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vendredi 11 octobre 2013

[Track of The Day] Songs: Ohia - Farewell Transmission (demo)

Je ne sais pas si cette réédition était prévue, bien que 'The Magnolia Electric Co.' soit un des albums essentiels des années 2000. Ou si c'est la mort prématurée de Jason Molina (le 18 mars dernier) qui a poussé Secretly Canadian.

Dans tous les cas, ce qui est certain c'est que cet album (le dernier de Songs: Ohia avant que le groupe ne s'appelle Magnolia Electric Co.), est un bijou de blues, de folk-rock et de country ténébreuse, aux textes merveilleux - et sombres, dont on ne compte plus les chansons incroyables.

La réédition comportera un disque bonus ou l'album en version démo. Un intérêt me direz-vous ? Je pense, oui. Il suffit pour cela d'écouter la version de Farewell Transmission (en écoute aujourd'hui), la chanson d'ouverture de 'The Magnolia Electric Co.', toute dénudée d'électricité, voyant Jason Molina chanter ses paroles sur une guitare acoustique, pour se rendre compte de l'interprétation et de la puissance qui en ressort. Bizarrement, et pour une fois, le bonus-disc d'une réédition va peut-être valoir le coup.

On ne reviendra pas ici sur le bien-fondé (on ne m'enlèvera pas de l'idée que rééditer un album qui a dix ans est complètement idiot) ou non d'une telle réédition. On se dira simplement que 'The Magnolia Electric Co.' va retrouver les facings des magasins de disques et qu'il se peut que quelques uns (et pas forcément les plus jeunes) tombent dans l'univers de Jason Molina. Et rien que pour cela, la peine de sa disparition s'atténuera un petit peu.

Album : The Magnolia Electric Co. « 10th Anniversary Deluxe Edition »
Année : 2013
Label : Secretly Canadian
 

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Cette démo de Farewell Transmission est en écoute également sur le soundcloud de Secretly Canadian. Et ci-dessous :


La version originale de Farewell Transmission, sorti sur 'The Magnolia Electric. Co' en 2003. Donc par les Songs: Ohia :

mercredi 23 décembre 2009

Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations & Rééditions' 2009


Devenus une véritable institution avec l’explosion d’Internet, les tops de fin d’année ont toujours été chez moi et depuis 2002 un exercice auquel je me prête très volontiers, ayant un côté Rob Gordon exacerbé. Pourquoi ? Je ne sais pas à vrai dire. Peut-être pour faire un bilan concret d’une année écoulée. Plus sûrement (et c’est encore plus vrai depuis la création de ce blog) pour mettre en avant des disques qui m’ont touché toute une année durant et qui n’ont pas forcément toujours voix au chapitre des médias.

Première étape aujourd’hui, avec, comme l’an passé, une sélection – non-classée – des meilleurs formats courts (Ep, 7’’, 10’’, 12’’), des rééditions et des compilations de l’année 2009.

EP/MINI-ALBUM

Une sélection qui débute par les Extended Play ou Ep. Car ils ont été nombreux à rythmer mon année. Comme le premier des 1973, groupe français faisant de la pop ouvragée un véritable sacerdoce, qui est un petit bonheur sans fin et annonce un premier album pour le printemps prochain que l’on espère de haute tenue. A suivre l’enregistrement sur leur blog, on peut espérer sereinement (1973 ‘Ep’ Blonde Music +).

Sereins, ce n’est pas forcément le mot qui viendrait à l’esprit pour parler de l’énième petite merveille de ces tarés d’Animal Collective, ‘Fall Be Kind Ep’. Certains trouvent que l’on en fait trop sur eux ? Je préfère passer plutôt que m’entêter à expliquer pourquoi ce groupe est le plus important des années 2000, de par sa discographie album et sa discographie Ep. Et je préfère souligner qu’une fois de plus, ils font évoluer leur musique après un ‘Merriweather Post Pavilion’ détonnant, tendant vers une comédie musicale hallucinée plutôt que vers une pop-electroïsée et psychédélique (Animal Collective ‘Fall Be Kind Ep’ Domino +).

Broadcast, quant à eux, sont revenus sur le devant de la scène, via un album avec The Focus Group (Julian House), 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age'. Un mini-album (selon leurs propres termes) de plus de 50 mns, qui tranche avec l'univers Broadcast. Peu de chants et au contraire beaucoup de collages expérimentaux. Un voyage assez initiatique, comme celui d'Alice au Pays des Merveilles: tout est surprenant et incongru ici. Et à chaque fois on a envie d'aller plus loin. Suite de leurs aventures durant le premier semestre 2010 (Broadcast and The Focus Group 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age' Warp).

L’ami Clark, quant à lui, continue de suivre son chemin, plein d’électro. Non content d’avoir sorti un très beau ‘Totem Flares’, il avait eu la bonne idée de mettre dans nos oreilles quelques mois auparavant un ‘Growls Garden Ep’ de très haut niveau, annonçant la couleur, forcément organique et analogique (Clark ‘Growls Garden’ Warp +).



Les barcelonais de Delorean la joue moins sérieuse. Leur ‘Ayrton Senna Ep’, hormis le fait d’avoir le titre le plus classe de l’année, est un recueil d’electro-pop totalement dans l’air d’un temps qui aime et veut de la synth-pop (Kris en parle très bien chez lui ici: cherchez les papiers du 2 au 8 novembre). Un Ep qui ne paye pas de mine de prime abord mais qui vaut rapidement son pesant de rayons de soleil ! (Delorean ‘Ayrton Senna Ep’ BCore +).


Et puis il y a la révélation de l’année, LE groupe de 2010. Ne cherchez pas plus loin, c’est lui. Un quatuor de new-yorkais qui aime les clappings et qui lorgne tantôt (c’est à la mode) du côté 80s et d’un son très anglais – new-wave et cold-punk, il y a du Joy Division et plus généralement de Factory chez ces garçons là – et tantôt vers une sunshine pop plus américaine. Leur ‘Summertime! Ep’ est un grand mini-album. Confirmation de leur potentiel que l’on peut imaginer très grand dans les mois qui viennent (The Drums ‘Summertime! Ep’ Moshi Moshi +).


Dans une veine bien plus noisy-pop, mais allant chercher son inspiration aux mêmes endroits que The Drums, voilà Dum Dum Girls, groupe dont on ne sait pas grand chose (Dee Dee, la leader, est-elle vraiment tout seule ?) mais qui aime le lo-fi et les distorsions. Quand on sait que les Crocodiles ou Blank Dogs font partie de ses amis, on comprend mieux. Une jeune femme à suivre de près (Dum Dum Girls ‘Yours Alone Ep’ Captured Tracks).


Hauschka ne connaitra surement pas une consécration comme celle qui attend The Drums. Pourtant, le compositeur allemand, continue d’écrire de bien beaux morceaux, tout au piano, en y insérant ici et là des petites touches électro. Son ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ (40 mns quand même !) est une grande œuvre une fois de plus, auprès de laquelle peu de gens, malheureusement, se seront arrêtés (Hauschka ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ Fat Cat +).


Enfin, finissons cette catégorie EP par The Pains of Being Pure at Heart, qui non content d’avoir surfé tout en haut de la vague d’un shoegaze en plein retour avec un premier album très réussi (on y reviendra), sortent un ‘Higher Than The Stars Ep’ du même acabit, le côté plus «joyeux ». Sarah Records semble plus que jamais vivant! (The Pains of Being Pure at Heart 'Higher Than The Stars Ep' Slumberland +).



7"











Du côté des 7’’ impossible de tout citer. J’en ai sélectionné dont quatre : le 7" de ce rasta-boy de Gonjasufi, grande découverte de soul organique et électronique (Gonjasufi Holidays-Candylane 7’’’ Warp +); le 'Split 7’’' de Grouper et le Pumice qui aura eu la bonne idée de me faire découvrir Grouper et de confirmer tout le talent de ce diable de Pumice (Grouper/Pumice ‘Split 7’’’ Soft Abuse); le 7" de Jason Molina et de ses Magnolia Electric Co avec sa mélodie pleine de sang de cowboy (Magnolia Electric Co Rider. Shadow. Wolf 7’’’ Secretly Canadian +) ; Et enfin le ‘Mirando 7’’’ de Ratatat où les Animal Collective (encore eux !) s’offrent un délire vaporeux de 10 mns (Ratatat ‘Mirando 7’’’ XL +).











12"


C’est Four Tet qui aura fait l’actualité marquante du format 12’’, tantôt avec Burial pour un travail collaboratif remarquable et que l’on espère se renouveler dans le futur entre le petit génie de l’électro et le pape du dub-step (Burial & Four Tet ‘Moth/Wolf Cub 12"’ Text +), tantôt seul avec un ‘Love Cry 12’’’ plein de swing et qui annonce de bien belles choses pour les mois qui viennent (Four Tet ‘Love Cry 12’’’ Domino +).









COMPILATIONS
Au niveau des compilations, impossible de ne pas citer ‘Dark Was The Night’, un double album – pour la bonne cause – de 31 chansons (compositions originales ou reprises) et qui accueille pour l’occasion la fine fleur de l’indie-pop/rock/folk du moment, de Yeasayer à Iron & Wine, de Sufjan Stevens à The Books, de Blonde Redhead à The Decemberists. Un tout totalement hallucinant. Jamais entendu une compilation aussi éclectique et en même temps aussi réussie (A Red Hot Compilation ‘Dark Was The Night’ 4AD +).


RÉÉDITIONS
Finissons ce petit round-up par quatre rééditions qui me tiennent à cœur. A tout seigneur tout honneur, commençons par celle de la discographie des Beatles. Un énorme travail pour un résultat au-delà des attentes mais pour un prix totalement indécent. On pourrait en écrire dix pages, alors le mieux à faire, c’est d’aller voir le papier le plus abouti et le plus complet écrit sur le sujet, chez Kill Me Sarah, forcément (The Beatles ‘Remastered’ Apple).


Dans le genre imposant, le coffret – limité – concocté par Matthew Cooper (aka Eluvium) se pose là. ‘Life Through Bombardment’ regroupe 7 LPs, plus de 3h30 et 41 morceaux d’ambient, d’électronica et de minimalisme: en gros toute la discographie du bonhomme plus quelques raretés. Un coffret imposant dont l’enchainement d’une traite est un voyage de l’esprit fabuleux (Eluvium ‘Life Through Bombardment’ Temporary Residence).

A leur niveau, The Miracles ont sorti une sacrée réédition avec un ‘Depend on Me : The Early Albums’. Pas de boxset à 100€ ici. Non, juste un double album rempli à ras bord (53 chansons) compilant les cinq premiers albums du groupe. Moi qui ne connaissais que vaguement le groupe (comprendre «deux chansons à tout péter») et embrigadé par un français presque allemand jamrékien à l’éclectisme assez fou, j’en ai eu pour mon argent (même pas 15€). Savoureux, délicieux, chaleureux. Rajoutez tous les en «-eux» que vous voulez, cela n’y changera rien : cette réédition est un bonheur sans fin (The Miracles ‘Depend on Me : The Early Albums’ Hip-O Select).

‘Memoryhouse’ de Max Richter est un bonheur dans son genre aussi. Car le premier album du compositeur écossais était introuvable depuis des années ! Fat Cat, maison hôte de Max Richter depuis son deuxième album, a récupéré les droits et après quelques reports a ENFIN réédité (sur son sous-label 130701) la splendeur. Cet album est un véritable bijou : symphonique mais sans en faire trop, légèrement électronique, ‘Memoryhouse’ est la première pierre philosophale d’une carrière presque sans accroc (Max Richter ‘Memoryhouse’ 130701).



Vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des disques évoqués ci-dessus:



Tracklist:
01. 1973 - We Are Nowhere
02. Animal Collective - What Would I Want? Sky
03. Broadcast - I See, So I See So
04. Clark - Growls Garden
05. Delorean - Moonson
06. The Drums - Don't Be a Jerk Johnny
07. Dum Dum Girls - Catholicked
08. Hauschka - Ginsterweg
09. The Pains of Being Pure at Heart - Falling Over
10. Gonjasufi - Candylane
11. Magnolia Electric Co. - Rider.Shadow.Wolf
12. Grouper - Rising Height
13. Ratatat - Mirando (Animal Collective remix)
14. Burial & Four Tet - Wolf Cub
15. Four Tet - Love Cry
16. The National - So Far Around The Bend
17. The Beatles - While My Guitar Gently Weeps (mono remastered)
18. Eluvium - Everything to Come
19. The Miracles - Broken Hearted
20. Max Richter - Sarajevo

vendredi 17 février 2017

[Track of The Day] PALM - North Valley

A croire que beaucoup des choses qui me tombent dans les oreilles en ce début d'année 2017 ont un lien avec Jason Molina. Après le - presque - inédit Royko pour la compilation 'Our First 100 Days', voilà que les rennais de PALM remettent au centre du village feu le leader de Songs: Ohia et Magnolia Electric Co.

Trois ans presque jour pour jour après un très réussi 'El Sereno Ep', le sextet rennais sort son troisième album 'L.A. Vortex Sutra' où l'ombre de Molina plane allégrement sur une grande partie de ses 10 titres. Pacific Palisades Blues qui ouvre le disque en est d'ailleurs l'exemple le plus parlant : un blues entre ombre et lumière, un chant en anglais (parfait, c'est à noter) et un mix vocal que n'aurait pas renié l'auteur de 'The Lionness' et autres 'Ghost Tropic'.

Et même si 'L.A. Vortex Sutra' va plus généralement chercher son inspiration dans un folk-rock de haute volée, la suite de l'album suit ce sillon initial, en y ajoutant beaucoup de guitares et de riffs nerveux à la Neil Young (le dernier titre de l'album ne s'appelle pas Zuma par hasard).

Fin, mélodique, bien produit et très bien mixé, puisant son inspiration chez un des plus beaux compositeurs américains de ces 20 dernières années, 'L.A. Vortex Sutra' confirme une nouvelle fois le talent de PALM. Et si passer par le crowdfunding pour sortir un album comme celui-ci, c'est très bien, il serait tout de même temps qu'un label digne de ce nom s'occupe de leur cas.

Album : L.A. Vortex Sutra
Année : 2017
Label : -

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer à gauche, North Valley, tiré du 'L.A. Vortex Sutra' de PALM, est en écoute ci-dessous :


Autre extrait de 'L.A. Vortex Sutra', le très bon Snake :


Et pour finir, le clip de Hidden Hills, le vrai single de cet album de PALM :



mardi 19 mars 2013

[Track of The Day] Songs: Ohia - The Body Burned Away


Il y aurait tant de choses à dire sur Jason Molina : parler de Songs: Ohia, de Magnolia Electric Co., de la mélancolie qui se dégageait de ses compositions folk, de la noirceur qui se baladait invariablement sur ses chansons, de ses blues ténébreux, de sa voix au grain hésitant, de ses albums fabuleux - et il y en a plus d'un. On pourrait en dire des choses oui. 

Mais depuis hier après-midi, j'avoue ne pas savoir quoi dire. J'ai pris la nouvelle en pleine face, comme un con, refusant d'y croire dans un premier temps avant de lire le communiqué officiel confirmant ce qu'on ne pouvait plus faire semblant d'ignorer.

Oui, Jason Molina, à 39 ans, a passé la guitare et l'âme à gauche. L'âme oui. Car s'il y a bien un artiste qui mettait de l'âme dans sa musique, c'était lui.

Ne reste donc plus que ses chansons. Pas les plus joyeuses du monde, certes. Mais là, maintenant, tout de suite, il n'y a que l'univers de Jason Molina qui peut me consoler.

jeudi 26 novembre 2009

[Track of The Day] Magnolia Electric Co. - Rider. Shadow. Wolf

Complément au déjà beau 'Josephine' sorti il y a quelques mois de cela, voilà un 7" d'assez haute volée. Deux titres seulement. Une reprise de la chanson Josephine, avec l'apport de Will Johnson (le Johnson de Molina & Johnson ou de Centro-Matic), qui confère à la chanson un côté aérien.
Il y a surtout Rider. Shadow. Wolf, magnifique chanson menée par les éperons d'une basse solide et d'une mélodie chevaleresque et accrocheuse. Un titre pour contrées désertiques, cactus et soleil couchant. Il n'y a pas grand chose à rajouter. Juste à écouter. Gros plaisir de cette fin d'année. 

Album: Rider. Shadow. Wolf 7" 
Année: 2009 
Label: Secretly Canadian 

Un 7" que l'on peut se procurer sur le site de Secretly Canadian, en cliquant ici (et pour 7$/5€).

lundi 3 mars 2008

Track of The Day (26 février-03 mars 2008)

Quelques oubliés de 2007, un grand titre de 2006 et une merveille de tube de 2008. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer, à droite).


Lundi 3 mars 2008:
* Dominique A - Le Courage des Oiseaux (Live) [Cinq7]
L'immense Dominique A a donné corps, en 2007, à un album live assez miraculeux, suite à la sortie de 'L'Horizon' l'année précédente. Un live très réussi qui restitue bien tout la classe de cette tournée magistrale, très rock. La version de son célèbre Le Courage des Oiseaux en est la meilleure preuve.
(disponible sur Sur Nos Forces Motrices, 2007)

Dimanche 2 mars 2008:
* Alaska In Winter - Close Your Eyes - We Are Blind (feat. Beirut & Choir) [Regular Beat]
Une des belles découvertes de fin d'année dernière. Bienvenue dans les froides contrées de l'Alaska. Beirut version grand nord, avec quelques touches d'electro. D'ailleurs, l'ami francophile est présent sur ce titre là, qui clôt leur premier album.
(disponible sur Dance Party in The Balkans, 2007)


Samedi 1er mars 2008:
* The Chemical Brothers - The Pills Won't Help You Know (feat. Midlake) [Virgin]
The Chemical Brothers ont tendance à bien m'ennuyer depuis la sortie de leur 'Come With Us' il y a quelques années de cela. Mais comme à chaque fois, il y a toujours un titre à ressortir sur leurs albums. Sur leur 'We Are The Night' de l'an passé, c'est leur tout dernier titre, celui où Midalke est invité. On a vu pire conclusion...
(disponible sur We Are The Night, 2007)

Vendredi 29 février 2008:
* Magnolia Electric Co. - The Old Horizon [Secretly Canadian]
Le toujours prolifique Jason Molina, en 2006, pondait ce The Old Horizon totalement habité, au piano d'où il ressort une grande tristesse. Pourtant, ce titre se trouve sur l'album 'Fading Trails', plus léger à l'écoute, plus happy que ses prédécesseurs. Sauf ce titre donc.
(disponible sur Fading Trails, 2006)

Jeudi 28 février 2008:
* Spoon - Don't Make Me a Target [Merge]
Album découvert assez tardivement pour ma part (le titre ne m'ayant pas bizarrement donné trop envie de m'y plonger), je rattrape le retard, me jette dedans régulièrement avec délice. Comment ne pas écouter un disque comme ça quand il commence par un titre comme Don't Make Me a Target? Impossible. Juste impossible.
(disponible sur Ga Ga Ga Ga Ga, 2007)

Mercredi 27 février 2008:
* Iron & Wine and Calexico - Burn That Broken Bed [Touch & Go]
En 2006, Iron & Wine et Calexico, le temps d'un mini-album, m'avait mis à genoux. On retient souvent de cette collaboration le splendide He Lays In The Reins. A juste titre. Mais comme ce disque est entièrement plein de merveilles, autant écouter un titre moins "connu" (tout est relatif) comme ce bijou qu'est Burn That Broken Bed où la trompette Calexic-ienne fait merveille tout du long.
(disponible sur In The Reins, 2006)

Mardi 26 février 2008:
* Morley - Call On Me [Polydor]
Je ne connais pas la demoiselle ou la dame qui se cache derrière le pseudo de Morley. Jamais entendu parler d'elle. Mais son Call On Me, entendu l'autre jour au détour d'un rayon de disque, m'a scotché. Je reviendrais sur l'album s'il y a lieu. Mais ce titre là est déjà un bonheur tout simple et sans fin.
(disponible sur Seen, 2008)

lundi 30 novembre 2009

[Track of The Day] Jay Farrar and Benjamin Gibbard - California Zephyr

Je suis tombé sur cet album un peu par hasard. A dire vrai, si je n'avais pas vu le nom de Benjamin Gibbard, je ne m'y serais même pas arrêté. Oui mais voilà: Ben Gibbard, c'est un peu Death Cab For Cutie et The Postal Service. Et en plus, sa femme c'est Zooey Deschanel (ca ne change pas grand-chose mais il faut avouer que ça ne gâche rien). Bref, Ben Gibbard est un homme de gout, dont chaque nouvelle sortie attire toujours mon oreille.

En 2007, les deux avaient (semble t-il) écrit quelques chansons pour un documentaire consacré à Jack Kerouac. Ce 'One Fast Move Or I'm Gone' continue l'œuvre entamée en se basant sur la nouvelle 'Big Sur', la dernière de l'auteur de 'Sur La Route'.

Et très franchement, ce n'est… pas terrible cette americana/blues sans grande imagination (peut-être au niveau des paroles, sur lesquelles je ne me suis pas appesanti). Enfin, disons plutôt que c'est un album à deux facettes: la première est celle des chansons chantées par Jay Raffar (de Son Volt, inconnu au bataillon), ennuyeuses et bien trop lancinantes pour être honnête (avec cette voix de country boy qui en fait trop).

La seconde concerne les chansons chantées par Ben Gibbard. Il pourrait chanter "fait moi du couscous Simone" en polonais que j'aimerais encore son joli grain de voix. C'est d'ailleurs ce qui relève largement des chansons qui, chantées par d'autres, auraient déjà été oubliées. California Zephyr, qui ouvre ce One Fast Move or I'm Gone, est un petit plaisir mélodique tout doux, de 2'30, assez imparable, j'avoue. Le reste, à quelques fulgurances près (toutes chantées par Ben Gibbard), est à oublier. 

Album: One Fast Move Or I'm Gone: Kerouac's Big Sur 
Année: 2009 
Label: Atlantic

NB: Pour info, la chanson jeudi dernier, Rider. Shadow. Wolf de Magnolia Electric Co. ne passe pas dans Grooveshark mais est écoutable dans le lecteur wormee, inséré il y a quelques minutes dans le papier à lire ici.

jeudi 29 mai 2025

[Track of The Day] Will Johnson - Cairo

Dans un long papier de Paste consacré à 'Diamond City' où s'entremêlent critique et interview, Will Johnson le dit clairement : « There’s no diamonds. There’s not even a city! » dans cet album, l'énième d'une très longue liste, le texan étant du genre sur-actif entre ses propres sorties et celles de tous les groupes avec qui il tourne et/ou enregistre.

Découvert il y a une quinzaine d'années lors de la publication de 'Molina & Johnson', disque méconnu, si ce n'est mésestimé, qu'il avait enregistré au débotté avec Jason Molina, Will Johnson fait avec 'Diamond City' un retour fracassant dans mes oreilles. Un album pas loin d'être merveilleux, de country/folk parfois contemplative, de blues électrique ténébreux, et de mélodies enchantantes, fussent-elles déprimées, qui ne cessent se développer et de prendre de l'ampleur. Habité en partie par l'aura de l'homme derrière Songs:Ohia/Magnolia Electric Co., 'Diamond City' est un très beau disque, souvent touchant et dont on ressortira avant toutes autres Rabbit Run, Unfamiliar Ghost et surtout Cairo (en écoute aujourd'hui), balade simple et superbe que vient relever un petit gimmick mélodique à souhait sur le refrain.

NB : L'article de Paste consacré à 'Diamond City' de Will Johnson est à lire ici : "Will Johnson: Through the Clutter and the Chaos"

Album : Diamond City
Année : 2025
Label : Keeled Scales

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Cairo de Will Johnson est également en écoute ci-dessous :

Autre très belle chanson de 'Diamond City' de Will Johnson, voilà le très électrique Rabbit Run :

mercredi 12 octobre 2016

Hospital Ships - The Past is not a Flood [Graveface Records]

Course complètement idiote - pour peu qu'on s'amuse à ce petit jeu, le top des meilleurs albums est une récréation assez jubilatoire à faire, en tout cas pour l'auteur de ces lignes (qui, soit dit en passant, a manqué, faute de temps ou d'envie, deux tops albums).

Pourquoi cette introduction ? Car après de très nombreuses écoutes de 'The Past is not a Flood', quatrième album des Hospital Ships, la question mérite d'être posée : et si nous tenions là le meilleur disque de l'année ?

Hospital Ships est un groupe découvert (pour ma part, cela va sans dire) via la compilation 'Weary Engine Blues', sortie en hommage à Jason Molina, quelques semaines après le décès de ce dernier. Le groupe y reprenait Hammer Down, sorti sur le premier album de Magnolia Electric Co. (le groupe succédant nominativement à Songs: Ohia), 'What Comes After the Blues'.

Quatuor à la base, Hospital Ships n'est plus aujourd'hui le projet que d'un seul homme, Jordan Geiger. Mais pour ce 'The Past is not a Flood', ce dernier s'est adjoint pour l'occasion les services de Thor Harris, percussionniste chez feu les Swans de Michael Gira. Un camarade de jeu qu'il connait vu qu'ils ont tous les deux officiés un temps chez Shearwater de Jonathan Meiburg.

La bonne nouvelle, c'est que bien qu'en comité restreint, Hospital Ships ne limite pas ses ambitions musicales et fait de 'The Past is not a Flood' un ravissement de 37 mns. Six chansons qui prennent leur temps (la plus courte, Long May You, fait tout de même 4.55 mns) et qui étirent des mélodies répétitives (ces trois notes de piano répétées à l'envie sur You and I), des ambiances rêveuses, des synthétiseurs profond (Oh My Light) ou encore le fantôme du 'Spoon and Rafter' de Mojave 3 (Long May You). Un ensemble musical auquel vient se marier la voix de Jordan Geiger, qui n'est pas sans rappeler celle de Jonathan Donahue de Mercury Rev (notamment sur Little Flower).

Ici, pas de quoi danser la gigue, car comme l'explique Graveface Records (label historique d'Hospital Ships) : « 'The Past is Not a Flood' is a product of his dealing with trying to break the cycle of years of mental illness, anxiety and depression.». Tout un programme.

Mais il n'en reste pas moins que cet album est vrai voyage, tantôt en apesanteur, tantôt dans des sphères plus heurtées. La fin d'année nous dira au final si 'The Past is Not a Flood' est aussi marquant que je le pense. Mais au final, ceci n'a que très peu d'importance. Car comme le chantent les Hospital Ships sur All in Time : « We're all going to die... we're all going to die... ». (sortie : 11 mars 2016)

Son :
'The Past is not a Flood' d'Hospital Ships est en écoute sur le bandcamp de Graveface Records.
'The Past is not a Flood' d'Hospital Ships est également en écoute sur Spotify et Deezer
Enfin, 'The Past is not a Flood' d'Hospital Ships est disponible à l'achat sur le bandcamp de Graveface Records.

Comme le veut la tradition, trois titres en écoute de cet album d'Hospital Ships : All in Time, LA merveille de ce 'The Past is not a Flood' (en écoute dans le lecteur Spotify à gauche également). Mais également Little Flower et Long May You :







Enfin, et pour finir, la très convaincante version acoustique d'All in Time par Jordan Geiger, l'homme derrière Hospital Ships :


jeudi 24 décembre 2009

Top 50 'Chansons 2009'



Après le top des "inclassables" hier, deuxième étape du top 2009 sans chapeau aujourd'hui avec la partie "singles". Ou plutôt chanson de l'année (toutes ne sont pas sorties en singles en tant que tel).

2009 aura été une nouvelle fois riche de très grandes chansons, et dans tous les styles. Du folk au rap français, de l'électro au tube planétaire. D'ailleurs, mon top 6 a été difficile à dégager, tant les six premières chansons se tiennent en un mouchoir de poche.

D'autres se sont mis à leur top chansons de 2009. On notera ainsi le 'Best Songs of 2009' de chez Toto, la compétition qui fait rage chez Lyle pour trouver la chanson de l'année (venez voter, il reste des rencontres à disputer!) et le top chez la musique à Papa.

Cinquante chansons donc qui auront rythmé mon année musicale. Et histoire d'avoir du son à se mettre sous l'oreille, vous trouverez en bas du papier un lecteur grooveshark compilant ces 50 morceaux.



50. Dj Signify - Low Tide (feat. Aesop Rock) [Bully]
49. Bishop Allen - The Ancient Commonsense of Things [Dead Oceans]
48. Elysian Fields - Climbing My Dark Hair [Vicious Circle]
47. Editors - Papillon [Kitchenware]
46. Handsome Furs - Legal Tender [Sub Pop]
45. Miss Kittin & The Hacker - Suspicious Minds [Nobody's Bizzness]
44. Mando Diao - Dance With Somebody [Vertigo]
43. Delorean - Big Dipper [BCore]
42. Toy Fight - High Noon [City Slang]
41. Edward Sharpe & The Magnetic Zeros - Jade [Community Music]

40. The Sunshine Underground - Coming To Save You [City Rockers]
39. We Were Promised Jetpacks - Roll Up Your Sleeves [Fat Cat]
38. Junior Boys - Hazel [Domino]
37. The Veils - Sit Down By The Fire [Rough Trade]
36. St. Vincent And The National - Sleep All Summer (Crooked Fingers cover) [Merge]
35. The Lonely Island - Boombox (feat. Julian Casablancas) [Universal Republic]
34. Broken Records - If Eilert Loevborg Wrote A Song, It Would Sound Like This [4AD]
33. Jeffrey Lewis and The Junkyard - Bugs & Flowers Rough Trade]
32. The Pains of Being Pure at Heart - Young Adult Friction [Slumberland]
31. Noah and The Whale - The First Days of Spring [Cherrytree]

30. Orelsan - No Life [3è Bureau]
29. Conor Oberst - Roosevelt Room [Merge]
28. Four Tet - Love Cry [Domino]
27. The Very Best - Warm Heart Of Africa (feat. Ezra Koenig) [Moshi Moshi]
26. Sophia - There Are No Goodbyes [The Flower Shop]
25. Grand Duchy - Black Suit [Cooking Vinyl]
24. The National - So Far Around The Bend [4AD]
23. Benjamin Biolay - La Superbe [Naive]
22. Dear Reader - Great White Bear [City Slang]
21. The Black Eyed Peas - I Gotta Feeling [Interscope]

20. Atlas Sound - Walkabout (feat. Noah Lennox) [Kranky]
19. DatA - One in a Million (Club Version) [Naive]
18. Mumford & Sons - The Cave [Islands]
17. Ash - Arcadia [Atomic Heart]
16. Gonjasufi - Holidays [Warp]
15. Mélanie Pain - Helsinki (feat. Julien Doré) [Cinq7]
14. Emmy The Great - The Easter Parade [Close Harbour]

13. Magnolia Electric Co - Rider.Shadow.Wolf [Secretly Canadian]
12. Annie - Songs Remind Me of You [Smalltown Supersound]
11. Bruce Springsteen - The Wrestler [Columbia]
10. Loney Dear - Distant [Polyvinyl]
09. Malcolm Middleton - Red Travellin' Socks [Full Time Hobby]
08. Anti-Pop Consortium - Volcano (Four Tet Remix) [Big Dada]
07. Vic Chesnutt - Chinaberry Tree [Constellation]

06. Metric - Gimme Sympathy [Last Gang]
05. Fuck Buttons - Surf Solar [ATP]
04. Dominique A - Immortels [Cinq7]
03. Animal Collective – Brothersport [Domino]
02. Arnaud Fleurent-Didier - France Culture [Sony]
01. Phoenix - Lisztomania [Cooperative Music]


















Ci-dessous, dans le lecteur Grooveshark, vous trouverez les 50 chansons sus-cités, classés dans l'ordre de la place 1 à la place 50: