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vendredi 29 novembre 2019

[Track of The Day] The Get Up Kids - Lou Barlow

Décidément, les gloires du rock indé des années 90 ont le vent en poupe. Après Beabadoobee qui rêvait d'être Stephen Malkmus, voilà The Get Up Kids qui consacre sur son dernier album en date 'Problems' (sorti en mai dernier) une chanson à Lou Barlow. Enfin, en tout cas, quelques vers et un titre (Lou Barlow, what else ?).

Cachée au milieu du sixième album de ces américains du Kansas, cette chanson commence ainsi : « I saw Lou Barlow on the street. I don't think he noticed me. I started humming all his songs, you refused to sing along ». Ce refus de fredonner les chansons de Dinosaur Jr. ou de Sebadoh est le point de rupture pour le chanteur qui fait dériver le morceau sur une histoire d'amour compliquée et en péril.

Punk à roulettes, indie-rock avec ce qu'il faut d'émo pour rendre le tout catchy à souhait, Lou Barlow a même débouché sur un clip avec... le vrai Lou Barlow, tourné à la va-vite lors d'une rencontre impromptue entre ce dernier et The Get Up Kids. Et si Lou Barlow ne fera sans doute jamais carrière dans le cinéma, le résultat est quand même, là aussi, très cool. « I saw Lou Barlow on the street I don't think he noticed me ».

Album : Problems
Année : 2019
Label : Big Scary Monsters


En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), Lou Barlow de The Get Up Kids est également en écoute ci-dessous :



Le clip de Lou Barlow de The Get Up Kids avec donc Lou Barlow est à voir ci-dessous :




mercredi 22 août 2018

[Track of The Day] Lou Barlow - Love Intervene

J’ai beau beaucoup aimer Dinosaur Jr. et Sebadoh, je crois que c’est The Folk Implosion ('The New Folk Implosion' est un disque que je chéris depuis 16 ans) et ses escapades solos que je préfère encore plus dans la discographie de Lou Barlow.

Ses disques sont peut-être moins marquants que ceux de ses deux groupes phares, mais moins énervés, plus calmes, plus personnels aussi, sans doute plus pop, avec sa voix plus mis en avant, ils n'en sont que plus touchant.

Preuve en est avec son dernier 45-tours en date, sorti à l’occasion du Record Store Day de mai dernier, et chez Joyful Noise Recordings.

Deux chansons, mais une seule en écoute : Love Intervene, petit bijou pop où la très belle voix de Lou Barlow (on omet souvent de le préciser mais il chante très bien) et la mélodie font des miracles. Le 45-tours est épuisé depuis bien longtemps, mais la chanson elle, n’est pas prête de l’être.

Album : Love Intervene / Don’t Like Changes 7’’
Année : 2018
Label : Joyful Noise Recordings

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Love Intervene de Lou Barlow est en écoute ci-dessous :


lundi 8 octobre 2007

Track of The Day (2-8 octobre 2007)

95% rock, 5% americana, le Track of The Day délaisse l'électro et le hip-hop le temps de quelques jours. Pour mieux y revenir bientôt. (toujours en écoute dans le lecteur deezer, à droite).

Lundi 8 octobre 2007 :
* Clap Your Hands Say Yeah ! - Satan Said Dance [Wichita]
Histoire de démarrer la semaine du bon pied, Satan Said Dance, tuerie de cette année 2007 riche en singles énormes. Un titre (et plus globalement un album) d'une efficacité folle et d'une écriture dingue. DANCE comme ils disent.
(disponible sur Some Loud Thunder # 2007)


Dimanche 7 octobre 2007 :
* Perry Blake - Something Still Reminds You [Orchard Music]
Le crooner Irlandais revient sur un tout petit label et avec un nouvel album. Banjo et tout le toutim pour un voyage entre americana et country, avec en point d'orgue, ce petit bijou mélancolique à souhait.
(disponible sur Canyon Songs # 2007)


Samedi 6 octobre 2007 :

* Editors - An End Has a Start [Kitchenware]
Deuxième album une nouvelle fois proprement torché par les anglais, adeptes des années 80 et des guitares de ces années là. Et un titre d'une grande efficacité en guise de nom d'album. Rythme, chant, tout y est. Tripping.
(disponible sur An End Has a Start # 2007)


Vendredi 5 octobre 2007 :
* Maxïmo Park - Karaoke Plays [Warp]
Encore du Warp. Deuxième album pour les Maxïmo Park, un peu plus faiblard et moins consistant que son prédécesseur. Mais il y a quelques excellents titres dont Karaoke Plays, un morceau plein d'emphase (peut-être trop pour certain) qui donne envie d'hurler les paroles à la manière de Paul Smith. Savoureux.
(disponible sur Our Earthly Pleasures # 2007)

Jeudi 4 octobre 2007 :
* Battles - Atlas [Warp]
Un des tous meilleurs titres de l'année 2007 sur un des excellents albums de la même période. Batterie frénétique, guitare entêtante, chant barré. Et groupe de folie. Perché en haut de l'Atlas justement.
(disponible sur Mirrored # 2007)


Mercredi 3 octobre 2007 :
* Lou Barlow - You're a Goat [Acuarela]
En pleine reformation de Dinosaur Jr. et Sebadoh, Lou Barlow continue sa partition solo (que j'aime beaucoup, je l'avoue) et donne une suite à son très joli 'Emoh' de 2005 avec cet Ep certes inégal mais sur lequel figure ce morceau, acoustique et nerveux.
(disponible sur Mirror The Eye Ep # 2007)

Mardi 2 octobre octobre 2007 :
* Help She Can't Swim - All The Stars [Fantastic Plastic]
Plus carrés, moins foufou qu'auparavant, les Help She Can't Swim donne une suite euphorisante à leurs précédentes aventures. Punkons ensemble sur ce All The Stars qui, dans un monde parfait, ferait danser toutes les filles de la planète. Et pas que. Riot!
(disponible sur The Death Of Nightlife # 2007)

lundi 31 décembre 2018

Bilan 2018 : Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »


Comme le veut la coutume, il était temps de s'atteler à cet exercice aussi vain que passionnant qu'est le bilan de l'année musicale écoulée. Car on est quand même le 31 décembre et que 2019 est à portée de main. Et comme chaque - presque - année, commençons comme d'habitude par un bilan des disques courts, des singles, des compilations et autres rééditions. 

Mais avant de dérouler tout ceci, allons donc voir ce qu'ont aimé les sites amis (ou non) :

Revenons donc à nos moutons. Quinze disques ici, comme j'en ai pris l'habitude depuis quelques années. Avec un peu de tout : un super groupe de filles aux talents incroyables, un chanteur échappé de ses cœurs purs, un barbu folkeux qui arrive à la toute fin de l'année avec une de ses plus belles chansons, le futur du rock, une compilation au casting XXL et trois géants de la musique coffrés. Enfin notamment. Bref, tout ce qui aura marqué mon année.

Et comme le veut la tradition, au bas de l’article se trouve un lecteur spotify et un lecteur deezer contenant une chanson de chacun des disques présentés. 
Bonne(s) écoute(s) !


Extended Play (EP)

boygenius - boygenius Ep
Le super groupe de l’année (et peut-être des années à venir), c’est elles : Julien Baker, Lucy Dacus et Phoebe Bridgers. Trois personnalités, déjà très intéressantes quand elles officiaient chacune de leur cotés (avec une préférence pour Phoebe Bridgers), et qui le sont encore plus quand elles sont trois. L'effort était très attendu, et il ne déçoit pas tant les qualités de chacune rejaillissent dans les six chansons de cet Ep. Espérons que ce super groupe ne s'arrête pas là.
Label : Matador
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Cold Cave - You & Me & Infinity Ep
Première sortie (hors single) de Cold Cave depuis 2015, cet Ep est autant une surprise qu’une confirmation que Wesley Eisold a quelque-chose de particulier. Quatre titres, quatre sacrées chansons, dark au possible avec en point d’orgue un Glory parfait, aux nappes de synthés imparables.
Label : Heartworm
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Fort Jams - Far Out Ep
Depuis sa découverte, le label Plastic Jurassic (et ses quelques sorties) ne me déçoit jamais. Ce premier Ep de Fort Jams, artiste venu de Portland, plein de pop mélancolique et estivale, est en tout cas enthousiasmant. Tout est ici délicat, mélodiquement travaillé. Nul doute que ses prochaines livraisons seront attentivement suivies (en tout cas dans ces pages).
Label : Plastic Jurassic
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Jetstream Pony - Self-Destruct Reality Ep
Depuis ma découverte l’an passé de The Luxembourg Signal, c’est un des groupes parallèles de Beth Arzy qui attire tout mon intérêt : Jetstream Pony. Après un 45-tours remarqué, les anglais ont sorti en 2018 leur premier Ep, moins noise-pop que précédemment mais où leur indie pop (ou rock parfois) a des guitares épatantes et une rythmique d’une grande efficacité. Un groupe plus que jamais à suivre.
Label : Kleine Untergrund Schallplatten
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The Natvral - Know Me More Ep
Derrière le nom de The Natvral se cache Kip Berman, l’homme derrière un des groupes préférés de ces pages, The Pains of Being Pure at Heart (et ce malgré un dernier album plus qu’en demi-teinte). Ici, pas d’envolées particulières, on fait dans l’intime, dans le feutré parfois, entre folk et rock. Kip Berman est là, avec sa guitare, déroule ses chansons, avec une facilité indéniable et déconcertante. Et il en profite pour reprendre Suzanne de Leonard Cohen. Beau, simple, tout bêtement.
Label : Kanine Records
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The Yearning - Take Me All Over The World Ep
Premier gros coup de cœur de 2018, cet Ep de The Yearning fait dans la pop de chambre légère, joliment mise en musique (piano, trompette, xylophone, haut-bois, …), avec beaucoup de swing, de la bossa, des ambiances jazzy et de comédies musicales. Délicat et mélancolique jusqu’au bout des doigts, il est sans conteste mon Ep de l'année. Avec quelques chansons de plus, il aurait même fait un somptueux album de l'année.
Label : Elefant Records
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7" / 45-tours

Lou Barlow - Love Intervene / Don’t Like Changes 7"
Sorti à l’occasion du Record Store Day, épuisé depuis, ce 45-tours aura permis à l’homme de Dinosaur Jr., Sebadoh ou The Folk Implosion (choisis ton camp camarade) de planter là un des bijoux pop de l’année, où la toujours très belle voix de Lou Barlow fait merveille. Une chanson totalement imparable qu'on retrouvera sans nul doute dans quelques jours, dans un autre classement.
Label : Joyful Noise Recordings


Bonnie 'Prince' Billy & Naked Shortsellers - The Best of Folks / Harbour Men 7"
J’ai lâché depuis longtemps la carrière de Bonnie 'Prince' Billy, mais en écoutant son tout dernier 45-tours sorti le 21 décembre dernier, je me demande pourquoi. « Split 7" » comme on dit, ce disque est la concrétisation d’une amitié de 20 ans entre Will Oldham et Leo Meijer, néerlandais fan de l’anglais qui, à la fin des années 90 et dans un internet balbutiant, avait créé un site consacré à l’homme derrière Palace Brothers. Un site devenu au fil des temps une vraie référence (Will Oldham lui même le qualifiera de « official unofficial website ») et créera une vraie amitié entre les deux personnages. Une amitié qui nous amène à ce 45-tours. Bonnie 'Prince' Billie occupe la face-A d’une chanson sublime, belle et froid, tandis que Leo Meijer, accompagné de quelques acolytes (et du même Bonnie sur le 4è couplet) chante la non moins réussie Harbour Men. La surprise de toute fin d’année. Quand on vous dit qu’il faut toujours attendre pour faire ses tops de fin d’année.
Label : Tiny Room Records


Fontaines D.C. - Chequeless Reckless / Boys in the Better Land 7"
Si 2018 aura été l’année de la confirmation d’IDLES (on y reviendra dans quelques jours), 2019 pourrait/devrait être celle des Fontaines D.C., les petits frères irlandais du combo de Bristol. Auteurs de singles épatants sortis sur pas moins de quatre 45-tours/singles cette année et parmi lesquels il a été difficile de trancher, leur punk/post-punk (ce qui est une facilité d’écriture car ils sont sans doute plus que cela) est d’une efficacité sans borne. En 2005 on aurait parlé de « next big thing ». Et on aurait eu raison.
Label : Trigger Party


Rat Columns - Sometimes We're Friends 7"
Premier 45-tours sorti par Slumberland pour fêter ses 30 ans d’existence en décembre 2019, ce disque de Rat Columns est une sacrée découverte. Mélodies aussi entêtantes que cold, avec une guitare triste à pleurer et suppléée par un violon plaintif, et qui ne cesse de prendre une place toujours plus grande. Grand cru.
Label : Slumberland Records


Sufjan Stevens - Lonely Man of Winter 7"
Que serait une année musicale sans une nouveauté de Sufjan Stevens ? Voilà donc Lonely Man of Winter, chanson composée à l’époque de la sortie du premier coffret de Noël  en 2006 (qui a connu, pour info, une édition vinyle cette année) et destinée uniquement au gagnant du concours « Xmas Song Xchange Contest » en 2007. Onze plus tard, le gagnant (Alec Duffy) publie la chanson (réenregistrée pour l’occasion) sur le label de Sufjan Asthmatic Kitty Records. Et vous savez quoi ? C’est évidemment magnifique.
Label : Asthmatic Kitty Records


COMPILATIONS


Sophie Calle - Souris Calle
Un jour, en 2014, la (entre autre) plasticiennne Sophie Calle a perdu son chat Souris. De la douleur de la perte de cet compagnon de route de 16 ans, est née une compilation. Trente-sept chansons, qui parlent toutes de Souris. Et qui sont signées par un casting XXL, ou plutôt XXXXXL, jugez plutôt : Alex Beaupain, Jarvis Cocker, Christophe, The National, Benjamin Biolay, Pharrell Williams, Florent Marchet, Michael Stipe, j’en passe et pas des moindres. Une compilation assez incroyable quand on y pense.
Label : Perrotin


REEDITIONS


The Beatles - The White Album - 50th Anniversary Edition
Forcément, pour ses 50 ans, nous nous devions d’avoir droit à une réédition du mythique « double-blanc » des Beatles. Sans grand intérêt en ce qui concerne le nouveau mix de l’album original (le coffret Mono fait très bien l'affaire et respecte sans doute bien plus l’œuvre originale), cette édition vaut pour les 3 disques de sessions et surtout pour les 'Esher Demos', soit 27 chansons de l’album en version acoustique (et d'autres qui finiront sur 'Abbey Road') Des démos de travail, absolument remarquables, que je n’avais jamais écouté et qui sont pour la plupart renversantes.
Label : Apple Records


Bob Dylan - More Blood, More Tracks: The Bootleg Series Vol. 14
Depuis que, via sa fameuse collection 'Bootleg Series', Columbia avait publié les 'Basement Tapes' et toutes les sessions de sa trilogie « rock » du milieu des années 60, la prochaine étape très attendue était forcément les sessions de 'Blood on the Tracks', chef d’œuvre des années 70, à l’histoire compliquée (voir ici). Sorti à l’automne dernier, ce coffret de 6 cds est un bonheur de chaque instant, où Dylan essaie, visite et revisite toutes les chansons du disque (et pas que), dans des versions différentes de l’originale, musicalement ou textuellement. Qu’il est bon d’être fan de Bob Dylan décidément…
Label : Columbia


Songs: Ohia - Love & Work - The Lioness Sessions
Depuis le décès de Jason Molina, Secretly Canadian, son label de toujours réédite à intervalles réguliers certaines de ses œuvres les plus marquantes (et c’est peu de le dire). Au tour de 'The Lioness', un de ses albums les plus réussis, sur lequel officient, entre autres, des membres d’Arab Strap. Et si le disque n’a pas pris une ride, c’est surtout pour le disque additionnel que réside l’intérêt de cette réédition, tant il est renversant et dont l’ensemble aurait même mérité de sortir sur un album en bonne et due forme : plus que jamais, avec un rien, Jason Molina fait un tout. Qu'est ce qu'il manque bordel...
Label : Secretly Canadian
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Comme promis, voilà donc les playlists Spotify et Deezer présentant une chanson de chacun des disques présentés ci-dessus. En espérant que cela vous donne l'envie d'en savoir plus :




mercredi 3 octobre 2007

Dinosaur Jr. – Beyond [Fat Possum]

Résumé des épisodes précédents :
1994 : après une mainmise sur les quatre dernières décennies, le rock cède de la place, se fait bouffer sa marge, perd ses dividendes. Tenu à bout de bras par Kurt Cobain, l’industrie du rock s’écroule comme un château de cartes dès le suicide du leader de Nirvana. 2Pac, Notorious B.I.G, Dr. Dre, à l’affût depuis quelques années, s'engouffrent dans la brèche, prennent la place et trustent les playlist radio.

2001 : quatre branleurs BCBG New-Yorkais et un duo de Détroit aux États-Unis, un combo de lads géniaux en Angleterre, ravivent la flamme et ramènent le rock en haut des hit-parades.

Depuis ce retour en flamme, les reformations se multiplient, vieux groupes tentant de manger un peu sur le dos de ce renouveau rock. The Who, The New York Dolls, les Smashing Pumpkins, les Stooges, Queen (sans Freddie Mercury !). Même Europe (Europe quoi !) y est allé de son nouvel album ! Mais à quelques exceptions près (Gang of Four notamment, voire les Pixies), les résultats finaux ont été aussi désastreux qu’inutiles, tout au moins d’un point de vue artistique.

Alors, quand on a vu Jay Mascis et Lou Barlow se rabibocher et Dinosaur Jr. se reformer, on a pris peur. Qu’est ce qu’un des groupes les plus cultes des années 80 pouvait bien encore avoir à dire ? Qu’est ce qu’ils pouvaient ajouter à 'You're Living All Over Me' ou 'Green Mind' dont on a tous épuisé les sillons au maximum ? Et bien tout mon général !

Car, si l’on fait un rapide tour de toutes les reformations depuis le début des années 2000 et les disques qui en ont découlés, 'Beyond' des Dinosaur Jr est tout simplement le meilleur. De tous. Un très grand album de cette année 2007, et dans le top 3 de leur discographie, ni plus ni moins.

On les retrouve comme si on ne les avait jamais vraiment perdus de vue. Comme si on était encore en 1990. Mascis est dans une forme olympique, Barlow assure comme un diable, notamment sur les deux morceaux où il prend le micro et plante des parties de basses absolument énormes (oh mon dieu, ce Lightning Bulb). Et Murph fait le boulot derrière ses fûts.

'Beyond' est un grand album, un euphorisant de première classe. Vraiment. Un délice constant. Ça riffouille a mort (le solo de trois minutes absolument jouissif de Pick Me Up, voir plus bas), les trois compères envoient du lourd dans tous les sens. Par pur plaisir, ils font durer leurs morceaux plus que de raison (trois seulement de moins de 4 minutes) et ce qui aurait pu être une grande faiblesse s’avère être au final un atout majeur.

Bref, Dinosaur Jr. est de retour. Comme à l’époque. Avec la même envie. Le même besoin de faire du rock. Du vrai. Un come-back plus que réussi. Qui redonne foi dans les solos de guitare qui ont de la gueule. Et qui mettent tout le monde d’accord. (Sortie : 30 avril 2007)

Son :
Myspace
Site Officiel

Et en écoute, deux titres, parmi les meilleurs de l'album qui contient donc, vous l'aurez compris, bon nombre de pépites (malheureusement plus en écoute).

lundi 30 octobre 2017

Chad VanGaalen - Light Information [Sub Pop]

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas. Ou qui ne prennent pas le temps d'écouter. Imbécile je l’ai été un long moment avec Chad VanGaalen. La faute à un ‘Skelliconnection’ en 2006 qui ne m’avait vraiment pas plu. Et pourtant, l’étiquette Sub Pop était déjà là. Et comme un imbécile, j’avais laissé là le canadien aller jouer avec ses mélodies lo-fi qui ne me touchait pas le moins du monde.

Sa venue à Lyon pour défendre son nouvel album aura donc eu raison de mon entêtement. Car avant d’aller le voir jouer sur scène, j’ai écouté ‘Light Information’, son dernier (et sixième) album en date. Je ne parlerai peut-être pas de révélation mais pour le coup, ce disque est un sacré coup de tête bien placé dans mon entêtement à ne pas m’intéresser à cet artiste.

Brinquebalant, pleins de guitares, de mélodies accrocheuses et même de tubes potentiels (évident Old Heads, vrai tube indie en puissance, avec une mélodie catchy au possible qui débarque au moment du refrain, mais aussi Mind Hikacker’s Curse, qui ouvre l'album), le tout porté par une production (qui me rappelle par moment celle de George Martin pour les Beatles) qui donne un corps à toutes ses chansons, ‘Light Information’ est un disque épatant. Pop (il y a du Fab 4 dans cet album et un je ne sais quoi qui me fait dire qu’Elliott Smith aurait très bien pu écrire ce genre d’album s’il était encore parmi nous), wave par moments mais noisy-lo-fi à la fois, il rabat mon caquet.

Et sur scène, c'est sans doute encore mieux. Accompagné d'un batteur aux faux airs de Newman de Seinfeld, d'un bassiste et d'un guitariste en version cheap de Jay Mascis/Lou Barlow, Chad VanGaalen, calé sur un côté de la scène, balance ses chansons comme s'il était dans les années 90. Et rappelle furieusement Pavement (et pas parce que sa voix sonne comme celle de Malkmus).

Je ne sais pas si le reste de la discographie de Chad VanGaalen sur laquelle je ne me suis jamais penchée vaut le coup, mais ce ‘Light Information’, depuis sa découverte, est un album épatant. Et qui grow, qui grow, qui grow… (Sortie : 8 septembre 2017)

Plus :
'Light Information' de Chad VanGaalen est en écoute sur son bandcamp
'Light Information' de Chad VanGaalen est à l'achat sur son bandcamp
'Light Information' de Chad VanGaalen est en écoute (notamment) sur Deezer et Spotify

Trois titres de ce 'Light Information' de Chad VanGaalen. A tout seigneur tout honneur, Old Heads, le tube certifié de ce disque (en écoute également dans les lecteurs Spotify et Deezer dans la colonne de gauche de ce blog). Puis, Mind Hikacker’s Curse, la chanson qui ouvre l'album. Et pour finir, Static Shape, la chanson qui clôt 'Light Information' de Chad VanGaalen :





Enfin, le clip de Pine and Clover, le premier single de ce 'Light Information' de Chad VanGaalen :


jeudi 6 août 2009

[Track of The Day] Dinosaur Jr. - Pieces

Les suspicions concernant leur reformation, inhérentes à toutes opérations de ce type là, avaient été balayées d'un revers de guitare par 'Beyond', un album en tous points efficace où Jay Mascis, Lou Barlow et Murph semblaient avoir plongé la tête la première dans une cuve de jouvence.
Deux années ont passées et revoilà les Dinosaur Jr.. Adieu Fat Possum, bonjour Jagjaguwar, label américain à la qualité de sorties qui ne se dément pas années après années. Et donc 'Farm'. Un défouloir de décibels. Du riffs pleins les accords, une heure de rock et de grunge sans esbroufe, pleine d'une authenticité remarquable. Grand album une fois de plus où le trio semble prendre un pied pas possible. 

Album: Farm 
Année: 2009 
Label: Jagjaguwar

mardi 11 mai 2021

[Track of The Day] Dinosaur Jr. - Garden

Rejoint par Arab Strap dans mon petit cœur d'artichaut comme un des rares groupes à avoir réussi sa reformation, Dinosaur Jr. continue ses aventures discographiques avec ce cinquième album de seconde partie de carrière.

On ne dira pas que 'Sweep It Into Space' est le meilleur album du groupe. Pour être honnête, c'est peut-être même le plus faible. Ou disons plutôt le moins consistant, tant tout est ici de bonne facture. Car si on n'atteint certes pas les sommets de 'I Bet On Sky' et 'Beyond', mais il y a tout de même quelques sacrées chansons, comme la balade Garden (en écoute aujourd'hui). Une chanson où la nervosité de ses guitares la dispute au chant gracile et toujours si juste de Lou Barlow, compositeur de ce titre ô combien mélancolique.

Album : Sweep It Into Space
Année : 2021
Label : Jagjaguwar

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Garden de Dinosaur Jr. est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Garden, un des singles de 'Sweep It Into Space', de Dinosaur Jr.. A voir rien que pour Jay Mascis qui a l'air ravi de jouer dans la neige avec des gants de ski :

jeudi 24 février 2011

[Track of The Day] J Mascis - Is It Done

Mon cher J Mascis

J'ai quelque chose à te demander. Oui à toi, tête de lard incroyable et leader (ou plutôt co-leader mais je n'ai pas envie que tu t'énerves) de Dinosaur Jr, capable de sortir des albums mémorables aussi bien à la jonction 80s/90s qu'au milieu des années 2000, toi l'homme à qui aucun riff ne fait peur.

Oui, mon cher J Mascis, j'ai quelque-chose à te demander. Non pas à propos de ton nouvel album solo, 'Several Shades of Why', acoustique et enregistré sans batterie. J'en ai assez écouté (deux chansons dont Is It Done en écoute aujourd'hui) pour savoir qu'il me tarde de l'avoir entre les oreilles.
Tes invités ont plutôt de la gueule (Kurt Vile, Sophie d'A Silver Mount Zion, Kevin Drew de Broken Social Scene, Ben Bridwell de Band of Horses ou Paulo Zappoli des Black Heart Procession, pour ne citer qu'eux), tes mélodies sont remarquables, ta voix ne bouge pas et puis l'arrivée presque impromptue de riffs discrets comme si cette guitare acoustique te démangeait trop me va très bien. Bref, tout baigne.

Non c'est autre chose qui me turlupine. Plus anodine. Plus superficielle: c'est quoi ce nouveau look à la con? Un bouc? Et pourquoi pas une barbichette ou des rouflaquettes pendant qu'on y est? Non parce que vieillir, prendre du poids, voir sa vue baisser, d'accord, on n'y peut rien, c'est la vie. Mais tenter de ressembler à Sean Connery aux cheveux longs quand on a été une icône du rock indé US, ce n'est pas très sérieux non?
Pour un mec né avec une guitare électrique entre les pognes, qui a composé avec Dinosaur Jr des albums magistraux et qui a réussi peut-être LA reformation la plus passionnante des années 2000, ça fait tâche de ressembler à un indie-papy à 45 ans à peine!

Tu me diras, faut bien changer, on n'est plus en 1991. Mais même, tu ne m'empêcheras pas de penser que de te voir là sur les photos presse avec ce bouc, et ayant plutôt la classe il faut bien l'avouer, ben ça me choque. C'est bête mais c'est comme ça.
Allez, Jay, reviens à la raison, rase moi cette barbe, remets un t-shirt dégueulasse et continue de ne ressembler à rien. Sinon Lou Barlow va encore se foutre de ta gueule.

xxx

Ton fan, -Twist-

Album: Several Shades of Why
Année: 2011
Label: Sub Pop


Not Enough, autre extrait de 'Several Shades of Why' est à télécharger gratuitement et légalement sur le site officiel de J Mascis en cliquant ici.

mercredi 1 janvier 2020

Bilan 2019 : Top 50 « Chansons »


Après avoir mis en avant les Ep et autres rééditions qui m'auront marqué en 2019 (lire Bilan 2019 : Top 15 « 7", Ep, Compilations & Rééditions »), passons donc aux chansons/morceaux qui auront fait mon année 2019.

Mais avant cela, faisons un petit tour du côté des voisins qui ont de belles choses à partager :
Le top 100 chansons « en vrac » de Serge Le Rezza
Le toujours essentiel « Best of Songs » de Sean de Said The Gramophone
Les meilleurs singles de l'année de Sami de Hot Fidélité

Cinquante chansons disions-nous. Cinquante titres qui auront rythmé mon année, qui l'auront rendu plus belle (quand bien même les thèmes abordés dans beaucoup de ces 50 chansons ne sont pas les plus joyeux) et qui m'auront beaucoup touché pour certains d'entre eux. Des confirmations, des artistes à côté desquels je ne peux pas passer, des révélations ; et énormément de titres dans lesquels je pourrais me noyer pour l'éternité. Bref, 50 chansons et comme le veut la tradition, le 1er janvier. En espérant que cela vous aide à vous remettre de la soirée d'hier. D'ailleurs, bonne année. Et donc bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2019 :

50. Olivier Rocabois - Ship of Women
49. Jeffrey Lewis & The Voltage - LPs
48. Beabadoobee - I Wish I Was Stephen Malkmus
47. Iorigun - Wasting My Time
46. Surf Curse - Hour of the Wolf

45. Royal Chant - Shutdown Corner
44. The Chats - Pub Feed
43. Hand Habits - What’s The Use
42. Johnnie Carwash - Lazy
41. Sufjan Stevens - Love Yourself

40. Velvet Negroni - Feel Let
39. Fontaines D.C. - Too Real
38. Guided By Voices - Mumbling Amens
37. James Yorkston - Shallow
36. Lala Lala & Why - Siren 042

35. Exhauster - Denim
34. Orouni - Son of Mystery
33. The Get Up Kids - Lou Barlow
32. The Leisure Society - Leave Me To Sleep
31. Entracte Twist - Les Esses

30. Josienne Clarke - If I Didn’t Mind
29. Swans - What is This?
28. Four Tet - Teenage Birdsong
27. Girlpool - Hire
26. The Stroppies - My Style, My Substance

25. Business of Dreams - Ripe for Anarchy
24. Bastien Lallemant - Danser Les Filles
23. Phoebe Bridgers - Georgia Lee (Tom Waits cover)
22. Papercuts - Blues Run The Game (Jackson C. Frank cover)

21. Weyes Blood - Everyday
20. Kishi Bashi - A Song For You
19. Over The Rhine - Let You Down
18. Froth - Department Head
17. The Murder Capital - For Everything

16. Nick Cave & The Bad Seeds - Hollywood
15. Mannequin Pussy - Drunk II
14. The Love Coffin - Nothing at All
13. Fews - More Than Ever
12. Accident - Oh Amalia
11. Jenny Lewis - Wasted Youth

10. Coldplay - Arabesque (feat. Stromae)
09. Daphni - Just
08. Girl in Red - Bad Idea!
07. Big Thief - Not

06. Lankum - The Wild Rover
05. Julia Jacklin - Body
04. Joseph Fisher - Chemin Vert
03. Wych Elm - Susan Smith
02. Purple Mountains - Margaritas at the Mall
01. Crack Cloud - The Next Fix






Comme promis, voilà quelques players vous permettant d'écouter les 50 chansons présentées ci-dessus sur la plateforme : Spotify et Deezer. Bonne(s) écoute(s) ! 




Bilan 2019 :