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dimanche 30 septembre 2007

[Oldies] Jackson C. Frank – Jackson C. Frank (1965)

Il y a des jours comme ça où rien ne va. Où l’on a beau faire, tout se transforme en catastrophe. Où la moindre de nos initiatives se termine invariablement par un échec. Oui, il y a des jours comme ça. Des semaines même. Et puis, il y a des vies comme ça.

Prenons Jackson C. Frank. Né en 1943 à Buffalo. Mort à 56 ans, sans le sou. A peine sauvé de l’oubli de l’histoire de la musique par un jeune fan de folk. Un artiste pétri de talent qui aura connu les affres du mauvais œil : il échappe d’un rien à un incendie dans son école à 11 ans, où 18 de ses camarades trouvent la mort ; son âme-sœur, sa muse Sandy Denny l’abandonne (avant de mourir quelques années plus tard, à 30 ans); sa deuxième femme le quitte lorsque son fils décède alors qu’il n’est qu’un bébé ; il enchaîne les dépressions, connaît les « joies » de l’hôpital psychiatrique, perd l’usage de ses deux jambes et finit infirme et borgne. Bref, le bonheur et la chance réunis en un seul être.

Tout cela ne l’a toutefois pas empêché, le temps de 3h à Londres et avec l’aide de Paul Simon, de signer un des plus beaux disques des années 60 : 'Jackson C. Frank'. Peut-être même le plus grand disque de folk des sixties.
Un disque d’une tristesse insondable, à l’image de sa vie et de ce qu’elle allait devenir. Dix titres ébouriffants, portés par une voix, mélange de douceur et de profondeur, assez exceptionnelle. Un album traversé d’histoires d’amour déchirantes et de cœur brisés, de mélodie splendides et de touché de cordes délicat. Tout y est. De l’acabit d’un Dylan. Et même plus tiens, Bob Dylan, pourtant héros de l’auteur de ces lignes, n’ayant jamais sorti un album folk de cette classe là.

Dans les années 90, Jim Habbot, un jeune fan de folk entame une véritable enquête policière pour remettre la main sur Jackson C. Frank, le retrouve, fait sortir de l’oubli le disque qui porte son nom ainsi que cinq titres de 1975, du même niveau que ceux enregistrés dix ans plus tôt (que l’on peut retrouver sur les diverses rééditions qui verront le jour dès 1995).
En 2003, Vincent Gallo ajoute même Mik and Honey, son grand œuvre, au générique de son film The Brown Bunny, assurant par la même à Jackson C. Frank un début de notoriété posthume. Notoriété qui reste toutefois à des années lumière de ce qu’elle devrait être vu la qualité incroyable de cet album.

Car cet album est un disque impensable. Qui donne les larmes aux yeux. Qui rend bouche bée. Et ahuri. Un album indispensable aussi pour qui veut comprendre l’histoire de la musique contemporaine. Car Jackson C. Frank, avec ce simple et unique disque qui ne sortira jamais de la communauté folk de l’époque, va inspirer bon nombre d’artiste en devenir. Dont un certain Nick Drake, autre génie malheureux et bouleversé, qui puisera tonnes d’inspirations dans ce répertoire de quinze titres. Un Nick Drake qui finira lui aussi plutôt mal. A croire que l’on paye un certain tribut à s’inspirer de Jackson C. Frank, poissard de talent mais artiste de génie. M’étonnerait pas que l’ami Syd Barret n’ait pas usé jusqu’à la corde cet album là tiens.

Nb: cette chronique n'est finalement pas nécessaire. Une seule lecture concernant Jackson C. Frank vaut le détour. Celle de Raoul-Lachenay, auteur d'un très beau texte sur le bonhomme et sur sa vie, et qui m'aura fait découvrir cet artiste. Cet article se trouve ici, sur Ordet Blog (le blog qu'il faudrait garder s'il ne devait en rester qu'un seul)

Première sortie : 1965 (CBS)
Dernière réédition : 2003 (Sanctuary)

Son :
Myspace (un myspace de fan, évidemment, avec 5 titres en écoute).

Vu qu'on est dimanche et vu la qualité de cet album, trois titres en écoute: Milk and Honey, Don't Look Back et Dialogue. Enjoy!

jeudi 17 octobre 2019

[Track of The Day] Papercuts - Blues Run The Game (Jackson C. Frank cover)

Extension de leur album de l'an passé ('Parallel Universe Blues'), Papercuts et leur tête pensante Jason Quever ont sorti à la toute fin de l'hiver un Ep, au fronton duquel on retrouve une des chansons de leur production 2018, Kathleen Says.

Un bel Ep pour trois raisons. Parce que Kathleen Says était une des chansons les plus réussies de 'Parallel Universe Blues'. Parce Comb In Your Hair est une nouvelle composition à la classe folle. Enfin parce que la reprise de Blues Run The Game de Jackson C. Frank est un joli tour de force. Loin de la pureté acoustique de la chanson originale (ou de la belle reprise de Laura Marling), Papercuts donne la version qu'aurait pu sortir le Velvet Underground s'il s'était attelé à la tâche à l'époque. Et lui confère une autre grande et belle dimension.

NB : Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l'unique album de Jackson C. Frank, chef d'oeuvre absolu des sixties, je vous propose de venir lire son histoire ici.

Album : Kathleen Says Ep
Année : 2019
Label : Slumberland Records


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), la reprise de Blues Run The Game de Jackson C. Frank par Papercuts est également en écoute ci-dessous :


Autre très belle chanson de 'Kathleen Says Ep', voilà donc l'inédit Comb In Your Hair :



Enfin, pour ceux qui ne connaitraient pas la chanson originale, voilà donc Blues Run The Game par Jackson C. Frank :



mercredi 10 novembre 2010

[Track of The Day] Laura Marling - Blues Run The Game (Jackson C. Frank cover)

1965: Un jeune homme de 22 ans sort dans un anonymat incroyable un des cinq plus beaux albums des années 60. Cet homme, c'est Jackson C. Frank et cet album, c'est 'Blues Run The Game'. Un disque aussi somptueux qu'unique et indispensable (et auquel j'avais consacré une chronique 'Oldies' il y a 3 ans et sur la page de laquelle on trouve toujours 3 titres en écoute).

2010: Laura Marling est une des nouvelles prêtresse folk. Ses deux premiers albums sont des réussites et ses participations diverses sont autant de beaux moments (le premier Noah and The Whale, son trip indien avec Mumford and Sons).

Au delà du talent qu'on lui connait, on apprend aujourd'hui que Laura Marling a du goût. Beaucoup de goût. Annoncé depuis six mois déjà, la voilà qui sort enfin un 7" où elle reprend The Needle and The Damage Done de Neil Young mais surtout Blues Run The Game.

Sa relecture de la chanson qui donna le nom à l'album de Jackson C. Frank est extrêmement simple et dépouillée, comme l'originale. Ici, Laura Marling ne se permet pas de folie qui risquerait de briser ce bijou de mélodie et en fait une version belle, touchante voire enchanteresse.

Alors bien sûr, elle n'arrive pas au début de la cheville de l'originale, tant Jackson C. Frank semble y avoir mis sa vie. Mais si la version de Laura Marling permet de faire découvrir au plus grand nombre l'album 'Blues Run The Game', chef d'œuvre méconnu s'il en est, alors ca sera déjà ca de gagné.

Album: Blues Run The Game 7" 
Année: 2010 
Label: Third Man Records

On peut commander ce 'Blues Run The Game 7"' sur le site officiel de Third Man Records, le label de Jack White, ici même.

Et pour finir, la version de Laura Marling de The Needle and The Damage Done de Neil Young. (malheureusement plus en écoute)

mardi 14 février 2017

Top 6 "Break-Up" (Vol. 3)

Le dernier papier dans cette rubrique datait du 14 février 2012. Cinq ans plus tard, l'occasion était trop belle pour ne pas donner une suite aux deux premiers volumes des « Break-Up Songs » (voir ici pour le Volume 1 et là le Volume 2) le jour de la Saint-Valentin 2017.

Cette année encore, alors qu'on célèbre à nouveau l'annuelle fête des amoureux, des roses par bouquets de 10 et des nuits endiablées, célébrons donc les chansons tristes qui parlent d'amours déçus, déchus, de cœurs brisés, de colère, de souvenirs émus et de nostalgie. Parce qu'il faut bien qu'il y ait un équilibre.

A tout seigneur tout honneur, ouvrons le bal avec Sophia ou l'artiste qui  semble être né dans une marmite de potion dépressive. La preuve avec I Left You où il conte une rupture à contre-cœur mais qui semblait inéluctable : « And yeah I left you because it seemed to hurt us less than if I'd stayed ; and yeah I left you but how long will it take for you to forget this hate ».

C'est à Azure Ray de prendre la suite avec November, sublime chanson qui ouvre l'Ep du même nom, dont les paroles « I was afraid to be alone, but now I'm scared that's how I'd liked to be » m'ont longtemps travaillé à une époque.

Jackson C. Frank, sur son essentiel et unique album 'Blues Run The Game' fait le constat que son ex vient de le quitter, qu'elle ne l'avait jamais aimé. Et a cette sentence : « Someday, someone will leave you ; And I know you'll feel the same ».

La Blanche, lui, essaie d'expliquer ses actions qui ont mené à la rupture, le tout dans une vibrante déclaration d'amour entre justifications ratées et amour sincère. Sans doute une de mes chansons françaises préférées : « Comment trouver les mots pour te dire que je t'aimais l'air de rien, que j'en crevais à m'étourdir avec de l'alcool et des putains. J'aurais aimé pouvoir te dire que je crache sur ton chagrin, je n'pensais pas que ça pourrait détruire tout ce que nous avions de bien. Alors je te dis pour finir même si jamais tu ne reviens : tes baisers auraient pu suffire, la douleur ça ne sert à rien ».

Quant à ce très beau groupe qu'était Amandine, il raconte l'histoire d'un homme qui d'un couplet à l'autre voit l'amour de sa vie s'échapper : « And who said distance brings us closer ? Who said hardship makes us strong ? ».

C'est à Jude que revient le soin de conclure ce Top 6, avec I Do, déchirante chanson où un homme reçoit une invitation de mariage de son ex dont il est toujours amoureux, avant de lui souhaiter tout le bonheur du monde : « Ole friendships fade away, love falls apart. And you've not spent a single day outside my heart. But, there's just one more dream that I have left for you : I hope you're smiling when he turns around and says I do... ».

Bref, six chansons sur lesquelles on ne dansera pas la gigue pour sûr. Mais comme souvent, les chansons les plus tristes sont les plus belles. Alors, belle Saint-Valentin !





Tracklisting :
Sophia - I Left You (People Are Like Seasons - 2004)
Azure Ray - November (November Ep - 2002)
Jackson C. Frank - You Never Wanted Me (Blues Run The Game - 1965)
La Blanche - Te Dire (Michel Rocard - 2002)
Amandine - Silver Bells (Solace In Sore Hands - 2007)
Jude - I Do (No One Is Really Beautiful - 1998)




Nb: Tous les Top 6 de ce blog ont été mis à jour. Six chansons à chaque fois, sélectionnées pour leur appartenance aux thèmes suivants:
Top 6 "Eastern Europe"
Top 6 "Emilie"
Top 6 "Weather"
Top 6 "Break-up"
Top 6 "Madeleine"
Top 6 "R.I.P"
Top 6 "Drug"
Top 6 "London Baby, London"
Top 6 "Hot Songs"
Top 6 "Let The Sun Shine In"

Top 6 "Break-Up" (Vol. 2)

dimanche 7 octobre 2007

[Oldies] Evie Sands - Any Way That You Want Me (1969)

Même si les deux histoires n’ont rien à voir, même si elles ne sont pas du tout comparables, l’histoire de la vie d’Evie Sands est un peu un copié-collé de celle de Jackson C. Frank.
La demoiselle le rejoint facilement au royaume des artistes maudits, un royaume où il est écrit à l’entrée « ici reposent des artistes pétris de talent poursuivis par une scoumoune inouïe ».

Car, bien que moins morbides que ceux de l’ami Jackson C. Frank, Evie Sands n’aura pas donné sa part au chien en matière de déboires (essentiellement artistiques toutefois).

Quand en 1965, la jeune demoiselle signe chez Blue Cat Records, elle s’apprête à sortir un single Take Me For A Little While qui doit logiquement la propulser en haut des charts. Malheureusement, le test-pressing du single est dérobé par un producteur peu scrupuleux et transmis à Chess Records et à Jackie Ross qui s’empresse (bien qu’elle assurera toujours qu’elle n’était pas au courant du vol) d’enregistrer le morceau, à sa façon. Le titre sort très rapidement, supplante la sortie de la version d’Evie Sands, est un succès et truste les playlists de toutes les radios américaines. Le mal est fait. Et la version originale passe pour une resucée médiocre et sans saveur.

En souhaitant relancer sa carrière, elle sort ensuite un second single, I Can’t Let Go : nouvel échec cuisant pour elle mais qui deviendra un an plus tard un tube or massif des anglais de The Hollies. Allez comprendre.

Histoire de lui enfoncer une bonne fois pour toute la tête sous l’eau, tout se répète à l’envie. Partant de Blue Cat Records, la belle Evie Sands signe sur Cameo-Parkway et sort Angel of The Morning. Las, triple las : le label met la clé sous la porte, laissant donc les droits sur le morceau libres. Merilee Rush & The Turnabouts sautent sur l'occasion, enregistrent leur version de la chanson et font un carton.

Dépitée mais pas abattue, Evie Sands continue son bonhomme de chemin, croyant que cela tournera bien un jour. Elle signe sur A&M Records et sort donc en 1969 l’album dont il est question aujourd’hui, 'Any Way That You Want Me'.

Un disque… fabuleux. Trente-cinq minutes de soul blanche, très poppy, avec du Dusty Springfield dans tous les sens, un peu de Burt Bacharach (producteur de génie de l’époque, Aretha Franklin, Dionne Warwick et beaucoup d’autres confirmeront), des chœurs à tomber, de la délicatesse dans les arrangements (le mariage piano/violon/cuivre est merveilleux à chaque fois),… Le tout produit tout en rondeur par un Chip Taylor. Et puis surtout ce sentiment bizarre de retrouver quelques mélodies qui trusteront le haut des charts quelques années plus tard (Any Way That You Want Me et son coté Grease, entre autres).
Ce disque sera un échec. Comme le seront ses (rares) sorties discographiques ultérieures. Quand on vous parle de lose…

La grande Dusty Springfield était une fan absolue d’Evie Sands, allant même jusqu’à enregistrer un morceau avec elle au milieu des seventies. Mais rien n’y fera jamais rien. Sans savoir vraiment pourquoi et malgré la qualité des compositions, leur côté plus qu’accessible et leur grand potentiel tubesque (I'll Hold Out My Hand ou But You Know I Love You, pour ne citer que ces deux là), elle ne sortira jamais vraiment de l’anonymat, malgré un retour (rapide) sur le devant de la scène à la fin des années 90.

C'est à n’y rien comprendre à l’écoute de cet album doux, délicat, emballant, bien écrit, porté par cette voix « soul-mais-pas-trop », entre Dusty et Nancy Sinatra. Foutus poissards va.

Première sortie: 1969 (A&M)
Dernière réédition: 2005 (Rev-Ola)

Son :
Myspace Non-Officiel (Avec notamment deux titres de cet album ainsi que sa version d’I Can’t Let Go).

Trois morceaux: But You Know I Love You, It's This I Am et Any Way That You Want Me. A vous de tomber sous le charme :





 


samedi 24 janvier 2009

[Oldies] Fairport Convention – Unhalfbricking (1969)

Régulièrement nommé dans les listes de meilleurs albums de tous les temps outre-manche – de Q Magazine à The Observer en passant par la BBC2 qui, en 2007 et le temps d’un sondage, verra ses auditeurs célébrer plus «grande chanson folk jamais écrite» Who Knows Where the Time Goes –, ‘Unhalfbricking’ de Fairport Convention n’est pas à proprement parler un trésor caché ou un disque découvert au hasard d’une brocante par quelque petit label indé qui aurait décidé de le faire connaître au monde entier en le rééditant. Malgré tout, il faut dire tout le plus grand bien de cet album majeur de l’histoire de la folk-music, sorti il y a bientôt 40 ans.

C’est en 1966, à Londres, dans la maison (qui s’appelle «Fairport») accueillant le cabinet de médecin du père de Simon Nicol, le guitariste du groupe, que Fairport Convention voit le jour. Répétant avec son nouvel ami Ashley Hutchings, rencontré quelques semaines plus tôt, les deux garçons décident rapidement de recruter un deuxième guitariste (Richard Thompson), une voix féminine (Judy Dyble), ainsi qu’un batteur, Shaun Frater, qui sera vite débarqué au profit du jeune Martin Lamble.

Très vite, le groupe organise quelques concerts et signe un contrat avec Polydor Records. Leur manager de l’époque, Joe Boyd, leur suggère d’ajouter au line-up une voix masculine. Les Fairport Convention s’exécutent, signent Ian Matthews, et enregistrent leur premier (et éponyme) album.

Après des ventes médiocres, la bande à Nicol change de label et opte pour Island. Judy Dyble quitte le navire, est remplacée par Sandy Denny, ancienne muse de Jackson C. Frank, au timbre de voix affolant. Après un second disque en janvier 1969 (le très réussi ‘What We Did On Our Holidays’), le groupe est invité à écouter quelques uns des nombreux morceaux pas encore sortis dans le commerce de Bob Dylan, dont beaucoup de chansons qu’il vient d’enregistrer avec The Band – ni plus ni moins les fameuses ‘The Basement Tapes’, qui ne verront officiellement le jour qu’en 1975.
De cette escapade chez l’éditeur Londonien de Dylan, le groupe revient avec trois perles: Million Dollar Bash, Percy’s Song et If You Gotta Go, Go Now.

De retour, Fairport Convention se met alors à enregistrer son troisième album, ‘Unhalfbricking’. Un disque qui s’éloigne des influences américaines du groupe (on les surnommait alors les «Jefferson Airplane anglais») pour mieux se concentrer sur une musique tirant son inspiration du folk britannique en vigueur à cette époque là ; un folk porté et sublimé par la voix de Sandy Denny, au sommet de son art, et qui fait d’‘Unhalfbricking’ un disque indispensable.

Surtout, il voit Sandy Denny prendre un rôle central dans le groupe, grâce notamment au départ de Ian Matthews. Désormais, et bien plus que sur ‘What We Did On Our Holidays’, c’est vers elle que tous les regards se tournent. Elle compose (Who Knows Where the Time Goes, Autopsy) et amène dans ses bagages une chanson traditionnelle, A Sailor’s Life, l’histoire de marins disparus et de veuves éplorées, que le groupe s’empresse d’enregistrer. Richard Thompson compose deux titres, les premiers de chaque face (Genesis Hall et Cajun Woman) et les plus enlevés de l’album, entre rock et folk-rock, avec le jeu de guitare de Thompson comme métronome.

Le tracklisting est complété par Million Dollar Bash (dont le rythme et la mélodie rappelle indéniablement le Zim) et Percy’s Song (splendeur portée par la voix de Sandy Denny avec le groupe qui fait la chorale derrière. Tout bonnement un des plus beaux titres qui existe) de Bob Dylan ainsi que par Si Tu Dois Partir, version française de If You Gotta Go, Go Now (traduite un soir de concert à l’aide de quelques français présents dans la salle et ravis de pouvoir prêter main forte) et charmante ritournelle à l’accent délicieux.

Le tout enregistré, les Fairport Convention savent qu’ils vont publier leur meilleur album. Attendant patiemment la sortie prévue en juillet, ils continuent leur tournée. Le 11 mai 1969, de retour d’un concert à Birmingham, leur van a un accident grave. Le batteur, âgé d’à peine 19 ans, Martin Lamble, y laisse la vie, ainsi que Jeannie Franklyn, petite amie de l’époque de Richard Thompson.

Coup du sort, tragédie, Fairport Convention est sous le choc et aura bien du mal à retrouver toute la sève et tout le talent qui transpire des sillons de ce ‘Unhalfbricking’ durant les 40 années de carrière suivantes (le groupe a changé de line-up mais est toujours en activité).
Seuls restent huit morceaux, quarante minutes et une pochette, symbole de cette époque : le groupe batifole dans l’herbe tandis que, devant l’œil du photographe, les parents de Sandy Denny prennent la pose devant leur maison. Triste mais bel hommage aux disparus. L’album se classe 12è des charts anglais, les critiques sont dithyrambiques. Mais les Fairport Convention s’en foutent. Ils se sont déjà remis au travail, prêt à publier un nouvel album, 'Liege & Lief’. Et surtout désireux d'oublier.



Première sortie : 1969 [Island]
Dernière réédition : 2008 [4 Men With Bears]

Son :
Site officiel

Trois titres en écoute dans le lecteur ci-dessous. La version française de If You Gotta Go, Go Now, Si Tu Dois Partir, le célèbre Who Knows Where the Time Goes? et le splendide Percy’s Song, la reprise de Bob Dylan :


 

samedi 5 juillet 2008

Le retour du 'Oldies'

Après plus de cinq mois d'inactivité, et même si on est en été, la rubrique 'Oldies' devrait reprendre du service dès la semaine prochaine avec une réédition d'un album de... mais chut!, je ne vous en dis pas plus.

Ayant toujours tenu en estime cette partie 'Oldies' et après la fermeture d'un de mes comptes free sur lequel je conservais les sons mis en ligne pour ces albums, la plupart du temps, oubliés, j'ai décidé de laisser constamment trois titres en ligne, le tout grâce à un lecteur deezer.

Concrètement donc, chacune des 17 (jusque là) chronique 'Oldies' possède son propre lecteur deezer et trois titres mis en ligne et écoutables, jusqu'à plus soif. Histoire de.

Ainsi, les chroniques suivantes ont de nouveau du son disponible à écouter:

Minnie RipertonPerfect Angel (1974)

AmnestyFree Your Mind: The 700 West Sessions (1973)

Ike and Tina Turner - River Deep Mountain High (1966)

The HomosexualsThe Homosexuals' Record (1984)

Tim HardinBird on a Wire (1971)

Van MorrisonSaint Dominic's Preview (1972)

The HolliesFor Certain Because... (1966)

David Ackles - American Gothic (1972)

The Left Banke - Walk Away Renee/Pretty Ballerina (1967)

Bob DylanBlood On The Tracks : New-York Sessions (1974)

The Four Seasons - Genuine Imitation Life Gazette (1969)

Erma FranklinSoul Sister (1969)

Evie Sands - Any Way That You Want Me (1969)

Jackson C. FrankBlues Run The Game (1965)

Millie Jackson - Caught Up (1974)

John Phillips - John, The Wolf King Of L.A. (1969)

The Bee Gees - First (1967)

Bonne(s) écout(e)s et (re)découvertes!

lundi 11 décembre 2017

[Track of The Day] Jason Molina - Solitude (Black Sabbath cover)

L’an passé, Secretly Canadian avait mis en vente un 45-tours de Jason Molina reprenant Townes Van Zandt, à l'occasion du Record Store Day, rendant à cette opération son vrai sens, dévoyé un peu plus chaque année. Deux chansons où Jason Molina rappelait comme jamais Jackson C. Frank.

Son label de toujours continue à aller piocher dans ce qui semble être d'innombrables archives du leader de Songs: Ohia décédé il y a déjà plus de 4 ans, en publiant un 45-tours de reprises de Black Sabbath.

Enregistrées à la fin des années 90, les deux chansons composant ce disque sont courtes (la seconde n'est d'ailleurs pas lisible sur le 45-tours, la face-B étant une œuvre gravée de Will Schaff), mais belle, intimiste (il y a sa guitare, sa voix et c'est tout), ténébreuse et sombre, à l'image de Jason Molina. Qu'est ce qu'il manque putain...
 
Album : The Black Sabbath Covers 7’’
Année : 2017
Label : Secretly Canadian

Acheter


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Solitude de Black Sabbath mais par Jason Molina est en écoute ci-dessous :




Pour finir, voilà la version originale de Solitude par Black Sabbath :


lundi 11 octobre 2021

Ada Lea - One Hand On The Steering Wheel The Other Sewing A Garden [Saddle Creek]

Petite douceur charmante et charmeuse, voilà 'One Hand On The Steering Wheel The Other Sewing A Garden', le second album de la canadienne Alexandra Levy qui officie sous le nom de scène d'Ada Lea. Une jeune femme qui chante d'une voix particulièrement séduisante, parfois un peu désabusée, où transpire la mélancolie.

Cette voix, Ada Lea la balade sur des textes qui racontent des histoires (sans doute les siennes), pleines de douleurs et d'espoir, de tristesse et de nostalgie, de violence et d'amertume. Elle les conte comme si elle ouvrait son journal intime et décidait à nous dévoiler son contenu.
Il faut l'entendre raconter ces soirées ratées, ses passions, ses blessures intimes et physiques (« If there’s one thing I’ve learned there’s a term called resilience and I hope to recognize it next time in the face of violence » sur Violence), ses amours passées (« I just found the letter dated august 2nd the one you sent that summer saying this is how you see it we’re either growing apart or growing together » sur Saltspring) ou perdues (« My love for you is real not like any other love and I wanted so badly for you to feel it like I did » sur My Love 4 U Is Real), ses  pertes d'espoirs (« every year is just a little bit darker, then the darker gets darker, then it's dark as hell » sur Damn) ou ses projets pleins d'espoirs (Writer In NY).

Ces textes, Ada Lea sait aussi les mettre en musique. Entre folk et pop, rock et presque wave (Can't Srop Me From Dying) avec quelques guitares qui slide doucement, une ambiance soulful par moment et même l'ombre de Jackson C. Frank qui plane sur le très simple Saltpring, cet album s'avère être une bien belle découverte, et qu'on pourra aisément rapprocher de ceux de quelques grandes artistes féminines de ces dernières années, et placer dans le même panier.

D'ailleurs, ces rapprochements avec la fine fleur de la scène actuelle n'ont rien d'étonnant quand on sait que le producteur de 'One Hand On The Steering Wheel The Other Sewing A Garden' (Marshall Vore), la batteuse (Tasy Hudson) et le bassiste (Harrison Whitford) travaillent avec Phoebe Bridgers ; que Burke Reid (qui s'est occupé du mixage) a travaillé sur les albums de Courtney Barnett et Julia Jacklin (on pourra d'ailleurs rapprocher le Body de cette dernière au Hurt d'Ada Lea) ; que Johanna Samuels (dont l'album 'Excelsior!' sorti au printemps vaut plus que l'écoute) vient faire quelques choeurs sur trois titres (Damn, Writer In NY et Hurt). Et c'est pour ne citer qu'eux, tant le personnel qui a participé à cet album est important. 

Mais n'allez pas croire qu'il faille résumer Ada Lea à une simple copie de Phoebe Bridgers ou Julia Jacklin. Il y a trop de talent dans ses compositions, trop de beauté dans son timbre et trop de personnalité dans ses textes pour ça. 'One Hand On The Steering Wheel The Other Sewing A Garden' en est la plus belle preuve. (Sortie : 24 septembre 2021)

Plus :
'One Hand On The Steering Wheel The Other Sewing A Garden' d'Ada Lea est en écoute sur sa page bandcamp
'One Hand On The Steering Wheel The Other Sewing A Garden' d'Ada Lea est à l'achat sur sa page bandcamp
'One Hand On The Steering Wheel The Other Sewing A Garden' d'Ada Lea est en écoute, notamment, sur Spotify et Deezer

Trois chansons de 'One Hand On The Steering Wheel The Other Sewing A Garden' d'Ada Lea en écoute. Le soulful Damn (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer et Youtube), le magnifique Partner et le simple et optimiste Writer In NY :

Quatre chansons de 'One Hand On The Steering Wheel The Other Sewing A Garden' d'Ada Lea ont été clippées. En voilà trois : Damn, Hurt et Can't Stop Me From Dying

  

jeudi 6 octobre 2011

[Track of The Day] Bert Jansch - Poison


Les légendes partent les unes après les autres et il va falloir s'y faire. C'est donc au tour de Bert Jansch de partir découvrir d'autres horizons et de retrouver par la même d'anciens talentueux folkeux partis avant lui, de Jackson C. Frank à Nick Drake. Jimmy Page doit en avoir gros sur la patate ce soir. Il n'est pas le seul.

lundi 30 décembre 2019

Bilan 2019 : Top 15 « 7", Ep, Compilations & Rééditions »



Parce qu'on est le 30 décembre. Parce que le futur est à portée de main (oui, 2020, c'est vraiment le futur. En tout cas pour le moi de 1990 qui n'allait pas tarder à découvrir le collège). Et parce que j'aime ces traditions de « tops annuel » où les classements se bousculent un peu de partout (et dans tous les domaines) et où, quoique peuvent bien en dire les grincheux, on y découvre beaucoup de choses (la preuve ici), il est temps de passer au bilan 2019 de cette année musicale, et une nouvelle fois, en quatre étapes : une première (aujourd'hui) consacrés aux formats courts et aux compilations/rééditions. Une seconde, mercredi au petit matin, avec les 50 chansons de l'année, pile pour se remettre de sa gueule de bois. Et enfin, vendredi et dimanche, avec le classement des 40 meilleurs albums sortis ces 365 derniers jours. Le tout en toute subjectivité, évidemment.

Mais comme le veut la coutume, partageons quelques tops de blogs/sites amis (ou non) qui ont de belles choses à partager ou à découvrir :
Le top albums de la rédaction de Benzine
Le top album de La Musique à Papa
Le top 50 de Benoit, le créateur de Benzine, chez Hop-Blog

Cette année 2019 aura été une grande année pour les Ep, ces extended-play, trop courts pour être des albums, trop longs pour être des singles. J'ai l'impression qu'on revient un peu à ce format, assez parfait à mon sens (mon morceau musical préféré se trouve sur un Ep), et c'est tant mieux. D'ailleurs, comme je l'explique plus bas, si je m'entêtais moins à différencier les formats, nul doute qu'un des disques de la sélection ci-dessous se serait retrouvé quasiment tout en haut de mon top général. Quinze disques se trouvent ci-dessous, quelques beaux singles, des Ep renversants et une triplette de compilations/rééditions à écouter sans jamais s'en lasser. 
Au bas de ce papier se trouve, comme toujours, un lecteur pour écouter une chanson de chacun des disques chroniqués, histoire de se faire une idée de ce dont il est question. Bonne lecture et bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2019 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » (20-01)
Top 40 « Albums » (40-21)


7"

Olivier Rocabois - Ship of Women / Somewhere in a Nightmare 7" [-]
Un des 45-tours les plus romantiques de l’année qui soit. Olivier Rocabois, leader de All If, se lance en solo sous son propre nom et balance deux très belles chansons, pleines de cordes et de mélodies pop ouvragées, et Bowie en diable. Ouaté tout plein.


Sufjan Stevens - Love Yourself / With My Whole Heart 7" [Asthmatic Kitty]
Parce qu’on ne se refait pas. Parce qu'un top sans Sufjan Stevens serait surprenant dans ces pages. Parce que les mélodies sont là. Parce que Sufjan Stevens ne sort que rarement des 45-tours. Parce que la bonne cause (les profits sont reversés à la cause LGBTQ+). Parce que Love Yourself (chanson écrite en 1996) est sans doute une des chansons de l’année.


Extended Play (Ep)


Accident - Dernier Voyage Ep [Little John]
Duo composé des cousins de Romain Guerret d’Aline, Accident est un charmant voyage synthétiques, hypnotique et qui a une certaine idée de la pop à la française, avec de belles guitares qui viennent embellir le tout.


Daphni - Sizzling Ep [Jiaolong]
Alors que Caribou devrait revenir avec un nouvel album en 2020, il ne fallait pas passer à côté de 'Sizzlin', nouvel Ep de Daphni (son « moi électro »), remix à l’efficacité folle de Paradise, obscur groupe des Bermudes de 1981. Daphni augmente le rythme et transforme le groove, le funk voire le disco de Paradise en un ensemble dancefloor, presque house, auquel il est difficile de résister

Dry Cleaning - Boundary Road Snacks and Drinks Ep [It’s Ok]
Post-punk un peu arty, qui ne fait pas dans l'épate et qui ne recherche pas le tube à tout prix, porté par une voix qui chante moins qu’elle ne parle, presque détachée, Dry Cleaning est une des révélations anglaises de l’année. Deux Ep à ce jour, l’album ne devrait plus tarder.
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Hold Your Horses - Datsusara Ep [-]
Découvrir Hold Your Horses par leur dernier Ep avant fermeture, c’est tout de même ballot. Parce ce 'Datsusara Ep' est en tout point charmant, ambitieux, orchestré, presque orchestral par moments, aux petits détails ravissants, aux mélodies, chœurs et voix attachantes, lorgnant autant vers Silver Mt Zion que Modest Mouse ou le Arcade Fire des débuts. RIP.


Jaune - La Promesse Ep [-]
Il m’aura fallu un état comateux pour rentrer dans ce disque du batteur de Frànçois And The Atlas Mountains. Anodin au premier abord, il s’avère d’une classe folle avec son électronica mélancolique, ses trouvailles mélodiques et ce chant en français rappelant celui d’Albin de la Simone. Un des disques les plus écoutés de l'année par ici.


Papercuts - Kathleen Says Ep [Slumberland Records]
Parce que Kathleen Says était une des chansons les plus réussies de 'Parallel Universe Blues', leur album de 2018. Parce Comb In Your Hair est une nouvelle composition à la classe folle. Parce que la reprise de Blues Run The Game de Jackson C. Frank est un joli tour de force, mettant à jour la version qu'aurait pu sortir le Velvet Underground s'il s'était attelé à la tâche à l'époque. Tous ces « parce que » vous donne un des plus beaux Ep de l’année.


Satellite Jockey - Modern Life Vol. 3 Ep [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records]
Les lyonnais de Satellite Jockey finissent leur triptyque 'Modern Life' (voir ici et ) avec un dernier Ep de haute volée, qui plonge la tête la première dans les années 70, rend hommage à Olivia Tremor Control, amène un soupçon de musique du monde, tout en ne perdant rien de sa musicalité. Une des aventures discographiques les plus parfaites de ces dernières années.


Richard Youngs & Raül Refree - All Hands Around the Moment Ep [Soft Abuse]
Si Richard Youngs a sorti un album solo cette année, c’est vers cet Ep réalisé avec Raül Refree qu’est allé tout mon intérêt. Sans doute parce que plus voluptueux et arrangé, 'All Hands Around The Moment' est un magnifique voyage folk très habillé, où les cordent de chaque instrument vivent comme jamais.


Wych Elm - Rat Blanket Ep [Post Mortem Records]
Si je ne m’entêtais pas à différencier les « formats courts » des « formats longs » dans ces billets de bilan annuel, nul doute que ce premier Ep des anglais de Wych Elm aurait figuré sur mon podium 2019, tant son Pixies meets Breeders meets l’indie/alt rock fin-80s/début-90s est formidable. Alors, à défaut de mieux, on parlera de la plus grande révélation de l’année. Mais quel disque !


COMPILATIONS / REEDITIONS


Bob Dylan - The Rolling Thunder Revue: The 1975 Live Recordings [Columbia/Legacy]
Bob Dylan - Travelin’ Thru, 1967 – 1969: The Bootleg Series Vol. 15 [Sony/Legacy]
Cette année, deux coffrets ont permis de plonger à nouveau dans le passé glorieux de l'américain. Tout d'abord celui consacré à la tournée de 1975. De cette période, Sony avait déjà sorti en 2002 un Bootleg Series, le numéro 5, absolument génial, retranscrivant à merveille cette période où Dylan embarqua avec lui toute une ribambelle de musiciens, de chanteurs, d'amis (Joan Baez, Allen Ginsberg, Joni Mitchell, Mick Ronson, entre beaucoup d'autres) et plus largement tout ceux qui voulaient bien se joindre à lui, pour écumer les scènes des Etats-Unis avec un spectacle moins concert traditionnel que véritable spectacle de music-hall. Dix-sept plus tard, et à l'occasion de la sortie du film de Martin Scorsese sur cette tournée de 1975 ('Rolling Thunder Revue: A Bob Dylan Story'), Sony publie l'ensemble des concerts enregistrés à l'époque, soit 14 disques. C'est faramineux oui, vertigineux aussi, et sans doute réservé aux fans, mais le résultat est très enivrant.
Le second coffret est plus folk/country et moins exhubérant, mais tout aussi intéressant car il s'agit des enregistrements de Dylan à Nashville, entre 1967 et 1969. Et sur trois disques s'étalent des sessions pour 'John Wesley Harding' et 'Nashville Skyline' ainsi que beaucoup de morceaux en duo avec Johnny Cash. Des moments d'histoire, forcément brillants. Ah, qu'il est doux d'être fan de Bob Dylan.



The Springfields - Singles 1986-1991 [Slumberland Records]
Totalement inconnu à mes oreilles, voilà The Springfields, groupe américain dont la courte carrière (de 1986 à 1991 donc) se voit compilée dans son entièreté par Slumberland Records. De l’indie-pop de la fin des années 80, tantôt jangle, tantôt power, toujours mélodique et dont on ne s’étonnera pas qu’elle fut le temps d’un single publiée par Sarah Records. Ca fait un trésor caché de moins et ce n’est pas le plus médiocre, loin de là.



Various Artists - Come On Up to the House: Women Sing Waits [Dualtone]
Evidemment, je ne suis pas le mieux placé pour considérer si cette compilation a du sens ou pas : je ne connais pas l'oeuvre de Tom Waits. Pour autant, porté par la version incroyable de justesse de Georgia Lee par Phoebe Bridgers, ce disque de 12 reprises - exclusivement féminines donc - aura commencé à m'entrouvrir les portes de l'univers de l'américain. Les puristes trouveront peut-être à redire, mais l'ensemble a une sacrée gueule.


Comme promis, voilà quelques players vous permettant d'écouter une chanson issue des quinze disques présentés ci-dessus : Spotify et Deezer. Bonne(s) écoute(s) ! 





Bilan 2019 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » (20-01)
Top 40 « Albums » (40-21)