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vendredi 20 mars 2015

[Track of The Day] I'm From Barcelona - Violins

I'm From Barcelona fait partie de cette kyrielle de groupes des années 2000 qui ont connu le succès (au moins au niveau indépendant) grâce à un joli premier album et qui ont progressivement disparu des radars médiatiques.

C'est d'autant plus dur pour les suédois que leur second album, 'Who killed Harry Houdini?', très sombre et loin des airs enjoués de leur premier disque, était très réussi. Mais la hype, vous savez, ça va ça vient.

'Growing Up Is For Trees' (à sortir le 25 mars) est leur cinquième album, le premier en quatre ans. Et quand bien même le leader de cette joyeuse bande Emanuel Lundgren a « passé beaucoup de temps à étudier les synthétiseurs vintage en allant sur des sites internet allemands » (c'est lui qui le dit), la formule d'I'm From Barcelona ne change guère.

En tout cas sur le premier extrait de ce nouvel album à venir, Violins. De la pop music vitaminée, des chœurs nombreux (forcément ils sont de 16 à 32 membres à composer le groupe, même s'il est toujours difficile de savoir précisément combien), des clappings de partout et toujours cette envie folle d'emmener son monde danser.

Est-ce que cela sera suffisant pour que 'Growing Up Is For Trees' ne sorte pas dans un anonymat général (et quasi-certain) ? C'est à voir. D'ailleurs, il n'est pas dit, si l'on en croit les dernières livraisons d'I'm From Barcelona qu'il mérite plus que ça. Mais laissons lui sa chance. La pochette est réussie. Le titre est bien trouvé. Violins a de beaux airs de petit tube de printemps. Et ils seront en tournée en France, dont le 4 mai à Lyon. Raison de plus.

Album : Growing Up Is For Trees
Année : 2015
Label : Telegram Records

Acheter


Violins est également en écoute sur le soundcloud ci-dessous :




Violins, premier extrait de 'Growing Up Is For Trees', cinquième album d'I'm From Barcelona a également son clip :

 

mercredi 22 octobre 2008

[Track of The Day] I'm From Barcelona - Music Killed Me

Qu'est-il donc arrivé à I'm From Barcelona, groupe suédois dont le premier album était un disque de pop festive aux mille voix? Sûrement un évènement tragique. Ou une dépression carabinée de tout la fratrie. Car ce 'Who killed Harry Houdini?' ne respire pas la joie et l'insouciance de leur premier opus éponyme (il suffit de voir la pochette). Music Killed Me en est l'exemple parfait. Mais n'en demeure pas moins une excellente chanson. Et 'Who killed Harry Houdini?' un excellent album, bien plus abouti que son prédécesseur et où l'ombre de Loney, Dear plane tout au long du disque (je le soupçonne d'avoir beaucoup participé à l'élaboration de cet album).

Album: Who killed Harry Houdini?
Année: 2008
Label: Mute

vendredi 21 janvier 2011

[Track of The Day] I'm From Barcelona - Get In Line

Histoire d'effacer la bien mauvaise nouvelle tombée sur le coin de la gueule sans demander son reste en début de semaine, (re)démarrons 2011 de façon plus festive avec le premier extrait du troisième album des I'm From Barcelona, grande chorale pop suédoise dont le dernier disque en date 'Who killed Harry Houdini?' en avait dérouté plus d'un tant il semblait avoir été écrit avec une encre bien noire, bien loin des chansons ensoleillées de leurs débuts.

Get In Line qui annonce le prochain 'Forever Today' revient à cette ambiance là avec une chanson pop portée par un clavier vintage et est remplie de clappings et de chœurs. Très simple, peut-être pas mémorable mais qu'on se surprend à chanter à tue-tête après quelques écoutes, ce Get In Line est quand même un retour des plus sympathiques. 

Album: Forever Today 
Année: 2011 
Label: Mute

mardi 27 janvier 2009

Loney Dear – Dear John [Polyvinyl]

(Ces messieurs du label m'ont supprimé l'article, sans même un petit mot gentil pour m'avertir. Le revoilà. Bande de gros... Bref).

La découverte de Loney, Dear en 2007, via la réédition par Sub Pop de son album 'Loney Noir' avait été une révélation pour moi. La musique d'Emil Svanängen, parrainée par I'm From Barcelona, m'avait sautée aux oreilles et avait rythmé une rentrée difficile.

Depuis cet album, rien, plus rien. Loney, Dear semblait tourner en rond, tentant de donner une suite à 'Sologne', son dernier album en date (et de 2006). Trois longues années de travail qui viennent de finalement se concrétiser avec la sortie aujourd'hui même de 'Dear John', cinquième album du Suédois.
Un album qui ne sortira pas, contrairement à ce que l'on pouvait penser, chez Sub Pop, Loney, Dear ayant préféré signer chez Polyvinyl Records, maison mère, entres autres, d'Of Montreal ou d'Architecture in Helsinki.

Parfois, trop d'attente tue dans l'œuf des espoirs énormes. Ici, c'est tout le contraire. Ces trois années auront tout sauf vaines. Car ce 'Dear John', enregistré chez lui, en Suède, est une splendeur égale à 'Loney, Noir'.
Beaucoup moins folk, aux sonorités plus organiques et électroniques, avec un côté années 80 prononcé, cet album est une suite de titres endiablés, de mélodies incroyables, de frissons en cascades.

D'Airport Surroundings (premier single extrait) au rythme détonnant à I Was Only Going Out (le titre le plus « traditionnel », avec une fin qui sifflote comme le Glory de Radical Face) en passant par Harm – qui reprend quelques notes de l'Adaggio d'Albinoni –, Under a Silent Sea (presque électro) ou le magnifique Distant, habité comme jamais, avec sa montée progressive, sa rythmique étouffante et ses chœurs féminins tutoyant les sommets, tout y est.

Plus habité, plus sombre, 'Dear John' est une réussite totale et de très haut niveau. Le genre d'album dont il ne faut pas dix écoutes pour rentrer dedans. Mais dont la quarantième réserve toujours de belles découvertes. Surtout, il confirme que Loney, Dear est un songwriter de grand talent, dont la besace à mélodies ne semble pas avoir de fond.

Sur la page de Polyvinyl Records, le label présent ce disque en disant : «With his first four albums, Emil has always aspired to perfection; he has always promised a masterpiece. Dear John is that record.». Et pour une fois, je serais tenté de dire qu'il n'y a rien d'exagéré. (sortie: 26 janvier 2009)

Son :
Myspace (Un titre de 'Dear John' en écoute)
Site officiel

En écoute, aujourd'hui, deux titres : le presque classique I Was Only Going Out et l'éblouissant Distant, le titre le plus frissonnant de ce 'Dear John':

Airport Surroundings est en téléchargement gratuit (et légal!) ici (click-droit/enregistrer-sous).

Et le clip de ce morceau justement, assurément une des chansons de l'année:

Loney Dear - Airport Surroundings





mardi 18 septembre 2007

Loney, Dear - Loney, Noir [Sub Pop]

Il est 8h du matin. J'arrive au bureau. Je viens de glisser une pièce dans la machine à café. Les paupières toujours attachées aux pommettes, je me dirige, en traînant des pieds, vers mon bureau. Ma camel est au bout de mes lèvres. Je l'allume. En même temps que mon pécé.

Ces derniers temps, y a pas l’envie. Pas le goût. Des heures de sommeil réduites à la portion congrue pour on ne sait trop quelle raison. Et puis ce vent frisquet début septembre qui vous fouette le visage au petit matin sans qu’on ait rien demandé, ça a le don de me rendre bougon.

L’écran est allumé. Avant toute chose et histoire de se donner un semblant de courage pour affronter cette journée qui s’annonce longue comme une nuit chez nos copains les esquimaux, je lance winamp. Et pourquoi pas écouter ce Loney, Dear, depuis le temps qu'on m’en parle ? Allez hop, tentons le coup. I Am John résonne dans les enceintes.

Trois minutes trente s'écoulent.

Les yeux sont désormais bien ouverts. La clope se consume, seule, dans le cendrier. Le café refroidit. Je me regarde dans le reflet de l’écran. Qu’est ce que c'est que … ? Uhm. Je la remet. Histoire d’être sur. Trois minutes plus tard, même constat : non mais au secours, c’est quoi ce truc ?

Ce « truc » c’est Emil Svanängen a.k.a Loney, Dear, jeune songwriter folk avec plein de pop autour, qui connait un succès plutôt intéressant chez lui en Suède, bien que ne vendant ses albums que sur CD-R. Et puis un jour, I’m From Barcelona et son leader Emanuel Lundgren le met en lumière en lui laissant le micro sur un des titres du premier album de sa foutraque chorale.
Ni une ni deux, Sub Pop tombe sous le charme. Et le signe. Pour un premier album déjà, 'Sologne', sorti l’an passé.

Et puis pour un second, 'Loney, Noir', cette année. Un album dans la lignée de ceux de la scène folk-poppy. On sent bien un peu de Sufjan Stevens par ici ; un peu de Belle & Sebastian (période Jeepster) par là. Mais au final, Loney, Dear pond vraiment sa musique à lui, sans vraiment se soucier des autres.

Enlevé par moments, plus posé à d’autres, 'Loney, Noir' est un disque absolument splendide, fait de xylophone et de guitares folk déchainées, dont on a clairement du mal à se détacher. On oserait, on dirait qu’il est aussi frais pour son genre que le 'Funeral' d’Arcade Fire l’a été pour la pop.

Il faut, non pas se jeter dessus, ca serait bien trop facile, mais se ruer comme des morts de faim sur ce disque. Prendre sa claque. Être émerveillé par tant de belles mélodies à ne plus savoir qu’en faire. Sentir son ventre se nouer à l’écoute de la plupart des morceaux. Avoir envie de chanter à tue-tête. Caler la fonction repeat dès le début de l’écoute. Faire découvrir ce 'Loney, Noir' au plus grand nombre de personnes possible. Bref, tomber amoureux d’un album après quatre accords. C’est un besoin de santé publique. Car il redonne le moral. Le sourire. Et l’envie d’être heureux. Même un matin, à 8h, face à un écran d’ordinateur et une journée d’une dizaine d’heures devant soi. (Sortie : 6 février 2007)

Son :
Site Officiel
Myspace

Au programme, deux titres en écoute
(malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, le joli clip de I Am John, meilleur titre du de 'Loney, Noir', réalisé par Andreas Nilson (qui a notamment bossé avec The Knife) :



mardi 18 avril 2017

[Track of The Day] State Broadcasters - Break My Fall

'A Different Past' a beau n’être que leur troisième album en 8 ans, les écossais de State Broadcasters n’ont pour autant pas chômé durant toutes ces années. Découvert par leur délicat premier album 'The Ship and The Iceberg', sorti en 2009 à une période où le 'Come On Feel the Illinoise' de Sufjan Stevens était encore dans toutes les têtes, les State Broadcasters ont depuis sorti un deuxième album ('Ghosts We Must Carry') et une flopée de singles et d'Ep (tous référencés sur leur page bandcamp).

'A Different Past' donc. Un disque à l’homogénéité absente mais qui n'est en rien un problème tant les 10 chansons de - citons les, ils le méritent - Pete MacDonald, Gillian Fleetwood, Cameron Maxwell, David McGintyet et Susan Appelbe sont de véritables petits bijoux. Ici, les State Broadcasters alternent entre chansons lentes et mélancoliques (Let The Wolves Roam, Ribbons ou Folding tout à l’accordéon), pop-songs à la I'm From Barcelona (I’ll Sing with Ya!), rappelant parfois leurs cousins de Dancing Mice (Feelin' Alive), ou bluettes pop entre Sufjan Stevens et le Spinto Band (Break My Fall).

Ne lésinant pas sur les mélodies de qualités, invitant - en plus des traditionnels piano, guitares et basses - harpe, accordéon, trombone, violoncelle à leur festin pop, portés par des voix toujours belles et justes, les State Broadcasters emballent l'affaire en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. En ce qui me concerne, ils m'ont eu dès l'écoute de Break My Fall, single parfait qui ouvre 'A Different Past' (en écoute aujourd'hui).

Album : A Different Past
Année : 2017
Label : Olive Grove Records

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, Break My Fall des State Broadcasters est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson de ce 'A Different Past', Ribbons est à découvrir là : 



Pour finir, le clip de Break My Fall et ses images familiales d'archive :


mercredi 10 janvier 2018

Bilan 2017 : « Albums » (20-01)



Avant de mettre un point final à mon année musicale 2017, finissons notre petit tour d'horizon (partiel, j'en ai bien conscience) des « bilans de l'année » des blogs amis et voisins :

Voilà donc les 20 albums qui m'auront le plus marqué en 2017. De superbes révélations françaises (et lyonnaises), des disques beaux, souvent à en pleurer, une découverte essentielle pour mes oreilles, du melting-pot absolument brillant et un album aussi court que fabuleux, produit par un duo d'américains que rien ne semble arrêter. 
Et comme d'habitude, une chanson de chaque disque présenté ci-dessous est en écoute dans un lecteur Spotify et un lecteur Deezer plus bas. Bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 40-21



20. H-Burns - Kid We Own The Summer [Vietnam]
Rock lumineux et ambiances mélancoliques (la chanson titre qui ouvre l’album en est la meilleure preuve) au programme de ce nouvel album du romanais. Montant encore d’un cran dans la qualité, H-Burns s’impose (s’il était besoin) comme un des mètres étalon du genre américain, en vo certes, mais à la française.


19. Julien Baker - Turn Out The Lighs [Matador]
Acheté sans écoute préalable sur les bons conseils de Walleum, ce premier album de Julien Baker (rien à voir avec « Les Frères Scott ») est en tout cas d’une beauté sidérante, où l’urgence perce derrière son chant et ses mélodies. Une douceur punk très personnelle et aux accents émo.


18. Raoul Vignal - The Silver Veil [Talitres]
Premier album folk élégant et lumineux de la part du lyonnais Raoul Vignal, et c'est Talitres, toujours à l'affût, qui sort le tout. Entre Kings of Convenience, Stranded Horse, sous le haut patronage de Nick Drake, voilà un bien beau disque, à l'ambiance impeccable.


17. Beach Fossils - Somersault [Bayonet]
Rarement emballé par le trio de Brooklyn, 'Somersault' est une révélation. Leur ambition, leur son plus pop, plus rond et leurs belles orchestrations m’auront beaucoup séduit. Dépourvu de fautes de goûts, ce quatrième album des Beach Fossils a même de faux-airs de réponse new-yorkaise au 'Hang' des californiens de Foxygen.
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16. ENTRANCE - Book of Changes [Thrill Jockey]
Hors du temps, anachronique, 'Book of Changes' est le premier album en 13 ans de Guy Blakeskee qui officie sous le nom d’ENTRANCE. Folk, pop, subtilement arrangé, avec de beaux chœurs, des violons aussi efficaces que discrets, portés par une belle guitare, voilà un des disques les plus beaux écoutés cette année.


15. Percolator - Sestra [Penske]
Kraut-rock, shoegaze, noise-pop, noise-rock, drones, guitares fuzz, reverb', rythmiques martiales, mélodies lumineuses : voilà tout ce qui est au programme de ce premier album de Percolator, trio irlandais auteur d’un disque tonitruant.

14. State Broadcasters - A Different Past [Olive Grove Records]
Sur leur troisième album en 8 ans, les State Broadcasters alternent entre chansons lentes et mélancoliques, pop-songs à la I'm From Barcelona, rappellent tantôt leurs cousins de Dancing Mice, le Spinto Band ou le grand ordonnateur qu'est Sufjan Stevens. Mieux, ils convient à leur festin pop, en plus des traditionnels piano, guitares et basses, de la harpe, de l'accordéon, du trombone et du violoncelle. Parfait.


13. Valparaiso - Broken Homeland [Zamora Label] 
Mené par d’anciens Jack The Ripper, ce premier album de Valparaiso aura invité sur son album sans doute le plus beau casting de 2017 : Howe Gelb, Shannon Wright, Marc Huyghens (Venus), Josh Haden (Spain), Dominique A et autres John Parish (par ailleurs producteur du disque). Très beau voyage musical qui dévoile peu à peu son americana tantôt langoureuse, tantôt électrique.


12. Aidan Baker / Simon Goff / Thor Harris - Noplace [Gizeh Records] 
Composé avec Thor Harris (batteur de Swans) et Simon Goff (violoniste anglais), ce nouvel album d’Aidan Baker (le cinquième de l’année !) est un disque langoureux, uniquement instrumental, rempli de longues mélopées lancinantes, extatiques. Un ticket pour un voyage ambient en apesanteur, avec pour seules armes guitare, violon et batterie.

 

11. St. Vincent - MASSEDUCTION [Loma Vista]
L'ex de Polyphonic Spree et du groupe de Sufjan Stevens ne m'a jamais vraiment touché avec ses albums solo. Pourtant, son dernier en date 'MASSEDUCTION' m'aura happé avec sa pop-électronique aux accents mainstream, où les tubes sont nombreux (Los Ageless, New York) et derrière lesquels se cachent des textes personnels et sombres.


10. The Luxembourg Signal - Blue Field [Shelflife]
J'ai beau tourner ça dans tous les sens, The Luxembourg Signal est sans conteste MA révélation de 2017. Renversé par leur superbe 'Laura Palmer' (un de mes 7" de l'année, mais surtout mon single 2017), 'Blue Field', leur second album, ne saurait pas être résumé à cette chanson imparable. Septet, le groupe sait produire une pop aussi rêveuse que nerveuse et endiablée, pleine de guitares. Brillant.
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09. AVIONS - Loner [Bad Health Records / Les Briques du Néant / Ligature / Napalm Trees / Teenage Hate Records]
Dans une année lyonnaise plus que réjouissante, AVIONS est sans doute le disque le plus rentre dedans de l’année (avec celui des Decibelles évidemment). Punk à roulettes mâtiné de grunge et lorgnant vers une power-pop racée (à moins que ce ne soit l’inverse), chanté dans un anglais très convaincant, et puisant leur inspirations dans les années 90, ce 'Loner' a un sacré chien (oui, elle est facile).


08. The Magnetic Fields - 50 Song Memoir [Nonesuch]
Pour ses 50 ans, Stephin Merritt, pas avare de compositions, s'est dit qu'il allait sortir un album retraçant les 50 années de sa vie. Ce qui nous donne donc un coffret de 5 disques de 10 chansons et 2h30 de musique. On passe ici par tous les états. Et le résultat est magnifique, comme souvent. Textes profonds ou anecdotiques, sérieux ou plein de dérisions, chansons travaillées ou presque ivres, le meneur des Magnetic Fields accompagne l'ensemble de belles mélodies et de sa voix reconnaissable entre mille. Un disque qui, à l'instar de '69 Love Songs' devrait être une source de découverte intarissable. Happy Birthday Stephin.


07. Phoebe Bridgers - Stranger in the Alps [Dead Oceans]
S'il fallait élire le disque le plus touchant de l'année, sans nul doute que ce serait le 1er album de Phoebe Bridgers. Un disque mélancolique à souhait, où elle dévoile des compositions simples mais toujours belles, sur fond de guitares et piano grave. Et quand elle prend ses aises, elle n'en est que plus convaincante.


06. Max Richter - Three Worlds: Music From Woolf Works [Deutsche Grammophon] 
Disque construit autour de trois livres de l’écrivaine Virginia Woolf, il est à la base la bande-originale d'une création théâtrale. Album magnifique qui voit Max Richter revenir à ses premières amours et mélanger musique néo-classique et littérature ('The Blue Notebooks' et  Franz Kafka, 'Songs from Before' et Haruki Murakami), 'Three Worlds: Music From Woolf Works' se termine par une chanson de plus de 20 mns absolument superbe et qui sait prendre son temps.


05. Richard Dawson - Peasant [Domino]
Se posant en véritable conteur, l'anglais Richard Dawson plonge sa folk (avant, progressive ou orchestrale, c'est selon) dans le moyen-âge et une contrée du nord de l'Angleterre actuelle, désormais disparue. Chaotique, pleine de clappings, de chœurs, de guitares sur le fil de la justesse, parfois effleurées, souvent maltraitées, la musique de Richard Dawson et de ses compagnons est ensorcelante à souhait. Sans aucun doute, le plus beau disque de l'écurie Domino sorti en 2017


04. Wolf Parade - Cry Cry Cry [Sub Pop]
Là où le côté calculé du retour des LCD Soundsystem m'a empêché d'apprécier le 'American Dream' de la bande à Murphy, le retour des Wolf Parade respire la sincérité ; et est particulièrement imparable. S'ouvrant sur une chanson divine et synthétisant à merveille les appétences musicales de Spencer Krug et de Dan Boeckner, 'Cry Cry Cry' réussit à marier avec une grande subtilité des textes désabusés à des mélodies dansantes et enivrantes.


03. Satellite Jockey - Modern Life vol.1 [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records / Pop Club]
Joliment produit, très bien mis en musique, ce nouvel album des Satellite Jockey est l'album pop de mon année 2017. Disséminant clin d’œils sixties ici et là, chantant dans un anglais ne sonnant pas français pour un sou et s'entêtant à faire progresser leurs chansons sans jamais s’appesantir sur une simple mélodie, aussi efficace soit-elle, les Satellite Jockey auront sorti un disque de pop classieuse, de grande qualité, et qui aurait sans doute fait plus de bruit s'il avait eu l'étiquette « Canada » ou « Brooklyn » accolée à sa bio.


02. James Holden & The Animal Spirits - st [Border Community]
Véritable découverte, cet album de James Holden & The Animal Spirits est un disque totalement instrumental mais flamboyant en de nombreux points. Melting-pot de sonorités et d'influences (musique orientale, (free) jazz, expérimental, électro, folk sous-acide, des saxophones ivres, etc), enregistré en une prise live pour chaque morceau, il est surtout d'une consistance et à la fois d'une facilité d'écoute autant sidérante que déconcertante.


01. Foxygen - Hang [Jagjaguwar]


Sans hésitation, le disque le plus brillant de 2017 est le nouvel album des Foxygen, duo américain habitué de ces pages. 'Hang' est un album prodigieux, qui contraste totalement avec leur gargantuesque '... And Star Power', leur précédent disque. Ici, 8 chansons en 32 mns. Mais quelles chansons !
Parlant aussi bien de cinéma, de lieux mythiques que d'accomplissement personnel, les Foxygen auront su soigner l'habillage de leurs chansons : un orchestre complet les entoure, auquel viennent se joindre les Lemon Twigs, Matthew E. White et autres Steven Gregory Drozd des Flaming Lips.
Surtout, en plongeant la tête la première dans une pop racée, qui tient autant de l'americana, du glam que des comédies musicales à l'ancienne, le duo aura sorti en 2017 un disque aussi ambitieux que réussi, aux mélodies impeccables et à la mise en musique parfaite.


Comme de coutume, une chanson de chaque disque présenté ci-dessus est en écoute dans un lecteur Spotify et un lecteur Deezer. Sauf pour AVIONS, indisponible sur ces deux plateformes. Bonne(s) écoute(s) ! 






Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 40-21

lundi 14 juillet 2008

Track of The Day (08-14 juillet 2008)

Une semaine pleine de nouveautés dans le Track of The Day. Et y en pour tous les goûts (pour peu qu'on aime la pop et le rock). (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).

Lundi 14 juillet 2008:
* Pumuckl - Expect The Unexpected [-]

En ce jour de fête nationale, et même si c'est plus pour faire une introduction marronnier qu'autre chose, mettons en avant un artiste français, Pumuckl, que j'ai déjà évoqué dans ces pages. Notre homme vient de sortir une très belle version de Expect The Unexpected des Herman Dune, tiré de leur 'Switzerland Heritage'. Dans la belle tradition de Pumuckl. J'adore. Je suis fan de ce mec.
(indisponible pour le moment, 2008)


Dimanche 13 juillet 2008:
* She & Him - This Is a Test [Merge]
L'actrice Zooey Deschanel et le (insère ici tes superlatifs les plus forts) M. Ward sortent un disque tous les deux. Un album doux, léger, jazzy et retro, où la voix de Zooey fait merveille. This Is Not a Test, en écoute aujourd'hui, est le genre de morceaux qui rappellent le fameux duo Lee Hazelwood/Nancy Sinatra. Charmant tout plein. Et même plus tiens.
(disponible sur Volume One, 2008)

Samedi 12 juillet 2008:
* dEUS - Eternal Woman [Polydor]
Sans se mentir, depuis deux albums, dEUS m'ennuie à mourir. Leur dernier 'Vantage Point' est un disque que l'on qualifiera de raté. Dommage. Mais comme à chaque fois, on peut ressortir quelques titres pas dégueus. Notamment ce Eternal Woman, petite douceur aux jolis chœurs féminins, vraiment beau.
(disponible sur Vantage Point, 2008)

Vendredi 11 juillet 2008:
* Stephen Malkmus & The Jicks - Hopscotch Wille [Domino]
Depuis la fin de Pavement, j'attends un grand album du père Malkmus, celui qu'on pourra placer sans honte à coté de 'Slanted & Enchanted' ou 'Crooked Rain, Crooked Rain'. Ça ne sera pas pour cette fois là non plus, même si ce 'Real Emotional Trash' est bien plus réussi (des titres comme Hopscotch Wille explique cela) que son prédécesseur 'Face The Truth', qui ne tenait la route le temps que d'une chanson (No More Shoes).
(disponible sur Real Emotional Trash, 2008)

Jeudi 10 juillet 2008:
* Plants & Animals - Bye Bye Bye [Secret City]
Dans la grande tradition des groupes pop déglingos, je voudrais les Plants & Animals, groupe canadien euphorique, sorte de mix entre The Polyphonic Spree et I'm From Barcelona. Un bon bol d'air frais et d'été dans ce mois de juillet perturbé.
(disponible sur Park Avenue, 2008)

Mercredi 9 juillet 2008:
* What Made Milwaukee Famous - For The Birds [Barsuk]
Groupe extraordinairement sympathique malgré son nom des plus débiles. Rien de bien révolutionnaire certes mais une power-pop/power folk de très très bon aloi. Et quelques titres carrément jouissif. Comme ce For The Birds notamment.
(disponible sur What Doesn't Kill Us, 2008)


Mardi 8 juillet 2008:
* Beach House - Heart of Chambers [Bella Union]
Fermez les yeux. Evadez-vous. Ne pensez plus à rien. Appuyez sur Play et lancez Heart of Chambers. Étonnamment vous flottez. Normal, vous écoutez 'Devotion' de Beach House, un des disques les plus sensuels de l'année.
(disponible sur Devotion, 2008)

vendredi 7 septembre 2007

The Kissaway Trail – st [Bella Union]

Il y a des jours où le coeur n'y est plus. Pour plein de raisons. Certaines en particulier certes. Mais plein à la fois. Le cerveau embrumé par des millions de questions, des scénarios que l’ont refait et réécrit dans sa tête sans trop savoir pourquoi, sachant que de toutes façons, l’imaginaire ne changera rien à la donne : c’est comme ça et pas autrement.

On a beau le savoir, il n’empêche, on n’a plus le courage. Ni l’envie. Juste un besoin irrépressible d’aller dormir et de ne voir personne. De se cacher sous la couette. Et d’attendre, quoi, on sait pas trop, mais d’attendre. Sauf qu’il faut bien gagner sa croûte et enclencher la première. A nouveau. Encore.
C’est alors qu’on lance, sans vraiment y croire un disque qui ne nous avait pas plus marqué que ça à l’époque des premières écoutes. En guise de soutien psychologique. Ou de début de thérapie. En cette journée pourrie, c’est l’album éponyme de The Kissaway Trail, sorti cette année chez Bella Union (ironie quand tu nous tiens), qui fait office d’anti-dépresseur.

Un quintet danois aux manettes de ce joli disque de 'pop exaltée mais pas trop', une productrice qui a travaillé avec Sigur Ros, Mùm ou sur la très belle version acoustique de Roscoe de Midlake, derrière la vitre, le graphiste de ‘Funeral’ d’Arcade Fire pour l’artwork, une musique qui rappelle tous ces groupes faiseurs de pop débridée (I’m From Barcelona, Polyphonic Spree, etc), avec pour meneuse de revue la bande à Win Butler.

Un album des plus sympathiques, perclus de titres bien troussés, entraînants, souriants et surtout, bien écrits. Ce disque ne révolutionne rien. Les Eloquence and Elixir, La La Song, Smother + Evil = Hurt ou 61 n’ont rien inventé. The Kissaway Trail n'ont rien inventés. Ils ne rendent pas heureux. Ils font juste du bien. Ou moins mal. Et en ces périodes de doute extrême, on ne leur en demande pas plus. (Sortie : 23 avril 2007)
 

Son:
Myspace

Site Officiel 

Et puis histoire de pas faire les choses à moitié, la vidéo de La La Song :


mercredi 20 septembre 2017

[Track of The Day] FM Belfast - All My Power

C’était donc l’heure des adieux. Après trois éditions, le formidable festival Heart of Glass, Heart of Gold a donc décidé de mettre la clé sous la porte avec une quatrième session qui se tenait le week-end dernier.
Le concept de HOG HOG est très simple : un camping de vacances privatisés, des bungalows à louer entre amis et une vingtaine de groupes répartis sur trois jours de fête.

Pour la seconde année consécutive, Hog Hog a pris ses quartiers à Saint-Amans-des-Côts au camping des Tours. Un grand espace, posé à côté d’un lac, perdu dans la campagne aveyronnaise. Sur le papier, cela vend beaucoup de rêve. Et le lieu est très beau effectivement.
Malheureusement, et contrairement à l’année précédente, le soleil et la chaleur ne sont pas au rendez-vous. Pire, c’est l’automne qui a décidé d’y prendre ses quartiers d’hiver. Résultat : pulls et doudoune obligatoires pour résister à l’humidité (la pluie était annoncée) et au froid (8°C un 15 septembre, y a p’us d’saison ma bonne dame). Côté programmation, je ne connais que six groupes sur tous ceux prévus, ma foi en les organisateurs de Hog Hog est inébranlable.

VENDREDI

Ayant raté l’ouverture du festival le jeudi soir, arrivé tardivement sur le site le vendredi, le temps de prendre nos quartiers - à côté de deux autres bungalows amis - et d’entamer joyeusement l’apéro, je rate le set de Petit Fantôme, qui ouvrait le bal. Mais pas question de rater Beach Fossils, dont j’ai pu dire tout le bien que je pensais du dernier album. J’avais peur de la transposition de leurs beaux arrangements sur scène, il n’en a rien été, car tout sonne parfaitement bien et de façon très maligne. Gros coup de cœur. 
Le second ne se fait pas attendre et arrive dans la foulée. Il s’appelle K-X-P et a donné rendez-vous aux hog-hogueurs dans la salle 2, où ils vont asséner une heure durant un gros set électro puissant et dansant. Une seule question se pose : pourquoi les avoir fait jouer si tôt ? C’eut été parfait en fin de soirée…
Poni Hoax enchaîne à la scène 1. Leur dernier album mérite, comme les autres, le détour, pourtant leur set ne sera pas mémorable, la faute à un réglage son moyen et un Nicolas Ker chantant plus à côté que dans le rythme de ses acolytes. Rien d’assez catastrophique pour bouder son plaisir, mais pas franchement mémorable.

Après un passage obligé par le karaoké géant (toujours aussi fun), Agar Agar prend la scène. Leur dernier single m’a bien plu, et j’avoue que sur ce que j’ai pu voir de leur set (la moitié environ), le duo est très efficace et sait faire danser les foules avec une belle débauche d’énergie.

La fin de la soirée sera moins marquante : le live de The Pilotwings puis le set de Zozo, à base d’électro très lascive et pas entraînante (ce qui fera dire à un ami « on est quand même pas venu pour écouter une pub pour les shampoings Ushuaïa, merde ! », élue évidemment phrase du week-end) pour un sou finissent de doucher mes dernières velléités de fête. Une fête qui se continuera en after sur la terrasse glissante de l’un de nos trois bungalows, avec sound-system de qualité et une cinquantaine de noctambules (Clara d’Agar Agar viendra faire un coucou parait-il).

SAMEDI

Le lendemain, en guise de réveil, j’ai droit à un sacré mal de tête. Il est 13h, le temps est couvert, il fait froid et humide. Tout ceci ne me dit rien qui vaille. Et puis, finalement, le soleil s’autorise quelques percées. Pas assez pour aller oser tenter un bain dans la piscine extérieure chauffée, mais parfait pour aller déjeuner en écoutant un mix à la piscine, avant que les Buttertones ouvrent la deuxième journée en plein après-midi. Un concert très efficace avec des californiens aux deux pieds bien ancrés à la fin des 50s et au début des 60s, et qui semblent vraiment être contents d’être là.
Les canadiens de Corridor enchainent au même endroit. Sorti chez Requiem Pour Un Twister, leur dernier album reçoit des éloges de toutes parts. L’ayant peu écouté pour avoir un avis définitif (qui jusque là n’est pas aussi dithyrambique que la rumeur), leur set à Hog Hog est très plaisant. De bien belles choses, un vrai son bien à eux, quelques passages presque math-rock et un groupe rayonnant (qui se permet de compter dans ses rangs un batteur sosie officiel de J. J. Abrams) qui joue devant un public de plus en plus conquis.

Le concert fini, il est temps de partir se réchauffer tant bien que mal au bungalow, de rater Molly Burch, et de revenir pour H-Burns qui va donner un concert épatant. Tout est clair, carré, précis, avec un son très bien réglé, les mélodies font mouches à chaque fois, les envolées électriques donnent envie de passer la nuit à les écouter jouer et H-Burns empoche totalement l’adhésion. Ravi, semble t-il, d’être là, il a d’ailleurs eu quelques mots très sympathiques pour l’équipe d’organisation. Il est vraiment temps que j’écoute son dernier ‘Kid We Own The Summer’ (sorti au printemps dernier). Concert du festival sans nul doute.

Passé les B-Boys (trio punk de chez Capture Tracks dont je me réserve un jugement définitif quand j’aurais écouté leur album sorti il y a peu), faisons place à FM Belfast. Pierre m’avait prévenu que c’était immanquable. « Ça n’invente rien mais on va faire la fête! ». Et il avait raison. Un groupe de cinq islandais, dont le seul but est de faire danser les gens. Cotillons à gogo, froufrous tape à l’œil, les FM Belfast me font penser à une sorte de mélange entre les Scissor Sisters, Gossip, I’m From Barcelona et The Polyphonic Spree. Leur musique n’est pas toujours fine, mais est ultra efficace et dansante. Un vrai show balancé par les FM Belfast, avec en point d’orgue leur tube Underwear (dont le refrain est le suivant «We're running down the street in our underwear»), qui verra 6 hog-hoggeuses et hog-hogueurs, débouler sur scène (malgré le froid) en sous-vêtements, danser avec le groupe avant de retourner dans le public, portés par la foule (et pour certains à finir cul nul). (Et pour ceux qui ne connaissent pas, comme moi, le groupe, All My Power, le tout dernier single en date des FM Belfast, est le titre du jour dans ces pages).

Pleine d’euphorie, la foule se regroupe autour de la télévision pour la partie karaoké du soir, et va enchainer à beugler les New-York New-York de Sinatra et autres Bohemian Rapsody de Queen. Convenu ? Oui, mais tellement simple et efficace que tout le monde joue le jeu à fond.

C’est alors que déboule sur la scène 1 Islam Chipsy & Eek, un trio composé de 2 batteurs à la carrure de rugbyman et d’un mec seul, sur machine. Totalement inconnu de mes oreilles, ce groupe est normalement tout ce que je déteste : que des percus, encore des percus, toujours des percus. D’ailleurs, plus le concert avance, plus la foule se disperse et se clairsème. Et pourtant, chez moi, leur électro-cheap pleins de percus matche à fond, et de façon assez incompréhensible. Je dois être un bon mood, la blonde qui danse à mes côtés avec son pull en laine trop large est bien jolie et surtout, la musique du trio est - très - efficace.

Les oreilles en bouillie (ces gens là jouent tout de même fort), la fin de soirée sera composée de bières et de l’électro de Zaltan puis de Vladimir Ivkovic, diablement énergique, avant que l’organisation ferme le rideau pour permettre à nos corps et nos cerveaux fatigués d'aller se reposer. Il est 5h30, il fait toujours froid, il pleut, mais on est bien.

DIMANCHE

Oui. Sauf que le lendemain matin, on sait que nous avons 4h de route à faire pour rejoindre Lyon. Et le temps n’est pas à la fête : le ciel est très bas, la pluie tombe par intermittence. Et nous sommes gelés. Alors on range, on fait un ménage rapide, on fait notre check-out, on monte dans la voiture et on part retrouver notre Saône et notre Rhône en zappant les djs set de Yonatan Gat et de The Pilotwings. Pourtant, le dimanche est vraiment un des meilleurs moments du festival : tous les festivaliers, regroupés dans la piscine, en maillot de bain, à danser sur des mixes entraînants. Sauf que le temps en a décidé autrement.

Que retenir donc de cette quatrième édition de Heart of Glass, Heart of Gold ? Que malgré le temps désastreux et l'affluence assez faible (mon second étant la conséquence de mon premier), c’était une nouvelle fois parfait. Qu’on vient à ce festival pour l’affiche, évidemment, mais aussi et surtout pour l’ambiance qui y règne.
L’ambiance, parlons-en : des gens adorables, venus d’un peu partout en France, juste là pour faire la fête, tripper devant des artistes dont on connaît ou non le pedigree, mais toujours avec le sourire collé aux lèvres. Le meilleur festival du monde assurément.
Merci donc cher Hog Hog pour ces 4 éditions (même si je n’en ai fait que deux). Merci pour les découvertes, la gentillesse de l'organisation, les idées toutes simples mais géniales et plus globalement le pied que vous m’avez fait prendre. Vous me manquez déjà. N’hésitez pas à revenir sur votre décision. Vraiment.

Album : -
Année : 2017
Label : World Champions Record

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, All My Power de FM Belfast est en écoute ci-dessous :



Le clip de All My Power de FM Belfast :