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jeudi 5 juin 2014

[Track of The Day] Caribou - Can't Do Without You

Santiago est une ville qui se mérite. Non pas qu'elle soit si extraordinaire que cela (Valparaiso devrait avoir plus de charmes), mais les 17h de voyage au bas mot (dont 14h d'affilée sans cigarettes) pour y accéder rend cette ville.

Santiago donc. L'Argentine a quelques heures de là sur dos de condor, sa douane dans les Andes par 3°C et avec des douanières « sympathiques », sa ville presque frontière de Mendoza, sa viande et ses asado à tomber, son vin et ses clopes à 1.5€. 

Santiago et ses millions d'habitants, son hiver à 15°C, son soleil qui vient s'écraser en fin de journée sur les Andes alentours, donnant au ciel une teinte rosée des plus extraordinaires.

Santiago et Can't Do Without You, le premier extrait du nouvel album ('Our Love') du génial Caribou à venir à l'automne prochain, dans un esprit très Four Tet, époque 'There Is Love In You' (tiens tiens...). Un premier morceau écouté en déambulant dans les rues de la capitale d'un des plus longs pays du monde. Et un titre qui a le profil parfait pour être la chanson de ce voyage au bout du monde.

Album : Our Love
Année : 2014
Label : City Slang



Can't Do Without You, premier extrait de 'Our Love' de Caribou, est en écoute également sur le soundcloud ci-dessous : 

lundi 13 décembre 2010

Top Albums des Blogueurs 2010

Le Top Blogueurs 2010 : La sélection des meilleurs albums de l’année


15 en 2008, 37 en 2009, nous sommes cette année 60 blogueurs musiques francophones à vous présenter au travers d'un classement commun les 20 albums qui nous auront collectivement le plus marqué en 2010. En espérant en toute humilité vous permettre de redécouvrir certains disques ou mieux d'en découvrir de nouveaux...


The Radio Dept - Clinging To A SchemeThe Radio Dept - Clinging To A Scheme


Branche Ton Sonotone : Les suédois de The Radio Dept. creusent le sillon d'une pop douce et fantomatique avec un acharnement de surdoués. Leur dernier opus a la couleur d'un coucher de soleil sur un lac scandinave : mélodies diaphanes, tourbillons distordus et rythmiques hypnotiques sont au rendez-vous d'un album qui a un goût d'insaisissable. Un charme nordique, à la fois enjoué et nostalgique, distant et incroyablement émouvant. A lire la critique du Golb et de Branche Ton Sonotone

En écoute sur Spotify


Syd Matters - BrotheroceanSyd Matters - Brotherocean


La musique à Papa : Mon histoire avec Syd Matters ? Cela me rappelle ces filles que l'on rencontre comme ça au hasard d'une soirée et auxquelles on n'attache d'abord pas vraiment d'importance. Pas qu'elles soient moches, loin de là, mais on les trouve un peu ...chiantes, manquant de fantaisie. Et puis, un jour, c'est la révélation. On ne comprend pas vraiment pourquoi : est-ce nous qui avons changé ou est-ce elles ? En tout cas, 'Brotherocean' a résonné comme une évidence. Comme s'il n'y avait rien eu avant. Et tant pis, s'il n'y a rien après... «A moment in time », comme disent les anglais. A lire la critique de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes et de So Why One More Music Blog

En écoute sur Deezer


Deerhunter - Halcyon DigestDeerhunter - Halcyon Digest


Esprits Critiques : Réussir un mélange est une chose compliquée. Si vous mélangez des couleurs dans un verre, il y a des chances que vous obteniez un cocktail maronnasse peu appétissant. La musique de Deerhunter, ça pourrait être ça. En mêlant de la noirceur, du son brut, du kraut, des mélodies presque pop et un son aquatique, le risque de gloubiboulga est présent. Pourtant, la bande à Bradfortd Cox a (encore) livré une œuvre subtile et unique, et arrive (encore) à polir un genre qu'il faudrait créer pour eux. Ils savent en tout cas faire monter une ambiance en neige, profiter de ce son vaporeux pour que le brouillard précipite en averse et mener vers une fusion encore plus fluide entre l'écriture et le son. A lire les critiques de Tasca Potosina et de Ears Of Panda

En écoute sur Spotify


Pantha du Prince - Black NoisePantha du Prince - Black Noise


Playlist Society : 'Black Noise' est un lac perdu dans les montagnes : derrière son romantisme pictural et ses sonorités enivrantes et apaisantes se cachent les traits des tornades à venir et des rayons du soleil qui comme chez Turner caressent les tragédies. Les mélodies électroniques de Hendrik Weber nous guident alors dans la taïga, se dérobent et nous abandonnent face à l'aurore boréale. A lire la critique de Pop Revue Express et le live report de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes



Joanna Newsom - Have One On MeJoanna Newsom - Have One On Me


Brainfeeders & Mindfuckers : Joanna Newsom ne s'impose jamais nulle part. Elle se fraie un chemin délicatement, avec grâce, avec le temps de son côté. Elle effleure du son de sa harpe, comme une caresse derrière l'oreille, sa voix est devenue satin, mais au fond, rien n'a changé. Elle reste impossible à apprivoiser, toujours insaisissable. Elle s'échappe par tous les détours, dans cette forêt qu'elle dessine en trois disques et quelques chansons. Il suffit donc d'être patient, de la laisser s'approcher peu à peu, puis de se plonger entièrement dans la mystique lumineuse de 'Have One On Me'. Alors Joanna Newsom devient cette amie imaginaire qui ne peut sortir que d'un rêve. Mais tout est bien réel. A lire les critiques de Playlist Society et de Listen See Feel



Mount Kimbie - Crooks & LoversMount Kimbie - Crooks & Lovers


Chroniques Automatiques : 'Crooks & Lovers', trop court, bancal mais pourtant tellement maitrisé, contient des morceaux frisant la perfection, qui dragueront tous les cœurs sensibles. Mélancolie electronica matinée de rythmes 2-step, Mount Kimbie, c'est surtout mini-jupes et arcs-en-ciel, bitume et claquements de doigts. Bonheur. A lire les articles de Brainfeeders & Mindfuckers et de Musik Please



Cougar - PatriotMGMT - Congratulations


Laisseriez-Vous Votre Fille Coucher avec un Rock-Addict ? : MGMT avait réussi à prouver sa capacité à coller quelques tubes imparables au milieu d'un album fadasse. Le «toujours difficile deuxième album» en est l'antithèse : pas de morceau direct (hormis l'imparable Brian Eno) mais un album fabuleux de complexité, de richesse, une pièce montée de folie(s) et de «plus» qui jamais ne touchent au «trop». Si c'est ça l'avenir du space-rock (ou du prog), on signe des deux mains, et on attend la synthèse en sifflotant Flash Delirium. A lire les critiques de Des Oreilles dans Babylones et du Golb

En écoute sur Spotify



Zola Jesus - StridulumZola Jesus - Stridulum


Unsung : Pour la première fois, Zola Jesus s'est enregistrée en studio, entourée de musiciens professionnels. Cette production soignée met surtout en valeur sa voix profonde, ce timbre légèrement rauque à donner des frissons, renforcé par la réverbération, l'atmosphère angoissante entre rythmiques 80's, piano entêtant, et des textes emprunts de doutes, d'espoirs fragiles, et de complaintes mélancoliques. Cet émouvant 'Stridulum' révèle une jeune artiste talentueuse. A lire les articles de Little Reviews et Toujours Un Coup d'Avance !



Gil Scott Heron - I'm New HereGil Scott Heron - I'm New Here


Arbobo : Une histoire d'ange déchu, une histoire vraie. Une histoire de phœnix, de père putatif du rap extrait de tôle par un producteur aux doigts d'or. Il a serré la main du diable, le bougre. Gil Scott-Heron vient peut-être de publier son plus bel album, le plus noir, creusé à mains nues dans le bitume crasseux de New York. Ça saigne, ça saigne mais c'est vivant. C'est palpitant. A lire les critiques de My(Good)Zik et du Choix de Mlle Eddie

En écoute sur Spotify



LCD Soundsystem - This is HappeningLCD Soundsystem - This is Happening


I Left Without My Hat : James Murphy a beau s'en amuser et assurer le contraire («You wanted a hit, but that's not what we do»), ses Lcd Soundsystem, tout en popisant leur propos, n'auront pas franchement changé leur fusil d'épaules avec 'This is Happening', troisième et ultime album du groupe. Continuant de rendre hommage à la musique contemporaine par divers emprunts voulus ou fortuits (du Velvet Underground par ci, du Bowie par là), 'This is Happening' est un disque aux contours rock, aux beats toujours synthétiques, mais à la vision globale très pop. Surtout, il n'est rien de moins qu'une belle épitaphe pour une des aventures discographiques les plus passionnantes et emballantes de ces dix dernières années, au fronton de laquelle le mot plaisir semble avoir été gravé en lettres d'or. A lire les critiques de Chroniques Automatiques et La Musique à Papa

En écoute sur Spotify



Sufjan Stevens - The Age of Adz Sufjan Stevens - The Age of Adz


Ears of Panda : 5 ans après 'Come On Feel The Illinoise', Sufjan Stevens nous revient, non sans quelques doutes, avec son projet le plus personnel et sûrement le plus risqué. Retrouvant ses premières amours pour la musique électronique sans abandonner pour autant son goût pour la pop baroque, le compositeur de 35 ans accouche d'un disque pour le moins étonnant. Le génie détruit pour mieux reconstruire et nous offre cet album d'un genre nouveau; à l'ambition démesurée, aux sons hachés, rugueux, épileptiques même, sans perdre jamais de sa superbe. On retrouve alors, dans l'essence même de ce disque, ce doux rêveur toujours en perpétuel mouvement, qui nous avait laissés sans nouvelles depuis bien trop longtemps. A lire les critiques de Esprits Critiques et Brainfeeders & Mindfuckers

En écoute sur Bandcamp



Flying Lotus - CosmogrammaFlying Lotus - Cosmogramma


So Why One More Music Blog : Le prodige originaire de la Cité des Anges s'affranchit sur ce troisième album des formats classiques en terme de durée et des carcans trop étroits d'un genre que l'on définissait comme l'abstract hip-hop. Entouré de musiciens talentueux et confirmés, élégant dans son costume de chef d'orchestre qui lui sied à merveille, il dirige des micro-symphonies aussi organiques qu'électroniques, laissant parler son héritage et s'exprimer sa fibre jazz. A lire les critiques de De La Lune On Entend Tout et de Nuage Noir

En écoute sur Deezer



Caribou - SwimCaribou - Swim


Pomme de Pin : Hypnotique et viscéral, réfléchi et instinctif, cérébral et dansant, sur 'Swim', Caribou mêle boucles électroniques et rythmiques tribales et en profite pour réconcilier la tête et les jambes. L'expression Intelligent Dance Music reprend des couleurs et en une tournée tellurique, toutes batteries dehors, Dan Snaith fait mentir tous les clichés sur les mathématiciens. A lire les critiques de Five Minutes et So Why One More Music Blog

En écoute sur Spotify



Owen Pallett - HeartlandOwen Pallett - Heartland


C'est entendu : Débarrassé de son pseudo geek à souhait (Final Fantasy), Owen Pallett brandit l'étendard de son patronyme civil comme le symbole d'une ambition enfin assouvie. Auto-proclamé Seigneur Divin du Royaume de 'Heartland', il décore cet univers d'arrangements subtilement magnifiques et réalise un chef d'œuvre pop dont la lecture révèle une mise en abyme homo-érotico-créatrice digne de tous nos louanges. A lire les critiques de Feu à Volonté et de Ears Of Panda

En écoute sur Spotify



Janelle Monae - The ArchAndroidJanelle Monae - The ArchAndroid


Le Gueusif Online : Une torpille de soul-funk qui n'oublie pas d'être outrancière, voire parfois un peu kitsch, mais qui détonne certainement dans le paysage musical monochrome de cette année 2010. Une voix, une présence et un talent à suivre, que ce soit en studio ou en live, où toute la classe de Janelle Monàe resplendit. A lire les critiques de With Music In My Minds et Music Lodge

En écoute sur Spotify



The Black Keys - BrothersThe Black Keys - Brothers


Le Choix de Mlle Eddie : Ô Dan Auerbach que ta voix est belle ! «C'est pour mieux te régaler», pourrait-il me répondre. Le duo d'Akron s'autorise tout sur cet album : rock, blues, pop et même soul, avec une production qui n'a jamais été aussi bonne. Un poil trop lisse, diront certains, par rapport à ses prédécesseurs. C'est vrai, mais ce qu'ils perdent en abrasivité ils le gagnent en diversité. Et Auerbach n'a jamais aussi bien chanté. Ce Brothers, c'est la grande classe. A lire les critiques de La Quenelle Culturelle et du Gueusif Online

En écoute sur Spotify



Beach House - Teen Dream.Beach House - Teen Dream


Hop : Beach House tutoie enfin les sommets avec ce troisième album. Plus faciles d'accès, plus immédiates que par le passé, les chansons de Beach House brillent ici par l'éclat des mélodies, par la beauté triste et bouleversante des arrangements assez somptueux que l'on trouve tout au long de ces dix hymnes à la mélancolie qui évoquent la froideur d'une piste de danse au petit matin. A lire les critiques de Between The Line Of Age et du Choix de Mlle Eddie

En écoute sur Spotify



Four Tet - There is Love in YouFour Tet - There is Love in You


Good Karma : Obsédant : c'est le moins que l'on puisse dire de ce cinquième album de Kieran Hebden. Très loin de son groupe de post-rock Fridge, l'Anglais a choisi la musique électronique pour s'exprimer en solo. En résulte un disque inspiré par le jazz, la house et l'electronica. Il y livre des compositions aussi bien dansantes qu'introspectives, à l'inspiration et la production impeccables. Lumineux. A lire les critiques de Chroniques Automatiques et de I Left Without My Hat

En écoute sur Spotify



Swans - My Father Will Guide Me Up A Rope To The SkySwans - My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky


Where Is My Song : A l'heure des come-backs périmés et après 13 ans de silence, les Swans réactivés offrent un album magistral, oppressant, monolithique, volontiers misanthrope, beau comme un mensonge et sale comme la vérité. Une rigoureuse apocalypse. Bande son idéale pour la fin du monde civilisé, que l'on peut désormais attendre avec sérénité. A lire les critiques de Playlist Society et du Golb

En écoute sur Spotify



Gonjasufi - A Sufi and a KillerGonjasufi - A Sufi and a Killer


Des Oreilles Dans Babylone : Sans aucun doute possible l'ovni musical de 2010, Sumach Ecks a surpris tout le monde. Débarqué de nulle part bien qu'actif depuis les années 90, il est sorti de son désert de Mojave parrainé par Warp pour nous livrer un disque intemporel et inclassable. Soul chamanique, hip hop dérangeant, rock bordélique, chaque plage de cet objet unique accouche d'un genre nouveau. Il y a tant d'inventivité et d'imagination dans cet album qu'il est impossible d'en faire le tour en moins de cent écoutes. Passer à côté serait une erreur monumentale. A lire les critiques de Chroniques Electroniques et de Les Insectes sont nos amis



Les participants au Top des Blogueurs 2010 :


Alain de Soul Kitchen, Anakin de Attica Webzine, Arbobo de Arbobo, Benjamin F de Playlist Society et de Ricard SA Live Music, Benjamin L de Le Transistor, Benoit de Pop Revue Express et de Hop, Catnatt de Heaven can wait, Cedric de So Why One More Music Blog, Daniel de Listen See Feel, Dat' de Chroniques Automatiques, Dr Franknfurter de The Rocky Horror Critic Show, Dragibus de Les insectes sont nos amis, Eddie de Le Choix de Mlle Eddie, Edouard de Ears of Panda, Ed Loxapaq de Chroniques Electroniques, Elliott de Weirdbrowser, Neska de Adiktblog, Fabien de Kdbuzz, GT de Music Lodge, Gui Gui de Les Bons Skeudis et du Mellotron, Guic'The Old de Laisseriez-Vous Votre Fille Coucher avec un Rock-Addict ?, Jimmy de Nuage Noir, Joanny de Discobloguons, Joe Gonzalez de C'est entendu, Joris de Tasca Potosina, JS de Good Karma, Ju de Des Oreilles Dans Babylone, Julien LL de Des Chibres et Des Lettres, Junko de Unsung, Laure de Not For Tourists, Laurent de Rocktrotteur, Leroy Brown de I'll give her mélodies, Marc de Esprits Critiques, Martin de Branche Ton Sonotone, Matador de Between The Lines Of Age, Michael de Crystal Frontier, Mmarsup de Little Reviews, Myriam de Ma mère était hipster, Nathan de Brainfeeders & Mindfuckers, Nicolas de Soul Brotha Music, Olivier de Feu à Volonté, Olivier R de Where Is My Song, Paco de De La Lune On Entend Tout, Paul de Pomme de Pin, Pauline de E-Pop, Pierre de Musik Please, Rod de Le Hiboo, Romink de My(Good)Zik, Sabine de With Music In My Mind, Sfar de Toujours un coup d'avance !, Ska de 7 and 7 is, Sunalee de Bruxelles Bangkok Brasilia, Sylphe de Five-Minutes, Systool de Le Gueusif Online, Thibault de La Quenelle Culturelle, Thomas de Le Golb, Twist de I Left Without My Ha, Vincent de La musique à Papa, Violette de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes, Xavier de Blinking Lights


Chef de projet : Benjamin F / Identité visuelle et design : Laurent / Communication : Romink, Sylvie et les Waaa / Porte-paroles : Arbobo et JS


Plus de tops : le classement de GT sur Music Lodge


Quant à ce blog, vous pouvez retrouver tous les tops traditionnels de chaque année en cliquant sur les liens ci-dessous
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 'Albums 2010': 30-11

Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 50 'Chansons/Singles 2010'
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010

mercredi 5 janvier 2011

Top 50 'Albums 2010': 30-11


La blogosphère n'en finit plus de présenter ses tops. Et elle a bien raison! Arbobo a donc sorti son top, en 3 parties (les disques cools, les disques plus que cools, le gros 4 des disques top top cools), Lyle aussi avec notamment un numéro 1 qui a vraiment de la gueule, tout comme Benoit de Hop-Blog (forcément classe avec un surprenant numéro 2) tandis que Matador propose de revenir sur l'année 2010 en un clin d'œil!

En ce qui concerne ce blog, deuxième partie de mon top albums de l'année, avec les albums classés de 11 à 30. Avec comme à chaque fois, un lecteur tout en bas de l'article présentant une chanson de chacun des albums listés.

Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 50 'Chansons/Singles 2010'
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010



30. Frightened Rabbit – The Winter of Mixed Drinks [Fat Cat]
Parent pauvre médiatique d’Écosse, Frightened Rabbit n’en est pas moins un des groupes les plus intéressants du pays d'Arab Strap. Plus que jamais folk-rock, ‘The Winter of Mixed Drinks’ est un album très efficace, concentré d’hymnes indie qu’il est difficile de ne pas chanter à tue-tête.
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29. Caribou – Swim [Merge]
Pop psychédélique pleine d'électro, le dernier album de Caribou est un euphorisant de taille. Porté par 9 chansons, 'Swim' va piocher aussi bien du coté de Four Tet (et de son folktronica) que de Junior Boys voire par instants d'Animal Collective. Grand album, ouvert et fermé par deux chansons absolument sublimes.
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28. Jim O'Rourke – All Kinds of People Love Burt Bacharach [AWDR]
Jim O’Rourke a raison : tout le monde aime Burt Bacharach. Et il le prouve en rendant un vibrant hommage à l’œuvre du maître. Ainsi, Jim O’Rourke convie quelques amis (Thurston Moore notamment) et quelques artistes nippons (dont la très grande majorité sont d’intéressantes découvertes) pour mieux reprendre quelques standards de Bacharach. Des relectures fidèles et respectueuses mais ne manquant pas de sève. Le grand Burt en aura été touché pour sur.
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27. The Magnetic Fields – Realism [Nonesuch]
Troisième et dernière étape d'une «no-synth trilogy», 'Realism' est un disque qui s'échappe des contours tortueux de 'Distortion' pour mieux se jeter dans une british-folk de la fin des années 60 des plus délicates. Production soignée, cuivres, cordes (dont une harpe), clavecin et mélodies délicieuses, ce 'Realism' respire la classe et aurait eu son mot à dire à l’époque où ce mouvement était à son apogée. C’est dire.
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26. Janelle Monáe – The ArchAndroid [Atlantic]
Elle aurait pu être une chanteuse de plus, capable de sortir des tubes incroyables et des albums décevants (entrez ici Gwen Stefani, Rihanna et autres Nelly Furtado version 2). Si Tightrope était plus qu’un tube, Janelle Monáe n’en a elle pour autant pas oublier de tenir la longueur sur album. ‘The ArchAndroid’ est un disque qui évite les écueils des artistes susnommées, ne lésinant pas sur les mélodies et les arrangements malins ; et ne se limitant pas au seul Tightrope pour renverser les têtes.
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25. Joanna Newsom – Have One On Me [Drag City]
Qui aurait prédit qu’une harpiste serait une des plus grandes stars de la scène indie actuelle? Je ne suis même pas sur que Joanna Newom elle-même y aurait pensé.
Et pourtant, la grande prêtresse de la folk, c’est elle. Une musique lumineuse sur lesquels viennent se poser des textes de plus en plus chantés et de moins en moins couinés. ‘Have One On Me’ est un album très long (triple album) mais dont l’écoute (en plusieurs fois) s’avère être un enchantement répété.
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24. Ted Leo and the Pharmacists – The Brutalist Bricks [Matador]
Avec sa pochette, avec un label comme Matador, difficile de s’imaginer ‘The Brutalist Bricks’ autrement que marqué par les années 90. Ted Leo and the Pharmacists aura été une sacrée découverte en 2010 pour votre serviteur, surtout pour un groupe officiant depuis de nombreuses années déjà. Rock à guitares enjouées et qui aiment riffer, cet album est une sorte d’hommage à une décennie dont Matador fut longtemps un des portes paroles.
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23. The Roots - How I Got Over [Def Jam]
Ce 'How I Got Over' est d'une délicatesse et d'un touché surprenant qu'on ne connaissait pas chez les partenaires des ?uestlove. Naviguant entre soul, ambiance jazzy et titres r'n'b, invitant du beau monde, de John Legend à Monsters of Folk en passant par Joanna Newsom (la voix nasillarde de la belle dans un monde de beats vaut le détour), The Roots ralentissent le tempo et proposent un nouvel album apaisé et d'une grande cohérence. La régalade en somme.
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22. The Ex - Catch My Shoe [Ex]
Pour un 30è anniversaire, quoi de mieux qu’un nouvel album ? Et un grand disque s’il vous plaît? The Ex, six ans après son dernier album en date (et qui était déjà bon comme c’est pas permis), remet le couvert avec un ‘Catch My Shoe’ qui voit notamment la rencontre de leur post-punk avec des cuivres hispanisants. Moins rendre dedans de prime abord que leurs derniers essais (en tout cas en général) mais pas moins bon.
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21. John Roberts - Glass Eights [Dial]
Electro ? House? Deep-house ? Je n’en sais trop rien au final. Sûrement les trois à la fois. En tout cas, ‘Glass Eights’ (découvert grâce à B2B de Chroniques Électroniques, dont la critique de l’album se trouve en cliquant sur le « + » en dessous de ce texte), par ses beats, la subtilité de ses changements de rythmes, sa production impeccable et ses mélodies, m’aura éminemment touché cette année.
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20. Aberfeldy – Somewhere to Jump From [Tenement]
Petit frère de ‘Young Forever’ et ‘Do Whatever Turns You On’, ‘Somewhere to Jump From’ aura mis quatre années pour sortir des doigts et du cerveau des Aberfeldy. Malgré cette période bien trop longue, le résultat est à la hauteur des espérances. Les écossais reprennent leurs ingrédients favoris (bluettes pop ensoleillées) et font de ce troisième album un disque charmant à tous niveaux, qui replace les Aberfeldy successeurs désignés des Belle and Sebastian qui n’en finissent plus de tourner en rond.
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19. Crocodiles – Sleep Forever [Fat Possum]
Tout en gardant une base noisy-pop teintée de shoegaze (ou l'inverse) qui faisait le charme de leur premier effort (salué ici), les Crocodiles pour leur deuxième album ‘Sleep Forever’ insufflent plus de pop (voire de soleil), de rock, la joue moins sombre, moins «cheap», plus porté vers l'attaque, avec une production plus efficace et accessible. Le tout paraîtra peut-être trop propre à certains (la production de James Ford y est pour beaucoup) mais les Crocodiles franchissent le Rubicon avec une grande aisance.
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18. Max Richter – infra [130701]
Prince de la musique de chambre électronisée, Max Richter aura sorti en 2010 son meilleur album depuis son chef d’œuvre de 2004, ‘The Blue Notebooks’. Il s’appelle ‘infra’ et est une suite de variations léchées de cordes et de pianos sur lesquelles vient se poser des distorsions radiophoniques. Exact opposé musical au final, mais complémentarité intelligente qui ne fait que ressortir un peu plus le beau de ses mouvements. Un, deux, trois ? Frissonnez.
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17. General Bye Bye – Girouette [Greed Recordings]
A chaque année son très bel album Greed Recordings. En 2010, ce sont les parisiens de General Bye Bye qui remportent la palme avec un premier effort à saluer. Un disque de rock nerveux, aux constructions alambiquées, où une influence toute Blonde Redhead-ienne (bien que Philippe, chef de cette tribu, s’en défende) plane au-dessus des compositions. Une preuve de plus que le rock en France, c’est possible.
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16. GonjaSufi - A Sufi and a Killer [Warp]
Album de l’année pour soixante blogueurs réunis, ‘A Sufi and a Killer’ est sans nul doute le disque le plus ouvert que j’aurais écouté en 2010. Pop psychédélique, rock débraillé, soul sous acides, funk organique, tout ici se succède pour former pourtant un ensemble on ne peut plus cohérent. Rajoutez à cela une voix presque caméléon, capable de s’adapter à chaque rythme offert sur un plateau par Flying Lotus, Gaslamp Killer et Mainframe, et vous tenez un des albums de l’année. Évidemment.
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15. Jeremy Messersmith – The Reluctant Graveyard [-]
‘The Reluctant Graveyard’ et sa pochette tragi-comique aurait été écrit par Elliott Smith qu’il aurait déjà reçu un succès critique et commercial. Car il y a beaucoup de choses qui rappelle l’auteur de ‘Either/Or’. Capable d’une finesse et d’un touché pop irréfutable, Jeremy Messersmith confirme – et de quelle manière ! – tout le talent qui vit dans ses mains.
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14. Arnaud Fleurent-Didier – La Reproduction [Columbia]
Il y eut l’aventure Notre Dame. Puis l’aventure French Touche, petit label parisien qui aura eu du nez pour sortir ‘Portrait du Jeune Homme en Artiste’, un des chefs d’œuvre (à mes yeux) des années 2000, le genre d’albums de pop à la française comme on en fait trop rarement.
Il y a aujourd’hui l’aventure major avec ‘La Reproduction’, un disque annoncé par l’inoxydable France Culture et qui est une réussite. Délaissant les aventures d’un jeune trentenaire en mal d’amour et d’affection pour mieux recentrer son propos sur la famille, Arnaud Fleurent-Didier parvient à force de textes finement écrits et d’orchestrations pop de grandes tenues à sortir un album d’une grande maturité. Et, c’est le plus important, d’une grande beauté.
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13. The Idyllists – st [Talking Bird]
Un de mes coups de cœur de l’année. Non signés, les américains de The Idyllists prouvent avec ce deuxième album toute l’incohérence de leur situation. Car ces gens là ont une vraie capacité à composer de bonnes chansons pop voire rock, un brin matinées de folk, et à créer plus souvent qu’à leur tour de véritables hymnes à découvrir (Empire State, Let’s Fly Away). Une sorte de Libertines pop et américain.
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12. Future Islands – In Evening Air [Thrill Jockey]
Il y a d’abord ce son marqué 80s. Il y a ensuite cette voix qui rappelle celle de Kurt Wagner de Lambchop. Il y a enfin ces compositions qui se valent presque toutes tant elles sont de très haut niveau. Car bien que porté par le splendide Swept Inside, ‘In Evening Air’ compte bien plus de tubes (Walking Through That Door, Vireo’s Eye, Long Flight) en son sein que bons nombres d’albums sortis cette année.
Un disque magnifique qui rend un vibrant hommage à une bien belle décennie en sortant un album qui n’aurait vraiment pas dépareillé à l’époque.
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11. Aloe Blacc – Good Things [Stones Throw]
Entouré par un groupe cinq étoiles, alternant les chansons pop-soul et soul-pop venues d’une autre époque, et n’hésitant pas à s’engager via ses textes, Aloe Blacc avec son deuxième album ‘Good Things’ n’aura pas déçu tout ceux qui attendaient, comme moi, ce disque de pied ferme après quelques singles de très haute tenue (I Need a Dollar, Femme Fatale). Mieux : il aura confirmé sur scène cette année tout le talent qui vit dans son corps.
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Et comme prévu, vu qu'il est quand même plus simple de (re)découvrir un album avec du son, un lecteur compilant une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessus:


mercredi 16 mai 2012

[Track of The Day] Neneh Cherry & The Thing - Dream Baby Dream (Suicide cover) [Four Tet remix]

La plus longue semaine lyonnaise de l'année débute ce soir : Nuits Sonores fête ses 10 ans. Au programme, du lourd (Caribou, Four Tet, James Murphy, !!!, cette liste est tout sauf exhaustive), des Sonores Days qui prendront place dans quelques uns des plus beaux endroits de Lyon (entre ici L'Hôtel Dieu), des siestes sonores, une journée gratos comme à chaque fois (le jeudi donc, avec du Berlin par ci, de l'Ibiza par là), de l'électro dans toutes les rues de Lyon, une Nuit 4 dont on ne sait rien mais dans laquelle on devrait retrouver 4 dj internationaux dont sûrement Laurent Garnier et Agoria) et un concert de New Order pour en guise de dessert exquis.
Bref, tout cela pour dire que ca va être un brin la teuf dans la capitale des Gaules.

Alors, pour se mettre en jambe, rien de mieux qu'un petit remix de Four Tet. Son dernier en date (mis en ligne il y a quelques jours). Celui de Dream Baby Dream, la chanson de Suicide. Pas l'originale cependant mais la version de Neneh Cherry & The Thing, qui se trouvera sur l'album de ce super groupe, 'The Cherry Thing'.

Vu que ma connaissance de Neneh Cherry se limite à 7 Seconds (le tube avec Youssou N'Dour) et que je découvre The Thing (groupe de free jazz au sein duquel officie, excusez du peu, Mats Gustafsson), je n'en parlerai pas plus. Sauf pour vous dire trois choses:
- leur relecture de Dream Baby Dream est très sincèrement à tomber par terre (et en écoute plus bas).
- l'album comportera notamment des morceaux de Martina Topley-Bird, The Stooges, Ornette Coleman ou MF Doom.
- Four Tet, en annonçant la sortie de son remix, s'est fendu à propos de 'The Cherry Thing' d'un rapide : «one of the most magical new records I've heard in a while». Rien que ça.

Mais nous aurons le temps d'y revenir. Pour le moment donc, délectons nous du remix de Four Tet. Car oui, il est délicieux - mais qui en doutait? 

Album: - 
Année: 2012 
Label: -

Comme il est toujours bon d'écouter sur quoi se base le remix, voilà la version de Dream Baby Dream de Neneh Cherry & The Thing, qui est je le répète, une somptueuse relecture.  (malheureusement plus en écoute)

Comme il est également toujours d'écouter les versions originales, voilà donc celle de Suicide. (malheureusement plus en écoute)
 

Et histoire de bien faire les choses, voilà donc le remix de Four Tet de Dream Baby Dream, au format soundcloud cette fois. (malheureusement plus en écoute)

lundi 30 décembre 2019

Bilan 2019 : Top 15 « 7", Ep, Compilations & Rééditions »



Parce qu'on est le 30 décembre. Parce que le futur est à portée de main (oui, 2020, c'est vraiment le futur. En tout cas pour le moi de 1990 qui n'allait pas tarder à découvrir le collège). Et parce que j'aime ces traditions de « tops annuel » où les classements se bousculent un peu de partout (et dans tous les domaines) et où, quoique peuvent bien en dire les grincheux, on y découvre beaucoup de choses (la preuve ici), il est temps de passer au bilan 2019 de cette année musicale, et une nouvelle fois, en quatre étapes : une première (aujourd'hui) consacrés aux formats courts et aux compilations/rééditions. Une seconde, mercredi au petit matin, avec les 50 chansons de l'année, pile pour se remettre de sa gueule de bois. Et enfin, vendredi et dimanche, avec le classement des 40 meilleurs albums sortis ces 365 derniers jours. Le tout en toute subjectivité, évidemment.

Mais comme le veut la coutume, partageons quelques tops de blogs/sites amis (ou non) qui ont de belles choses à partager ou à découvrir :
Le top albums de la rédaction de Benzine
Le top album de La Musique à Papa
Le top 50 de Benoit, le créateur de Benzine, chez Hop-Blog

Cette année 2019 aura été une grande année pour les Ep, ces extended-play, trop courts pour être des albums, trop longs pour être des singles. J'ai l'impression qu'on revient un peu à ce format, assez parfait à mon sens (mon morceau musical préféré se trouve sur un Ep), et c'est tant mieux. D'ailleurs, comme je l'explique plus bas, si je m'entêtais moins à différencier les formats, nul doute qu'un des disques de la sélection ci-dessous se serait retrouvé quasiment tout en haut de mon top général. Quinze disques se trouvent ci-dessous, quelques beaux singles, des Ep renversants et une triplette de compilations/rééditions à écouter sans jamais s'en lasser. 
Au bas de ce papier se trouve, comme toujours, un lecteur pour écouter une chanson de chacun des disques chroniqués, histoire de se faire une idée de ce dont il est question. Bonne lecture et bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2019 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » (20-01)
Top 40 « Albums » (40-21)


7"

Olivier Rocabois - Ship of Women / Somewhere in a Nightmare 7" [-]
Un des 45-tours les plus romantiques de l’année qui soit. Olivier Rocabois, leader de All If, se lance en solo sous son propre nom et balance deux très belles chansons, pleines de cordes et de mélodies pop ouvragées, et Bowie en diable. Ouaté tout plein.


Sufjan Stevens - Love Yourself / With My Whole Heart 7" [Asthmatic Kitty]
Parce qu’on ne se refait pas. Parce qu'un top sans Sufjan Stevens serait surprenant dans ces pages. Parce que les mélodies sont là. Parce que Sufjan Stevens ne sort que rarement des 45-tours. Parce que la bonne cause (les profits sont reversés à la cause LGBTQ+). Parce que Love Yourself (chanson écrite en 1996) est sans doute une des chansons de l’année.


Extended Play (Ep)


Accident - Dernier Voyage Ep [Little John]
Duo composé des cousins de Romain Guerret d’Aline, Accident est un charmant voyage synthétiques, hypnotique et qui a une certaine idée de la pop à la française, avec de belles guitares qui viennent embellir le tout.


Daphni - Sizzling Ep [Jiaolong]
Alors que Caribou devrait revenir avec un nouvel album en 2020, il ne fallait pas passer à côté de 'Sizzlin', nouvel Ep de Daphni (son « moi électro »), remix à l’efficacité folle de Paradise, obscur groupe des Bermudes de 1981. Daphni augmente le rythme et transforme le groove, le funk voire le disco de Paradise en un ensemble dancefloor, presque house, auquel il est difficile de résister

Dry Cleaning - Boundary Road Snacks and Drinks Ep [It’s Ok]
Post-punk un peu arty, qui ne fait pas dans l'épate et qui ne recherche pas le tube à tout prix, porté par une voix qui chante moins qu’elle ne parle, presque détachée, Dry Cleaning est une des révélations anglaises de l’année. Deux Ep à ce jour, l’album ne devrait plus tarder.
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Hold Your Horses - Datsusara Ep [-]
Découvrir Hold Your Horses par leur dernier Ep avant fermeture, c’est tout de même ballot. Parce ce 'Datsusara Ep' est en tout point charmant, ambitieux, orchestré, presque orchestral par moments, aux petits détails ravissants, aux mélodies, chœurs et voix attachantes, lorgnant autant vers Silver Mt Zion que Modest Mouse ou le Arcade Fire des débuts. RIP.


Jaune - La Promesse Ep [-]
Il m’aura fallu un état comateux pour rentrer dans ce disque du batteur de Frànçois And The Atlas Mountains. Anodin au premier abord, il s’avère d’une classe folle avec son électronica mélancolique, ses trouvailles mélodiques et ce chant en français rappelant celui d’Albin de la Simone. Un des disques les plus écoutés de l'année par ici.


Papercuts - Kathleen Says Ep [Slumberland Records]
Parce que Kathleen Says était une des chansons les plus réussies de 'Parallel Universe Blues', leur album de 2018. Parce Comb In Your Hair est une nouvelle composition à la classe folle. Parce que la reprise de Blues Run The Game de Jackson C. Frank est un joli tour de force, mettant à jour la version qu'aurait pu sortir le Velvet Underground s'il s'était attelé à la tâche à l'époque. Tous ces « parce que » vous donne un des plus beaux Ep de l’année.


Satellite Jockey - Modern Life Vol. 3 Ep [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records]
Les lyonnais de Satellite Jockey finissent leur triptyque 'Modern Life' (voir ici et ) avec un dernier Ep de haute volée, qui plonge la tête la première dans les années 70, rend hommage à Olivia Tremor Control, amène un soupçon de musique du monde, tout en ne perdant rien de sa musicalité. Une des aventures discographiques les plus parfaites de ces dernières années.


Richard Youngs & Raül Refree - All Hands Around the Moment Ep [Soft Abuse]
Si Richard Youngs a sorti un album solo cette année, c’est vers cet Ep réalisé avec Raül Refree qu’est allé tout mon intérêt. Sans doute parce que plus voluptueux et arrangé, 'All Hands Around The Moment' est un magnifique voyage folk très habillé, où les cordent de chaque instrument vivent comme jamais.


Wych Elm - Rat Blanket Ep [Post Mortem Records]
Si je ne m’entêtais pas à différencier les « formats courts » des « formats longs » dans ces billets de bilan annuel, nul doute que ce premier Ep des anglais de Wych Elm aurait figuré sur mon podium 2019, tant son Pixies meets Breeders meets l’indie/alt rock fin-80s/début-90s est formidable. Alors, à défaut de mieux, on parlera de la plus grande révélation de l’année. Mais quel disque !


COMPILATIONS / REEDITIONS


Bob Dylan - The Rolling Thunder Revue: The 1975 Live Recordings [Columbia/Legacy]
Bob Dylan - Travelin’ Thru, 1967 – 1969: The Bootleg Series Vol. 15 [Sony/Legacy]
Cette année, deux coffrets ont permis de plonger à nouveau dans le passé glorieux de l'américain. Tout d'abord celui consacré à la tournée de 1975. De cette période, Sony avait déjà sorti en 2002 un Bootleg Series, le numéro 5, absolument génial, retranscrivant à merveille cette période où Dylan embarqua avec lui toute une ribambelle de musiciens, de chanteurs, d'amis (Joan Baez, Allen Ginsberg, Joni Mitchell, Mick Ronson, entre beaucoup d'autres) et plus largement tout ceux qui voulaient bien se joindre à lui, pour écumer les scènes des Etats-Unis avec un spectacle moins concert traditionnel que véritable spectacle de music-hall. Dix-sept plus tard, et à l'occasion de la sortie du film de Martin Scorsese sur cette tournée de 1975 ('Rolling Thunder Revue: A Bob Dylan Story'), Sony publie l'ensemble des concerts enregistrés à l'époque, soit 14 disques. C'est faramineux oui, vertigineux aussi, et sans doute réservé aux fans, mais le résultat est très enivrant.
Le second coffret est plus folk/country et moins exhubérant, mais tout aussi intéressant car il s'agit des enregistrements de Dylan à Nashville, entre 1967 et 1969. Et sur trois disques s'étalent des sessions pour 'John Wesley Harding' et 'Nashville Skyline' ainsi que beaucoup de morceaux en duo avec Johnny Cash. Des moments d'histoire, forcément brillants. Ah, qu'il est doux d'être fan de Bob Dylan.



The Springfields - Singles 1986-1991 [Slumberland Records]
Totalement inconnu à mes oreilles, voilà The Springfields, groupe américain dont la courte carrière (de 1986 à 1991 donc) se voit compilée dans son entièreté par Slumberland Records. De l’indie-pop de la fin des années 80, tantôt jangle, tantôt power, toujours mélodique et dont on ne s’étonnera pas qu’elle fut le temps d’un single publiée par Sarah Records. Ca fait un trésor caché de moins et ce n’est pas le plus médiocre, loin de là.



Various Artists - Come On Up to the House: Women Sing Waits [Dualtone]
Evidemment, je ne suis pas le mieux placé pour considérer si cette compilation a du sens ou pas : je ne connais pas l'oeuvre de Tom Waits. Pour autant, porté par la version incroyable de justesse de Georgia Lee par Phoebe Bridgers, ce disque de 12 reprises - exclusivement féminines donc - aura commencé à m'entrouvrir les portes de l'univers de l'américain. Les puristes trouveront peut-être à redire, mais l'ensemble a une sacrée gueule.


Comme promis, voilà quelques players vous permettant d'écouter une chanson issue des quinze disques présentés ci-dessus : Spotify et Deezer. Bonne(s) écoute(s) ! 





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