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lundi 18 novembre 2013

[Track of The Day] Moonface - November 2011

Spencer Krug fait partie des gens qui semblent ne pas vivre dans le même espace-temps que nous autres, pauvres mortels. Depuis 2002 et ses débuts dans le monde de la musique, Spencer Krug a sorti pas moins de 22 disques, Ep et LP confondus ! Pas sous son nom mais sous divers (et sans être pour autant le grand leader à chaque fois) : Wolf Parade, Fifths of Seven, Sunset Rubdown, Swan Lake et Frog Eyes. Bref, notre homme vit des journées de 36h. Je ne vois pas d'autres explications.

Moonface est son projet le plus d'actualité. Complètement passé à côté des 2 premiers albums (dont le second 'With Siinai : Heartbreaking Bravery', l'an dernier, vraiment bien, auprès duquel j'ai rattrapé le retard depuis), je saute à pied-joint dans le troisième, notamment suite aux retours dithyrambiques (le mot est faible) entendu ici et là (surtout là).

'Julia With Blue Jeans On' est donc le second Lp de Moonface. Et cette fois, Spencer Krug a décidé de gérer l'affaire tout seul. Piano/voix tout du long de l'album. Ennuyeux ? Redondant ? Aucunement, et c'est là la grande force de ce disque. Avec un Spencer Krug au chant sublimant et jouant avec les mélodies qui se baladent tout du long et une production mettant bien en avant le piano, le résultat est épatant, prenant et vraiment beau.

Bref, en quelques mots comme en cent : 'Julia With Blue Jeans On' est un disque à la pochette belle comme tout et auquel il est difficile de ne pas succomber.

Album : Julia With Blue Jeans On
Année : 2013
Label : Jagjaguwar

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En plus de Barbarian (en écoute ci contre), Everyone is Noah, Everyone is the Ark, la 2è chanson de 'Julia with Blue Jeans On' de Moonface :


jeudi 19 mars 2009

Handsome Furs – Face Control [Sub Pop]

S’ils sont les leaders de Wolf Parade, un des groupes les plus passionnants qui soit (et auteur l’an passé d’un album épatant, ‘At Mount Zoomer’), Dan Boeckner et Spencer Krug sont, à l'instar de leur ami Dan Bejar, du genre hyperactifs. Des auteurs qui ne savent pas rester en place et dont le manque d’activité semble être pour eux quelque chose auquel ils n’ont pas envie de se frotter. En tout cas pas pour le moment.

Plutôt que de se limiter à une seule et même entité, les deux en créent d’autres pour pouvoir alimenter leur soif infinie de musique. Ainsi, Spencer Krug est à la tête de pas moins de quatre autres groupes, dont Sunset Rubdown, Frog Eyes ou encore Swan Lake. Des entités aux albums sympathiques mais assez inégaux finalement, où le père Kruger se perd régulièrement en expérimentations pas toujours bienvenues.

Le cas de Dan Boeckner est différent. Lui préfère tabler sur un seul groupe parallèle: Handsome Furs. Et force est de constater qu’il a plutôt raison de ne pas s’éparpiller plus que de raisons tant ce side-project est le plus intéressant de ceux ayant émergés de Wolf Parade.

Après un premier album (‘Plague Park’) aux prises de risques minimes mais au résultat étonnant, le groupe, formé par le couple Boeckner (lui à la guitare et au micro, elle au synthé et à la rythmique), revient donc aux affaires, une nouvelles fois chez Sub Pop, avec ‘Face Control’ d’un tout autre acabit.

Enregistré principalement en Europe de l’Est en Russie, on jurerait pourtant qu’il a été conçu sous les projos de l’Haçienda, avec Bernard Sumner et Peter Hook en chef d’orchestre. Car si les premières secondes de l’album (Legal Tender), rappellent Lcd Soundsystem (impression qui revient régulièrement tout au long de l’album), très vite on se rend compte que c’est surtout New Order qui est la principale influence de ce ‘Face Control’. Toutes les pistes de cet album respirent le groupe mythique de Manchester, aussi bien pour le côté dancefloor synthétique, pour la rythmique froide et robotique que pour la guitare acérée et agressive de Dan Boeckner.

A tel point qu’on frôle parfois le plagiat, notamment à deux moments: All We Want, Baby, Is Everything a plus qu’un peu de Temptation dans les veines. Quant à Nyet Spasiba (voir plus bas), il se permet de rendre hommage (ou pomper c’est selon) à Blue Monday en reprenant son beat, peut-être le plus célèbre de l’histoire. Rien que cela.

Toutefois, malgré son manque de tube planétaire (tout le monde n’a pas dans sa besace un Age of Consent ou un Ceremony), 'Face Control' s'impose largement quand même comme un excellent album (seule la pochette est ratée. Mais Peter Saville ne peut pas être partout). Plus cohérent que certains des albums de New Order, il est le mix réussi d’electro-pop synthétique aux relents de new-wave, le tout à la sauce canadienne. En quelque sorte, l’album que pourrait sortir la bande à Sumner si James Murphy s’attelait à la production. (sortie : 9 mars 2009)

Son :
Myspace (‘Face Control’ y est en écoute complète!)

Deux titres en écoute: un Legal Tender, qui ouvre l'album, où l'on croise Lcd Soundsystem et New Order, puis Nyet Spasiba et son beat Blue Monday (malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, le clip de I’m Confused, hommage du groupe à Resident Evil :

Handsome FursI’m Confused


mardi 3 juin 2008

Wolf Parade – At Mount Zoomer [Sub Pop]

Finalement, on y arrive. Après plus de deux mois d’inactivité sur ce blog (en matière de chronique s’entend), retour aux nouveautés, aux disques qui tripotent l’imagination, aux albums qui feront, à leur niveau en tout cas, date, et qu’on tirera joyeusement de leurs pochettes – aussi hideuses soient-elles – dans cinq ans avec un plaisir non-feint pour les poser à nouveau sur notre platine et se laisser bercer par ce sentiment qui finira bien par nous avoir nous aussi : «bondieu, c’était mieux avant».

Alors qu’en fait non quand on y réfléchit bien. Non non. Prenons les Wolf Parade. Super groupe (c’est à la mode depuis quelques années en Amérique du Nord) mené par Spencer Krug (Frog Eyes, Swan Lake) et Dan Boeckner d’Handsome Furs – autrement dit, et entre autres, les deux voix qui s’entremêlent sur le disque –, amis des Arcade Fire (Wolf Parade a enregistré cet album dans l’église détenue par la bande de Régine Chassagne), il avait été découvert en 2005 via un EP – éponyme – assez enthousiasmant, avant d’enchainer par un album bon quoiqu’inégal.
Trois ans plus tard, voilà qu’ils nous reviennent, avec un ‘At Mount Zoomer’, pourvu de neuf titres (bouh !) et 46 mns de musique (yeah !).

Et bien vous savez quoi ? Ce n’était pas mieux avant : c’est juste mieux maintenant. Que l’on soit ici passionné de musique, auditeur occasionnel ou fan de variété française multi-(re)diffusée, le débat ne devrait pas avoir trop lieu concernant cet album. Pour peu qu’on ait un minimum d’ouverture musicale et d’envie.

Indie-pop, indie-rock, prog-rock aux relents un peu cheap, ‘At Mount Zoomer’ est un peu tout cela à la fois, entouré d’une production d’une qualité dingue. Mais surtout, c’est un album cohérent, sans faiblesse, sans temps mort, particulièrement bien écrit et qui laisse les errements de leur premier ‘Apologies to the Queen Mary’ de côté. Sub Pop parle même de «this generation’s ‘Marquee Moon’» rien que ça. On n’ira pas mettre ce disque au niveau du chef d’œuvre de Tom Verlaine, en tout cas pas maintenant.

Mais alors que beaucoup s’enthousiasment pour le nouvel album d’Islands, qui n’a, à mon grand regret, ni le génie des Unicorns ni la joliesse de ‘Return to the Sea’, Wolf Parade va sortir dans l’indifférence générale (en France) un deuxième album vraiment (d)étonnant, mature, généreux dans ses compositions et sur de lui. Bref un grand disque. On parie qu’on en reparle dans six mois ? D’ici là, portez la bonne parole mes ami(e)s ! (sortie: 17 juin 2008)

Son :
Myspace (2 titres de ‘At Mount Zoomer’, dont un en téléchargement gratuit, et trois autres, en extra)
Site Officiel

Histoire de faire les choses en grand, deux morceaux : Soldier’s Grin ouvre l’album d’une manière admirable. Et si vous n’êtes pas touché par ce premier morceau, nul doute que Kissing The Beehive, vrai chef d’œuvre de dix minutes devrait vous mettre d'accord (malheureusement plus en écoute).

lundi 15 septembre 2008

Track of The Day (09-15 septembre 2008)

Du 2008. Du 2008. Du 2008. (et toujours disponible dans le lecteur deezer à droite)


Lundi 15 septembre 2008:

* Pumuckl - La Jalousie de la Vierge Marie (Jérôme Minière cover) [-]

Pumuckl (dont j'ai parlé ici, et dans ce coin-ci) me (et vous) fait l'honneur de donner sur ce blog un avant-goût de son album à venir. Un disque qui mêlera les anciens titres et des nouveautés. Selon lui, "Le mixage n'est sans doute pas aller jusqu'au bout de sa maturation... les prises sont définitives mais pas le mix". Ben qu'est-ce que ça va être alors quand ça sera fini? Premier extrait donc, avec la reprise d'un titre de Jérôme Minière, La Jalousie de la Vierge Marie. A la sauce Pumuckl. Et franchement, c'est excellent. N'hésitez pas à donner votre avis et vos critiques (toujours constructives).
(non disponible pour le moment, 2008)

Dimanche 14 septembre 2008:
* Black Kids - I Wanna Be Your Limousine [Almost Gold]
Les Américains de Black Kids, après un premier Ep qui avait fait sensation l'an dernier ('Wizard of Ahhhs Ep'), s'entourent de Bernard Butler (ex-Suede), prennent le parti d'une production plus marquée (et un peu plus putassière) et sortent leur premier album, 'Partie Traumatic', efficace résumé des vingt dernières années de la pop music made in Uk. Affolant.
(disponible sur Partie Traumatic, 2008)

Samedi 13 septembre 2008:

* Be Your Own Pet - Bitches Leave [XL]
Clair. Net. Précis. Efficace. Voilà comment définir le second (et dernier) album des Be Your Own Pet, mené aussi bien par leur urgence punk et rock que par la voix et la présence de la belle Jemina Pearl. Depuis quelques semaines, le groupe a splitté. Il ne nous reste donc plus que des titres comme Bitches Leave pour chougner.
(disponible sur Get Awkward, 2008)

Vendredi 12 septembre 2008:
* Dirty Pretty Things - Hippy's Son [Vertigo]
Second opus pour la bande à Carl Barat et Gary Powell (tous de deux de feu The Libertines). Un disque très critiqué, surtout quand on le compare au premier album, 'Waterloo To Anywhere'. Vu que ce dernier ne m'avait pas retourné, je ne suivrai donc pas le feu nourri des attaques en affirmant que ce 'Romance At Short Notice' est une belle réussite, avec de grands titres comme ce Hippy's Son et un Carl Barat, qui n'a jamais été aussi prêt de Joe Strummer, vocalement parlant.
(disponible sur Romance At Short Notice, 2008)

Jeudi 11 septembre 2008:
* The Black Keys - Pyschotic Girl [Nonesuch]
Nouvel album et encore une bien belle réussite de duo guitare/batterie The Black Keys. Cette fois, c'est Danger Mouse qui prend les commandes niveau production. Et qui appose sa touche avec finesse et touché. Psychotic Girl est la meilleure preuve de l'apport de l'homme souris.
(disponible sur Attack & Release, 2008)

Mercredi 10 septembre 2008:
* Animal Collective - Cobwebs [Domino]
Après un 'Strawberry Jam' gigantesque en 2007, les Animal Collective reviennent aux affaires en janvier prochain. D'ici là, pour patienter, ils ont concoté cet Ep, une nouvelle fois divin. Cobwebs, en écoute aujourd'hui, est un titre tout vaporeux et volatile, à la sauce Panda Bear.
(disponible sur Water Curses, 2008)

Mardi 9 septembre 2008:
* Destroyer - Foam Hands [Merge]
Dan Bejar (New Pornographers, Swan Lake, Hello, Blue Roses) revient avec un autre de ses projets parallèles Destroyer. Un disque que je trouve plus réussi au final que son 'Destroyer's Rubies' de 2006. Un 'Trouble in Dreams' dont on ressortira un somptueux Foam Hands.
(disponible sur Trouble In Dreams, 2008)

jeudi 26 décembre 2024

Bilan 2024 : Top « 7", 12", Ep, Réédition & Compilation »


Jeudi 26 décembre oblige, et pour respecter la tradition de ce blog de près de vingt ans, il est temps de passer au bilan de cette année 2024. Un travail sans doute un peu vain pour beaucoup mais une habitude chez moi à laquelle j’apprécie toujours autant répondre, un quart de siècle après ma première fois, tant tout cela permet, ne serait-ce qu'à moi, de trier le bon grain de l’ivraie et d’en ressortir le meilleur. Un bilan qui se déroulera comme à chaque fois en quatre temps : aujourd’hui, tout ce qui à trait aux formats courts, aux rééditions et autres compilations. Samedi, la première partie du top album (avec les disques classés de 21 à 40). Lundi, la suite de ce top album (avec les disques classés de 1 à 20). Et enfin, le 1er janvier, les 50 chansons qui auront fait mon année, à écouter au réveil d'un jour de l’an que l'on imagine plein d'excès.

Mais avant d’aller plus loin, regardons un peu (là aussi, comme le veut la tradition) quels bilans ont tiré les sites amis (ou non) de cette année 2024 :
- Les meilleures rééditions de 2024 selon Treble
- Le bilan vraiment annuel de Sun Burns Out
- Les 10 Ep de l’année de Sound of Violence
- Les rééditions de 2024 selon Raven Sings The Blues
- Le top 2024 des contributeurs du Gospel

Ouvrons donc le bal avec les meilleurs singles, Ep et autres rééditions de l’année 2024. Avec une nouvelle fois beaucoup de 45-tours, un artiste habitué de ces pages (que voulez-vous, on est fan ou on ne l’est pas), la réédition d’un disque plus qu’immense et deux compilations à vous mouiller les yeux. C’est à lire ci-dessous. Et comme lire sans écouter quand on parle de musique est un peu dommage, au bas de ce papier se trouvent deux lecteurs (Spotify et Deezer) proposant chacun une chanson des seize disques proposés ici. Bonne lecture et bonne(s) écoute(s) !


Bilan 2024 :
Top « 50 Chansons »
Top « Albums » (01-20)
Top « Albums » (40-21)



7" / Single numérique

Moreish Idols - Pale Blue Dot 7" [Speedy Wunderground]
Difficile de ne pas célébrer le cinquantième 45-tours du label londonien Speedy Wunderground. Et encore plus quand le disque en question compte une de leurs meilleures sorties. Pale Blue Dot, une chanson remarquablement produite, très mélodique, aux belles harmonies vocales, à la rythmique essentielle, et comme construite sur plusieurs strates mais qui s'agencent avec bonheur les unes aux autres. Un morceau de Moreish Idolsqui fait plus qu'honneur à ce label ô combien indispensable.
No Drama - Papershop / A City Within 7" [Hidden Bay Records / Araki Records / Bus Stop Press / Seitan's Hell Bike Punks / Stonehenge Records (FR) - Brainwasher Records (DE) - Anything Bagel (US) - Wood of Heart (JP)]
Nouveau single pour le quatuor toulousain No Drama (qui compte notamment Manon Raupp d'Hidden Bay Records), avec autant de guitares acérées, de gimmick accrocheur, de langueur électrique que d'explosions exquises pour satisfaire tout amateur de rock à la sauce 90s. Très recommandé (et à un prix tout mini).
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Chappell Roan – Good Luck, Babe! [Island Records]
En l’espace de quelques mois, l’américaine Chappell Roan est passée des premières parties d’Olivia Rodrigo à remplir des stades et à être la tête d’affiche de nombreux festivals l’été prochain. La faute à Good Luck, Babe!, tube en or massif avec son ambiance rétro eighties, son refrain qui éclate, sa voix qui monte haut et qui emporte son monde avec elle. D’ailleurs, vous en connaissez beaucoup des tubes d’une (désormais) superstar qui sont sortis en 45-tours ? Pour une fois que je ne suis pas à la traîne niveau tubes grand public...
Laetitia Sadier & Storefront Church - La Langue Bleue 7" [Duophonic Super 45s]
Laetitia Sadier n'aura pas arrêté cette année. Et c'est peut-être sur ce duo avec les américains de Storefront Church qu'elle a été à son meilleur. La Langue Bleue, une chanson ample, à l'orchestration imposante mais léchée, à la beauté cinématographique, qui n'est pas sans rappeler quelques esthètes français du genre (Vannier, Legrand). Sublime.
RVG - Don't Take It Badly / Pet Sematary Double-A Single [Fire Records]
Don't Take It Badly dans une veine jangle-pop en face-A, Pet Sematary, une reprise d'une chanson des Ramones, en face-B : si les australiens de RVG ne sont pas revenus avec un nouvel album (après tout, 'Brain Worms' ne date que de 2023), ils ont fait les choses bien avec ce 45-tours malheureusement uniquement numérique. Deux chansons où la voix et la présence de Romy Vager font toute la différence.
Cindy - Swan Lake 12" [Tough Love Records]
Si je leur reconnais beaucoup de qualités, je n'avais jamais été renversé par les albums des californiens de Cindy, que je trouvais un peu trop ronronnant sur la longueur. Mais cette année, en resserrant leur propos sur un 12" de six chansons, toujours comme hors du temps, le groupe de San Francisco, mené et porté par la voix de Karina Gill et ses airs de Nico, emporte totalement l'adhésion.
The Decemberists - Joan In The Garden [Y.A.B.B. Records]
The Decemberists ont une carrière longue comme le bras. Alors pour leur nouvel album, à contre courant de ce qui se fait généralement, ils ont poussé Joan In The Garden comme second « single » de leur album alors à venir. Une chanson de quasi vingt minutes qui imagine Jeanne d’Arc avoir ses visions. Une chanson très longue donc qui voit Colin Meloy et son groupe mener ça de main de maître, passer du folk au rock et même près de cinq minutes d’expérimentations, et clôturer de façon audacieuse et remarquable son dernier album. Mais vous me direz : que vient faire un extrait d’un album dans cette section là ? Tout simplement parce que cette chanson a été pressé en 12" à l’occasion de quelques listening parties lancées par leur propre label. Certes, la production s’est limitée à quatorze (oui, 14) exemplaires et n’a jamais été mis en vente, mais ce pressage existe. Il a donc toute sa place ici.
Antenna - Antenna Ep [Urge Records]
Nouveau projet de l'australien Tim 'Shogun' Wall (ancien chanteur de Royal Headache), Antenna aura publié son premier Ep en 2024. Et si je devais classer tous les disques cités dans ce premier papier « bilan », ce disque serait sans doute tout en haut. Avec cinq chansons pour douze minutes, qui débordent d'énergie, de garage punk frénétique aux reflets power-pop, 'Antenna Ep' est un disque impeccable, catchy où la voix de Tim Wall est incroyable de présence, de justesse et d'émotion.
Bar Italia - The Tw*ts Ep [Matador Records]
Cet Ep n’atteint sans doute pas la classe de 'Tracey Denim' et 'The Twits', leurs deux albums publiés l’an passé et qui les avait vus vraiment éclore à la face du monde. Pour autant, avec cet Ep (malheureusement uniquement numérique) et ses quatre chansons (dont trois inédits), le trio Bar Italia prouve qu’il est décidément au-dessus de la mêlée.
Junior Varsity - My Star Ep [Key Records]
Porté par ce qu'il faut bien appeler un banger qui dit tout en même pas trois minutes (imparable Cross The Street dont on reparlera dans le top singles), ce nouvel Ep de Junior Varsity, entre pop  pourrait enfin permettre au duo californien de voir leur carrière prendre une nouvelle envergure. Disque d'indie-pop très dansante et qui n'est pas sans rappeler le début des années 2000. A suivre de près.
MF Doom – MM..Food (20th Anniversary Edition) [Rhymesayers Entertainment]
On le cite assez peu lorsqu'on évoque la discographie de MF Doom, mais s'il a bien une chose que cette réédition aura permis cette année, c'est de se rendre compte que derrière l'évident (et intouchable) 'Madvillainy', 'MM.. Food' est sans doute le meilleur album de MF Doom (oui, devant 'Operation: Doomsday' ou 'Vaudeville Villain'). Le plus chiadé niveau prod, avec le storytelling le mieux foutu et les samples les plus raccords avec son rap et son discours. Et si l'on ne tombera pas de notre chaise  à l'écoute des bonus (toutefois pas inintéressants), si l'on regrettera que la pochette originale ait été remplacée par une nouvelle plus quelconque, l'essentiel est à chercher ailleurs : le retour sur le devant de la scène d'un album plus que majeur de l'histoire du hip-hop et des années 2000.
Aline - La lune sera bleue (2009-2015) [–]
Compilation de sept inédits et de deux reprises (Tombé pour la France d’Étienne Daho et Moi je joue de Brigitte Bardot) enregistrés entre New-York et Marseille de 2009 à 2015 et financé par crowdfunding, 'La lune sera bleue' aura marqué un premier retour pour Aline, sur scène et dans les bacs, avant peut-être d'autres nouvelles chansons et aventures. Un catalogue d'inédits qui montre à quel point Aline était un groupe au-dessus de la concurrence.
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Broadcast - Distant Call: Collected Demos 2000-2006 [Warp]
Broadcast - Spell Blanket: Collected Demos 2006-2009 [Warp]
Quatorze ans depuis la disparition de Trish Keenan. James Cargill, son compagnon, continue d'essayer de perpétuer sa mémoire. Et il l’aura très bien fait avec ces deux superbes compilations de démos, l'une pour la période 2000-2006 (avec des chansons qui finiront sur leurs albums de l’époque), l'autre pour les trois années suivantes (avec ici des chansons qui auront du finir sur leur cinquième album). C'est évidemment beau, intime mais aussi touchant et prouve à quel point Trish Keenan, sa voix et sa douceur manquent dans le paysage actuel.
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Bob Dylan - The Complete Budokan 1978 [Columbia Records]
Bob Dylan - The 1974 Live Recordings [Columbia Records]
Pour ceux qui me suivent depuis longtemps, aucune surprise de trouver dans cette sélection les deux nouvelles rééditions de Bob Dylan publiées cette année par Columbia. Surtout qu'une nouvelle fois, tout est passionnant à fouiller, des quatre disques de ses concerts au Japon ou ses vingt-sept disques (27 !) de la tournée de 1974 avec The Band. C'est évidemment beaucoup trop pour quelqu'un qui apprécie tout juste Dylan et donc réservé aux fans hardcore. Et comme j’en suis un, c'est une nouvelle fois (et c'est toujours le cas depuis que les Bootleg Series ont commencé) absolument indispensable.
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Bilan 2024 :
Top « 50 Chansons »
Top « Albums » (01-20)
Top « Albums » (40-21)


Comme promis, deux players (Spotify et Deezer), également disponibles ci-dessous, proposant chacun une chanson de quinze disques évoqués ici, la seizième (No Drama) étant disponible avec son lecteur bandcamp. Bonne écoute !

jeudi 25 décembre 2008

Top 50 'Albums 2008': 10-01


Et les 10 premiers. Un top 10 qui m'aura accompagné tout au long de mon année, et trois premiers absolument immenses, dans des genres bien différents.
A vous de balancer vos tops 10/20/50/100 dans les commentaires. Ne vous gênez pas!

D'ici là, passez de joyeuses fêtes, mangez bien, buvez bien, faites la fête plus de raisons et ne soyez pas sages.
Rendez vous début janvier!

Au bas de ce papier, comme à chaque fois, vous trouverez un lecteur qui reprend un titre de chaque album présenté ci-dessous.



10. The Tallest Man On Earth - Shallow Grave [Gravitation]
Entre cette voix nasillarde, des textes un brin surréalistes et ces chansons folk, livrées brutes, enregistrées en une prise, dénudées de productions, The Tallest Man On Earth fait plus que rappeler l'esprit du Dylan du début des années 60: il l'incarne.
Son 'Shallow Grave' est même un hommage à cette période là: quand les sillons craquaient, quand les disques ne dépassaient pas 30/35 minutes (celui ci en fait trente) et que de jeunes hippies, une guitare en bandoulière, voulaient dominer le monde.
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09. Fuck Buttons – Street Horrrsing [ATP]
Deux anglais de Bristol sortent un disque de noise, drapé dans des nappes de drone, de psychédélisme, de cris tribaux, avec à chaque morceau une subtilité mélodique stupéfiante. Grand cru du genre. Thank Buttons!
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08. The Duke Spirit – Neptune [You Are Here]
Un peu garage, très rock, bluesy mais soul aussi, rappelant les Pixies et tout le rock indé des années 90, ‘Neptune’, dernier né des Duke Spirit, est un coup de pied bien senti dans les noix de la fourmilière rock qui a tendance depuis quelques années à se regarder jouer plutôt qu’à être inspirée. Énergique, énergisant, euphorisant, cohérent et vivifiant, c’est même un vrai petit régal.
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07. Alain Bashung - Bleu Pétrole [Barclay]
Nouvel album du grand Alain Bashung. Après les détours de l'ovni 'L'Imprudence', le voilà revenu à une chanson française des plus accessibles et des plus belles, avec Gaëtan Roussel, Joseph d’Anvers, Armand Méliès et Gérard Manset comme compagnons de route. Ce 'Bleu Pétrole' est peut-être son plus grand disque. Il n'a peut-être jamais aussi bien chanté alors qu'il est sur le point de passer de l'autre côté, la faute à un fichu crabe qui ne veut pas lâcher l'affaire. Écouter Comme Un Lego ou Tant de Nuits et mourir...
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06. MGMT – Oracular Spectacular [Columbia]
Alors oui, ils ont été l’année musicale à eux deux. Et dès le début de l’année les salopiauds. Deuxième chronique de l’année sur ce blog, en janvier dernier, avec la mauvaise pochette. Depuis, la hype a pris ce ‘Oracular Spectacular’ et a fait du groupe ce qui se fait de mieux dans le monde de la musique en 2008. Les classements de fin d’année de nombreux magazines ou webzines le prouvent. Et donc ? Ben rien. Ils ont bien raison.
Un disque pop j'm'enfoutiste, qui aligne les tubes et les références, entre groove, funk et electro, sur fond de kitsch absolu. Et puis surtout, ils pondent Time To Pretend, qui, quinze ans plus tôt, serait devenu un tube ultime pour toute une génération, à la manière de Smells Like Teen Spirit. Rien de moins.
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05. The Sleeping Years - We're Becoming Islands One By One [Talitres]
L'ancien leader de The Catchers a décidé de faire pleurer votre cœur et votre âme. Et c'est Talitres qui s'y atèle. Disque splendide, en tous points, avec pourtant une formation des plus banale: guitare + batterie + piano + violoncelle. Un album de folk-pop lumineux, acoustique, qui sonne merveilleusement et qui fait vibrer les cordes les plus sensibles de notre être, souvent enfouies au plus profond de nous. Bordel, c'est beau.
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04. Madvillain - Madvillainy 2: The Madlib Remix [Stones Throw]
Madlib et MF Doom sont dans un studio. Madlib et MF Doom fument trop de beuh. Qu'est ce qu'il reste? Un album de remix de 'Madvillainy', pour patienter jusqu'au vrai 'Madvillainy 2'. Et vous savez quoi? C'est excellent. Plus qu’un album de remix, voilà une nouvelle version de ‘Madvillain’, presque aussi parfaite que l’originale.
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03. Arnaud Cathrine et Florent Marchet – Frère Animal [Editions Verticales]
Florent Marchet ou les concept-albums. Avec son compère Arnaud Cathrine, ils remettent le couvert. Cette fois, bienvenue chez SINOC, Société Industrielle Nautique d’Objets Culbuto. Une mère pour toute la ville, qui pourvoie emploi, salaire et raison de vivre. Le roman-musical (puisque c'est de cela qu'il s'agit) égrène en 19 titres, une vision d'un cynisme absolu en racontant l'histoire Thibaut, de son frère Renaud, de sa petite-amie Julie, de son père ou de son pote du lycée Benjamin. Un grand moment de chanson française, piquante, noire, étalant à la face du lecteur ou aux oreilles de l'auditeur la violence et l'aliénation dont est responsable l'économie industrielle aujourd'hui. Chef d'œuvre? Oui. Chef d'œuvre.
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02. Wolf Parade – At Mount Zoomer [Sub Pop]
Sub Pop parle de «this generation’s ‘Marquee Moon’» quand il parle de 'At Mount Zoomer'. Je n'irais peut-être pas jusqu'à mettre cet album au niveau du chef d’œuvre de Tom Verlaine (en tout cas pas maintenant). Mais quand même. Ce disque est une des merveilles de 2008. Un disque essentiel, assez court, incisif, frappant fort, gommant les imperfections du premier album, et balançant, à coups de claviers, un rock qui ne se regarde pas le nombril. Toujours en constante évolution, les morceaux de Spencer Krug (Frog Eyes, Swan Lake) et Dan Boeckner d’Handsome Furs se fraient un chemin mais ne se perdent jamais. Grand disque. Et numéro 1 bis de mon année 2008.
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01. The Magnetic Fields – Distortion [Nonesuch]
The Magnetic Fields, toujours mené par ce Stephin Merritt de génie, changent de registre pour ce nouvel album, rappelle à notre bon souvenir les Jesus & Mary Chain (référence indéniable tout au long du disque), font sortir Phil Spector de taule, et pondent un 'Distortion'… distordu. Une production étouffante, un son saturé, des larsens à droite mais aussi à gauche; tout ça mêlée à une structure et des mélodies affolantes. Bref mariage habile de noisy-pop, de grandes mélodies et de textes inspirés. Et forcément l'album de l'année de la part d'un groupe qui tout au long de sa carrière n'aura jamais déçu.
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Et voilà une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Classées là aussi de 10 à 01. Bonne(s) écoute(s)!