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vendredi 13 février 2009

[Track of The Day] Starlight Mints - Cracker Jack

En ces journées où grooveshark se met lui aussi à planter, rien de tel que se replonger dans un des classiques albums des années 2000. Un disque qui avait fait (à l'époque) la nique au 'One' des Beatles (rien que ça!).
Sorti en 2000, ce 'The Dream That Stuff Was Made Of' des Starlight Mints (groupe américain mené par Allan Vest) m'avait sacrément emballé avec sa pop aux contours rock et au touché lo-fi. C'était même un sacré présage sur le contenu de la pop des années à venir. La preuve avec ce Cracker Jack, mon morceau préféré de l'album, brinquebalant et inspiré. 

Album: The Dream That Stuff Was Made Of 
Année: 2000 
Label: See Thru Broadcasting

mardi 7 mars 2017

[Track of The Day] Menace Beach - Darlatoid

Après une longue période pop dans ces pages, revenons à des choses un peu plus bruyantes. Enfin, continuons à revenir serait plus juste. Après Cloud Nothings hier, voilà donc Menace Beach, quintet de Leeds mené par Ryan Needham et Liza Violet qui vient de faire paraître 'Lemon Memory', son deuxième album.

Un album et au final assez inconsistant : un début échevelé où les titres de très bonne facture s'enchaînent (Give Blood, Maybe We'll Drown, Lemon Memory) et une fin plus quelconque, manquant de corps et d'imagination.
Pour autant ce disque de Menace Beach  ne manque pas de charme. Sorte de mariage (vocal mais pas que) réussi entre les versions rock de Death Cab For Cutie et Starlight Mints qui aurait eu lieu en 1993, n'hésitant pas à sortir les claviers, et pourvu d'une production bien sentie, ce 'Lemon Memory' donne envie d'en savoir plus sur les prochaines aventures discographiques du groupe.

Album : Lemon Memory
Année : 2017
Label : Memphis Industries

Acheter


En plus des lecteurs Deezer et Spotify, Darlatoid de Menace Beach est également en écoute ci-dessous : 


Deux autres chansons au programme de ce post : Give Blood et Lemon Memory, qui donne donc son nom au deuxième album des Menace Beach :




Enfin, pour finir, le clip de Maybe We'll Drown :



mardi 16 octobre 2018

[Track of The Day] 王若琳 (Joanna Wang) - 騎著電動滑行車的葉豆老師 (The Motorized Scooter Edo)

Au commencement existait les chats IRC. Puis les forums internet. Puis apparurent les blogs comme celui-ci. On écrivait des tartines sur un album qui nous avait marqué, on déterrait on ne sait comment un album oublié et pourtant fabuleux,  qu’on venait tout juste de choper sur soulseek, on s’enflammait pour un pont, un refrain ou un nouveau groupe en devenir. Bref, c'était la fête, c'était la vie ; mieux, cette gigantesque base de données permettait aussi et surtout de sortir du sacro-saint agenda des majors qui imposaient leurs sorties au plus grand nombre.

Et puis un jour, au mitan des années 2000, les blogs ont commencé à péricliter (des larmes coulent sur mes joues), la génération suivante préférant la facilité des échanges fournie par Facebook. 

Coolbeans à l’époque était un blogueur hyperactif dont les multiples adresses permettaient de découvrir un nombre incroyable de disques qu’il chroniquait rapidement et auxquels il donnait une note. Les années ont passé mais rien n’a changé pour coolbeans, à part le support.

On peut désormais le suivre sur Facebook sur le groupe (ouvert à tous) « J’écoute une K7 de la vedette » où il propose et note un nombre toujours plus incalculables de disques. Tellement d’ailleurs qu’il est difficile impossible d’écouter la moitié ou même le quart de ce qui y est proposé. Donc on picore, on suit une recommandation ou on est intrigué par une pochette, et on fait souvent de belles découvertes.

Il y a quelques semaines, c’est un album à la pochette affreuse au possible qui a rencontré du succès sur ce groupe. Un disque que je n’aurais pas une seconde pensé écouter, le dernier en date de Joanna Wang, une taïwano-américaine de 30 ans.

Intrigué par de nombreux commentaires élogieux, j’ai écouté. Et je suis tombé des nues. Totalement opposé à l’image que l’on pourrait se faire du disque à la pochette portant le kitsch au pinacle et présentant une Joanna Wang vêtue d’une robe de mariée, surplombée d'un chérubin pointant sa flèche sur elle, le tout accompagné d’une typographie rappelant les heures les plus sombres des sites personnels époque Lycos, 'Modern Tragedy' est un sacré album pop.

Une pop déguindée, entièrement chantée en anglais, qui part dans tous les sens, entre cabaret (The Etiquette of Handing Scissors and Knives), skits qui voient une Joanna Wang chanter une bluette en faisant la vaisselle (I Cannot Wait To Fall In Love (Dish Washer)), chansons pop-rock à tiroir (The Motorized Scooter Edo et ses ouh-ouh-ouh), douces mélodies mélancoliques et autres titres comme enregistrés avec du matériel des années 20. 

Très bien construite, découlant naturellement, la musique émanant de ce 'Modern Tragedy' est en tout cas une sacrée surprise. La rencontre de beaucoup de choses, notamment des Fiery Furnaces et des Starlight Mints, le tout contant l'amour, la déception, l'espoir, les cœurs-brisés, les ruptures souhaitées ou subies et les sempiternelles erreurs que nous répétons dès qu'il s'agit de sentiments. De la belle ouvrage assurément.

Album : Modern Tragedy (摩登悲劇)
Année : 2018
Label : Sony


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), 騎著電動滑行車的葉豆老師 (The Motorized Scooter Edo) de Joanna Wang est également en écoute ci-dessous, via son clip : 



Autre chanson tirée de ce 'Modern Tragedy' de Joanna Wang, voilà 莎賓娜,不要再結婚了! (ou Sabrina Don't Get Married Again! en occidental) et son formidable clip de 16 mns !


jeudi 3 janvier 2019

Bilan 2018 : « Albums » (40-21)


Après les formats courts et autres compilations et rééditions (voir ici), le Top 50 de mes chansons de l'année (en écoute là), passons aux albums. Et autant le dire de suite, l'année fut belle. Mais avant cela, regardons un peu les choix des sites et autres blogs amis ou voisins :

Quarante disques, répartis en deux parties. Voilà donc la première avec les albums classés de la 40è à la 20è place. Avec de bien jolis disques, du folk français, des popeux lyonnais, des vieilles de la vieille, un retour d'un écossais à la mélancolie intouchable, des confirmations et des espoirs. Ce n'est que le début, mais quelle année, je pense qu'on peut le dire et le redire.

Et comme il vaut mieux mettre quelques notes sur quelques mots, au bas de ce papier se trouvent deux lecteurs, un Spotify, un Deezer, proposant une chanson tirée de chacun des albums présentés ci-dessous (et dans l'ordre croissant). Bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2018 : 
Top « Albums » (20-01)
Top 50 « Chansons »
Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »

40. Malcolm Middleton - Bananas [Triassic Tusk Records]
Après s’être essayé à différentes choses, avec plus ou moins de réussite, Malcolm Middleton retrouve ses premières amours, ses mélodies pop pleines de rock et accouche avec 'Bananas' du petit frère de 'Waxing Gibbous', avec chansons à tiroirs et textes aussi drôles que mélancoliques. Et il n'est jamais aussi parfait que lorsqu'il écrit et chante des chansons tristes.


39. Dr. Octagon - Moosebumps: An Exploration Into Modern Day Horripilation [Bulk]
Totalement déconnecté de la réalité hip-hop du moment, qu’elle soit française ou américaine (il faudra que je me plonge un jour dedans), la sortie d’un nouvel album de Dr. Octagon reste un évènement pour moi, surtout quand il est aussi réussi. Kool Keith, Dan the Automator et DJ QBert pondent là un disque « à l’ancienne », mais diablement efficace. 


38. Julien Ledru - Along The Road I Had Traveled [–]
Fan de Godspeed (entre beaucoup d’autres), graphiste, batteur de The Ready Mades, Julien Ledru passe au projet solo avec un album plein de fingerpicking, et d’un peu de field recording, l'ombre de John Fahey n'étant jamais bien loin. Mieux, sorti uniquement au format numérique, et vu sa qualité, le disque se voit offrir un pressage vinyle (venez participer au crowdfunding !). Précieux.


37. Courtney Barnett -  Tell Me How You Really Feel [Milk! Records]
L’an dernier, l’ennui qu’avait provoqué chez moi le disque de Kurt Vile et Courtney Barnett était assez dingue. Mais qui donc avait plombé au final cet album ? La question trouve sa réponse en 2018, vu que les deux protagonistes ont sorti chacun de leur côté un nouvel album. Résultat, l’un est d’un ennui complet, le second est brillant et confirme tout le bien que je pense de la demoiselle depuis sa découverte.


36. Satellite Jockey - Modern Life vol.2 [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records]
Pop chiadée aux belles mélodies montées en épingles à coups de clavecin, cuivres, d'un trio guitare-basse-batterie et autre orgue, ce 'Modern Life Vol.2' reprend là où les lyonnais de Satellite Jockey avaient laissé le volume 1, en ancrant cette fois leur univers dans une pop plus 70s. Cette collection commence à avoir une sacrée gueule.


35. The Breeders - All Nerve [4AD]
Passé une première écoute décevante, le dernier album des Breeders de Kim Deal s’est révélé à moins et s'est avéré être un sacré disque. Indie-rock échappé d’une décennie révolue mais qu’on remet au goût du jour, et que le groupe maitrise mieux que personne.


34. FACS - Negative Houses [Trouble In Mind]
Premier album d’ex-Disappears, ce disque n’est pas à mettre dans les oreilles du premier dépressif venu, tant rien ne vient éclairer ce post-punk aux atours très cold. Minimal sans l'être vraiment, langoureux, noisy, porté par une basse profonde et une guitare aiguisée comme jamais, il est en tout cas brillant. Ce qui est plutôt pas mal pour un disque aussi sombre vous en conviendrez.


33. Parquet Courts - Wide Awake [Rough Trade]
Porté par des paroles aussi drôles qu'engagées, 'Wide Awake!' confirme que Parquet Courts continue d'être un acteur essentiel de la scène indé actuelle. Et prouve s’il en était besoin qu’ils sont capables d’écrire des compositions posées et pop comme beaucoup plus punk, mais toujours foutraques et incroyablement cool.


32. En Attendant Ana - Lost and Found [Montagne Sacrée / Buddy Records]
Pop garage sur production presque agressive, guitares dans tous les sens, formidablement relevées par une trompette qui confirme leurs idées mélodiques, ce 'Lost and Found', en plus d’une qualité indéniable, vient de se voir offrir une carrière internationale avec la distribution de l’album outre-Atlantique chez Trouble In Mind Records. Excusez du peu.


31. Numb.er - Goodbye [Felte]
Projet de David Fribourg entouré de cinq musiciens crédités, Numb.er plonge les deux mains, les bras, et finalement le corps tout entier dans un mélange de post-punk, de shoegaze, de cold-wave et de distorsions sombre mais réjouissant.


30. Advance Base - Animal Companionship [Run For Cover]
Il a beau avoir changé de nom de scène, Owen Ashworth, autrefois derrière Casiotone For The Painfully Alone, ne change pas. Évoluant désormais sous le pseudonyme d'Advance Base, sa voix reste reconnaissable entre mille. Comme ses chansons d'ailleurs, souvent langoureuses quand elles ne sont pas tristes, toujours dans un ensemble synthétique-pop qu’il maitrise à merveille.


29. 王若琳 - 摩登悲劇 (Joanna Wang - Modern Tragedy) [Sony]
Pop déguindée, entièrement chantée en anglais, qui part dans tous les sens, entre cabaret, skits qui voient une Joanna Wang chanter une bluette en faisant la vaisselle, chansons pop-rock à tiroir, douces mélodies mélancoliques et autres titres comme enregistrés avec du matériel des années 20 : ce 'Modern Tragedy' est de la belle ouvrage assurément. Et également la rencontre de beaucoup de choses, notamment des Fiery Furnaces et des Starlight Mints, le tout contant l'amour, la déception, l'espoir, les cœurs-brisés, les ruptures souhaitées ou subies et les sempiternelles erreurs que nous répétons dès qu'il s'agit de sentiments.


28. Shannon & The Clams - Onion [Easy Eye]
Produit par Dan Auerbach, 'Onion' retourne aux sources de la pop musique actuelle. Rappelant aussi bien les Beatles - et assimilés - que les girls group de l'époque, il est une franche réussite, nostalgique mais pas rétrograde tant les titres qui s'y trouvent sont de qualité. 



27. Starcrawler - Starcrawler [Rough Trade]
Court premier album pour ce quatuor californien mené par la voix de la jeune Arrow de Wilde (qui a terminé le lycée il y a un peu plus d’un an) et nouvelle signature Rough Trade. Vingt-sept minutes au compteur pour un disque qui fait dans le rock, qu’il soit hard ou grunge. Prometteur.


26. MGMT - Little Dark Age [Columbia]
Un jour on se retournera sur la discographie de MGMT, et on se dira sans doute « ouais, quand même hein ». Parce qu’à l’exception d’un peu passionnant 'MGMT' en 2013, que lui reprocher ? Rien. La preuve avec ce 'Little Dark Age', inspiré, inspirant, rempli de tubes (mais ces types savent-ils écrire autre chose ?) et de sonorités eighties mélodiquement imparables.


25. jeremy messersmith - Late Stage Capitalism [Glassnote]
Cinquième album de l’américain et sans doute le plus plus arrangé de sa discographie. Mais aussi le plus sombre et sarcastique (lire cet excellent papier à ce propos), malgré ses intentions mélodiques et musicales toutes Burt Bacharach-iennes, sa très belle voix et ses orchestrations pétaradantes (voir ici).


24. Jerry David DeCicca - Time The Teacher [Impossible Ark]
Un piano, quelques cuivres discrets, des chœurs presque soul : voilà comment résumer ce disque. Mais il faudrait ajouter qu'il rappelle aussi bien Leonard Cohen, le premier Chris Garneau qu'Over The Rhine et permet d'imaginer la rencontre entre Bob Dylan et Nick Cave. 'Time The Teacher' ou un bien bel album, apaisant et touchant.


23. Aidan Moffat & RM Hubbert - Here Lies The Body [Rock Action]
Alors qu’un nouvel album d’Arab Strap serait sur les rails (lire ici), Aidan Moffat s’est associé en 2018 avec son collègue de label RM Hubbert. Un disque d’une très grande beauté où les mélodies de RM Hubbert se marient à merveille avec l’accent à couper au couteau d’Aidan Moffat. Et s'il avait enfin trouvé son Malcolm Middleton 2.0 ?


22. Gruff Rhys - Babelsberg [Rough Trade]
Très mélodieux, ambitieux (toute l'orchestration est l'oeuvre du BBC National Orchestra of Wales), 'Babelsberg' est sans doute le plus beau disque de Gruff Rhys à ce jour (c’est dire), le plus seventies de tous et où il sonne plus souvent qu'à son tour comme un Lee Hazlewood gallois.


21. Spiritualized - And Nothing Hurt [Bella Union]
On pourra ergoter que Jason Pierce a ressorti ses vieilles formules et a sorti un album plus que jamais Spiritualized. Oui, certes. Mais vu que les chansons, l’inspiration et les mélodies sont là, que demander de plus ? Rien. Petit-frère de 'Ladies & Gentlemen We Are Floating In Space', duquel ressort, notamment, une sublime Damage (voir ici).


Bilan 2018 : 
Top « Albums » (20-01)


Et comme prévu, voilà donc un lecteur Spotify et un lecteur Deezer avec une chanson extraite de chacun des albums présentés ci-dessus. Et disposées dans l'ordre croissant. Bonne(s) écoute(s) !