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jeudi 4 mars 2010

[Track of The Day] Tobias Fröberg - When We Go to War

J'étais sur le point de publier un papier expliquant que «quatre ans après un 'Somewhere In The City' discret mais beau, Tobias Fröberg donne enfin de ses nouvelles». Sauf qu'entre temps, je suis parti vérifier quelques informations et me suis rendu compte que le suédois avait sorti en 2008 'Turn Heads', album dont je suis totalement passé à côté et dont je ne sais rien. Et pourtant, j'avais usé plus que de raison 'Somewhere In The City', un disque folk mais pop, triste mais beau, enlevé mais tout en retenue.

Au final, cette dernière nouvelle ne change rien. Car seule l'annonce du retour de Tobias Fröberg est importante. Après avoir produit pas mal de groupes du cru, notre homme revient donc avec 'The Big Up', à sortir le 10 mars prochain; un album construit autour d'un orgue Hammond et sur lequel Helgi Hrafn Jonsson de Sigur Ros est venu prêter sa voix.

Premier extrait de ce quatrième album, When We Go to War. Un titre teinté de sonorités plus électroniques, certes légères mais qui tranchent suffisamment avec son univers précédent pour être signalé.
Tobias Fröberg pond là une composition de prime abord assez anodine, mais qui, si elle n'est pas du niveau d'un Love and Misery ou d'un For Elizabeth Wherever You Are, dévoile rapidement de nombreux charmes (l'alliage sonorités analogiques/cordes, si ce n'est pas la découverte du siècle, marche vraiment bien) et rappelle le Maximilian Hecker de 'Rose'.

Couplé à un clip à l'esthétique très sure (voir plus bas), ce When We Go to War est une petite réjouissance de fin de semaine. Et surtout l'annonce du retour de Tobias Fröberg, un artiste qui construit, loin des sunlights, une carrière à la tenue plus que remarquable. 

Album: The Big Up 
Année: 2010 
Label: Fire Egg

Le clip de ce When We Go to War est sublime, quoique dérangeant. Dirigée par Petter Ringbom, ce clip montre l'opposition bien/mal, représenté par les danseurs thaïlandais Kage Mulvilai et japonais Azumi Oe.

jeudi 18 septembre 2008

Choir of Young Believers – This Is For The White In Your Eyes [Tigerspring]

Reprise du taff après trois mois de chômage. Envie. Impatience. Désir de bien faire. Et paf, une climatisation mal réglée et le –Twist– chope la crève. Un bon gros rhume des familles, avec gorge qui coule et nez qui gratte, ou l’inverse.

Pour mettre à mal la maladie, j’ai décidé de l’attaquer de front, avec larges doses de médocs, bonne épaisseur sous le blouson et une écharpe (mi-septembre !) autour du cou. Et surtout un bon disque dans les oreilles, histoire de me sortir une fois pour toutes mon cerveau du brouillard dans lequel il est rentré.

J’ai souvent conté dans ces pages le talent d’artistes nordiques dont je pense le plus grand bien, et ce depuis des années. C’est sur un des nouveaux venus surlequel je suis tombé : Choir of Young Believers, from Denmark, mené par le danois (mais aussi Grecque et Indonésien) Jannis Noya Makrigiannis.

Un groupe qui sort ici son premier album, 'This Is For The White In Your Eyes', qui fait suite à ‘Burn The Flag’, un Ep daté de 2007 (mais sur lequel je n’ai pas encore eu l’occasion de jeter une oreille). Un premier disque qui rentre en bouche sans que l’on s’en rende compte vraiment. Et qui a surtout la bonne idée d’y rester.

Lors des premières écoutes, je n’ai pas été à ce point bouleversé. Mais il y avait toujours cette envie d’y revenir, de réécouter ces mélodies, ces arrangements, cette voix qui me fait penser à un mélange de Tobias Fröberg et Chris Garneau, cette musique qui hésite entre indie-pop symphonique qui en met pleins les yeux (piano, cordes, chœurs et tout le toutim) et ambiances beaucoup plus intimistes.
Depuis, ce ‘This Is For The White In Your Eyes’ est simplement devenu au fil des écoutes un de ces disques où chaque écoute est une redécouverte: un riff passé inaperçu, un break divin, un touché de cordes qui fait mouche pour la première fois. Et je ne me suis pas encore plongé dans les paroles (qui semblent portées sur la religion), c'est dire s'il me reste beaucoup de choses à creuser.

Choir of Young Believers est une grande, une très grande découverte. Celle d’un songwriter de talent, qui a assimilé une grande partie de l’histoire de la pop music et de ses envolées lyriques pour mieux composer des (ses) morceaux à tomber. Aujourd’hui, ma crève est en train de me lâcher petit à petit. Et mon dolirhume a pour nom Choir of Young Believers. (sortie: 29 août 2008)

Son:Myspace (6 titres de ‘This Is For The White In Your Eyes’ en écoute)

Comme toujours, deux titres en écoute. Un choix difficile et cornélien. Mais comme il faut bien trancher, Hollow Talk (le titre qui ouvre ‘This Is For The White In Your Eyes’) et She Walks, le titre le plus rock du disque. Malheureusement plus en écoute.

lundi 22 octobre 2007

Track of The Day (16-22 octobre 2007)

Un soupçon d'électro dans un monde de pop cette semaine. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer, à droite).

Lundi 22 octobre 2007 :
* The Cinematic Orchestra - To Build a Home (feat. Patrick Watson) [Ninja Tune]
To Build a Home a Patrick Watson en featuring, à la voix. Et c'est assez déroutant. Car c'est tout sauf du Cinematic Orchestra. Ça se rapproche même beaucoup plus d'Anthony et de ses Johnsons. Mais ça n'en reste pas moins totalement magnifique.
(disponible sur Ma Fleur # 2007)

Dimanche 21 octobre 2007 :
* Shannon Wright - Defy This Love [Vicious Circle]
Alors que PJ Harvey vient de sortir un album d'une douceur à tomber, la grande Shannon Wright a fait la même chose... mais huit mois plus tôt. Defy This Love n'est peut-être pas totalement représentative de l'album, mais dans le genre à tomber à la renverse, elle se pose là quand même.
(disponible sur Let In The Light # 2007)

Samedi 20 octobre 2007 :
* The Little Ones - Lovers Who Uncover [Branches]
Leurs artworks ressemblent à ceux des Shins. Leur musique ressemble à celle des Shins. Mais ce ne sont pas les Shins. Juste les Little Ones. Et c'est bien sympa aussi.
(disponible sur Sing Song Ep # 2007)


Vendredi 19 octobre 2007 :
* Tom Brosseau - Dark Garage [Fat Cat]
L'an passé, Tom Brosseau a sorti un bien joli disque, passé totalement inaperçu avec pourtant un petit délice de Dark Garage, en plein milieu, complètement Dylanien, et pas uniquement à cause de l'harmonica. Largement recommandé.
(disponible sur Empty Houses Are Lonely # 2006)


Jeudi 18 octobre 2007 :
* Mùm - They Made Frogs Smoke 'Til They Exploded [Fat Cat]
Nouvel album pour Mùm, sans les sœurs Vlatýsdóttir pour la première fois (je sais, c'est dur pour tout le monde : il en restait une et elle a préféré partir elle aussi). Un disque plus optimiste, plus enjoué et moins dramatique que les précédents, symbolisé par ce They Made Frogs Smoke 'Til They Exploded très réussi.
(disponible sur Go Go Smear The Poison Ivy, Let Your Crooked Hands Be Holy # 2007)

Mercredi 17 octobre 2007 :
* Tobias Fröberg - Love & Misery (feat. Ane Brun) [Poptones]
Ce disque, de 2006, on en reparlera dans ces pages (un jour). Mais c'est une merveille. Et ce morceau, en duo avec Ane Brun est... pfiou. Même plus que ça encore. Le mélange des deux voix, le texte. A faire pleurer même les plus endurcis.
(disponible sur Somewhere In The City # 2006)

Mardi 16 octobre 2007 :
* Clark - Ted [Warp]
Petite pépite de son 'Body Riddle' de l'an passé, Ted est un petit bijou d'électro efficace et nappé dans tous les sens.
(disponible sur Body Riddle # 2006)

mardi 15 juillet 2008

Envelopes – Here Comes The Wind [Brille]

J’ai souvent dit dans ces pages mon admiration et mon amour pour les pays Nordiques (sans préférence particulière, je suis bonne pâte). Et ce ne sont pas les Envelopes (que j’avais rapidement évoqué ici) qui vont me faire changer d’avis.

Bien au contraire. Sauf que cette fois, loin du folk-pop scintillant des Tobias Fröberg et autres Thomas Dybdahl, c’est un disque d’indie-rock dont il est question ici. Onze titres, 34 minutes, emballé, c’est pesé, et à la p’tite dame, il lui faut quoi ?

‘Here Comes The Wind’ est le second album (officiel) de ce quintette franco-suédois, formé en 2002 sous le nom de The Nicotines avant de changer deux ans plus tard de dénomination à la sortie de leur premier Ep, ‘I Don't Like It Ep’. Un disque qui sent bon le rock de la fin des 80s et du début des années 90s. Un album dont les deux influences majeures (partagées par tous les membres du combo) se nomment Talking Heads et Pixies (leur Heaven rappelle furieusement le Monkey Gone to Heaven de la bande à Franck Black, voir plus bas) et qui fait souvent au final penser à du Alamo Race Track énervé. Rien que du très recommandable donc.

Afin de prendre le contrepied de tout cela, les Envelopes rendent toutefois hommage à une des égéries des années 80s, à la choucroute sur la tête et aux chansons FM dégoulinantes, la bien nommée Bonnie Tyler. Oui oui. Dans The Party (voir plus bas), Henrik Orrling (un des deux leaders vocaux avec Audrey Pic) balance un «Once up a time I was falling in love, now I’m only falling apart», qui n’est ni plus ni moins qu’un copié-collé d’un passage de Total Eclipse From The Heart, LE tube de la blonde peroxydée à la voix bousillée par trop d’hurlements et de cigarettes. Bref, un bien beau clin d’œil qu’il est impossible d’imaginer involontaire.

Au-delà de cette jolie boutade (mais qui confère un charme particulier à ce titre), ‘Here Comes The Wind’ est un vrai disque de rock, joliment foutraque, produit « crassement » et bien construit. Et Envelopes un groupe dont on devrait rapidement entendre reparler. Très rapidement. (sortie : 18 février 2008)


Son :

Myspace (trois titres de ‘Here Comes The Wind’ en écoute)
Site Officiel

Deux titres en écoutes, le Pixies-ien Heaven et le calme Boat (malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, le clip de The Party, le titre qui ouvre 'Here Comes The Wind' et qui « rend hommage » à Bonnie Tyler (malheureusement plus disponible).