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mardi 25 décembre 2007

Top 75 'Morceaux 2007'

Après les concerts, le top singles. Ou plutôt le top "morceaux" car tous les titres là ne sont pas sortis en single. Un top 75. Oui, bizarre pour moi qui me limite la plupart du temps à un top 50. Sauf que cette année regorge de titres forts, de chansons renversantes et souvent perdues dans des albums "anodins" ou presque.

Je me suis toujours interdit lors de la réalisation de ce genre de tops de mettre deux titres tirés d'un même album. La seule exception cette fois vient d'un morceau, All My Friends des LCD Soundsystem, présents deux fois: une, l'original par James Murphy et ses potos et l'autre par Franz Ferdinand.

Une année musicale (la mienne) en partie résumée par ces 75 titres (complétée en fin de semaine par le top album) et notamment par les 25 premiers, presque tous interchangeables (si l'on excepte les trois premiers). On trouvera sûrement à redire, mais aujourd'hui, là, maintenant, si je devais partir sur une île déserte avec que des morceaux de 2007, je prendrais ces 75 là.

Vu qu'un top singles n'a pas d'intérêt si on ne peut pas écouter les dits titres, vous trouverez en bas deux lecteurs deezer: un premier contenant les titres 1 à 40 et un second les titres 41 à 75. Et juste en dessous, les titres18, 29,36, 43, 45 et 61 qui ne voulaient pas s'uploader dans les lecteurs sus-nommés (pour info, les plages correspondantes dans les lecteurs deezer ont été remplacées par une minute de blanc). un lecteur Spotify ainsi que quelques vidéos youtube (oui, Spotify n'a malheureusement pas tout).


Bonne écoute. Et j'attends vos critiques et/ou top perso dans les commentaires.

75. Pinback - Off By 50 [Touch & Go]
74. The Polyphonic Spree - Oh I Feel Fine [TVT]
73. The Kissaway Trail - It's Close Up Faraway [Bella Union]
72. Perry Blake - Something Still Reminds You [Orchard Music]
71. Rosie Thomas - These Friends of Mine [Nettwerk]
70. Bloc Party - Hunting for Witches [Wichita]
69. Calexico - The Guns of Brixton (The Clash Cover) [City Slang]
68. Bishop Allen - Rain [Dead Oceans]
67. The Innocence Mission - Brotherhood of Man [Badman]
66. Piano Magic - Halfway Through [Green Ufos]

65. Yellowcard - Afraid [RCA]
64. 1990s - You Made Me Like It [Rough Trade]
63. Josh Ritter - Still Beating [V2]
62. Of Montreal - The Past is a Grotesque Animal [Polyvinyl]
61. Apples in Stereo - Beautiful Machine, Pts 3-4 [Simian]
60. Lesbians On Ecstasy - Sisters In The Struggle [Alien8]
59. Teenage Bad Girl - Cocotte [Citizen]
58. Black Strobe - I'm a Man [Playlouder]
57. Belleruche - Northern Girls [Tru-thoughts]
56. Dungen - En Gång I År Kom Det En Tår [Kemado]

55. Over The Rhine - Trouble [Great Speckled]
54. The Cinematic Orchestra - To Build a Home (feat. Patrick Watson) [Ninja Tune]
53. Maria Taylor - No Stars [Saddle Creek]
52. Blood Red Shoes - It's Getting Boring By The Sea [V2]
51. Franz Ferdinand - All My Friends (Lcd Soundsystem Cover) [DFA]
50. Panda Bear - Comfy in Nautica [Paw Tracks]
49. Thurston Moore - Fri/End [Ecstatic Peace]
48. Maximo Park - Karaoke Plays [Warp]
47. Gruff Rhys - Lonsome Words [Rough Trade]
46. Britney Spears - Gimme More [Jive]

45. Joanna Newsom - Colleen [Drag City]
44. Digitalism - Idealistic [Kistune]
43. Amandine - New Morning [Fat Cat]
42. Iron & Wine - Boy With a Coin [Sub Pop]
41. Calla - Dancers In The Dust [Beggars Banquet]
40. Hell Razah - Renaissance (feat. Tragedy Khadafi, Timbo King, R.A. The Rugged Man) [Nature Sounds]
39. Arca - Sunday Negative [Ici d'Ailleurs]
38. Bright Eyes - No One Would Riot For Less [Saddle-Creek]
37. Arctic Monkeys - Do Me a Favour [Domino]
36. Tulsa Drone - The Catch [Dry county]

35. Blonde Redhead - 23 [4AD]
34. Chris Garneau - Halloween [Absolutely Kosher]
33. Beirut - Nantes [Ba Da Bing]
32. 50 Cent - She Wants It (feat. Justin Timberlake) [Shady]
31. Malcolm Middleton - Four Cigarettes [Full Time Hobby]
30. The National - Fake Empire [Beggars Banquet]
29. Dinosaur Jr - Pick Me Up [Domino]
28. Joe Henry - Our Song [Anti]
27. Editors - Smokers Outside The Hospital Doors [Kitchenware]
26. Florent Marchet - La Chimie [Barclay]

25. !!! - Hearts of Hearts [Warp]
24. Help She Can't Swim - All The Stars [Fantastic Plastic]
23. Arcade Fire - Poupée de Cire/Poupée de Son (France Gall cover) [Merge]
22. Angels of Light - Not Here Not Now [Young God]
21. C-Rayz Walz and Sharkey - Electric Avenue [Babygrande]
20. Rihanna - Don't Stop The Music [Def Jam]
19. Von Südenfed - Fledermaus can't get enough [Domino]
18. C-Rayz Walz and Parallel Thought - Chorus Collection (feat. various) [Urchin Studios]
17. Vitalic - La Rock 01 (live) [Different]
16. Loney, Dear - I Am John [Sub Pop]

15. Sage Francis - Going Back to Rehab [Epitath]
14. Liars - Plaster casts of everything [Mute]
13. Modest Mouse - Spitting Venom [Epic]
12. Animal Collective - Peacebone [Domino]
11. Why? - The Hollows [Anticon]
10. Psykick Lyrikah - Pres d'une vie (l'air de rien) [Idwet]
09. Justice - D.A.N.C.E (MSTRKRFT remix) [Ed Banger]
08. Nine Horses - Money For All [Samadhisound]
07. Battles - Atlas [Warp]

06. Clap Your Hands Say Yeah - Satan Said Dance [Wichita]
05. Cloud Cult - Take Your Medecine [Rebel Records]
04. Dntel - Breakfast in Bed (feat. Conor Oberst) [Sub Pop]
03. Radical Face - Glory [Morr Music] 
02. Tunng - Bullets [Full Time Hobby]
01. Lcd Soundsystem -All My Friends [DFA]























Les 9 titres non disponibles sur spotify sont à l'écoute ci-dessous :

08. Nine Horses - Money For All




18. C-Rayz Walz and Parallel Thought - Chorus Collection


23. Arcade Fire - Poupée de Cire/Poupée de Son (France Gall cover)


45. Joanna Newsom
- Colleen

63. Josh Ritter - Still Beating


69. Calexico - The Guns of Brixton (The Clash cover)

 
71. Rosie Thomas - These Friends of Mine


72. Perry Blake - Something Still Reminds You


74. The Polyphonic Spree - Oh I Feel Fine


samedi 8 décembre 2007

[Oldies] The Homosexuals – The Homosexuals' Record (1984)

Pour la première fois depuis la création (certes récente) de ce blog et de cette récurrente rubrique, délaissons quelque peu les années 60-70, la pop, le folk et la soul pour se plonger avec envie dans les eighties, cette décennie magique mais malheureusement maudite selon beaucoup. Et présentons The Homosexuals, trio punk briton totalement (ou presque) méconnu mais pourtant indispensable et, avec d’autres, précurseur du post-punk.

Un groupe qui se forme en 1977 autour d’Anton Hayman (aka Amos), Bruno McQuillan (L. Voag) et Jim Welton (Xentos). Alors certes l’époque est propice à créer un groupe punk. Mais c’est surtout une réponse politique que veulent apporter The Homosexuals en se donnant naissance avec un tel nom, provocateur à souhait pour l’époque, suite à un grand rassemblement du National Front, le parti extrémiste anglais.

La carrière du groupe sera courte et sa discographie légère et souterraine. Car en tout et pour tout, The Homosexuals ne sortiront que deux 7’’ et deux 12’’ entre 1978 et 1980. Des sorties sporadiques mais également limitées en nombre, rendant leurs disques quasiment introuvables très rapidement. Au début des années 80, le groupe splitte sans avoir sorti un seul album et laisse le temps les oublier.

Sauf que leur histoire ne s’arrête pas là. En 1984, Bruno McQuillan donne une cassette de différents vieux titres à Chris Cutler, fondateur et directeur de Recommended Records (ReR), ce sans consulter les deux autres membres du groupe.
Sans avoir le temps aux autres de répondre et/ou de contester quoique ce soit, le label sort l’album 'The Homosexuals' Record' en un temps record et en très faible quantité, vend toutes les copies et fait du groupe une légende punk.

Car cet album reste un disque majeur de ce mouvement et des années 80. A l’instar de Wire, The Homosexuals jouent dans la cour arty du mouvement, loin des Ramones, Sex Pistols ou Clash. Punk mais power-pop avec des chœurs et des passages limite dub (et même pas chiant, c’est dire !), post-punk mais aventureux et presque distordue (ils reprendront même du Faust), la bande de Jim Welton est un peu touche à tout. Et si 'The Homosexuals' Record' n’a pas une cohérence folle, il n’en reste pas moins particulièrement indispensable pour comprendre le mouvement punk et tous ses dérivés (le post-punk donc, dont ils sont, avec Wire, les pionniers).

La sortie de ce disque là ne changera pas grand-chose à la carrière du groupe : il restera séparé, chacun vaquant à ses occupations musicales. En 2004, Hyped to Death Records sortira 'Astral Glamour' (du nom d’un de leurs morceaux), boxset de trois cds compilant entièrement leur discographie. Un coffret aussi indispensable que cet album majeur, passé (presque) inaperçu à l’époque et devenu par la même mythique.

Première sortie : 1984 (Recommended Records)
Réédition : 2004 (Recommended Records)


Son:
Myspace (quatre titres dont trois de 2006 ce qui signifierait un retour aux affaires pour le trio. Trois titres que je n'ai pas écouté, histoire de ne pas briser une nouvelle icône).

Comme d'habitude, trois titres. Incisifs et courts. Boum: Technique Street, Neutron Lover et Astral Glamour :




 

mardi 9 octobre 2007

Alberta Cross – The Thief & The Heartbreaker [Fiction]

Et si après le revival des années 80 (Editors, Interpol et toute la clique), le revival de la fin de l'âge d'or du punk (on redécouvre les Clash, on vénère Wire, ce genre de choses), ne serait-on pas en train de tomber dans une sorte de retour aux années 70s, l'époque bénie des « riffs longs comme le bras » et des solos de guitare plus « plus c'est long plus c'est bon » ?

Déjà l'an passé, les amis de Midlake avaient tracé la voie avec un très joli 'The Trials of Van Occupanther'. Cette année, Alberta Cross prend la suite avec son premier album 'The Thief & The Heartbreaker'. Mais de façon différente et moins mélodieuse toutefois.

Malgré ce que l'on pourrait croire avec le nom du groupe, pas de hurleuse au micro. Juste un groupe composé de quatre londoniens, aux coiffures et aux barbes vintage, mené par l'écriture et la voix de Petter Ericson, qui sait particulièrement partir dans les aigus quand il le veut (assez souvent) et qui a une voix très féminine et/ou androgyne, même s'il en fait parfois un peu trop.

Un disque entre blues, roots et rock, avec des guitares dans tous les coins – tous ! –, un orgue qui passe dire bonjour de temps à autres, le tout mis au pas par une batterie sans génie mais pas indigne plus, disons classique à défaut de mieux.

Alors oui pour aimer ce disque, il faudra aimer le Neil Young des seventies, celui qui pouvait pondre des titres comme Cowgirl in the Sand, en claquant des doigts. Il faudra aussi aimer The Band (mais qui n'aime pas The Band hein ?). Bref, il faut aimer les morceaux avec de la gratte dans tous les sens.

Parfois, on n'est pas loin de l'overdose à l'écoute de ce 'The Thief & The Heartbreaker'. Mais les Alberta Cross ont eu le bon goût de sortir un premier effort assez court (à peine 28 mns pour sept titres). Et c'est appréciable.
L'odeur d'alcool frelaté et de clope froide, ça fait son petit plaisir. Surtout quand ça faisait longtemps. (Sortie : 2 avril 2007)

Son :
Myspace (trois titres en écoute)

Histoire de bien faire les choses, et comme promis, deux jolis titres. Affûtez les médiators! (
malheureusement, plus en ligne).

Et pour finir, le clip de
Lucy Rider :


jeudi 24 octobre 2013

[Track of The Day] Parquet Courts - Descend (The Way)

Totalement passé à coté des Parquet courts l'an passé lors de la première sortie de premier album 'Light Up Gold' (et sa pochette vintage-country) chez Dull Tools. Passé encore à côté quand What's Your Rupture? l'a réédité au premier trimestre 2013. Et puis il y a les nombreux éloges lus tout au long d'un été de festivals où ils semblent avoir été la grande révélation.

Dernièrement, j'ai commencé à rattraper mon retard. D'abord par 'Light Up Gold', très bel album, rempli de punk, de rock, de lo-fi et de pieds au plancher, entre Strokes, The Clash et Television. Le quatuor new-yorkais ne fait pas dans la demi-mesure et envoie du bois, alternant longues chansons et morceaux abrasifs et courts.

Depuis la sortie de 'Light Up Gold', les Parquet Courts ont remis le travail sur l'ouvrage et ont sorti il y a une quinzaine de jours 'Tally All The Things That You Broke Ep', un disque de 5 chansons, dans la lignée du premier album, enregistré live, et qui se termine par un He's Seeing Paths de 7mns, en forme d'hommage aux Beastie Boys (mais dont le flow rappelle tantôt Beck, tantôt les Lonely Island de We Like Sportz, si si).

Mais ce qui ne gâche rien dans cette découverte tardive de Parquet Courts, c'est qu'ils sont en concert ce vendredi qui vient à Lyon, au Marché Gare. Faites chauffez les guitares et le merchandising, j'arrive.

Album : Tally All The Things That You Broke Ep
Année : 2013
Label : What's Your Rupture?

 
Acheter 


En plus du lecteur Grooveshark, Descend (The Way) est également en écoute sur le soundcloud de leur label, What's Your Rupture?.  (malheureusement plus en écoute)

Borrowed Time est quant à lui un single sorti cet été et totalement épatant :




Le clip de You've Got Me Wonderin' Now, chanson qui ouvre 'Tally All The Things That You Broke Ep'. Incisive et concise comme il faut :



Et pour finir, un clip live de Borrowed Time, restranscrivant l'ambiance de leurs concerts (du moins, espérons le) :


mardi 3 mars 2026

[Track of The Day] Gorillaz - Damascus (feat. Omar Souleyman & Yasiin Bey)

Ce qui au départ n'avait sans doute pas vocation à être autre chose qu'un one-shot s'est transformé avec les années en une machine de guerre musicale et médiatique, à la discographie conséquente (ce nouvel album est le neuvième) et aux concerts qu'on s'arrache. Revoilà donc Gorillaz, sorte de "Les Enfoirés" de la pop internationale, toujours mené par le Jean-Jacques Goldman anglais Damon Albarn. Au programme de 'The Mountain', pas moins de quinze chansons, plus d'une heure de musique et une pelleté, comme d'habitude, d'invités, triés - ou non - sur le volet : beaucoup de vivants (les Sparks, Jalen Ngonda, Gruff Rhys, Black Thought, Johnny Marr, Paul Simonon des Clash, IDLES, et j'en passe), pas mal de morts (Dennis Hopper, Mark E. Smith, Proof, Bobby Womack, David Jolicoeur de De La Soul, Tony Allen tous avec des enregistrements non utilisés de leurs précédents passages chez Gorillaz) et quelques artistes indiens inconnus à mon bataillon (Ajay Prasanna, Anoushka Shankar, Amaan Ali Bangash, Ayaan Ali Bangash).

Pas étonnant d'ailleurs, car c'est l'Inde qui est la fondation même de ce disque (d'ailleurs, 'The Mountain' n'est que le nom anglais ou commercial de cet album - il n'apparaît pas sur la pochette -, son vrai titre étant पर्वत, mot qui signifie évidemment « montagne » dans plusieurs dialectes indiens), même s'il y  beaucoup de choses latino ou arabisante dans le lot. Et c'est plutôt bien vu et surtout plutôt bien fait. Peut-être trop long pour tenir la longueur, mais les mélodies chiadées, l'univers cohérent créé par Albarn, les featuring de qualité (notamment Black Thought, présent sur trois titres et surtout le duo Omar Souleyman/ Yasiin 'Mos Def' Bey sur Damascus, à l'ambiance indo-arabe, en écoute aujourd'hui), tout rend ce 'The Mountain' plus que sympathique, lui qui est sans doute l'album le plus homogène et le plus Gorillaz originals depuis un bail. 

Album : पर्वत (The Mountain)
Année : 2026
Label : Kong

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Damascus de Gorillaz avec les featuring de Omar Souleyman et Yasiin Bey est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson réussie de 'The Mountain' de Gorillaz, voilà The Empty Dream Machine avec les participations de Black Thought, Johnny Marr et Anoushka Shankar :

Le clip (forcément avec Gorillaz !) de Damascus, avec les featuring de Omar Souleyman et Yasiin 'Mos Def' Bey :

 

jeudi 15 janvier 2009

Top 6 "London Baby, London"

Si je devais donner les villes dans lesquelles je souhaiterais vivre, je dirais sans hésiter Barcelone, New-York (allez savoir pourquoi, cette ville m’attire énormément alors que je n’y ai jamais mis les pieds) et Londres.

London. Peut-être ma ville préférée. Une ville gigantesque, d’une diversité folle et où j’aime retourner de temps à autres . J’y ai fait mon voyage annuel en décembre dernier, accompagné d’une Turtle qui n’avait jamais mis les pieds dans la capitale britannique.

Bien m’en a pris. Pour une fois, j’ai pu découvrir un Londres que je ne connaissais pas. Car pour moi, Londres se résumait jusque là surtout à quelques salles de concerts, beaucoup de pubs et à sa vie nocturne.

Cette fois, j'ai connu un Londres sans métro, fait de journée à braver le froid et la pluie, à arpenter chaque rue, chaque quartier, à redécouvrir Soho, à embrasser Notting Hill, à être déçu – chaque fois un peu plus – par Camden, à fuir Piccadilly et à tomber amoureux de Mayfair.

Un top 6 Londres s’imposait donc. J’aurais bien évidemment pu reprendre les classiques, du Waterloo Sunset des Kinks au London Calling des Clash. J’ai préféré sélectionner quelques morceaux moins célèbres (quoique) et plus obscurs.
Ainsi, je vous invite à un rapide voyage musical dans une des plus belles villes du monde. The Smiths sont à l’arrivée à l’aéroport mais laisse rapidement la place aux Magnetic Fields qui viennent nous conter une histoire déchirante que tous les parapluies de Londres ne pourraient soulager. C’est ensuite Nick Drake qui vient nous chanter son Mayfair à lui (pas la meilleure de ses compositions, j’en conviens aisément, mais ça reste Nick Drake, donc de haute volée tout de même) avant qu'un autre Nick, Cave cette fois, accompagné de ses Bad Seeds, se prenne l’envie de reprendre les Pogues pour nous parler de la pluie qui tombe sur Soho.
The Jam nous prennent par l'encolure direction Carnaby Street, pleins de colère dans le riff avant que Piano Magic, dans son style si reconnaissable nous rappelle qu’il est l’heure de partir et de quitter Londres.

Certes, il manque énormément de titres, mais il fallait faire un choix. Mais au final, voilà donc une petit balade musicale rapide dans les rues de Londres, à pied. A écouter en lisant ceci et cela.




Tracklisting:
The Smiths London (Louder Than Bombs, 1987)
The Magnetic Fields - All the Umbrellas in London (Get Lost, 1995) 
Nick DrakeMayfair (Time of No Reply, 1987) 
Nick Cave and The Bad Seeds - A Rainy Night in Soho [The Pogues cover] (B-Side and Rarities, 2005) 
The Jam - Carnaby Street (All Around The World 7”, 1977) 
Piano Magic - I Must Leave London (Disaffected, 2005)








lundi 17 septembre 2007

Track of The Day (13-17 septembre 2007)

Ah Internet. L'avènement de la découverte tout azimut, de petites perles perdues au fond d'un Myspace écouté par dix péquins.
Histoire de faire découvrir mes derniers coups de coeur (mais pas que), à mon modeste niveau, j'essaierai autant que faire se peut de mettre en ligne un titre par jour. Track of the day quoi (oui, en anglais, ça a plus de gueule).
Chaque morcea
u sera en ligne dix jours avec un renouvellement jour après jour. Un titre sort, un autre rentre.
Un
petit récap se trouve sur la droite du blog, juste en dessous du lecteur. Mais afin d'être plus complet, je tenterais de faire un bilan de temps en temps. Et d'ailleurs, il est temps de faire le premier.

Lundi 17 septembre 2007 :
* Calexico - Guns of Brixton (The Clash cover) [City Slang]
Sortie sur un split 7" avec Beirut en début d'année (en édition très limitée), reprise tout en douceur du tube des Clash. Version épurée et superbe. Alors oui, ce n'est pas punk pour un sou, le texte perd forcément de sa force initiale. Mais ça n'en reste pas moins splendide.


Dimanche 16 septembre 2007 :
* Piano Magic - Halfway Through [Green Ufos]
'Part-Monster' est le nouvel album de Piano Magic qui depuis quelques temps prend un virage clairement pop. Ce nouvel opus, dont on reparlera prochainement, est particulièrement réussi, avec en point d'orgue un Halfway Through aux cuivres pleins de grâce qui font s'envoler le titre sur les derniers instants.

Samedi 15 septembre 2007 :
* Hot Chip - Shake a Fist [DFA]
'The Warning' était un bijou d'album, pleins de tubes electro-pop et un Over and Over titre de l'année 2006 pour votre serviteur. Prévu pour le début de l'année prochaine, ces bidouilleurs de lap-top commencent le teasing avec un Shake a Fist qui annonce déjà des jours encore plus heureux pour nos amis anglais. Les remix de ce titre vont pleuvoir. Miam !

Vendredi 14 septembre 2007 :
* Belleruche - Northern Girls [Tru-thoughts]
Flâneur myspacien devant l'éternel, l'ami Philou n'a pas tari d'éloge sur ce titre de Belleruche, combo anglais faisant dans la soul anglaise new-generation. Et c'est qu'il a raison le bougre. Beat entêtant, accords de guitare, violons samplés et tout le toutim. Dommage que l'album ne soit pas à la hauteur de ce titre promis à un bel avenir.

Jeudi 13 septembre 2007 :
* Nathan Fake - You Are Here (Four Tet Remix) [Border Community]
Nathan Fake fait sa petite tournée française, un an après la sortie de son réussi 'Drowning in a Sea of Love'. Il y a quelques semaines, l'Ep 'You Are Here' voyait le jour, avec notamment un remix de Four Tet. Et comme toujours avec Kieran Hebden, on atteint des sommets. Le tout surpasse même l'original, c'est dire.

mercredi 30 juillet 2008

Dan Le Sac Vs Scroobius Pip – Angles [Sunday Best]

L’un ressemble à un geek à rouflaquettes. L’autre a de faux-airs de Will Oldham et de Sage Francis avec sa longue barbe. Ils viennent tous deux d’Angleterre et forment Dan Le Sac Vs Scroobius Pip (à savoir Dan Stephens et David Meads), duo un peu taré, très ironique, aux idées barjots et aux textes saisissants.

Leur histoire démarre l’an dernier chez Lex Records, pourvoyeur de talents s’il en est (Danger Mouse, Subtle, c’est eux), avec un Ep et un premier tube, Thou Shalt Always Kill. Un titre aux paroles bien senties, à en faire souffrir vos zygomatiques. Du genre :

«Thou shalt not think that any male over 30 that plays with a child that is not their own is a paedophile, some people are just nice»
«Thou shalt not stop liking a band just because they have become popular»
«Thou shalt not use poetry, art or music to get into girls pants……use it to get into their heads»
«When I say “hip” thou shalt not say “hop”»
«Thou shalt not put musicians and recording artists on ridiculous pedestals no matter how great they are or were: The Beatles. Were just a band (...) The Clash. Just a band. (...) Nirvana. Just a band. (...) The next big thing. Just a band.»

Du grand art en cinq minutes. Un flow qui rappelle Sage Francis et le phrasé de Mike Skinner de The Streets et un son aux beats cheap au possible

Près d’un an plus tard, le duo revient avec un premier album, ‘Angles’, dans la même veine, aux idées par dizaine et aux influences multiples. Dans ce disque là, il y a forcément du hip-hop (essentiellement par le flow de Scroobius Pip), mais surtout beaucoup d’électro (Dan Le Sac est dj à la base), de pop (on n’est pas anglais pour rien. La preuve avec un Look For The Woman étonnant) et de rock (Fixed).
En apogée de tout cela, un Letter From God to Man, l’histoire d’une missive envoyée par Dieu aux hommes, qui fait un peu le bilan de l’être humain et de la planète terre, des milliers d’années après sa création. Un titre fort et drôle, porté par le sample de Planet Telex de Radiohead, et qui au final, sonne presque comme un remix de la bande à Thom Yorke.

Ce ‘Angles’ est un peu long, le flow peut vraiment fatiguer au bout d’un moment et le disque ne prend vraiment de l’intérêt que lorsqu’on s’intéresse aux paroles. N’empêche, ce premier album du duo Dan Le Sac VS Scroobius Pip n’en reste pas moins un bon à très bon disque de hip-pop-electro. Melting-pot musical de bonne facture, ‘Angles’ a du chien. Et cet accent british y fait beaucoup. (sortie : 12 mai 2008)

Son:
Myspace
Site Officiel

Deux titres comme le veut la tradition, le très pop
Look For The Woman et le Radiohead-ien Letter From God To Man. Sont forts ces anglais (malheureusement, plus en écoute).

Deux clips pour finir cette chronique. Le premier, celui de
Thou Shalt Always Kill puis le tout dernier, Letter From God To Man, titre qui vient tout juste de sortir en single:
Dan Le Sac VS Scroobius Pip - Thou Shalt Always Kill




Dan Le Sac VS Scroobius Pip - Letter From God To Man


lundi 26 décembre 2022

Bilan 2022 : Top « 7", Ep & Rééditions »


Après avoir clôs la saison avec Rosie Thomas et Sufjan Stevens, il est temps de tirer le bilan de l'année 2022, comme le veut la tradition. Et comme ce n'est pas en vieillissant que je vais changer mon fusil d'épaule, ce bilan annuel se déroulera comme les années précédentes : en quatre temps. Il se terminera dimanche matin par mes cinquante chansons préférées de l'année pour ouvrir 2023 comme il se doit. Quelques jours avant sera publié un bilan des quarante albums qui auront fait mon 2022. Mais avant d'en arriver là, ouvrons le bal avec les meilleurs 45-tours, Ep et autres rééditions qui auront rythmés mes 365 derniers jours.

Mais comme je suis un homme de tradition donc, allons tout d'abord jeter un coup d'oeil chez le voisinage pour voir quel bilan ils ont tiré de 2022 :
- Le Top Album de la rédaction précieuse de Section26
- Les 40 meilleurs Ep de l'année selon Indie Rock Mag
- Les 20 meilleurs Ep de 2022 selon l'essentiel For The Rabbit
- Les 20 meilleurs Ep de l'année selon les tout autant essentiels The Revue
- Les 25 Ep de 2022 selon Stereogum

Et donc, sous mon chapeau perdu ? Une très belle année, aux 45-tours plein de grandes chansons, aux Ep remplis de promesses et annonciateurs de jours qui chantent pour leurs auteurs. Et des rééditions, ô que de bien belles rééditions, avec des retrouvailles qui séduisent et nous brisent le coeur à nouveau, une découverte française fameuse et un chef d'oeuvre réédité pour la première fois depuis sa sortie et qui, plus d'un demi siècle après, reste plus que jamais un chef d'oeuvre.
Tout est à lire/découvrir ci-dessous. Et comme lire de la musique c'est bien mais l'écouter c'est mieux, au bas de cette page se trouvent des lecteurs Spotify et Deezer pour écouter une chanson de chacun des disques présentés. Bonne lecture et bonne écoute !


Bilan 2022 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » : 20-01
Top 40 « Albums » : 40-21


7"
 
Lucy Dacus - Kissing Lessons 7" [Matador Records]
Et vous, c’était comment votre premier baiser ? Le sien, Lucy Dacus le raconte en moins de temps qu’il ne faut pour le dire (1'54" au compteur) dans la chanson titre de ce 45-tours, nerveuse à souhait où l’américaine fait montre une nouvelle fois de son talent pour raconter des histoires. Pour bien faire les choses, elle ajoute en face-B le délicat mais aux paroles sombres Thumbs Again
 
 
Lewsberg - Six Hills 7" [Speedy Wunderground]
Ce qui surprend le plus à l’écoute de Six Hills, c’est à quel point la production capitonnée, souvent brumeuse, qui allait bien au teint des Lewsberg a disparu. A la place, on a droit à un son puissant et carré. Et ca marche. One shot pour le label Speedy Wunderground de Dan Carey, faiseur de carrière par excellence, et sans conteste le titre le plus efficace et immédiat des néerlandais, qui ne renient rien de leur passé en changeant de braquet.


Sinaïve - Super 45T [Hidden Bay Records / Hellzapoppin Records / Arvo Disques]
Souvent croisés, rarement écoutés, j’aurais enfin pris le temps en 2022 de me mettre aux Sinaïve. Difficile il faut dire aussi de résister à ce 'Super 45T' du trio strasbourgeois, entre balade simple et belle, noisy-pop aux effluves sixties, shoegaze tendu et même un peu de Noir Désir de fin de carrière. De la belle ouvrage assurément, à la pochette belle comme tout.
 




Sprints - Literary Mind 7" [Nice Swan Recordings]
Grosse année pour les Sprints qui après un dépotant 'A Modern Job Ep' (voir plus bas) auront enfoncé le clou avec 'Literary Mind 7"' et sa chanson titre ambitieuse, qui déborde de guitares et au duel vocal imparable. Un titre qui voit les Sprints faire évoluer leur son, avec l'aide de leur producteur de toujours, le Gilla Band Daniel Fox. Un Literary Mind qui nous rapproche un peu plus du moment où le quatuor irlandais va exploser à la face du monde.


Sufjan Stevens - Fourth of July 7" [Asthmatic Kitty Records]
On l’oublie souvent mais Fourth of July est en train petit à petit de s’imposer comme une des plus grandes chansons de Sufjan Stevens. L’américain a décidé cette année de publier un 45-tours du dit morceau pour honorer les dix ans du décès de sa mère Carrie. Mais non en publiant le morceau original mais en en proposant deux relectures. Les grandes chansons restant magnifiques dans d’autres habits, Fourth of July ne déroge pas à la règle aussi bien dans sa version April Base (qu’on dirait venue d’une session de 'Seven Swans') que DUMBO. « We’re all gonna die » comme il dit. Mais en beauté.
 

The Reds, Pinks & Purples - Slow Torture of an Hourly Wage [-]
A chaque année ses chansons de The Reds, Pinks & Purples. Et parmi la myriade de singles qu’a publiés Glenn Donaldson en 2022, choisissons les trois chansons sorties sous le nom 'Slow Torture of an Hourly Wage'. Pas vraiment un 45-tours au sens strict du terme (les morceaux n’existent jusque là qu’au format digital) mais indéniablement un « disque » remarquable, mélancolique à souhait et à la jangle-pop déprimée.
Jane Weaver - Oblique Fantasy 7" [Speedy Wunderground]
Très gros coup de coeur de l’année, le single de la liverpuldienne Jane Weaver, chez les anglais de Speedy Wunderground, encore eux. Une chanson qui s’intitule Oblique Fantasy, qui occupe les deux faces du 45-tours, et dont la structure dynamique, qui ne relâche jamais son rythme, fait merveille. Cerise sur le gâteau, la voix de Jane Weaver, qui sublime une bien belle mélodie.

The Wedding Present - 24 Songs Project [Scopitones & Clue Records]
Sacré David Gedge, l’homme qui n’aime rien de plus que composer de nouvelles chansons. Au programme de ce projet, vingt-quatre nouvelles compos dispatchées sur douze 45-tours, un pour chaque mois de l’année. Le résultat ? Épatant pour dire le moins. Alors certes, il y a quelques face-b sans grand relief et si tout n’est pas extraordinaire, l’ensemble se tient sacrément. Et un tel projet, fou à une époque comme la nôtre, était à signaler.


EP

Antenn.e - A. Bogoliubsky, Chien Ep [-]
Second Ep pour ce trio lyonnais nommé Antenn.e et dont le titre 'A. Bogoliubsky, Chien' fait référence à un dignitaire « russe » du XIIè siècle. Un disque de six morceaux, aux quelques références Clash-ienne (on ne me fera pas croire que Cheers n’est pas un clin d’oeil), résolument post-punk et de très haute volée. Sacrément prometteur.
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Bambara - Love On My Mind Ep [Wharf Cat Records]
Avec ses allures de mini-album, cet Ep de Bambara est dans la continuité de 'Stray', leur excellent album de 2020. Le disque s’appelle 'Love On My Mind' mais est  loin du positif qu'on serait en droit d'attendre, tant les new-yorkais continuent de fouiller dans les noirceurs de l'âme et de raconter les vies de gens qui ont suivi une autre voie que celle que l'on avait tracé pour eux. Le tout entre deux riffs de guitares ou de langoureuses frappes de batterie. Avec trois chansons de plus de cette qualité, j'en aurais fait un des albums de mon année.


Sprints - A Modern Job Ep [Nice Swan Records]
Encore eux oui. Parce qu'avant de les voir évoluer sur un Literary Mind jouissif, les Sprints ont quelques mois auparavant sorti 'A Modern Job Ep', dans la continuité de leur 'Manifesto Ep'. Un quatre titres urgent et puissant, aux chansons mémorables (Delia Smith tout de même !). Ces jeunes gens vont aller très très loin.
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REEDITIONS


Broadcast - Maida Vale Sessions [Warp Records]
Broadcast - Microtronics Volumes 01 & 02 [Warp Records]
Broadcast - Mother Is the Milky Way [Warp Records]
Jamais vraiment remis de la disparition de Trish Keenan il y a bientôt douze ans, l’année 2022 aura été un petit bonheur pour les amoureux de sa voix et des compositions qu’elle façonnait avec James Cargill. Au programme, pas moins de trois rééditions. A commencer par la compilation ‘Maida Vale Sessions' ou quinze morceaux (dont une reprise de Nico en clôture) enregistrés à la BBC sur quatre sessions différentes (1996, 1997, 2000 et 2003) qui fait montre de la beauté qui irradiait de ce groupe. 'Microtronics Volumes 01 & 02' elle, est une compilation qui date de 2003, vendue uniquement lors des concerts du groupe pour la tournée de 'Haha Sound'. Un disque totalement instrumental, aux morceaux très courts, presque comme des gimmicks, mais où l'âme de Broadcast est bien présente. Enfin, 'Mother Is The Milky Way', un Ep de 2009, très onirique autant que weirdo (le mot anglais est ici le plus adequat), mais que la voix de Trish Keenan apaise toujours. Dieu qu’elle nous manque.
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Gwendoline - Après c'est gobelet! [Mega]
J’ai longtemps cru que ce premier - et jusque-là unique - album des rennais de Gwendoline allait être un de mes albums de l’année. Mais il s’avère que cet excellent disque date de 2020, publié à l’époque sur Dead Wax et que le label Mega a fort opportunément ressorti cette année. Certes, le tracklisting original est ici complètement chamboulé (et c’est peut-être d’ailleurs pour le mieux) mais la puissance de leur cold-wave et de leurs textes desespérés est tout à fait remarquable.
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Nancy & Lee - Nancy & Lee [Light in the Attic]
Il aura fallu 54 ans pour voir ce bijou réédité. Cinquante-quatre longues années pour profiter à nouveau de ce mètre étalon dans tout ce qui touche au duo homme/femme en musique. Dans cet album merveilleux, découvert au hasard à l’époque où pour écouter tout ce que nous voulions Soulseek était la norme, il n’y a quasiment que des tubes (Summer Wine, Greenwich Village Folk Song Salesman), des mélodies pop tuantes un peu de partout et une alchimie incroyable entre les deux personnages qui s’attirent, puis s'éloignent pour mieux se séduire, se regarder par en-dessous et ne plus se lâcher des yeux. Chef d’œuvre en 1968. Chef d’œuvre en 2022.


Bilan 2022 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » : 20-01
Top 40 « Albums » : 40-21


Comme promis, une chanson de chacun des disques présentés se trouve dans les lecteurs Spotify et Deezer et ci-dessous: