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lundi 11 septembre 2017

[Track of The Day] The Black Angels - I'd Kill For Her

Je n’aime pas le coca ou ses concurrents. Non, je n’aime pas ça, j’ai eu la chance de ne pas être habitué étant gosse à ce breuvage sur-sucré. Le seul écart que j’admets c’est d’en rajouter dans du whisky de piètre qualité lorsque je suis en soirée (il faut bien se rafraîchir ma bonne dame).

Alors, de prime abord, le nouvel album des Black Angels est assez dérangeant. Car j’ai beau la prendre dans tous les sens, sa pochette ne ressemble ni plus ni moins qu'à une ode à Pepsi. Je ne ferais pas le procès aux Black Angels d’avoir cédé à des sirènes commerciales aussi ridicules (je ne suis pas complotiste pour un sou), mais cet artwork a le don de m’agacer.

D'autant que sorti de ces considérations esthético-commerciales, ‘Death Song’ des Black Angels est un sacré album. Le titre est sans doute un hommage au The Black Angels’ Death Song du Velvet Underground mais surtout, il remet en tout cas les Black Angels et leur psychédélisme sur les bons rails, après un ‘Indigo Meadow’ pas franchement passionnant ni réussi pour un sou. Des chansons bien écrites, dans lesquelles déboulent guitares et claviers, écho qui va bien et voix mixée à la perfection. Le tout en alternant morceaux furieux et plus calmes. Voilà un beau retour.

NB : Pour en savoir plus et plus précisément sur ce disque, cette chronique de El Norton chez Indie Rock Mag est à lire.

Album : Death Song
Année : 2017
Label : Partisan Records

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify dans la colonne de gauche, I'd Kill For Her des Black Angels est également en écoute ci-dessous :


Deux autres chansons tirées de ce 'Death Song' des Black Angels, les 2 autres qui composent le trio qui ouvre l'album : Currency et Half Believing :




lundi 1 janvier 2018

Bilan 2017 : Top 50 « Morceaux »




Après les rééditions, compilations et autres formats courts, passons à la deuxième partie de ce bilan 2017 avec les morceaux de l'année. Oui, « morceaux ». Le terme est un peu bâtard et générique j'en conviens mais « chansons » ne collait pas tant il y a dans cette sélection des titres qui ne peuvent pas être qualifiés ainsi. Bref, des morceaux. Cinquante même.

Mais avant d'en dresser la liste, continuons à faire un tour d'Internet en ces temps où les tops de fin d'année pullulent un peu de partout. Et ceux ci-dessous méritent qu'on s'y attarde :

Cinquante morceaux donc qui reflètent mon année musicale. Des chansons qui m'auront fait reconsidérer certain(e)s artistes de façon inattendue, des confirmations, des morceaux qui demandent de prendre du temps, un poil d'électro, quasiment rien de hip-hop (il va falloir vraiment que je m'y remette) et trois titres qui écrasent toute la concurrence tout en haut.

Tout en bas de ce classement se trouvent deux playslits : une Spotify, une Deezer. Parce qu'encore plus que pour le classement des « Albums », s'il y a bien un papier qui nécessite un player streaming, c'est bien celui-ci.
Bonne(s) écoute(s) et bonne année 2018 !

Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 40 Albums : 40-21 
Top 40 Albums : 20-01


50. The New Pornographers - Whiteout Conditions
49. Thomas Dybdahl - Like Bonnie & Clyde
48. Spoon - WhisperI’lllistentohearit
47. Pale Lights - Sweetheart
46. Don Babylon - People Having Fun (Not Really)

45. The Seabirds - Independent Horses
44. JetStream Pony - Like You Less
43. Slowdive - Falling Ashes
42. Piano Magic - I Left You Twice, Not Once
41. Arbouretum - Woke Up on the Move

40. The Black Angels - I’d Kill For Her
39. Conor Oberst - Empty Hotel by the Sea
38. La Féline - Séparés (Si Nous Etions Jamais)
37. Bertrand Burgalat - E L’Ora Dell’ Azione
36. Menace Beach - Dartaloid

35. Japandroids - Near to the Wild Heart of Life
34. Orelsan - San
33. Entrance - Revolution Eyes
32. Makeness - Day Old Death
31. Satellite Jockey - Modern Life

30. Clap Your Hands Say Yeah - Better Off
29. Arcade Fire - Everything Now
28. The National - The System Only Dreams in Total Darkness
27. Valparaiso - Rising Tides (feat. Phoebe Killdeer, Howe Gelb)
26. The Magnetic Fields - Be True To Your Bar

25. Mari Samuelsen - Timelapse
24. LCD Soundsystem - Call The Police
23. AVIONS - Days of Thunder
22. The Pains of Being Pure at Heart - Anymore
21. Chad VanGaalen - Old Heads

20. Poni Hoax - The Wild
19. Algiers - The Underside of Power
18. Albin de la Simone - Le Grand Amour
17. H-Burns - We Could Be Strangers
16. Animal Collective - Man of Oil

15. Grandaddy - This is the Part
14. Cloud Nothings - Sight Unseen
13. Chloé - The Dawn
12. Barbarie Boxon - Ciel Bleu
11. Phoebe Bridgers - Scott Street

10. St. Vincent - New York
09. Max Richter - The Waves: Tuesday
08. Calogero - Je Joue de la Musique
07. The Creases - Answer To

06. British Sea Power - Bad Bohemian (+ Intro)
05. Wolf Parade - Lazarus Online
04. Foxygen - Trauma
03. Charlotte Gainsbourg - Kate
02. Kamasi Washington - Truth
01. The Luxembourg Signal - Laura Palmer


 


Comme promis, voilà les deux playlists Spotify et Deezer. Un seul titre est indisponible sur les deux plateformes, celui d'AVIONS, à trouver également ci-dessous :







Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 40 Albums : 40-21 
Top 40 Albums : 20-01 


lundi 11 février 2008

Track of The Day (5-11 février 2008)

Une semaine chargée, personnellement parlant. Peu de temps pour passer de deezer à un autre lecteur. Ce qui explique peu de titres très récents. Il n'empêche, ces morceaux là ont de la gueule. En tout cas pour moi. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).

Lundi 11 février 2008:
* Mates of State - Think Long [Moshi Moshi]
Un album complètement (ou presque) passé en 2006 alors que pourtant. Duo à la scène comme à la ville, les Mates of State propose une pop assez cheap, pleins de claviers sortis de nulle part, avec deux voix qui s'entremêlent parfaitement pour donner un résultat bien saisissant comme il faut. De la pop comme on l'aime. Et qui mériterait une bien meilleure exposition médiatique.
(disponible sur Bring It Back, 2006)

Dimanche 10 février 2008:
* Matt Elliott - Broken Bones [Ici D'ailleurs]
Et si c'était lui l'artiste qui conjuguerait l'incroyable talent d'être un des plus doués du moment mais également le fait d'être le moins connu? Peut-être. En tout cas, l'ancien de The Third Eye Fondation, confirmait en 2006 sur son 'Failing Songs', sa propension à émouvoir avec un rien. Ses ritournelles qui sentent bon l'Est de l'Europe (voire même plus loin) font mouche à chaque fois.
(disponible sur Failing Songs, 2006)

Samedi 9 février 2008:
* The Black Angels - The First Vietnamese War [Light In The Attic]
Alors que leur nouvel album devrait sortir dans les semaines qui viennent, retour sur le surprenant et bien bon 'Passover', premier album des Black Angels, de 2006, rock psyché aux gros riffs qui sent bon les seventies.
(disponible sur Passover, 2006)


Vendredi 8 février 2008:
* Kubb - Wicked Soul [Mercury]
Quand je travaillais en Belgique, cette chanson passait - au bas mot - sept fois par jour à la radio (oui, je devais écouter la FM Belge, qui, si elle reste plus supportable que la FM française, est épuisante au bout d'une heure). Et près de deux ans plus tard, ce Wicked Soul de Kubb est toujours d'une bien grande efficacité, perdue dans un album somme toute moyen.
(disponible sur Mother, 2005)

Jeudi 7 février 2008:
* Miossec - Salut Les Amoureux [Pias]
En 1997, sur son second album, le grand (que dis-je) l'immense Christophe Miossec reprenait Joe Dassin, un des artistes les plus sous-estimés de l'histoire de la chanson française sur son premier album. Sa version de Salut Les Amoureux est un délice, porté par cette voix rocailleuse que l'on aime tant.
(disponible sur Baiser, 1997)

Mercredi 6 février 2008:
* Sage Francis - Slow Down Gandhi [Epitath]
Mon titre de l'année 2005. Sage Francis n'a jamais aussi bon, aussi fort, aussi percutant. Politiquement engagé jusqu'au bout des harpions, Slow Down Gandhi a en plus un rythme et une prod des plus efficaces. Un chef d'œuvre, ni plus ni moins.
(disponible sur A Healthy Distrust, 2005)

Mardi 5 février 2008:
* The New Pornographers - Adventures in Solitude [Matador]
Tous les discours du monde seront vains à l'écoute de ce titre des New Pornographers, un des groupes parallèle de Destroyer, mené par Dan Bejar. On pourrait déblatérer des mois sur la qualité (relative) de leur 'Challengers' de l'an passé. Et puis on pourrait écouter ce Adventures in Solitude, délicieux du début à la fin et juste profiter. Uhm... Ouais, on va faire ça en fait.
(disponible sur Challengers, 2006)

dimanche 7 janvier 2018

Bilan 2017 : « Albums » (40-21)


Il est temps de tourner la page de 2017 et de rentrer de plain pied dans 2018. Histoire de bien faire les choses, finissons-en avec 40 disques qui auront marqué mon année.
Avant ça, comme le veut la coutume dans ces pages, voilà quelques liens vers d'autres tops et autres bilans de cette fin d'année :

Quarante albums donc. Oui, d'habitude c'est 50, mais en mettre dix de plus aurait été superflu. Quarante disques, présentés en deux parties. Voilà la première, les albums classés de 40 à 21. Et en bas de ce papier, des lecteurs Spotify et Deezer pour écouter une chanson de chacun des disques cités. Bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2017 :

40. Sóley, Sin Fang & Örvar Smárason - Teens Dreams [Morr Music]
Le super groupe islandais que voilà aura marqué mon année. 'Teens Dreams' est un album compilant les 12 singles qu'ils auront sorti, mois après mois, tout au long de 2017. Vaporeuse, rêveuse, n'hésitant pas à tendre vers un côté mainstream mais aux effets de manches imparables, la musique du trio prend le meilleur de chaque protagoniste. Mais plus que tout, ce projet est beau, tout simplement.


39. Decibelles - Tight [Kidnap Music]
Je débarque avec retard avec ma découverte des Decibelles, trio de lyonnaises qui aura sorti en 2017 son 3è album. Dix titres, 30 mns, emballé c'est pesé, avec des chansons punk hurlées, du rock par ci, de la pop par là, une fin d'album qui dépote et un chant souvent à trois qui leur va bien. Bref, de la balle.


38. Les Marquises - A Night Full of Collapses [Ici D'ailleurs]
Entre pop habitée, lascive, sonorités jazz et musique ambiante et/ou cinématographique, alternant chant anglais et français, tout en conviant quelques invités prestigieux (Matt Elliott, Olivier Mellano), le troisième album de Les Marquises se révèle vite être une douceur noire particulièrement bien produite.


37. The Drums - Abysmal Thoughts [ANTI-]
Porté par une pochette parmi les plus laides vues ces 10 dernières années, le nouvel album des Drums est une belle surprise. Indie-pop à la sauce eighties, le duo continue de prouver, en plus qu'il existe toujours, qu’ils n’auraient eu aucun mal à être signés par Factory Records il y a 35 ans de cela.
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36. The Duke Spirit - Sky Is Mine [Ex-Voto Records]
Resserré (9 titres), court (35 mns), ce nouvel album est différent de ce à quoi les Duke Spirit m’avaient habitué par le passé. Mais s’il y a ici moins des chansons fougueuses et pétaradantes, et plus de titres langoureux et mélancoliques, leurs guitares nerveuses sont toujours là. Pas forcément immédiat, 'Sky is Mine' est en tout cas un des vrais grower de 2017.
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35. Will Stratton - Rosewood Almanac [Bella Union] 
Remis et guéri d’un cancer, Will Stratton aura sorti en 2017 son album le plus anglais, lui l’américain, malgré quelques influences de Sufjan Stevens ou David Ackles. Très bien arrangé (alto, violon(celle) et autres clavecins sont de la partie), ce disque, en plus de dégager une beauté lumineuse, est un album folk des plus positif et plein d’espoir.


34. Piano Magic - Closure [Second Language]
Après 21 ans d'aventure, Piano Magic ferme le ban avec 'Closure', magnifique façon de tirer sa révérence. Mélancolique comme jamais, très bien orchestré et pouvant compter sur la présence notable de Peter Milton Walsh de The Apartments, l'album égrène 8 chansons pop tristes et remarquablement mises musique. On a vu des au-revoir bien moins réussis que ceux-ci.
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33. Poni Hoax - Tropical Suite [Pan European Recording]
Moins froide, plus fun, presque funk par moments, la musique des Poni Hoax continue de suivre la voie tracée par leur précédent 'State of War'. Véritable voyage passant par l’Asie, São Paulo, Pattaya ou l’Europe de l’Est du côte de laquelle ils vont chercher des trompettes merveilleuses, il est aussi le chant du cygne d’un groupe qui, il y a quelques semaines, a décidé de mettre la clé sous la porte.


32. METZ - Strange Peace [Sub Pop]
En confiant sa production à Steve Albini, METZ semble changer de braquet. Sans pour autant laisser reposer son noise-rock, ses guitares aiguisées et martyrisées, sa virulence et son chant punk, il y a comme quelque-chose qui a changé chez le trio. Peut-être plus accessible, ce 'Strange Peace' n’a pour autant rien de paisible. Tant mieux.


31. The Black Angels - Death Song [Partisan Records]
Retour des américains de Black Angels sur les bons rails. Psychédélisme dans lequel déboulent guitares et claviers, écho et voix mixée à la perfection, ce ‘Death Song’ et sa pochette agaçante sait alterner le calme et le furieux. Sacré album.


30. Godspeed You! Black Emperor - Luciferian Towers [Constellation]
La dernière fournée du plus grand groupe de Montréal voit la lumière revenir dans ses compositions, délaissant peu à peu la noirceur de leurs dernières livraisons, quoiqu'en dise son titre 'Luciferian Towers'. Et c'est tant mieux (leur 'Asunder, Sweet and Other Distress' n'étant pas franchement emballant sur la longueur). Car si leur musique reste évidemment toujours aussi dense, revoir des mélodies claires ne les rend que plus passionnant.


29. The Sapphics - Camel Toes [-] 
Constitué de deux membres de Nine o’Nine, les Sapphics est un quintette limougeaud dont le projet repose sur le mythe de l’androgynie. Invitant des guitares Nirvana-esque par-ci, balançant un stoner psyché par là ou punkisant les Franz Ferdinand, 'Camel Toes' est un disque épatant, attendu et qui ne déçoit pas. Et qui transpire la sincérité par tous les sillons.


28. Slowdive - st [Dead Oceans]
Il fallait bien que les Slowdive y passent à leur tour. Reformé pour quelques concerts, le groupe anglais est retourné en studio et a sorti en 2017 peut-être le meilleur album de sa carrière, tout au moins le plus cohérent, quand bien même il se termine par une chanson qui tranche formidablement avec le reste. Quel retour !


27. Grandaddy - Last Place [30th Century]
Retour aux affaires pour le groupe de Modesto après leur arrêt en 2006 avec 'Last Place', un disque à l'image de leur discographie : les défauts présents sont tous sauf rédhibitoires. Mieux : je ne sais pas si la mort soudaine de Kevin Garcia en mai dernier mais comme je le soupçonnais dans ma chronique de l'époque, ce 'Last Place' est définitivement un disque qui s'installe dans votre esprit sans en partir.


26. Michael Chapman - 50 [Paradise of Bachelors] 
Pris en main par Steve Gunn, Michael Chapman, 76 ans au compteur, aura sorti '50', un disque pour (re)mettre en lumière sa carrière, celle d’un artiste méconnu et/ou oublié. Premier « american record » de sa carrière (selon ses propres dires), '50'  propose 1h de musique folk où ses compositions (de nouvelles ou des relectures) se baladent nues comme des vers ou extrêmement habillés d’électricité, de cordes et de chœurs. Quand cinquante années de folk vous contemplent…


25. Esmerine -  Mechanics of Dominion [Constellation]
Esmerine ou un des nombreux groupes issus du tentaculaire Godspeed You! Black Emperor. Surtout un duo qui continue album après album de régaler son monde. Lumineuse, bien orchestrée, pouvant compter sur la présence d’éminents guests (au premier rang desquels Sophie Trudeau de GY!BE), ce 'Mechanics of Dominion' est d’une beauté mélancolique parfaite.


24. Clap Your Hands Say Yeah - The Tourist [CYSHSY Inc]
Disparu des radars médiatiques depuis la fin d'une hype méritée, les Clap Your Hands Say Yeah ne se résument désormais plus qu'à Alec Ounsworth, seul rescapé de l'aventure. Pour autant, plus calme, presque acoustique par moments, cet album contient certaines des meilleures chansons de l'entité new-yorkaise.


23. Mari Samuelsen - Nordic Noir [Decca Classics]
Entre musique de chambre et néo-classique, aussi cinématographique (la première partie) qu’évanescent, chuchotant et quasi ambient (tout le milieu de l’album), ce 'Nordic Noir' de Mari Samuelsen est d'une mélancolie et d’une grande beauté. A se damner !


22. Chad VanGaalen - Light Information [Sub Pop]
Remisant mes idées pré-conçues sur Chad VanGaalen, je suis tombé sous le charme de ce nouvel album de l’américain. Brinquebalant, pleins de guitares, de mélodies accrocheuses et de tubes potentiels (évident Old Heads), ce 'Light Information' est un peu le disque qu’aurait pu écrire Elliott Smith s’il était encore parmi nous aujourd’hui.


21. The Mountain Goats - Goths [Merge]
Pour John Darnielle, leader de The Mountain Goats, les années passent mais le talent perdure. Preuve avec ce 16è album, enregistré sans guitare mais avec une basse ronde comme il faut et une belle utilisation des chœurs, dans lequel il égrène ses histoires (gothiques donc) de sa voix à nulle autre pareille.  


Parce qu'écouter est toujours mieux, voilà un lecteur Spotify et un lecteur Deezer proposant une chanson des 20 albums cités ci-dessus (du numéro 21 au numéro 40) :







Pour rappel :
Bilan 2017 : Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Bilan 2017 : Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 20-01  

mardi 25 décembre 2007

Top 75 'Morceaux 2007'

Après les concerts, le top singles. Ou plutôt le top "morceaux" car tous les titres là ne sont pas sortis en single. Un top 75. Oui, bizarre pour moi qui me limite la plupart du temps à un top 50. Sauf que cette année regorge de titres forts, de chansons renversantes et souvent perdues dans des albums "anodins" ou presque.

Je me suis toujours interdit lors de la réalisation de ce genre de tops de mettre deux titres tirés d'un même album. La seule exception cette fois vient d'un morceau, All My Friends des LCD Soundsystem, présents deux fois: une, l'original par James Murphy et ses potos et l'autre par Franz Ferdinand.

Une année musicale (la mienne) en partie résumée par ces 75 titres (complétée en fin de semaine par le top album) et notamment par les 25 premiers, presque tous interchangeables (si l'on excepte les trois premiers). On trouvera sûrement à redire, mais aujourd'hui, là, maintenant, si je devais partir sur une île déserte avec que des morceaux de 2007, je prendrais ces 75 là.

Vu qu'un top singles n'a pas d'intérêt si on ne peut pas écouter les dits titres, vous trouverez en bas deux lecteurs deezer: un premier contenant les titres 1 à 40 et un second les titres 41 à 75. Et juste en dessous, les titres18, 29,36, 43, 45 et 61 qui ne voulaient pas s'uploader dans les lecteurs sus-nommés (pour info, les plages correspondantes dans les lecteurs deezer ont été remplacées par une minute de blanc). un lecteur Spotify ainsi que quelques vidéos youtube (oui, Spotify n'a malheureusement pas tout).


Bonne écoute. Et j'attends vos critiques et/ou top perso dans les commentaires.

75. Pinback - Off By 50 [Touch & Go]
74. The Polyphonic Spree - Oh I Feel Fine [TVT]
73. The Kissaway Trail - It's Close Up Faraway [Bella Union]
72. Perry Blake - Something Still Reminds You [Orchard Music]
71. Rosie Thomas - These Friends of Mine [Nettwerk]
70. Bloc Party - Hunting for Witches [Wichita]
69. Calexico - The Guns of Brixton (The Clash Cover) [City Slang]
68. Bishop Allen - Rain [Dead Oceans]
67. The Innocence Mission - Brotherhood of Man [Badman]
66. Piano Magic - Halfway Through [Green Ufos]

65. Yellowcard - Afraid [RCA]
64. 1990s - You Made Me Like It [Rough Trade]
63. Josh Ritter - Still Beating [V2]
62. Of Montreal - The Past is a Grotesque Animal [Polyvinyl]
61. Apples in Stereo - Beautiful Machine, Pts 3-4 [Simian]
60. Lesbians On Ecstasy - Sisters In The Struggle [Alien8]
59. Teenage Bad Girl - Cocotte [Citizen]
58. Black Strobe - I'm a Man [Playlouder]
57. Belleruche - Northern Girls [Tru-thoughts]
56. Dungen - En Gång I År Kom Det En Tår [Kemado]

55. Over The Rhine - Trouble [Great Speckled]
54. The Cinematic Orchestra - To Build a Home (feat. Patrick Watson) [Ninja Tune]
53. Maria Taylor - No Stars [Saddle Creek]
52. Blood Red Shoes - It's Getting Boring By The Sea [V2]
51. Franz Ferdinand - All My Friends (Lcd Soundsystem Cover) [DFA]
50. Panda Bear - Comfy in Nautica [Paw Tracks]
49. Thurston Moore - Fri/End [Ecstatic Peace]
48. Maximo Park - Karaoke Plays [Warp]
47. Gruff Rhys - Lonsome Words [Rough Trade]
46. Britney Spears - Gimme More [Jive]

45. Joanna Newsom - Colleen [Drag City]
44. Digitalism - Idealistic [Kistune]
43. Amandine - New Morning [Fat Cat]
42. Iron & Wine - Boy With a Coin [Sub Pop]
41. Calla - Dancers In The Dust [Beggars Banquet]
40. Hell Razah - Renaissance (feat. Tragedy Khadafi, Timbo King, R.A. The Rugged Man) [Nature Sounds]
39. Arca - Sunday Negative [Ici d'Ailleurs]
38. Bright Eyes - No One Would Riot For Less [Saddle-Creek]
37. Arctic Monkeys - Do Me a Favour [Domino]
36. Tulsa Drone - The Catch [Dry county]

35. Blonde Redhead - 23 [4AD]
34. Chris Garneau - Halloween [Absolutely Kosher]
33. Beirut - Nantes [Ba Da Bing]
32. 50 Cent - She Wants It (feat. Justin Timberlake) [Shady]
31. Malcolm Middleton - Four Cigarettes [Full Time Hobby]
30. The National - Fake Empire [Beggars Banquet]
29. Dinosaur Jr - Pick Me Up [Domino]
28. Joe Henry - Our Song [Anti]
27. Editors - Smokers Outside The Hospital Doors [Kitchenware]
26. Florent Marchet - La Chimie [Barclay]

25. !!! - Hearts of Hearts [Warp]
24. Help She Can't Swim - All The Stars [Fantastic Plastic]
23. Arcade Fire - Poupée de Cire/Poupée de Son (France Gall cover) [Merge]
22. Angels of Light - Not Here Not Now [Young God]
21. C-Rayz Walz and Sharkey - Electric Avenue [Babygrande]
20. Rihanna - Don't Stop The Music [Def Jam]
19. Von Südenfed - Fledermaus can't get enough [Domino]
18. C-Rayz Walz and Parallel Thought - Chorus Collection (feat. various) [Urchin Studios]
17. Vitalic - La Rock 01 (live) [Different]
16. Loney, Dear - I Am John [Sub Pop]

15. Sage Francis - Going Back to Rehab [Epitath]
14. Liars - Plaster casts of everything [Mute]
13. Modest Mouse - Spitting Venom [Epic]
12. Animal Collective - Peacebone [Domino]
11. Why? - The Hollows [Anticon]
10. Psykick Lyrikah - Pres d'une vie (l'air de rien) [Idwet]
09. Justice - D.A.N.C.E (MSTRKRFT remix) [Ed Banger]
08. Nine Horses - Money For All [Samadhisound]
07. Battles - Atlas [Warp]

06. Clap Your Hands Say Yeah - Satan Said Dance [Wichita]
05. Cloud Cult - Take Your Medecine [Rebel Records]
04. Dntel - Breakfast in Bed (feat. Conor Oberst) [Sub Pop]
03. Radical Face - Glory [Morr Music] 
02. Tunng - Bullets [Full Time Hobby]
01. Lcd Soundsystem -All My Friends [DFA]























Les 9 titres non disponibles sur spotify sont à l'écoute ci-dessous :

08. Nine Horses - Money For All




18. C-Rayz Walz and Parallel Thought - Chorus Collection


23. Arcade Fire - Poupée de Cire/Poupée de Son (France Gall cover)


45. Joanna Newsom
- Colleen

63. Josh Ritter - Still Beating


69. Calexico - The Guns of Brixton (The Clash cover)

 
71. Rosie Thomas - These Friends of Mine


72. Perry Blake - Something Still Reminds You


74. The Polyphonic Spree - Oh I Feel Fine


vendredi 30 décembre 2022

Bilan 2022 : « Albums » (20-01)


Il y en avait vingt. Et voilà les vingt autres. La crème de la crème pour mes oreilles en cette année 2022. Loin de moi l'idée de dire qu'il s'agit là des meilleurs albums de l'année et que cette sentence est irrévocable. Car ce sont uniquement les albums que j'ai le plus écoutés de l'année. Ceux qui m'auront émerveillés, émus, enthousiasmés plus que de raison.

Mais avant d'aller plus loin dans l'exposé des disques en question, continuons notre traditionnel tour pour voir ce qui est ressorti de l'année 2022 chez les voisins - plus ou moins proches :
- Le bilan 2022 de Marc d’Esprits Critiques
- Les 50 meilleurs albums de 2022 selon The Revue
- Des artistes, des réalisateurs, des écrivains donnent leur bilan 2022 : c'est le très cool "Année des VIP" de Pop News
- Le best of 2022 de la rédaction de Stars Are Underground
- Le bilan de la rédaction d'Another Whisky For Mister Bukowski

Ils sont donc vingt à composer cette deuxième partie de mes albums de l'année. Vingt albums entre pop à chanter à plein poumons, mélancolie à tous les étages, folk bien ouvragé, rock et post-punk épatants, pop en équilibre précaire, quand elle ne voyage pas dans un expérimental cristallin, hip-hop sans frontière, chansons ethérées et vaporeuses, légende du néo-folk, garage à la sauce pop et en haut, tout en haut, un disque à la simplicité folle mais tellement puissant.
Et comme à chaque fois, au bas de ce papier se trouvent deux lecteurs Deezer et Spotify dans lesquels vous trouverez une chanson de chacun des albums cités ci-dessous, ainsi qu'un lecteur bandcamp pour le seul morceau absent des plateformes de streaming. Bonne lecture, bonne(s) écoute(s) et à dimanche pour le Top 50 singles (et la bonne année aussi).


 

20. Courting - Guitar Music [Pias Recordings]
Non, Courting n’est pas un énième groupe lambda de post-punk. Comme le laissaient présager leurs premiers singles, ils sont plus que cela. Car 'Guitar Music', son post-punk aux quelques échappées belles vers un rock marqué 90s et sa production maligne, cinglante et métallique, a tout pour leur permettre de s'inviter à la table de la nouvelle génération anglaise.
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19. Cloud Cult - Metamorphosis [Earthology Records]
Six ans après 'The Seeker', Craig Minowa et ses Cloud Cult ont fait leur retour. Et avec ce qu’ils savent faire le mieux : des chansons qui respirent la pop par tous les pores, les mélodies attachantes, les orchestrations qui s’emballent. Et la mélancolie, toujours cette mélancolie qui s’immisce, s’étend et vous étreint.
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18. Micah P. Hinson - I Lie to You [Ponderosa]
Micah P. Hinson a toujours l’air aussi malheureux, mais dieu sait qu’il connaît l’art de la belle composition comme personne. 'I Lie to You' est sans doute un de ses albums les plus aboutis de toute sa discographie, un disque très beau où les chansons amples côtoient des titres plus simplement folk - et pas les moins réussis d’ailleurs.
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17. Marmalade Mountain - Strange Angels [Magic Nothing]
Découvert l’an passé avec un 'Ditties' purement folk, Zack Fischmann sous son alias Marmalade Mountain prend ses aises sur 'Strange Angels' son nouvel album. Un disque bien plus orchestré et produit que le précédent, qu’il n’aborde pas seul et où ses chansons folk sont magnifiées par une joyeuse bande de troubadours autour de lui.
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16. Surf Curse - Magic Hour [Atlantic Records]
En signant chez les pas vraiment indie Atlantic Records, le duo Surf Curse est devenu un quatuor. Et le résultat est imposant. Porté par quelques titres ébouriffants (Lost Honor ou Fear City notamment), une production qui sait mettre en valeur autant leurs mélodies que l’énergie de leurs compositions, 'Magic Hour' s’avère vite être un de ces petits bonheurs du quotidien, avec sa pop riffeuse, énervée et un rien slacker.
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15. Pumice - Phylis [Soft Abuse]
Amateurs de pop en équilibre précaire, le trentième album de Pumice est fait pour vous. Avec sa voix étouffée, ses instruments qui flemmardent sans jamais s'ennuyer, grincent sans jamais agacer, enivrent sans jamais étourdir, Pumice crée ici des structures faites de plusieurs strates et divers niveaux d'écoute pour un ensemble cohérent dans son instabilité.
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14. Porridge Radio - Waterslide, Diving Board, Ladder To The Sky [Secretly Canadian]
'Waterslide, Diving Board, Ladder To The Sky' est le disque qui aurait du faire exploser Porridge Radio. Ce n’est pas encore vraiment le cas (la faute à l’absence d’un titre aussi puissant que Long ?) et pourtant, plus consistant que son prédécesseur (pourtant déjà très réussi), il est un disque d’une grande qualité, plein de passion et de rage, très bien écrit, avec pour tête de proue Dana Margolin, femme aussi incroyable sur disque que sur scène et une future star assurément.
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13. Tomberlin - I don’t know who needs to hear this... [Saddle Creek]
Merveilleusement produit, 'I don’t know who needs to hear this...' est un disque délicat et touchant, aussi aérien que vaporeux, langoureux et gracile, où la voix de Tomberlin coule, comme lovée dans l'air, sur des mélodies qui semblent sur le point de s'évaporer. « Je ne sais pas qui a besoin d'écouter ça... » se demande-t-elle en une de ce disque. Beaucoup de monde Sarah Beth. Le plus de monde possible.
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12. Little Simz - No Thank You [Age 101 Music]
Ce qui frappe d'emblée à l'écoute de 'No Thank You', c'est qu'il semble transpirer de colère. Une colère froide, sourde, que Little Simz contient du mieux qu'elle peut pour éviter qu'elle n'explose, mais qu'elle n'hésite pas à afficher clairement dans des textes pugnaces et qui ne transigent pas. Et puis il y a les productions d'Inflo chiadées, les compositions solides et ce flow inimitable. Dix chanson et cinquante minutes qui oscillent en rap, hip-hop, soul/neo-soul qu'elle agrémente de chœurs gospel à faire frissonner le plus sévère des hommes. Si 'Sometimes I Might Be Introvert' était le côté pile de Little Simz, 'No Thank You' semble être son côté face. A la chaleur des compositions du premier, il y a un sentiment plus froid, plus sombre sur le second. A l'image de la pochette : extravagante et pleine de couleur d'un côté, sérieuse et aux tons noir et blanc de l'autre. Mais dans les deux cas, une grande œuvre d'une artiste qui compte. Qui fait ce qu'elle veut. Comme elle le veut. Quand elle le veut.
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11. Pascal Comelade - Le non-sens du rythme [Because Music]
Sur 'Le non-sens du rythme', Pascal Comelade fait avancer puis reculer (et l'inverse est aussi vrai) ses mélodies, les détourne pour mieux les pousser dans quelques retranchements, leur faire faire un pas de côté pour mieux les voir prendre de longs raccourcis, quand il ne leur fait pas faire la grande traversée. Tout à la fois pop, rock, psyché, il intrigue, épate et parfois même émeut, que ce soit par la constructions de ses morceaux, pleins de couches et sous-couches qui s'empilent, s'emboitent, se répondent et se complètent, ou par ses mélodies sublimes. Le tout sans jamais perdre une seconde l'auditeur. Du grand Art.
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10. Richard Dawson - The Ruby Cord [Weird World]
Sur 'Peasant', Richard Dawson posait ses valises dans l’Angleterre du Moyen-Âge. Sur '2020', dans la même Angleterre mais à l’époque actuelle. Avec 'The Ruby Cord', il clôt son triptyque en se projetant dans un futur lointain. Et comme à chaque album, il le fait avec un incroyable sens de la composition folk, qu’elle soit longue et torturée (le premier titre fait plus de 40 mns !), ou qu'il s’engage dans des territoires plus orchestrés - qui rappelleraient presque par moment Sufjan Stevens - et aux choeurs majestueux. Une trilogie monumentale.
 

09. Freundliche Kreisel - Freundliche Kreisel [Stroom]
Très bien construit, évitant la redite et tenant son auditoire par des mélodies souvent cristallines que la voix de Karie Rich habille à merveille, voilà un album souvent minimaliste, plein de langueur et empreint d'expérimentations légères de la part d’un trio pour qui la scène expérimentale, ambiante et d’avant-garde n’a pas de secret. Un disque somptueux, captivant et enchanteur, à l’immédiateté assez folle.
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08. Team Me - Something In The Making [Propeller Recordings]

Avec Into The Wild et surtout Song For a Drummer lancés en éclaireurs l’an passé, il était presque sûr que les Team Me, de retour aux affaires, allaient satisfaire tous les amoureux de pop qui se respectent. Et de fait, avec ses mélodies en pagaille, ses refrains chantés à chœur plein et sa mélancolie doucereuse, 'Something In The Making' a souvent été un refuge pop ensoleillée tout au long de cette année 2022 pleine de grisaille. Un grand album dont il n’est pas facile de se passer.
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07. Panda Bear & Sonic Boom - Reset [Domino Records]

Entre titres de leurs compositions et samples à foison (Randy & The Rainbows, Everly Brothers, Eddie Cochran), Panda Bear et Sonic Boom plongent dans la pop et le rock de la fin des années 50 et du début des années 60, où trames répétitives, reverb, loops, clappings et autres touches synthétiques se tutoient, se mélangent, se complètent ou s'évitent tout à la fois, toujours avec justesse, sans que cela ne semble jamais forcé. Avec toujours cette ombre de Brian Wilson qui plane sur les élans vocaux de Panda Bear, en un peu moins de quarante minutes, le duo réussit sa première grande collaboration. 'Reset' est un disque qu'on qualifiera de pudiquement formidable, rétro dans ses fondations mais actuel dans ses finitions. Un album simple, lumineux à bien des égards, superbement produit - et sans doute le plus facile d'accès de la discographie de Panda Bear.
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06. Billy Woods - Aethiopes [Backwoodz Studioz]

Avec Preservation derrière la console qui amène autant de boucles répétitives, de samples que de productions venues de tous les continents sans que cela ne soit un frein à l'unité du disque, ramenant en studio quelques invités de prestige ne tirant jamais la couverture à eux (El-P, Quelle Chris), 'Aethiopes' de Billy Woods se révèle vite être un disque de hip-hop, souvent abstract, à la finesse et l'écriture impeccables. Très grand album.
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05. CMAT - If My Wife New I'd Be Dead [AWAL Recordings]

Souvent doo-wop, un rien cheesy, rappelant ces girl band des années 60, et avec une voix qui sait monter dans de belles hauteurs, l'Irlandaise CMAT (pour les initiales de son nom: Ciara Mary-Alice Thompson) aura été une des révélations de mon année. Avec son canevas country pop, elle alterne ici tubes, balades country et petites douceurs mélancoliques, avec de belles orchestrations qu'elle agence joliment en y cachant moult détails, des textes bien écrits, pas dénués d'humour (grinçant) et où se cachent souvent beaucoup de souffrances passées.
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04. Current 93 - If A City Is Set Upon A Hill [HomAleph]
Perdu de vue depuis 2014 et un 'I Am the Last of All the Field That Fell' sombrement beau et qui m’avait enchanté, Current 93 et David Tibet auront fait un retour remarqué dans mes oreilles en 2022. 'If A City Is Set Upon A Hill' est un disque somptueux, qui a les atours d’un disque neo-folk mais qui est bien plus que ça, et où ses mélodies lumineuses sur lesquelles David Tibet vient raconter ses histoires, font merveille.
 
 

03. Weird Nightmare - Weird Nightmare [Sub Pop]
Projet solo du leader de METZ, Alex Edkins, Weird Nightmare aura été un des disques qui aura le plus tourné cette année. Loin de la fureur de son groupe d’origine, on est ici entre garage-rock et indie où la pop a son mot à dire. Des compositions soignées, de la guitare en veux-tu, en voilà, des hymnes à chanter à tue-tête (Lusitania), ce premier album est impeccable de bout en bout. Immense coup de coeur.
 
02. Black Country, New Road - Ants From Up There [Ninja Tune]
Février 2022 ou « vie et mort d'un groupe ». Voilà ce qui pourrait être épitaphe de ce 'Ants From Up There' de Black Country, New Road, deuxième album mais le dernier avec son chanteur Isaac Wood qui, peu de temps après sa sortie, décidait pour des raisons de santé psychologiques de quitter ses six amis. Un choc tant sa voix en forme de montagnes russes, qui rappelle Bowie par moment, se marrie tellement bien avec ces compositions qui ici délaissent les guitares de 'For The First Time' (leur premier album) pour mieux exposer un côté folk-pop, aussi arty, orchestral que post-rock. Disque ambitieux et superbement composé, 'Ants From Up There' est en tout cas la mort d’un groupe. Son épitaphe. A lui de trouver leur nouvelle route pour ses aventures futures.
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01. Nina Nastasia - Riderless Horse [Temporary Residence]
 

C'est par quelques simples mots que Nina Nastasia est revenue aux affaires en avril dernier. Un texte pas loin d'être poignant qui explique les raisons de son absence pendant douze longues années. Elle y revient sur ses malheurs et sa très longue relation avec son producteur et compagnon qui n'a fait que de se détériorer au fil des ans, devenir malsaine, la coupant du monde, pour se terminer dans le drame, Nina Nastasia décidant finalement de le quitter, lui, préférant dans la foulée mettre un terme à ses jours.
Deux ans après les faits, l'américaine publie 'Riderless Horse', son septième album, et celui de mon année. Un disque très simple (elle est seule avec sa guitare) mais aux textes aussi touchants que durs, joyeux, tristes, bouleversants à bien des égards ; qui reviennent sur sa vie d'avant autant que sur ce qui s'ouvre devant elle. Comme elle le dit elle même : « Riderless Horse documents the grief, but it also marks moments of empowerment and a real happiness in discovering my own capability »
Produit par son ami de toujours Steve Albini, enregistré dans le plus simple appareil dans un phare, 'Riderless Horse' est l'album le plus dépouillé et à la fois le plus puissant de l'année. Sur Afterwards, le morceau qui clôt l'album, elle finit par ces mots : « Oh, how I wanna live ». Oh oui, vous pouvez madame. Vous devez même. Votre retour est une bénédiction. Bon retour à la vie Nina.
 
 
 
 
Comme promis, vous trouverez une chanson de chacun des disques présentés dans les lecteurs Spotify et Deezer et ci-dessous, avec également un lecteur bandcamp pour le morceau extrait de l'album de Current 93, absent des plateformes de streaming (de la place 01 à 20) :