Dans la longue liste des albums qui m'ont marqué dans les années 2000, le premier de Noah and The Whale, 'Peaceful, The World Lays Me Down' reste un indéniable classique qui ne cesse d'ailleurs de prendre de la valeur à chaque nouvelle écoute (que j'ai nombreuses ces dernières semaines).
Pourtant, force est de constater que depuis ce disque, Noah and The Whale a été assez peu marquant. Oh, sur leur second album, 'The First Days of Spring', il y avait encore quelques jolies choses, à commencer par la chanson titre, mais la suite m'a laissé pour ainsi dire, si ce n'est froid tout au moins circonspect.
Car ce qui faisait la force du premier album de Noah and The Whale (ribambelle de mélodies et de chansons maitrisées, pleines de petits détails qui faisaient un tout irrésistible) n'était pas présent (ou de manière sporadique) sur les disques suivants.
Il n'est pas dit que leur nouvel album, 'Heart of Nowhere', vienne changer fondamentalement la donneet les faire dévier de la trajectoire moins folk-plus rock qu'ils ont pris.
Mais le premier extrait de ce nouveau disque, There Will Come a Time, est une chanson réussie, un titre assez emballant même, après quelques écoutes. Pas dit qu'on se relève toutes les nuits pour lui, mais je prends.
Album : Heart of Nowhere Année : 2013 Label : Mercury
'Heart of Nowhere' est également le titre d'un film de Noah and The Whale, qui sortira en même temps que l'album. Le clip de There Will Come a Time, à voir ci-dessous, en est une sorte de trailer :
Leur premier album avait été une petite révélation pour moi. Joyeuse, ambitieuse par moments, particulièrement mélodieuse, la musique de Noah and The Whale s'écoutait toute seule. Et plus souvent qu'à son tour.
Un peu plus d'un an après ce premier album, le combo anglais sera de retour, à la rentrée prochaine - le 31 aout prochain pour être exact. Une bonne nouvelle qui arrive avec un premier titre, The First Days of Spring.
Cette chanson s'avère être aussi le titre de l'album. Un morceau qui tranche avec les productions passées du groupe: lancinant, mélancolique - comme si Noah and The Whale suivait, ou voulait suivre, la voie de The National - le tout avec un côté épique sur la fin. En gros et pour faire court, The First Days of Spring est une chanson superbe. Si le reste de l'album est de ce niveau...
Album: The First Days of Spring Année: 2009 Label: Cherrytree
The First Days of Spring peut être télécharger gratuitement et légalement ici (pour ne pas sortir de la page, cliquez sur le lien en gardant la touche ctrl appuyée).
Il est temps de reprendre les choses en main en ce 2 septembre 2008, à l’orée d’une nouvelle décennie et au crépuscule de pérégrinations estivales des plus agréables. Ce blog aura vécu à mon rythme pendant ces deux derniers mois : celui de farniente.
Mais après avoir pêché la crevette, fait du cormoran, être tombé amoureux du temps breton en même pas dix jours passés dans cette charmante ville qu’est Trebeurden, après avoir arpenté quelques sentiers sinueux des Alpes à croiser bouquetins, marmottes et paysages splendides, après avoir retrouvé une famille déjantée qui aime à se baffrer, à rire et se foutre de tout pendant quelques jours, il est l’heure de remettre le travail sur l’ouvrage et de repartir à la quête de ce chapeau, parce que bon, à la fin, ça suffit de savoir que je suis parti sans, j’aimerais bien le retrouver.
Pour ouvrir cette nouvelle année, commençons par un des disques qui aura bercé une bonne partie de mon mois d’août : ‘Peaceful, The World Lays Me Down’ de Noah and the Whale. Un album d’un groupe anglais, né sur les bords d’un des plus fameux stades de rugby du monde, aux contours folk pop, dans lequel on retrouve des réminiscences de pas mal de groupes actuels, de Beirut à Arcade Fire (oui, c’est léger, mais quand même) en passant par Jens Lekman. La voix de Charlie fait beaucoup penser à un mélange de celle d’Adam Green et de Micah Paul Hinson. D’ailleurs, c’est sûrement avec ce dernier qu’on trouvera le plus de liens, entre la voix, les ruptures des morceaux et les mélodies très travaillées (Peaceful, The World Lays Me Down est un titre somptueux qu’aurait pu composer le songwriter américain).
Ce disque revient constamment ces dernières semaines sur ma platine. Encore et encore. A peine plus de 40 mns, une qualité qui s’affine au fil des écoutes, des titres forts de partout, des touches mélodieuses à tomber dans chaque morceau. Ce premier album de Noah and the Whale est un peu mon Loney, Dear de 2008. Et si les styles ne sont pas vraiment comparables (le Suédois est beaucoup plus enjoué que ses homologues anglais), l’effet est le même : un disque de folk-pop à tomber et qui fait du bien par où il passe, avec ses chœurs, ses clappings, ses cordes qui pleurent et ses ruptures mélodiques. Un vrai bonheur. Rien de mieux pour attaquer une rentrée le plus sereinement possible. (sortie : le 11 août 2008)
Son : Myspace (six extraits de ‘Peaceful, The World Lays Me Down’) Site Officiel (très beau site)
Histoire de ne pas perdre les bonnes vieilles habitudes, deux morceaux en écoute. Délectez-vous donc de Give A Little Love et de Peaceful, The World Lays Me Down, deux titres pour se rappeler que cet été, bondieu, c’était bien (malheureusement plus en écoute).
Et la vidéo, toute belle, de 5 Years Time, qui aurait pu être l’hymne de cet été 2008, qui sent bon Wes Anderson (dont le groupe est fan), malheureusement plus disponible.
Après le top des "inclassables" hier, deuxième étape du top 2009 sans chapeau aujourd'hui avec la partie "singles". Ou plutôt chanson de l'année (toutes ne sont pas sorties en singles en tant que tel).
2009 aura été une nouvelle fois riche de très grandes chansons, et dans tous les styles. Du folk au rap français, de l'électro au tube planétaire. D'ailleurs, mon top 6 a été difficile à dégager, tant les six premières chansons se tiennent en un mouchoir de poche.
Cinquante chansons donc qui auront rythmé mon année musicale. Et histoire d'avoir du son à se mettre sous l'oreille, vous trouverez en bas du papier un lecteur grooveshark compilant ces 50 morceaux.
50. Dj Signify - Low Tide (feat. Aesop Rock) [Bully] 49. Bishop Allen - The Ancient Commonsense of Things [Dead Oceans] 48. Elysian Fields - Climbing My Dark Hair [Vicious Circle] 47. Editors - Papillon [Kitchenware] 46. Handsome Furs - Legal Tender [Sub Pop] 45. Miss Kittin & The Hacker - Suspicious Minds [Nobody's Bizzness] 44. Mando Diao - Dance With Somebody [Vertigo] 43. Delorean - Big Dipper [BCore] 42. Toy Fight - High Noon [City Slang] 41. Edward Sharpe & The Magnetic Zeros - Jade [Community Music]
40. The Sunshine Underground - Coming To Save You [City Rockers] 39. We Were Promised Jetpacks - Roll Up Your Sleeves [Fat Cat] 38. Junior Boys - Hazel [Domino] 37. The Veils - Sit Down By The Fire [Rough Trade] 36. St. Vincent And The National - Sleep All Summer (Crooked Fingers cover) [Merge] 35. The Lonely Island - Boombox (feat. Julian Casablancas) [Universal Republic] 34. Broken Records - If Eilert Loevborg Wrote A Song, It Would Sound Like This [4AD] 33. Jeffrey Lewis and The Junkyard - Bugs & Flowers Rough Trade] 32. The Pains of Being Pure at Heart - Young Adult Friction [Slumberland] 31. Noah and The Whale - The First Days of Spring [Cherrytree]
30. Orelsan - No Life [3è Bureau] 29. Conor Oberst - Roosevelt Room [Merge] 28. Four Tet - Love Cry [Domino] 27. The Very Best - Warm Heart Of Africa (feat. Ezra Koenig) [Moshi Moshi] 26. Sophia - There Are No Goodbyes [The Flower Shop] 25. Grand Duchy - Black Suit [Cooking Vinyl] 24. The National - So Far Around The Bend [4AD] 23. Benjamin Biolay - La Superbe [Naive] 22. Dear Reader - Great White Bear [City Slang] 21. The Black Eyed Peas - I Gotta Feeling [Interscope]
20. Atlas Sound - Walkabout (feat. Noah Lennox) [Kranky] 19. DatA - One in a Million (Club Version) [Naive] 18. Mumford & Sons - The Cave [Islands] 17. Ash - Arcadia [Atomic Heart] 16. Gonjasufi - Holidays [Warp] 15. Mélanie Pain - Helsinki (feat. Julien Doré) [Cinq7] 14. Emmy The Great - The Easter Parade [Close Harbour]
13. Magnolia Electric Co - Rider.Shadow.Wolf [Secretly Canadian] 12. Annie - Songs Remind Me of You [Smalltown Supersound] 11. Bruce Springsteen - The Wrestler [Columbia] 10. Loney Dear - Distant [Polyvinyl] 09. Malcolm Middleton - Red Travellin' Socks [Full Time Hobby] 08. Anti-Pop Consortium - Volcano (Four Tet Remix) [Big Dada] 07. Vic Chesnutt - Chinaberry Tree [Constellation]
Après les Eps, 7" et autres compilations, il est temps de passer au top "chansons" de l'année. Comme l'an passé, et vu que j'ai écumé beaucoup de sillons cette année, j'ai choisi de présenter un top 75. Car si je n'ai pas été touché (loin de là) par tous les disques que j'ai écouté, beaucoup contenaient de petites merveilles.
Le meilleur exemple est l'album de Dancing Mice, groupe écossais de son état, qui aura sorti un 'Eroded' d'un ennui sans nom... mais qui débute par une merveille de revival songs et qui rend un hommage aux 80s assez magistral, comme rarement entendu ces derniers temps d'ailleurs, It's Abnormal.
Le top 20 (hormis les trois premiers) est presque totalement interchangeable, suivant l'humeur. Et au final donc, un classement des 75 chansons qui m'auront fait vibrer, danser, pleurer, frissonner, voire bien plus, en 2008
Un top 75, en écoute comme à chaque fois au bas de ce papier, cette fois en un seul et même lecteur en un lecteur et quelques vidéos youtube.
Demain, Top Albums-1ère partie.
75. James – Bubbles [Mercury]
74. Lightspeed Champion – Dry Lips [Domino]
73. Late of The Pier – Focker [Parlophone]
72. Feeder – Miss You [Echo]
71. The Automatic – Steve McQueen [B-Unique]
70. Metronomy – The End Of You Too [Because Music]
69. Melpo Mene – Hit The Boys [Imperial]
68. Human Highway – Moody Motorcycle [Secret City]
67. Earlimart – Town Where You Belong
66. The Black Keys – Psychotic Girl [Nonesuch]
65. Sebastien Tellier – Divine [Discograph]
64. The Young Republic – Girl From The Northern States [End Of The Road]
63. Destroyer – Foam Hands [Merge]
62. The Gutter Twins – God's Children [Sub Pop]
61. Estelle (feat. Kanye West) – American Boy
60. The Decemberists – Valerie Plame [Rough Trade]
59. Gregory And The Hawk – Stone Wall Stone Fence [Fat Cat]
58. A Weather – Spiders, Snakes [Team Love]
57. The Twillight Sad – Cold days from the birdhouse [Fat Cat]
56. Air France – Collapsing outside your doorstep [Sincerely Yours]
55. The Tallest Man on Earth – Honey Won't You Let Me In
54. Piano Magic – Vacancies [Make Music Mine]
53. The Helio Sequence – Broken Afternoon [Sub Pop]
52. The Futureheads – The Beginning of The Twist [Null]
51. The Last Shadow Puppets – Separate And Ever Deadly [Domino]
50. British Sea Power – Lights out for darker skies [Rough Trade]
49. Envelopes – Party [Brille]
48. The Rolling Stones – You Can't Always Get What You Want (Soulwax Remix) [ABKCO]
47. Bon Iver – For Emma [Jagjaguwar]
46. The Black Kids – I Wanna Be Your Limousine [Almost Gold]
45. The Wedding Present – I lost the monkey [Talitres]
44. BoB – Lonely People [Grand Hustle]
43. Eugene Mcguinness – Moscow State Circus [Domino]
42. Jenny Lewis – Sing a Song For Them [Rough Trade]
41. Born Ruffians – I Need a Life (Four Tet Remix) [Warp]
40. datA – Rapture [Ekleroshock]
39. Guernica – Conscientiously Escaping The Chains Of Western Civilization I Am What You Could Call A Postmodern Houdini [Vlas Vegas]
38. Santogold – L.E.S Artistes [Downtown]
37. Broken Records – Lies [Distiller]
36. Port O'Brien – Fisherman's son [City Slang]
35. Sufjan Stevens – Joy to The World [-]
34. The Kills – Black Balloon [Domino]
33. Iron & Wine – Arms of a thief [Transgressive]
32. Ladytron – Runaway [Nettwerk]
31. Adem – Oh My Lover [Domino]
30. Morley – Call On Me [Polydor]
29. The Notwist – Boneless (Panda Bear Remix) [City Slang]
28. Justice – Phantom II (live) [Ed Banger]
27. Noah and The Whale – Peaceful, The World Lays Me Down [Cherrytree]
26. Fleet Foxes – Your Protector [Sub Pop]
25. Pivot – O Soundtrack My Heart [Warp]
24. Sons & Daughters – Killer (Adamski cover) [Domino]
23. The Magnetic Fields – California Girls [Nonesuch]
22. Cornflakes Heroes – Is Mother Right? [Greed Recordings]
21. Oasis – The Shock of The Lightning [Big Brother]
20. Nada Surf – See These Bones [Barsuk]
19. The Sleeping Years – Dressed For Rain [Talitres]
18. Styrofoam – My Next Mistake (feat. Jim Adkins) [Nettwerk]
17. Dan Le Sac Vs Scroobius Pip – Letter From God To Man [Sunday Best]
16. Ladyhawke – Magic [Modular]
15. Alain Bashung – Tant de Nuits [Barclay]
14. Hot Chip – Ready For The Floor [DFA]
13. Coldplay – Viva La Vida [Parlophone]
12. Duke Spirit – Send a Little Love Token [You Are Here]
11. Parenthetical Girls – Windmills Of Your Mind (Michel Legrand cover) [Tomlab]
10. Kiko – Slave of My Mind [Different]
09. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band – BlindBlindBlind [Constellation]
08. Tv On The Radio – Lover's Day [4AD]
07. Wolf Parade – Kissing The Beehive [Sub Pop]
06. MGMT – Kids (Soulwax Remix) [Columbia]
05. Okkervil River – Lost Coastlines [Jagjauwar]
04. Malcolm Middleton – Love Comes In Waves [Full-Time Hobby]
03. Dancing Mice – It's Abnormal [Squeak Audio]
02. Cloud Cult – No One Said It Would Be Easy [Rebel Group] 01. MGMT – Time to Pretend [Columbia]
Sept titres sont introuvables sur Spotify. Mais ils sont en écoute ci-dessous :
12. Duke Spirit – Send a Little Love Token
29. The Notwist – Boneless (Panda Bear Remix)
36. Port O'Brien – Fisherman's son
37. Broken Records – Lies
44. BoB – Lonely People
48. The Rolling Stones – You Can't Always Get What You Want (Soulwax Remix)
64. The Young Republic – Girl From The Northern States
Deuxième partie du traditionnel bilan de fin d'année. Et quand bien même nous sommes déjà en 2014. Après la partie « Ep, 45-tours et tout le toutim» (à lire et écouter ici), place au « Chansons 2013 ».
Mais avant de passer à ce classement, petit retour sur certains des tops sortis depuis fin décembre avec une petite sélection :
Ceci fait, retournons à nos moutons et donc, nos chansons. Car oui, il s'agit bien de chansons et non pas de singles. Tous les titres ici ne sont pas sortis en singles et j'ai toujours préféré trouver mon morceau préféré d'un album plutôt que me le fait imposer par quelques directeurs artistiques, aussi bons soient-ils.
Cinquante chansons donc ; qui m'ont particulièrement touché, fait danser et/ou chanter, émerveillé, renversé. Cinquante morceaux qui vont d'un tube de l'année au titre béni oui-oui mais à l'efficacité incroyable à un trio norvégien qui aime la synth-pop, en passant par un petit groupe lyonnais qui deviendra grand bientôt, un Saint-Augustine reconverti, une sœur délaissée par son frère et à qui cela va plutôt bien, une talentueuse compositrice aux petites lunettes rondes, un Mojave 3 qui se remet au shoegazing, j'en passe et des meilleurs.
Tout est évidemment en écoute plus bas, dans un lecteur grooveshark compilant ces 50 chansons.
Dernière partie à venir, la partie album. Très prochainement donc.
31. Poni Hoax - Blood & Soda [Pan European Recording]
30. PALM – El Sereno [-]
29. Swim Deep – She Changes The Weather [RCA]
28. The Postal Service - A Tattered Line of String [Sub Pop]
27. The Pigeon Detectives - Animal [Cooking Vinyl]
26. Jeremy Messersmith - Tourniquet [Glassenote]
25. David Ford - Everytime [The Magnolia Label]
24. Ed Harcourt - The Man That Time Forgot [CCCLX]
23. Eleanor Friedberger - She's a Mirror [Merge]
22. Smith Westerns – Varsity [Mom+Pop]
21. Villagers - Nothing Arrived [Domino]
20. We Are Scientists - Dumb Luck [Dine Alone]
19. Goldfrapp - Drew [Mute]
18. The Strokes - One Way Trigger [Rough Trade]
17. Daft Punk - Get Lucky (feat. Pharrell Williams & Nile Rodgers) [Columbia]
16. Okkervil River – Down Down the river [ATO]
15. Tv On The Radio - Mercy [Federal Prism]
14. Nick Cave and The Bad Seeds - Jubilee Street [Bad Seed Ltd]
13. Laura Veirs - That Alice [Bella Union]
12. Mélanie Pain - Black Widow (feat. Ed Harcourt) [Yotanka]
11. The Lonely Island - YOLO (feat. Adam Levine & Kendrick Lamar) [Universal Republic]
10. Aline – Teen Whistle [Accelera Son]
09. The Creases - I Won't Wait [Rough Trade]
08. Sufjan Stevens – The 50 States [-]
07. The Polyphonic Spree - Section 42 (What Would You Do?) [Good]
06. Stromae - Formidable [Mercury]
05. Aloe Blacc - Wake Me Up [XIX]
04. Pain Noir – La Retenue [-]
03. Lanterns on the Lake - Green and Gold [Bella Union]
02. Arcade Fire – Reflektor [Merge]
01. Pharrell Williams - Happy [Back Lot Music]
Comme promis, vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark compilant les 50 chansons présentées ci-dessus. Mais cette fois, du numéro 1 au numéro 50. Bonne(s) écoute(s) !
1965: Un jeune homme de 22 ans sort dans un anonymat incroyable un des cinq plus beaux albums des années 60. Cet homme, c'est Jackson C. Frank et cet album, c'est 'Blues Run The Game'. Un disque aussi somptueux qu'unique et indispensable (et auquel j'avais consacré une chronique 'Oldies' il y a 3 ans et sur la page de laquelle on trouve toujours 3 titres en écoute).
2010: Laura Marling est une des nouvelles prêtresse folk. Ses deux premiers albums sont des réussites et ses participations diverses sont autant de beaux moments (le premier Noah and The Whale, son trip indien avec Mumford and Sons).
Au delà du talent qu'on lui connait, on apprend aujourd'hui que Laura Marling a du goût. Beaucoup de goût. Annoncé depuis six mois déjà, la voilà qui sort enfin un 7" où elle reprend The Needle and The Damage Done de Neil Young mais surtout Blues Run The Game.
Sa relecture de la chanson qui donna le nom à l'album de Jackson C. Frank est extrêmement simple et dépouillée, comme l'originale. Ici, Laura Marling ne se permet pas de folie qui risquerait de briser ce bijou de mélodie et en fait une version belle, touchante voire enchanteresse.
Alors bien sûr, elle n'arrive pas au début de la cheville de l'originale, tant Jackson C. Frank semble y avoir mis sa vie. Mais si la version de Laura Marling permet de faire découvrir au plus grand nombre l'album 'Blues Run The Game', chef d'œuvre méconnu s'il en est, alors ca sera déjà ca de gagné.
Album: Blues Run The Game 7" Année: 2010 Label: Third Man Records
On peut commander ce 'Blues Run The Game 7"' sur le site officiel de Third Man Records, le label de Jack White, ici même.
Et pour finir, la version de Laura Marling de The Needle and The Damage Done de Neil Young. (malheureusement plus en écoute)
Après une semaine de noël et de réveillon à bourlinguer d'Ardèche en Bretagne, suite et fin des traditionnels top de fin d'année. Des tops qui ont continué d'affluer pendant la semaine, notamment celui de Dans Le Mur du Son (auquel je n'aurais pas participé, perdu que j'étais au fin fond des Côtes d'Armor), de Feu à Volonté (singles cette fois), de Francky de Muzik&Cultures ou de La tête à Toto. Et pendant ce temps là, Des Chibres et des Lettres nous aura pondu pour sa part un Flop 2010.
Quant à ce blog, après le top Ep et autres 7", après un top 50 singles, place maintenant au top 50 albums, comme chaque année, divisé en trois parties. Il est à noter qu'au bas de chaque article, vous retrouverez un lecteur grooveshark proposant une chanson de chacun des albums évoqués au-dessus. Et au bas de chaque chronique, un petit plus vous emménera vers une chronique, d'ici ou d'ailleurs, si vous voulez en savoir plus.
La première partie débute maintenant, en tout cas, juste après vous avoir souhaité mes meilleurs vœux pour l'année qui s'ouvre.
50. Clogs – The Creatures in the Garden of Lady Walton [Brassland] 'The Creatures in the Garden of Lady Walton' est un disque aussi réussi que les précédents de la part de Clogs mais qui voit le groupe évoluer sans se fourvoyer en invitant un instrument très rare jusque là chez eux : la voix. Résultat très convaincant où les guests n'accaparent pas l'attention mais mettent encore plus en lumière la musique, la chose primordiale chez Clogs.
49. Canasta – The Fakeout, the Tease and the Breather [-]
Découvert grâce à feu Bopper, Canasta est un groupe de Chicago qui aura sorti en 2010 son deuxième album... toujours à sa façon vu que le groupe n’est incroyablement pas signé. Pourtant leur pop qui sait être aussi épique qu’intimiste a de quoi ravir plus d’une oreille. Car il y a ici plus d’une belle chanson et de refrains à fredonner que sur beaucoup d'albums encensés ici et là.
48. The Bamboos – 4 [Tru-Throughs]
Originaire de Melbourne, The Bamboos aligne, dans un déluge de cuivres, des titres aussi bien uniquement instrumentaux que chantés par la belle voix de Kylie Auldist. Naviguant entre soul et funk, tirant son inspiration de décennies cultes pour le genre (Like Tears In Rain n’aurait pas fait tâche sur les compilations 'Motown Dance Party', tant son rythme est une euphorique invitation à la danse) est une belle découverte qui ne s'estompe pas malgré les écoutes.
47. Cabins – Bright Victory [Ivy League]
Quatuor australien, les Cabins auront fait pour leur premier sortie discographique, dans le court mais l’incisif. Un album à la basse bien présente et qui n'hésite pas à aller autant dans le rock que dans le blues pour mieux imposer une ambiance lourde dans ses morceaux. Avec toujours un vrai souci.
46. Avi Buffalo – st [Sub Pop]
Premier album pour Avi Buffalo, groupe originaire de Long Beach. Un disque alternant entre chansons pop-folk plutôt classique et pop capable d'élans inattendus, presque à tiroirs (notamment sur les deux derniers morceaux). Un groupe qui fait penser, notamment à cause de la voix qui survole l’album, à une version pop-folk de MGMT. Belle découverte.
45. Allo Darlin’ – st [Fortuna Pop!]
Cette découverte, je la dois à Discobloguons qui aura su se montrer suffisamment persévérant. Et il aura bien eu raison. Pas ébouriffante aux premières écoutes mais rapidement rafraichissante comme tout, leur twee-pop (c’est l’année) est quand même du meilleur effet, portée qu’elle est par une bien jolie voix.
44. Laura Veirs – July Flame [Bella Union]
C’est qu’on aurait presque oublié que Laura Veirs a publié un album en 2010. Et pourtant, il mérite le détour. Un album simple, globalement acoustique bien que largement arrangé. Alors certes, un album de miss Veirs, c’est peu ou prou la même chose que les précédents. Mais ‘July Flame’ est, justement, un beau retour de flamme de la part de l’américaine. Et puis pouvons nous décemment nous plaindre d’avoir à disposition autant de belles compositions ? Non. Donc on prend. Et plutôt deux fois qu’une.
43. Erik Arnaud – L'Armure [Matrice]
Copain de cordée de Florent Marchet, Erik Arnaud reprend sa carrière discographique personnelle. Tout au long des 10 chansons de l'album, très sombres, Erik Arnaud rappelle à nos oreilles autant l’univers d’une certaine idée de la chanson/du rock français (Dominique A, Miossec) que la voix de Bertrand Cantat (certaines intonations de Nous Sommes sont saisissantes), tout en gardant une proximité artistique avec Florent Marchet (une mélodie par-ci, un texte par là).
42. Eluvium – Similes [Temporary Residence]
Après un coffret aussi hors de prix que magnifique, Eluvium, un des maitres des chansons éthérées et ambiantes, revient avec un nouvel album qui marque une rupture avec ses précédentes livraisons. Matthew Cooper se met effectivement à chanter, et il le fait plutôt bien d’ailleurs. Mais loin de s’enorgueillir de cette nouvelle orientation, Eluvium laisse ici la musique au centre de tout, sa voix n’étant qu’un ajout et un atout de plus à apporter aux chansons de ce décidément talentueux bonhomme.
41. Tom McRae – The Alphabet of Hurricanes [Cooking Vinyl]
Pendant longtemps, le seul album vraiment valable de Tom McRae a été son premier. Depuis, le britannique allait de déception en déception, édulcorant chaque fois un peu plus ce qui faisait le sel de ses compositions. ‘The Alphabet of Hurricanes’ casse la spirale infernale dans laquelle Tom McRae s’était installé et prouve que notre homme a du talent. Sombre et mélancolique, cet album montre un Tom McRae inspiré, triste comme la pluie et qui semble avoir retrouvé son stylo magique.
40. Black Mountain – Wilderness Heart [Jagjaguwar]
Produit, entre autres, par Randall Dunn (producteur notamment de Sunn o))), Boris ou Earth), 'Wilderness Heart', troisième album des Black Mountain, aura été une bonne surprise tant leur second disque m’avait déçu. Jouant moins la carte de l’exercice de style comme avant, le combo de Vancouver séduit immédiatement avec son rock stoner et psychédélique. Une sorte de rencontre entre les Queens of The Stone Age et les Stooges, les claviers vintage en plus.
39. Math and Physics Club – I Shouldn't Look As Good As I Do [Matinée]
Coincés et à l’étroit dans leur coccinelle bleue, Math and Physics Club est le type de groupe pour lequel il est très facile de tomber sous le charme : bluettes genre Belle and Sebastian, folk-pop innocente et légère, compositions optimiste et lumineuses. Mais ne croyez pas qu’il s’agit ici d’un disque facile et interchangeable : on ne tombe pas aussi fou d’un album de ce genre là comme ca.
38. Johnny Cash – American VI: Ain't No Grave [American]
Sixième et dernière sortie des collaborations entre Johnny Cash et Rick Rubin, ‘American VI: Ain't No Grave’ est tout sauf le raclage de fonds de tiroir de trop. Car, bien que très proche de ses dernières heures, Johnny Cash dans son style inimitable, arrive par le biais de nouvelles compositions ou de reprises opportunes, à faire vibrer les cœurs. La mort n’est pas loin et rôde autour de cet album. Et pourtant il semble qu’elle n’arrivera jamais à son but tant la force des interprétations de Cash est inaltérable.
37. Le Futur Pompiste – st [Shelflife]
Derrière ce nom un peu idiot se cache un groupe finlandais que j’avais découvert un soir de discussion dans un salon plein d’oiseaux bleus en 2003. Depuis cette époque et malgré la qualité de leur premier album, rien. Sept ans plus tard, je retombe sur ce groupe au hasard d’une news quelconque. Le Futur Pompiste n’a rien perdu de sa qualité de compositions, sorte de Stereolab a-like. Bien au contraire.
36. Florent Marchet – Courchevel [Nodiva]
Allongé sur une peau de bête, affublé d’une fine moustache que n’auraient pas reniés certains footballeurs allemands des années 80, Florent Marchet serait-il tombé du côté obscur de la force, à n’être qu’une caricature de ce qu’il souhaite se moquer ?
Que neni ! Disque court, ‘Courchevel’ est empreint à nouveau de belles chansons aussi touchantes que grinçantes, au-dessus desquelles plane toujours cette vision désabusée (ou presque) de la vie. Et prouve s’il en était besoin que Florent Marchet reste un artiste majeur français.
35. Ólafur Arnalds – ... And They Have Escaped The Weight Of Darkness [Erased Tapes]
Ólafur Arnalds aura été en 2010 une découverte. Un soir de journée ratée, je suis tombé chez Kris sur une chanson de cet album et j’ai été subjugué : compositions mélancoliques et déchirantes sur lit de cordes, le tout menées par un piano aussi omniprésent que discret. ‘... And They Have Escaped The Weight Of Darkness’ est un album sublime mais triste. Et Ólafur Arnalds le pendant pop de Max Richter.
34. Laura Marling - I Speak Because I Can [Virgin]
Faisant tourner les têtes de pas mal de groupes (Noah and The Whale il y a quelques années, Mumford and Sons aujourd'hui), Laura Marling n’est en rien une arriviste. Mais une artiste accomplie dont les diverses sorties discographiques de cette année m’auront stupéfié un peu plus. ‘I Speak Because I Can’ a été la première de celles ci. Un album fade de prime abord mais qui se dévoile rapidement, porté par la voix forte de Laura Marling. Et puis quelqu’un qui ose reprendre avec tant de justesse Jackson C. Frank ne peu être que quelqu'un de bien.
33. Baths - Cerulean [anticon]
Si l’on met de côté Why ?, ca faisait presque un moment que je n’avais pas été touché par un disque de chez anticon. Nouvelle signature d’anticon, Baths est en tout cas le genre de disque qui donne envie de se lover dans une piscine de coton. Et, accessoirement, la rencontre de Daedelus et de The Avalanches, avec un brin d'Animal Collective au-dessus de tout ca.
32. Villagers - Becoming a Jackal [Domino]
A l'époque, première écoute, je n’avais pas du tout été emballé. Et puis devant des avis dithyrambiques, j’ai ressayé. Et je suis tombé plus que sous le charme. Le premier album de Villagers (Conor O'Brien à la ville, irlandais de son état, aperçu chez The Immediate) est vraiment superbe. Des compositions et des mélodies touchantes qui ne tombent jamais dans le pathos, le tout entouré d’une production bien ronde comme il faut. Sacrés débuts !
31. Madlib – Madlib Medecine Show [Madlib Invazion]
Producteur émérite et défricheur musical professionnel, Madlib s’est lancé à la fin 2009 dans un projet un peu fou : sortir douze compilations/mix-tapes à sa sauce, traitant à chaque fois d’un thème musical défini : musique brésilienne, africaine, reggae, disco, etc… le tout, à la sauce Madlib, forcément.
S’il ne réussit pas son pari d’en sortir douze (neuf compilations ont «seulement» vu le jour pour le moment), artistiquement c’est de haut niveau. Pas tout le temps certes, mais globalement ces compilations ‘Madlib Medecine Show’ sont ambitieuses, détonantes, rarement ennuyeuses et proposent là un véritable voyage musical. Et dans le genre GO de luxe, on ne pouvait rêver mieux que Madlib. +
Et pour finir donc, un lecteur permettant d'écouter un morceau de chacun des 20 albums présentés ci-dessus :
Et moi me direz-vous? Ben voilà la dernière partie. Après les Eps et autres 7", après le Top chansons, après les 40 premiers disques (ici et là), voilà donc les dix albums qui auront le plus touché mon petit coeur de jeune trentenaire durant cette année 2009. De vraies découvertes, de gros coup de cœur et le disque parfait pour entamer une nouvelle décennie, que l'on passera sans Vic Chesnutt.
En bas du papier, vous trouverez un lecteur grooveshark, comme le veut la tradition. 2009 se referme donc pour I Left Without My Hat. Passez de bonnes fins (déjà!) de fêtes, profitez-bien, portez bien vos masques de grippés A, et rendez-vous en janvier 2010.
10. Jeffrey Lewis & The Junkyard – 'Em Are I [Rough Trade]
Accompagné de The Junkyard (le groupe de son frère Jack), Jeffrey Lewis sort enfin l’album cohérent que l’on attendait depuis 'The Last Time I Did Acid I Went Insane'. S’il ne perd pas de vue l’esprit anti-folk qui est depuis le départ le sien (il est quand même une des pierres angulaires du mouvement), Jeffrey Lewis pond là un '‘Em Are I' qui sent bon le rock bruitiste et les balades country-pop. Cet album, délicieux en tous points, est peut-être d'ailleurs son meilleur. +
09. Dominique A – La Musique [Cinq7] Dominique A est là et plus que jamais là. Nouvel album et nouvelle réussite. Son ‘La Musique’, plus intimiste et sobre que ses derniers élans, est un vrai manifeste de pop. On retrouve un Dominique A sur le fil, enchainant mélodies travaillées et rythme effréné. Surtout il compose une chanson, refusée par Bashung, peut-être la plus belle de son répertoire, Immortels. Et, en cadeau, il offre un deuxième album, 'La Matière', presque aussi bon, en bonus disque. Ce mec est grandiose. +
08. Fuck Buttons – Tarot Sport [ATP]
Si Surf Solar est indéniablement un des grands hymnes de cette année 2009 (dont il faut écouter la version longue plutôt que la trop courte version single. Voir là), il ne faut pas croire que ce n’est que l’arbre qui cache une forêt. Au contraire, après un ‘Street Horrsing’ redoutable, les Fuck Buttons changent de registre, appellent Andrew Weatherall (un des types derrière Two Lone Swordsmen) à la production, invoquent les claviers hypnotiques et rendent une copie impeccable. Mélange de M83, Animal Collective et Black Dice, ce ‘Tarot Sport’ est un incroyable album festif et exigeant. +
07. Emmy The Great – First Love [Close Harbour]
Guest-vocal du premier album de Lightspeed Champion, Emmy The Great s’est émancipée et sort un premier album doux et beau, qui décrit avec talent un quotidien pas toujours rose. Entre folk, americana et country, la grande Emmy invoque les âmes de Nina Nastasia, Kimya Dawson ou Jenny Lewis. Sacrée parolière, Emmy The Great est une songwriter qui devrait rapidement compter. +
06. Animal Collective – Merriweather Post Pavilion [Domino]
Je vais presque finir par en avoir marre de toujours mettre Animal Collective dans mes tops de fin d’année. Sauf que je ne peux pas faire autrement. La faute à une inventivité sans fin, une certaine idée de la pop et de la musique assez unique. Plus mélodique, fait de beats électro et de toujours autant de psychédélisme, ‘Merriweather Post Pavilion’ propose une nouvelle évolution dans le son du groupe. Une de plus. Avec une grande réussite. Une de plus là aussi. +
05. The Lonely Island - Incredibad [Universal Republic]
L’album le plus crétin de l’année, peut-être même de la décennie. Les tauliers du Saturday Night Live Show, mené par ce taré de Andy Samberg composent un album hip-hop dopé aux lyrics aussi drôles que bien senties. Emmenant dans leur voyage Justin Timberlake (hilarant dans Dick in a Box), Natalie Portman (immense Natalie’s Rap), Julian Casablancas (voir là) T-Pain ou Norah Jones, The Lonely Island réussissent leur pari du comedy-album malin. Hilarant, musicalement béton et complété par quelques clips déjà mythiques, cet album est tout sauf ‘Incredibad’. + ++ +++
04. Dear Reader – Replace Why With Funny [City Slang] Dear Reader ou la douceur de l’année venue d’Afrique du Sud. Une vraie révélation qui m’a explosé à la figure un soir où ils ouvraient pour Get Well Soon à la Salle du Kao de Lyon. Ce ‘Replace Why With Funny’ est un magnifique album pop, extrêmement bien arrangé, qui rappelle par moments Fiona Apple. Toutes les chansons respirent ici finesse et délicatesse. Immense coup de cœur. +
03. Mumford & Sons - Sigh No More [Gentlemen of The Road]
Attention gros morceau. Voilà l’album qui peut résumer à lui seul tout un pan de la musique des années 2000. Pop-folk dans la lignée d'Arcade Fire ou de Noah and The Whale, on sent même du Beirut par ci et même du Springsteen là. Il y a tout sur ce ‘Sigh No More’ : des hymnes héroïques et euphoriques, des passages plus touchants. Du banjo, de la mandoline, énergique, efficace, poétique et tout simplement beau, cet album est une collection de perles dont il est très dur de se défaire. Avec Dear Reader, la très grande révélation de l’année.
02. Vic Chesnutt - At The Cut [Constellation]
Depuis qu’il s’était mis en tête de travailler avec toute la confrérie canadienne du label Constellation, Vic Chesnutt semblait avoir retrouvé une seconde jeunesse. Si ‘North Star Deserter’ était déjà un album sublime, ‘At The Cut’ est d’un autre niveau encore. Plus que jamais post-rock-folk, Vic Chesnutt est ici à son sommet. Les Guy Picciotto, Thierry Amar et autres Efrim sont plus que jamais au service d’un maître à son apogée. Poignant et désespérément beau; 'At The Cut' est une nouvelle bénédiction. Et on pourrait dire la même chose de 'Skitter On Take Off', l'autre album du bonhomme enregistré avec Jonathan Richman.
Bref, un des plus beaux compositeurs qui soit, et qui a préféré tirer sa révérence un soir de noël 2009, nous laissant là, pantois, frissonnant et pleurnichant à chaudes larmes. Heureusement, il nous reste ses 'Is the Actor Happy?', 'Drunk' ou ce 'At The Cut' dont les chansons prennent un sens bien plus terrible qu'il y a encore 1 mois.
01. Current 93 – Aleph at Hallucinatory Mountain [Durtro Jnana]
Voilà un album terrifiant et incroyablement indispensable en cette année 2009. Current 93 compose ici la bande-son de la fin du monde, de la dévastation, de la destruction, du chaos, du néant. Dronesque, noisy, expérimental, acid-folk, avec guitares taillées en pointe et cordes brillantes mais lugubres, David Tibet et sa grande confrérie (de Rickie Lee Jones à James Blackshaw), pond là un chef d’œuvre dont on ne le pensait plus capable. Œuvre jubilatoire et exigeante, ‘Aleph at Hallucinatory Mountain’ est un bien bel album pour clore la décennie et ouvrir la suivante, sur des bases totalement nouvelles.