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vendredi 8 février 2019

[Track of The Day] Crocodiles - Wait Until Tomorrow

Dans la catégorie des groupes qui « avaient tout pour cartonner mais de façon totalement incroyable ne l'ont pas fait », je voudrais les Crocodiles, duo de San Diego en Californie.

Alors certes, peut-être pas avec leur premier album 'Summer of Hate', disque adoré dans ces pages mais au post-punk-shoegaze un peu trop noisy pour plaire au plus grand nombre. Mais 'Sleep Forever', sa production soignée (James Ford aux manettes), son côté plus lumineux, carré et surtout ce Mirrors absolument génial, assurément si.

Pourtant, rien ; ou pas grand chose en tout cas. Les albums se sont succédé (2012, 2013, 2015, 2016) et rapidement ils ont disparu des radars - et en tout cas du mien. Mais ils existent encore. La preuve avec leur septième album, 'Love Is Here', lancé par un Wait Until Tomorrow, qui ne leur amènera sans doute pas le succès qu'ils auraient mérité, mais qui a le bon goût de remettre l'église au centre du village. Les guitares crissent et jouent au ping-pong avec la belle voix de Brandon Welchez, la production est à son avantage, la mélodie travaillée. Que demander de plus ?
Juste qu'ils arrivent à maintenir le niveau sur la durée de ce 'Love Is Here'. A confirmer très rapidement donc, et sans attendre demain d'ailleurs, vu qu'il sort ce vendredi.

Album : Love Is Here
Année : 2019
Label : Deaf Rock


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Wait Until Tomorrow de Crocodiles est en écoute ci dessous :


Pour finir, le clip de Wait Until Tomorrow de Crocodiles :



lundi 20 septembre 2010

[Track of The Day] Crocodiles - Mirrors

Fort d'un premier album ('Summer of Hate') décapant, les Crocodiles, toujours chez Fat Possum, reviennent aux affaires avec un 'Sleep Forever' et mettent un peu plus de pop dans leurs compositions - voire un peu plus de soleil, quoiqu'en dise l'artwork.

Tout en gardant une base noisy-pop teintée de shoegaze (ou l'inverse), les Crocodiles y insufflent plus de rock, la joue moins sombre, moins «cheap», plus porté vers l'attaque, avec une production plus efficace et accessible.
Ils en profitent aussi pour placer quelques chansons tonitruantes qui ne feront pas tâche à l'heure d'évoquer les meilleurs titres de l'année (Mirrors, en écoute aujourd'hui déjà, mais également Sleep Forever ou All My Hate And My Hexes Are For You).

Le tout paraîtra peut-être trop propre à certains (la production de James Ford, l'homme derrière les deux derniers albums des Arctic Monkeys, 'The Age of the Understatement' des Last Shadow Puppets ou l'irrésistible 'Schmotime' d'Absentee, y est pour beaucoup) mais les Crocodiles franchissent le Rubicon avec une grande aisance. Et confirment avec ce 'Sleep Forever' tout le talent qui vit dans leurs mains. 

Album: Sleep Forever 
Année: 2010 
Label: Fat Possum

mercredi 22 février 2012

[Track of The Day] Crocodiles - Sunday (Psychic Conversation #9)

Je n'irai pas jusqu'à dire que je suis fan (je ne suis vraiment fan que de très peu de groupes/artistes), mais j'aime beaucoup ces californiens de Crocodiles. Leurs deux premiers albums m'avaient plus que titillés le dessus du lobe (chroniqués dans ces pages - voir plus bas - et sont dans mes tops de l'année, voir et ).

Si leur premier disque 'Summer of Hate' balisait un territoire avec shoe-noisy-pop-post-punk-gaze assez cheap et claviers vintage, 'Sleep Forever' avait pris la suite avec une production carrée et qui leur allait aussi bien, donnant une grande ampleur à des chansons devenues - à mes oreilles - des standards (Mirrors, ce genre de choses) de ce renouveau et de cette plongée dans les années 80 qui sévit depuis quelques années déjà.

Sur 'Endless Flowers', leur troisième album, les Crocodiles semblent continuer de suivre la voie tracée précédemment. Preuve en est ce Sunday (Psychic Conversation #9), chanson shoegaze au touché noisy vraiment imparable. Et qui dit tout en 3'12". Pile.

Album: Endless Flowers 
Année: 2012
Label: Souterrain Transmissions


Ce premier extrait de 'Endless Flowers', nouvel album des Crocodiles, Sunday (Psychic Conversation #9), en plus d'être en écoute dans la playlist Track of The Day' Grooveshark, est également en écoute et en téléchargement gratuit et légal ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)

jeudi 4 juin 2009

Crocodiles – Summer of Hate [Fat Possum]

Je ne sais pas encore quels disques on retiendra de cette année 2009 (on attendra décembre prochain pour tirer les premiers bilans), mais une première tendance se dessine vraiment : le retour du shoegaze.

Et si The Pains of Being Pure at Heart a ouvert l’année, Crocodiles fait le printemps avec son premier album, ‘Summer of Hate’. Un duo originaire de San Diego en Californie, qui a beaucoup écouté The Jesus and Mary Chain et My Bloody Valentine, et qui propose en 34 minutes, chrono en main, neuf titres plein de shoegaze, de noisy-pop, voire même post-punk, avec voix très en retrait et synthés vintage.

'Summer of Hate' est un album court et incisif. L’expression est bateau certes, mais elle reflète complètement cet album des Crocodiles. Un disque qui présente bien avec notamment Soft Skull qui a tout pour devenir un tube (et qui en aurait surement été un il y a 25 ans) et qui se termine par un enchaînement de trois titres, culminant sur Young Drugs, chanson de 7 mns très marquées années 80, sorte d’apogée d’un premier album très maîtrisé.

Alors certes, il y a quelques détracteurs de ce groupe sur le net. Notamment à cause de I Wanna Kill, la première chanson de ce ‘Summer of Hate’, qui est pour certains un plagiat de Head On de The Jesus and Mary Chain. Certes. Mais au final, s’il y a quelque chose, le tout est assez peu évident. Et puis quand bien même, qui s’en soucie ? Head On s’inspirait déjà du Age of Consent de New Order, sorti 6 ans plus tôt. (sortie : 28 avril 2009)


Son :
Myspace (4 titres de ‘Summer of Hate’ en écoute)

Aujourd’hui et pour cet album, c’est Summer of Hate puis Young Drugs, sommet du disque, qui sont en écoute. Malheureusement, ce n'est plus le cas ici. Mais Summer of Hate est disponible ici.

mercredi 5 janvier 2011

Top 50 'Albums 2010': 30-11


La blogosphère n'en finit plus de présenter ses tops. Et elle a bien raison! Arbobo a donc sorti son top, en 3 parties (les disques cools, les disques plus que cools, le gros 4 des disques top top cools), Lyle aussi avec notamment un numéro 1 qui a vraiment de la gueule, tout comme Benoit de Hop-Blog (forcément classe avec un surprenant numéro 2) tandis que Matador propose de revenir sur l'année 2010 en un clin d'œil!

En ce qui concerne ce blog, deuxième partie de mon top albums de l'année, avec les albums classés de 11 à 30. Avec comme à chaque fois, un lecteur tout en bas de l'article présentant une chanson de chacun des albums listés.

Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 50 'Chansons/Singles 2010'
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010



30. Frightened Rabbit – The Winter of Mixed Drinks [Fat Cat]
Parent pauvre médiatique d’Écosse, Frightened Rabbit n’en est pas moins un des groupes les plus intéressants du pays d'Arab Strap. Plus que jamais folk-rock, ‘The Winter of Mixed Drinks’ est un album très efficace, concentré d’hymnes indie qu’il est difficile de ne pas chanter à tue-tête.
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29. Caribou – Swim [Merge]
Pop psychédélique pleine d'électro, le dernier album de Caribou est un euphorisant de taille. Porté par 9 chansons, 'Swim' va piocher aussi bien du coté de Four Tet (et de son folktronica) que de Junior Boys voire par instants d'Animal Collective. Grand album, ouvert et fermé par deux chansons absolument sublimes.
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28. Jim O'Rourke – All Kinds of People Love Burt Bacharach [AWDR]
Jim O’Rourke a raison : tout le monde aime Burt Bacharach. Et il le prouve en rendant un vibrant hommage à l’œuvre du maître. Ainsi, Jim O’Rourke convie quelques amis (Thurston Moore notamment) et quelques artistes nippons (dont la très grande majorité sont d’intéressantes découvertes) pour mieux reprendre quelques standards de Bacharach. Des relectures fidèles et respectueuses mais ne manquant pas de sève. Le grand Burt en aura été touché pour sur.
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27. The Magnetic Fields – Realism [Nonesuch]
Troisième et dernière étape d'une «no-synth trilogy», 'Realism' est un disque qui s'échappe des contours tortueux de 'Distortion' pour mieux se jeter dans une british-folk de la fin des années 60 des plus délicates. Production soignée, cuivres, cordes (dont une harpe), clavecin et mélodies délicieuses, ce 'Realism' respire la classe et aurait eu son mot à dire à l’époque où ce mouvement était à son apogée. C’est dire.
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26. Janelle Monáe – The ArchAndroid [Atlantic]
Elle aurait pu être une chanteuse de plus, capable de sortir des tubes incroyables et des albums décevants (entrez ici Gwen Stefani, Rihanna et autres Nelly Furtado version 2). Si Tightrope était plus qu’un tube, Janelle Monáe n’en a elle pour autant pas oublier de tenir la longueur sur album. ‘The ArchAndroid’ est un disque qui évite les écueils des artistes susnommées, ne lésinant pas sur les mélodies et les arrangements malins ; et ne se limitant pas au seul Tightrope pour renverser les têtes.
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25. Joanna Newsom – Have One On Me [Drag City]
Qui aurait prédit qu’une harpiste serait une des plus grandes stars de la scène indie actuelle? Je ne suis même pas sur que Joanna Newom elle-même y aurait pensé.
Et pourtant, la grande prêtresse de la folk, c’est elle. Une musique lumineuse sur lesquels viennent se poser des textes de plus en plus chantés et de moins en moins couinés. ‘Have One On Me’ est un album très long (triple album) mais dont l’écoute (en plusieurs fois) s’avère être un enchantement répété.
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24. Ted Leo and the Pharmacists – The Brutalist Bricks [Matador]
Avec sa pochette, avec un label comme Matador, difficile de s’imaginer ‘The Brutalist Bricks’ autrement que marqué par les années 90. Ted Leo and the Pharmacists aura été une sacrée découverte en 2010 pour votre serviteur, surtout pour un groupe officiant depuis de nombreuses années déjà. Rock à guitares enjouées et qui aiment riffer, cet album est une sorte d’hommage à une décennie dont Matador fut longtemps un des portes paroles.
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23. The Roots - How I Got Over [Def Jam]
Ce 'How I Got Over' est d'une délicatesse et d'un touché surprenant qu'on ne connaissait pas chez les partenaires des ?uestlove. Naviguant entre soul, ambiance jazzy et titres r'n'b, invitant du beau monde, de John Legend à Monsters of Folk en passant par Joanna Newsom (la voix nasillarde de la belle dans un monde de beats vaut le détour), The Roots ralentissent le tempo et proposent un nouvel album apaisé et d'une grande cohérence. La régalade en somme.
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22. The Ex - Catch My Shoe [Ex]
Pour un 30è anniversaire, quoi de mieux qu’un nouvel album ? Et un grand disque s’il vous plaît? The Ex, six ans après son dernier album en date (et qui était déjà bon comme c’est pas permis), remet le couvert avec un ‘Catch My Shoe’ qui voit notamment la rencontre de leur post-punk avec des cuivres hispanisants. Moins rendre dedans de prime abord que leurs derniers essais (en tout cas en général) mais pas moins bon.
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21. John Roberts - Glass Eights [Dial]
Electro ? House? Deep-house ? Je n’en sais trop rien au final. Sûrement les trois à la fois. En tout cas, ‘Glass Eights’ (découvert grâce à B2B de Chroniques Électroniques, dont la critique de l’album se trouve en cliquant sur le « + » en dessous de ce texte), par ses beats, la subtilité de ses changements de rythmes, sa production impeccable et ses mélodies, m’aura éminemment touché cette année.
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20. Aberfeldy – Somewhere to Jump From [Tenement]
Petit frère de ‘Young Forever’ et ‘Do Whatever Turns You On’, ‘Somewhere to Jump From’ aura mis quatre années pour sortir des doigts et du cerveau des Aberfeldy. Malgré cette période bien trop longue, le résultat est à la hauteur des espérances. Les écossais reprennent leurs ingrédients favoris (bluettes pop ensoleillées) et font de ce troisième album un disque charmant à tous niveaux, qui replace les Aberfeldy successeurs désignés des Belle and Sebastian qui n’en finissent plus de tourner en rond.
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19. Crocodiles – Sleep Forever [Fat Possum]
Tout en gardant une base noisy-pop teintée de shoegaze (ou l'inverse) qui faisait le charme de leur premier effort (salué ici), les Crocodiles pour leur deuxième album ‘Sleep Forever’ insufflent plus de pop (voire de soleil), de rock, la joue moins sombre, moins «cheap», plus porté vers l'attaque, avec une production plus efficace et accessible. Le tout paraîtra peut-être trop propre à certains (la production de James Ford y est pour beaucoup) mais les Crocodiles franchissent le Rubicon avec une grande aisance.
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18. Max Richter – infra [130701]
Prince de la musique de chambre électronisée, Max Richter aura sorti en 2010 son meilleur album depuis son chef d’œuvre de 2004, ‘The Blue Notebooks’. Il s’appelle ‘infra’ et est une suite de variations léchées de cordes et de pianos sur lesquelles vient se poser des distorsions radiophoniques. Exact opposé musical au final, mais complémentarité intelligente qui ne fait que ressortir un peu plus le beau de ses mouvements. Un, deux, trois ? Frissonnez.
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17. General Bye Bye – Girouette [Greed Recordings]
A chaque année son très bel album Greed Recordings. En 2010, ce sont les parisiens de General Bye Bye qui remportent la palme avec un premier effort à saluer. Un disque de rock nerveux, aux constructions alambiquées, où une influence toute Blonde Redhead-ienne (bien que Philippe, chef de cette tribu, s’en défende) plane au-dessus des compositions. Une preuve de plus que le rock en France, c’est possible.
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16. GonjaSufi - A Sufi and a Killer [Warp]
Album de l’année pour soixante blogueurs réunis, ‘A Sufi and a Killer’ est sans nul doute le disque le plus ouvert que j’aurais écouté en 2010. Pop psychédélique, rock débraillé, soul sous acides, funk organique, tout ici se succède pour former pourtant un ensemble on ne peut plus cohérent. Rajoutez à cela une voix presque caméléon, capable de s’adapter à chaque rythme offert sur un plateau par Flying Lotus, Gaslamp Killer et Mainframe, et vous tenez un des albums de l’année. Évidemment.
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15. Jeremy Messersmith – The Reluctant Graveyard [-]
‘The Reluctant Graveyard’ et sa pochette tragi-comique aurait été écrit par Elliott Smith qu’il aurait déjà reçu un succès critique et commercial. Car il y a beaucoup de choses qui rappelle l’auteur de ‘Either/Or’. Capable d’une finesse et d’un touché pop irréfutable, Jeremy Messersmith confirme – et de quelle manière ! – tout le talent qui vit dans ses mains.
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14. Arnaud Fleurent-Didier – La Reproduction [Columbia]
Il y eut l’aventure Notre Dame. Puis l’aventure French Touche, petit label parisien qui aura eu du nez pour sortir ‘Portrait du Jeune Homme en Artiste’, un des chefs d’œuvre (à mes yeux) des années 2000, le genre d’albums de pop à la française comme on en fait trop rarement.
Il y a aujourd’hui l’aventure major avec ‘La Reproduction’, un disque annoncé par l’inoxydable France Culture et qui est une réussite. Délaissant les aventures d’un jeune trentenaire en mal d’amour et d’affection pour mieux recentrer son propos sur la famille, Arnaud Fleurent-Didier parvient à force de textes finement écrits et d’orchestrations pop de grandes tenues à sortir un album d’une grande maturité. Et, c’est le plus important, d’une grande beauté.
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13. The Idyllists – st [Talking Bird]
Un de mes coups de cœur de l’année. Non signés, les américains de The Idyllists prouvent avec ce deuxième album toute l’incohérence de leur situation. Car ces gens là ont une vraie capacité à composer de bonnes chansons pop voire rock, un brin matinées de folk, et à créer plus souvent qu’à leur tour de véritables hymnes à découvrir (Empire State, Let’s Fly Away). Une sorte de Libertines pop et américain.
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12. Future Islands – In Evening Air [Thrill Jockey]
Il y a d’abord ce son marqué 80s. Il y a ensuite cette voix qui rappelle celle de Kurt Wagner de Lambchop. Il y a enfin ces compositions qui se valent presque toutes tant elles sont de très haut niveau. Car bien que porté par le splendide Swept Inside, ‘In Evening Air’ compte bien plus de tubes (Walking Through That Door, Vireo’s Eye, Long Flight) en son sein que bons nombres d’albums sortis cette année.
Un disque magnifique qui rend un vibrant hommage à une bien belle décennie en sortant un album qui n’aurait vraiment pas dépareillé à l’époque.
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11. Aloe Blacc – Good Things [Stones Throw]
Entouré par un groupe cinq étoiles, alternant les chansons pop-soul et soul-pop venues d’une autre époque, et n’hésitant pas à s’engager via ses textes, Aloe Blacc avec son deuxième album ‘Good Things’ n’aura pas déçu tout ceux qui attendaient, comme moi, ce disque de pied ferme après quelques singles de très haute tenue (I Need a Dollar, Femme Fatale). Mieux : il aura confirmé sur scène cette année tout le talent qui vit dans son corps.
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Et comme prévu, vu qu'il est quand même plus simple de (re)découvrir un album avec du son, un lecteur compilant une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessus:


dimanche 27 décembre 2009

Top 50 'Albums 2009': 30-11



Cela a beau être totalement futile (voyez l'avis d'Heebooh à ce propos ici), les tops continuent d'affluer (Playlist Society, le top 50 de Mr Meuble. No Music propose pendant ce temps là son top singles ET son top des oubliés de 2009; Toto débute le sien tandis que Rock It to the Moon présente sa sélection d'albums et d'Eps de l'année).
Et la suite ici de mon top albums 2009 donc, après la première partie (31 à 50). Avec à chaque fois (c'est le petit "+" bleu) un renvoi vers une chronique (la mienne ou d'un autre blog) et le lecteur grooveshark qui va bien en fin de papier.




30. Mélanie Pain – My Name [Cinq7]
Son premier album solo ‘My Name’ est une grande confirmation du talent de Mélanie Pain, découverte sur le 'First Date' de Villeneuve. Grain voix charmant, musicalement impeccable, Mélanie Pain compose des chansons pop classieuses (l’aide de Villeneuve ou 1973 y est pour beaucoup aussi), flirtant de ci de là avec la soul ou le cabaret. Et histoire de faire les choses bien, elle convie ici Thomas Dybdahl et surtout Julien Doré pour une chanson magnifique, Helsinki.
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29. Julie Doiron - I Can Wonder What You Did With Your Day [Jagjaguwar]
Avec Julie Doiron, c’est un coup sur deux. Après un ‘Woke Myself Up’ sympathique à défaut d’être renversant, la canadienne reprend les choses en main et sort un album dans la lignée qualitative de son indispensable ‘Goodnight Nobody’ avec ce ‘I Can Wonder What You Did With Your Day’. Tout en n’oubliant pas d’aller se lover le temps de quelques ritournelles dans le sable autour d’un beau feu de camp, Julie Doiron sort les griffes et les guitares. Un album joliment corsé.
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28. The Twilight Sad - Forget The Night Ahead [Fat Cat]
Ils ont l’accent qui va bien (ces ‘rrrr’). Ils jouent fort permettant ainsi à leurs compositions de prendre une ampleur incroyable. Ils aiment raconter des histoires où ne semble jamais percer le soleil. C’est un peu tout ça à la fois The Twilight Sad. Un combo écossais rock où basse classieuse (et vraie métronome), effets de pédales et productions aux oignons se disputent la plus grosse part du gâteau. Play It Loud !
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27. Sophia – There Are No Goodbyes [The Flower Shop]
Ami(e)s de la déprime bonsoir ! Robin Proper-Sheppard est de retour avec son groupe Sophia pour un nouvel album déprimant et mélancolique à souhait. Après un ‘Technology Won’t Save Us’, Sophia reprend de la bête avec ce ‘There Are No Goodbyes’ de haute tenue, fait de mélodies à déchirer les cœurs et de paroles à faire couler les larmes.
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26. Why ? – Eskimo Snow [Anticon]
Bien que mises en boite durant l’enregistrement de ‘Alopecia’, les chansons d’‘Eskimo Snow’ sont tout sauf des face-b ou des chutes de studios. Tout le contraire. Un changement de direction même, cet album étant clairement le plus «pop» de la discographie de Why?. Surtout, ‘Eskimo Snow’ semble être le côté clair d’‘Alopecia’, et la preuve (une fois de plus) que l’on tient là un des plus grands plus grands compositeurs de cette décennie (cette faculté – et facilité – à animer ses chansons de petits riens pour en faire de grandes mélodies). Ce type est fantastique.
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25. We Were Promised Jetpacks – These Four Walls [Fat Cat]
Attention : on tient peut-être le groupe de rock qui animera les charts de la décennie qui vient. We Were Promised Jetpacks : écossais d’origine, pratiquants dans l’église réformée du rock-post-punk-pop, rappelant aussi bien The Apparitions que The Wedding Present avec un soupçon de The Twilight Sad (et pas que pour l’accent). Et surtout capables sur ce premier album ‘These Four Walls’ de pondre des compositions d’une efficacité folle sans jamais tomber dans une facilité dans laquelle tombent beaucoup trop de groupes. Ces We Were Promised Jetpacks ont vraiment tout pour être énorme. On vous aura prévenu.
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24. Grand Duchy – Petits Fours [Cooking Vinyl]
Frank Black prend se femme Violet Clark par la main et l’emmène manger des ‘Petits Fours’. Un énième album passable et ennuyeux ? Non, un album 3 étoiles ! Mieux que ça même, une résurrection ! ‘Petits Fours’ m’a vraiment réconcilié avec le gros Francis et son indie-rock de la fin des années 80. Une ambiance terrible, une production qui met toutes les parties de guitares vraiment en valeur. Un retour passé assez inaperçu mais très réussi !
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23. Malcolm Middleton – Waxing Gibbous [Full Time Hobby]
Ce gars là est une vraie marotte. Pour l’instant je n’avais jamais été déçu par Malcolm Middleton depuis le lancement de sa carrière solo. Ce ‘Waxing Gibbous’ ne déroge pas à la règle. Alignant bluettes pop et tubes rock (Red Travellin’ Socks et Kiss at The Station notamment), l’ancien compère d’Aidan Moffat continue sur la lancée d’une discographie pour l’instant sans faille, toujours menée par cet accent si délicieux
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22. Japandroids – Post-Nothing [Unfamiliar]
Prenez un peu de rock. Saupoudrez de punk. Et faites cuire à noise doux pendant 35 mns. Voilà la recette du ‘Post-Nothing’, premier album de Japandroids, groupe de Vancouver, qui cache son jeu derrière une pochette d’un classicisme désuet. Un album qui frappe fort et juste. Ah tiens, un tympan…
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21. A Place To Bury Strangers - Exploding Head [Mute]
Passé chez Mute et une major après un premier essai détonnant, A Place to Bury Strangers convainc une nouvelle fois avec leur nouvel album 'Exploding Head’. A nouveau lové dans les bras d'une décennie plus que jamais à la mode, les américains tapent plus fort, joue plus juste. Rock-noise-pop lorgnant vers un mélange post-punk/shoegaze, avec guitares pleines d'effets et bruyantes, 'Exploding Head' porte vraiment bien son nom.
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20. Crocodiles – Summer of Hate [In The Red]
The Jesus and Mary Chain a du être le groupe le plus cité cette année sur le net tant de nombreux albums sont allés puiser chez les écossais une partie de l'inspiration. 'Summer of Hate' des Crocodiles ne déroge pas à la règle. Incisif, court, il mélange habilement du shoegaze et de la noisy-pop, en ajoutant des synthés bien vintage.
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19. The Mountain Goats - The Life Of The World To Come [4AD]
‘The Life Of The World To Come’, nouvel album de The Mountain Goats, est une surprise folk/folk-rock totalement inattendue. Entendons-nous bien : j’avais vraiment beaucoup aimé ‘Heretic Pride’, son dernier en date, mais celui-là est plus fort. Il n’a pas semblé aussi en forme que depuis ‘The Sunset Tree’. Un peu plus et il nous ferait retourner à la messe le père Darnielle.
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18. Fever Ray – st [Rabid Records]
Membre de The Knife, Karin Dreijer Andersson prend son envol et sort son premier album sous le nom de Fever Ray. Dark-pop pleine de synthé, finalement proche sans l’être de son groupe d’origine, elle compose là un disque de toute beauté, hypnotique, à l’ambiance lourde et lugubre. Une fièvre étouffante, dont même les clips sont en tous points formidables (l’achat de la version avec le dvd compilant les dits clips est une nécessité).
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17. Action Dead Mouse – Revenge of Doormats and Coasters [Greed Recordings]
Deuxième album de ces italiens de Bologne, et première franche réussite. Un grand coup de pied dans les noix et un ambitieux album de math-rock teinté de post-rock. Ici, il y a du Shellac, du Silver Mount Zion, le tout sous le patronage de Do Make Say Think. Presque essentiellement instrumental, ce ‘Revenge of Doormats and Coasters’ est un disque de haute-voltige, qui ne laisse jamais une seconde de répit à l’auditeur, mais qui n’oublie pas de se reposer sur des mélodies recherchées et exigeantes.
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16. Sufjan Stevens – The BQE [Asthmatic Kitty]
Depuis la sortie de ‘Come On Feel The Illinoise’, Sufjan Stevens nous mène en bateau : une participation à une compilation par-ci, un album de chutes de studio par là. Mais rien de bien concret en nouveauté. Dernière sortie discographique pour le petit génie, ‘The BQE’. Ou la concrétisation sur support physique de son hommage musical et visuel à la Brooklyn-Queens Expressway, une autoroute de New-York. Agrémenté d’un dvd présentant le film, cet album est somptueux. Uniquement instrumental, Sufjan Stevens compose là une musique de film passant de la comédie musicale à l’electro ou l’acid-jazz avec une finesse incroyable. Et que l’on peut appréhender comme la 3è pierre de son projet (qu’il rejette aujourd’hui) des 50 States’.
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15. Loney Dear – Dear John [Polyvinyl]
Si l’on en croit Emil Svanängen, ce ‘Dear John’ est son dernier album sous le nom de Loney Dear (il en a même perdu sa virgule). Et quel album ! Un disque qui s’échappe du folk pour aller vers des sonorités plus organiques et électroniques (80s powa !). Perclu de mélodies travaillées et de quelques titres endiablés, ce ‘Dear John’ est en tout cas un bien formidable point final d’un premier début de carrière.
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14. The Pains of Being Pure at Heart – st [Slumberland]
Le meilleur groupe anglais de l’année est… américain ! Shoegaze de Jesus and Mary Chain, noisy pop de My Bloody Valentine, pop de The Smiths, The Pains of Being Pure at Heart vient fouiller avec bonheur dans les années 80 pour en ressortir la quintessence. Ce premier album est une bien belle surprise, qui «sonne beaucoup comme» certes, mais dont la qualité des compositions ne se dément pas.
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13. Bill Callahan – Sometimes I Wish We Were An Eagle [Domino]
Penser qu’en 2009 un des albums de l’année serait composé par celui qu’on appelait Smog relevait de la gageure. Ce ‘Sometimes I Wish We Were An Eagle’ est étourdissant de beauté, de finesse et de douceur. Si dans 40 ans, un de vos petits-enfants vous pose la question «dis papy, c’est quoi qui était beau dans le monde en 2009», vous pourrez répondre «Sometimes I Wish We Were An Eagle de Tonton Bill Callahan».
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12. Crystal Antlers – Tentacles [Touch & Go]
‘Tentacles’ est un album où tout va très vite, où tout tape très fort. Mais jamais trop. Un disque d’artillerie lourde mais pas dans le sens pataud. Non. Les Crystals Antlers pour leur premier album conjugue le noise avec le grunge, le tout au passé composé de psychédélisme. Dernier album sorti par Touch & Go (même dans la mort, ce label au combien précieux aura su avoir bon gout), ‘Tentacles’ est un monument, d’une homogénéité rare dans ce genre musical.
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11. Barzin – Notes to an Absent Lover [Monotreme]
Plus proche d’un Tanakh ou d’un Lambchop, le nouveau Barzin est une bénédiction. ‘Notes to an Absent Lover’ est LE disque folk lumineux de l’année. Ajoutant quelques soupçons de pop dans ses compositions, enrobant le tout de jolies cordes et d’une production tout en retenue, Barzin séduit encore. Le pendant 2009 de l’album de The Sleeping Years.
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Et donc comme à chaque fois, un lecteur grooveshark compilant une chanson de chacun des 20 albums présentés ci-dessus, en commençant par le 30è pour finir au 11è:



jeudi 12 novembre 2009

Black Swan Green - The Ruin Gaze... [Self-released]

Cela fait bien six mois que je cherche une vraie idée pour vous parler de Black Swan Green. Quelque-chose qui ait de la gueule. Qui dépote.
Mais je n'ai pas d'inspiration. Enfin, je n'en ai plus, si tant est que j'en ai déjà eu.

Et pourtant, dieu sait que j'aimerais pouvoir vous parler avec emphase de ce quatuor originaire de Brooklyn, qui titre son nom d'une nouvelle d'un auteur américain qui m'est totalement inconnu, David Mitchell. Pouvoir arriver à vous faire aimer leur premier album 'The Ruin Gaze' autant que je l'aime.

J'aimerais crier à la face du monde que de tous les groupes qui ont émergés et fait parler d'eux ces derniers mois (de The Pains of Being Pure at Heart à Crocodiles), les Black Swan Green font partie du haut du panier; voire un peu au-delà.

Je voudrais évoquer ici leur mélange habile de noise, shoegaze et dream-pop.
Je rêverais pouvoir vous dire combien ces Black Swan Green me font penser tantôt à Jesus and Mary Chain (souvent), tantôt à U2 (parfois, notamment sur Pilgrim's Regress) et même à Puressence (ces mélodies).

J'adorerais pouvoir cette rythmique qui jamais ne faiblit, cette voix qui semble être sortie tout droit d'un album de la fin des années 80, ces guitares qui n'arrêtent pas de crier, ce besoin mélodique qui entoure chaque chanson, cette noirceur et cette mélancolie qui se dégage de chacune des compositions du groupe.

Et surtout, j'aimerais comprendre comment un tel groupe, respirant autant la classe, dont le premier album regorge de vraies chansons, et, ce qui ne gâche rien, orne son premier album d'une jolie pochette, n'est pas signé en 2009 (l'excuse du "c'est trop récent" ne tient pas: ce disque est sorti en octobre… 2008!).
Comprendre comment on peut laisser un tel groupe dans cet anonymat (3 votes, dont le mien, chez Rate Your Music, rien chez Metacritic, pitchfork et compagnie) alors qu'il a sûrement tout pour devenir un des groupes les plus intéressants qui soit s'il continue dans la lignée de ce 'The Ruin Gaze'.

J'aimerais. Mais j'ai du mal. Reste donc la musique. A vous de (re)tomber dans le noir et délicieux piège des Black Swan Green. (sortie: 21 octobre 2008)

NB: Vous pouvez vous procurer cet album chez cdbaby ici, pour 8€ (12$), sans compter les frais de port.

Son:
Myspace (Trois chansons en écoute de 'The Ruin Gaze')

Deux chansons en écoute. Santa Cruz à l'intro rappelant le '23' de Blonde Redhead, et Abel Song, une de leurs chansons les plus maitrisées (malheureusement plus en écoute).

samedi 25 décembre 2010

Top 50 'Chansons 2010'


Avant de continuer les pérégrinations topesques de ce blog, petit coup d'oeil sur quelques blogs amis. Notons ainsi que l'unique Disso a demandé (et continue de le faire) à qui souhaitait répondre ce qu'il fallait retenir en 2010, que Paul de Pomme2pin a lancé depuis quelques jours déjà quelques pistes, que Lyle piste pour le moment les daubes de l'année, tandis que Dragibus fait un petit bilan musical via le top des blogueurs 2010.


Mais revenons à nos moutons. Après donc une sélection d'Ep, compilations et autres -inches, deuxième partie de mon traditionnel triptyque annuel: les chansons et/ou singles de l'année.
Un numéro 1 qui aura écrasé de classe le reste de l'album sur lequel il se trouvait, un numéro deux qui doit être la chanson que j'ai le plus écouté en 2010, un numéro 3 qui rappelle les meilleures heures de New Order et un numéro 4 qui est la chanson la plus trémoussante de l'année. Bref, elles sont cinquante et auront rythmé mon année musicale. Et sont toutes en écoute dans le lecteur grooveshark en bas de l'article.

Bonne écoute!
Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 'Albums 2010': 30-11
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010


50. GAYNGS – The Gaudy Side of Town [Jagjaguwar]
49. Tom McRae – Out of The Walls [Cooking Vinyl]
48. Crystal Antlers – Little Sister [-]
47. The Duke Spirit – Everybody's Under Your Spell [You Are Here]
46. The Hundred in the Hands – Pigeons [Warp]
45. Math & Physics Club – Jimmy Had a Polaroïd [Matinée]
44. Gulcher – Bird Nine [-]
43. Pernice Brothers – The Loving Kind [Ashmont Records]
42. Seabear – Cold Summer [Morr Music]
41. Ash – Space Shot [Atomic Heart]
40. Roky Erickson with Okkervil River – Goodbye Sweet Dreams [ANTI-]

39. Laura Marling – Devil's Spoke [Virgin]
38. Hal – Down in the Valley [-]
37. Frightened Rabbit – Not Miserable [Fat Cat]
36. Styrofoam – Carolyn [Nettwerk]
35. Roadside Graves – Liv Tyler [Autumn Tone]
34. Arcade Fire – The Suburbs [Merge]
33. Radical Face – The Deserter's Song [Sound of a Handschake]
32. Wild Nothing – Your Rabbit Feet [Warmest Chord]
31. Jeremy Messersmith – John The Determinist [-]
30. Funeral Party – New-York City Moves to the Sound of LA [RCA]

29. Cee-Lo – Fuck You [Elektra]
28. The Bamboos – Like Tears in Rain [Tru-Thoughts]
27. Clogs - Last Song (feat. Matt Berninger) [Brassland]
26. Four Tet – She Just Likes to Flight [Domino]
25. The Drums – Forever and Ever Amen [Island]
24. Unkle Bob – Satellite [Friendly Sounds]
23. Janelle Monae –Tightrope (feat. Big Boi) [Atlantic]
22. Florent Marchet – Courchevel [Nodiva]
21. Sufjan Stevens – I Want to be Well [Asthmatic Kitty]
20. The Roots - Radio Daze (feat. Blu, P.O.R.N. & Dice Raw) [Def Jam]

19. Robyn – Dancing on my own [Konichiwa]
18. The Tallest Man on Earth – King of Spain [Dead Oceans]
17. Sage Francis – The Best of Times [Epitath]
16. Arnaud Fleurent-Didier – Ne Sois Pas Trop Exigeant [Columbia]
15. Teenage Fan Club – Baby Lee [PeMa]
14. The Pains of Being Pure at Heart – Say No To Love [Slumberland]
13. Kanye West – Power [Def Jam]
12. A Weather – Third of Life [Team Love]
11. General Bye Bye – Alphabet [Greed Recordings]
10. Eluvium – The Motion Makes Me Last (Four Tet Remix) [Temporary Residence]
09. Crocodiles – Mirrors [Fat Possum]

08. The Idyllists – Empire State [Talking Bird]
07. Katerine – La Banane [Rosebud]
06. Lcd Soundsystem – You Wanted a Hit [DFA]
05. Belle and Sebastian – I Didn't See it Coming [Rough Trade]
04. Scissor Sisters – Invisible Light [Polydor]
03. Future Islands – Swept Inside [Thrill Jockey]
02. Mumford and Sons, Laura Marling and Dharohar Project – Meheni Rachi [Islands]
01. The National – Bloodbuzz Ohio [4AD]

















Et donc le lecteur grooveshark présentant ces 50 chansons, dans l'ordre croissant: