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lundi 24 juin 2019

[Track of The Day] Kazu - Salty

Grande voix de la pop de ces 25 dernières années au chant de Blonde Redhead, Kazu Makino se lance en solo sous le nom de Kazu (comme tout le monde l'appelle déjà d'ailleurs) et crée son propre label, Adult Baby, qui sera aussi le titre de l'album.

Le disque (dont la date de sortie n'a pas encore été annoncée) a lancé en éclaireur il y a quelques semaines un premier single, Salty, assez loin des sonorités Blonde Redhead-ienne, mais au contraire plein de boucles, de nappes synthés, de voix en contre-champs et de sons éthérés.

Un premier single assez hors du temps, à la belle atmosphère évanescente et qui n'est pas sans rappeler le lancement en solo de Thom Yorke. Et si elle a fait appel à, excusez du peu, Ryuichi Sakamoto, Mauro Refosco (percusionniste d'Atoms For Peace) et Ian Chang (batteur de Son Lux), si la mélodie est belle et la production est chiadée, c'est la voix de Kazu qui une nouvelle fois illumine le tout.

Album : Adult Baby
Année : 2019
Label : Adult Baby Records


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Salty de Kazu est également en écoute ci-dessous :




Le clip de Salty par Kazu :



mercredi 6 novembre 2013

[Track of The Day] Trentemøller - Deceive (feat. Sune Rose Wagner)

Anders Trentemøller, dit Trentemøller, est danois. Fait dans l'électro. Et son dernier album en date fait la part belle aux invités de prestige : Low, Kazu de Blonde Redhead, Jonny Pierce de The Drums, Sune Rose Wagner de The Raveonettes, Jana Hunter de Lower Dens. Notamment.
 
Ces invités sont la principale force de ce nouvel album de Trentemøller. Si The Dream avec Low est bien trop convenue et plus Low que Trentemøller, on notera tout de Gravity (avec Jana Hunter), River of Life (avec Ghost Society) et surtout Deceive (avec Sune Rose Wagner), aussi sombre que dansant, et Come Undone, avec la formidable Kazu, chanson organique qui rappelle quelques beaux souvenirs de Blonde Redhead.

Le reste est à l'avenant, et souvent moins intéressant. Trop disparate pour tenir la longueur, 'Lost' reste un album où il est bon de picorer par ci par là. Vous me direz, avec Trentemøller, rien de plus logique et facile. (Oui j'ai osé. Et j'ai même pas honte).

Album : Lost
Année : 2013
Label : In My Room

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En plus du très bon Deceive avec Sune Rose Wagner de The Raveonettes, Come Undone avec Kazu, autre bijou de ce 'Lost' :




En plus, Never Stop Running, avec Jonny Pierce de The Drums et premier single de ce 'Lost' de Trentemøller :


Le même Never Stop Running, mais en clip cette fois :


lundi 11 mai 2020

[Track of The Day] Desmond Korma - Shades of Black

On l'avait quitté en 2018 avec Maps of Jupiter, un projet solo dans une veine Blonde Readhead/The Notwist. On le retrouve en mai 2020 avec Desmond Korma, un nouveau projet, là aussi solo, avec toujours l'ombre de la bande à Kazu jamais bien loin. Avant qu'à la rentrée de septembre sorte un nouveau single de Maps of Jupiter et, avant la fin de l'année, la sortie - enfin ! - du premier Ep de son groupe Cabale.

Lui, c'est donc Michel Malégeant, l'homme derrière Moonman et Greed Recordings. Et Desmond Korma, un projet qu'il ambitionne au long cours : un premier 45-tours digital (dont il est question aujourd'hui) pour commencer. Puis deux Ep de 4 titres en juillet et novembre prochain, avant l'album en avril 2021... accompagné d'un disque compilant ces 10 premiers titres.

Shades of Black est la « face-A » de ce single. Une chanson aux très belles guitares, presque dream-pop, et au mix parfait emmenant la chanson assez haut. Pour autant, pas dit que le reste de Desmond Korma sonne de cette façon, tant, Michel Malégeant le dit lui même, « c'est une direction folk (Smog, Villagers, Syd Matters) qui devrait se dégager sur les prochaines sorties ». Réponse en juillet.

Album : Shades of Black / Don't Forget
Année : 2020
Label : Greed Recordings


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Shades of Black est également en écoute ci-dessous :


La face-B de ce premier 45-tours numérique, Don't Forget, de Desmond Korma est quant à elle en écoute là :


Le clip de Shades of Black de Desmond Korma :




lundi 21 juin 2010

[Track of The Day] Blonde Redhead - Here Sometimes

Après un week-end chargé de unes détestables, d'attitudes de collégiens boutonneux, d'une presse de caniveau, d'insultes, de joueurs millionnaires aux envies soudaines et risibles de syndicalisme, de jets de chronomètres, de traître, d'éditos arrogants et rageurs, et au final d'une énorme et franche rigolade au fur et à mesure de l'amoncellement des révélations de journalistes plus fouille-merdes qu'autre chose, il fallait une bonne nouvelle pour ouvrir cette semaine.

Cette bonne nouvelle est tombée en fin de semaine dernière. Elle s'appelle Here Sometimes et est - du moins peut-on l'imaginer - un premier extrait du prochain album de Blonde Redhead, à sortir. Quand? C'est la question. Tout ce que l'on sait pour le moment c'est que ca sera une nouvelle fois chez 4AD, le troisième pour le label américain.

Here Sometimes est un joli avant-goût en tout cas; une chanson synthétique, un brin dreamy et mélancolique, portée par la voix toujours envoûtante de Kazu. Une voix que certains joueurs devraient écouter plus souvent qu'à leur tour ces derniers jours.

Car oui, crions le haut et fort: si la France foire dans les grandes largeurs la Coupe du Monde en Afrique du Sud, ce n'est pas à cause de Raymond Domenech, de Jean-Pierre Escalettes ou de clans de cour d'école. Non. C'est juste que les joueurs n'écoutent pas Blonde Redhead. Ça aurait le bon goût de les calmer. 

Album: -
Année: 2010
Label: 4AD

Here Sometimes est en téléchargement gratuit et légal sur le site officiel de Blonde Redhead, en cliquant ici.

jeudi 21 octobre 2021

[Track of The Day] A Place To Bury Strangers - Playing The Part

L'intro de Playing The Part est surprenante. Car aux premières mesures, on ne croirait pas qu'on a affaire à une chanson d'A Place To Bury Strangers tant on s'attend plutôt à entendre débouler la voix de Kazu. Car oui, Playing The Part semble avoir été écrite à partir d'un canevas de Blonde Redhead. Si la suite de la chanson voit les choses rentrer dans l'ordre, il n'en reste pas moins que l'ombre des auteurs de 'Melody Of Certain Damaged Lemons' flotte tout du long.

Placée idéalement au milieu de 'Hologram Ep', la dernière sortie en date d'A Place to Bury Strangers, Playing The Part est presque une sorte de respiration dans un disque qui ne manque pas de shoegaze, de noise et de disto. Un disque une nouvelle fois très réussi et qui confirme que si les new-yorkais ont perdu de leur jusqu'au boutisme des débuts, s'ils ont mis un peu de pop dans leur moteur, leur intransigeance et leur talent restent intacts.

Album : Hologram EP
Année : 2021
Label : DedStrange

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Playing The Part de A Place To Bury Strangers est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Playing The Part d'A Place to Bury Strangers :

mardi 27 avril 2010

General Bye Bye – Girouette [Greed Recordings]

Soyons franc et disons le tout de go : Michel Mageleant ne tarissait pas d’éloges sur General Bye-Bye, nouveau groupe entré dans la constellation Greed Recordings il y a quelques mois. Car oui, quand on annonce que « General Bye Bye est la réponse européenne à Blonde Redhead », c’est ne pas tarir d’éloges.

Quelques mois plus tard, et à l’écoute de ‘Girouette’, la sanction est cinglante : le boss de Greed Recordings a une fois de plus raison. Après avoir sorti les Cornflakes Heroes, Moonman ou Delphine Dora & The Unexpected, et distribué Guernica ou Action Dead Mouse, son flair vient de dénicher, sans coup férir, une nouvelle perle.

Quatuor parisien composé de trois garçons et d’une jeune fille, amoureux du kantalé (instrument à cordes pincées de musique traditionnel finnois, sorte de cithare finlandaise), General Bye Bye rend une copie parfaite avec ‘Girouette’, premier album d’une, je l’espère, d’une longue série.

Oui, je l’espère vraiment parce qu’en 11 titres et près d’une heure de musique, ils renvoient pas mal de groupes français en manque d’inspirations à leurs chères études et éblouissent par la qualité de leurs compositions.
Il suffit d’ailleurs d’écouter Alphabet (voir plus bas), qui ouvre ‘Girouette’, pour s’en convaincre, chanson ample et énergique de 5 mns où le groupe pose le décor : oui, General Bye Bye joue dans la cour de Blonde Redhead (la voix de Jana n’est d’ailleurs pas étrangère cet état de fait), et oui General Bye Bye sait composer des titres exigeants (les changements de rythmes tout du long) aussi bien qu’évidents (l’intro, accrocheuse comme rarement).

Chantant en anglais, avec cet accent français qui va bien, on sent qu’au-delà du groupe de Kazu, vole sur ce ‘Girouette’ aussi bien les fantômes de Sufjan Stevens (la mélodie clinquante de Les Hautes Solides) que The Magnetic Fields version 2010 (When It’s Gonna Rain), Cornflakes Heroes (Facelift) que Sonic Youth (des passages de Don’t Shoot The Rabbit).

Capable d’écrire des morceaux indie-rock à la greed, que de ralentir le tempo et de mettre en avant de bien belles mélodies (le léger Time is on my side), General Bye Bye fait montre d’un grand talent pour pimenter et relancer chacune de ses chansons - au hasard James Carr, Girouette et l'arrivée d'un kantalé chavirant.

‘Girouette’ est un premier effort ébouriffant. Depuis ma découverte de Greed Recordings, je crois ne pas avoir ne serait ce que trouvé que moyen une seule des sorties de ce label ô combien passionnant (j’ai même revu, et combien, ma position sur le premier album des Action Dead Mouse).
Alors oui, à chaque nouvel album sorti des mains expertes de Greed, je tiens le même discours. Mais je vous assure qu’il est extrêmement sincère. Je ne peux pas faire autrement, les faits sont là.

Je vous laisse seul juge. Mais il m’étonnerait fort que vous puissiez rester insensible aux mélodies nerveuses et inspirées d’un groupe qui s’appelle General Bye Bye mais qu’on aurait plutôt envie d’appeler General Hi Hi tant il semble en avoir sous la pédale. (sortie : 19 mai 2010)

Son :
Myspace (6 chansons de ‘Girouette’ en écoute)
Site officiel

'Girouette', qui sort le 19 mai prochain donc, sera notamment disponible à cette adresse.

Deux morceaux en écoute, et quels morceaux ! Forcément, ouvrons le bal avec Alphabet, premier titre de ‘Girouette’, superbe chanson à l’accroche ravageuse. Et Self-Portrait, qui ferme le disque de manière sublime, les cordes toutes voiles dehors (malheureusement plus en écoute) :

Pour finir, deux vidéos. La première est le clip de Don't Shoot The Rabbit, premier single de 'Girouette'. Une vidéo délirante et complètement affreuse pour une petite fille de 6 ans:




Et la seconde est une vidéo de présentation de
General Bye Bye, en anglais, à l'occasion de leur tournée américaine de l'été prochain. Un US Tour gigantesque de plus de 20 dates, de New-York à La Nouvelle Orléans, de Memphis à Philadelphie, et une vidéo bien sentie:




Dernière chose chose: General Bye Bye est en ce moment même en tournée française (mais aussi européenne). Toutes les dates sont disponibles ici!

vendredi 5 décembre 2025

Freshberry - Diamond Files [Si Moiré Disques / Indie or Die Records / Hidden Bay Records]

'Diamond Files' des Freshberry est une surprise à double titre. Le premier, évident, c'est qu'une écoute suffit pour se rendre compte qu'il n'est pas un album parmi d'autres, qu'on écoute une fois et dont on a oublié jusqu'aux mélodies dès que le disque suivant dans la liste d'écoute enchaîne. Le second, c'est que derrière ce nom très anglais se cache non pas un groupe, comme leur musique et leur production aurait pu le laisser croire, mais un duo : celui formé par Jiyeonne Kim, originaire de Corée du Sud, et Pierre Stroska, son acolyte - et accessoirement compagnon.

Des Freshberry à propos desquels il est difficile d'avoir des informations. Tout juste ai-je appris que le groupe tient son nom d'un gâteau industriel que Jiyeonne mangeait enfant en Corée du Sud. Qu'ils sont actifs depuis 2020. Que leur premier single publié par un label est le morceau Youth, une relecture d'un classique d'un groupe rock sud-coréen Sanullim. Que le label en question est Si Moiré Disques, qu'on retrouve - évidemment - derrière ce 'Diamond Files', en compagnie de l'indispensable Hidden Bay Records et d'un nouveau venu, Indie or Die Records, micro-label de François Salvador, bien connu de tous ceux qui s'intéressent à la musique indé, fondateur de l'agence de booking parisienne La Bagarre et désormais régional manager de Freshberry. 

Et 'Diamond Files' dans tout ça ? Renversant. On s'esbaudit - à raison - devant les grands disques qui sortent chaque année chez nos cousins anglo-saxons. Mais il faudrait aussi s'épater un peu plus régulièrement sur notre production nationale, car celle-ci n'a décidément rien à leur envier. La France aussi est capable (et le prouve chaque année) de sortir des albums inspirés, qui s'inventent tout du long, se réinventent même parfois, imposent un son, un style et proposent des compositions d'une qualité folle.

'Diamond Files' est un premier album admirable de la part de Freshberry, où krautrock, post-punk, synth-pop se taillent la part du lion. Un disque où les grandes chansons ne manquent pas, de l'ouverture Danse Macabre à I Will No Longer Be Afraid Of Myself (dont l'intro fait penser à Broadcast qui reprendrait Another Brick in the Wall, Part 2 de Pink Floyd), l'impressionnant Morgat et ses plus de huit minutes aussi belles que hantées, le si doux, si beau Sir 06 qui évoque, si ce n'est Blonde Readhead au moins Kazu Makino avec qui Jiyeonne Kim partage la même élégance vocale, ou Horror Scope en fermeture avec une guitare mélancolique qui se mêle avec délice aux nappes et à une basse profonde. 

Et j'aurais pu détailler ainsi les quatre autres chansons de l'album, tant elles aussi transpirent de classe, d'inspiration et de talent. Car 'Diamond Files' n'est pas un album quelconque. Pas un disque lambda comme il en sort tant chaque année, et pour qui on aurait une sympathie de façade parce que des gens bien - et qu'on aime bien - gravitent autour. Non, 'Diamond Files' est un grand album qui peut en remontrer à une majorité sortis cette année (et qu'on va, en ce mois de décembre, sur-encenser pour on ne sait trop quelle raison). Un disque qui compte. Ou en tout cas, qui devrait compter. (Sortie : 26 septembre 2025)

Plus :
'Diamond Files' de Freshberry est à l'écoute et à l'achat sur la page bandcamp de Freshberry
'Diamond Files' de Freshberry est à l'écoute et à l'achat sur la page bandcamp de Indie or Die Records
'Diamond Files' de Freshberry est à l'écoute et à l'achat sur la page bandcamp de Hidden Bay Records
'Diamond Files' de Freshberry est à l'écoute et à l'achat sur la page bandcamp de Si Moiré Disques
'Diamond Files' de Freshberry est également à l'écoute sur Spotify, Deezer ou Tidal (notamment)


Trois extraits de 'Diamond Files' de Freshberry en écoute aujourd'hui. A tout seigneur, tout honneur, I Will No Longer Be Afraid Of Myself (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis le beau Sir 06. Et enfin l'ouverture Danse Macabre


Histoire d'être le plus complet possible sur ce très bel album, voilà les trois clips que Freshberry a publié jusqu'ici pour soutenir la sortie de son 'Diamond Files' : Vivian Girlscouts, Danse Macabre et Sir 06 :