Album : -
Année : 2016
Label : Riviera / Barclay
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Ce papier est donc le dernier de ce bilan annuel. Les derniers pelletées de terre sur l'année 2020. Il manquait 20 albums pour arriver à 40, les voilà. Les meilleurs, ou tout au moins ceux qui m'auront le plus chamboulé.
Mais avant, comme le veut la coutume, allons voir chez les voisins et autres cousins d'Amérique si le top est bon (je peux vous l'assurer, il l'est) :
- La belle sélection des albums de l'année de Marc à lire sur Esprits Critiques
- Le toujours précieux Top 100 de The Quietus
- Le top 10 de la rédaction de Sound of Violence
- Les sorties essentielles de l'année des non moins essentiels Bandcamp
- Le top 10 de l'indispensable Lyle de Dans le Mur du Son
Vingt disques disions-nous. Au programme, de la pop orchestrale, baroque et barrée, du shoegaze, du post-punk bricolé, du noise éclatant, des collages par-ci, de la folk-pop par là, des découvertes tardives mais impressionnantes, un live monumental, le disque que Jeff Buckley aurait sans doute pu écrire, des guitaristes sans guitare, de la pop française lettrée et synthétique, du cool pas surjoué, de la jangle-pop étouffée. Et deux premiers de cordée très difficile à départager. Bref, La crème de ma crème sous mon chapeau, à découvrir ci-dessous (avec, au bas du billet, des lecteurs streaming avec une chanson de chacun des disques évoqués). Bonne lecture et bonne écoute !
Bilan 2020 :
Top 50 « Chansons »
Top Albums : 40-21
Top 15 « 7", 12", Ep, Compilations & Rééditions »
06. The Reds, Pinks and Purples - You Might Be Happy Someday [Tough Love]
Malgré
ses allures de mini-album (8 titres, 24 mns), cet album de The Reds,
Pinks and Purples de Glenn Donaldson est sans conteste un des plus beaux
disques sortis en 2020. Porté par une très belle pochette (qu'on
croirait être un dessin tant elle est colorée et calibrée), il déroule
derrière des textes qui ne respirent pas le bonheur une jangle-pop
mélancolique et torturée qui rend tout chose.
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05. Sports Team - Deep Down Happy [Big Desert / Island Records]
Aussi
anglais qu’américain, ce premier album - attendu - des six Sports Team
est rempli d’une légion de tubes potentiels (au premier rang desquels Here’s The Thing)
de la part d’un groupe qui parle de tout, de rien et qui n’en a surtout
pas grand chose à foutre. Sans conteste l’album le plus cool de
l’année.
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01. Caleb Landry Jones - The Mother Stone [Sacred Bones]
'The Mother Stone' est une œuvre gargantuesque, dérangée, déjantée, mais qui ne lâche jamais son fil d’Ariane mélodique. Si tout est ici extravaguant, rien n’est expérimental. Un disque pop et de folk, de rock, de psychédélisme et de glam, fait de rupture, d’orchestrations travaillées, de refrains alambiqués, de chants extatiques et de cris perturbés. Caleb Landry Jones y conte (et en bon acteur, y joue) des histoires cryptiques, difficiles à suivre, sans doute celles d’un homme seul, faites de souvenirs, de choix regrettés, de digressions impromptues et de désespoirs éternels. Ce disque est une sorte de balade dans le Desolation Row de Bob Dylan : un monde (de) freaks, des histoires banales mais tristes, des peines qu’on arrive pas à dépasser. Et au-dessus de tout cela, une musique baroque, chaotique, qui exagère parfois autant qu’elle prend son temps pour distiller ses mélodies. De la grandeur et beaucoup de décadence en somme.
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Bilan 2020 :
Top 50 « Chansons »
Top Albums : 40-21
Top 15 « 7", 12", Ep, Compilations & Rééditions »
Comme expliqué plus haut, vous trouverez ci joint un lecteur Spotify et Deezer comptant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus (et dans l'ordre du classement, soit de 1 à 20). Bonnes écoutes !
Après trois albums (dont deux, 'Le Tunnel Végétal' et 'Au Paradis', peuvent être qualifiés d'immenses) sous le nom de scène Thousand, Stéphane Milochevitch a décidé d'amorcer un virage dans sa carrière et d'abandonner son pseudo de toujours pour se lancer sous son vrai patronyme. Mais, soyez rassurés, le changement n'est finalement qu'administratif, tant les qualités de compositeur et de parolier de notre homme n'ont pas bougé.C'est en tout cas ce que laissent à penser les deux premiers extraits de 'La Bonne Aventure' (le 13 octobre prochain, évidemment chez Talitres), dont Mustang du 26 (en écoute aujourd'hui). Sans doute la première chanson française depuis Je T'aime Le Lundi d'Edouardo à énumérer les jours de la semaine, tout en étant dans le genre infiniment plus proche du Friday I'm In Love de The Cure (fort heureusement).
Mais au-delà du clin d’œil, Mustang du 26 est un morceau qui voit Stéphane Milochevitch continuer à creuser son sillon d'une très belle pop à la française, où se côtoient mélodies accrocheuses et arrangements fins et léchés, sur lesquels vient se poser cette voix presque éraillée et éteinte, qui parle plus qu'elle ne chante, et des textes toujours riches et lettrés, où chaque mot semble soupesé et où aucune rime n'est laissée au hasard, et d'où émane une belle poésie.
Quitte à bien faire les choses, voilà le premier single de 'La Bonne Aventure' de Stéphane Milochevitch, Comme Un Aigle :
Le week-end dernier j'ai enfin pris le temps de regarder le documentaire consacré à Laurel Canyon, ce quartier sur les hauteurs de Los Angeles qui à partir du milieu des années 60 et pendant une petite dizaine d'années aura été le théâtre d'une effervescence musicale - peut-être - sans précédent. Un très bon et beau documentaire où on se rend compte de la profusion des talents qui vivaient au même endroit, chez les uns, chez les autres, de Zappa aux Byrds, de Neil Young à David Crosby et leurs compères Stephen Stills et Graham Nash, de Joni Mitchell aux Papas and The Mamas, en passant par Love ou Jim Morrison et ses Doors (et j'en oublie, forcément).Est-ce que Lael Neale se serait sentie à son aise à Laurel Canyon ? Ce n'est pas impossible, ne serait-ce qu'en regardant la pochette de ce single et en l’écoutant définir Every Star Shivers in the Dark (sa dernière chanson en date, la première pour Sub Pop) comme « une ode à Los Angeles qui m'a toujours semblé être les faubourgs du Paradis ». Un titre porté tout du long, en plus de la voix de Lael Neale et d'une rythmique discrète, par un orgue qu'on dirait divin. Très belle mise en bouche.
Il était une fois l’histoire de deux jeunes femmes dont la cuisine était la passion. Vu que Saint Euphrosyne (le patron des cuisiniers) et Saint Honoré (le patron des pâtissiers) avaient eu la bonne idée de se pencher sur leurs berceaux respectifs lors de leur arrivée dans ce bas monde, elles avaient hérité d'un don pour faire saliver les papilles d’amis, de parents, de cousins ou de parfaits inconnus.

