaillées, tout en y ajoutant sa voix et quelques samples bienvenus. D'ailleurs, l'introduction, bien que dans un style différent, rappelle énormément l'intro de 'Lift Your Skinny Fists to the Sky Like Antennas to Heaven' de Godspeed You ! Black Emperor. Pas si illogique que cela tant on sent une vraie démarche artistique et sans compromission de cet artiste new-yorkais.
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19. Kurt Vile – Smoke Ring for My Halo [Matador]
Folk aérien et sous substances illicites (insère ici ta préférée), guitare bluesy, chant traînant. Voilà pour la faire courte. Mais au-delà de cela, ce ‘Smoke Ring for My Halo’, nouvel album de Kurt Vile, me fait penser à pleins de choses. Ou d’artistes. Ou les deux. Mais impossible de mettre le doigt dessus. Donc j’écoute. Et j’aime. Sans me poser plus de questions que cela.
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18. Iceage – New Brigade [Escho]
Chercher des informations sur Iceage sur Internet revient à passer en revue pas mal de pages de résultats concernant les films du même nom. Le Iceage (tout accroché. Ice Age est un autre groupe) qui nous intéresse aujourd’hui est danois et n’est en rien affilié à Dreamworks. Mais plutôt au punk teinté d’ambitions waves. ‘New Brigade’ ou le disque de 2011 qui vient vous hurler aux oreilles. Fort. Et en 24 mns.
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17. 13 & God – Own Your Ghost [Alien Transistor]
Si le premier ne m’avait pas touché (les univers de Notwist et de Themselves se croisant plus qu’ils ne se rencontraient), ce deuxième album de la collaboration entre deux sommités dans leur genre m’aura bien plus parlé. Entre flow hip-hop et mélodies électro pop, 13 & God arrive là à sortir un bel album de crossover. Dont les écoutes successives le rendent rapidement quasi-parfait.
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16. Cheveu – 1000 [Born Bad]
Rock, punk, noisy, gueulard, lo-fi, cheap : voilà comment décrire ce second album de Cheveu. Indéniablement un grand disque, où le je m’en foutisme de l’ensemble est un trompe l’œil. Cheveu aligne les compositions solides, fait partir sa musique dans tous les sens, rajoute des violons ici, amène un peu de pop au débotté. Du n’importe quoi jouissif en quelques sortes.
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15. Mates of State – Mountaintops [Barsuk]
Les disques passent et les Mates of State s’éloignent à chaque fois un peu plus du cheap de leurs débuts. Pourtant, difficile de ne pas s’enthousiasmer pour ce ‘Mountaintops’, le septième album du duo Jason Hammel/Kori Gardner (mari et femme, faut il le rappeler). De la pop enflammée voire carrément grandiloquente par moments (Palomino, pour ne citer que cette chanson), quelques balades tuantes… Et si finalement le cheap des débuts leur allait bien au teint, ce virage entamé il y a de cela quelques albums déjà, leur sied presque encore mieux. C’est dire.
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14. dEUS – Keep You Close [PIAS]
Si ‘The Ideal Crash’ avait consacré la bande belge mené par Tom Barman, la suite avait été de mal en pis avec des albums tentant de retrouver une grandeur belle et pourtant bien passée. Surprise : dEUS n’est pas encore mort. La preuve avec ce ‘Keep You Close’ qui voit le groupe retrouver son allant d’antan dans une ambiance pop-rock, où les mélodies et les grands titres se bousculent (au premier rang desquels Ghost, évidemment).
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13. Destroyer – Kaputt [Merge]
A la première écoute, j’ai détesté cet album. Ce saxophone (vous savez l’instrument responsable de tant de chansons massacrées dans les années 80) si vieillot, si froid… Et puis je l’ai réécouté. Et je l’ai peu à peu aimé. Et au final, ‘Kaputt’ doit être un des albums les plus écoutés en 2011.
Premier vrai coup de cœur pour le groupe de Dan Bejar qui ne m’avait jamais vraiment touché, ‘Kaputt’ est un grand disque. Qui a le bon goût de réhabiliter, ne serait-ce qu’un temps, ce satané instrument.
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12. Kangding Ray – Or [Raster-Noton]
Découvert grâce à B2B, cet album a été un choc instantané. Je ne suis pas le plus à même à parler de musique électronique, mais ce ‘Or’ est aussi fascinant qu’entêtant. Entre ambiant, glitch, sons organiques de tous poils, ‘Or’ est l’album électro que j’aurais découvert le plus tardivement. Mais que j’aurais sans doute le plus écouté.
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11. The Pains of Being Pure at Heart – Belong [Slumberland]
The Pains of Being Pure at Heart ou un coup de cœur qui dure depuis maintenant près de 3 ans. Que ce soit par les sorties de 7’’, les concerts (celui qu’ils ont donné au Sonic à Lyon cette année était formidable, confirmant que ce groupe ne sait QUE composer des tubes) ou les albums. ‘Belong’ aura fait débat. Pas pour moi. The Pains of Being Pure at Heart musclent un peu leur jeu, la production, mais continuent de composer des chansons comme personne. C’est bien simple, chacun des 11 titres de ‘Belong’ mériterait de connaître une sortie single. Et puis finir un album par un titre comme Strange, ça vous pose un groupe.
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Et un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des albums du dessus, un!




Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'

mardi 20 septembre 2022

The Beths - Expert In A Dying Field [Carpark Records / Ivy League Records]

Quelques jours après les attentats de novembre 2015, Slate avait demandé à quelques journalistes, artistes et autres blogueurs de raconter leur premier concert après le massacre (« Le soir où nous sommes retournés au concert »). Pour moi, c'était huit jours après l'impensable, à l'occasion d'un concert de Kurt Vile dans une Épicerie Moderne peut-être pas tétanisée mais pas vraiment sereine non plus.

A une toute autre échelle, le concert de The Beths au Périscope de Lyon fut lui aussi, pour moi, le concert d'après. Celui de l'après Covid. Celui de l'après-confinements. Celui de l'après restrictions. Il y en avait bien eu quelques uns depuis que la chape de plomb s'était fissurée, mais pas d'aussi enthousiasmants, pas d'aussi libérateurs, pas d'aussi insouciants et plein de plaisir.
 
Dans cette - nouvelle - petite salle du Périscope, Liz Stokes et ses compères avaient emballé leur monde avec leur power-pop élancée, efficace et lumineuse. Avec une timidité touchante, ils avaient aligné les tubes (et notamment Not Running et Happy Unhappy, les joyaux de leur couronne) puis commencer à égrainer les chansons de leur troisième album, alors à venir, 'Expert In A Dying Field'. Et il fallait les voir touchés de comprendre que leurs nouveaux morceaux faisaient mouche, et même plus que ca parfois comme avec Silence Is Golden, que le public, venu en nombre ce soir là, s'était amusé à chanter et répéter comme un mantra, bien après que les instruments se furent tus, obligeant le groupe à relancer la machine le temps de quelques mesures pleine d'euphorie.

Six mois ont passé depuis ce concert et 'Expert In A Dying Field' a enfin vu le jour. C'était vendredi dernier et comme prévu, l'album est une nouvelle fois séduisant. Silence Is Golden est bien un des tubes du disque (et pas le seul d'ailleurs) et l'ensemble tient bien la route, entre power-rock aux quelques touches émo, des mélodies efficaces et, évidemment, les textes de Liz Stokes, qui parlent ici autant de rupture que d'amour, largement au-dessus du lot.
 
Malgré tout, et à l'instar de leur album précédent 'Jump Rope Gazers', on regrettera parfois cette production un peu trop massive et sans grâce, qui alourdit quelques unes de leurs chansons pourtant élégantes. Bien sûr, toutes ne sont pas impactées (comme Knees Deep, qui, selon le groupe, est le morceau qui a sauvé 'Expert In A Dying Field' et qui a relancé la machine), mais tout de même, c'est dommage : la voix de Liz Stokes et ses compositions mériteraient un peu plus de légèreté et de finesse. (Sortie : 16 septembre 2022)


Plus :
'Expert In A Dying Field' de The Beths est à l'écoute sur leur page bandcamp
'Expert In A Dying Field' de The Beths est à l'achat sur leur page bandcamp
'Expert In A Dying Field' de The Beths est en écoute, notamment, sur Spotify et Deezer
Tim Burgess vient de leur consacrer une Tim's Twitter Listening Party à 'Expert In A Dying Field' de The Beths. A découvrir ici.
 
 
Trois chansons de 'Expert In A Dying Field' de The Beths en écoute aujourd'hui : Knees Deep (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer et Youtube), Your Side et Silence Is Golden. Un sacré trio de d'indie hits :
 


 
Trois singles ont été extraits de 'Expert In A Dying Field' de The Beths : Silence Is Golden, Knees Deep et Expert In A Dying Field. Voici leurs clips :
 


jeudi 24 février 2011

[Track of The Day] J Mascis - Is It Done

Mon cher J Mascis

J'ai quelque chose à te demander. Oui à toi, tête de lard incroyable et leader (ou plutôt co-leader mais je n'ai pas envie que tu t'énerves) de Dinosaur Jr, capable de sortir des albums mémorables aussi bien à la jonction 80s/90s qu'au milieu des années 2000, toi l'homme à qui aucun riff ne fait peur.

Oui, mon cher J Mascis, j'ai quelque-chose à te demander. Non pas à propos de ton nouvel album solo, 'Several Shades of Why', acoustique et enregistré sans batterie. J'en ai assez écouté (deux chansons dont Is It Done en écoute aujourd'hui) pour savoir qu'il me tarde de l'avoir entre les oreilles.
Tes invités ont plutôt de la gueule (Kurt Vile, Sophie d'A Silver Mount Zion, Kevin Drew de Broken Social Scene, Ben Bridwell de Band of Horses ou Paulo Zappoli des Black Heart Procession, pour ne citer qu'eux), tes mélodies sont remarquables, ta voix ne bouge pas et puis l'arrivée presque impromptue de riffs discrets comme si cette guitare acoustique te démangeait trop me va très bien. Bref, tout baigne.

Non c'est autre chose qui me turlupine. Plus anodine. Plus superficielle: c'est quoi ce nouveau look à la con? Un bouc? Et pourquoi pas une barbichette ou des rouflaquettes pendant qu'on y est? Non parce que vieillir, prendre du poids, voir sa vue baisser, d'accord, on n'y peut rien, c'est la vie. Mais tenter de ressembler à Sean Connery aux cheveux longs quand on a été une icône du rock indé US, ce n'est pas très sérieux non?
Pour un mec né avec une guitare électrique entre les pognes, qui a composé avec Dinosaur Jr des albums magistraux et qui a réussi peut-être LA reformation la plus passionnante des années 2000, ça fait tâche de ressembler à un indie-papy à 45 ans à peine!

Tu me diras, faut bien changer, on n'est plus en 1991. Mais même, tu ne m'empêcheras pas de penser que de te voir là sur les photos presse avec ce bouc, et ayant plutôt la classe il faut bien l'avouer, ben ça me choque. C'est bête mais c'est comme ça.
Allez, Jay, reviens à la raison, rase moi cette barbe, remets un t-shirt dégueulasse et continue de ne ressembler à rien. Sinon Lou Barlow va encore se foutre de ta gueule.

xxx

Ton fan, -Twist-

Album: Several Shades of Why
Année: 2011
Label: Sub Pop


Not Enough, autre extrait de 'Several Shades of Why' est à télécharger gratuitement et légalement sur le site officiel de J Mascis en cliquant ici.

dimanche 5 janvier 2014

Bilan 2013 : Top 50 'Chansons'


Deuxième partie du traditionnel bilan de fin d'année. Et quand bien même nous sommes déjà en 2014. Après la partie « Ep, 45-tours et tout le toutim» (à lire et écouter ici), place au « Chansons 2013 ».

Mais avant de passer à ce classement, petit retour sur certains des tops sortis depuis fin décembre avec une petite sélection :

Ceci fait, retournons à nos moutons et donc, nos chansons. Car oui, il s'agit bien de chansons et non pas de singles. Tous les titres ici ne sont pas sortis en singles et j'ai toujours préféré trouver mon morceau préféré d'un album plutôt que me le fait imposer par quelques directeurs artistiques, aussi bons soient-ils.

Cinquante chansons donc ; qui m'ont particulièrement touché, fait danser et/ou chanter, émerveillé, renversé. Cinquante morceaux qui vont d'un tube de l'année au titre béni oui-oui mais à l'efficacité incroyable à un trio norvégien qui aime la synth-pop, en passant par un petit groupe lyonnais qui deviendra grand bientôt, un Saint-Augustine reconverti, une sœur délaissée par son frère et à qui cela va plutôt bien, une talentueuse compositrice aux petites lunettes rondes, un Mojave 3 qui se remet au shoegazing, j'en passe et des meilleurs.

Tout est évidemment en écoute plus bas, dans un lecteur grooveshark compilant ces 50 chansons.

Dernière partie à venir, la partie album. Très prochainement donc.

Pour rappel :


50. Pendentif – Embrasse moi [Discograph]
49. Arthur Beatrice - Grand Union [Open Assembly]
48. Motorama - Eyes [Talitres]
47. Lee Ranaldo – Ambulance [Matador]
46. Kurt Vile - Wakin on a Pretty Day [Matador]

45. Noah and the Whale - There Will Come a Time [Mercury]
44. MiNORS - In Daylight [Without My Hat]
43. Chinese Robots - Just Watch Your Way [Mind Riot Music]
42. The Men - Half Angel Half Light [Sacred Bones]
41. Cloud Cult – The Show Starts Now [Earthology]

40. Miley Cyrus –Wrecking Ball [RCA]
39. Nine o’Nine – The Voiceless Confession [Without My Hat]
38. Minks - Doomed & Cool [Captured Tracks]
37. Black Hearted Brother - Got Your Love [Slumberland]
36. Joseph Arthur – Famous Friends along the Coast [Lonely Astronaut]

35. The Electric Soft Parade - Summertime in My Heart [Helium]
34. Fox Eagle – Unicorn [-]
33. Deafheaven - The Pecan Tree [Deathwish Inc.]
32. The Limiñanas - Liverpool ('Liverpool 2013' version) [Trouble in Mind]
31. Poni Hoax - Blood & Soda [Pan European Recording]

30. PALM – El Sereno [-]
29. Swim Deep – She Changes The Weather [RCA]
28. The Postal Service - A Tattered Line of String [Sub Pop]
27. The Pigeon Detectives - Animal [Cooking Vinyl]
26. Jeremy Messersmith - Tourniquet [Glassenote]

25. David Ford - Everytime [The Magnolia Label]
24. Ed Harcourt - The Man That Time Forgot [CCCLX]
23. Eleanor Friedberger - She's a Mirror [Merge]
22. Smith Westerns – Varsity [Mom+Pop]
21. Villagers - Nothing Arrived [Domino]

20. We Are Scientists - Dumb Luck [Dine Alone]
19. Goldfrapp - Drew [Mute]
18. The Strokes - One Way Trigger [Rough Trade]
17. Daft Punk - Get Lucky (feat. Pharrell Williams & Nile Rodgers) [Columbia]
16. Okkervil River – Down Down the river [ATO]

15. Tv On The Radio - Mercy [Federal Prism]
14. Nick Cave and The Bad Seeds - Jubilee Street [Bad Seed Ltd]
13. Laura Veirs - That Alice [Bella Union]
12. Mélanie Pain - Black Widow (feat. Ed Harcourt) [Yotanka]
11. The Lonely Island - YOLO (feat. Adam Levine & Kendrick Lamar) [Universal Republic]

10. Aline – Teen Whistle [Accelera Son]
09. The Creases - I Won't Wait [Rough Trade]
08. Sufjan Stevens – The 50 States [-]
07. The Polyphonic Spree - Section 42 (What Would You Do?) [Good]
06. Stromae - Formidable [Mercury]

05. Aloe Blacc - Wake Me Up [XIX]
04. Pain Noir – La Retenue [-]
03. Lanterns on the Lake - Green and Gold [Bella Union]
02. Arcade Fire – Reflektor [Merge]
01. Pharrell Williams - Happy [Back Lot Music]


 

 



Comme promis, vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark compilant les 50 chansons présentées ci-dessus. Mais cette fois, du numéro 1 au numéro 50. Bonne(s) écoute(s) !

jeudi 3 janvier 2019

Bilan 2018 : « Albums » (40-21)


Après les formats courts et autres compilations et rééditions (voir ici), le Top 50 de mes chansons de l'année (en écoute là), passons aux albums. Et autant le dire de suite, l'année fut belle. Mais avant cela, regardons un peu les choix des sites et autres blogs amis ou voisins :

Quarante disques, répartis en deux parties. Voilà donc la première avec les albums classés de la 40è à la 20è place. Avec de bien jolis disques, du folk français, des popeux lyonnais, des vieilles de la vieille, un retour d'un écossais à la mélancolie intouchable, des confirmations et des espoirs. Ce n'est que le début, mais quelle année, je pense qu'on peut le dire et le redire.

Et comme il vaut mieux mettre quelques notes sur quelques mots, au bas de ce papier se trouvent deux lecteurs, un Spotify, un Deezer, proposant une chanson tirée de chacun des albums présentés ci-dessous (et dans l'ordre croissant). Bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2018 : 
Top « Albums » (20-01)
Top 50 « Chansons »
Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »

40. Malcolm Middleton - Bananas [Triassic Tusk Records]
Après s’être essayé à différentes choses, avec plus ou moins de réussite, Malcolm Middleton retrouve ses premières amours, ses mélodies pop pleines de rock et accouche avec 'Bananas' du petit frère de 'Waxing Gibbous', avec chansons à tiroirs et textes aussi drôles que mélancoliques. Et il n'est jamais aussi parfait que lorsqu'il écrit et chante des chansons tristes.


39. Dr. Octagon - Moosebumps: An Exploration Into Modern Day Horripilation [Bulk]
Totalement déconnecté de la réalité hip-hop du moment, qu’elle soit française ou américaine (il faudra que je me plonge un jour dedans), la sortie d’un nouvel album de Dr. Octagon reste un évènement pour moi, surtout quand il est aussi réussi. Kool Keith, Dan the Automator et DJ QBert pondent là un disque « à l’ancienne », mais diablement efficace. 


38. Julien Ledru - Along The Road I Had Traveled [–]
Fan de Godspeed (entre beaucoup d’autres), graphiste, batteur de The Ready Mades, Julien Ledru passe au projet solo avec un album plein de fingerpicking, et d’un peu de field recording, l'ombre de John Fahey n'étant jamais bien loin. Mieux, sorti uniquement au format numérique, et vu sa qualité, le disque se voit offrir un pressage vinyle (venez participer au crowdfunding !). Précieux.


37. Courtney Barnett -  Tell Me How You Really Feel [Milk! Records]
L’an dernier, l’ennui qu’avait provoqué chez moi le disque de Kurt Vile et Courtney Barnett était assez dingue. Mais qui donc avait plombé au final cet album ? La question trouve sa réponse en 2018, vu que les deux protagonistes ont sorti chacun de leur côté un nouvel album. Résultat, l’un est d’un ennui complet, le second est brillant et confirme tout le bien que je pense de la demoiselle depuis sa découverte.


36. Satellite Jockey - Modern Life vol.2 [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records]
Pop chiadée aux belles mélodies montées en épingles à coups de clavecin, cuivres, d'un trio guitare-basse-batterie et autre orgue, ce 'Modern Life Vol.2' reprend là où les lyonnais de Satellite Jockey avaient laissé le volume 1, en ancrant cette fois leur univers dans une pop plus 70s. Cette collection commence à avoir une sacrée gueule.


35. The Breeders - All Nerve [4AD]
Passé une première écoute décevante, le dernier album des Breeders de Kim Deal s’est révélé à moins et s'est avéré être un sacré disque. Indie-rock échappé d’une décennie révolue mais qu’on remet au goût du jour, et que le groupe maitrise mieux que personne.


34. FACS - Negative Houses [Trouble In Mind]
Premier album d’ex-Disappears, ce disque n’est pas à mettre dans les oreilles du premier dépressif venu, tant rien ne vient éclairer ce post-punk aux atours très cold. Minimal sans l'être vraiment, langoureux, noisy, porté par une basse profonde et une guitare aiguisée comme jamais, il est en tout cas brillant. Ce qui est plutôt pas mal pour un disque aussi sombre vous en conviendrez.


33. Parquet Courts - Wide Awake [Rough Trade]
Porté par des paroles aussi drôles qu'engagées, 'Wide Awake!' confirme que Parquet Courts continue d'être un acteur essentiel de la scène indé actuelle. Et prouve s’il en était besoin qu’ils sont capables d’écrire des compositions posées et pop comme beaucoup plus punk, mais toujours foutraques et incroyablement cool.


32. En Attendant Ana - Lost and Found [Montagne Sacrée / Buddy Records]
Pop garage sur production presque agressive, guitares dans tous les sens, formidablement relevées par une trompette qui confirme leurs idées mélodiques, ce 'Lost and Found', en plus d’une qualité indéniable, vient de se voir offrir une carrière internationale avec la distribution de l’album outre-Atlantique chez Trouble In Mind Records. Excusez du peu.


31. Numb.er - Goodbye [Felte]
Projet de David Fribourg entouré de cinq musiciens crédités, Numb.er plonge les deux mains, les bras, et finalement le corps tout entier dans un mélange de post-punk, de shoegaze, de cold-wave et de distorsions sombre mais réjouissant.


30. Advance Base - Animal Companionship [Run For Cover]
Il a beau avoir changé de nom de scène, Owen Ashworth, autrefois derrière Casiotone For The Painfully Alone, ne change pas. Évoluant désormais sous le pseudonyme d'Advance Base, sa voix reste reconnaissable entre mille. Comme ses chansons d'ailleurs, souvent langoureuses quand elles ne sont pas tristes, toujours dans un ensemble synthétique-pop qu’il maitrise à merveille.


29. 王若琳 - 摩登悲劇 (Joanna Wang - Modern Tragedy) [Sony]
Pop déguindée, entièrement chantée en anglais, qui part dans tous les sens, entre cabaret, skits qui voient une Joanna Wang chanter une bluette en faisant la vaisselle, chansons pop-rock à tiroir, douces mélodies mélancoliques et autres titres comme enregistrés avec du matériel des années 20 : ce 'Modern Tragedy' est de la belle ouvrage assurément. Et également la rencontre de beaucoup de choses, notamment des Fiery Furnaces et des Starlight Mints, le tout contant l'amour, la déception, l'espoir, les cœurs-brisés, les ruptures souhaitées ou subies et les sempiternelles erreurs que nous répétons dès qu'il s'agit de sentiments.


28. Shannon & The Clams - Onion [Easy Eye]
Produit par Dan Auerbach, 'Onion' retourne aux sources de la pop musique actuelle. Rappelant aussi bien les Beatles - et assimilés - que les girls group de l'époque, il est une franche réussite, nostalgique mais pas rétrograde tant les titres qui s'y trouvent sont de qualité. 



27. Starcrawler - Starcrawler [Rough Trade]
Court premier album pour ce quatuor californien mené par la voix de la jeune Arrow de Wilde (qui a terminé le lycée il y a un peu plus d’un an) et nouvelle signature Rough Trade. Vingt-sept minutes au compteur pour un disque qui fait dans le rock, qu’il soit hard ou grunge. Prometteur.


26. MGMT - Little Dark Age [Columbia]
Un jour on se retournera sur la discographie de MGMT, et on se dira sans doute « ouais, quand même hein ». Parce qu’à l’exception d’un peu passionnant 'MGMT' en 2013, que lui reprocher ? Rien. La preuve avec ce 'Little Dark Age', inspiré, inspirant, rempli de tubes (mais ces types savent-ils écrire autre chose ?) et de sonorités eighties mélodiquement imparables.


25. jeremy messersmith - Late Stage Capitalism [Glassnote]
Cinquième album de l’américain et sans doute le plus plus arrangé de sa discographie. Mais aussi le plus sombre et sarcastique (lire cet excellent papier à ce propos), malgré ses intentions mélodiques et musicales toutes Burt Bacharach-iennes, sa très belle voix et ses orchestrations pétaradantes (voir ici).


24. Jerry David DeCicca - Time The Teacher [Impossible Ark]
Un piano, quelques cuivres discrets, des chœurs presque soul : voilà comment résumer ce disque. Mais il faudrait ajouter qu'il rappelle aussi bien Leonard Cohen, le premier Chris Garneau qu'Over The Rhine et permet d'imaginer la rencontre entre Bob Dylan et Nick Cave. 'Time The Teacher' ou un bien bel album, apaisant et touchant.


23. Aidan Moffat & RM Hubbert - Here Lies The Body [Rock Action]
Alors qu’un nouvel album d’Arab Strap serait sur les rails (lire ici), Aidan Moffat s’est associé en 2018 avec son collègue de label RM Hubbert. Un disque d’une très grande beauté où les mélodies de RM Hubbert se marient à merveille avec l’accent à couper au couteau d’Aidan Moffat. Et s'il avait enfin trouvé son Malcolm Middleton 2.0 ?


22. Gruff Rhys - Babelsberg [Rough Trade]
Très mélodieux, ambitieux (toute l'orchestration est l'oeuvre du BBC National Orchestra of Wales), 'Babelsberg' est sans doute le plus beau disque de Gruff Rhys à ce jour (c’est dire), le plus seventies de tous et où il sonne plus souvent qu'à son tour comme un Lee Hazlewood gallois.


21. Spiritualized - And Nothing Hurt [Bella Union]
On pourra ergoter que Jason Pierce a ressorti ses vieilles formules et a sorti un album plus que jamais Spiritualized. Oui, certes. Mais vu que les chansons, l’inspiration et les mélodies sont là, que demander de plus ? Rien. Petit-frère de 'Ladies & Gentlemen We Are Floating In Space', duquel ressort, notamment, une sublime Damage (voir ici).


Bilan 2018 : 
Top « Albums » (20-01)


Et comme prévu, voilà donc un lecteur Spotify et un lecteur Deezer avec une chanson extraite de chacun des albums présentés ci-dessus. Et disposées dans l'ordre croissant. Bonne(s) écoute(s) !