Affichage des articles triés par pertinence pour la requête electric electric. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête electric electric. Trier par date Afficher tous les articles

mardi 4 mai 2010

Net Emergence 'Mai 2010': Roger Moll's, Electric Electric et Brice et sa Pute


Parfois, on s'esbaudit devant la programmation d'un festival, qu'il soit musical ou de cinéma. On s'exclame, on acclame des choix artistiques intéressants (ceux des prochaines Nuits Sonores par exemple). Et puis parfois on s'étonne et on critique une sélection qui ne répond pas à nos attentes.

Pour l'édition de mai de Net Emergence, c'est la deuxième option qui prévaut. Car n'y allons pas par quatre chemins: la dernière sélection de ce joli projet mené par Valery n'est pas au niveau de ces devancières, en tout cas à mes yeux. Pas de vrais coups de cœurs, peu de découvertes intéressantes. Il fallait bien que cela arrive après quelques mois impeccables.

Après avoir mis de côté les quelques groupes ayant déjà pignon sur rien et une certaine notoriété (au premier rang desquels les excellents RIEN), trois noms sont toutefois ressortis du vote final. Pas forcément de quoi renverser les foules certes, mais trois groupes qui méritent quand même une mise en lumière, dont une égalité tout en haut du classement.

Brice et sa Pute ont beau être lyonnais, ont beau tourner énormément dans la région, je n'avais pas encore eu l'occasion de mettre une oreille sur leurs compositions.
Se présentant comme un duo choc punk minimaliste, Brice et sa Pute (lui à la musique, elle au chant), a quelques titres bien sentis à prendre dans les gencives (au premier rang desquels Supervice). Si je reste assez circonspect à l'écoute de leurs morceaux live disponibles sur leur myspace, leurs chansons studios tiennent bien la route.
De mon point de vue, rien de transcendant au final (leur musique manque de coffre au bout d'un moment) mais quelques moments bien sympathiques.
Myspace


Ce sont Electric Electric et Roger Moll's qui se partagent le haut de l'affiche. Pour les premiers, trio strasbourgeois qui se qualifie de «epileptic dancing noise», j'avoue rester très circonspect. Au risque d'être extrêmement sévère, je trouve leur musique sans grand intérêt. Celle-ci s'engouffre dans une veine actuelle où on oublie de créer des compositions solides et où tout est pour l'esbrouffe (un maximum de sons mais rien de bien concret). Bref, pas client.
Site officiel
Roger Moll's lui est beatmaker du nord de la France - mais reste coincé entre Roubaix et Seattle (sic) - qui s'inspire de RJD2 (début de carrière, ouf!) et de Wax Tailor (mouais...). A son actif, une musique instrumentale, bien montée, intéressante voire presque addictive sur certains passages (très bon Hipology, le jazzy Bloppers). Rien de révolutionnaire chez Roger Moll's (ses références font ca très bien eux aussi) mais, à défaut, charmant.
Myspace


Un trio de tête qui ne me plaît donc qu'au deux-tiers et qui ne m'enthousiasme pas plus que ça (avis plus emballé chez Net Émergence). Mais que voulez-vous, dans toutes sélections, il y a toujours des périodes moins (d'ailleurs, à vous de vous faire votre propre idée en allant découvrir, si ce n'est déjà fait, celle de mai en cliquant ici).
La sélection de juin devrait arriver sous peu, et à cette adresse.

Pour autant, ne doutons pas que la sélection de juin recèlera à nouveaux de petites trouvailles. C'est le cas depuis le début de l'aventure de Net Emergence. Et je ne vois aucune raison objective pour penser que ceci n'est rien d'autre que l'exception qui confirme la règle.

Un lecteur pour écouter 2 morceaux de Roger Moll's et 2 morceaux de Electric Electric. (malheureusement plus en écoute)

vendredi 11 octobre 2013

[Track of The Day] Songs: Ohia - Farewell Transmission (demo)

Je ne sais pas si cette réédition était prévue, bien que 'The Magnolia Electric Co.' soit un des albums essentiels des années 2000. Ou si c'est la mort prématurée de Jason Molina (le 18 mars dernier) qui a poussé Secretly Canadian.

Dans tous les cas, ce qui est certain c'est que cet album (le dernier de Songs: Ohia avant que le groupe ne s'appelle Magnolia Electric Co.), est un bijou de blues, de folk-rock et de country ténébreuse, aux textes merveilleux - et sombres, dont on ne compte plus les chansons incroyables.

La réédition comportera un disque bonus ou l'album en version démo. Un intérêt me direz-vous ? Je pense, oui. Il suffit pour cela d'écouter la version de Farewell Transmission (en écoute aujourd'hui), la chanson d'ouverture de 'The Magnolia Electric Co.', toute dénudée d'électricité, voyant Jason Molina chanter ses paroles sur une guitare acoustique, pour se rendre compte de l'interprétation et de la puissance qui en ressort. Bizarrement, et pour une fois, le bonus-disc d'une réédition va peut-être valoir le coup.

On ne reviendra pas ici sur le bien-fondé (on ne m'enlèvera pas de l'idée que rééditer un album qui a dix ans est complètement idiot) ou non d'une telle réédition. On se dira simplement que 'The Magnolia Electric Co.' va retrouver les facings des magasins de disques et qu'il se peut que quelques uns (et pas forcément les plus jeunes) tombent dans l'univers de Jason Molina. Et rien que pour cela, la peine de sa disparition s'atténuera un petit peu.

Album : The Magnolia Electric Co. « 10th Anniversary Deluxe Edition »
Année : 2013
Label : Secretly Canadian
 

Acheter


Cette démo de Farewell Transmission est en écoute également sur le soundcloud de Secretly Canadian. Et ci-dessous :


La version originale de Farewell Transmission, sorti sur 'The Magnolia Electric. Co' en 2003. Donc par les Songs: Ohia :

jeudi 18 juillet 2013

[Track of The Day] The Electric Soft Parade - Summertime In My Heart

J'ai toujours rêvé d'être une rock-star. Rêver être capable d'écrire des chansons tellement intemporelles qu'elles seraient reprises par des salles ou des stades entiers. Rêver de savoir composer, de jouer de la guitare, de la basse, de pouvoir balancer quelques notes de violon au débotté. Comme ça, pour le plaisir.

The Electric Soft Parade ne sont peut-être pas des immenses rock-stars, mais ils auront au moins sorti un album qui aura marqué son époque. 'Holes in the Walls', album de gamin en 2001 (même pas 18 ans à l'époque!) qui contenait son lot de tubes et grandes chansons, en tout cas assez pour en faire un des disques marquant de ma discothèque.

Depuis ce disque, les anglais ont continué leur route, en sortant des albums de qualité certes, mais à la durée de vie plus éphémère que leur premier disque .

Perdu de vue depuis quelques temps déjà, voilà The Electric Soft Parade est de retour avec '"IDIOTS"', album plus pop (60s / 70s) que leurs précédentes livraisons (ou tout du moins de ce que je m'en rappelle), n'hésitant pas à aller lorgner du côté des Beatles (période 'Abbey Road' / 'Let It Be'), de Radiohead ('The Bends') plutôt que vers la fougue de leur jeunesse un peu perdue - les guitares sont moins acérées, la production manque de nerf, certaines parties de guitare s'enfuient vers des horizons guitar-hero.

Il n'empêche, s'il y a bien quelque-chose qui n'a pas changé, c'est la capacité qu'ont The Electric Soft Parade à composer des mélodies marquantes et des chansons enthousiasmantes. Et sur '"IDIOTS"', il y a ce qu'il faut pour passer, au minimum, un bel été (The Sun Never Sets Around Here, Brother You Must Walk Your Path Alone, Welcome to Wiederness).

Aujourd'hui, les Electric Soft Parade continuent à sortir de bons disques, sont de bons songwriters, ont du goût. Mais les Electric Soft Parade ont pris du poids, ont perdu leurs cheveux. Et semble avoir 45 ans à même pas 30 ans. Finalement, ne pas être une rock star, pour deux-trois détails, c'est bien aussi.

Album : "IDIOTS"
Année : 2013
Label : Helium


Acheter


En bonus, le clip de Summertime in my Heart, en écoute aujourd'hui dans le lecteur Grooveshark à droite. Une chanson banale voire médiocre à la première écoute, mais qui dévoile tous ses charmes à la deuxième pour devenir sacrément entêtante rapidement. Probablement un de mes tubes de l'été :



Histoire de bien finir l'affaire, le clip de Brother You Must Walk Your Path Alone, premier single de cet '"IDIOTS"', aux faux-airs de Camera Obscura :



jeudi 28 février 2019

[Track of The Day] Frustration - The Drawback

Annonçant sans doute un prochain album à venir, les parisiens de Frustration viennent de sortir un 45-tours assez fameux, qui cumule vieillerie en face-A (The Drawback a été enregistré en 2015) et reprise en face-B (Electric Heat de The Visitors).

Fameux parce qu'il est punk/post-punk jusqu'au bout des ongles. Parce qu'il aurait été dommage de laisser une chanson comme The Drawback dans un tiroir, tant son urgence est épatante. Et parce que la reprise des Visitors, bien que collant beaucoup à l'originale, est réussie. N'en demandons pas plus à un jeudi.

Album : The Drawback / Electric Heat 7"
Année : 2019
Label : Blind Records


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Drawback de Frustration est également en écoute ci-dessous :


La reprise de Electric Heat des Visitors par Frustration :



mardi 30 août 2022

[Track of The Day] Oneida - I Wanna Hold Your Electric Hand

Quand je suis monté à Paris pour mes études et un stage qui vous change une vie, mon premier concert parisien a été celui d'Oneida au Nouveau Casino. Nous étions en mars 2004, je ne connaissais pas du tout le groupe qui venait présenter devant une foule plutôt clairsemée son dernier album d'alors, 'Secret Wars', et j'avais pris une claque à laquelle je ne m'attendais pas. Des fous furieux sur scène, avec un batteur impressionnant aussi bien derrière ses fûts que devant un micro. L'écoute du disque le lendemain avait confirmé cette prestation et je n'avais pas lâché 'Secret Wars' de l'année. 
 
Dix-huit ans plus tard, Oneida est toujours en activité ; et célèbre en cette année 2022 ses vingt-cinq ans d'activité. Résultat ? 'Success', son dix-huitième album et sans aucun doute le plus accessible depuis belle lurette. Car cette fois, les new-yorkais ont décidé de remettre les guitares et le rock au centre de tout, en allant droit au but et en mettant de côté leurs compositions expérimentales ou leur psychédélisme poussé à l'extrême, la marque de fabrique d'Oneida depuis des années.
 
Grand raout rock'n'roll aux guitares qui ne semblent jamais vouloir s'arrêter de jouer, 'Success' se révèle même être un disque efficace comme rarement chez eux. Un album qui empile même les morceaux de bravoure, au premier rang desquels I Wanna Hold Your Electric Hand, chanson pivot, à hurler à tue-tête, qu'on croirait durait éternellement et qu'Oneida assaisonne sur la fin d'un riff parfait derrière lequel mon esprit retors voit une version accélérée du gimmick de Love Vigilantes de New Order. Tube ? Tube.
 
Album : Success
Année : 2022
Label : Joyful Noise Recordings

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Bandcamp, I Wanna Hold Your Electric Hand d'Oneida est également en écoute ci-dessous :
 
 
Le clip de I Wanna Hold Your Electric Hand d'Oneida :
 

vendredi 9 octobre 2009

[Track of The Day] The Spinto Band - Mr Blue Sky (Electric Light Orchestra cover)

Dire que le dernier album de The Spinto Band m'a déçu est un doux euphémisme. Il faut dire que leur 'Moonwink' était un disque baclé et sans mélodies, un comble pour les compositeurs de Oh Mandy. Peut-être le disque le plus mauvais de 2008 pour moi, pas moins.

Il y a quelques jours, au détour d'un mail, j'apprends qu'ils font partie du roster (impressionnant!) d'une compilation 'PEACE' (c'est à la mode en ce moment) produite par Amnesty International et les Djs barcelonais Buffetlibre. Une nouvelle compilation, qui regroupe plus de 100 groupes (Fanfarlo, The Veils, Ryuichi Sakamoto, múm ou Black Strobe) venus de 50 pays différents (de l'Allemagne à la Serbie, du Brésil au Tibet, du Danemark au Japon, en passant bien évidemment par la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis), qui sera disponible au format digital, le prix restant à la discrétion de chacun (avec une somme minimum de 2€) et dont les fonds récoltés seront entièrement reversés à Amnesty International.

Leur contribution est une reprise du désormais plus que célèbre Mr Blue Sky de Electric Light Orchestra, popularisé depuis des mois par un prestataire téléphonique. Et ils s'en sortent plutôt bien.
Si la version des Spinto Band n'est pas travaillée au niveau des voix comme l'originale et ne dure que 3'30 (et perd donc par la même la partie homérique de fin), elle me plait. Un parce qu'elle se démarque finalement assez de celle des Electric Light Orchestra, plus que Lily Allen ou des Delgados par exemple, qui avaient déjà repris le tube des anglais.
Et deuxièmement parce qu'on sent un vrai plaisir émaner de ces 3'30. C'est simple, bien fait. Il y a un côté démo - sans l'être au final - vraiment agréable. A écouter pour sécher ses pieds mouillés par l'automne et partir siffloti-sifflotant en week-end. 

Album: PEACE 
Année: 2010 
Label: (inconnu à ce jour)

Ce Mr Blue Sky des Spinto Band (ainsi que trois autres chansons) est en téléchargement légal et gratuit en cliquant ici.

lundi 9 février 2009

[Track of The Day] The Jimi Hendrix Experience - All Along The Watchtower

Hier matin, j'étais à une convention de disques. J'y ai passé quatre heures. Et j'ai trouvé quelques merveilles (ce disque en vinyle pour seulement 7€. Je n'en reviens toujours pas), quelques bonnes affaires ('Steve Mc Queen' des Prefab Sprout pour une bouchée de pain, ce genre de choses) et quelques classiques qui manquaient à mon armoire à sillons ('Harvest' de Neil Young ou 'In The City' des Jam).
Seule déception: je suis tombé sur la version vinyle originale de 'Electric Ladyland' du Jimi Hendrix Experience. Avec les femmes nues sur la pochette (la pochette aseptisée qui couvre toutes les rééditions cds est d'une laideur sans nom). Il était cher. Bien trop cher pour moi. Et pourtant, dieu sait que j'aurais aimé l'avoir dans ma discothèque.
En attendant, et vu que deezer fait des siennes depuis quelques jours, remettons-nous donc un des classiques de cet album mythique dans les oreilles avec All Along The Watchtower, la reprise de Bob Dylan. Un titre archi-connu certes. Mais vu que même après 1000 écoutes on ne s'en lasse toujours pas, ça ne peut pas faire de mal. Surtout sur un blog qui manque cruellement de rock ces dernières semaines. 

Album: Electric Ladyland 
Année: 1968 
Label: MCA

jeudi 31 janvier 2008

MGMT - Oracular Spectacular [Columbia]

'This is our decision to live fast and die young / We've got the vision, now let's have some fun / Yeah it's overwhelming, but what else can we do? / Get jobs in offices and wake up for the morning commute?’. Voila comment débute Time to Pretend, le morceau qui ouvre ‘Oracular Spectacular’, le premier album de MGMT (duo de ptits gars de Brooklyn) et - surtout - une des merveilles de l'année 2008 qui s’ouvre à peine (et qu’il sera assez difficile de détrôner des plus hautes marches de mon podium de décembre prochain, je l’annonce avec onze mois d’avance).

Oh, bien sûr, je vous vois venir avec vos petits doigts levés et vos airs renfrognés : « euh didonc l’ami, tu disais pas déjà ça du British Sea Power y a à peine une semaine ? ». Oui, j’avoue. Mais c’est tout moi ça : quand j’aime, je m’enthousiasme, je m’emballe, j’aime être plein d’emphase pour des groupes qui me touchent. Et comme j'aime partager...

Alors oui, ce MGMT me plaît au plus haut point. Un disque foutraque dans le genre du Yeasayer (avec qui ils tournent d’ailleurs). Mais en mieux encore. Imaginez une seconde : un peu de Grandaddy, beaucoup de Sleepy Jackson (dans la voix et les ambiances), un poil de Beck, un brin d’Animal Collective (dans les rythmiques surtout) et du David Bowie (flagrant sur Weekend Wars et Handshake). En gros, de la pop psyché comme il faut, avec des synthés de partout, de la reverb comme s’il en pleuvait, une production aux oignons (merci Dave Fridmann), des références dans tous les sens - mais largement digérées - et un côté kitsch des plus savoureux.

‘Oracular Spectacular’ pue la classe, aligne les tubes et les grands morceaux – allez, au hasard, deux, comme ça : Kids (qui sent les remix à plein nez avec sa production electro) et Electric Feel (groovy et funky), voir plus bas – et des textes qui tiennent vraiment la route.

Comme celui du début de cette chronique. Car c’est peut-être aussi cela qui me plait chez ce groupe : ce j’m’en-foutisme auquel on aspire un peu tous, ce besoin de vivre plutôt que de suivre une voie toute tracée, cette nécessité de prendre des risques et de faire comme bon nous semble, de tout envoyer balader, les conventions et le reste, de ne pas vivre avec des regrets – car qu’y a-t-il que de pire que les regrets ?, d’oser et d’oser oser. Toujours. Voilà le sentiment qui transpire de cet album.
Et c’est assez paradoxal au final quand on pense que MGMT est la contraction de Management (leur ancien nom de scène) et que ‘Oracular Spectacular’ sort sur une bonne grosse major qui va bien. Une ambivalence qui joue sûrement aussi, inconsciemment.

Ces New-Yorkais semblent tellement vrais, tellement tarés (à voir absolument, plus bas : le clip de Time to Pretend, summum kitschouille, avec couleurs pétantes, troupeaux de zèbres sous ecsta et une bande de tarés fans de tir à l’arc. Du grand art) qu’on adhère automatiquement. ‘I'll move to Paris, shoot some heroin and fuck with the stars / You man the island and the cocaine and the elegant cars’, qu’ils disent dans Time to Pretend. Jeunes branleurs va.... bougez pas, j’arrive! (sortie: 22 janvier 2008)

Nb : l’album est sorti à l’automne 2007, mais de façon digitale. Physiquement, il n’est sorti qu’en 2008. Et comme un mp3 mal encodé ne remplacera jamais un disque bien physique, je considère donc qu’il est bien de 2008.

Nb2: il existe une cover-bis. A tel point qu'on ne sait laquelle utiliser. Je ne résiste pas à vous la coller ci-dessous. Parfaitement dans l'esprit:














Son :
Myspace
Site officiel

Pour bien faire, deux titres, comme d’habitude, Kids et Electric Feel, malheureusement plus en écoute:


Et pour finir, et comme promis, le clip de Time to Pretend (ça se voit que j’aime ce morceau, qui date pour info de 2005 et de leur premier et seul Ep, ou pas ?), décalé à souhait, avec un chat volant pour monture, des couleurs que l’on croyaient mortes avec les années 80 et un mauvais goût délicieux :



Et si vous voulez la vidéo en excellente qualité (et sur votre disque dur), cliquez-là. En plus, c'est tout ce qu'il y a de plus légal, ça provient de leur site officiel.

jeudi 31 août 2017

[Track of The Day] Seabirds - Independent Horses

Pour fêter ses 20 ans, le label de Santa Barbara Matinée Recordings a sorti il y a 2 mois une compilation intitulée ‘Matinée Idols’. Quatorze titres au programme avec parmi les groupes qui ont fait l’histoire de ce label que je connais vraiment peu.

Ici tous les groupes présents ont participé avec un nouveau morceau, un inédit perdu dans des sessions d’enregistrements passées ou une ancienne chanson réenregistrée.

On y retrouve les noms de Champagne Riot (avec un analogique Ingrid Bergman) ou Math and Physics Club (leur Shadows Longer est absolument délicieux). Et on y fait surtout de bien belles découvertes : The Popguns, Last Leaves, The Electric Pop Group, Seabirds (leur Independent Horses est ma chanson du jour) ou encore Tinsel Heart. Mais plus globalement, c'est toute la compilation qui regorge de beaux morceaux, de chansons classes au romantisme plein de guitares. De l'indie-pop de grande qualité, forcément.

NB : A noter que sur cette même compilation on trouve un titre de The Catenary Wires, une des têtes d’affiche du prochain Paris Pop Fest les 22 et 23 septembre prochain ! Plus d'infos là.

Album : Matinée Idols
Année : 2017
Label : Matinée Recordings

Acheter



En plus du lecteur Spotify (l'album est absent de Deezer), Independent Horses de Seabirds, issu de cette compilation ‘Matinée Idols’ est également en écoute ci-dessous :



Autre extrait, Postcard de The Electric Pop Group, première chanson du groupe en 4 ans !


Allez, c'est fête, un troisième titre : You Saved Me From Myself de The Catenary Wires, présents donc au Paris Pop Fest les 22 et 23 septembre prochain.





Enfin, plus simplement, toute cette ‘Matinée Idols’ est en écoute sur le soundcloud de Matinée Recordings.

lundi 7 juillet 2008

Track of The Day (01-07 juillet 2008)

Mais où est passé le hip-hop bondieu? Ben je sais pas trop. Faut juste que je mette la main dessus. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).


Lundi 7 juillet 2008:
* Tom McRae - Bright Lights [V2]
Tom McRae était triste. Déprimé. Au fond du trou. Pour sauver sa peau, il avait composé 'Tom McRae', un premier disque somptueux de noirceur. Plus tard, Tom McRae est devenu un peu plus - puis totalement - heureux. Et il m'a ennuyé. Profondément. Une des grosses déceptions de ces dernières années. Entre albums sans intérêt et chansons ineptes, il avait perdu "le truc". Reste quelques titres à sauver, comme ce Bright Lights sur son 'King of Cards' de l'an passé, entêtant par son piano, même si super formaté et limite vulgos.
(disponible sur King of Cards, 2007)

Dimanche 6 juillet 2008:
* Max Richter - On the Nature of Daylight [130701]
En 2004, j'avais fait du 'The Blue Notebooks' de Max Richter mon album de l'année. Pour la simple raison qu'il m'avait fait pleurer lors des premières écoutes. Et qu'il m'avait totalement bouleversé. Je me souviens très bien de la première écoute, couché et me relever d'un coup, les yeux tous mouillés, me demandant ce que c'était que ce disque de musique de chambre. J'avais commencé à craquer sur ce titre là, On the Nature of Daylight. A votre tour...
(disponible sur The Blue Notebooks, 2004)

Samedi 5 juillet 2008:
* Monty Python - Always On The Bright Side of Life [Handmade Films]
En 1979, à la fin de 'Life of Brian' (clairement le film le plus drôle de l'histoire du cinéma), les Monthy Python sortent une bluette hilarante et se mettent tous à siffler, perché sur des croix (une scène à revoir en cliquant là). Trente ans plus tard, ce titre est toujours à se tordre. Et est plus que jamais une philosophie de vie.
(disponible sur Life of Brian, 1979)



Vendredi 4 juillet 2008:
* Mogwaï - The Sun Smells Too Loud [PIAS]
Après une réédition somptueuse (à tous les niveaux. Et le mot est faible) de leur chef d'œuvre 'Young Team' il y a quelques semaines, les écossais de Mogwaï viennent d'annoncer la sortie d'un nouvel album 'The Hawk Is Howling' le 22 septembre prochain. En attendant la livraison, voilà un premier extrait, qui donne l'eau à la bouche, The Sun Smells Too Loud, en téléchargement libre ici, dans l'oeil de l'aigle.
(disponible sur The Hawk Is Howling, 2008)

Jeudi 3 juillet 2008:
* Pellumair - Postcards [Tugboat]
Responsable d'un seul et unique album (le duo splittera la veille de la sortie de ce dernier, 'Summer Storm'), Pellumair a été un groupe complètement évincé de la moindre visibilité promotionnelle en 2005. Et pourtant, il y aurait beaucoup à dire sur cet album en tous points beau et bon dans lequel j'aime me replonger régulièrement. Postcards restera peut-être leur plus beaux morceaux: deux voix à la douceur incroyable, posées sur un riff discret et répétitif. Ces deux là auraient mérité d'aller plus haut. Dommage. Et snif.
(disponible sur Summer Storm, 2005)

Mercredi 2 juillet 2008:
* Death Cab For Cutie - Bixby Canyon Bridge [Atlantic]
Nouvel album de la bande à Gibbard et première vraie déception de leur discographie. Poussif, sans génie, ce 'Narrow Stairs' n'est pas une franche réussite. Et pourtant, tout démarre bien avec ce titre d'ouverture, Bixby Canyon Bridge, dans l'esprit de leur précédent 'Plans'. Après, l'ennui s'approprie l'écoute. Dommage.
(disponible sur Narrow Stairs, 2008)

Mardi 1er juillet 2008:
* Electric President - It's Like a Heartbeat, Only It Isn't [Morr Music]
Deuxième album d'Electric President (groupe derrière lequel on retrouve Ben Cooper aka Radical Face), grande réussite une fois de plus. Ce It's Like a Heartbeat, Only It Isn't en est la meilleure preuve. Pop-rock, mais dans le bon sens du terme.
(disponible sur Sleep Well, 2008)

mardi 3 mars 2009

Patients - Volume 1 [-]

Ben Cooper est un homme plein de ressources. Après la sortie en 2007 du splendide ‘Ghost’ sous le nom de Radical Face (un disque qui a fini chez moi numéro 2 cette année là) et un sympathique deuxième album d’Electric President (le groupe qu’il forme avec son ami Alex Kane), et avant la sortie du deuxième album de Radical Face (dont l’écriture ne cesse de progresser), pour patienter, l’homme aux mille projets (il est également membre de Mother's Basement et d’Iron Orchestra) propose sa dernière idée : Patients.

Qu’est-ce donc que Patients ? Juste une collection de chansons que Ben Cooper a enregistré au fil des années et qu’il a mis de côté pour diverses raisons. Son idée est de partager ces titres là avec le plus grand nombre, sous le format compilation et de façon gratuite (ou, en tout cas, non pécuniaire).

Car avant d’aller plus loin et de parler du disque en lui-même, il faut tout de même savoir que cet album là n’existe et n’existera jamais dans le commerce. Cooper a décidé de presser lui-même 100 copies de cet album, en fabriquant lui-même les 100 artworks. Comme il le dit sur son site officiel : «So they were basically just fancy CD-Rs dolled up with spray paint and markers».
Pour l’obtenir, rien de plus simple: il fallait envoyer un objet à l’auteur (une photo d’un paysage, une compilation homemade gravée sur cd, un paquet de chocolat, etc. En gros, tout… sauf de l’argent) et il vous envoyait le disque.

Le hic, c’est que son idée a eu du succès. Il a du donc proposer une alternative à ceux qui, comme moi, n’avait pas été assez prompt à réagir. Ainsi, en allant sur son site Internet, on peut se procurer ce ‘Patients’. Pour cela, il y a quatre conditions à remplir. Il faudra donc lui envoyer par mail :
1) Un lien vers un article (récent ou non) qui vous a bien plu.
2) Un lien vers une image, une photo, une peinture ou un dessin que vous aimez (Nb : si c’est une photo personnelle, il faut qu’elle soit hébergée sur Internet. Pas de pièce-jointes).
3) Le nom du dernier bon livre que vous avez lu.
4) Une citation ou un proverbe que l’on aime particulièrement.

Ceci fait (ajouter quelques lignes à ses choix ne fait pas de mal), vous recevrez quelques jours plus tard dans votre mailbox un lien pour télécharger l’album ‘Patients’, ainsi que quelques commentaire de Ben Cooper sur chacun de vos quatre choix. Bref, une initiative louable, très intéressante et sympathique comme tout.

En ce qui concerne le contenu à proprement parler de ce ‘Patients’, onze titres au programme qui rappelle tantôt Radical Face, tantôt Electric President. Et à chaque fois, le touché mélodique de Ben Cooper, fait de piano, banjo, guitare acoustique, accordéon et clappings, pour un résultat conviant pop atmosphérique (If You Come Back to Haunt Me, Mind Ur Manners) et folk céleste (Tall Tale No. 5, Leaves).
Certes, la cohérence de cet assemblage n’est pas forcément évidente. Il n'empêche que le tout est de grande qualité, que ce véritable cadeau de la part de Ben Cooper est un vrai bonheur. Et l’idée de le transmettre de cette façon, dans un souci de partage et artistique l'est tout autant. (sortie : février 2009)


Son:
Toutes les informations pour se procurer 'Patients' se trouvent là (et en date du 22 février). Mais comme je suis sympathique, je vais vous les résumer : il suffit donc d’envoyer un mail à patients [at] radicalface [point] com avec en objet Patients E-mail Trade, ainsi que les quatre conditions à remplir dans le corps du mail.
Pour toutes les informations concernant le projet, il suffit d’aller . Ben Cooper a listé tout ce qu’il a reçu en échange des copies physiques de son ‘Patients’ et explique l’histoire de chaque morceau. Passionnant.

Pour patienter avant la réception du lien dans vos boites aux lettres électroniques respectives, voilà deux titres à déguster, encore et encore. Le premier Tall Tale No. 5 ouvre ‘Patients’ et aurait fait une excellente face-b (voire même plus) de ‘Ghost’. Le second, If You Come Back to Haunt Me, est plus atmosphérique, plus planant, mais tout aussi délicieux (malheureusement plus en écoute).

mercredi 23 décembre 2009

Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations & Rééditions' 2009


Devenus une véritable institution avec l’explosion d’Internet, les tops de fin d’année ont toujours été chez moi et depuis 2002 un exercice auquel je me prête très volontiers, ayant un côté Rob Gordon exacerbé. Pourquoi ? Je ne sais pas à vrai dire. Peut-être pour faire un bilan concret d’une année écoulée. Plus sûrement (et c’est encore plus vrai depuis la création de ce blog) pour mettre en avant des disques qui m’ont touché toute une année durant et qui n’ont pas forcément toujours voix au chapitre des médias.

Première étape aujourd’hui, avec, comme l’an passé, une sélection – non-classée – des meilleurs formats courts (Ep, 7’’, 10’’, 12’’), des rééditions et des compilations de l’année 2009.

EP/MINI-ALBUM

Une sélection qui débute par les Extended Play ou Ep. Car ils ont été nombreux à rythmer mon année. Comme le premier des 1973, groupe français faisant de la pop ouvragée un véritable sacerdoce, qui est un petit bonheur sans fin et annonce un premier album pour le printemps prochain que l’on espère de haute tenue. A suivre l’enregistrement sur leur blog, on peut espérer sereinement (1973 ‘Ep’ Blonde Music +).

Sereins, ce n’est pas forcément le mot qui viendrait à l’esprit pour parler de l’énième petite merveille de ces tarés d’Animal Collective, ‘Fall Be Kind Ep’. Certains trouvent que l’on en fait trop sur eux ? Je préfère passer plutôt que m’entêter à expliquer pourquoi ce groupe est le plus important des années 2000, de par sa discographie album et sa discographie Ep. Et je préfère souligner qu’une fois de plus, ils font évoluer leur musique après un ‘Merriweather Post Pavilion’ détonnant, tendant vers une comédie musicale hallucinée plutôt que vers une pop-electroïsée et psychédélique (Animal Collective ‘Fall Be Kind Ep’ Domino +).

Broadcast, quant à eux, sont revenus sur le devant de la scène, via un album avec The Focus Group (Julian House), 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age'. Un mini-album (selon leurs propres termes) de plus de 50 mns, qui tranche avec l'univers Broadcast. Peu de chants et au contraire beaucoup de collages expérimentaux. Un voyage assez initiatique, comme celui d'Alice au Pays des Merveilles: tout est surprenant et incongru ici. Et à chaque fois on a envie d'aller plus loin. Suite de leurs aventures durant le premier semestre 2010 (Broadcast and The Focus Group 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age' Warp).

L’ami Clark, quant à lui, continue de suivre son chemin, plein d’électro. Non content d’avoir sorti un très beau ‘Totem Flares’, il avait eu la bonne idée de mettre dans nos oreilles quelques mois auparavant un ‘Growls Garden Ep’ de très haut niveau, annonçant la couleur, forcément organique et analogique (Clark ‘Growls Garden’ Warp +).



Les barcelonais de Delorean la joue moins sérieuse. Leur ‘Ayrton Senna Ep’, hormis le fait d’avoir le titre le plus classe de l’année, est un recueil d’electro-pop totalement dans l’air d’un temps qui aime et veut de la synth-pop (Kris en parle très bien chez lui ici: cherchez les papiers du 2 au 8 novembre). Un Ep qui ne paye pas de mine de prime abord mais qui vaut rapidement son pesant de rayons de soleil ! (Delorean ‘Ayrton Senna Ep’ BCore +).


Et puis il y a la révélation de l’année, LE groupe de 2010. Ne cherchez pas plus loin, c’est lui. Un quatuor de new-yorkais qui aime les clappings et qui lorgne tantôt (c’est à la mode) du côté 80s et d’un son très anglais – new-wave et cold-punk, il y a du Joy Division et plus généralement de Factory chez ces garçons là – et tantôt vers une sunshine pop plus américaine. Leur ‘Summertime! Ep’ est un grand mini-album. Confirmation de leur potentiel que l’on peut imaginer très grand dans les mois qui viennent (The Drums ‘Summertime! Ep’ Moshi Moshi +).


Dans une veine bien plus noisy-pop, mais allant chercher son inspiration aux mêmes endroits que The Drums, voilà Dum Dum Girls, groupe dont on ne sait pas grand chose (Dee Dee, la leader, est-elle vraiment tout seule ?) mais qui aime le lo-fi et les distorsions. Quand on sait que les Crocodiles ou Blank Dogs font partie de ses amis, on comprend mieux. Une jeune femme à suivre de près (Dum Dum Girls ‘Yours Alone Ep’ Captured Tracks).


Hauschka ne connaitra surement pas une consécration comme celle qui attend The Drums. Pourtant, le compositeur allemand, continue d’écrire de bien beaux morceaux, tout au piano, en y insérant ici et là des petites touches électro. Son ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ (40 mns quand même !) est une grande œuvre une fois de plus, auprès de laquelle peu de gens, malheureusement, se seront arrêtés (Hauschka ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ Fat Cat +).


Enfin, finissons cette catégorie EP par The Pains of Being Pure at Heart, qui non content d’avoir surfé tout en haut de la vague d’un shoegaze en plein retour avec un premier album très réussi (on y reviendra), sortent un ‘Higher Than The Stars Ep’ du même acabit, le côté plus «joyeux ». Sarah Records semble plus que jamais vivant! (The Pains of Being Pure at Heart 'Higher Than The Stars Ep' Slumberland +).



7"











Du côté des 7’’ impossible de tout citer. J’en ai sélectionné dont quatre : le 7" de ce rasta-boy de Gonjasufi, grande découverte de soul organique et électronique (Gonjasufi Holidays-Candylane 7’’’ Warp +); le 'Split 7’’' de Grouper et le Pumice qui aura eu la bonne idée de me faire découvrir Grouper et de confirmer tout le talent de ce diable de Pumice (Grouper/Pumice ‘Split 7’’’ Soft Abuse); le 7" de Jason Molina et de ses Magnolia Electric Co avec sa mélodie pleine de sang de cowboy (Magnolia Electric Co Rider. Shadow. Wolf 7’’’ Secretly Canadian +) ; Et enfin le ‘Mirando 7’’’ de Ratatat où les Animal Collective (encore eux !) s’offrent un délire vaporeux de 10 mns (Ratatat ‘Mirando 7’’’ XL +).











12"


C’est Four Tet qui aura fait l’actualité marquante du format 12’’, tantôt avec Burial pour un travail collaboratif remarquable et que l’on espère se renouveler dans le futur entre le petit génie de l’électro et le pape du dub-step (Burial & Four Tet ‘Moth/Wolf Cub 12"’ Text +), tantôt seul avec un ‘Love Cry 12’’’ plein de swing et qui annonce de bien belles choses pour les mois qui viennent (Four Tet ‘Love Cry 12’’’ Domino +).









COMPILATIONS
Au niveau des compilations, impossible de ne pas citer ‘Dark Was The Night’, un double album – pour la bonne cause – de 31 chansons (compositions originales ou reprises) et qui accueille pour l’occasion la fine fleur de l’indie-pop/rock/folk du moment, de Yeasayer à Iron & Wine, de Sufjan Stevens à The Books, de Blonde Redhead à The Decemberists. Un tout totalement hallucinant. Jamais entendu une compilation aussi éclectique et en même temps aussi réussie (A Red Hot Compilation ‘Dark Was The Night’ 4AD +).


RÉÉDITIONS
Finissons ce petit round-up par quatre rééditions qui me tiennent à cœur. A tout seigneur tout honneur, commençons par celle de la discographie des Beatles. Un énorme travail pour un résultat au-delà des attentes mais pour un prix totalement indécent. On pourrait en écrire dix pages, alors le mieux à faire, c’est d’aller voir le papier le plus abouti et le plus complet écrit sur le sujet, chez Kill Me Sarah, forcément (The Beatles ‘Remastered’ Apple).


Dans le genre imposant, le coffret – limité – concocté par Matthew Cooper (aka Eluvium) se pose là. ‘Life Through Bombardment’ regroupe 7 LPs, plus de 3h30 et 41 morceaux d’ambient, d’électronica et de minimalisme: en gros toute la discographie du bonhomme plus quelques raretés. Un coffret imposant dont l’enchainement d’une traite est un voyage de l’esprit fabuleux (Eluvium ‘Life Through Bombardment’ Temporary Residence).

A leur niveau, The Miracles ont sorti une sacrée réédition avec un ‘Depend on Me : The Early Albums’. Pas de boxset à 100€ ici. Non, juste un double album rempli à ras bord (53 chansons) compilant les cinq premiers albums du groupe. Moi qui ne connaissais que vaguement le groupe (comprendre «deux chansons à tout péter») et embrigadé par un français presque allemand jamrékien à l’éclectisme assez fou, j’en ai eu pour mon argent (même pas 15€). Savoureux, délicieux, chaleureux. Rajoutez tous les en «-eux» que vous voulez, cela n’y changera rien : cette réédition est un bonheur sans fin (The Miracles ‘Depend on Me : The Early Albums’ Hip-O Select).

‘Memoryhouse’ de Max Richter est un bonheur dans son genre aussi. Car le premier album du compositeur écossais était introuvable depuis des années ! Fat Cat, maison hôte de Max Richter depuis son deuxième album, a récupéré les droits et après quelques reports a ENFIN réédité (sur son sous-label 130701) la splendeur. Cet album est un véritable bijou : symphonique mais sans en faire trop, légèrement électronique, ‘Memoryhouse’ est la première pierre philosophale d’une carrière presque sans accroc (Max Richter ‘Memoryhouse’ 130701).



Vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des disques évoqués ci-dessus:



Tracklist:
01. 1973 - We Are Nowhere
02. Animal Collective - What Would I Want? Sky
03. Broadcast - I See, So I See So
04. Clark - Growls Garden
05. Delorean - Moonson
06. The Drums - Don't Be a Jerk Johnny
07. Dum Dum Girls - Catholicked
08. Hauschka - Ginsterweg
09. The Pains of Being Pure at Heart - Falling Over
10. Gonjasufi - Candylane
11. Magnolia Electric Co. - Rider.Shadow.Wolf
12. Grouper - Rising Height
13. Ratatat - Mirando (Animal Collective remix)
14. Burial & Four Tet - Wolf Cub
15. Four Tet - Love Cry
16. The National - So Far Around The Bend
17. The Beatles - While My Guitar Gently Weeps (mono remastered)
18. Eluvium - Everything to Come
19. The Miracles - Broken Hearted
20. Max Richter - Sarajevo