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jeudi 20 octobre 2011

[Track of The Day] Damien Rice - One (U2 cover)

Q Magazine, mensuel britannique aux gouts aussi douteux que parfois étonnants, a annoncé il y a quelques semaines de cela qu'il allait sortir une compilation de reprises de U2 à l'occasion des 20 ans d''Achtung Baby', disque encensé s'il en est mais qui ne m'a jamais renversé. Un disque de covers au nom alambiqué, 'AHK-toong BAY-bi Covered'. Mais soit.

Jack White, Depeche Mode, Garbage, Nine Inch Nails, Patti Smith et Damien Rice devaient être de la partie. Soit encore.

Ce dernier devait reprendre, je vous le donne en mille, One, la très belle chanson de U2. Pourquoi pas. Mais il faut avouer que dans le genre cliché, on ne fait pas mieux. Damien Rice qui cover One, c'est The Tallest Man on Earth qui reprend Dylan.

Sauf que. Car oui il y a un sauf que, Damien Rice, plein de talent qu'il est, remporte tous les suffrages avec cette reprise de One. Alors certes, ça reste dans la veine de l'originale, mais en plus sombre et le père Damien ne s'autorisant aucun éclat de voix comme se le permettait Bono à l'époque.

Une reprise qui ne fera pas pleurer dans les chaumières, contrairement à ce que devait penser la rédaction de Q, mais une chanson qui prouve que Damien Rice reste un artiste de haute tenue. 

Album: AHK-toong BAY-bi Covered 
Année: 2011
Label: Q Magazine

lundi 7 septembre 2020

[Track of The Day] The Districts - 4th of July

Évidemment, Sufjan Stevens a tué le game des chansons titrées "4 Juillet" avec son Fourth of July en 2015 sur 'Carrie & Lowell'. Mais sans atteindre ces sommets, The Districts, cinq ans plus tard et avec un titre du même nom (le chiffre en plus, les lettres en moins), a tout de même son mot à dire.

Parue sur le quatrième album du groupe de Pennsylvanie, 'You Know I'm Not Going Anywhere', 4th of July est une petite beauté qui clôt un album pas forcément mémorable, mélange de U2 et Coldplay (et c'est tout sauf une comparaison péjorative ici) qui n'arrive jamais à être emballant sur la longueur. Une chanson plutôt parfaite, avec ses sifflements attachants, sa mélodie à la guitare acoustique et sa simplicité qui confine à la beauté, assez folle. Grand morceau mélancolique s'il en est. Leur Til Kingdom Come à eux.

Album : You Know I'm Not Going Anywhere
Année : 2020
Label : Fat Possum Records

En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, 4th of July de The Districts est également en écoute ci-dessous :




jeudi 11 août 2022

[Track of The Day] Danger Mouse & Black Thought - Aquamarine (feat. Michael Kiwanuka)

A$AP Rocky, MF Doom, Raekwon, Run the Jewels, Michael Kiwanuka, Joey Bada$$ et je passe tous ceux que je ne connais pas : il y a du beau monde au générique de 'Cheat Codes', premier album de Danger Mouse & Black Thought à sortir. D'un côté, Black Thought, l'homme, avec ?uestlove, derrière The Roots, et dont le talent n'est plus à prouver. De l'autre, Danger Mouse, l'artiste et surtout producteur touche à tout, raillé par quelques puristes, admiré par beaucoup d'autres (dont votre serviteur), dont 'Cheat Codes' est le premier disque de hip-hop au fronton duquel il s'affiche depuis un certain 'The Mouse and the Mask' de DangerDoom en 2005. Un type capable d'aller frayer avec Sparklehorse, sortir un des singles des années 2000 avec Cee-Lo (Crazy), publier un disque mythique et interdit d'exister ('The Grey Album' en 2003, ou le mash-up des instrus du 'White Album' des Beatles et la voix du 'Black Album' de Jay-Z), produire U2, The Shins, The Black Keys, Martina Topley Bird, Sage Francis, Gorillaz, entre beaucoup d'autres. Autant dire que sur le papier, l'association fait plutôt rêver. 
 
Dans les faits encore plus ; et notamment avec Aquamarine, un des quatre morceaux publiés jusque-là. Un titre qui commence comme un prélude à un concert classique avec ces instruments qu'on accorde, avant que le beat démarre et que la voix de Michael Kiwanuka (dont Danger Mouse a produit le très beau 'Love & Hate') déboule pour laisser la place au flow toujours si sûr et précis de Black Thought. Un titre qui ne manque pas de mélancolie et qui promet beaucoup, à l'instar des trois autres morceaux dévoilés jusque là. Heureusement, l'attente pour découvrir 'Cheat Codes' sera courte : il sort ce vendredi. Autant vous dire que la hâte est immense.

Album : Cheat Codes
Année : 2022
Label : BMG

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En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, YouTube, Bandcamp et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Bandcamp, Aquamarine de Danger Mouse & Black Thought, avec la participation de Michael Kiwanuka, est également en écoute ci-dessous :

 
Le clip de Aquamarine de Danger Mouse & Black Thought, avec la participation là aussi de Michael Kiwanuka :
 

mardi 25 mai 2010

[Track of The Day] Johnny Cash - Redemption Day (Sheryl Crow cover)

Seize ans après avoir débuté ses 'American Recordings' debout entre ses deux chiens, le dos à un champ, puis avoir symbolisé par des pochettes de plus en plus sombres l'arrivée de la grande faucheuse, l'histoire discographique de Johnny Cash se termine donc dans un sourire: le sien, gamin aux grandes oreilles qu'il était, et aux dents proposant du bonheur à tout l'état de l'Arkansas.

Enregistrées durant les sessions d''American V: A Hundred Highways', quelques semaines avant la mort de Johnny Cash, les 10 chansons de ce 'American Recordings VI: Ain't No Grave' sont un bien beau point final à une aventure discographique passionnante - et objectivement sans défaut -, menée par Rick Rubin (qu'il soit sanctifié) et qui aura donné un véritable second souffle à l'homme en noir.

Certains arguent aujourd'hui du fait qu'on fait là les fonds de tiroir, que tels de vulgaires Mary Guibert (la mère de Jeff Buckley qui fait passer les ayant-droits de Jimi Hendrix pour de gentils philanthropes) Rick Rubin et consorts ne font que dépecer encore et encore le corps plus très chaud de Johnny Cash.

Critique assez vaine tant l'univers du maître a été respecté et tant la qualité des enregistrements reste de haute tenue. Car comment ne pas frémir à l'écoute de Ain't No Grave (a priori, la dernière chanson enregistrée par Johnny Cash) et de cette voix, pleine de douleur et arrivée au bout de la route ?
Comment ne pas frissonner à l'écoute de la reprise de Redemption Day de Sheryl Crow, sublimée comme le fut en son temps le One de U2?
Comment ne pas avoir les yeux qui se mouillent et sourire dans le même temps au joli clin d'œil de l'histoire avec Aloha Oe, la chanson qui clôt ce 'American Recordings VI: Ain't No Grave', chant hawaïen enregistré en 1961 par Elvis Presley? Difficile pour ma part.

On dit souvent que les héros ne meurent jamais. Et Johnny Cash, avec la fin de la boucle, ses 6 albums et un coffret essentiel, ne sera pas l'exception qui confirmera la règle. 

Album: American Recordings VI: Ain't No Grave 
Année: 2010 
Label: American Recordings

vendredi 12 septembre 2014

[Track of The Day] King Creosote - Miserable Strangers

Comme quoi, l'actualité fait bien les choses. Alors que l’Écosse est à quelques jours d'une probable séparation avec ses voisins anglais, nord-irlandais et gallois, King Creosote est revenu cet été pour écrire la bande originale d'un documentaire sur ce pays aux 1000 lacs, où il est - notamment mais pas que, loin de là - d'émigration et de départ vers des contrées plus souriantes. Les années passent, les choses changent.

Le résultat de du travail de King Creosote ? De très haute tenue (comme souvent d'ailleurs avec notre homme). 'From Scotland With Love' compte onze chansons de folk-pop mélancolique, très bien habillées (ah, ces cordes, ces touches de piano caressées...), aux mélodies travaillées, touchantes et délicates. 
De toutes, Miserable Strangers est la plus belle assurément, et une de mes chansons de l'année (peut-être la plus belle écoutée d'ailleurs), une merveille de près de 5mns aussi bien écrite que construite, entre intimité du début et chœurs de la fin.

Histoire de bien faire les choses, King Creosote a habillé ces 11 chansons, d'une très belle pochette. Et alors qu'Apple et U2 viennent de mettre - et de façon éhontée - un énième clou (le dernier ?) au cercueil de la musique « physique », ce 'From Scotland With Love' (dans son ensemble) prend soudain une importance encore plus grande. Car oui messieurs les fossoyeurs, quoi que vous puissiez dire, quoi que vous puissiez faire, un album reste un tout. Et pas seulement une suite de fichiers numériques à récupérer en cliquant sur le bouton store de son lecteur multimédia.

Album : From Scotland With Love
Année : 2014
Label : Domino

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Something to Believe In, la chanson qui ouvre 'From Scotland With Love', est en écoute et en clip ci-dessous :



For One Night Only, chanson la plus dynamique et la moins représentative de l'ambiance générale de ce nouvel album de King Creosote, a elle aussi droit à son clip, avec images d'archives que j'imagine tirées du documentaire dont il est question avec ce disque :


samedi 26 juillet 2008

[Oldies] The Sound - From The Lion's Mouth (1981)

Quand en 2002, The Music, sortit son premier album éponyme, beaucoup s’était gaussé de ce groupe en stigmatisant son nom. Car oui, de quel droit la bande de Leeds avait osé ce qu’aucun groupe n’avait osé avant eux ? The Music. La musique. S'il fallait y penser, pour qui se prenaient-ils ?

Les remarques et les critiques (faciles) avaient-elles été les mêmes en 1979 quand, sur les cendres de The Outsiders, Adrian Borland avait monté un nouveau groupe, The Sound ? Pour être honnête, je n’en sais strictement rien. On peut toutefois penser qu’il n’en a rien été, le groupe restant toujours dans l’ombre de ses partenaires de label de l’époque, Echo and The Bunnymen et The Chameleons (pas moins). A l’affût. Et ne sautant jamais à la gorge d’un public et d’une époque qui n’attendait pourtant que cela.

Et pourtant, The Sound avait tout pour plaire. Séduire. Et connaître un succès mondial. Leur musique était dans l’air du temps (post-punk, cold-wave), d’une qualité irréprochable et soutenu par les plus grands médias du Royaume-Uni (le NME a toujours chroniqué leurs disques de manière très positive, John Peel leur a fait enregistrer des Peel Sessions). Pis : malgré les ventes moyennes de leurs cinq albums (de 1980 à 1987), les maisons de disques (et pas des moindres) ont toujours cru en The Sound.

Alors que s’est-il passé ? Plusieurs choses peuvent expliquer ce manque de succès : un manque de personnalité, un groupe plutôt sain et sans leader charismatique et torturé (tout le monde ne compte pas un Ian Curtis en son sein), une certaine facilité à ne pas vouloir (pouvoir ?) percer ailleurs qu’en Angleterre et au Bénélux, (leur dernier album sortira d’ailleurs sur le label belge Play It Again Sam mais aucun ne verra le jour aux Etats-Unis) et un manque de singles forts, capables de truster les charts. Pourtant, d’excellents titres, The Sound n’en manque pas. Ils sont justes moins immédiat qu’un Love Will Tear Us Apart ou The Cutter, grands succès des deux groupes auxquels Borland et ses amis peuvent être rattachés, Joy Division et Echo and The Bunnymen.

‘From The Lion’s Mouth’ est le second album du groupe. Un disque qui sort en 1981 et qui, 27 ans plus tard, s’il a ce son typique de l’époque, assez froid, ténébreux et désespéré, a très bien vieilli, mieux même que certains des disques, par exemple, de la bande à McCulloch. La «faute» – notamment – à Hugh Jones, le producteur de ‘Heaven Up Here’ des Echo and The Bunnymen, et aux manettes pour ce disque là, et à une qualité mélodique assez forte et qui tranche assez avec leurs compères de cette période là.

Ici, The Sound, en moins de quarante-six minutes qu’il ne faut pour le dire, livre un disque d’une qualité dingue, naviguant entre post-punk, new-wave et cold-wave, rappelant (ou influençant, c’est selon) New Order, Wire ou The Cure, avec un je-ne-sais-quoi de U2 des débuts (si si !). Un melting-pot très maîtrisé, que des groupes comme Interpol ou Bloc Party - l'intro de Skeletons (voir plus bas) fait furieusement penser à celle de Banquet - voire, à un degré moindre, Editors, a du énormément écouter à l’époque.

En 1987, et après un ultime (et de qualité) baroud d’honneur avec ‘Thunder Up’, The Sound met la clé sous la porte, laissant donc, et pour l’éternité, un vrai chef d’œuvre, ‘From The Lion’s Mouth’, leur grand œuvre. Douze ans plus tard, en 1999, Adrian Borland, dépressif, met un terme définitf à l’affaire en se jetant sous un train. Triste fin pour un songwriter de talent et pour un groupe qui n’aura jamais vraiment eu le succès qu’il méritait, malgré des compositions solides et qui, encore aujourd’hui, restent des joyaux d’une époque souvent – à tort – critiquée et démolie mais qui a su engendrer bon nombre de groupes incroyables.

(Nb : la découverte de ce disque, je la dois à l’ami Raoul qui, sur le blog essentiel Ordet Blog, avait déjà pondu une fort belle chronique de ce ‘From The Lion’s Mouth’. On peut la lire en cliquant là).

Première sortie : 1981 (Korova)
Dernière réédition : 2002 (Renascent)


Son :

Myspace non-officiel

Trois titres en écoute de ce
‘From The Lion’s Mouth’. Trois morceaux qui montrent toute l’étendue du talent de The Sound, entre cold-wave (Sense of Purpose), post-punk (Skeletons), et cold-wave (splendide New Dark Age) :


 

jeudi 12 novembre 2009

Black Swan Green - The Ruin Gaze... [Self-released]

Cela fait bien six mois que je cherche une vraie idée pour vous parler de Black Swan Green. Quelque-chose qui ait de la gueule. Qui dépote.
Mais je n'ai pas d'inspiration. Enfin, je n'en ai plus, si tant est que j'en ai déjà eu.

Et pourtant, dieu sait que j'aimerais pouvoir vous parler avec emphase de ce quatuor originaire de Brooklyn, qui titre son nom d'une nouvelle d'un auteur américain qui m'est totalement inconnu, David Mitchell. Pouvoir arriver à vous faire aimer leur premier album 'The Ruin Gaze' autant que je l'aime.

J'aimerais crier à la face du monde que de tous les groupes qui ont émergés et fait parler d'eux ces derniers mois (de The Pains of Being Pure at Heart à Crocodiles), les Black Swan Green font partie du haut du panier; voire un peu au-delà.

Je voudrais évoquer ici leur mélange habile de noise, shoegaze et dream-pop.
Je rêverais pouvoir vous dire combien ces Black Swan Green me font penser tantôt à Jesus and Mary Chain (souvent), tantôt à U2 (parfois, notamment sur Pilgrim's Regress) et même à Puressence (ces mélodies).

J'adorerais pouvoir cette rythmique qui jamais ne faiblit, cette voix qui semble être sortie tout droit d'un album de la fin des années 80, ces guitares qui n'arrêtent pas de crier, ce besoin mélodique qui entoure chaque chanson, cette noirceur et cette mélancolie qui se dégage de chacune des compositions du groupe.

Et surtout, j'aimerais comprendre comment un tel groupe, respirant autant la classe, dont le premier album regorge de vraies chansons, et, ce qui ne gâche rien, orne son premier album d'une jolie pochette, n'est pas signé en 2009 (l'excuse du "c'est trop récent" ne tient pas: ce disque est sorti en octobre… 2008!).
Comprendre comment on peut laisser un tel groupe dans cet anonymat (3 votes, dont le mien, chez Rate Your Music, rien chez Metacritic, pitchfork et compagnie) alors qu'il a sûrement tout pour devenir un des groupes les plus intéressants qui soit s'il continue dans la lignée de ce 'The Ruin Gaze'.

J'aimerais. Mais j'ai du mal. Reste donc la musique. A vous de (re)tomber dans le noir et délicieux piège des Black Swan Green. (sortie: 21 octobre 2008)

NB: Vous pouvez vous procurer cet album chez cdbaby ici, pour 8€ (12$), sans compter les frais de port.

Son:
Myspace (Trois chansons en écoute de 'The Ruin Gaze')

Deux chansons en écoute. Santa Cruz à l'intro rappelant le '23' de Blonde Redhead, et Abel Song, une de leurs chansons les plus maitrisées (malheureusement plus en écoute).

mardi 15 novembre 2011

Coldplay - Mylo Xyloto [Parlophone]

Disque en concurrence avec le nouveau Justice et la collaboration calamiteuse entre Metallica et Lou Reed pour être le pire album de la rentrée (si l'on en croit les critiques tombant ici et là), 'Mylo Xyloto' est, au-delà de son aspect esthétique, un disque qui me fait me poser plusieurs questions.

A la base, je l'ai déjà dit, je suis plutôt un fan de Coldplay (même si fan est un terme exagéré). De 'Parachutes' à 'Viva la Vida or Death and All His Friends'. Mais j'ai beau écouter 'Mylo Xyloto', j'ai du mal à m'y faire.
D'ailleurs, la question est là: comment un groupe comme Coldplay, qui truste les top ventes dans une industrie qui se casse plus que jamais la gueule, qui peut remplir des Stade de France en moins de temps qu'il ne faut pour mettre les places en ventes, et qui peut presque tout se permettre tant son catalogue de tubes et à faire chanter les foules est énorme, comment donc Coldplay peut-il se vendre et se fourvoyer autant?

Car mince, à la base, ces gens là, Chris Martin en tête, ont un sens aigu de la mélodie. On aime ou on n'aime pas certes, mais ils savent trousser des mélodies marquantes et emballantes.
Je ne nie pas que sur 'Mylo Xyloto' on peut en déceler ici et là mais elles sont tellement massacrées par une production réalisée à coup de pelleteuses qu'il est difficile de les faire ressortir.

Et quelle idée de s'associer avec Rihanna pour une chanson dégueulasse et à peine audible (mais tellement représentative de cet album) alors que leurs univers n'ont rien à voir? Quelle mouche les a donc piqués?
Ils ont le monde dans les mains, peuvent faire ce qu'ils veulent, même dicter leur loi à Parlophone… et tombent dans la vulgarité la plus insupportable, comme n'importe quel groupe en manque de ventes allant se prostituer pour connaître enfin ou à nouveau le succès.

Beaucoup de détracteurs de longue date de Coldplay diront que le changement de cap est sensible et réel depuis 'X&Y' et que le groupe de Chris Martin fait dans la mièvrerie et le sentimentalisme à deux balles depuis des lustres. Oui, mais cette mièvrerie et ce sentimentalisme, ils avaient un côté charmant, accolés à des mélodies accrocheuses et quelques hymnes de stades pas vulgaires. Surtout, Coldplay prouvait par quelques élans - cachés - qu'il était encore capable du tout meilleur (splendide Till Kingdom Come à la toute fin de 'X&Y', une de leurs toutes meilleures compositions).

'Mylo Xyloto' est la première vautre de Coldplay. Un disque construit pour les stades (tous ces "Ohohohohohoh" qui parcourent chacune des chansons), à la production affreuse mais aussi au son désagréable et qui rend le tout quasi-inécoutable sur la longueur.
Un album qui massacre chaque début d'un commencement de mélodie sous un océan de putasserie que même le U2 des 10 dernières années n'aurait pas accepté. Ce disque est une erreur de la nature.

Dans dix ans, Chris Martin parlera de 'Mylo Xyloto' et expliquera les raisons qui ont poussé son groupe à sortir une telle horreur.
Il nous dira peut-être qu'à cette époque, Gwyneth Paltrow était à nouveau enceinte et qu'il lui fallait beaucoup, beaucoup, mais alors beaucoup de sucre. Oui Chris, sauf que là, c'est trop. Et la mère Gwyneth, comme nous, elle a passé le stade du plaisir, elle a même passé celui de l'indigestion. Elle est juste dans les toilettes en train de vomir cette bouse. (Sortie: 24 octobre 2011)


Son:
Myspace (Deux chansons de 'Mylo Xyloto' en écoute)
Site officiel

Deux chansons en écoute seulement. Les deux plus écoutables de l'album. La première, Us Against the World, est du Coldplay simple et efficace, où Chris Martin n'en fait pas des caisses et où le groupe pond une charmante mélodie.
La seconde,
Up With the Birds, clôt l'album est un bonheur à écouter une fois qu'on vient de se taper les huit chansons succédant à Us Against The World. Grandiloquent mais pas trop. Sympa mais pas top. (malheureusement plus en écoute)


Histoire de se convaincre (à ces deux chansons près) de la nullité crasse de 'Mylo Xyloto' (et que Coldplay ne manque pas de moyens), le clip de Paradise :