Et ce fut le cas. Déjà donc avec Ulrika Spacek, déroulant un set pas loin d'être parfait, très juste, sonnant sur beaucoup de morceaux étonnamment (ce n'est pas vraiment le cas sur disque) comme Radiohead (deuxième génération) mais, si je puis me permettre et au risque de me mettre à dos les fans, en un peu moins prétentieux. Un concert d'une heure, juste le temps de confirmer que les anglais sont de sacrés musiciens et ont définitivement quelque-chose, en plus de bien belles chansons à leur actif (et pas que I Could Just Do It ou The Sheer Drop).
Mais Ulrika Spacek n'est pas la seule raison de cette belle soirée : Sharon Tate Modern y a également grandement participé - en ouverture. Un groupe lyonnais au nom pas loin d'être génial (comme le fera remarquer un ami, « un concert avec une première partie qui s'appelle Sharon Tate Modern ca me suffit pour y aller »), mené sur scène par grand échalas habillé en marcel, aussi gringalet que musculeux, dont la posture et la dégaine ne sont pas vains, ne tombent pas dans la pose outrancière et donnent au contraire un charme supplémentaire à la prestation d'ensemble. Sorte de mélange entre Magazine et Wire auquel on aurait rajouté un peu de Bowie par-ci, de Nick Cave des débuts par là et de Joy Division dans le fond, la musique de Sharon Tate Modern est en tout cas de haute tenue, carrée, cadrée, bien écrite, pleine de noirceur et pour autant enthousiasmante. Une petite révélation qu'on va commencer à suivre de très près. Cela tombe bien d'ailleurs, Sharon Tate Modern devrait sortir son deuxième album dans les prochains mois. Un disque jusque là sans nom mais sur lequel on devrait retrouver Parachute (en écoute aujourd'hui), chanson noisy et torturée aux guitares aiguisées et au texte aussi halluciné que désabusé.
Album : -
Année : 2026
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Le clip de Parachute de Sharon Tate Modern :




