vendredi 18 septembre 2026

[Track of The Day] Personal Trainer - Bone

Direction les Pays-Bas et Amsterdam aujourd'hui avec Personal Trainer et son nouvel album, 'Human Assholes' (la pochette est à l'avenant) - le troisième pour être précis, prouvant par la même que s'il est une découverte, Willem Smit, l'homme derrière ce projet, n'est en rien un nouveau venu. Un disque qui alterne indie-pop (surtout) et indie-rock, qu'ils soient des années 90 comme des années 2000/2010 et rappelle autant Eels, Grandaddy, moins Pavement que Stephen Malkmus, ainsi que toute une tripotée de groupes qui aiment la pop soignée et joliment ouvragée. 

Assez banal de prime abord, 'Human Assholes' se révèle finalement - et assez vite - tout à fait charmant, peu exempt qu'il est de belles mélodies bien travaillées, souvent traversées par une jolie mélancolie (superbe Barely Guillaume). Et si l'on regrettera qu'il se traîne un peu en longueur, on saluera avant tout la qualité de cet album de Personal Trainer et de bon nombre de compositions, à commencer par Bone (en écoute aujourd'hui), très belle chanson qui, dans sa deuxième partie, n'est pas sans rappeler une esthétique propre à dEUS.

Album : Human Assholes
Année : 2026
Label : Bella Union

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Bone de Personal Trainer est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson notable de 'Human Assholes' de Personal Trainer, voilà Barely Guillaume :

Pour finir, le clip de Moping, un des singles extraits de 'Human Assholes' de Personal Trainer, chanson qui a beaucoup de Eels en elle :

mercredi 16 septembre 2026

[Track of The Day] Nia Archives - This Could Be...

On avait quitté 'Silence Is Loud' avec une Nia Archives photographiée en gros plan, pleine face, avec comme un début de grimace sur le visage, la bouche ouverte sur une dent en or, une autre aux motifs de l'Union Jack et un piercing au nez au premier plan. Et on la retrouve dix-huit mois plus tard sur la pochette de son deuxième album 'Emotional Junglist', couchée à l'intérieur d'un canapé, comme tentant de se protéger dont ne sait quoi avec les coussins du sofa, les yeux dans le vague, les cheveux noirs de jais et lissés, avec pour seuls bijoux des bagues moins clinquantes que fantaisies.

Que s'est-il passé entre ces deux pochettes ? L'amour, évidemment, le thème le plus central de l'histoire de la musique (et de la vie en général d’ailleurs). Sur 'Emotional Junglist', Nia Archives y raconte un coup de coeur, l'euphorie des débuts, la construction d'une histoire, puis, forcément, la rupture, les tourments et la tristesse qui vont avec, avant de parvenir à faire le deuil de cette relation, de vouloir de rebondir et de s'extraire de cette situation.

Est-ce tout ceci qui explique que la jeune anglaise, si elle se nourrit toujours autant de jungle, s'ouvre plus à d'autres styles et leur donne une place de choix ? Sans doute. Car ce deuxième album a beaucoup de pop et d'indie-rock en son sein et sans doute moins de beats furieux que par le passé. A nouveau produit en grande partie par Ethan P. Flynn, 'Emotional Junglist' est un disque qui, s'il ne manque pas de morceaux nerveux, enflammés et dansant (surtout dans une première partie, remarquable par ailleurs), est plus apaisé que par le passé sans pour autant tomber dans un sentimentalisme ou une mélancolie facile qu'auraient pu lui dicter son thème général. Et si l'on regrettera que l'album se perde un peu en longueur, voire se répète parfois, il a assez de bonnes chansons pour ne pas faire la fine bouche. Comme This Could Be... (en écoute aujourd'hui), morceau pop que Nia Archives chante merveilleusement bien et dont les nappes du refrains me font invariablement penser aux Cure.

Album : Emotional Junglist
Année : 2026
Label : Island Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, This Could Be... de Nia Archives est également en écoute ci-dessous :
 

Autre chanson extraite de 'Emotional Junglist' de Nia Archives, voilà Around Tha Bend :

lundi 14 septembre 2026

[Track of The Day] TVOD - Bottomless Pit

A chaque début de septembre son concert de rentrée. Pour 2026, le titre revient aux new-yorkais de TVOD (pour Television Overdose) venus présenter sur la scène du Sonic leur deuxième album 'The Farm', prévu pour début octobre. Un sextet tout foufou, souriant, enthousiaste et à l'énergie communicative, au punk et post-punk efficaces, joués dans une cale surchauffée autant par l'ambiance que par l'ultime soirée de la sixième canicule lyonnaise de l'été (ce qui fera dire au leader du groupe Tyler Wright « you don't know AC in France ? » alors que le groupe transpirait sur scène et que la climatisation suait à grosses gouttes au milieu de la salle).

Au programme de ce set court (quarante minutes, rappel compris) de TVOD, beaucoup de générosité, de super moments (Party Time de leur premier album) et, évidemment, quelques singles de ce 'The Farm' à venir dont Bottomless Pit (en écoute aujourd'hui), punk brut et bruyant, et Meetings, plus post-punk dans l'âme. Deux chansons qui ne réinventent ni le rock, ni le punk, ni le post-punk, mais qui le font bien, de la part d'un groupe à suivre et qui était sans doute le parfait candidat pour lancer comme il se doit cette saison musicale 2026-2027 entre Rhône et Saône.

Album :
The Farm
Année : 2026
Label : Mothland / Get Better Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Bottomless Pit de TVOD est également en écoute ci-dessous :

Autre single extrait de 'The Farm' de TVOD, voilà Meetings :

Le clip de Bottomless Pit, un des singles extraits de 'The Farm' de TVOD :

vendredi 11 septembre 2026

[Track of The Day] pyncher - One Day

Sans aucun lien avec des londoniens de Pynch, pyncher est également un quatuor, lui aussi anglais mais originaire de Manchester. Un groupe à la discographie famélique jusque là (un seul album au compteur, publié l'an passé) mais dont la dernière sortie en date, 'I Really Mean It This Time Ep', mérite qu'on leur accorde un intérêt plus que certain. La faute notamment à One Day (en écoute aujourd'hui), chanson d'ouverture de l'EP et qui fait montre d'un vrai talent chez pyncher pour composer des titres accrocheurs, endiablés et auxquels il est difficile de résister. Car One Day, sa nervosité, ses riffs tendus, son énergie et sa mélodie efficace en bandoulière, est de cet acabit. Pour tout dire, je suis à deux doigts de qualifier cette chanson de tube. Allez, oublions les deux doigts : One Day EST un tube.

Album : I Really Mean It This Time Ep
Année : 2026
Label : Heist or Hit

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, One Day de pyncher est également en écoute ci-dessous :

Le clip de One Day, la chanson d'ouverture de 'I Really Mean It This Time Ep' de pyncher :

jeudi 10 septembre 2026

[Track of The Day] Ned Collette - Nothing Rare

De Ned Collette, je me souviens de la première écoute de 'Old Chestnut', son album de 2018. Un long voyage folk, bouleversant, renversant et hypnotisant. Un choc beau et puissant et la révélation de cette année là (deuxième de mon bilan 2018, ce qui est tout à fait anecdotique j'en conviens mais qui à mes oreilles veut dire quelque chose).

Huit ans et un album en 2024 (le bien joli 'Our Other History') plus tard, l'australien est de retour avec 'Mixed Light', un disque qui porte bien son nom tant il brille de différents feux. Et qui saute d'état en état avec une facilité confondante, aidé parfois par quelques interludes de passages. D'un socle contemporary et progressive folk (Bonnie Prince Billy est même de la partie le temps du court In the Kitchen) proposant quelques petites merveilles du genre (Sleep Song à la basse à tomber, Curious Thing), qui s'égare même le temps d'un magnifique Mammon dans l'acid-folk, Ned Collette ajoute à son œuvre quelques essences de jazz subtiles et parfois étourdissantes (le superbe Paper Night et sa seconde partie délicieusement psyché) un peu d'indie-pop aux contours eighties (sublime Commandeered Parade) voire ivres (The Light Is Growing Old), et termine son aventure par un beau et contemplatif Miami Shadows.
 
Mais l'acmé de ce très bel album est à trouver sur Nothing Rare (en écoute aujourd'hui), longue chanson de plus de cinq minutes de pop comme de guingois qui se pare peu à peu de shoegaze nerveux et bruyant. De la belle ouvrage pour le berlinois d'adoption. Une nouvelle fois. Une énième fois.

NB : Notons que 'Mixed Light' de Ned Collette est disponible en France chez Microcultures en cliquant ici 

Album : Mixed Light
Année : 2026
Label : It Records / Feeding Tube Records / Open Square

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Nothing Rare de Ned Collette est également en écoute ci-dessous :

Autre remarquable chanson tirée de 'Mixed Light' de Ned Collette, voilà Paper Night :