Affichage des articles triés par pertinence pour la requête michael stipe. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête michael stipe. Trier par date Afficher tous les articles

jeudi 18 juin 2020

[Track of The Day] Michael Stipe & Big Red Machine - No Time For Love Like Now

Avec quelques défauts mais plein de qualités, le premier album - éponyme - de Big Red Machine avait eu son petit effet sur l'auteur de ces lignes. Nous étions en 2018 et le projet de Justin Vernon (Bon Iver) et Aaron Dessner (The National) avait accouché de quelques beautés, dont People Lullaby, une toujours aussi belle chanson.

Deux ans plus tard, le duo est sur la voie d'un deuxième album, qu'ils travaillent depuis quelques mois déjà. Un jour, les Big Red Machine firent écouter quelques démos à Michael Stipe, ancien chanteur de R.E.M.. Emballé par ce qu'il avait entendu, Stipe choisit une des chansons, en composa le texte avant que la crise du COVID-19, avec ses doutes sur le futur et ses légitimes remises en questions, ne lui donne une puissance encore plus forte. No Time For Love Like Now était née.

Et diable, quelle beauté ! Porté donc par un casting - indie - cinq étoiles (Aaron Dessner à la production, Justin Vernon à la guitare électrique, Bryce Dessner à l'orchestration de l'ensemble et Michael Stipe à la voix, sans oublier, tant leur importance est grande ici, Clarice Jensen au violoncelle, Yuki Numata Resnick au violon et l'alto, JT Bates à la batterie, Brad Cook au synthé et Doveman au piano), No Time For Love Like Now est une chanson magnifique, mélancolique, au tempo métronomique qui ne se départit jamais de son rythme initial, où les cordes sont d'une belle justesse et où la voix de Michael Stipe, toujours aussi magnifique, ne semble pas connaître les affres de l'âge tant on dirait qu'il l'a enregistrée il y a 30 ans.

Reste la question : No Time For Love Like Now est-elle une nouvelle chanson de Big Red Machine ou un troisième morceau solo pour l'ancien chanteur de R.E.M. ? Finalement, un peu tout cela à la fois.

Album : -
Année : 2020
Label :  37d03d


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, No Time For Love Like Now de Big Red Machine avec Michael Stipe au chant, est également en écoute ci-dessous :


Le clip de No Time For Love Like Now de Big Red Machine et Michael Stipe :



mardi 8 octobre 2013

Joseph Arthur - The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2 [Lonely Astronaut]

Mon cher Joseph Arthur,

Qu'es donc tu devenu ? Toi, découvert par Peter Gabriel, signé chez Real World, le label du même Peter Gabriel, toi qui a composé un album parfait ('Come to Where I'm From') sur lequel on pouvait trouver des chansons brillantes à quasi toutes les pistes, dont un tube certifié (In The Sun), toi qui a vu un certain Michael Stipe (REM) et Chris Martin (Coldplay) reprendre cette même chanson (et de quelle façon !) pour un Ep en faveur des victimes de l'ouragan Katerina en 2007. Toi, Joseph Arthur, comment en es-tu arrivé là ?

Par « là », je veux dire sans label, à part le tien (Lonely Astronaut Records), depuis ton départ de Real World : obligé de te débrouiller pour que ton nom émerge à nouveau entre toutes les nouveautés pas essentielles qui peuplent les blogs comme celui-ci, les tweets, les statuts facebook et les magazines (ça existe encore oui). Qu'est ce que tu as fait ? Que s'est il passé ?

Pourtant, tes albums restent toujours de qualité. Au hasard, 'Nuclear Daydream', en 2006. Le genre d'albums qu'ils ne sont pas nombreux à être capable d'écrire. Et tout ceux passés inaperçus, les 'Temporary People' et autres 'The Graduation Ceremony'. Même celui de l'an passé, 'Redemption City', bien qu'inégal, avait beaucoup de grands moments.

Pourtant, à l'écoute de 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2', ton nouvel album (ton dixième), sache, mon cher Joseph Arthur, que j'ai confiance. Oui, j'ai foi. Je sens poindre une reconnaissance qui irait bien plus loin que ces accueils polis mais sans fougue que tu connais depuis le début de ta carrière.

Une nouvelle fois, tu n'y es pas allé avec le dos des sessions studios : double album, 24 chansons, 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' ne fait pas dans la demi-mesure.
Mais ce disque, bien plus que le précédent 'Redemption City' (dont tu reprends ici un des titres phares I Miss The Zoo) tient la longueur, ne s'éparpille pas entre chansons inutiles et peu inspirées. Non, tout sur 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' est beau, bien composé, bien écrit. Tu changes de style régulièrement sans que cela choque ou soit un frein à l'écoute. De la pop au rockabilly, de la balade pleine de mélancolie au titre soulful au possible, du rock au blues délicieux.

Et puis, tu retrouves Real World, certes en distribution vu que 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' sort sur ton propre label, mais quand même.

Voilà pourquoi cher Joseph Arthur, je crois à ta (re)naissance médiatique. Oui. Je sens que des chansons comme Still Life Honey Rose, Maybe Yes, Famous Friends Along The Coast ou All the Old Heroes ont de vrais potentiels pour plaire au plus grand nombre.

Oh, je ne dis pas que tu vas en vendre des millions. Je ne suis pas fou. Mais ta cote va remonter. On ne sort pas un double album de cette qualité là, plus qu'essentiel en cette année 2013, sans obtenir un minimum de reconnaissance. Je parie même que certains recroiseront ton chemin d'ailleurs avec plaisir, peut-être via cette chronique - bien trop longue. Dans cette époque boulimique de nouveautés et de zapping incessants, pouvoir s'appuyer des artistes que l'on a côtoyés - et appréciés - à une époque, ça n'a pas de prix.

En tout cas, c'est tout ce que je te souhaite. Qu'un jour ta bouille et ta voix (et pour les deux, le mélange toujours aussi surprenant de Liam Gallagher et Richard Ashcroft) truste les charts ne serait-ce qu'indie. Et qu'on mette enfin sur un piédestal un artiste comme toi, prolifique, à la carrière quasi-exemplaire et au dernier album merveilleux.

Cher Joseph Arthur, je vais te laisser. Non sans espérer pouvoir te croiser à la fin d'un de tes concerts, où tu viendras vendre des cds gravés de la prestation que tu viens de terminer..

Un de tes discrets fans,

-Twist-

(sortie : 9 septembre 2013)

Son :

Vu la quantité de chansons de qualité à disposition sur 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2', pas moins de 5 titres (plus 2 clips) en écoute aujourd'hui.
Ainsi, dans le lecteur grooveshark ci-dessous, déjà trois : la balade tuante Famous Friends Along The Coast, histoire de se convaincre que Joseph Arthur a la mélancolie dans la peau, Blue Lights in the Rear View, qui ouvre le cd 2, et Maybe Yes, tube quasi rockabilly.  (malheureusement plus en écoute)


Dans les deux lecteurs soundcloud ci-dessous, deux autres chansons : Saint of Impossible Causes qui permettra à ceux qui ont perdu Joseph Arthur de vue depuis longtemps de le retrouver facilement ; et Junkies and Limousines qui démarre comme une folk song lumineuse et qui se termine en titre soul-rock (coincé au milieu du disque 2 de 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2').
 




Et pour finir, deux clips : celui de All The Old Heroes, qui passe en revue une quantité de héros de Joseph Arthur (en tout cas, on l'imagine), de Andy Warhol à Michael Jordan, de Joey Ramone à Ghandi, de Captain Beefheart aux Drôles de Dames, de Nina Simone à Miles Davis, dans un patchwork formidable de très belles photos :


Le clip d'I Used To Know How To Walk On Water, très jolie balade sur laquelle Ben Harper vient donner de la guitare et de la voix, discrètement :



Beaucoup d'autres clips réalisés pour 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' sont à voir sur la page youtube de Joseph Arthur.

mardi 30 octobre 2007

Rosie Thomas - These Friends of Mine [Nettwerk]

C’est fou comme on peut-être sur les nerfs pour on ne sait quelle futile raison : un café renversé, un embouteillage interminable, des pensées négatives qui n’ont pas lieu d’être, un temps dégueulasse et particulièrement froid. Sans se mentir, on va s’avouer que ça nous arrive à tous, au moins une fois par année.

Pour être quelqu’un d’extrêmement positif, je suis pourtant dans cette phase un peu nerveuse ces derniers temps. Enfin j’étais. Va comprendre Charles. Et comme dans toutes ces périodes un peu bancales, il n’y a qu’une alternative : soit je trouve quelqu’un sur qui passer mes nerfs, soit je prends des cachets pour passer ma frustration.

Vu que mon physique de joueur de ping-pong m’empêche d’utiliser la violence, ne serait ce que verbale, et vu que la médecine et moi ça fait environ dix-sept au dernier comptage, j’ai préféré me rabattre sur ce 'These Friends of Mine', quatrième album de la charmante Rosie Thomas. A dire vrai, celui-ci est le premier disque de la demoiselle que j’écoute. Et pas le dernier. Car je suis tombé sous le charme. Totalement.

Trente-trois petites minutes de pop/folk songs mignonnettes et sans prétention, entourées d’une jolie voix pas vulgaire pour un sou, avec notamment, deux reprises, une d’REM (The One I Love) et une de Fleetwood Mac (Songbird). Un disque qui exprime grandement tout l’amour de Rosie Thomas pour la grosse pomme, cette ville de New-York qui ne dort jamais.

'These Friends of Mine' est un album joliment troussé sur lequel l’ami Sufjan Stevens, héros de l’auteur de ces lignes, vient donner plus qu’un coup de main. Il partage avec Rosie Thomas un Say Hello (voir plus bas) très proche de ses anciennes envolées de 'Seven Swans' et apporte de temps à autres son banjo ou sa voix (sur le touchant Much Further to Go notamment) et son jeu reconnaissable entre mille (et notamment sur la reprise de la bande à Michael Stipe).

Par deux fois, Rosie Thomas se montre un peu plus ambitieuse et impose le respect, avec un Kite Song plutôt superbe et un These Friends of Mine (voir plus bas-bis) qui décolle vraiment sur la fin où la belle répète à l’envie « Maybe I needed this time to be reminded for myself » avec les chœurs de Sufjan Stevens et Denison Witmer (autre grand contributeur de cet album) en soutien.

Peut-être qu’elle a effectivement, avec ce disque, trouvé matière à ce que l’on se souvienne d’elle pour son talent de chanteuse. En tout cas, sans nul doute, je m’en souviendrai. La beauté et le calme de ce 'These Friends of Mine' apaisent. Et loin d’être ennuyeux, il procure quelques jolis frissons qui viennent se loger le long de votre échine sans que vous n’ayez rien demandé. Merci Rosie Thomas. (Sortie : 13 mars 2007)

Son :
Myspace (deux titres en écoute, dont le splendide Much Further To Go)
Site Officiel (album en écoute)


Deux titres en écoute, comme à chaque fois. Grosse préférence pour le très beau titre avec Sufjan Stevens (malheureusement plus en ligne).

Et en cadeau bonux, non pas un code pour télécharger le dernier tube de
Florent Pagny, mais le clip de Pretty Dress de la même Rosie Thomas, titre sorti sur son précédant album 'If Songs Could Be Held'. Oui ça a le goût de la pop FM, ça ressemble à de la pop FM mais c'est mieux que de la pop FM :


mercredi 12 mars 2014

[Track of The Day] Dominique Dalcan - Transhumance

Il y a un an, Ninie tressait les louanges d'un certain Dominique Dalcan dont elle venait d'apprendre qu'il allait revenir aux affaires. Dominique Dal quoi ? Chanteur français à la calvitie impressionnante, sorte de mélange faciale entre Christopher Lloyd, Michael Stipe et Louis Bodin, dont je n'avais jamais entendu parler, et encore moins écouté.

Les mois ont passé. L'annonce d'un nouvel album s'est officialisée, Magic a encensé le disque, l'a mis en une, l'ami Louis chez Soul Kitchen n'a pas tari d'éloges sur 'Hirundo', nouvel album donc de Dominique Dalcan et ce papier de Slate a fini par me faire dire que je passais à côté d'un grand monsieur.

J'ai donc écouté. Et 'Hirundo' est devenu en quelques déjà un classique chez moi (et pas seulement de mon année 2014) et sûrement le disque le plus écouté depuis janvier dernier. De la chanson française qui croise le fer avec de la pop, des mélodies qui s'accrochent instantanément dans votre cerveau pour ne plus le lâcher (ah ce duo avec Mina Tindle sur A Quoi Pensent Les Oiseaux, ah ce Paratonnerre), des tubes imparables (Transhumance ou Sometimes) et une voix qui fait penser à celle d'un Erik Arnaud qui serait devenu plus pop.

'Hirundo' compte 11 chansons. Il n'y en a pas une qui soit décevante, pas une moins formidable à chantonner, pas une qui n'ait pas une mélodie enthousiasmante.
En fait, une seule question se pose concernant cet album de Dominique Dalcan : comment vais-je arriver à me passer d'un tel disque ?

Album :
Hirundo
Année : 2014
Label : PIAS

Acheter


En plus de Transhumance (malheureusement plus en écoute), le tube d''Hirundo', en écoute dans le lecteur grooveshark, deux autres chansons en écoute, et pas les plus moches ci-dessous. A Quoi Pensent Les Oiseaux ? en duo avec Mina Tindle et Paratonnerre, toute susurrée :


Pour finir, le clip de Sometimes, premier single et autre tube évident d''Hirundo' :

vendredi 1 janvier 2021

Bilan 2020 : Top 50 « Chansons »


Jusqu'au bout cette année aura été pitoyable et impitoyable. J'étais en train de mettre en page ce billet de blog quand la nouvelle de la disparition de MF DOOM est tombée. Le choc. Sans doute l'artiste avec Madlib qui m'aura poussé à plonger la tête la première dans ce genre musical que je connaissais à peine, à explorer les catalogues des Def Jux, Lex Records, Anticon et de bien d'autres et de développer un amour immodéré pour la bande à Stones Throw. Quelle tristesse. Et quelle légende putain.

Mais pour revenir à des choses plus terre et avant de dérouler les 50 chansons qui auront animé mon année, voilà quelques liens pour aller découvrir d'autres sélections :
- Le bilan de l'année de Mathieu Gandin chez Random Songs, avec son petit mix qui va bien
- Le top 100 « songs » de Sean de Said The Gramophone
- La playlist de l'équipe de Pop News
- Le traditionnel Rewind de Starsky, en deux faces, la A et la B
- Les chansons de l'année chez Five Minutes

Cinquante morceaux donc. Cinquante chansons qui auront fait mon année 2020. Une année placée, plus que toute autre, sous le signe de la guitare. Il y en a à foison, même si pas que évidemment. Beaucoup de français aussi, de la pop habillée comme jamais, des hymnes à fredonner et des paroles à chanter à tue-tête. Et alors que mes yeux sont encore humides de la nouvelle, je ne peux m'empêcher de me dire que Daniel Dumile a pris les paroles de Thousand pour argent comptant : « Tu conduisais, moi j’apprenais à fumer. J’te jure on fum’ra après la mort tu disais ». Espérons ce soit le cas. ALL CAPS. RIP. Et merci pour tout.

Bilan 2020 :
Top Albums : 20-01
Top Albums : 40-21
Top 15 « 7", 12", Ep, Compilations & Rééditions »


50. The Little Hands of Asphalt - No Reception
49. Girl in Red - Midnight Love
48. Cold Beat - Pearls
47. STRKFR - Budapest (feat. Shy Boys)
46. Camille Bénâtre - Vieux Loup

45.
Fiona Apple - Cosmonauts
44. Floating Room - Held Open Door
43. Double Françoise - Tu N’es Pas Toi (feat. Benjamin Schoos)
42. Courtney Marie Andrews - If I Told
41. Hatchie & The Pains of Being Pure at Heart - Sometimes Always (The Jesus and Mary Chain cover)

40. FEWS - Heaven
39. Sløtface - Telepathetic
38. Arab Strap - The Turning of Our Bones
37. Bicep - Atlas
36. The Luxembourg Signal - The Morning After

35. Surfer Blood - Karen
34. Be Afraid - Crawling Now
33. The Dears - I Know What You’re Thinking And It’s Awful
32. The Strokes - The Adults Are Talking
31. Violent Soho - Slow Down Sonic

30. Caleb Landry Jones - I Dig Your Dog
29. The Hop - La Prochaine Fois (feat. Jok’Air & Jazzy Bazz)
28. Chronophage - Siren Faraway
27. Car Seat Headrest - Deadlines (Hostile)
26. Brooke Bentham - All My Friends Are Drunk

25. Michael Stipe & Big Red Machine - No Time For Love Like Now
24. Smokescreens - I Love Only You
23. Ethan P. Flynn - Are You Doing This to Hurt Me
22. Sondre Lerche - Why Would I Let You Go
21. The Avalanches - Running Red Lights (feat. Pink Siifu & Rivers Cuomo)

20. Porridge Radio - Long
19. Bambara - Serafina
18. Mint Field - Contingencia
17. Sufjan Stevens - My Rajneesh
16. King Creosote - Susie Mullen

15. The Districts - 4th of July
14. Will Butler - Surrender
13. Tugboat Captain - Day to Day
12. Les Marquises - Head As A Scree
11. Nada Surf - So Much Love

10. Police Control - Noyé
09. Arandel - Bluette (feat. Barbara Carlotti)
08. Benjamin Biolay - Comme Une Voiture Volée
07. Sports Team - Here’s The Thing
06. Hotel Lux - Ballad of You & I

05. Bad Moves - Party With The Kids Who Wanna Party With You
04. Sweeping Promises - Cross Me Out
03. Gorillaz - Désolé (feat. Fatoumata Diawara)
02. Thousand - Jeune Femme à l’Ibis
01. Rolling Blackouts Coastal Fever - Cars In Space

Bilan 2020 :
Top Albums : 20-01
Top Albums : 40-21
Top 15 « 7", 12", Ep, Compilations & Rééditions »

Et parce qu'il vaut mieux écouter que lire une liste, toutes les chansons de ce top sont disponibles en écoute dans les players Spotify et Deezer ci-dessous, et également YouTube en cliquant ici. Bonne(s) écoute(s) !


mardi 1 septembre 2009

[Track of The Day] The National - Ashamed of the Story I Told (Polaris cover)

Après quelques jours à crapahuter sur les hauteurs savoyardes et être coupé du monde extérieur et du monde musical (et bizarrement ça fait du bien!), après avoir appris à poser du parquet et réussi à me mettre de la peinture entre deux doigts de pieds, retour aux affaires en ce 1er septembre 2009.
Au programme pour cette rentrée, que je vous souhaite la plus belle soit dit en passant, The National, groupe au combien attachant et séduisant avec la pop (peut-être) la plus classe des dernières années. Et même si leur dernier 'Boxer' m'avait bien laissé sur ma faim, plombé qu'il était par un Fake Empire somptueux et écrasant, je reste quand même à l'affut de la moindre des nouveautés que peuvent nous pondre les américains (la preuve ici ou ).
A l'occasion de la sortie de la compilation hommage à Mark Mulcahy 'Ciao My Shining Star: The Songs of Mark Mulcahy' (au casting affolant: Michael Stipe de REM, Thom Yorke, Vic Chesnutt, Josh Rouse, Hayden, j'en passe et pas des moindres, Dinosaur Jr au hasard), fin septembre prochain, The National a repris Ashamed of the Story I Told de Polaris - un des groupes de notre homme. Une plutôt belle réussite, plus sombre et au rythme plus rapide que l'originale (et pas forcément meilleure d'ailleurs), dont le style s'éloigne de 'Boxer' pour mieux retrouver le côté plus brut de 'Alligator'. Toujours très beau, toujours très léché, toujours bien vu. Ce groupe a une classe assez folle. 

Album: Ciao My Shining Star: The Songs of Mark Mulcahy 
Année: 2009 
Label: Shout! Factory

mardi 9 février 2010

Net Emergence 'Février 2010': Dorian Wood, Box Story et La Secte Phonetik


Valery est quelqu'un qui n'est jamais à court d'idées. Après avoir créée BCommeBoxsons, blog carrément essentiel si l'on veut en savoir un peu plus sur la vie de cette industrie musicale et sur ceux qui aiment parler de musique, voilà t-y pas que notre homme a eu une belle idée: Net Emergence. Une Utopie Musicale comme le sous-titre Valery.

Le but de Net Emergence? Faire découvrir au plus grand nombre des groupes non-signés ou à la faible visibilité.
Comment? En sélectionnant chaque mois une quinzaine de groupes (proposés par vous, moi, votre voisin, le cousin de votre tante), de tous les horizons possibles, de les mettre en avant, et de faire élire par un jury (non pas de professionnels mais de gens avides de découvertes) celui qui sied le plus à ses oreilles.

Après un premier essai en décembre, j'ai participé à l'édition de février. Dans la sélection, (que vous pouvez retrouver ici) de tout: de la balade pop, du psychédélisme français, du ragga/reggae from Le Creusot, de la variété française et un barbu canadien tout de folk vêtu.

Au final, ce sont trois groupes qui se sont détachés des votes et, j'avoue, les trois groupes à qui j'avais donné mes voix. Plutôt que de se limiter à parler du vainqueur, parlons plutôt du podium.


La Secte Phonetik récupère la médaille de bronze. Pourtant, au départ, j'ai eu peur. Très peur. Il faut avouer que le "hip-hop a'cappela" qui vous accueille sur leur page myspace n'est pas des plus rassurant. Et puis… j'ai ravalé mes jugements hâtifs pour mieux me rendre compte de mon erreur.
Loin d'un ego-trip chanson réaliste imbuvable (style Tryo ou La Rue Kétanou) et se rapprochant plutôt de Java, ce trio d'human-box propose vraiment des compositions différentes. Drôle, entièrement réalisé à la bouche, leur univers est assez fascinant. Tout sauf bancal. M'étonnerait pas que l'on reparle d'eux très rapidement.
Myspace (à écouter en priorité: Bienvenue dans la secte)


Jolie belge de son état, c'est Box Story qui remporte la médaille d'argent. Avec sa jolie voix qu'elle pose très bien, Box Story est une artiste à suivre. Elle n'est peut-être pas follement originale certes, mais sa guitare et ses petits accords très vifs rappellent une autre jolie brune, PJ Harvey, voire Azure Ray (The Seasons est par exemple une composition digne du duo Maria Taylor/Orenda Fink).
Site officiel (Trois titres en écoute)




Mais au final, c'est un américain qui rafle l'édition de février, Dorian Wood. Dorian Wood, c'est un peu l'univers de Nick Cave voire de Tom Waits avec la voix de Michael Stipe de REM. Et à écouter de plus près, on entendrait presque Fiona Apple venir donner un coup de main au piano (sur The Arms of Love, c'est évident; voir plus bas), un instrument omniprésent dans la musique du californien.
Une musique vraiment touchante, torturée et toujours très mélodieuse, qui rappelle fréquemment Chris Garneau, un côté foufou en plus. Un artiste à suivre, et en 2010 s'il vous plait vu que Dorian Wood sortira son second album, 'Rattle Rattle', à l'été prochain.
Site officiel, très fourni

Histoire de connaitre un peu mieux l'œuvre de Dorian Wood, le lecteur ci-dessous propose 4 chansons du monsieur:

<a href="http://dorianwood.bandcamp.com/album/black-pig-suite">Echo Round My Heart by Dorian Wood</a>


Bien que l'édition février 2010 soit terminée, Net Emergence ne se repose pas sur ses lauriers et entame une nouvelle édition, celle de mars. La sélection est à retrouver ici. A vous d'écouter, de donner vos avis dans les commentaires et de proposer des groupes. Bref, à vous de jouer!

Et n'hésitez pas à suivre Net Emergence sur Twitter, meilleur moyen pour suivre chaque mois l'évolution de ce bien beau projet.

lundi 31 décembre 2018

Bilan 2018 : Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »


Comme le veut la coutume, il était temps de s'atteler à cet exercice aussi vain que passionnant qu'est le bilan de l'année musicale écoulée. Car on est quand même le 31 décembre et que 2019 est à portée de main. Et comme chaque - presque - année, commençons comme d'habitude par un bilan des disques courts, des singles, des compilations et autres rééditions. 

Mais avant de dérouler tout ceci, allons donc voir ce qu'ont aimé les sites amis (ou non) :

Revenons donc à nos moutons. Quinze disques ici, comme j'en ai pris l'habitude depuis quelques années. Avec un peu de tout : un super groupe de filles aux talents incroyables, un chanteur échappé de ses cœurs purs, un barbu folkeux qui arrive à la toute fin de l'année avec une de ses plus belles chansons, le futur du rock, une compilation au casting XXL et trois géants de la musique coffrés. Enfin notamment. Bref, tout ce qui aura marqué mon année.

Et comme le veut la tradition, au bas de l’article se trouve un lecteur spotify et un lecteur deezer contenant une chanson de chacun des disques présentés. 
Bonne(s) écoute(s) !


Extended Play (EP)

boygenius - boygenius Ep
Le super groupe de l’année (et peut-être des années à venir), c’est elles : Julien Baker, Lucy Dacus et Phoebe Bridgers. Trois personnalités, déjà très intéressantes quand elles officiaient chacune de leur cotés (avec une préférence pour Phoebe Bridgers), et qui le sont encore plus quand elles sont trois. L'effort était très attendu, et il ne déçoit pas tant les qualités de chacune rejaillissent dans les six chansons de cet Ep. Espérons que ce super groupe ne s'arrête pas là.
Label : Matador
En savoir plus
Acheter


Cold Cave - You & Me & Infinity Ep
Première sortie (hors single) de Cold Cave depuis 2015, cet Ep est autant une surprise qu’une confirmation que Wesley Eisold a quelque-chose de particulier. Quatre titres, quatre sacrées chansons, dark au possible avec en point d’orgue un Glory parfait, aux nappes de synthés imparables.
Label : Heartworm
En savoir plus
Acheter


Fort Jams - Far Out Ep
Depuis sa découverte, le label Plastic Jurassic (et ses quelques sorties) ne me déçoit jamais. Ce premier Ep de Fort Jams, artiste venu de Portland, plein de pop mélancolique et estivale, est en tout cas enthousiasmant. Tout est ici délicat, mélodiquement travaillé. Nul doute que ses prochaines livraisons seront attentivement suivies (en tout cas dans ces pages).
Label : Plastic Jurassic
En savoir plus
Acheter


Jetstream Pony - Self-Destruct Reality Ep
Depuis ma découverte l’an passé de The Luxembourg Signal, c’est un des groupes parallèles de Beth Arzy qui attire tout mon intérêt : Jetstream Pony. Après un 45-tours remarqué, les anglais ont sorti en 2018 leur premier Ep, moins noise-pop que précédemment mais où leur indie pop (ou rock parfois) a des guitares épatantes et une rythmique d’une grande efficacité. Un groupe plus que jamais à suivre.
Label : Kleine Untergrund Schallplatten
En savoir plus
Acheter


The Natvral - Know Me More Ep
Derrière le nom de The Natvral se cache Kip Berman, l’homme derrière un des groupes préférés de ces pages, The Pains of Being Pure at Heart (et ce malgré un dernier album plus qu’en demi-teinte). Ici, pas d’envolées particulières, on fait dans l’intime, dans le feutré parfois, entre folk et rock. Kip Berman est là, avec sa guitare, déroule ses chansons, avec une facilité indéniable et déconcertante. Et il en profite pour reprendre Suzanne de Leonard Cohen. Beau, simple, tout bêtement.
Label : Kanine Records
En savoir plus
Acheter


The Yearning - Take Me All Over The World Ep
Premier gros coup de cœur de 2018, cet Ep de The Yearning fait dans la pop de chambre légère, joliment mise en musique (piano, trompette, xylophone, haut-bois, …), avec beaucoup de swing, de la bossa, des ambiances jazzy et de comédies musicales. Délicat et mélancolique jusqu’au bout des doigts, il est sans conteste mon Ep de l'année. Avec quelques chansons de plus, il aurait même fait un somptueux album de l'année.
Label : Elefant Records
En savoir plus
Acheter


7" / 45-tours

Lou Barlow - Love Intervene / Don’t Like Changes 7"
Sorti à l’occasion du Record Store Day, épuisé depuis, ce 45-tours aura permis à l’homme de Dinosaur Jr., Sebadoh ou The Folk Implosion (choisis ton camp camarade) de planter là un des bijoux pop de l’année, où la toujours très belle voix de Lou Barlow fait merveille. Une chanson totalement imparable qu'on retrouvera sans nul doute dans quelques jours, dans un autre classement.
Label : Joyful Noise Recordings


Bonnie 'Prince' Billy & Naked Shortsellers - The Best of Folks / Harbour Men 7"
J’ai lâché depuis longtemps la carrière de Bonnie 'Prince' Billy, mais en écoutant son tout dernier 45-tours sorti le 21 décembre dernier, je me demande pourquoi. « Split 7" » comme on dit, ce disque est la concrétisation d’une amitié de 20 ans entre Will Oldham et Leo Meijer, néerlandais fan de l’anglais qui, à la fin des années 90 et dans un internet balbutiant, avait créé un site consacré à l’homme derrière Palace Brothers. Un site devenu au fil des temps une vraie référence (Will Oldham lui même le qualifiera de « official unofficial website ») et créera une vraie amitié entre les deux personnages. Une amitié qui nous amène à ce 45-tours. Bonnie 'Prince' Billie occupe la face-A d’une chanson sublime, belle et froid, tandis que Leo Meijer, accompagné de quelques acolytes (et du même Bonnie sur le 4è couplet) chante la non moins réussie Harbour Men. La surprise de toute fin d’année. Quand on vous dit qu’il faut toujours attendre pour faire ses tops de fin d’année.
Label : Tiny Room Records


Fontaines D.C. - Chequeless Reckless / Boys in the Better Land 7"
Si 2018 aura été l’année de la confirmation d’IDLES (on y reviendra dans quelques jours), 2019 pourrait/devrait être celle des Fontaines D.C., les petits frères irlandais du combo de Bristol. Auteurs de singles épatants sortis sur pas moins de quatre 45-tours/singles cette année et parmi lesquels il a été difficile de trancher, leur punk/post-punk (ce qui est une facilité d’écriture car ils sont sans doute plus que cela) est d’une efficacité sans borne. En 2005 on aurait parlé de « next big thing ». Et on aurait eu raison.
Label : Trigger Party


Rat Columns - Sometimes We're Friends 7"
Premier 45-tours sorti par Slumberland pour fêter ses 30 ans d’existence en décembre 2019, ce disque de Rat Columns est une sacrée découverte. Mélodies aussi entêtantes que cold, avec une guitare triste à pleurer et suppléée par un violon plaintif, et qui ne cesse de prendre une place toujours plus grande. Grand cru.
Label : Slumberland Records


Sufjan Stevens - Lonely Man of Winter 7"
Que serait une année musicale sans une nouveauté de Sufjan Stevens ? Voilà donc Lonely Man of Winter, chanson composée à l’époque de la sortie du premier coffret de Noël  en 2006 (qui a connu, pour info, une édition vinyle cette année) et destinée uniquement au gagnant du concours « Xmas Song Xchange Contest » en 2007. Onze plus tard, le gagnant (Alec Duffy) publie la chanson (réenregistrée pour l’occasion) sur le label de Sufjan Asthmatic Kitty Records. Et vous savez quoi ? C’est évidemment magnifique.
Label : Asthmatic Kitty Records


COMPILATIONS


Sophie Calle - Souris Calle
Un jour, en 2014, la (entre autre) plasticiennne Sophie Calle a perdu son chat Souris. De la douleur de la perte de cet compagnon de route de 16 ans, est née une compilation. Trente-sept chansons, qui parlent toutes de Souris. Et qui sont signées par un casting XXL, ou plutôt XXXXXL, jugez plutôt : Alex Beaupain, Jarvis Cocker, Christophe, The National, Benjamin Biolay, Pharrell Williams, Florent Marchet, Michael Stipe, j’en passe et pas des moindres. Une compilation assez incroyable quand on y pense.
Label : Perrotin


REEDITIONS


The Beatles - The White Album - 50th Anniversary Edition
Forcément, pour ses 50 ans, nous nous devions d’avoir droit à une réédition du mythique « double-blanc » des Beatles. Sans grand intérêt en ce qui concerne le nouveau mix de l’album original (le coffret Mono fait très bien l'affaire et respecte sans doute bien plus l’œuvre originale), cette édition vaut pour les 3 disques de sessions et surtout pour les 'Esher Demos', soit 27 chansons de l’album en version acoustique (et d'autres qui finiront sur 'Abbey Road') Des démos de travail, absolument remarquables, que je n’avais jamais écouté et qui sont pour la plupart renversantes.
Label : Apple Records


Bob Dylan - More Blood, More Tracks: The Bootleg Series Vol. 14
Depuis que, via sa fameuse collection 'Bootleg Series', Columbia avait publié les 'Basement Tapes' et toutes les sessions de sa trilogie « rock » du milieu des années 60, la prochaine étape très attendue était forcément les sessions de 'Blood on the Tracks', chef d’œuvre des années 70, à l’histoire compliquée (voir ici). Sorti à l’automne dernier, ce coffret de 6 cds est un bonheur de chaque instant, où Dylan essaie, visite et revisite toutes les chansons du disque (et pas que), dans des versions différentes de l’originale, musicalement ou textuellement. Qu’il est bon d’être fan de Bob Dylan décidément…
Label : Columbia


Songs: Ohia - Love & Work - The Lioness Sessions
Depuis le décès de Jason Molina, Secretly Canadian, son label de toujours réédite à intervalles réguliers certaines de ses œuvres les plus marquantes (et c’est peu de le dire). Au tour de 'The Lioness', un de ses albums les plus réussis, sur lequel officient, entre autres, des membres d’Arab Strap. Et si le disque n’a pas pris une ride, c’est surtout pour le disque additionnel que réside l’intérêt de cette réédition, tant il est renversant et dont l’ensemble aurait même mérité de sortir sur un album en bonne et due forme : plus que jamais, avec un rien, Jason Molina fait un tout. Qu'est ce qu'il manque bordel...
Label : Secretly Canadian
En savoir plus
Acheter



Comme promis, voilà donc les playlists Spotify et Deezer présentant une chanson de chacun des disques présentés ci-dessus. En espérant que cela vous donne l'envie d'en savoir plus :