A lire l'histoire de Cloud Nothings et de son meneur Dylan Baldi, on ne peut s'empêcher de penser à Will Toledo, l’homme derrière Car Seat Headrest. Comme lui, Dylan Baldi a enregistré ses premières chansons dans la cave de ses parents, en jouant de tous les instruments. Et comme lui, il a décidé de s'entourer pour passer un cap.
La comparaison s’arrête là, car Cloud Nothings ne me semble pas avoir, sur la durée, le talent ou l'avenir de Car Seat Headrest et de son remarquable dernier album 'Teens of Denial'.
Révélé à mes oreilles par un réussi 'Attack on Memory' en 2012, mais perdu d'écoute depuis, Cloud Nothings continue sa route et a sortie fin janvier son quatrième album 'Life Without Sound'.
Un disque plutôt réussi et qui prend le contre-pied de son titre tant ses 9 titres regorgent de guitares et de son lourd. Pour autant, il faut bien admettre que l'ensemble tourne assez vite en rond. Semblant hésiter entre un punk à roulettes débridé (Yellowcard, le violon électrique en moins) et un grunge-rock plus assumé, Cloud Nothings balance sur un pied tout du long de l'album. Pas de quoi crier au scandale vu que l'ensemble, en plus d'être bien produit, a le mérite d'avoir quelques vrais bons moments (Sight Unseen, en écoute aujourd'hui, Modern Act, Up to the Surface ou Realize My Fate) mais pas non plus de quoi crier au génie ou à l'album remarquable.
Mais, à l'instar des Trent Reznor, Pere Ubu, Lebron James, Mark Price et autres Ted Mosby, Cloud Nothings met à nouveau la lumière sur Cleveland, cette ville que j'ai toujours entendue raillée depuis que je m'intéresse aux États-Unis. Et qui ne semble donc exister que grâce à la pop-culture.
Album : Life Without Sound
Année : 2017
Label : Carpark
Acheter
En plus des lecteurs Deezer et Spotify sur la gauche, Sight Unseen de Cloud Nothings est en écoute ci-dessous :
Autre réussite de 'Life Without Sound', Up to the Surface :
Pour finir, deux clips tirés de ce nouvel album de Cloud Nothings. Tout d'abord, celui de Modern Act :
Et enfin celui de Internal World :








