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lundi 4 avril 2022

[Track of The Day] Get Well Soon - I Love Humans

A la réécoute, 'LOVE', le dernier album de Get Well Soon qui avait marqué mes oreilles, n'a pas si bien vieilli. Et la force pop qui avait animée mes premières écoutes était retombée comme un soufflet. Alors, même si 'Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon' reste un premier album toujours remarquable et recommandable quinze après, évitons de tirer des conclusions trop rapides sur ce 'Amen', sixième album du groupe allemand, qui a autant de qualités (orchestrations soyeuses) que de défauts (une unité difficile à trouver et une incapacité à décider sur quel pied danser). Et concentrons-nous sur I Love Humans, chanson majestueuse, placée en troisième position et climax évident du disque.

I Love Humans est une chanson de près de six minutes, au souffle épique, avec des choeurs en soutien de la voix de Konstantin Gropper qui montent si haut dès les premières secondes qu'ils en sont vibrants. Et puis il y a ce ce deuxième couplet qui ramène toute la cavalerie dans une sorte de grande messe pop baroque estampillée 70s qui fait pétarader du cuivre à tout va. Le genre de chansons que beaucoup se damneraient à pouvoir composer.
 
Album : Amen
Année : 2022
Label : Virgin

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En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Bandcamp, I Love Humans de Get Well Soon est également en écoute ci-dessous :
 
 
Autre extrait d''Amen' de Get Well Soon, voilà My Heart Is My Home, chanson efficace au possible mais qui résume à elle seule le manque d'unité de l'album :
 

mercredi 2 décembre 2009

[Track of The Day] Get Well Soon - 5 Steps 7 Swords

Le plus poppy des songwriters allemand, Get Well Soon, est de retour. Chouette nouvelle! Deuxième album, toujours chez City Slang, à paraitre le (soyons précis) 25 janvier prochain.
Il aura pour nom 'Vexations'. Une première chanson est apparue: 5 Steps 7 Swords. Un titre qui traite, selon l'auteur, de notre incapacité à gérer ce qui nous arrive après notre mort. Tout un programme.
En tout cas, Konstantin Gropper, tête pensante du groupe à la frange toujours impeccable, reste dans la veine de son premier album: baroque, limite héroïque sur certains passages voire même cinématographique. Et c'est tant mieux. 

Album: Vexations 
Année: 2010 
Label: City Slang

Ce 5 Steps 7 Swords de Get Well Soon est à télécharger gratuitement et légalement en cliquant ici.

lundi 15 février 2016

[Track of the Day] Get Well Soon - Eulogy

Bien que grand fan de son premier album (l'épatant 'Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon'), je n'ai bizarrement pas suivi les aventures suivantes de Konstantin Gropper (à un single près), leader et maître absolu de Get Well Soon. Et pourtant, en 9 ans d'activité, l'allemand n'a pas chômé.

Parti de City Slang, Get Well Soon arrive chez Caroline International et dévoile son quatrième (déjà) album, en prélude à une tournée européenne fournie (et qui passera par la France à Paris, Tourcoing, Lyon, Annecy et Grenoble) : 'LOVE'.

Oui, les majuscules sont de rigueur. Car ici, sur les 11 chansons qui composent ce 'LOVE', Get Well Soon ne parle que d'amour ; aussi bien de joie, de souvenirs émus, de lien indéfectible, que de cœurs brisés, de vie détruite ou sentiments confus.

Véritable hymne pop tant Get Well Soon propose des chansons très orchestrées, enlevées et efficaces (Eulogy en écoute aujourd'hui, mais aussi It's a Catalogue, It's Love ou Marienbad et sa conclusion puissante) qui ne sont pas sans rappeler Arcade Fire (It's a Mess).
Et quand il ralentit le tempo, Get Well Soon rend un bel hommage (voulu ou non, telle est la question) à Sun Kil Moon et Mark Kozelek (33, sans doute la chanson la plus triste de ce 'LOVE').

Construit autour du thème unique et central de l'histoire musicale, ce nouvel album de Get Well Soon dégage une force pop incroyable. Espérons qu'il rencontre quelques cœurs abîmés ou heureux sur son chemin.

Album : LOVE
Année : 2016
Label : Caroline International

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En plus de Eulogy, en écoute dans le lecteur 8tracks à gauche de ce papier (plus en écoute malheureusement), deux titres est également en écoute ci-dessous : It's a Catalogue et It's Love, glauque à souhait, comme une représentation de l'histoire horrible de Natascha Kampusch :





vendredi 1 mai 2009

[Track of The Day] Ariel Ramirez - Kyrie (Vidala-baguala)

Get Well Soon a sorti un album formidable l'an passé, dont je ne me lasse toujours pas, 'Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon'. Get Well Soon est en tournée en France ces jours-ci (pour les lyonnais, c'est au Kao que ça se passe, lundi 4 mai prochain, avec Dear Reader en première partie. Infos ici ou ). Get Well Soon a énormément de talent et beaucoup de charisme.
Mais Get Well Soon (de son vrai nom Konstantin Gropper) ne serait-il pas un fieffé coquin à ses heures perdues? C'est un certain Odilon qui avait soulevé le lièvre. Une de ses chansons, People Magazine Front Cover, serait un tant soit peu "pompé" un titre du folklore argentin, Kyrie, composé par Ariel Ramirez au début des années 60.
Après écoute, il faut bien admettre que Get Well Soon n'a pas fait semblant effectivement. Certes le rythme n'est pas le même, mais les deux titres se ressemblent énormément mélodiquement parlant. L'intro est d'ailleurs à ce propos saisissante.
Ceci ne remet nullement en cause les qualités de Get Well Soon et de son album en tous points magnifique. Mais cette discrète bizarrerie a quand même le don d'interloquer. 

Album: Misa Criolla 
Année: 1963 
Label: Milan

Histoire de bien pouvoir comparer les deux titres, un petit lecteur grooveshark avec l'inspirateur suivi de l'inspiré (malheureusement plus en ligne).

mardi 12 mai 2009

Dear Reader – Replace Why With Funny [City Slang]

C'est fou comme on peut avoir des préjugés un peu stupides. Quand j'ai entendu parler pour la première fois de Dear Reader il y a quelques semaines (et notamment grâce à Pitseleh), la seule chose qui m'a sauté aux oreilles était... qu'ils étaient sud-africains. Et bizarrement, cela m'a un peu repoussé. J'ai tout de suite pensé que ce groupe devait naviguer quelque part dans les eaux troubles de la world music, style musical qui m'est totalement inconnu et pour lequel - tout au moins pour le moment - je n'ai aucune (ou presque) affinité.

Quelle erreur. Un plantage en beauté. Une écoute, une simple écoute des deux premières chansons de ce 'Replace Why With Funny' aura suffit à me confronter à mes contradictions. Car cet album là, le premier pour le trio sous ce nom là (Harris Tweed c'est Dear Reader avec un membre en plus), est un disque pop d'une beauté rare en cette année 2009. Un enchaînement de douceurs pop, extrêmement bien arrangées, où le banjo succède aux violons, où la guitare prend appui sur une batterie raffinée, le tout toujours soutenu par des chœurs envoûtant.

Rappelant aussi bien Emmy The Great (le grain de voix de Cherilyn MacNeil n’est pas si éloigné de celui de l’auteur de ‘First Love’, comme sur Great White Bear) que Fiona Apple (ces élans vocaux quand elle prend d’assaut son piano. Voir Never Goes), mêlant et mariant avec un touché divin des titres tantôt nerveux (Out Out Out), tantôt énergique (Way of The World, tube en puissance) et souvent délicats (Bend, Release Me), touchant parfois au sublime avec The Same, grande chanson de pop orchestrale, ‘Replace Why With Funny’ est un premier disque terrifiant de beauté, pleins de chansons aux contours sereins mais à la réalité triste.

Il y a huit jours, ils étaient sur la scène du Kao à Lyon, en première partie de Get Well Soon. Et si le set de Konstantin Gropper était plus qu'honnête, je n'ai eu d'yeux que pour la première partie. Ce trio charmant de Johannesbourg, véritable révélation pop de mon printemps 2009. (sortie: 20 février 2009)

Son:
Myspace (6 titres en écoute de ce 'Replace Why With Funny')
Site officiel


Deux chansons en écoute (j’aurais osé, j’en aurais mis deux de plus). La première, Great White Bear, est une douceur incroyable qui explique où se réfugier quand rien ne va (à savoir : dans le ventre d’un ours polaire!) et la seconde, The Same, où la mélodie est assurée essentiellement par des chœurs, malheureusement plus en écoute ici mais et .

Et pour finir, le clip de Dearheart, le premier single extrait de ce ‘Replace Why With Funny’:


jeudi 11 septembre 2008

Get Well Soon – Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon [City Slang]

Vous avez déjà imaginé ce que pourrait donner une réunion, dans un même lieu (disons un studio d’enregistrement pour être original) d’Arcade Fire, Beirut, The National, Venus, Arab Strap et Radiohead, qui n’auraient alors qu’un seul but en tête : enregistrer un disque en commun et qui leur ressemble à tous ? Hormis le fait que cela pourrait tourner rapidement en une guerre de tranchées et d’égos assez délicate à gérer, cette assemblée aurait une chance d’accoucher de quelque chose qui ressemblerait à ‘Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon’, le premier album de Get Well Soon.

Get Well Soon. Le groupe d’un seul homme, Konstantin Gropper, multi instrumentiste de 25 ans, qui suit des études de philosophie (ce qui se ressent beaucoup dans les paroles de l’album) à Berlin. Qui après quatre Eps – passés inaperçus, en tout cas du côté d’I Left Without My Hat – et deux années à travailler dessus, sort enfin son premier disque, et chez City Slang s’il vous plaît!

Un premier opus aux mélodies qui font mouche. ‘Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon’ est une très grande réussite, une de celles qui figureront tout en haut de mon top de fin d’année. Un disque riche. Très riche. D’influences – essentiellement celles citées plus haut – parfaitement digérées et qui n’étouffent pas l’inspiration de son auteur ; d’arrangements délicats ; de cordes et de cuivres divins ; de quatorze titres et d’une heure (pile !) de musique, mais qui s’avèrent tout sauf un tue-le-disque, comme trop souvent avec les albums qui ne veulent jamais finir.

Au fur et à mesure que l’album s’égrène, on retrouve dans cet album taille patron la trompette de Beirut, la folie d’Arcade Fire, la voix de Thom Yorke, la pop belge de Venus, les mélodies de The National, les ambiances contemplatives de certaines musiques de film et un peu de musique classique. Un melting-pot déroutant mais assumé, qui navigue entre pop, rock, musiques d’Europe de l’Est et post-rock. Toujours avec ce souci mélodique et de l’arrangement parfait. A tomber on vous dit. (sortie : 18 janvier 2008)

Son :
Site officiel
Myspace (six titres de ‘Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon’ dont la reprise d’Underworld, Born Slippy)

Deux titres en écoute : Christmas In Adventure Parks et son banjo entêtant, et We Are Safe Inside While They Burn Down Our House, un titre que Radiohead auraient pu écrire s’ils ne s’étaient pas endormis sur leurs lauriers (malheureusement, plus en écoute).


Et pour finir le clip de If This Hat Is Missing I Have Gone Hunting, datant de 2007 (peut-être le morceau au plus grand potentiel de single, titre qui prouve surtout que je ne suis pas le seul à avoir des problèmes de chapeau), ainsi que celui de Witches! Witches! Rest Now In The Fire:

Get Well SoonIf This Hat Is Missing I Have Gone Hunting




Get Well Soon Witches! Witches! Rest Now In The Fire



jeudi 25 décembre 2008

Top 50 'Albums 2008': 30-11


Afin de rendre le tout plus lisible et moins lourd, voilà la partie 2, les albums classés de la place 11 à la place 30.
Et toujours, en bas, un lecteur qui reprend un titre de chaque album présenté ci-dessous.



30. Why? – Alopecia [Anticon]
J’ai du mettre huit mois à comprendre ce disque. Tout du moins à l’aimer. Restant sur l’exceptionnel ‘Elephant Eyelash’ (pour moi un des plus grands disques pop des années 2000), je ne m’attendais surement pas à autant de lenteur et de noirceur. C’est sûrement cela. Car mis à part un ou deux singles, le tout m’ennuyait. Et puis là, ces derniers temps, j’ai retenté ma chance. Et force est de constater que j’avais totalement tort. Non, Yoni Wolf n'est pas mort et continue de sortir de grandes compositions. Ce disque n’a peut-être pas à mes yeux la grandeur de son prédécesseur, mais il n’en est pas loin. Très habité, torturé, Why? gagne en profondeur et sort une sorte de synthèse entre le côté volontairement bancal d’’Oaklandazulasylum’ et le côté pop d’’Elephant Eyelash’. Grand album.
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29. Pumice – Quo [Soft Abuse]
Voilà à quoi cela sert de ne pas aller trop vite en besogne en fin d'année. Découverte de fin d’année, le nouvel album Pumice, artiste néo-zélandais, dont j’avais adoré le précédent ‘Peebles’, est une nouvelle fois une réussite. Pop déglingo, rock 60s noisy, le tout lo-fi à mort, avec un côté mélodieux plus prononcé que sur le disque précédent. Un régal.
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28. Tobacco – Fucked Up Friends [Anticon]
Un peu de lo-fi, beaucoup de synthés, du sample, des sons analogiques comme s'il en pleuvait, un background hip-hop mais une ambition pop, un délire psyché, un Aesop Rock qui vient poser - alors que ce 'Fucked Up Friends' est essentiellement instrumental, un album sacrément euphorisant, des clips qui démoulent. Bref, dans la galaxie hip-hop, Anticon reprend du poil de la bête avec ce Tobacco. Et sacrément même.
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27. Styrofoam – A Thousand Words [Nettwerk]
Depuis le premier et unique album des Postal Service, il me manquait mon apport annuel d’electro-pop-cheap. 2008 m’aura apporté mon palliatif avec Styrofoam, belge de son état, ami de Ben Gibbard et Dntel (avec qui il a déjà collaboré). Un disque qui a de nombreuses accointances avec ‘Give Up’ et qui fait plaisir à entendre. Du tubes à tous les étages et une cohérence tout du long.
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26. Titus Andronicus – The Airing of Grievances [Troubleman Unlimited]
Alors qu'XL s'apprête à rééditer l'album et lui faire connaître une sortie mondiale, il faut que je dise tout le bien que je pense de cet album: ce 'The Airing of Grievances' a de faux-airs des premiers albums de Bright Eyes - quand Conor Oberst composait des titres à fleur de peau surlesquels il appréciait éructer - voire même de Kimya Dawson sur une chanson. De l'indie rock-punk-folk en gros. Et de bon aloi.
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25. ¡Forward, Russia! - Life Processes [Cooking Vinyl]
Deuxième (et dernier, le groupe a splitté depuis) album des ¡Forward, Russia!, moins brutal que le premier. Un disque qui prend son temps pour amener l'auditeur à point avant de le prendre à la gorge à coups de déferlantes de riffs et de ne plus le lâcher. Un album qui s'autorise quelques dérapages réussis vers le post-rock. Un 'Life Processes' qui, sans une production aussi "lisse" sur Welcome to the Moment (the rest of your life), le titre qui ouvre l'album, aurait fini tout en haut des charts de fin d'année. Il n'en est finalement pas très loin.
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24. Foals – Antidotes [Transgressive]
Sorte de mix entre The Rapture, Battles et les !!!, les Foals sortent un premier album absolument irrésistible, qui fait lever la tête et donne envie de bouger beaucoup plus. Les titres s'enchaînent, la basse sautille, la rythmique est implacable: Ça sonne ça sonne ça sonne. Et ça envoie sévère. Ces anglais sont des dj à gratte.
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23. Fleet Foxes - st [Sub Pop]
J'ai mis du temps à rentrer dedans. Je ne trouvais pas ce que, justement, tout le monde leur trouvait. Et j'estimais que la hype était démesurée. Et puis un soir, les yeux embrumés, la voix rocailleuse, un mouchoir à la main, j'ai retenté ma chance, une dernière fois. Juste pour voir. Et j'ai vu la lumière. Cet album est somptueux, ce groupe est divin. En fait, c'est juste magistral, produit à la perfection. Rien d'extraordinaire de prime abord. Mais en fait, si c'est à tomber par terre et à la renverse... Du folk pastoral à vous rendre fou de dieu.
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22. Dan Le Sac Vs Scroobius Pip – Angles [Sunday Best]
L’un ressemble à un geek à rouflaquettes. L’autre a de faux-airs de Will Oldham et de Sage Francis avec sa longue barbe. Ils viennent tous deux d’Angleterre et forment Dan Le Sac Vs Scroobius Pip, duo un peu taré, très ironique, aux idées barjots et aux textes saisissants, où, entre pop, electro et hip-hop, leurs cœurs balancent.
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21. Noah and The Whale - Peaceful, The World Lays Me Down [Cherrytree]
Un album de pop folk, entre Beirut, Micah P. Hinson, Jens Lekman et Adam Green (pour la voix). Beau disque, mélodieux dans tous les coins, de ces londoniens de Twickenham, pleins de clapping, chœurs et cordes qui pleurent. Clairement une de mes découvertes de l'année.
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20. Son Lux - At War With Walls And Mazes [Anticon]
La musique de Son Lux (Ryan Lott pour les intimes) est pesante, oppressante, doit autant à la pop qu'au hip-hop, mais est surtout d'une beauté froide. Très mélodique, masquée par un brouillard de basses, la musique de Son Lux se révèle au fur et à mesure des écoutes. Et prouve qu'elle a tout d'une grande.
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19. Autistic Daughters - Uneasy Flowers [Kranky]
Très bel album que celui-là. Une sorte d'histoire racontée avec en fond musical une musique expérimentale qui ne l'est pas tant que ça, guidée qu'elle est par une idée directrice et quelques belles mélodies. Un album court (36' pour 7 titres), une ambiance sombre et pesante mais un résultat des plus touchant et enivrant et qui rappelle beaucoup Tanakh par moments.
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18. Get Well Soon – Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon [City Slang]
Premier album d'un multi-instrumentiste de talent, Konstantin Gropper, 'Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon' est un disque d'une richesse folle, aussi bien au niveau des influences (il y en a beaucoup, mais elles ne sont pas un obstacle à la qualité de ce disque), des arrangements (divins!) que des mélodies troussées à merveille. Pop, rock, post-rock, mâtiné de musiques de l'Est: c'est un vrai régal. Un des grands disques, inspirés, de 2008.
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17. Okkervil River - The Stand-Ins [Jagjaguwar]
Ce qui ressort à l'écoute de ce nouvel album des Okkervil River c'est qu'on a enfin retrouvé la bande à Will Sheff. Vraiment je veux dire. Non pas que les quelques précédents albums soient mauvais. Juste qu'ils manquaient un petit quelque chose pour que je sois totalement convaincu. Suite de 'The Stage Names', 'The Stand-Ins' est un concentré de folk-rock (géant Lost Coastlines) de folk, de pop et d'Americana. Peut-être rarement aussi inspirés les Okkervil River.
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16. Girl Talk – Feed The Animals [Illegal Art]
Gregg Gillis est plus connu sous le nom de Girl Talk. Son style? Une utilisation sur-massive de samples de tous bords (pop, rock, electro, hip-hop, mainstream) et un mash-up de tout cela. Sur son quatrième album, ils utilisent plus de 300 (!!) samples très courts; et il y en a pour tous les gouts: du Sexy Boy de Air au Gimme More de Britney, du Purple Haze de Jimi Hendrix au Paranoid Android de Radiohead en passant par Ice Cube, Spank Rock, The Cure, Queen, Of Montreal, The Velvet Underground ou Prince. Le mix de l'année, une relecture originale et euphorique de l'histoire de la musique contemporaine; et l'album le plus bandant de l'année, largement.
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15. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band – 13 Blues for Thirteen Moons [Constellation]
Ce n’est pas avec leur tout nouveau ‘13 Blues for Thirteen Moons’ que je vais changer d’avis sur Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band et cracher sur leurs longues mélopées enflammées. Non, bien au contraire car ce disque, s’il suit la ligne directrice du groupe depuis (plus ou moins) ses débuts, se pare d’une couleur noire assez saisissante, d'un noise destructeur et d'une tension à couper au couteau. Plus que jamais un des groupes essentiels des années 2000.
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14. Aidan Baker & Tim Hecker – Fantasma Parastasie [Alien8]
Aidan Baker et ses 113 sorties discographiques en 8 ans (!) s'acoquine avec Tim Hecker le temps d'un album à la texture sonore incroyable et qui a pour but de construire une cathédrale sonique absolue. 'Fantasma Parastasie' est un disque tout en apesanteur, fait de déluge de riffs, de drones contemplatifs et d’électro ambiante. Un chef d'œuvre du genre.
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13. Cloud Cult – Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes) [Rebel]
Un an presque jour pour jour après ‘The Meaning of 8’, le groupe mené par le couple Minowa revient avec un sixième album, ‘Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes)’, qui tranche avec son (voire même ses) prédécesseur. Si Cloud Cult restent les mêmes (pop tourmentée, baroque, endiablée, déjantée aux passages lo-fi, aux pointes d’électro, et ces contre-pieds constants dans chaque morceau), ils la jouent cette fois plus simple. Semblant s’éloigner de la mort du fils Minowa qui pèse tant dans les paroles du groupe et sortant une pochette moins hideuse que ses devancières, Cloud Cult pond un disque d’une petite quarantaine de musique pour treize titres et ramène le piano sur le devant de la scène. En resserrant le tout, il devrait convaincre ceux qui avaient (les fous !) trouvé l’album trop long, trop plein. Cette fois, tout est clair, concis : chaque titre est un single possible. Et l’album est d’une qualité une nouvelle fois étonnante.
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12. Pivot – O Soundtrack My Heart [Warp]
Mix entre une electro à la Autechre, Battles et les !!!. Le tout, uniquement instrumental. De la batterie, une basse bien funky (froide) et des nappes. Voilà en gros 'O Soundtrack My Heart', premier album sur Warp de Pivot. Un disque très cohérent et homogène. Totalement euphorisant, assurément addictif, il faut écouter Pivot.
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11. Malcolm Middleton – Sleight of Heart [Full Time Hobby]
Loin de son électrique ‘A Brighter Beat’, Malcolm Middleton met les choses à plat et au calme, presque en acoustique, convie Paul Savage (feu Delgados) à la batterie, Barry Burns (Mogwai) au piano, rappelle Jenny Reeve pour les chœurs féminins, reprend joliment Jackson C. Frank et pond une des chansons d'amour déçu les plus déchirantes qu'il m'a été donné d'entendre (Love Comes In Waves). Somptueux de bout en bout.
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Ci-dessous, un lecteur reprenant une chanson de chacun des albums cités ci-dessus. Classées de 30 à 11. Bonne(s) écoute(s)!