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lundi 2 mars 2020

[Track of The Day] Nada Surf - So Much Love

On ne s'en rend pas compte, mais Nada Surf va fêter l'an prochain ses 25 ans de carrière. Pas mal pour ce qui n'aurait pu être le groupe que d'un single, le tonitruant Popular.

Alors oui, les albums de Nada Surf ne sont plus aussi brillants que par le passé, sympathiques à défaut de mieux. Et 'Never Not Together', leur neuvième, ne fait pas exception. Mais comme à chaque fois, on y trouve de quoi rassasier son appétit mélodique, de la power-pop bien troussée, des chansons à chanter à tue-tête (entre autres, So Much Love, ouverture épatante, comme souvent avec les américains) ; avec toujours la belle voix de Matthew Caws qui passe les années sans prendre une ride et même un sorte d'hommage à Popular sur Something I Should Do.

Et si l'on pourra toujours trouver à redire quant à leurs goûts capillaires (des dreadlocks à plus de 50 ans Daniel Lorca, vraiment ?), on ne pourra jamais reprocher à Nada Surf leurs mélodies. Et pour cause : ceux-ci savent toujours en composer de bien belles.

Album : Never Not Together
Année : 2020
Label : City Slang


En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), So Much Love de Nada Surf est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson réussie de 'Never Not Together' de Nada Surf, voilà Something I Should Do, qui clôt l'album :


Le clip de So Much Love de Nada Surf :



mardi 5 février 2019

[Track of The Day] John Davis and Matthew Caws - We Are In The Wild And We Are Home

Enregistrée en quelques heures, We Are In The Wild And We Are Home est la première collaboration entre John Davis de Superdrag et Matthew Caws de Nada Surf. Et elle a plutôt du chien. Un chien power-pop et dans laquelle on retrouve - beaucoup - l'urgence et ce qui fai(sai)t tout le sel de Nada Surf.

Emballante, avec une sitar qui ouvre l'ensemble (et qui rappelle inévitablement vous savez qui), énergique et nerveuse, We Are In The Wild And We Are Home n'est pour l'instant qu'un simple single, dont, c'est à noter, l'ensemble des bénéfices ira à l'association Americares Charity. Ce qui explique sans doute le côté « peace and love » des paroles, presque naïves. Mais à une époque comme la nôtre, où le moindre désaccord se termine en invectives et insultes, on n'ira pas critiquer l'idée.

Album : We Are In The Wild And We Are Home Single
Année : 2019
Label : High Bias!!! A Cassette-Based Operation


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), We Are In The Wild And We Are Home de John Davis and Matthew Caws est également en écoute ci-dessous :



lundi 19 mars 2018

[Track of The Day] Ruler - Petrified

Continuons dans les découvertes avec Ruler, nom de scène solo de Matt Batey, qui se lance dans une aventure solo après avoir été (ou toujours être) membre de différents groupes. Âgé de 30 ans et originaire de Seattle, son premier album s'appelle 'Winning Star Champion' et sortira fin mai prochain chez Barsuk, le label de Nada Surf.

Mais nous sommes en 2018, et l'album commence déjà à dévoiler quelques titres, comme ce Petrified, qui ouvrira le tout. Une chanson très Barsuk pour le coup, années 90 en ligne d'horizon, et une voix qui n'est pas sans rappeler celle de Ben Gibbard de Death Cab For Cutie.
De façon surprenante également, ce 'Winning Star Champion' ne contiendra pas Not Your Friend, chanson pourtant mise en ligne tout début janvier (et en écoute plus bas). Et si cela signifie qu'elle a été écartée au dernier moment, vu sa qualité (et son tempo plus langoureux que Petrified), on peut se dire que le premier album de Ruler, homme qui à 20 ans ne comptait pas s'éterniser dans le monde de la musique, vaudra quelques écoutes.

Album : Winning Star Champion
Année : 2018
Label : Barsuk

Acheter


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Petrified de Ruler est également en écoute ci-dessous :



Not Your Friends, chanson donc qui ne se trouvera pas sur 'Winning Star Champion' de Ruler, est cependant en écoute ci-dessous :



mardi 11 décembre 2007

Apples in Stereo – New Magnetic Wonder [Simian]

C’est dingue comme en deux temps, trois mouvements et une lecture de leur bio, les Apples In Stereo m’ont paru éminemment sympathique. Et ce, avant même d’écouter une seule de leurs chansons. Jugez plutôt.

1 - leur nom leur vient d’une chanson de Pink Floyd. Mais pas tirée d’un album des années 70 ni même de 'The Wall' ou de 'The Dark Side of The Moon'. Que nenni chez ces Américains originaires du Colorado et de Denver : leur nom vient d’Apples and Oranges, un des tous premiers titres du Floyd, quand Barrett était encore aux commandes. On a vu pires références.

2 - le leader des Apples in StereoRobert Schneider – est le créateur d’Elephant 6, label ricain qui, depuis le début des années 90 (et malgré une interruption de quelques années), propose une structure pour indie bands talentueux et qui en veulent. Un collectif qui peut se targuer d'avoir dans ses rangs des groupes comme Olivia Tremor Control, Neutral Milk Hotel, Of Montreal et autres Beulah. Bref, du lourd.

3 - Robert Schneider, toujours lui, est un très grand fan de l’œuvre Beach Boys-ienne, allant même jusqu’à nommer son (puis celui d’Elephant 6) studio d’enregistrement "Pets Sounds Studio". Classe.

Bref, avant même d’avoir posé une esgourde sur ce ‘New Magnetic Wonder’, je savais déjà que j’allais aimer les Apples In Stereo. Une écoute complète de cet album, à première vue copieux mais seulement long d’une cinquantaine de minutes, plus tard, j’étais totalement conquis.

A l’heure où l’on se retrouve sans véritable meneuse de revue power-pop après l’abandon de Nada Surf l’an passé (avec un album bien décevant), la découverte des Apples in Stereo (qui compte toutefois déjà six albums à leur actif) est une bénédiction pour votre serviteur. Pop, pop-power, rock, la bande de Schneider arrive à faire de tons différents un disque d’une grande cohérence, avec des chansons à vous redonner le sourire, juste aérées par quelques plages de repos et/ou de transition façon interlude instrumentaux.

Et entre voix passées aux vocoder, chœurs dans tous les sens et guitares sautillantes partout, ‘New Magnetic Wonder’ est un disque qui fait du bien. De la power-pop de qualité. Pas étonnant que l’homme de goût qu’est Elijah Wood (le Frodon Saquet du Seigneur des Anneaux) ait fait de ce disque la première sortie officielle de son tout jeune label Simian Records. (sortie le 6 février 2007)

Son :
Myspace (Trois titres de cet album là et un autre de leur 'The Discovery of a World Inside the Moone’ de 2000)
Site officiel

Can You Feel It ouvre 'New Magnetic Wonder'. Beautiful Machine, Pts. 3-4 le (presque) referme. Une sorte de tour horizon rapide du disque avec deux titres sensiblement différents. (malheureusement plus en écoute).

Pour finir ce long post, deux vidéos, deux clips. Le premier est celui de 'Same Old Drag', assez hilarant. Et juste en dessous, celui d'Energy, tourné par Elijah Wood en personnne. Vintage 70s powa !





vendredi 23 janvier 2009

[Track of The Day] Absentee - Boy, Did She Teach You Nothing?

Voilà un disque à coté duquel beaucoup de personnes seront passés sans presque le regarder, moi le premier, l'an passé. Alors que leur deuxième et précédent album 'Schmotime' était délicieux, leur 'Victory Shorts' ne m'avait pas bouleversé outre-mesure.
Pourtant, à la réécoute, et sans lui donner un rang qu'il ne mérite pas, je me dois de le réévaluer. Car s'il réutilise les mêmes formules du précédent (le tout premier n'est pas arrivé à mes oreilles), cela reste de bonne facture toute une pop à guitares surmontée par cette voix à la Mark Lanegan et ces chœurs féminins. Exemple avec l'énergique (et très Nada Surf) Boy, Did She Teach You Nothing?. 

Album: Victory Shorts 
Année: 2008 
Label: Memphis Industries

mardi 23 décembre 2008

Top 75 'Chansons 2008'


Après les Eps, 7" et autres compilations, il est temps de passer au top "chansons" de l'année. Comme l'an passé, et vu que j'ai écumé beaucoup de sillons cette année, j'ai choisi de présenter un top 75. Car si je n'ai pas été touché (loin de là) par tous les disques que j'ai écouté, beaucoup contenaient de petites merveilles.
Le meilleur exemple est l'album de Dancing Mice, groupe écossais de son état, qui aura sorti un 'Eroded' d'un ennui sans nom... mais qui débute par une merveille de revival songs et qui rend un hommage aux 80s assez magistral, comme rarement entendu ces derniers temps d'ailleurs, It's Abnormal.

Le top 20 (hormis les trois premiers) est presque totalement interchangeable, suivant l'humeur. Et au final donc, un classement des 75 chansons qui m'auront fait vibrer, danser, pleurer, frissonner, voire bien plus, en 2008
Un top 75, en écoute comme à chaque fois au bas de ce papier, cette fois en un seul et même lecteur en un lecteur et quelques vidéos youtube.

Demain, Top Albums-1ère partie.


75. James – Bubbles [Mercury]
74. Lightspeed Champion – Dry Lips [Domino]
73. Late of The Pier – Focker [Parlophone]
72. Feeder – Miss You [Echo]
71. The Automatic – Steve McQueen [B-Unique]
70. Metronomy – The End Of You Too [Because Music]
69. Melpo Mene – Hit The Boys [Imperial]
68. Human Highway – Moody Motorcycle [Secret City]
67. Earlimart – Town Where You Belong
66. The Black Keys – Psychotic Girl [Nonesuch]

65. Sebastien Tellier – Divine [Discograph]
64. The Young Republic – Girl From The Northern States [End Of The Road]
63. Destroyer – Foam Hands [Merge]
62. The Gutter Twins – God's Children [Sub Pop]
61. Estelle (feat. Kanye West) – American Boy
60. The Decemberists – Valerie Plame [Rough Trade]
59. Gregory And The Hawk – Stone Wall Stone Fence [Fat Cat]
58. A Weather – Spiders, Snakes [Team Love]
57. The Twillight Sad – Cold days from the birdhouse [Fat Cat]
56. Air France – Collapsing outside your doorstep [Sincerely Yours]

55. The Tallest Man on Earth – Honey Won't You Let Me In
54. Piano Magic – Vacancies [Make Music Mine]
53. The Helio Sequence – Broken Afternoon [Sub Pop]
52. The Futureheads – The Beginning of The Twist [Null]
51. The Last Shadow Puppets – Separate And Ever Deadly [Domino]
50. British Sea Power – Lights out for darker skies [Rough Trade]
49. Envelopes – Party [Brille]
48. The Rolling Stones – You Can't Always Get What You Want (Soulwax Remix) [ABKCO]
47. Bon Iver – For Emma [Jagjaguwar]
46. The Black Kids – I Wanna Be Your Limousine [Almost Gold]

45. The Wedding Present – I lost the monkey [Talitres]
44. BoB – Lonely People [Grand Hustle]
43. Eugene Mcguinness – Moscow State Circus [Domino]
42. Jenny Lewis – Sing a Song For Them [Rough Trade]
41. Born Ruffians – I Need a Life (Four Tet Remix) [Warp]
40. datA – Rapture [Ekleroshock]
39. Guernica – Conscientiously Escaping The Chains Of Western Civilization I Am What You Could Call A Postmodern Houdini [Vlas Vegas]
38. Santogold – L.E.S Artistes [Downtown]
37. Broken Records – Lies [Distiller]
36. Port O'Brien – Fisherman's son [City Slang]

35. Sufjan Stevens – Joy to The World [-]
34. The Kills – Black Balloon [Domino]
33. Iron & Wine – Arms of a thief [Transgressive]
32. Ladytron – Runaway [Nettwerk]
31. Adem – Oh My Lover [Domino]
30. Morley – Call On Me [Polydor]
29. The Notwist – Boneless (Panda Bear Remix) [City Slang]
28. Justice – Phantom II (live) [Ed Banger]
27. Noah and The Whale – Peaceful, The World Lays Me Down [Cherrytree]
26. Fleet Foxes – Your Protector [Sub Pop]

25. Pivot – O Soundtrack My Heart [Warp]
24. Sons & Daughters – Killer (Adamski cover) [Domino]
23. The Magnetic Fields – California Girls [Nonesuch]
22. Cornflakes Heroes – Is Mother Right? [Greed Recordings]
21. Oasis – The Shock of The Lightning [Big Brother]
20. Nada Surf – See These Bones [Barsuk]
19. The Sleeping Years – Dressed For Rain [Talitres]
18. Styrofoam – My Next Mistake (feat. Jim Adkins) [Nettwerk]
17. Dan Le Sac Vs Scroobius Pip – Letter From God To Man [Sunday Best]
16. Ladyhawke – Magic [Modular]

15. Alain Bashung – Tant de Nuits [Barclay]
14. Hot Chip – Ready For The Floor [DFA]
13. Coldplay – Viva La Vida [Parlophone]
12. Duke Spirit – Send a Little Love Token [You Are Here]
11. Parenthetical Girls – Windmills Of Your Mind (Michel Legrand cover) [Tomlab]
10. Kiko – Slave of My Mind [Different]
09. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band – BlindBlindBlind [Constellation]
08. Tv On The Radio – Lover's Day [4AD]
07. Wolf Parade – Kissing The Beehive [Sub Pop]

06. MGMT – Kids (Soulwax Remix) [Columbia]
05. Okkervil River – Lost Coastlines [Jagjauwar]
04. Malcolm Middleton – Love Comes In Waves [Full-Time Hobby]
03. Dancing Mice – It's Abnormal [Squeak Audio]
02. Cloud Cult – No One Said It Would Be Easy [Rebel Group]
01. MGMT – Time to Pretend [Columbia]





















Sept titres sont introuvables sur Spotify. Mais ils sont en écoute ci-dessous :

12. Duke Spirit – Send a Little Love Token



29. The Notwist – Boneless (Panda Bear Remix)
 




36. Port O'Brien – Fisherman's son
 


37. Broken Records – Lies
 



44. BoB – Lonely People




48. The Rolling Stones – You Can't Always Get What You Want (Soulwax Remix)
 


64. The Young Republic – Girl From The Northern States
 
 

lundi 28 janvier 2008

Track of The Day (22-28 janvier 2008)

Une nouvelle semaine, faite de vieilleries, de souvenirs et de tubes ultimes (et toujours dans le lecteur deezer à droite).

Lundi 28 janvier 2008:
* Soulwax - NY Excuse (Justice Remix) [Ed Banger]
Oui, ce remix d'un des tubes de Soulwax date. Oui, tout le monde connaît ce morceau. Oui, mais bondieu, c'est tellement bon qu'il n'y a pas besoin d'avoir de raison pour le ressortir du placard. Oui, je sais, il n'y était pas. Oh ça va hein. Une tuerie dancefloor un lundi matin, on a vu pire non pour se mettre en jambe. Non?
(non-disponible. Sortie: 2005)


Dimanche 27 janvier 2008:
* Architecture in Helsinki - Debbie [Moshi Moshi]
Pop foutraque mais album raté. Il est à peine sauvé par quelques titres réussis, comme ce Debbie pas dégueu. Sinon, le reste. Ennuyeux comme un jour sans bière.
(disponible sur Places Like This, 2007)


Samedi 26 janvier 2008:
* Nada Surf - Blonde on Blonde [Barsuk]
En attendant le nouvel album des power-popiens bien décevant avec leur dernier 'The Weight is a Gift' en 2005, réécoutons avec plaisir une des nombreuses merveilles de leur 'Let Go' via ce Blonde On Blonde, hommage sincère au grand Bob Dylan.
(disponible sur Let Go, 2002)

Vendredi 25 janvier 2008:
* 2Pac - Can't C Me [Death Row]
La découverte de ce disque de 2Pac à l'époque fut une baffe énorme. Gansta Rap powa! Mon voisin était fan de ce 'All Eyez On Me'. Je l'ai suivi très rapidement. Forcément avec un tel double album, rempli jusqu'à la gueule de tubes, dans le genre tuerie comme ce Can't C Me, entre flow, prod bandante et haine viscérale pour Notorious B.I.G. Peut-être le plus grand morceau hip-hop de ma vie. Carrément même.
(disponible sur All Eyez On Me, 1996)

Jeudi 24 janvier 2008:
* The Wombats - Moving to New-York [14th Floor Recordings]
Les Wombats ne changeront pas le monde de la musique d'un iota. Non. Mais leur Moving to New-York a quelques arguments plutôt efficaces à faire valoir.
(disponible sur A Guide to Love, Loss & Desperation, 2007)



Mercredi 23 janvier 2008:
* K's Choice - Butterflies Instead [Double T Music]
De mes étagères qui prennent la poussière, je suis retombé sur 'Cocoon Crash' de K's Choice, album que j'avais beaucoup aimé à l'époque de sa sortie. J'en vois certains hurler. Oui. Mais non. Car, après réécoute, je continue de revendiquer. La preuve avec ce Butterflies Instead qui n'a pas pris une ride et qui était déjà le titre que je me passais en boucle à l'époque.
(disponible sur Cocoon Crash, 1998)

Mardi 22 janvier 2008:
* Róisín Murphy - Leaving The City [Echo]
Alors que la belle Róisín continue son bonhomme de chemin sans Moloko en sortant un nouvel album ('Overpowered' dont je dirais quelque chose une fois que je l'aurais suffisamment écouté), voilà l'excellent Leaving The City tiré de son précédent (et premier) album 'Ruby Blue', particulièrement réussi, du contenu au contenant (les trois 12" sortis en édition limitée valaient plus que le détour), avec Matthew Herbert aux manettes.
(disponible sur Ruby Blue, 2005)

mercredi 29 mars 2023

[Track of The Day] Cowboyy - Plastic

Nouveau venu dans le roster de Nice Swan Recordings, faisons place à Cowboyy, quartet venu du sud de l'Angleterre (on n'en saura pas plus) et auteur d'un premier Ep chez donc un des meilleurs labels anglais de ces dernières années.

Le disque s'appelle 'Epic The Movie' et navigue entre post-punk et math-rock. Un cinq titres sans doute pas totalement abouti mais aux promesses intéressantes (Gmaps, Nothing et ses airs de Mogwai) dont on ressortira le court mais efficace Plastic, au gimmick sautillant, aux guitares riffeuses, au texte bien dans son époque et au chant/parlé qui n'est pas sans rappeler celui de Nada Surf de l'époque Popular.

Album : Epic The Movie Ep
Année : 2023
Label : Nice Swan Recordings

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Plastic de Cowbooy est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Gmaps, la chanson d'ouverture de 'Epic The Movie Ep' de Cowboyy :

vendredi 1 janvier 2021

Bilan 2020 : Top 50 « Chansons »


Jusqu'au bout cette année aura été pitoyable et impitoyable. J'étais en train de mettre en page ce billet de blog quand la nouvelle de la disparition de MF DOOM est tombée. Le choc. Sans doute l'artiste avec Madlib qui m'aura poussé à plonger la tête la première dans ce genre musical que je connaissais à peine, à explorer les catalogues des Def Jux, Lex Records, Anticon et de bien d'autres et de développer un amour immodéré pour la bande à Stones Throw. Quelle tristesse. Et quelle légende putain.

Mais pour revenir à des choses plus terre et avant de dérouler les 50 chansons qui auront animé mon année, voilà quelques liens pour aller découvrir d'autres sélections :
- Le bilan de l'année de Mathieu Gandin chez Random Songs, avec son petit mix qui va bien
- Le top 100 « songs » de Sean de Said The Gramophone
- La playlist de l'équipe de Pop News
- Le traditionnel Rewind de Starsky, en deux faces, la A et la B
- Les chansons de l'année chez Five Minutes

Cinquante morceaux donc. Cinquante chansons qui auront fait mon année 2020. Une année placée, plus que toute autre, sous le signe de la guitare. Il y en a à foison, même si pas que évidemment. Beaucoup de français aussi, de la pop habillée comme jamais, des hymnes à fredonner et des paroles à chanter à tue-tête. Et alors que mes yeux sont encore humides de la nouvelle, je ne peux m'empêcher de me dire que Daniel Dumile a pris les paroles de Thousand pour argent comptant : « Tu conduisais, moi j’apprenais à fumer. J’te jure on fum’ra après la mort tu disais ». Espérons ce soit le cas. ALL CAPS. RIP. Et merci pour tout.

Bilan 2020 :
Top Albums : 20-01
Top Albums : 40-21
Top 15 « 7", 12", Ep, Compilations & Rééditions »


50. The Little Hands of Asphalt - No Reception
49. Girl in Red - Midnight Love
48. Cold Beat - Pearls
47. STRKFR - Budapest (feat. Shy Boys)
46. Camille Bénâtre - Vieux Loup

45.
Fiona Apple - Cosmonauts
44. Floating Room - Held Open Door
43. Double Françoise - Tu N’es Pas Toi (feat. Benjamin Schoos)
42. Courtney Marie Andrews - If I Told
41. Hatchie & The Pains of Being Pure at Heart - Sometimes Always (The Jesus and Mary Chain cover)

40. FEWS - Heaven
39. Sløtface - Telepathetic
38. Arab Strap - The Turning of Our Bones
37. Bicep - Atlas
36. The Luxembourg Signal - The Morning After

35. Surfer Blood - Karen
34. Be Afraid - Crawling Now
33. The Dears - I Know What You’re Thinking And It’s Awful
32. The Strokes - The Adults Are Talking
31. Violent Soho - Slow Down Sonic

30. Caleb Landry Jones - I Dig Your Dog
29. The Hop - La Prochaine Fois (feat. Jok’Air & Jazzy Bazz)
28. Chronophage - Siren Faraway
27. Car Seat Headrest - Deadlines (Hostile)
26. Brooke Bentham - All My Friends Are Drunk

25. Michael Stipe & Big Red Machine - No Time For Love Like Now
24. Smokescreens - I Love Only You
23. Ethan P. Flynn - Are You Doing This to Hurt Me
22. Sondre Lerche - Why Would I Let You Go
21. The Avalanches - Running Red Lights (feat. Pink Siifu & Rivers Cuomo)

20. Porridge Radio - Long
19. Bambara - Serafina
18. Mint Field - Contingencia
17. Sufjan Stevens - My Rajneesh
16. King Creosote - Susie Mullen

15. The Districts - 4th of July
14. Will Butler - Surrender
13. Tugboat Captain - Day to Day
12. Les Marquises - Head As A Scree
11. Nada Surf - So Much Love

10. Police Control - Noyé
09. Arandel - Bluette (feat. Barbara Carlotti)
08. Benjamin Biolay - Comme Une Voiture Volée
07. Sports Team - Here’s The Thing
06. Hotel Lux - Ballad of You & I

05. Bad Moves - Party With The Kids Who Wanna Party With You
04. Sweeping Promises - Cross Me Out
03. Gorillaz - Désolé (feat. Fatoumata Diawara)
02. Thousand - Jeune Femme à l’Ibis
01. Rolling Blackouts Coastal Fever - Cars In Space

Bilan 2020 :
Top Albums : 20-01
Top Albums : 40-21
Top 15 « 7", 12", Ep, Compilations & Rééditions »

Et parce qu'il vaut mieux écouter que lire une liste, toutes les chansons de ce top sont disponibles en écoute dans les players Spotify et Deezer ci-dessous, et également YouTube en cliquant ici. Bonne(s) écoute(s) !


lundi 12 février 2018

[Track of The Day] The Spook School - Keep In Touch

Après la très grosse déception que fut le dernier album en date des pourtant chouchous de ces pages, The Pains of Being Pure at Heart (à une chanson près) les écossais de The Spook School, signés aux États-Unis chez Slumberland, sauront-ils prendre la relève ?

Car force est de constater en tout cas que depuis sa sortie, leur 'Could It Be Different?' revient de plus en plus souvent dans mes oreilles. Mix réussi de The Pains of Being Pure at Heart, Nada Surf et Allo Darlin', leur musique aux textes très nostalgiques a quelque-chose d'attachant qui transpire tout au long des 11 chansons de l'album. Un peu à l'image des trois groupes précédemment cités.

Power-pop aux relents punk, pleine de guitares qui n'oublie jamais les mélodies, faite aussi bien pour pleurer que pour danser (Keep In Touch, tube indie en puissance et sommet de l'album, en écoute aujourd'hui), la musique de The Spook School, si elle ne révolutionne évidemment pas le genre, a le bon goût d'être aussi addictive de grande qualité. Gros coup de cœur.

Album : Could It Be Different?
Année : 2018
Label : Alcopop! Records / Slumberland

Acheter


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Keep In Touch de The Spook School est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson de ce 'Could It Be Different?' et histoire de voir le côté mélancolique de The Spook School, voilà High-School :



Pour finir, voilà deux clips de ce dernier album de The Spook School : Still Alive, qui ouvre 'Could It Be Different?', et Less Than Perfect :




lundi 5 août 2019

[Track of The Day] Mammoth Penguins - Closure

Voilà donc les Mammoth Penguins, trio londonien mené par Emma Kupa et signé chez Fika Records. 'There's No Fight We Can't Both Win' est leur deuxième album, quatre après 'Hide and Seek' sorti chez Fortuna Pop.

Le disque n'est pas forcément renversant, mais il fait la part belle à une indie-pop de bon aloi - quand ce n'est pas carrément de la power-pop - mais qui sait parfois prendre son temps en ralentissant le tempo. Closure, qui ouvre le disque, donne une assez bonne idée de ce que sont les Mammoth Penguins, rentre dedans, aux faux-accents Nada Surf-ien, et catchy comme il faut.

Album : There's No Fight We Can't Both Win
Année : 2019
Label : Fika Recordings


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Closure de Mammoth Penguins est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson de ce disque des Mammoth Penguins, plus calme cette fois, voilà There Is So Much More :



Pour finir, le clip de Closure, premier single de ce 'There's No Fight We Can't Both Win' des Mammoth Penguins :



mercredi 15 avril 2009

[Track of The Day] Brakes - Ancient Mysteries

Brillant. Ce groupe est brillant. Projet parallèle de membres d'Electric Soft Parade et de British Sea Power, Brakes est finalement plus que ça, tant la qualité des compositions ne se dément pas années après années.
Après deux albums chez Rough Trade, voilà les anglais débarquer chez Fat Cat, pour un album qui mélange sonorités abrasives (qui rappellent les Pixies) et balades tuantes, entre country et folk .
Un effort une nouvelle fois court (36 minutes, emballé c'est pesé), d'une grande cohérence, cultivant plages de repos bienvenues et grands titres rock nerveux, ce Touchdown n'a pas besoin de vidéo pour être validé.
Histoire de ne pas faire de jaloux, c'est Ancient Mysteries, aux faux-airs de Nada Surf, qui est en écoute aujourd'hui, avec une couche rock sur le dessus, et une plus pop en dessous. Un bon mélange donc, pour une chanson courte, concise et qui va droit au but. 

Album: Touchdown 
Année: 2009 
Label: Fat Cat

mardi 14 avril 2020

[Track of The Day] Surfer Blood - Karen

Dois-je y voir un signe quelconque ? Depuis le début de l'année, je ne fais que croiser des chansons nommées après de jeunes (ou non) femmes. Il y a eu Serafina chez Bambara, Leslie chez Kiwi Jr, Emily chez Clem Snide, Mathilda chez Nada Surf, entre autres. A croire que la mode est en train de revenir.

Dernier exemple en date, les floridiens de Surfer Blood qui pour le lancement de leur nouvel album 'Carefree Theatre', ont dévoilé Karen, une courte et belle déclaration d'amour pop où l'on peut entendre ce genre de jolies choses : « Birds fly for hours, all through the night, just to sleep outside your house on power lines ».

Album : Carefree Theatre
Année : 2020
Label : Kanine Records


En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (YouTube, Qobuz), Karen de Surfer Blood est également en écoute ci-dessous :



Le clip de Karen de Surfer Blood :



mercredi 25 janvier 2017

Car Seat Headrest - Teens of Denial [Matador]

Alors oui, je sais, on vous a sûrement déjà ressassé les oreilles avec cet album là. A quoi bon donc en parler dans ces pages alors que 2017 a ouvert ses bras et que 'Teens of Denial' est sorti en juillet 2016 ? Parce qu'il mérite qu'on en dise à nouveau le plus grand bien. Et parce que des albums comme cela, on n'en trouve pas à tous les coins d'un label.

Mais qui sont donc les Car Seat Headrest ? Avant tout, ce groupe est le projet d'un seul homme Will Toledo, jeune et prolifique américain de 24 ans, qui a enregistré en l'espace de 3 ans pas moins de 11 albums dans son coin (et tous en écoute sur bandcamp, voir plus bas). Des disques lo-fi et brinquebalant, entre bedroom pop et garage-car (oui, certains de ces disques ont été enregistrés dans sa voiture, d'où Car Seat Headrest, littéralement « appuie-tête de voiture »), évidemment très Do It Yourself.

Repéré par Chris Lombardi de Matador Records (excusez du peu), Will Toledo signe en 2014 sur le label des Yo La Tengo, Liz Phair et autres Pavement. Mais Matador veut faire les choses bien et croit beaucoup en son nouveau poulain - et il y a de quoi. Ainsi, plutôt que brûler tout le potentiel du bonhomme et histoire de présenter à un plus large public, il le laisse ré-enregistrer à l'automne 2015 certaines de ses premières compositions. 'Teens of Style' parait, le disque ne souffre pas d'avoir perdu son côté DIY et le garçon se fait un nom. Car Seat Headrest s'enrichit alors de trois membres pour donner plus de corps à sa musique et à ses ambitions et embraye un an plus tard avec son premier album pour un label, 'Teens of Denial'.

Prévu en mai dernier, il voit sa sortie repoussée à cause d'un Rick Ocasek (leader de The Cars) pas vraiment complice qui lui reproche un sample non-clearé de son titre Just What I Needed (et ce n'est pourtant pas faute à Matador et à Car Seat Headrest d'avoir fait les démarches en ce sens, de longs mois avant). Rappel de tous les disques déjà envoyés à travers tout le pays, destruction de ceux-ci, réenregistrement et changement de titre pour la chanson incriminée (de Just What I Wanted/Not Just What I Needed, elle devient Not Just What I Needed, même si l'influence reste manifeste). Deux mois plus tard, 'Teens of Denial' voit officiellement le jour. Et met une baffe à beaucoup, et en premier lieu à l'auteur de ses lignes.

En 12 titres, Car Seat Headrest, porté par une production moins lo-fi que ses précédents enregistrements et particulièrement bien vue, assène dès les premières secondes de l'album un riff diabolique qui donne le ton (Fill in the Blank). La suite ne dévie pas de la trajectoire. Étirant ses morceaux comme jamais sans pour autant les rendre ennuyeux ou sans arriver à leur trouver une porte de sortie, Car Seat Headrest affiche ses ambitions, rappelle à lui Pavement (Destroyed by Hippie Powers notamment mais pas que), Nada Surf (la construction de Drunk Drivers / Killer Whales et cette façon d'amener et d'hurler le refrain), Sebadoh et autres groupes du genre. Il en profite même pour piquer aux Doors la guitare de leur L.A. Woman (Connect the Dots (The Saga of Frank Sinatra)).

Contant avec une voix trainante des histoires d'une jeunesse désabusée, qui s'ennuie, qui s'emmerde, qui se foire et qui ne trouve même plus son remède dans l'alcool et la drogue, Car Seat Headrest compose ici aussi bien des hymnes rock (Drunk Drivers / Killer Whales) que des balades à fredonner à tue-tête (fameux « drugs are better, drugs are better with friends are better, friends are better with drugs... » sur (Joe Gets Kicked Out of School for Using) Drugs With Friends (But Says This Isn't a Problem) ou tout simplement tuantes (les 11mns parfaites de The Ballad of Costa Concordia qui rappelle Okkervil River dans sa première partie).

Brillant album, à tous les niveaux, 'Teens of Denial' est une vraie révélation pour votre serviteur. Sans doute le disque le plus écouté 2016, cet album de Car Seat Headrest pose toutefois quelques questions : ce projet restera t-il celui de Will Toledo qui, tel un Eels, ferait tourner les membres autour de lui ? Intitulera t-il tous ses prochains albums Teens quelque-chose ? Quand reviendra t-il ? Après 12 albums et une compilation, a-t-il encore des choses à dire ?
Une chose est sûre cependant : quoi qu'il en dise sur les derniers mots de Joe Goes To School qui cloture ce 'Teens of Denial', Car Seat Hedarest n'est en aucun cas une simple « tourist attraction ». J'ai même comme l'impression qu'on vient d'en prendre pour un moment. Tant mieux. (Sortie : 20 mai 2016)

Son :
'Teens of Denial' de Car Seat Headrest est en écoute (partielle) sur le bandcamp du groupe
'Teens of Denial' de Car Seat Headrest est à l'achat, toujours sur le bandcamp du groupe
'Teens of Denial' de Car Seat Headrest est également en écoute sur Spotify et Deezer

Les 11 premiers efforts de Car Seat Headrest sont en écoute sur son bandcamp
On y trouve également la « compilation » 'Teens of Style'

Enfin, pour en savoir plus sur l'histoire de Car Seat Headrest, pré 'Teens of Denial', cet article de Rolling Stones US est à lire.


Beaucoup de choses à écouter aujourd'hui et à voir de ce 'Teens of Denial' de Car Seat Headrest. Tout d'abord, Drunk Drivers / Killer Whales, hit en puissance (en écoute également dans les lecteurs Spotify et Deezer à gauche). Ensuite, Vincent et son intro parfaite.





Pas plus de titres de disponibles sur le bandcamp de Car Seat Headrest ? Rabattons nous donc sur les clips. Tout d'abord Fill in The Blank qui ouvre parfaitement ce 'Teens of Denial' (ah ce riff) :


Ensuite, le clip de Drunk Drivers / Killers Whales, longue balade sur le bitume et sur l'eau :


Enfin, le clip de Vincent, évidemment édité (l'originale fait 7'45'', voir plus haut) :