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lundi 9 octobre 2023

Danger Mouse & Jemini - Born Again [Lex Records]

C'était il y a 20 ans. Lex Records était encore une entité de Warp Records - sa version hip-hop en quelques sortes, n'avait que deux ans d'existence et commençait à publier des albums après quelques 12" et autres Ep. Sûr de ses choix et de son ambition artistique, les londoniens avaient tout juste dans tout ce qu'ils sortaient et comment il le sortaient (ah, ces belles pochettes cartonnées, stylisées voire en relief pour certaines).

Ma découverte du label date de cette époque. Et de la publication de 'Ghetto Pop Life' de Danger Mouse & Jemini, disque parmi mes préférés dès qu'on parle de hip-hop, aux prod sûres, entre pop et beat, au flow excité et aux grandes chansons (la chanson titre et son intro, Born-A-Mc, The Only One, j'en passe et pas des moindres).

Vingt ans plus tard, et alors qu'on fête son anniversaire, Danger Mouse & Jemini viennent d'enfin donner une suite à 'Ghetto Pop Life'. Il était temps. Le disque s'appelle 'Born Again'. Et à son écoute, on dirait qu'il est d'époque : les prods sont dans la même lignée, le flow de Jemini n'a pas bougé d'un iota... Tout ici fait office de capsule temporelle qui nous ramène au mitan des années 2000. Comme si Danger Mouse et Jemini avait repris le travail sur l'ouvrage là où il l'avait laissé il y a deux décennies.

Après recherches, rien de surprenant à tout cela : il s'avère en fait que 'Born Again' a été enregistré dans la foulée de 'Ghetto Pop Life' à l'époque mais a fini dans un tiroir pour ne jamais sortir. Pourquoi ? Comment ? Pour d'obscures raisons lis-je ici et là. Mais aussi sans doute à cause du succès et de la controverse gigantesque qui a entouré la publication de 'The Grey Album' de Danger Mouse.

Vingt ans plus tard, c'est chose faite. Et cela valait le coup d'attendre et de l'entendre. Dans la droite lignée de son prédécesseur, 'Born Again' enfonce le clou et voit Danger Mouse ciseler quelques productions pas piqués des verts (Brooklyn Bazquiat, World Music, la simplicité d'All I) et où on sent parfois l'influence de MF Doom ou Madlib, prod sur lesquelles Jemini vient poser ses mots et son flow, tantôt calme tantôt frénétique, mais toujours juste.

Et Lex Records, dans tout ça ? Vingt-deux ans après sa création, ils sont toujours là. Je les ai perdus de vue, les retrouve à l'occasion. Mais ils restent responsables de certains de mes plus grands émois hip-hop (ah, cette soirée à Mains d’Oeuvres avec une partie du roster au printemps 2004...).
D'un point de vue plus global, ils auront longtemps eu une discographie impeccable, pleine d'albums (le 'Hope' des Non-Prophets de Sage Francis, les uniques albums d'Hymie's Basement et de Shape of Broad Minds, le premier Subtle), de singles (Thou Shalt Always Kill de Dan Le Sac vs Scroobius Pip, un des meilleurs des années 2000, le New New York de Tes) et/ou d'artistes (Fog, Prince Po, Boom Bip, Dj Signify, DangerDoom) remarquables. Une liste dans laquelle n'aurait eu aucun mal à s'insérer 'Born Again' à l'époque. Disque brillant, inconnu jusque-là, mais qui n'a pas pris une ride. (Sortie : 25 août 2023)

Plus :
'Born Again' de Danger Mouse & Jemini est à l'achat sur leur bandcamp
'Born Again' de Danger Mouse & Jemini est à l'achat sur leur bandcamp
'Born Again' de Danger Mouse & Jemini est également en streaming et à l'achat un peu partout


Trois morceaux extraits de 'Born Again' de Danger Mouse & Jemini. A tout seigneur tout honneur, All I, le morceau qui ouvre l'album
(en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis Brooklyn Bazquiat, sans doute le tube du disque. Et enfin World Music

jeudi 11 août 2022

[Track of The Day] Danger Mouse & Black Thought - Aquamarine (feat. Michael Kiwanuka)

A$AP Rocky, MF Doom, Raekwon, Run the Jewels, Michael Kiwanuka, Joey Bada$$ et je passe tous ceux que je ne connais pas : il y a du beau monde au générique de 'Cheat Codes', premier album de Danger Mouse & Black Thought à sortir. D'un côté, Black Thought, l'homme, avec ?uestlove, derrière The Roots, et dont le talent n'est plus à prouver. De l'autre, Danger Mouse, l'artiste et surtout producteur touche à tout, raillé par quelques puristes, admiré par beaucoup d'autres (dont votre serviteur), dont 'Cheat Codes' est le premier disque de hip-hop au fronton duquel il s'affiche depuis un certain 'The Mouse and the Mask' de DangerDoom en 2005. Un type capable d'aller frayer avec Sparklehorse, sortir un des singles des années 2000 avec Cee-Lo (Crazy), publier un disque mythique et interdit d'exister ('The Grey Album' en 2003, ou le mash-up des instrus du 'White Album' des Beatles et la voix du 'Black Album' de Jay-Z), produire U2, The Shins, The Black Keys, Martina Topley Bird, Sage Francis, Gorillaz, entre beaucoup d'autres. Autant dire que sur le papier, l'association fait plutôt rêver. 
 
Dans les faits encore plus ; et notamment avec Aquamarine, un des quatre morceaux publiés jusque-là. Un titre qui commence comme un prélude à un concert classique avec ces instruments qu'on accorde, avant que le beat démarre et que la voix de Michael Kiwanuka (dont Danger Mouse a produit le très beau 'Love & Hate') déboule pour laisser la place au flow toujours si sûr et précis de Black Thought. Un titre qui ne manque pas de mélancolie et qui promet beaucoup, à l'instar des trois autres morceaux dévoilés jusque là. Heureusement, l'attente pour découvrir 'Cheat Codes' sera courte : il sort ce vendredi. Autant vous dire que la hâte est immense.

Album : Cheat Codes
Année : 2022
Label : BMG

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En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, YouTube, Bandcamp et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Bandcamp, Aquamarine de Danger Mouse & Black Thought, avec la participation de Michael Kiwanuka, est également en écoute ci-dessous :

 
Le clip de Aquamarine de Danger Mouse & Black Thought, avec la participation là aussi de Michael Kiwanuka :
 

jeudi 28 décembre 2023

Bilan 2023 : « Albums » (40-21)


Après tous les disques "hors album" (7", 12", Ep, Réédition et Compilation), place à la deuxième partie de ce bilan annuel. Un second billet consacré à vingt premiers albums qui auront rythmé mon année et qui auront durablement habité mes oreilles.

Mais avant cela, allons voir les choix et autres coups de coeur des voisins :
- Le bilan 2023 de Marc d'Esprits Critiques 
- Le classement de la rédaction de Section 26
- Le toujours essentiel top 100 de l’année de The Quietus
- Les meilleurs albums de 2023 selon Daily Bandcamp
- La playlist 2023 d’Addict Culture
 
Vingt albums disais-je. Ceux classés de la 21è à la 40è place. Avec des confirmations, des habitués (que voulez-vous, on ne se refait pas), des français à l'électro-math-rock chevillée au corps, des revenants, un disque oublié dans des cartons depuis vingt ans, quelques premiers albums prometteurs, de la pop, du hip-hop, du folk et même de la musique brésilienne.

Les vingt disques sont à découvrir ci-dessous. Et, comme à chaque fois, histoire que vous puissiez mettre des chansons sur ces quelques mots, au bas de ce billet se trouvent des lecteurs Spotify et Deezer présentant une chanson de chacun de ces vingt albums. Bonne lecture et bonne écoute !
 



40. En Attendant Ana – Principia [Trouble in Mind Records]

Porté par un single fantastique (Wonder, genre de banger absolu qu'on rêve de vivre en live), 'Principia' est peut-être (sans doute ?) le meilleur album d'En Attendant Ana à ce jour. Plus sûr que jamais de ses compositions aux mélodies très attachantes, le plus américain des groupes français actuels fait fort et continue de s'imposer outre-Atlantique (il est dans les dix meilleurs albums de 2023 de Time Magazine), attendant de recevoir la reconnaissance qu'il mérite dans nos contrées.
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39. Sam Burton – Dear Departed [Partisan Records]

Saveurs sixties/seventies, orchestrations soyeuses et léchées, basses ronde à faire décoller du sol, ambiances cotonneuses qui cajolent et rassurent (et qui rappellent par moments Rodriguez) et production ouatée : 'Dear Departed' est un disque charmant aux cordes enveloppantes et dans lequel on aimera s'abandonner.
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38. Melenas – Ahora [Trouble In Mind Records]
Changement de direction pour les quatre filles de Melenas qui s'éloignent de l'indie-rock/garage-rock de leurs débuts pour mieux embrasser une synth-pop qu'elles semblent maitriser comme personne. 'Ahora' est un disque catchy à souhait et assez bien composé pour ne pas être écrasé par Bang, ce qui n'est pas rien tant ce single répétitif et hypnotique est incroyable.
37. Gaz Coombes – Turn The Car Around [Hot Fruit Recordings]

Porté par le somptueux Don't Say It's Over, ce quatrième album solo de Gaz  Coombes est sans contestation possible le meilleur de l'ancien Supergrass. Un disque qui transpire la pop par tous les pores et contient son lot de mélodies à fredonner plus que de raison.
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36. Animal Collective – Isn't It Now? [Domino Records]

Oui, Animal Collective est un habitué de mes tops de fin d’année. Mais que voulez-vous, ces (plus si) jeunes gens m’impressionnent à chaque fois. Et c’est encore le cas avec 'Isn't It Now?'. S’il ne révolutionnera pas de prime abord leur discographie, cet album est en réalité une drogue à l’accoutumance. Un disque brillant, extrêmement bien produit, à la première partie classic Animal Collective mais qui dès Defeat renvoie beaucoup de monde à ses chères études en faisant des pas de côtés, en explorant d'autres territoires et en ravivant plus que jamais la flamme du groupe.
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35. Parquet – Sparkles & Mud [Carton Records]

Toute dernière découverte de l’année, voilà les français de Parquet et leur premier album qui sonne comme une beigne qu’on prendrait en pleine tronche sans avoir rien demandé. Savant mélange de rock/math-rock et électro, 'Sparkles & Mud' est d’une puissance et d’une irrésistibilité folle. Et ce, tout du long de ses 1h07, ce qui n’est pas rien.
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34. Beirut – Hadsel [Pompeii Records]
Dans un anonymat certain, Zach Condon est revenu cette année, après quelques albums bien peu inspirés et loin du talent qu’on l’avait vu étaler à ses débuts. 'Hadsel', c’est du Beirut pur jus, comme on se le rappelle et comme on se l’imagine, avec de belles mélodies, de la mélancolie qui imprègne chaque chanson, le tout avec sa voix si reconnaissable et si touchante à la fois.
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33. Califone – Villagers [Jealous Butcher Records]

Disque qui se cherche autant qu'il essaie de nous perdre, 'Villagers' est un nouveau bel album de la part des chicagoans de Califone, aux compositions qui ne font jamais dans la facilité mais toujours dans le beau, et sur lesquelles plane la voix de Tim Rutili, reconnaissable entre mille.
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32. Treeboy & Arc – Natural Habitat [Clue Records]
A chaque année son groupe de post-punk anglais prometteur. Faites donc place à Treeboy & Arc, quintet de Leeds qui aura mis quatre ans pour peaufiner ce premier album, post-punk dans l'âme donc et qui laisse entrevoir quelques sacrées promesses, avec des compositions sûres et de qualités et dont la gestion des deux guitares est un petit régal.
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31. Lucas Santtana
O Paraíso [No Format]
Entre musique brésilienne, pop, électro pas envahissante, jazz et belles orchestrations, 'O Paraíso' de Lucas Santtana m'aura accompagné toute l'année. Un album plein de doigté et de légèreté, qui se sera avéré un peu plus délicieux à chaque nouvelle écoute.
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30. boygenius – The Record [Interscope Records]
Le bien nommé 'The Record' est le premier album de boygenius, attendu depuis cinq ans et un premier Ep prometteur. Un disque dont l'évidence ne saute pas aux oreilles à la première écoute, mais qui se révèle être rapidement fait du bois des grands albums. L'alchimie entre Julien Baker, Phoebe Bridgers et Lucy Dacus est évidente, chacune se partageant les compositions (dans leurs styles reconnaissables), le chant (les deux autres en soutien) et les mélodies. Un album qui ne déçoit pas et qui aligne les très beaux moments. Quelles reines.
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29. Danger Mouse & Jemini – Born Again [Lex Records]

Enregistré dans la foulée de 'Ghetto Pop Life' en 2003, 'Born Again' avait été remisé au placard, la faute à 'The Grey Album' de Danger Mouse et de toutes les poursuites qui s'en étaient suivies. Vingt ans plus tard, le disque a enfin vu le jour. Un disque dans la droite lignée de son prédécesseur, qui voit Danger Mouse ciseler quelques productions pas piquées des verts (Brooklyn Bazquiat, World Music) sur lesquelles Jemini vient poser ses mots et son flow, tantôt calme, tantôt frénétique, mais toujours juste.
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28. Pascal Comelade / Lionel Limiñana / Marie Limiñana – Boom Boom [Berreto Music / Because Music]

Disque quasi exclusivement instrumental, 'Boom Boom' sonne une nouvelle fois comme une récréation pour Pascal Comelade, Lionel et Marie Limiñana (qui apparaissent ici sous leur vrai nom et non sous celui de The Limiñanas) mais que les trois comparses ne prennent pour autant pas par dessus la jambe. Guitares électriques et fuzz, cordes, palanquée de claviers (piano, orgue électrique, melodica, cymbalum) sont au programme de ce disque tout à fait séduisant dès les premières écoutes, et carrément éblouissant sur quelques passages, notamment dès que Comelade est au centre du jeu.
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27. Sweeping Promises – Good Living Is Coming For You [Feel It Records / Sub Pop]

Le duo formé de Lira Mondal et Caufield Schnug continue donc son petit bonhomme de chemin aux virages faits de post-punk, d'art-rock, de production cabossée et de "single mic technique" comme marque de fabrique sur ce nouvel album, encore plus radical que le précédent. Mais pas de méprise : les Sweeping Promises ne cachent pas un manque de talent derrière de la reverb et une production brute. Ce sont avant tout de sacrés compositeurs. Sauf que sonner propre, les Sweeping Promises s'en foutent. Ils restent intransigeants. Qu'ils en soient remerciés.
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26. Hayden – Are We Good [Arts & Crafts]

Malgré des décennies de carrière derrière lui, Hayden est toujours là, sa guitare sous le bras, ses chansons en bandoulières. Pour son neuvième album (le premier en huit ans) il a écrit certaines de ses plus belles chansons (Are We Good, Miss Fort Erie, Window Washer Blues) et même un vrai grand tube (On A Beach, en duo avec Feist), apogée parfaite d'un disque délicieux.
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25. Tele Novella – Poet's Tooth [Kill Rock Stars]

Avec toujours à l'esprit cette ambiance d’hier et d’aujourd’hui, le duo Tele Novella aura donné naissance en 2023 au petit frère du merveilleux 'Merlynn Belle' de 2021. Un disque qui en suit les mêmes tracés et les mêmes contours, avec des mélodies pop soignées qui prennent souvent à bras le corps une country-folk que Natalie Ribbons n’hésite pas à cajoler de sa si belle voix.
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24. The Sprouts – Eat Your Greens [Tenth Court]

Quatuor de Melbourne, The Sprouts aura sorti en 2023 son premier album, 'Eat Your Greens', disque qui a les atours d'un Ep (dix chansons, 28 minutes) et qui fait dans l'indie-pop un rien jangle, pleine de mélodies à fredonner, le tout dans une ambiance lo-fi délicieuse. Ces Australiens quand même...
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23. Joanna Sternberg – I've Got Me [Fat Possum Records]

Naviguant dans les eaux de l’anti-folk comme de celle d’une indie-folk joliment arrangée où le piano prend une place bienvenue, ce deuxième album de la folkeuse new-yorkaise Joanna Sternberg est un des bonbons de l’année 2023. Un disque très bien écrit, pas dénué d’humour où fleurent bon la mélancolie et les coeurs brisés.
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22. Flyying Colours – You Never Know [Poison City Records / Club AC30]

Sur ce disque extrêmement bien construit, produit avec soin, mené par des motifs de guitares répétitifs et des gimmicks irrésistibles, sans doute pour la première fois, les Flyying Colours trouvent l'équilibre parfait entre leurs amours shoegaze (qui imprègnent leurs chansons depuis leurs débuts) et une pop engageante et mélodique. Délicieux album.
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21. The Tubs – Dead Meat [Trouble In Mind Records]

Pour peu que vous aimiez les chansons pleines de guitares qui débaroulent et s'enroulent les unes autour des autres, la jangle qui s'acoquine avec de la power-pop, l'indie-pop à guitares des années 80, un rythme échevelé, alors ce premier album de The Tubs est fait pour vous.
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Comme promis, ci-dessous deux lecteurs (Spotify ou Deezer, choisissez votre camp) présentant une chanson de chacun des vingt disques ci-contre. Dans l'ordre croissant. Bonne écoute !

lundi 10 mars 2008

Track of The Day (04-10 mars 2008)

Un peu de son black (ça faisait longtemps), quelques nouveautés et avant-premières ainsi qu'une reprise des plus délicates. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer, colonne de droite).


Lundi 10 mars 2008:

* Sebastien Tellier - La Ritournelle [Recordmakers]
La France a donc choisi Sebastien Tellier pour la représenter à l'Eurovision. On se fout de cette compétition à deux sous certes, mais ça fait quand même plutôt plaisir de voir un gars comme lui sur le devant de la scène. Histoire donc de célébrer l'évènement (et parce que je n'ai toujours pas écouté son tout nouveau 'Sexuality'), replongeons nous dans sa Ritournelle qui l'a rendu (presque) célèbre. Toujours aussi délicieux.
(disponible sur Politics, 2003)

Dimanche 9 mars 2008:
* The Kills - Black Balloon [Domino]
Sur leur nouvel album, 'Midnight Boom', The Kills y sont surprenant et s'écartent de ce qui a fait leur succès avec leur deux premiers opus. Il n'empêche que Alison Mosshart (dit VV) et Jamie Hince (aka Hotel) y sont très convaincants. La preuve avec ce Black Balloon, tout en douceur.
(disponible sur Midnight Boom, 2008)

Samedi 8 mars 2008:
* Feeder - Miss You [Echo]
Alors que le trio est toujours en studio, ce premier titre du prochain album (prévu pour cette année) vient de faire son apparition sur le net. Un Miss You nerveux et concis, tubesque à mort, qui devrait enfin faire de Feeder un des groupes à succès des prochains mois.
(disponible sur leur futur nouvel album, 2008)

Vendredi 7 mars 2008:
* The Herbaliser - Serge (feat. Katerine) [Ninja Tune]
En 2005, The Herbaliser rendait hommage à Serge Gainsbourg avec ce titre sobrement intitulé Serge, sur lequel Katerine vient poser sa voix dans un déluge de cordes à la Melody Nelson. Grand moment.
(disponible sur Take London, 2005)

Jeudi 6 mars 2008:
* Danger Mouse & Jemini - The Only One [Lex]
Premier album à faire éclater le talent dingue de Danger Mouse, le 'Ghetto Pop Life' avec Jemini (ce dernier au flow, lui à la prod) s'imposera à la fin de la décennie comme un des meilleurs disques hip-hop de son temps. Fin, pas gling-gling pour un sou, encore moins vulgaire: juste énormément bon.
(disponible sur Ghetto Pop Life, 2003)

Mercredi 5 mars 2008:
* Dub Incorporation - Life (feat. Tiken Jah Fakoly) [Productions Speciales]
Les Stéphanois de la Dub Incorporation invitent Tiken Jah Fakoly sur leur premier album. En résulte ce duo reggae-mais-pas-que Life d'une efficacité sans borne, entre accents africains et chants kabyles.
(disponible sur Diversité, 2003)


Mardi 4 mars 2008:
* Keren Ann - Hallelujah [Delabel]
La belle Keren Ann reprend le Hallelujah de Leonard Cohen (ou plutôt la version de John Cale, à peine différente de l'originale) et la pond à sa sauce. Intimiste, charmante. Comme elle.
(disponible sur Keren Ann (Bonus CD), 2007)

lundi 22 mars 2010

[Track of The Day] The Black Keys - Tighten Up

A bien écouter Tighten Up, le premier extrait de 'Brothers', nouvel album à venir des Black Keys, on se dit que, peut-être, le duo originaire de l'Ohio tient enfin le tube voir le disque (ça sera à vérifier en avril prochain) qui va les faire sortir de la simple sphère indé.

Il y a déjà la pochette, d'une classe simple mais folle. Pas que les précédentes étaient spécialement ratées. Non, mais celle là est particulièrement réussie.
Et puis il y a donc cette première chanson, Tighten Up, produite par Danger Mouse - qui s'était chargé de la production de leur dernier 'Attack & Release' (seul ce titre sera produit par Danger Mouse, les Black Keys se chargeant, avec la complicité de Mark Neill, du reste). Une chanson blues-soulful, vraiment efficace avec claviers vintage cachés dans le fond.

On peut donc espérer le meilleur pour Dan Auerbach et Patrick «vous pourriez me commander 10 jeux de baguettes pour le concert de ce soir?»(sic) Carney, duo guitare/batterie terriblement talentueux (leur discographie laisse quand même légèrement pantois d'admiration) et absolument adorables. 

Album: Brothers 
Année: 2010 
Label: Nonesuch

jeudi 17 novembre 2016

Michael Kiwanuka - Love & Hate [Polydor]

La première chose qui frappe à l'écoute de 'Love & Hate', le deuxième album de Michael Kiwanuka, c'est que cet homme est couillu. Et même doublement couillu. Car sortir un disque en plaçant en chanson d'ouverture un titre de 10 mns est déjà une chose peu commune pour un artiste signé chez une major. Mais si vous ajoutez à cela qu'il faut attendre 5 minutes (tout pile !) pour entendre la belle voix de Michael Kiwanuka chanter ses premiers mots, vous admettrez que l'on est dans l'improbable le plus total.
Pour autant, impossible de lâcher ce Cold Little Heart. Ces chœurs, cette guitare particulièrement Gilmour-ienne, tout est fait pour amener sur un plateau d'argent la voix suave pleine de grâce de  Michael Kiwanuka. Et il faut bien avouer qu'on ne l'a pas vu venir.

Car si ses premières sorties furent saluées avec l'enthousiasme qu'il se doit dans ces pages (voir , ici ou encore ), le premier album de Michael Kiwanuka ne m'avait pas vraiment retourné. Un disque propret, gentillet, faisant la part belle à une certaine idée de la soul des années 70, mais rien de plus. Rien d'infamant, bien au contraire, mais un ensemble sans vrais coups d'éclats.

C'est donc une sacrée surprise de tomber sur une chanson aussi ambitieuse que Cold Little Heart en ouverture de ce 'Love & Hate'. Un disque qui va garder globalement tout du long de ses 10 chansons le niveau de ce premier titre. Car qu'il s'agisse de changer de tempo (le tube potentiel qu'est One More Night, que l'on aurait pu imaginer dans la bouche de Aloe Blacc), d'inviter quelques parties de cordes à venir fricoter avec ses belles mélodies (sublime Love & Hate, en écoute aujourd'hui), ou de s'entourer de musiciens au garde à vous, qu'il soit mélancolique, engagé (Black Man in a White World, Love & Hate) ou qu'il sorte les guitares fuzz, tout lui réussi.

Autre point fort du disque, sa production. Laissée à Danger Mouse, ce dernier donne à 'Love & Hate' un son plein de rondeur tout et qui se rapproche du blues. Mieux, en sachant trouver le juste écart entre la voix de Michael Kiwanuka et celles de ses choristes (ceux-ci ayant une importance fondamentale sur la beauté de cet album), en ne reléguant pas la rythmique au rôle de simple faire valoir et, surtout, en donnant - plus qu'- une teinte très seventies à l'ensemble (et pas que pour la guitare, essentielle dans l'album), Danger Mouse, comme souvent, sublime ce qu'on lui met dans les mains.

Finalement, la seule déception de ce 'Love & Hate' de Michael Kiwanuka, c'est sa pochette, tant elle est passe-partout est bien loin de ses premières sorties, où le vintage se mêlait à une classe naturelle. Dommage oui, car bien que dominé par les deux chansons écrasantes que sont Cold Little Heart et Love & Hate, tout est bon dans cet album. Un disque jamais tape à l’œil mais juste très beau, soul mais pas que, et même rapidement évident. Une consécration pour un artiste dont le potentiel semblait évident. Et Dieu qu'il chante bien ! (sortie : 15 juillet 2016)

NB : En tournée en France actuellement, il faut foncer voir Michael Kiwanuka. Les retours sont excellents. Et bientôt ce grand et talentueux ne jouera pas dans d'aussi petites salles.
Vendredi 18/11 - Rock School Barbey, à Bordeaux
Dimanche 20/11 - L’Épicerie Moderne, à Feyzin (Lyon)
Lundi 21/11 - La Laiterie, à Strasbourg

Son :
'Love & Hate' de Michael Kiwanuka est en écoute aussi bien chez Spotify que chez Deezer.
Vous pouvez vous procurer 'Love & Hate' de Michael Kiwanuka (notamment) ici ou


Trois chansons en écoute donc, comme l'exige la tradition, de ce 'Love & Hate' de Michael Kiwanuka. Mais exceptionnellement, pas des versions tirées de l'album. Les trois sont tirées d'une live-studio-session. Au programme donc, Love & Hate (dont la très belle version album s'écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer à gauche). Puis le magnifique Cold Little Heart (le fameux titre d'ouverture). Et enfin Rule The World :








Pour finir, deux clips. Tout d'abord celui de One More Night, possible tube de ce 'Love & Hate' de Michael Kiwanuka :


Et celui de Black Man In A White World, premier single de ce 'Love & Hate' de Michael Kiwanuka


mercredi 16 décembre 2009

Top des blogueurs 2009

Le Top Blogueurs 2009 : La sélection des meilleurs albums de l’année :


Le Top des Blogueurs regroupe 37 passionnés de musique réunis autour d'un classement des meilleurs albums de l'année avec pour objectif de défendre leurs coups de cœur et découvertes sans pour autant négliger les incontournables de 2009. Après de longs débats et plus de 580 disques cités, nous sommes heureux de vous présenter cet article collaboratif publié à l'identique sur tous nos blogs !



St Vincent - Actor St Vincent - Actor


Panda Panda : Dans le monde merveilleux d’Annie Clark, les instruments à vent et à cordes dansent ensemble d’une jolie manière, parfois balayés par l’horreur tapie dans un coin qui ressurgit sous la forme de déflagrations électriques et tordues, l’imaginaire de la belle étonne et ne ressemble à nul autre avec ses cent idées à l’heure. C’est donc tout naturellement et avec un plaisir immense qu’on retrouve ce drôle d’Actor à cette vingtième place. (A lire également la chronique d’Olivier)



Marie-Flore - More than thirty seconds if you pleaseMarie-Flore - More than thirty seconds if you please


Arbobo : Le parcours de trop de "grands" a fait oublier combien un premier disque pouvait être fort, déjà brillant, déjà puissant. Combien c'est rare de faire des débuts aussi bluffants. L'air de rien, Marie-Flore réussit à nous faire lever les poils du premier au dernier titre. Avec ses morceaux tout sauf standard, son sens de la mélodie et sa voix sortie d'un livre de sortilèges, on se demandait si elle saurait nous impressionner autant sur disque qu'elle le fait sur scène. Oui, évidemment, oui. (A lire également la chronique de Benjamin F)



The Tiny - Gravity & GraceThe Tiny - Gravity & Grace


Saab : Trop souvent, on voudrait intellectualiser la musique, qu'elle rentre dans un format cartésien nous permettant de différencier la bonne de la mauvaise. Mais la musique est essentiellement une question d'émotions et le groupe suédois The Tiny en témoigne avec leur troisième album Gravity and Grace, petit chef d'oeuvre inclassable entre folk boisé et pop de chambre. Le chant déchirant d'Ellekari Larsson y est inoubliable. (A lire également la chronique de Daniel)



The XX- S/TThe XX- S/T


Christophe : Le buzz est un fleuve intarissable qui prend sa source, selon les cas, à Londres ou Brooklyn. Concernant The XX, c’est de la capitale anglaise qu’est parti l’incendie cold-wave et il a tout ravagé sur son passage, jusqu’au line-up du groupe amputé depuis d’un de ses membres. Il y a comme toujours avec ce genre de phénomène, les « pour » et les « anti » mais une chose est sûre, The XX aura marqué d’une belle empreinte l’année 2009. (A lire également la chronique de Paul)



Fever Ray - Fever RayFever Ray - Fever Ray


Kris : Il se déroule toute une vie parallèle dans les univers perpétuels de The Knife, et aujourd’hui chez Karin Dreijer Andersson en solo sous le pseudo de Fever Ray. Chaque rythme, chaque production, chaque profondeur atteint dans cet album sonne comme des anathèmes foudroyants du monde qui est le nôtre. Cette rugosité empathique, cette urgence apocalyptique, font de Fever Ray une expérience incontournable et impitoyable. (A lire également la chronique de Rod)



Benjamin Biolay - La SuperbeBenjamin Biolay - La Superbe


Romink : Conquis, comme tombé sous les charmes de La superbe. Un disque d’hiver, enivrant, enveloppant et compact à la fois malgré son format. Pudique et exhibitionniste, parfois dur, parfois tendre, il berce, stresse, repose et interroge. Comme une météorite qui pénètre l’atmosphère, le double album de Benjamin Biolay illumine l’automne et laissera, c’est certain, son empreinte dans la mémoire collective. (A lire également la chronique de JS)



Dominique A - La MusiqueDominique A - La Musique


Christophe : Depuis la mort de Bashung, ils ne sont plus très nombreux les artistes français capables de réconcilier les amoureux de chansons à texte,à la française, et les adeptes de mélodies pop-rock à l’anglo-saxonne. Dominique A est de ceux-là, sans doute même son plus beau représentant. Après presque 20 ans de carrière, il vient une nouvelle fois de prouver tout son talent sur un double album somptueux. (A lire également la chronique de Benoit)



Current 93 - Aleph at Hallucinatory MountainCurrent 93 - Aleph at Hallucinatory Mountain


Mr Meuble : Album à l'image du groupe, trouble, halluciné et vibrant. Les chants tibétains y côtoient les chants de Maldoror et milles expérimentations cathartiques. Un voyage fascinant qui sonne à la fois comme la bande son de l'apocalypse et celle de la rédemption. (A lire également la chronique de Twist)



Converge - Axe to fallConverge - Axe to fall


Systool : Inutile de le nier, Converge aura une fois de plus attaqué notre cortex de plein fouet via les constructions complexes et les guitares abrasives de Axe to Fall. Si on peut louer les collaborations de membres éminents de Neurosis, Cave In ou encore Genghis Tron, on sait pertinemment que tout le mérite revient à Jacob Bannon et à ses trois acolytes. Une écoute traumatisante, indispensable pour cette année 2009 résolument folky. (A lire également la chronique de Benjamin F)



Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An EagleBill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle


Dali : Il se cachait depuis longtemps derrière le pseudo Smog, Bill Callahan sortait cette année un deuxième album en son nom propre : Sometimes I Wish We Were An Eagle. Un disque folk mélancolique et doux, aux mélodies subtiles, en apparence un peu austère : à l'image de Callahan lui même, droit, un peu grave et d'une classe folle, qui se bonifie avec le temps, et les écoutes. (A lire également la chronique de Thibault)



DM Stith - Heavy GhostDM Stith - Heavy Ghost


Disso : Cet album est un chef d'œuvre empli de grâce et de douceur. Des fantômes sur la pointe des pieds dansent sur la mousse des sous-bois, les anges emplissent l'air de leurs chœurs et DM Stith, berger mystique d'une troupe céleste, nous envoute avec sa musique au charme gracile et glacial. (A lire également la chronique de Erwan)


The Limes - S/TThe Limes - S/T


Violette : Un « Groupe Super » où chacun apporte son énergie, sa douceur et sa poésie au petit édifice pour rendre ce premier disque, à première vue basique, unique une fois dans la platine. On ne peut s’empêcher d’être fier et rassuré de voir une jeune relève française sachant s’affranchir des frontières pour notre bien (essayez donc de lire cette phrase à haute voix !). (A lire également la chronique de Arbobo)



Vic Chesnutt - At the CutVic Chesnutt - At the Cut


Mmarsupilami : Vic Chesnutt, vingt ans de carrière, quinze albums et un couronnement de plus avec At The Cut. Les complices musiciens du label Constellation s’effacent pour créer une oppressante ambiance musicale faite de cordes, drones et menaces. La voix de Chesnutt zèbre et éclaire cet orage électrique de sa fulgurance. Prises au piège de l’humanité, les pierres en pleureraient... (A lire également la chronique de Thomas)



Cougar - PatriotCougar - Patriot


Anousonne : Cougar est une des surprises de l’année, mais amplement méritée tant Patriot a réussi à synthétiser le raffinement de Tortoise, l'intensité fleuve d'un Do Make Say Think tout en s'accordant des plongées mélodiques échappées du cerveau de Four Tet. Patriot est un album angulaire, instrumental, bruyant, puissant, jouissif, intense où Cougar redéfinit musicalement sa vision du post-rock. (A lire également la chronique de Martin)



Aufgang - S/TAufgang - S/T


Benjamin L : « 2 pianos, 1 batterie : ascenseur pour l’inouï », voila comment est vendu Aufgang par son label. En réalité, l’album est tout simplement un des projets les plus ambitieux de ce début de siècle. Un savant mélange entre musique électronique et musique classique, composé comme un mouvement symphonique, avec un début, une fin et surtout un contenu. Précis, incisif, puissant mais mélodieux, cet album pourrait, d’ici quelques années, servir de manifeste à une nouvelle génération de musique. (A lire également la chronique de Violette)



Danger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the SoulDanger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the Soul


Laurent : Un casting trop luxueux face à un producteur trop en vue, le tout magnifié par les images de David Lynch, Dark Night Of The Soul avait tout pour n’être qu’un feu de paille de plus. Mais c’était sans compter sur le songwriting de Mark Linkous qui insuffle ici une vraie cohérence via des instrumentations racées, écrin idéal pour les voix abîmées de Vic Chesnutt, Franck Black et Iggy Pop. Au final, une œuvre où les talents ne nuisent jamais à l’intimité. (A lire également la chronique de Ju)



Fuck Buttons - Tarot SportFuck Buttons - Tarot Sport


Ed Loxapac : Le duo Fuck Buttons transforme l'essai avec le magistral Tarot Sport. Bien aidés par la production d'Andrew Weatherall, ils réalisent un album épique, telle une déflagration sonique digne d'un moteur d'avion au décollage. Diffusant un air étrangement euphorisant, Tarot Sport franchit le mur du son en ne laissant derrière lui que cendres et poussières. (A lire également la chronique de Eddie)



Animal Collective - Merriweather Post PavilionAnimal Collective - Merriweather Post Pavilion


Sfar : 2008 déjà : un EP époustouflant, des versions live prometteuses d’un album à venir. Mi janvier 2009 : personne ne sort indemne de la sortie de Merriweather Post Pavilion. On évoque alors tout et son contraire : de l’œuvre géniale à l’imposture musicale. Une tournée, une année sont passées et l’album est toujours présent sur nos platines. CQFD. (A lire également la chronique de François)



Grizzly Bear - VeckatimestGrizzly Bear - Veckatimest


Mathieu G : Veckatimest possède une indéniable force mélodique, quelque chose qui redonne à la pop un peu de son sens originel, la bande son qui améliorerait les petits tracas de notre vie quotidienne. En étant à la fois acoustique et puissant dans ses constructions qui partent dans une multitude de directions ; Grizzly Bear vient de réaliser le grand moment pop de l’année. (A lire également la chronique de Julien)



Ramona FallsRamona Falls - Intuit


Lyle : Qui l'aurait cru en début d'année : un album du leader de Menomena classé ici ? Mais sous le nom de Ramona Falls, Brent Knopf, accompagné d'un tas d'amis, a mis de l'ordre dans la pop foutraque de son groupe pour en garder le meilleur : une musique aux influences variées, complexe dans ses arrangements mais extrêmement entrainante et accessible. Digne d'être plébiscitée par le plus grand nombre. (A lire également la chronique de Thibault)



Les participants au Top des Blogueurs 2009 :

Anousonne de Grandcrew ; Benjamin F de Playlist Society et du Ricard sa Live Music ; Benjamin L de Soul Kitchen, Benoit de Pop Revue Express, de Hop Blog et de Benzine ; une bonne partie de l’équipe de Dans le mur du son : avec Arbobo de Arbobo, Erwan de The man of Rennes steals our hearts, Lyle de J’écoute de la musique de merde, Thomas du Golb et de Culturofil, et Twist de I left without my hat ; Dali de This Is All About Audio Dynamite ; Daniel de Listen See Feel ; Disso de Derrière la fenêtre ; Ed Loxapac de Chroniques Electroniques ; trois Indie Pop Rockeurs avec Christophe de La Tête à Toto, Mathieu de Ramdom Songs et Paul de Pomme de Pin ; Eddie du Choix de Mlle Eddie ; François de Dans Mon Mange-Disque ; JS de Good Karma ; Ju de Des Oreilles Dans Babylones ; Julien de Des Chibres et Des Lettres et de Goûte mes Disques ; Kris d’Au bout du chemin et de Sound Of Violence ; Laure de Not For Tourists ; Laurent de Rocktrotteur ; Martin de Branche Ton Sonotone ; Mmarsupilami de Little Reviews ; Mr Meuble de Sous les pavés, la Plage ; Olivier de Feu à Volonté ; Panda Panda de Ears of Panda ; Pierre de Musik Please ; Rod du Hiboo ; Romink de My(Good)Zik ; Saab de With Music In My Mind ; Sfar de Toujours un coup d’avance ! ; Systool du Gueusif Online ; Thibault de La Quenelle Culturelle et Violette des Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes



Vous pouvez retrouvez l’intégralité des disques cités dans le classement ici


Chef de projet : Benjamin F / Conception et Logo : Laurent / Communication : Waaa