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lundi 4 février 2008

Track of The Day (29 janvier-4 février 2008)

Une semaine sans nouveautés (merci deezer!), mais avec quelques classiques que mes poils au garde à vous sont assez heureux de pouvoir écouter (et toujours dans le lecteur deezer, à droite).


Lundi 4 février 2008:
* Damien Rice - The Professor & La Fille qui Danse [Vector]
Dans la flopée de merveilles que Damien Rice a composé, il y a The Professor & La Fille qui Danse, uniquement disponible (en version studio) sur cet Ep. Une chanson qui se termine par quelques couplets en français. Un titre d'une force prodigieuse. De toutes façons, avec lui...
(disponible sur Woman Like a Man Ep, 2003)

Dimanche 3 février 2008:
* Love - A House is Not a Motel [Elektra]
En 1967, Arthur Lee pondait un des plus beaux disques pop de l'histoire. Depuis, le même Arthur Lee a bien merdé, a fait de la prison et est même mort. Un peu tout le contraire de ce disque, immortel et qui n'a pas pris une ride en 40 ans.
(disponible sur Forever Changes, 1967)

Samedi 2 février 2008:
* Adam Green - What a Waster (The Libertines cover) [Rough Trade]
Adam Green, crooner New-Yorkais déjanté, reprend le tube de ses amis les Libertines Pete Doherty et Carl Barat, en sort une jolie version et va finir sa bouteille de vodka. Classe.
(disponible sur Jessica Ep, 2003)


Vendredi 1 février 2008:
* Madvillain - Rhinestone Cowboy [Stones Throw]
Pas de hip-hop en ce moment. Donc on replonge dans le meilleur des années 2000, la rencontre Madlib/Mf Doom, bijou de prod et de folie. On aimerait bien que les deux gugusses arrêtent de fumer de la weed et se remettent un peu au boulot... histoire qu'on ait droit à un Madvillain II avant 2017.
(disponible sur Madvillain, 2004)

Jeudi 31 janvier 2008:
* My Brightest Diamond - Dragonfly [Asthmatic Kitty]
Nouvelle égérie du label de Sufjan Stevens, Asthmatic Kitty, Shara Worden (ancienne meneuse de revue Illinoisemakers) mene sa petite troupe de My Brightest Diamond avec grand talent comme le prouve son 'Bring Me the Workhorse' où l'on retrouvait notamment ce très beau Dragonfly.
(disponible sur Bring Me the Workhorse, 2006)

Mercredi 30 janvier 2008:
* Islands - Swans (Life After Death) [Rough Trade]
Alors que leur second album, 'Arm's Way', sortira le 21 avril prochain chez Rough Trade, retour sur cette splendeur qu'est Swans (Life After Death) qui ouvrait 'Return to the Sea' leur premier opus. Un bonheur, quasiment inégalé en 2006 de tuerie pop. Me remets toujours pas des 3 dernieres minutes moi.
(disponible sur Return to the Sea, 2006)

Mardi 29 janvier 2008:
* Neil Young - Cowgirl In The Sand [Reprise]
Histoire de bien commencer la semaine, un classique de chez classique est la chose la plus adéquate qui soit. Et donc, prenons le plus grand titre que Neil Young ait jamais écrit? Allez, boum. Cowgirl in The Sand. Parce qu'une vague de riff gigantesque. Et parce que 10 mns valent mieux qu'une.
(disponible sur Everybody Knows This Is Nowhere, 1969)

dimanche 9 septembre 2007

[Oldies] Bee Gees - First (1967)

J'ai beau chercher dans ma mémoire, je ne me souviens pas avoir considéré les Bee Gees autrement que comme des chanteurs de variétoche aux doigts constamment coincés dans une porte. A dire vrai, ils me faisaient plus marrer qu'autre chose. Limite une blague. Un peu comme le sketch là qui leur est consacré ici en quelques sortes.

Et puis il y a quelques semaines de ça, sur un air de boutade, un ami de l'Internet, sur un aire d'autoroute toute bleutée, commence à me parler fissa des Freres Gibb en me disant « tiens, y a le premier album des Bee Gees qui a été réédité chez Rhino. T'as écouté ? ».

Après une réponse négative et un sarcastique « Les Bee Gees? Oh oh, elle est bonne! », il ajoute qu'il est très sérieux et que ce disque là a une classe que seule la discographie des Beatles égale.

Ni une ni deux, tenté par tant de dithyrambe, je plonge dans cet album. Quatorze titres. Et même pas 40 mns. Et de la pop. De la pop comme on en faisait du temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. Cet album des Bee Gees est un petit bijou de cordes, de mélodies imparables, d'écriture. Les trois n'en font pas des tonnes au niveau de la voix, se rapprochant tantôt de celle d'Arthur Lee, de Lennon ou de Macca.

D'ailleurs, ces trois derniers ne sont pas « présents » qu'au chant. Car il y a des ambiances, des riffs, des mélodies qui rappellent des titres les plus célèbres du quatuor de Liverpool (In My Own Time rappelle Taxman par ex). Idem pour le grand Arthur Lee et ses Love.

Magnifique découverte. Je sais pas si ça met une claque aux barons de la pop. Mais ça en met une à votre serviteur.

En fait, 'First' des Bee Gees, c'est un peu The Beatles Meet Love. Avec des types qui chantent normalement. Et qui ont une putain de classe.


Première sortie : juillet 1967 (Polydor)
Réédition : 22 janvier 2007 (Rhino)


Histoire de bien se rendre compte de quoi il s'agit, trois morceaux en écoute: Turn Of The Century, To Love Somebody et I Can't See Nobody :

 

lundi 6 novembre 2017

Satellite Jockey - Modern Life vol.1 [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records / Pop Club]

Dans la série « nos lyonnais ont du talent », laissez-moi présenter pour ceux qui ne les connaîtraient pas Satellite Jockey, sextet pop originaire d'Annecy mais depuis installé à Lyon.

Moins influencé par Blur que ce que pourrait faire croire son titre, 'Modern Life vol. 1' joue plutôt dans la cour d'une pop ouvragée des années 60. Mais pas que. Car les Satellite Jockey ne se limitent pas à une relecture de quelques inspirations classiques de cette époque là. Il y a de tout dans ce ‘Modern Life vol.1’ : du Beatles évidemment, du Love d'Arthur Lee assurément, du Elliott Smith forcément, mais aussi The Thrills et pas mal de Sleepy Jackson (Copernicus la chanson qui ouvre l’album aurait très bien pu trouver sa place sur 'Lovers', le premier des deux albums des australiens).

Composé de 11 titres, 'Modern Life vol.' est construit en deux parties. Une première très enlevée, qui s'achève sur un Long is the Road aux guitares volontiers solistes, avant un Opacity à tiroir, s'ouvrant sur un folk racé et lumineux, avant qu'une fin en forme de reggae futuriste prenne le relai ; pour mieux le passer à des chansons plus calmes et pas moins belles, où le mélange des voix qui se répondent fait merveille.

Très joliment produit, 'Modern Life vol.' des Satellite Jockey se distingue surtout par sa capacité à faire intervenir beaucoup d'instruments, avec une si grande justesse. Au-delà des classiques guitare/basse/batterie, le groupe amène avec lui trombone, contrebasse, sitar, clavecin et autre erhu (instrument traditionnel chinois), pour ne citer qu'eux. Et le résultat sonne merveilleusement bien : il suffit d'écouter l'arrivée de la trompette sur Long is the Road ou le clavecin en maître d’œuvre sur Modern Life (qui n'est pas sans rappeler le 'First' des Bee Gees) pour s'en convaincre.

Disséminant clin d’œils sixties ici et là (on ne me fera pas croire que l’aboiement du chien sur You Hide From Love, que faire sonner la sitar comme sur The Ones You Dares ou balancer un « hare krishna » sur Inside est totalement fortuit), chantant dans un anglais ne sonnant pas français pour un sou, intégrant un peu de bossa sur ~~~~~ (oui, elle s'appelle comme cela) et s'entêtant à faire progresser leurs chansons sans jamais s’appesantir sur une simple mélodie, aussi efficace soit-elle, les Satellite Jockey sortent là un disque pop classieuse, de grande qualité, qui aurait sans doute fait plus de bruit s'il avait eu l'étiquette « Canada » ou « Brooklyn » accolée sur sa bio.

Si l'on s'attache au titre 'Modern Life vol.1', ce nouvel album des Satellite Jockey est donc appelé à avoir une suite. Et vu comme ce disque m'obsède depuis 6 mois, c'est plutôt une excellente nouvelle. (Sortie : 21 avril 2017)

Plus :
‘Modern Life vol.1’ de Satellite Jockey est en écoute intégrale sur leur bandcamp
‘Modern Life vol.1’ de Satellite Jockey est à l’achat sur leur bandcamp
‘Modern Life vol.1’ de Satellite Jockey est également en écoute sur Deezer et sur Spotify (notamment)
‘Modern Life vol.1’ de Satellite Jockey est enfin à l'achat sur chacun des quatre labels impliqués dans cet album : Another Record, ABRecords, Montagne Sacrée Records et Le Pop Club Records.

Trois titres de ce 'Modern Life vol.1' de Satellite Jockey. Commençons par Long is the Road (également en écoute dans les playlists Spotify et Deezer dans la colonne de gauche de ce blog). Enchaînons par Modern Life, magnifique conclusion de l'album. Et finissons avec United Nations et son côté Love :





Pour conclure, soyons fous, voilà les trois clips de 'Modern Life vol.1' de Satellite Jockey : celui de Copernicus (qui ouvre le disque), Opacity (la chanson pivot) et le tout dernier en date, Misery :





dimanche 21 octobre 2007

[Oldies] The Four Seasons - Genuine Imitation Life Gazette (1969)

Pochette hideuse. Montage foireux et moche. Tronches de premier de la classe. Et tenue ridicule. C’est vrai que si l’on s’arrêtait à l’artwork de ce 'Genuine Imitation Life Gazette', il y aurait de quoi partir en courant.
Mais vous allez quand même rester. Déjà, vous êtes des lecteurs bien élevés. Et surtout, cet album des Four Seasons mérite le détour. Et même bien plus que ça : il demande des écoutes régulières pour en savourer toute la teneur.

Nés sous le nom de The Variatones (nom qui changera quatorze fois au fil des échecs !) en 1953, sous l’impulsion de Frankie Valli et Tommy De Vito, The Four Seasons débutent véritablement leur carrière en 1961. Car oui, malgré près d’une dizaine d’années d’échec pour la bande de ritals du New-Jersey, où ils finirent par ne plus être embauchés que pour faire les chœurs sur divers albums d'autres artistes, leur carrière est pourtant loin d’être catastrophique.

Loin des exemples présentés dans ces pages les semaines précédentes, les Four Seasons, eux, ont connu le succès, ont enchaîné les tubes aux Etats-Unis (quatre numéro un au total, 24 titres classés dans le top 30 du Bilboard entre 1962 et 1975) allant même, en 1964, jusqu'à être le seul groupe à enrailler (le temps de deux semaines seulement) le débarquement prodigieux de la Beatlesmania au pays de l’Oncle Sam (leur titre Dawn (Go Away) étant le seul titre non-Beatles du top 5 du Bilboard de l’époque). Bref, un groupe, une aura et une place de choix dans le cœur des américains (les Four Seasons n’ayant jamais percé en Europe).

En janvier 1969, alors que les Fab 4 viennent de sortir leur 'White Album' et s’apprêtent à mettre un 'Abbey Road' dans tous les bacs de la planète, les Four Seasons décident de changer de cap. De tenter une nouvelle aventure discographique. De se remettre en question. Et de devenir enfin ambitieux. Finie la pop un peu mièvrasse et formatée. Adieu vieux succès. Et bonjour pop psychédélique ; et donc 'Genuine Imitation Life Gazette'.

A l’écoute de cet album, impossible de ne pas penser aux Beach Boys, aux Zombies, aux Kinks de Ray Davies, aux Beatles (la fin de 'Imitation Life Gazette' est d’ailleurs un gros clin d’œil à Hey Jude, sorti quelques six mois plus tôt) ou même au Love d'Arthur Lee.
Les chœurs, la classe des mélodies, les morceaux à trois ou quatre temps, la justesse de la voix de Frankie Valli, les renversements constants, les paroles inspirées (la critique de la société de consommation de l’époque), tout y est. Le tout avec, en plus, une propension plus importante aux grandes envolées lyriques (on n’oublie pas son passé comme ça).

Non, ce disque est essentiel en cette année 1969. Et a totalement sa place parmi le quintet des sixties : 'Pet Sounds', 'Odessey and Oracle', 'Sergent Pepper’s Lonely Heart Club Band', 'The Village Green Preservation' et 'Forever Changes'.

Malheureusement, si ce changement de carrière est artistiquement juste et évident, c’est une berezina commercialement parlant. Le succès continue, inlassablement, de les quitter, l’album est un bide complet et le groupe ira se perdre et s’enterrer chez Motown pendant quelques années, avant de renaître, de temps à autres, au gré de rééditions - qui se font de plus en plus rares (la dernière de ce disque là, chez Rhino, est tout simplement introuvable aujourd'hui).

The Four Seasons restera quand même, en tout cas à mes yeux, un grand groupe. Car sortir une œuvre comme 'Genuine Imitation Life Gazette', inventive et ambitieuse, n’est pas donné à tout le monde. D’ailleurs, Paul Mc Cartney doit nourrir le même avis, lui qui s’inspirera (« pompera sans vergogne » serait plus juste) des parties piano (notamment) de American Crucifixion Resurrection pour composer son chef d’œuvre, Nineteen Hundred and Eighty Five. Comme quoi...


Première sortie: 1969 (Rhino)
Dernière réédition: 1995 (Rhino)



Ce disque étant particulièrement introuvable (en tout cas à un prix décent), voilà trois morceaux en écoute: Genuine Imitation Life, American Crucifixion Resurrection et Mrs Stately's Garden. Miam miam miam :

 

samedi 8 novembre 2008

[Oldies] Rodriguez – Cold Fact (1970)

Quand un ami m’a présenté ce ‘Cold Fact’, j’ai d’abord cru à une blague en voyant la pochette : en quoi pourrais-je être intéressé par un album de rap hispanique à l’allure kitch sorti au début des années 90 ? En rien. Pour la simple et bonne raison que ce disque n’a pas 20 ans mais 40 et qu’il ne s’agit pas de rap, loin de là.

‘Cold Fact’ est un album de 1970, composé par Sixto Diaz Rodriguez, sorti sous le nom de Rodriguez, trésor oublié de la fin des années 60 – rien de moins – et réédité cette année par Light In The Attic. Un songwriter américain qui avait tout pour, au moins le temps d’un album, mettre le monde à ses pieds avec ses balades et son folk psychédélique. Mais il n’en fut rien. Une fois de plus dans cette rubrique.

Il y aurait beaucoup à dire sur notre homme. Mais on sait finalement peu de choses sur lui, à part qu’il est né en 1942, et qu’il est le sixième enfant (d’où son surnom de Sixto) d’une fratrie d’immigrés Mexicains.

L’histoire (connue) de Rodriguez démarre vraiment en 1967 avec la sortie de son premier single, I’ll Slip Away qui ne connait rien d'autre que l’anonymat. Trois ans d’inactivité plus tard, il signe chez Sussex Records, pour qui il enregistre deux albums, dont ce ‘Cold Fact’.

Un disque court comme le veut l’époque (32 minutes) et qui présente un Rodriguez qui se balade dans toutes les discographies des grands artistes de l’époque, allant faire un coucou à Dylan (superbe texte que celui de This Is Not A Song, It's an Outburst: Or, The Establishment Blues), revenant serrer la pince à Donovan, jammant avec Love (on jurerait que feu Arthur Lee est derrière les manettes), demandant conseil aux Beatles ou prennant un verre avec les producteurs de Motown.
‘Cold Fact’ est un peu tout cela à la fois. Un album de folk psyché, éclaboussé de pop et de blues (Gommorah (A Nursery Rhyme)), le tout aussi bien ancré sur son époque, les années 60 (sur la majorité du disque) que sur les années 70 (Only Good For Conversation) et entouré d’une production soulful, très Motown, au son très chaud (son I Wonder aurait pu sortir en single sur le label de Diana Ross et de Marvin Gaye).

Malgré la qualité d’écriture (il y dépeint une Amérique complètement désabusée) et de composition, ce disque sera un flop total. Comme le suivant, ‘Coming From Reality’, sorti en 1971. Enfin, aux Etats-Unis.

Car si son pays d’origine le snobe, d’autres vont au contraire lui vouer un véritable culte. A commencer par les Australiens, via Goose Recordings pour qui il sortira ‘Alive’ en 1979, un album live de sa tournée au pays des kangourous cette année là. Mais c’est surtout en Afrique du Sud qu’il connaîtra un succès fou, ses disques devenant platines, les salles de 5000 places débordants lors d’une tournée en 1998 qu’il fera dès qu’il y apprendra son incroyable célébrité (et ce même alors qu’il a arrêté toute production près de deux décennies plus tôt). L’apogée de cette arrivée sur le devant de la scène (on ne peut pas vraiment parler de retour), Rodriguez la doit à David Holmes qui l’inclut à sa compilation ‘Come Get It, I Got It’ de 2002 et à Large Professor, producteur de hip hop, qui sample son Sugar Man pour Nas et son You’re Da Man.

Depuis, Light in The Attic s’est emparé des droits et a ressorti de fort belle manière ‘Cold Fact’. Bien leur en a pris. Depuis quelques semaines, un buzz tout droit venu du net monte concernant cet album oublié. Et il est mérité. Espérons juste que le succès sera au rendez-vous. Histoire d’avoir une réédition digne de ce nom de ‘Coming From Reality’, le second (et dernier) album de Rodriguez, lui aussi totalement tombé dans l'oubli. Ce mec le mérite. Nos oreilles aussi.

Première sortie : 1970 [Sussex]
Réédition : 2008 [Light In The Attic]

Son :
Myspace (six titres dont quatre de ‘Cold Fact’)
Sugar Man en téléchargement gratuit (et légal) ici (click droit et enregistre sous l'ami).

Retrouvons également les bonnes habitudes avec trois titres en écoute dans le lecteur deezer ci-dessous. Un langoureux Crucify Your Mind, un roots Hate Street Dialogue et un Jane S Piddy et ses cordes délicieuses :


lundi 4 octobre 2021

Painted Shrines - Heaven and Holy [Woodsist]

Il y a des disques qui reviennent de loin et dont l'existence ne tient qu'à un fil. Moins légendaire, il y a les disques qui viennent de loin. 'Heaven and Holy' est de ceux-ci. Premier album de Painted Shrines (duo composé de Jeremy Earl et Glenn Donaldson), il a été enregistré en 2018 avant d'être remisé au placard, le temps pour le premier de travailler sur le nouvel opus de Woods (dont il est le chanteur), et au second de lancer la si belle aventure The Reds, Pinks And Purples. Et puis la pandémie, les confinements, ont retardé à nouveau l'affaire.

C'est donc trois ans plus tard que ces douze morceaux (sept chansons, cinq instrumentaux) de l'époque voient le jour. Tout juste ont-ils été embellis de la basse de Jeff Moller (Papercuts) a postériori. Et le résultat est bluffant.

En moins de trente minutes, les deux comparses proposent une sorte de folk-rock pysché lové dans les bras d'une indie-pop de belle facture, où les guitares s'en donnent à cœur joie sur un tempo lent et où les élans de voix de Jeremy Earl sont saisissants de beauté. On pense ici beaucoup à la musique de la fin des années 60 et au début des années 70. On pense aussi beaucoup à Love, le groupe de feu-Arthur Lee, sur quelques passages (formidable Fool). Et malgré ces évidences, difficile de dire qu''Heaven and Holy' est anachronique dans le panorama musical actuel tant cet album est avant tout intemporel.

Pugnace autant que touchant, sensible et dans le même temps nerveux, remplis de mélodies merveilleuses à bien des égards (Gone ou Moon Will Rise pour ne citer qu'elles), et à la production ample et dont l'écho donne à l'ensemble une consistance imposante, ce premier album des Painted Shrines est en tout cas une sorte de parenthèse enchantée et un petit délice d'indie-pop. Le monde étant ainsi fait, pas dit que l'époque s'entiche de ce 'Heaven and Holy'. Mais il y a fort à parier qu'il deviendra un de ces trésors cachés ou oubliés qu'on aime à déterrer des années plus tard, en s'enthousiasmant à raison de ses mélodies et de ses chansons, et en se demandant comment on a bien pu passer à côté. (Sortie : 5 mars 2021)

Plus :

'Heaven and Holy' de Painted Shrines est à l'écoute sur leur bandcamp
'Heaven and Holy' de Painted Shrines est à l'achat sur leur bandcamp
'Heaven and Holy' de Painted Shrines est disponible en vinyle sur le site de Woods
'Heaven and Holy' de Painted Shrines est à l'écoute, notamment, chez Deezer et Spotify


Trois chansons de 'Heaven and Holy' de Painted Shrines en écoute aujourd'hui. Fool pour ouvrir le bal (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer et Youtube). Puis Moon Will Rise. Et enfin, Gone :

 
 

dimanche 5 janvier 2014

Bilan 2013 : Top 50 'Chansons'


Deuxième partie du traditionnel bilan de fin d'année. Et quand bien même nous sommes déjà en 2014. Après la partie « Ep, 45-tours et tout le toutim» (à lire et écouter ici), place au « Chansons 2013 ».

Mais avant de passer à ce classement, petit retour sur certains des tops sortis depuis fin décembre avec une petite sélection :

Ceci fait, retournons à nos moutons et donc, nos chansons. Car oui, il s'agit bien de chansons et non pas de singles. Tous les titres ici ne sont pas sortis en singles et j'ai toujours préféré trouver mon morceau préféré d'un album plutôt que me le fait imposer par quelques directeurs artistiques, aussi bons soient-ils.

Cinquante chansons donc ; qui m'ont particulièrement touché, fait danser et/ou chanter, émerveillé, renversé. Cinquante morceaux qui vont d'un tube de l'année au titre béni oui-oui mais à l'efficacité incroyable à un trio norvégien qui aime la synth-pop, en passant par un petit groupe lyonnais qui deviendra grand bientôt, un Saint-Augustine reconverti, une sœur délaissée par son frère et à qui cela va plutôt bien, une talentueuse compositrice aux petites lunettes rondes, un Mojave 3 qui se remet au shoegazing, j'en passe et des meilleurs.

Tout est évidemment en écoute plus bas, dans un lecteur grooveshark compilant ces 50 chansons.

Dernière partie à venir, la partie album. Très prochainement donc.

Pour rappel :


50. Pendentif – Embrasse moi [Discograph]
49. Arthur Beatrice - Grand Union [Open Assembly]
48. Motorama - Eyes [Talitres]
47. Lee Ranaldo – Ambulance [Matador]
46. Kurt Vile - Wakin on a Pretty Day [Matador]

45. Noah and the Whale - There Will Come a Time [Mercury]
44. MiNORS - In Daylight [Without My Hat]
43. Chinese Robots - Just Watch Your Way [Mind Riot Music]
42. The Men - Half Angel Half Light [Sacred Bones]
41. Cloud Cult – The Show Starts Now [Earthology]

40. Miley Cyrus –Wrecking Ball [RCA]
39. Nine o’Nine – The Voiceless Confession [Without My Hat]
38. Minks - Doomed & Cool [Captured Tracks]
37. Black Hearted Brother - Got Your Love [Slumberland]
36. Joseph Arthur – Famous Friends along the Coast [Lonely Astronaut]

35. The Electric Soft Parade - Summertime in My Heart [Helium]
34. Fox Eagle – Unicorn [-]
33. Deafheaven - The Pecan Tree [Deathwish Inc.]
32. The Limiñanas - Liverpool ('Liverpool 2013' version) [Trouble in Mind]
31. Poni Hoax - Blood & Soda [Pan European Recording]

30. PALM – El Sereno [-]
29. Swim Deep – She Changes The Weather [RCA]
28. The Postal Service - A Tattered Line of String [Sub Pop]
27. The Pigeon Detectives - Animal [Cooking Vinyl]
26. Jeremy Messersmith - Tourniquet [Glassenote]

25. David Ford - Everytime [The Magnolia Label]
24. Ed Harcourt - The Man That Time Forgot [CCCLX]
23. Eleanor Friedberger - She's a Mirror [Merge]
22. Smith Westerns – Varsity [Mom+Pop]
21. Villagers - Nothing Arrived [Domino]

20. We Are Scientists - Dumb Luck [Dine Alone]
19. Goldfrapp - Drew [Mute]
18. The Strokes - One Way Trigger [Rough Trade]
17. Daft Punk - Get Lucky (feat. Pharrell Williams & Nile Rodgers) [Columbia]
16. Okkervil River – Down Down the river [ATO]

15. Tv On The Radio - Mercy [Federal Prism]
14. Nick Cave and The Bad Seeds - Jubilee Street [Bad Seed Ltd]
13. Laura Veirs - That Alice [Bella Union]
12. Mélanie Pain - Black Widow (feat. Ed Harcourt) [Yotanka]
11. The Lonely Island - YOLO (feat. Adam Levine & Kendrick Lamar) [Universal Republic]

10. Aline – Teen Whistle [Accelera Son]
09. The Creases - I Won't Wait [Rough Trade]
08. Sufjan Stevens – The 50 States [-]
07. The Polyphonic Spree - Section 42 (What Would You Do?) [Good]
06. Stromae - Formidable [Mercury]

05. Aloe Blacc - Wake Me Up [XIX]
04. Pain Noir – La Retenue [-]
03. Lanterns on the Lake - Green and Gold [Bella Union]
02. Arcade Fire – Reflektor [Merge]
01. Pharrell Williams - Happy [Back Lot Music]


 

 



Comme promis, vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark compilant les 50 chansons présentées ci-dessus. Mais cette fois, du numéro 1 au numéro 50. Bonne(s) écoute(s) !