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jeudi 18 juin 2020

[Track of The Day] Michael Stipe & Big Red Machine - No Time For Love Like Now

Avec quelques défauts mais plein de qualités, le premier album - éponyme - de Big Red Machine avait eu son petit effet sur l'auteur de ces lignes. Nous étions en 2018 et le projet de Justin Vernon (Bon Iver) et Aaron Dessner (The National) avait accouché de quelques beautés, dont People Lullaby, une toujours aussi belle chanson.

Deux ans plus tard, le duo est sur la voie d'un deuxième album, qu'ils travaillent depuis quelques mois déjà. Un jour, les Big Red Machine firent écouter quelques démos à Michael Stipe, ancien chanteur de R.E.M.. Emballé par ce qu'il avait entendu, Stipe choisit une des chansons, en composa le texte avant que la crise du COVID-19, avec ses doutes sur le futur et ses légitimes remises en questions, ne lui donne une puissance encore plus forte. No Time For Love Like Now était née.

Et diable, quelle beauté ! Porté donc par un casting - indie - cinq étoiles (Aaron Dessner à la production, Justin Vernon à la guitare électrique, Bryce Dessner à l'orchestration de l'ensemble et Michael Stipe à la voix, sans oublier, tant leur importance est grande ici, Clarice Jensen au violoncelle, Yuki Numata Resnick au violon et l'alto, JT Bates à la batterie, Brad Cook au synthé et Doveman au piano), No Time For Love Like Now est une chanson magnifique, mélancolique, au tempo métronomique qui ne se départit jamais de son rythme initial, où les cordes sont d'une belle justesse et où la voix de Michael Stipe, toujours aussi magnifique, ne semble pas connaître les affres de l'âge tant on dirait qu'il l'a enregistrée il y a 30 ans.

Reste la question : No Time For Love Like Now est-elle une nouvelle chanson de Big Red Machine ou un troisième morceau solo pour l'ancien chanteur de R.E.M. ? Finalement, un peu tout cela à la fois.

Album : -
Année : 2020
Label :  37d03d


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, No Time For Love Like Now de Big Red Machine avec Michael Stipe au chant, est également en écoute ci-dessous :


Le clip de No Time For Love Like Now de Big Red Machine et Michael Stipe :



jeudi 19 février 2009

A Red Hot Compilation – Dark Was The Night [4AD]

Je n'aime pas les compilations. J’ai toujours trouvé ça d'une inutilité crasse. Elle représente tout ce que je peux détester : l'éloge du single, l’apologie du marketing et toute l’opposé de la création. Oh bien sûr, j’en ai bien quelques unes dans la discothèque. Un 'Greatest Hits' de Queen datant de quand je partais fortement dans les aigus, un 'Best-Of' de Chris Rea offert par une connaissance pas forcément très avisée sur mes goûts musicaux (ceci dit, je dois avouer avoir toujours eu un faible pour Road to Hell et son solo de guitare final) et quelques autres. Mais peu à dire vrai.
D’ailleurs, je me suis toujours promis qu'il fallait que j'arrête d'en acheter. Sauf que ‘Dark Was The Night’ vient tout remettre en cause.

Qu’est ce donc que ‘Dark Was The Night’? Rien de moins que la 20è compilation de Red Hot Organisation, une association de lutte contre le SIDA. Fêtant malheureusement ses 20 ans, Red Hot Organisation a mis les petits plats dans les grands pour sortir un disque le plus attractif possible, afin d’amasser le maximum d’argent.

Au programme donc un double album et surtout une liste ahurissante d’artistes plus talentueux les uns que les autres proposant, chacun, des titres inédits. Jugez plutôt : Andrew Bird, Blonde Redhead et Devastations, Bon Iver, Yeasayer, Feist en duo avec Ben Gibbard de Death Cab For Cutie (pour une reprise de Vashti Bunyan), Iron & Wine (pour un titre d’à peine une minute mais d’une beauté à couper le souffle), The Decemberists (et une balade déchirante d’émotion), Grizzly Bear (seul sur un titre et en compagnie de Feist sur un autre), My Brightest Diamond (reprenant le Feeling Good de Nina Simone), Beirut, Arcade Fire (le seul vrai raté de la compilation avec un Lenin très fadasse), Kronos Quartet (qui reprend la chanson de Blind Willie Johnson qui donne son nom à la compilation) j’en passe et pas des moindres (le tracklisting complet se trouve au bas de ce papier).

Cinq titres se détachent légèrement des 31 qui composent ce ‘Dark Was The Night’ (ils sont tous les cinq en écoute plus bas) : La reprise de Cello Song – chanson composée et chantée par le grand Nick Drake sur 'Five Leaves Left’ en 1969 – par The Books et Jose Gonzales, ou la rencontre entre cordes délicates et légère electronica ; un nouveau titre de The National, So Far Around The Bend, dans la plus pure tradition du groupe et pour une de ses plus belles compositions; Sharon Jones and The Dap Kings qui reprend Shuggie Otis et son Inspiration Information, tout de soul vêtu ; et Sufjan Stevens qui s’amuse sur You Are The Blood des Castanets, en deux parties. Une première de dix minutes, tout simplement ahurissante, où le grand timonier de la pop des années 2000 mêle pop et touches électronique pour finir dans un feu d’artifice de frissons ; puis une seconde où il n’apparaît qu’en featuring du flow de Buck 65.

Au début de ce papier, je disais donc que j’avais décidé il y a quelques années de ne plus acheter ce genre de disque. Quand ce double album est tombé dans les griffes de l’Internet, je me suis résolu à briser mon serment après avoir écouté six titres (ici, et pour même pas 15€). L’objet est beau, le but final sert une bonne cause (tous les bénéfices seront reversés à Red Hot Organisation) et la qualité et la diversité des artistes présents est terrifiante (à noter que la grande majorité de ces titres là ne seront disponible qu'ici). Best compilation ever? (sortie : 16 février 2009)

Son :
Site officiel
Myspace (Un titre de ce ‘Dark Was The Night’ en écoute)

Acheter le disque ici


Exceptionnellement et vu la durée de ce double album (plus de 2h de musique), cinq titres en écoute. Les cinq cités plus haut, tous divers et variés (et dans l'ordre du tracklisting) (malheureusement plus en écoute).The Books et Jose GonzalesCello Song (Nick Drake cover)
The NationalSo Far Around The Bend
Sufjan StevensYou Are The Blood (Castanets cover)
Sharon Jones & The Dap-Kings - Inspiration Information (Shuggie Otis cover)
Buck 65 Remix (avec Sufjan Stevens et Serengeti) - Blood Pt. 2 (Castanets cover)


Tracklisting:
Disc 1
01. Dirty Projectors et David Byrne - Knotty Pine
02. The Books et José González - Cello Song (Nick Drake cover)
03. Feist and Ben Gibbard - Train Song (Vashti Bunyan cover)
04. Bon Iver - Brackett, WI
05. Grizzly Bear - Deep Blue Sea
06. The National et Nico Muhly - So Far Around the Bend
07. Yeasayer - Tightrope
08. My Brightest Diamond - Feeling Good (Nina Simone cover)
09. Kronos Quartet - Dark Was the Night (Blind Willie Johnson cover)
10. Antony Hegarty et Bryce Dessner - I Was Young When I Left Home (Bob Dylan cover)
11. Justin Vernon et Aaron Dessner - Big Red Machine
12. The Decemberists - Sleepless
13. Iron & Wine - Stolen Houses (Die cover)
14. Grizzly Bear et Feist - Service Bell
15. Sufjan Stevens - You Are the Blood (Castanets cover)

Disc 2
01. Spoon - Well-Alright
02. Arcade Fire - Lenin
03. Beirut - Mimizan
04. My Morning Jacket - El Caporal
05. Sharon Jones & The Dap-Kings - Inspiration Information (Shuggie Otis cover)
06. David Andrew Sitek - With a Girl Like You (The Troggs cover)
07. Buck 65 Remix (avec Sufjan Stevens et Serengeti) - Blood Pt. 2 (Castanets cover)
08. The New Pornographers - Hey, Snow White (Destroyer cover)
09. Yo La Tengo - Gentle Hour (Snapper cover)
10. Stuart Murdoch - Another Saturday
11. Riceboy Sleeps - Happiness
12. Cat Power et Dirty Delta Blues - Amazing Grace
13. Andrew Bird - The Giant of Illinois (The Handsome Family cover)
14. Conor Oberst et Gillian Welch - Lua
15. Blonde Redhead et The Devastations - When the Road Runs Out
16. Kevin Drew - Love Vs. Porn

mercredi 30 août 2023

[Track of The Day] Bonnie 'Prince' Billy - Like It or Not

Ce vendredi 1er septembre, le journaliste Christophe Schenk publiera dans la collection Discogonie "Bonnie 'Prince' Billy - I See A Darkness", soit un essai sur l'album majeur de l'américain Will Oldham - le premier publié sous l'entité Bonnie 'Prince' Billy. Un disque pas là pour faire rire ni réjouir les cœurs et sur lequel on trouve la chanson titre, un des morceaux les plus sombres jamais publiés, sur lequel la mort semble rôder dans tous les coins à mesure que le barbu égrène ses paroles.

'I See A Darkness' date de 1999. Vingt-quatre ans plus tard, l'aura de Bonnie 'Prince' Billy a fini par s'émousser, lui qui fut longtemps aussi bien héros que héraut d'une scène folk/country dont il était l'un des - si ce n'est le - patrons. Pourtant, l'américain continue sa carrière, comme si de rien n'était, en publiant des albums à un rythme très régulier (au moins un tous les ans), qu'il soit seul ou en compagnie d'autres musiciens (Bill Callahan, Matt Sweeney, Bryce Dessner ces dernières années). 

Dernière sortie en date, 'Keeping Secrets Will Destroy You', sorti chez les fidèles Drag City. Et sans doute un de ses plus beaux disques récents. Un album simple, aux atours country-folk, avec sa voix et sa guitare au centre de tout, avec en soutien la voix de Dane Waters et quelques arrangements légers et léchés (quelques cordes par ci, un orgue ou un cuivre par là) souvent en périphérie, parfois plus centraux, et qui savent toujours embellir sans jamais alourdir. Un album au dénuement partiel mais délicat, souvent touchant et qui s'ouvre par une chanson tout à fait remarquable, Like It or Not (en écoute aujourd'hui), sur laquelle Bonnie 'Prince' Billy avance ses pions au fur et à mesure pour mieux lui faire prendre une bien belle ampleur.

Album : Keeping Secrets Will Destroy You
Année : 2023
Label : Drag City / Domino Records

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Like It or Not est également en écoute ci-dessous :

Autre très belle chanson tirée de 'Keeping Secrets Will Destroy You', le très dénudé Kentucky Is Water :

lundi 31 août 2020

[Track of The Day] Thousand - Jeune Femme à l'Ibis

Je ne sais pas où va Stéphane Milochevitch mais il y va. Vite et bien, sur les routes des mots et des mélodies qui font mouche. Aidé dans son œuvre par Olivier Marguerit (aka O), Emma Broughton (Orouni) ou encore Bryce Dessner (de The National, qui s'occupe ici des arrangements des cordes), l'homme qui se cache derrière l'alias Thousand, fait même mieux que 'Le Tunnel Végétal' (découverte formidable de 2018), avec 'Au Paradis', nouvel album somptueux de pop française aux contours synthétiques et eighties, aux textes à nouveau riches, lettrés, poétiques, pleins de subtilités et qui font merveille.

De toutes les chansons de ce disque, ressortons l'évident single Jeune Femme à l'Ibis (en écoute aujourd'hui), où, cerise sur une belle mélodie accrocheuse, la voix auto-tuné d'Emma Broughton en contrepoint de celle de Stéphane Milochevitch est un petit délice : « Croisé sur l’autoroute du paradis, vas-y doucement tu sais les commandes sont sensibles. Tu conduisais moi j’apprenais à fumer, "j'te jure on fumera après la mort" tu disais ».

Album : Au Paradis
Année : 2020
Label : Talitres


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Jeune Femme à l'Ibis de Thousand est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson tirée de 'Au Paradis', voilà Merle Hagard qui ouvre ce nouvel album de Thousand :



Le clip réussi de Jeune Femme à l'Ibis de Thousand :



mercredi 1 septembre 2010

[Track of The Day] Clogs - Last Song (feat. Matt Berninger)

Et Clogs se mit à chanter. A l'instar d'Eluvium, le quatuor mené par Bryce Dessner de The National, invite l'organe vocal sur son nouvel album, 'The Creatures in the Garden of Lady Walton'.

Instrumentaux jusque là, les quatre premiers albums de Clogs proposaient des mélodies recherchées, construites à base de violons, violoncelles, pianos, cuivres et autres guitares. Une sorte de pop-classique, tout dans le feutrée, tout dans la finesse, préférant le beau au clinquant, la délicatesse à la vulgarité et la facilité.

Sur 'The Creatures in the Garden of Lady Walton', Clogs invite donc un nouvel instrument à se joindre à sa musique: la voix. Et le groupe n'invite pas n'importe quoi: Shara Worden de My Brightest Diamond et Matt Berninger - qui me semble être de partout cette année - le chanteur de The National.

Résultat? Il est beau. 'The Creatures in the Garden of Lady Walton' est un disque aussi réussi que les précédents, qui voit le groupe évoluer sans se fourvoyer et dont les guests n'accaparent pas l'attention mais mettent encore plus en lumière la musique, la chose la plus importante chez Clogs. 

Album: The Creatures in the Garden of Lady Walton 
Année: 2010 
Label: Brassland

lundi 8 octobre 2012

[Track of The Day] Sufjan Stevens - Christmas Unicorn

Certes la news n'est pas très fraiche (cinq jours. Et cinq jours en Internet Time, c'est  comme célébrer la victoire de la France à la Coupe du Monde 1998 en mars 1999), mais elle mérite d'être une nouvelle fois relayée.
Comme on pouvait si attendre après quelques vidéos un brin surréalistes postées ces dernières semaines sur son site, Sufjan Stevens va donner suite au premier coffret de noël sorti en 2006.

Un second coffret compilant les volumes 6 à 10, dont certains avaient vu le jour sur le net grâce à quelques amis indélicats (rappelons que ces chansons de noël sont à la base écrites et confectionnés pour la famille et les amis de Sufjan Stevens, uniquement).

'Silver & Gold (Songs for Christmas #6-10)' (puisque c'est le nom de ce coffret) se composera donc de 5 disques, près de 60 chansons et verra la participation, excusez du peu, de Aaron et Bryce Dessner (The National), Richard Reed Parry (Arcade Fire) ou une partie de Danielson Famile, entre autres. On devrait à mon sens retrouver autant une folk classique et qui a fait le succès de Sufjan Stevens que la pop délirante de 'The Age of Adz'.

Le tout sortira le 13 novembre prochain. Et sera disponible aussi bien en version digitale, cd que lp.

Mais puisque aujourd'hui, sans extrait à offrir tu n'es qu'un salaud, Sufjan Stevens propose de découvrir ce 'Silver & Gold (Songs for Christmas #6-10)' par un premier morceau, Christmas Unicorn, qui sera la chanson numéro 58 du coffret (et surement la dernière d'ailleurs) et qui combine les deux périodes de notre homme, folk et pop futuriste.

Et attention les yeux: 12'28" au compteur, une montée progressive, presque répétitive qui se termine sur un hommage au Love Will Tear Us Apart de Joy Division avec un sublime canon de cinq minutes et totalement irrésistible.

Bref, Sufjan Stevens a abandonné son projet fou de sortir un album sur chacun des états des Etats-Unis d'Amérique. Mais il n'avait pas précisé que c'était pour mieux composer la cartographie musicale du Pôle Nord. On ne va pour autant pas s'en plaindre.

Album: Silver & Gold (Songs for Christmas #6-10)
Année: 2012
Label: Asthmatic Kitty



Christmas Unicorn est en écoute également sur le bandcamp de Sufjan Stevens. Ou en téléchargement (contre une adresse mail) ici-même.



Toutes les informations quant à l'achat ou au pré-commande de ce 'Silver & Gold (Songs for Christmas #6-10)' sont disponibles ici.

jeudi 15 janvier 2026

[Track of The Day] Mina Tindle - Pour Le Soleil

'Compass Rosa'. Voilà un disque qui, bizarrement, n'a pas trop fait parler de lui en fin d'année dernière. « Bizarrement » parce que derrière ce quatrième album de la parisienne Mina Tindle se trouve du beau monde : Bryce Dessner de The National, qui joue autant qu'il produit le disque, James Mc Alister, croisé notamment sur 'The Planetarium', le Quatuor Zaïde et… Sufjan Stevens, très discret depuis le beau 'Javelin' et quelques soucis de santé qu'on annonce derrière lui, qui ici joue (piano, synthé) autant qu'il chante (quatre morceaux sur les dix de l'album), prolongeant ainsi sa collaboration avec la française débutée sur le précédent disque de cette dernière, 'SISTER', où il partageait avec elle le joli Give a Little Love .

« Bizarrement » parce que tout est beau dans cet album très Sufjan-ien, de la voix et du chant de Mina Tindle, tantôt en anglais (où sa fragilité rappelle souvent Emiliana Torrini époque 'Fisherman's Woman'), tantôt en français (où là c'est plus l'ombre de France Gall qui volette à travers son chant, ses inflexions et sa douceur) aux compositions très mélancoliques, dont l'inspiration est à chercher du côté de 'The Ascension', dont 'Compass Rosa' reprend certains codes.

Mais encore plus bizarre, malgré mon adoration absolue de Sufjan Stevens, ce n'est pas une chanson en duo avec lui qui est en une de ce papier. Pourtant, il y avait de quoi faire avec How Many (quelle merveille d'ouverture) ou Heaven Thunder (sorte de titre écarté du tracklisting final de 'The Ascension'). Mais partons sur Pour Le Soleil. Une chanson en français, à la composition superbe, aux arrangements soyeux (dont les cordes évoque la fin de l'épopée 'Illinoise'), à la progression belle comme jamais, où Mina Tindle sonne plus qu'ailleurs sur 'Compass Rosa' comme une France Gall de la fin des années 70. En un mot comme en cent, splendide, pour celle qui est en train de s'imposer comme la Laetitia Sadier de son temps.

Album : Compass Rosa
Année : 2025
Label : S76

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Pour Le Soleil de Mina Tindle est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Compass Rosa', voilà Heaven Thunder, que Mina Tindle chante avec Sufjan Stevens :

Le clip/paroles de How Many, la chanson d'ouverture de 'Compass Rosa', un des quatre morceaux que Mina Tindle partage le micro avec Sufjan Stevens :