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jeudi 10 décembre 2009

Warehouse – st [Autoproduction]

Délaissant un temps sa guitare folk et les ambiances d’un 'Here and Now' joli comme tout, David Fakenahm change de direction et reprend, en partie, celle de son premier album ‘Back From Wherever’, sous un nouveau nom, Warehouse.

Enfin en partie : si les guitares électriques sont de sortie, notre homme ajoute de la distorsion, des ambiances presque glaciales, de la noirceur un peu partout, des boites à rythmes et relance d’un coup de shoegaze.

Pour l’occasion, Pumuckl (autre artiste très apprécié dans ces pages) et Nine Fakenahm viennent lui donner un coup de main sur quelques morceaux (elle au chant, lui aux beats sur Everysingletime).

Il y a de tout sur ce ‘Warehouse’. Des balades (Supernatural People), des morceaux intriguant et presque organiques (Reverse, qui ouvre l’album), des chansons pop entêtantes (Everyone Knows It’s Time to Tell a Lie), du rock pur et dur mené de doigt de maitre par une basse métronome (Everysingletime) et une chanson vaporeuse comme on les aime (splendide Butterfly, tout en apnée).
David Fakenahm parachève même ce premier album de Warehouse par un Medicine de plus de neuf minutes, sombre et triste mais tenu tout du long et vraiment passionnant. Pas donné à tout le monde.

Un seul reproche peut-être : A Droplet In The Neck, belle composition dont la mélodie évoque A Wolf at The Door de Radiohead, quelque peu gâchée par un break mal maitrisé et une fin un peu trop rapide.

A part ca, c’est du tout bon. David Fakenahm change donc de registre une nouvelle fois, se fait plaisir (cette idée lui trottait déjà dans la tête à l’époque de ‘Here and Now’) et nous fait plaisir. Oui, ce genre de phrase, c’est un peu bateau, je l’admets. Mais c’est vraiment le cas. Parce que des chansons comme Butterfly, j’en veux tous les matins au petit déjeuner ! (sortie : 9 novembre 2009)


Nb : Le premier album de Warehouse est disponible au format physique pour 8€ et également en format digital, et ce sur toutes les plateformes (d’Itunes à fnacmusic en passant par Amazon). Pour plus d'informations, cliquez ici.


Son :
Myspace (Quatre chansons de ce ‘Warehouse’ en écoute)
Site officiel

Deux chansons en écoute. Everyone Knows It’s Time to Tell a Lie, car c’est la chanson la plus pop et la plus efficace de ‘Warehouse’ et Butterfly car c’est la plus belle composition de l’album, tourmentée comme il faut. (malheureusement plus en écoute)

jeudi 18 octobre 2012

David Fakenahm - One Thing Remains [-]

Dernièrement, dans une de ses célèbres tirades, l'ami Pascal Nègre défendait l'idée que, en gros, sans maison de disques, la musique n'est rien (ou pas grand chose). Et il n'a pas tort dans l'absolu.
Mais ses contradictions sont tellement multiples (on dit souvent qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis; ce qui fait de Pascal Nègre un homme sacrément intelligent !) et ses déclarations ridicules depuis 10 ans si nombreuses que quand il sort quelque-chose qui tient la route et a du sens, elle est forcément retoquée fortement.

Car oui, Pascal Nègre a raison, sans maisons de disque, rapidement, la musique n'est pas grand-chose. Elle n'en existe pas moins, certes, mais l'artiste se transforme en VRP Multicartes, ce qui n'est, dans l'absolu, pas du tout son rôle.

Cependant, vu l'état de l'industrie musicale aujourd'hui, les disques auto-produits il en existe à tous les coins de rue: souvent très décevants, parfois intéressants, rarement passionnants et posant la question : « pourquoi ce type là n'est pas signé sur un label digne de ce nom? ».

David Fakenahm fait partie de cette troisième catégorie. Artiste plus qu'apprécié dans ces pages (tous ses efforts ont été chroniqués sur ce blog: 'Here and Now', son projet Warehouse, sa berceuse Lulie ou son premier disque 'Back From Wherever'), l'orléanais revient avec un nouvel album, 'One Thing Remains'.

Avec douze compositions originales (à une près, Winter is Warm) enregistrées en famille (Nina Fakenahm est aux chœurs) et entre amis (Laudanum est présent au clavier sur une grande partie de l'album), 'One Thing Remains' tranche avec ses productions passées.

Ici, on oublie le côté auto-produit que possédait ses albums précédents et on plonge dans un disque enregistré et mixé comme il se doit (par Patrick Chevalot, pour ne pas le nommer), qui sonne bien.

Oscillant entre folk, country et blues, 'One Thing Remains' enchaine les chansons pleines de paysage américains (Circus, chroniqué il y a quelques semaines dans ces pages), les morceaux de bravoure (splendide You're My Woman au solo de guitare lancinant et irresistible), les tubes imparables (Winter is Warm, originellement sorti en 2007 sur 'Back From Whenever', et réenregistré pour l'occasion ou One Thing Remains, nerveuse à souhait) et autres balades délicates (Nina).

Avec 48 minutes au compteur, 'One Thing Remains' réalise un sans-faute. Et un album qui propose une belle escapade vers de grands espaces tantôt rockailleux, tantôt terriens
C'est à ce jour l'album le plus réussi de David Fakenahm. Le mieux enregistré, le mieux produit, le mieux écrit. Espérons qu'il puisse lui ouvrir les portes d'un label qu'il mérite tellement. (sortie: 17 septembre 2012)


Info :


Je ne saurais trop vous conseiller :
1) d'écouter ce 'One Thing Remains', que ce soit sur Spotify ou Deezer.
2) de l'acheter et soutenir David Fakenahm.
Sachez ainsi que 'One Thing Remains' est disponible uniquement (pour le moment en tout cas) en téléchargement, pour 7.99€ sur la plupart des plateformes de téléchargement comme Amazon, Itunes, Emusic ou Fnac.



Trois chansons en écoute, exceptionnellement. (malheureusement plus en écoute)

lundi 12 mars 2018

[Track of The Day] Shannon & The Clams - The Boy

Avec sa pochette divinement désuette (d'aucuns qualifieront de dégueulasse, et on ne pourra pas dire grand chose), Shannon & The Clams (groupe dont je découvre l'existence) n'est pas là pour changer la face de la musique.

Tout au plus elle veut renverser son cours, et la faire revenir à une époque depuis longtemps révolue. Car le quatuor d'Okland en Californie, sur 'Onion' (son cinquième album) retourne au début des années 60, entre rock'n'roll, doo-wop, surf pop voire soul.

Marqué par la tragédie du Ghost Ship Warehouse en décembre 2016 à Okland (qui fit 36 victimes), 'Onion' est un disque qui retourne aux sources de la pop musique actuelle, qui sonne très juste, bien aidé en cela par Dan Auerbach, un des deux Black Keys - dont le travail sur le Lasan de Michael Kiwanuka avait été remarqué dans ces pages.

Rappelant aussi bien les Beatles (évident sur The Boy) et assimilés que les girls group de l'époque, ce nouvel album de Shannon & The Clams, s'il se perd en route, n'en est pas moins une franche réussite, nostalgique mais pas rétrograde tant les titres qui s'y trouvent sont de qualité. Et nul doute que si elles avaient vu le jour il y a 55 ans, certaines des chansons présentes ici auraient terminé, en français, dans la bouche d'un Richard Anthony ou d'un Johnny Hallyday.

Album : Onion
Année : 2018
Label : Easy Eye 

Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Boy de Shannon & The Clams est également en écoute via leur clip ci-dessous :



Autre chanson tirée de 'Onion' de Shannon & The Clams, voilà Backstreets, la chanson qui ouvre 'Onion' :

 

Enfin, voilà Did You Love Me, chanson presque soul de Shannon & The Clams :