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jeudi 1 janvier 2015

Bilan 2014 : Top 15 « 7", 12", Ep & Compilation »


Je crois que je n'arriverais jamais à faire autrement : il faut que je publie mes tops de fin d'année toujours tard. Toujours très tard. Pas forcément par choix (même si la parution de ce genre de bilan mi-novembre ou même début décembre m'a toujours interpellé), mais plus par manque de temps. Bref.
Les top de fin d'année ou la tradition pour clôturer une belle année (musicale s'entend). Beaucoup trouvent ça ringard, idiot, inutile. Mais comme j'aime à le répéter, ce petit exercice que j'effectue depuis plus d'une dizaine d'années me plaît toujours autant. J'aime surtout pouvoir mettre en avant des disques que j'ai beaucoup apprécié, certains n'ayant pas eu à mon goût l'exposition qu'ils auraient du avoir. Et 2014 n'aura pas fait exception.

Mais avant de dérouler ce bilan, quelques petits liens de blogs, amis ou non, qui ont eux aussi publiés leurs bilans. Car la découverte est partout :


Une nouvelle fois, ce bilan de l'année se fera en trois temps et cinq publications. D'abord, aujourd'hui, en ce premier jour de l'année 2015 (que je vous souhaite belle, foisonnante, insatiable, musicale, culturelle et surtout heureuse), la première partie : un retour sur les formats « courts » et les compilations qui auront séduits mes oreilles. Quinze disques, avec des confirmations, des disques beaux à en - littéralement - pleurer, des découvertes incroyables.

Et évidemment, en bas de ce papier, un lecteur streaming pour écouter une chanson de chacun des 15 disques présentés ci-dessous. Bonne lecture et surtout, bonne(s) écoute(s) ! 

Pour rappel :
Bilan 2014 : Top 50 « Chansons »
Bilan 2014 : « Albums » (50-31)
Bilan 2014 : « Albums » (30-11)
Bilan 2014 : « Albums » (10-01)


7-inch / 45-tours

Songs: Ohia - Journey On: Collected Singles
Pour sa 200è sortie, Secretly Canadian n'aura pas fait les choses à moitié. A l'occasion du Record Store Day, le label en a profité pour rendre un sublime hommage à Jason Molina, décédé un an plus tôt. Résultat ? Une compilation magnifique de neuf 45-tours de Songs: Ohia, avec beaucoup de chansons sorties sur des splits 7" et autres compilations tout au long de sa carrière. Le résultat est étourdissant de classe. Il y a ici d'ailleurs parmi les plus belles compositions de Songs: Ohia qui étaient jusque là inconnues à mes oreilles.
'Journey On: Collected Singles' est un coffret essentiel pour qui aime Songs: Ohia, Jason Molina ou tout simplement vibrer à l'écoute d'une voix rare et d'une guitare, acoustique ou électrique. Et c'est accessoirement, et de loin, le plus bel objet discographique de 2014.
Label : Secretly Canadian


We Are Catchers - Tap Tap Tap 7’
Vraie révélation de cette année (mais on y reviendra dans quelques jours), l'anglais Peter Jackson, qui officie sous le nom de We Are Catchers, m'aura renversé de ses mélodies superbes. Mieux, il se permet de mettre en face-b de son unique single 'Tap Tap Tap' une chanson qui est bien plus qu'une chute de studio It Gets Me Through (en écoute plus bas).
Label : Domino Records


12-inch

The Pains of Being Pure at Heart - Abandonment Issue 12"
Auteur d'un album une nouvelle fois inspiré (on y reviendra dans le top album), The Pains of Being Pure at Heart (aka « le meilleur groupe du monde ») aura profité d'une réédition opportuniste de son label Fierce Panda pour sortir 'Abandonment Issue', collection de chansons qui, comme le disaient ironiquement Kip, leader du groupe : « four (...) songs that weren't good enough ». Une démo, une face-b et trois inédits, dont la qualité en dit long sur tout le talent qui traversent ce groupe essentiel.
Label : -


Rivulets - Ride on, Molina 12"
Plus d'un an que Jason Molina est donc  mort. En lui rendant un très bel hommage, Rivulets m'aura rappelé, au cas où je l'aurais oublié, que le maître d’œuvre de Songs: Ohia était un artiste à part, et sans nul doute un de mes favoris. Et nul doute que la longue montée électrique de 7mns de Ride On, Molina aurait plu à Jason Molina lui même.
Label : Jellyfant Records


Extended Play


The Creases - Gradient Ep
L'an dernier, ce duo australien m'avait mis une énorme claque avec son excellent single I Won't Wait. J'attendais que Rough Trade sorte l'album dans la foulée. Et puis non rien. C'est Liberation Music qui s'occupe de la suite, via un Ep uniquement. Avec une production moins cradingue que plus lisse, avec un chant plus posé et toujours un grand sens de la mélodie qui marque, le groupe ne perd pas pour autant de son charme, tant leurs talents de compositeurs n'ont pas disparus. Espérons que 2015 soit enfin l'année de passage à l'album pour les Creases, groupe en train de devenir, doucement mais sûrement, une de mes valeurs sûres.
Label : Liberation Music

EAST. - Violence in the Flowers Ep
La France, en plein essor musical, aurait tort d'oublier les lyonnais de EAST. et leur post-punk abrasif chanté en anglais, où quelques pointes d'électro viennent faire joujou avec une basse, une guitare et des synthés détonants. Morceaux de bravoure, rythmique froide et sur de leur fait, EAST. donnent rendez-vous en 2015, année de sortie de leur premier album.
Label : -

The Grouch x Eligh x CunninLynguists - The WinterFire Ep
Fort d'un nouvel album sur lequel nous reviendrons dans quelques jours, les CunninLynguists auront terminé leur année comme ils l'auront commencé : avec un très bon disque. En s'acoquinant avec The Grouch et Eligh (rappeurs inconnus à mes oreilles), le trio pose là un disque d'une grande efficacité, où le micro circule bien et s'échappe un peu de l'ambiance traditionnelle CunninLynguists-ienne. Grand cru.
Label : Knolan Ryan Productions

Ed Harcourt - Time of Dust
Longtemps délaissé, Ed Harcourt aura fait un retour remarqué dans mes oreilles en 2013 avec un 'Back into the Woods' toujours aussi beau (et dernièrement allongé de quelques titres bonus). Mieux, il confirme tout le bien que je pense à nouveau de lui avec un mini-album/Ep 'Time of Dust' magnifique, avec le piano comme pièce centrale, au milieu duquel trône un sublime The Saddest Orchestra (It Only Plays For You) qui m'aura accompagné toute l'année.
Label : CCCLX

Public Access T.V. - Rebounder EP
Entre Angleterre et États-Unis, la musique de Public Access T.V. connaît depuis cet été un début de hype bien méritée. La faute à ce 'Rebounder Ep', parfait 4 titres de power-pop dansant et tubesque. Trio mené par l'ancien de Be Your Own Pet John Eartherly, signé sur un label anglais, Public Access T.V. a en tout cas prouvé qu'en 6 chansons (quatre ici, deux sur un 'In The Mirror 7"' tout aussi épatant), le futur pouvait compter sur lui.
Label : Gudrun Records

Radical Face - The Bastards 3 Ep
Ben Cooper, aka Radical Face, s'approche de la fin de son double triptyque. Si le 3è tome de ses aventures 'The Family Tree' n'est pas encore sorti, il a mis un terme à celui de 'The Bastards', collection d'Ep courts (trois chansons à chaque fois) et à télécharger gratuitement. Radical Face ne change pas sa façon de faire, avec son folk très mélodieux et aux nombreux clappings. Trois chansons merveilleuses qui viennent remplir une discographie déjà bien remplie et quasi sans faille.
Label : -


RIEN1
Premier groupe musical à avoir décidé du jour de sa mort le jour de sa création, RIEN vient de tirer sa révérence avec une dernière tournée et un dernier EP, le bien nommé '1', qui fait suite à '3' et '2'. Peut-être le plus réussi des trois, entre mélancolie, douces mélodies, humour pince sans rire (Dernières volontés) et un titre magistral La Défaite des Vainqueurs aux faux-airs de dEUS. Ce groupe était assez unique. Et s'il n'y a donc plus rien pour RIEN, RIEN restera.
Label : Amicale Underground

Compilation

Various Artists - France 2014
Sorti à l'occasion du Record Store Day, 'France 2014' est un EP (vinyle uniquement) présentant 6 groupes français qui pourraient/devraient faire parler d'eux en 2014, ou plus tard. Une chanson par artiste, trois chansons par face. Et de belles découvertes. Si Aline n'en est pas une, son instrumental La Rivière Est Profonde est parfait. Quant aux suivants, de De La Romance à Skittle Alley en passant par les Parlor Snakes, Mrs Good et Rebels of Tijuana, ils furent tous de véritables grandes découvertes.
Label : Hands and Arms / Eyes Minded

Courtney Barnett -The Double EP: A Sea of Split Peas
Dans la galaxie des jeunes femmes à guitares, mon cœur penche vers Courtney Barnett plutôt que Angel Olsen. La faute à la compilation présentant ses deux premiers Ep (sortis en 2012 et 2013). Deux disques sans faute de goût, où l'australienne raconte ses histoires en faisant montre de son talent en mélangeant rock, folk et même country. Son premier album est très attendu, tout au moins dans ces pages.
Label : Marathon Artists

GravenhurstOfferings: Lost Songs 2000 - 2004
En 2004, Warp avait eu la bonne idée de sortir à grande échelle 'Flashlight Seasons', deuxième album de Nick Talbot, aka Gravenhurst, qui avait vu le jour chez Red Square. J'en avais alors profité pour réaliser une interview de notre homme, ma deuxième en tant que jeune chroniqueur (à lire ici).
Dix ans plus tard, Warp toujours sort une compilation des premières chansons de Gravenhurst. Le disque est sublime, la compilation est passionnante.
Quelques jours plus tard, la compilation se transforme en disque recueil. Nick Talbot passe l'arme à gauche à 37 ans. Après le choc, l'incompréhension et la tristesse, reste donc cet album, et toute la discographie de haute tenue qu'il avait publiée jusque là. Reste aussi les souvenirs, d'un homme à lunettes, timide, presque gêné d'être interviewé pour son art en 2004. Gravenhurst manque. Et il manquera longtemps.

Label : Warp Records
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Various Artists - Anthologie Souterraine
Après 30 ans de bons et loyaux service, Planet Claire, l'émission de radio d'Aligre FM a mis cet été la clé sous la porte. Pour mieux repartir sur Radio Campus Paris. Laurent Bajon et Benjamin Caschera sont tous deux à l'origine de « La Souterraine » ou les nouveaux défricheurs de la scène musicale française. Projet passionnant, éclectique et surtout exigeant, il est résumé dans un premier coffret de 4 cds (40 groupes, 40 chansons), à acheter pour presque rien ou à télécharger en « pay what you want ». Un must-have qui prouve à quel point la scène française est d’une grande vitalité. Une sorte de compilation 'Nuggets', mais à la française. Confirmation dans 30 ans.

Label : -


Pour rappel :
Bilan 2014 : Top 50 « Chansons »
Bilan 2014 : « Albums » (50-31)
Bilan 2014 : « Albums » (30-11)
Bilan 2014 : « Albums » (10-01)


Lire c'est bien mais écouter c'est quand même mieux. Ainsi, une chanson de chacun des disques présentés ci-dessus est en écoute dans le lecteur ci-dessous :

jeudi 19 février 2009

A Red Hot Compilation – Dark Was The Night [4AD]

Je n'aime pas les compilations. J’ai toujours trouvé ça d'une inutilité crasse. Elle représente tout ce que je peux détester : l'éloge du single, l’apologie du marketing et toute l’opposé de la création. Oh bien sûr, j’en ai bien quelques unes dans la discothèque. Un 'Greatest Hits' de Queen datant de quand je partais fortement dans les aigus, un 'Best-Of' de Chris Rea offert par une connaissance pas forcément très avisée sur mes goûts musicaux (ceci dit, je dois avouer avoir toujours eu un faible pour Road to Hell et son solo de guitare final) et quelques autres. Mais peu à dire vrai.
D’ailleurs, je me suis toujours promis qu'il fallait que j'arrête d'en acheter. Sauf que ‘Dark Was The Night’ vient tout remettre en cause.

Qu’est ce donc que ‘Dark Was The Night’? Rien de moins que la 20è compilation de Red Hot Organisation, une association de lutte contre le SIDA. Fêtant malheureusement ses 20 ans, Red Hot Organisation a mis les petits plats dans les grands pour sortir un disque le plus attractif possible, afin d’amasser le maximum d’argent.

Au programme donc un double album et surtout une liste ahurissante d’artistes plus talentueux les uns que les autres proposant, chacun, des titres inédits. Jugez plutôt : Andrew Bird, Blonde Redhead et Devastations, Bon Iver, Yeasayer, Feist en duo avec Ben Gibbard de Death Cab For Cutie (pour une reprise de Vashti Bunyan), Iron & Wine (pour un titre d’à peine une minute mais d’une beauté à couper le souffle), The Decemberists (et une balade déchirante d’émotion), Grizzly Bear (seul sur un titre et en compagnie de Feist sur un autre), My Brightest Diamond (reprenant le Feeling Good de Nina Simone), Beirut, Arcade Fire (le seul vrai raté de la compilation avec un Lenin très fadasse), Kronos Quartet (qui reprend la chanson de Blind Willie Johnson qui donne son nom à la compilation) j’en passe et pas des moindres (le tracklisting complet se trouve au bas de ce papier).

Cinq titres se détachent légèrement des 31 qui composent ce ‘Dark Was The Night’ (ils sont tous les cinq en écoute plus bas) : La reprise de Cello Song – chanson composée et chantée par le grand Nick Drake sur 'Five Leaves Left’ en 1969 – par The Books et Jose Gonzales, ou la rencontre entre cordes délicates et légère electronica ; un nouveau titre de The National, So Far Around The Bend, dans la plus pure tradition du groupe et pour une de ses plus belles compositions; Sharon Jones and The Dap Kings qui reprend Shuggie Otis et son Inspiration Information, tout de soul vêtu ; et Sufjan Stevens qui s’amuse sur You Are The Blood des Castanets, en deux parties. Une première de dix minutes, tout simplement ahurissante, où le grand timonier de la pop des années 2000 mêle pop et touches électronique pour finir dans un feu d’artifice de frissons ; puis une seconde où il n’apparaît qu’en featuring du flow de Buck 65.

Au début de ce papier, je disais donc que j’avais décidé il y a quelques années de ne plus acheter ce genre de disque. Quand ce double album est tombé dans les griffes de l’Internet, je me suis résolu à briser mon serment après avoir écouté six titres (ici, et pour même pas 15€). L’objet est beau, le but final sert une bonne cause (tous les bénéfices seront reversés à Red Hot Organisation) et la qualité et la diversité des artistes présents est terrifiante (à noter que la grande majorité de ces titres là ne seront disponible qu'ici). Best compilation ever? (sortie : 16 février 2009)

Son :
Site officiel
Myspace (Un titre de ce ‘Dark Was The Night’ en écoute)

Acheter le disque ici


Exceptionnellement et vu la durée de ce double album (plus de 2h de musique), cinq titres en écoute. Les cinq cités plus haut, tous divers et variés (et dans l'ordre du tracklisting) (malheureusement plus en écoute).The Books et Jose GonzalesCello Song (Nick Drake cover)
The NationalSo Far Around The Bend
Sufjan StevensYou Are The Blood (Castanets cover)
Sharon Jones & The Dap-Kings - Inspiration Information (Shuggie Otis cover)
Buck 65 Remix (avec Sufjan Stevens et Serengeti) - Blood Pt. 2 (Castanets cover)


Tracklisting:
Disc 1
01. Dirty Projectors et David Byrne - Knotty Pine
02. The Books et José González - Cello Song (Nick Drake cover)
03. Feist and Ben Gibbard - Train Song (Vashti Bunyan cover)
04. Bon Iver - Brackett, WI
05. Grizzly Bear - Deep Blue Sea
06. The National et Nico Muhly - So Far Around the Bend
07. Yeasayer - Tightrope
08. My Brightest Diamond - Feeling Good (Nina Simone cover)
09. Kronos Quartet - Dark Was the Night (Blind Willie Johnson cover)
10. Antony Hegarty et Bryce Dessner - I Was Young When I Left Home (Bob Dylan cover)
11. Justin Vernon et Aaron Dessner - Big Red Machine
12. The Decemberists - Sleepless
13. Iron & Wine - Stolen Houses (Die cover)
14. Grizzly Bear et Feist - Service Bell
15. Sufjan Stevens - You Are the Blood (Castanets cover)

Disc 2
01. Spoon - Well-Alright
02. Arcade Fire - Lenin
03. Beirut - Mimizan
04. My Morning Jacket - El Caporal
05. Sharon Jones & The Dap-Kings - Inspiration Information (Shuggie Otis cover)
06. David Andrew Sitek - With a Girl Like You (The Troggs cover)
07. Buck 65 Remix (avec Sufjan Stevens et Serengeti) - Blood Pt. 2 (Castanets cover)
08. The New Pornographers - Hey, Snow White (Destroyer cover)
09. Yo La Tengo - Gentle Hour (Snapper cover)
10. Stuart Murdoch - Another Saturday
11. Riceboy Sleeps - Happiness
12. Cat Power et Dirty Delta Blues - Amazing Grace
13. Andrew Bird - The Giant of Illinois (The Handsome Family cover)
14. Conor Oberst et Gillian Welch - Lua
15. Blonde Redhead et The Devastations - When the Road Runs Out
16. Kevin Drew - Love Vs. Porn

jeudi 31 août 2017

[Track of The Day] Seabirds - Independent Horses

Pour fêter ses 20 ans, le label de Santa Barbara Matinée Recordings a sorti il y a 2 mois une compilation intitulée ‘Matinée Idols’. Quatorze titres au programme avec parmi les groupes qui ont fait l’histoire de ce label que je connais vraiment peu.

Ici tous les groupes présents ont participé avec un nouveau morceau, un inédit perdu dans des sessions d’enregistrements passées ou une ancienne chanson réenregistrée.

On y retrouve les noms de Champagne Riot (avec un analogique Ingrid Bergman) ou Math and Physics Club (leur Shadows Longer est absolument délicieux). Et on y fait surtout de bien belles découvertes : The Popguns, Last Leaves, The Electric Pop Group, Seabirds (leur Independent Horses est ma chanson du jour) ou encore Tinsel Heart. Mais plus globalement, c'est toute la compilation qui regorge de beaux morceaux, de chansons classes au romantisme plein de guitares. De l'indie-pop de grande qualité, forcément.

NB : A noter que sur cette même compilation on trouve un titre de The Catenary Wires, une des têtes d’affiche du prochain Paris Pop Fest les 22 et 23 septembre prochain ! Plus d'infos là.

Album : Matinée Idols
Année : 2017
Label : Matinée Recordings

Acheter



En plus du lecteur Spotify (l'album est absent de Deezer), Independent Horses de Seabirds, issu de cette compilation ‘Matinée Idols’ est également en écoute ci-dessous :



Autre extrait, Postcard de The Electric Pop Group, première chanson du groupe en 4 ans !


Allez, c'est fête, un troisième titre : You Saved Me From Myself de The Catenary Wires, présents donc au Paris Pop Fest les 22 et 23 septembre prochain.





Enfin, plus simplement, toute cette ‘Matinée Idols’ est en écoute sur le soundcloud de Matinée Recordings.

jeudi 7 octobre 2010

David Sylvian - Sleepwalkers [SamadhiSound]

D'abord l'euphorie. Puis la désillusion. Et finalement le plaisir. La nouvelle de la sortie de 'Sleepwalkers' de David Sylvian a suivi ce schéma dans mon esprit tortueux et torturé.

L'euphorie. Car oui, David Sylvian fait partie de ces artistes qui titillent mon imaginaire et emballent ma joie. Je suis très loin de tout connaitre de sa discographie, mais j'en connais assez - 'Blemish' et 'Snow Born Sorrow' (sous le nom Nine Horses, avec Steve Jansen et Burnt Friedman, pour un des plus beaux disques des années 2000) pour ne citer qu'eux - pour savoir que le britannique reste un artiste capable de renverser mon cœur, entre avant-garde, rock expérimental et ambient, le tout bercé par une voix d'indie-crooner reconnaissable entre mille.

La désillusion. Après un 'Manafon' plus obscur, plus fermé mais toujours fascinant dans sa construction sonore, j'espérais un nouvel album. 'Sleepwalkers' serait celui-là. Sauf que non au final.
Car 'Sleepwalkers' n'est «qu'une» compilation qui recense bon nombre des collaborations que David Sylvian a pu faire durant les années 2000. Ici, certains de ceux qui ont fait la dernière décennie se succèdent: Ryuichi Sakamoto, Christian Fennesz, Arve Henriksen de Supersilent, ce genre d'artistes. Bref, pas de nouveautés ici (à une chanson près, Five Lines, avec Dai Fujikura), mais certaines de ses meilleures compositions des dix dernières années.

Le plaisir. Un grand et fort plaisir. Car si 'Sleepwalkers' est une compilation, elle est avant tout une plongée des plus remarquables dans l'œuvre de ce petit génie de David Sylvian. J'ai beau connaître toute sa récente discographie, voir ces 16 titres se succéder avec autant de facilité - et de malice - me surprend encore.
'Sleepwalkers' est une extraordinaire porte d'entrée, un best-of (et dieu sait que je déteste ce mot) idéal pour rentrer dans l'œuvre de David Sylvian. Mais également une très bonne façon de se rappeler quel artiste essentiel il est.
David Sylvian a retravaillé ici certains titres, changé les mixes pour d'autres, histoire de donner une cohérence à l'ensemble. Et c'est une réussite à tous les niveaux. Bref, un best-of, pensé et travaillé et non pas emballé et pesé en moins de temps qu'il ne faut pour dire «argent facile».

'Sleepwalkers' est un must-have, rien de moins, qui mérite de figurer en bonne place dans toutes bonnes discothèques qui se respectent, que celles-ci possèdent les œuvres précédentes ou pas de David Sylvian. Car au delà de la compilation, ce disque pourrait presque être considéré comme un nouvel album tant il est cohérent, riche et incroyablement divers. Ce qui n'est pas le moindre des compliments. (sortie: 27 septembre 2010)

Son:
Site officiel (des extraits de chacun des 16 titres de 'Sleepwalkers' sont en écoute)


Vous pouvez commander ce 'Sleepwalkers' directement sur le site officiel de David Sylvian, en cliquant ici.

Deux titres en écoute de ce 'Sleepwalkers'. Money For All, une chanson de Nine Horses, superbe (et 9è de mon top singles 2007), dont la mélodie et les paroles viennent se greffer dans votre cerveau sans demander leur reste. Et World Citizen - I Won't Be Disappointed again (with Ryuichi Sakamoto), mixé par Chasm, rien d'autre qu'un régal auditif. (malheureusement plus en écoute)


Et pour finir, le joli clip de Sleepwalkers, la chanson qui ouvre et qui donne son nom à cette compilation de David Sylvian:



mardi 16 septembre 2014

[Track of The Day] Sufjan Stevens - A Little Lost (Arthur Russell Cover)

On dira ce qu'on veut, mais rien ne détrônera la radio. Comme à mon habitude, hier soir j'étais branché sur les ondes de France Musique pour écouter l'émission hebdomadaire de Vincent Théval Label Pop. Et à un moment donné, sans crier gare, après Kraftwerk, bim, un nouveau Sufjan Stevens.

Bon, calmons nous, ce n'est pas une nouvelle composition. Mais quand même ! Il s'agit là d'une reprise d'Arthur Russell pour une compilation à l'artiste new-yorkais qui sort le 20 octobre prochain. Arthur Russell, américain mort du sida en 1992 à l'âge de 41 ans, était un artiste a plusieurs vies, entre minimalisme, expérimental, arty-pop et productions disco. Le tout sans se départir (la plupart du temps) de son violoncelle.

Personnellement, j'ai découvert Arthur Russell via la réédition de 'World of Echo' en 2005 par Rough Trade (magnifique album s'il en est); un artiste pas toujours facile d'accès cependant (j'ai mis un peu de temps à l’apprivoiser), mais dont on sent toute l'importance et l'influence aujourd'hui, quand bien même il n'est pas cité à longueur d'interview.

Sufjan Stevens reprend A Little Lost, une chanson en forme de belle déclaration d'amour tirée de 'Another Thought', un disque posthume de 1994 compilant beaucoup de ses chansons restées inédites à l'époque ; chanson que l'on retrouve sur 'The World of Arthur Russell', compilation de Soul Jazz en 2003 qui aura remis notre homme sous la lumière (encore et toujours faiblarde) des projecteurs.

Je ne pensais pas que la version de Sufjan Stevens était déjà en écoute, mais si, et depuis fin juillet dernier. Ça m'apprendra à travailler les mois d'été tiens.
Et, ô surprise, Sufjan Stevens s'en sort divinement bien. Et pourtant, ce n'était pas gagné. Sa version tranche franchement avec l'originale (en écoute plus bas) ; et alors que le A Little Lost d'Arthur Russell ressort comme une belle chanson pop, entre guitare acoustique et son inusable violoncelle, Sufjan Stevens prend le pari des beats qui lui colle à la peau depuis quelques années déjà. Et en s'appuyant sur des parties différentes de la mélodie qu'Arthur Russell, il fait de sa version une belle chanson pop, très ample, où un clavier lumineux tranche avec une production plus pesante.

Mais à le lire, ce n'est pas une surprise, tant il semble apprécier, aussi bien A Little Lost que le travail d'Arthur Russell (merci à Pitchfork) :

« I like “A Little Lost” because it’s all about kissing. I love kissing. If I could kiss all day, I would. I can’t stop thinking about kissing. I like kissing more than sex because there’s no end to it. You can kiss forever. You can kiss yourself into oblivion. You can kiss all over the body. You can kiss yourself to sleep. And when you wake up, you can’t stop thinking about kissing. Dammit, I can’t get anything done because I’m so busy thinking about kissing. Kissing is madness! But it’s absolute paradise, if you can find a good kisser.

Arthur’s music is all over the place, but most of it seems to be about embracing darkness (loneliness) and ambiguity (confusion) with the biggest bear hug in the world. Catharsis! He didn’t give a shit about fads or fashion even as he was influenced by popular music, club music, and all that shitty art music at the Kitchen. He kind of cobbled it all together to create his own diverse musical language, He was funny as shit (a wordsmith, a master of the innuendo), but also dead serious (and blunt) about the deepness of his feelings, unafraid to express affection in his songs, without pandering or cliche. Arthur was real as shit. You can’t fake realness. »

Tout est dit. Reste donc plus qu'à écouter, réécouter et encore écouter cette version de Sufjan Stevens. Se (re)plonger dans l’œuvre (peu pléthorique de son vivant, plus importante depuis) d'Arthur Russell. Et de découvrir cette compilation qui convie du beau monde à l'hommage, d'Hot Chip à Arcade Fire, de Robyn à Phosphorescent en passant par les Scissor Sisters, Cults et Devendra Banhart. Le tout sous le haut patronage de Red Hot Organization, déjà responsable d'une compilation encensée en ces pages, 'Dark Was The Night'. Où apparaissait déjà un Sufjan Stevens (chanson en écoute ici). Tiens donc...


Album : Master Mix: Red Hot + Arthur Russell
Année : 2014
Label : Yep Roc.

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La reprise d'A Little Lost par Sufjan Stevens est également en écoute sur le soundcloud ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)

La version d'A Little Lost par Arthur Russell est quant à elle en écoute ici :


samedi 20 décembre 2008

[Track of The Day] Belle and Sebastian - Nothing In The Silence

Après un 'The Life Pursuit' plus qu'en dents de scie, les Belle and Sebastian reviennent avec non pas un nouvel album mais une compilation de différentes BBC Sessions, de quand ils étaient encore chez Jeepster Records. Une compilation essentielle pour tout fan du groupe, où les chansons (tirées des premiers albums du groupe) ne connaissent pas un relifting mais une relecture des plus enthousiaste. Il faut entendre les versions "live" de Like Dylan In The Movies ou The State That I'm In pour se rendre compte du talent et de l'influence qu'ils vont avoir sur la scène indé qui se profile, qu'elle soit écossais, anglaise ou même américaine.
Le disque 2 qui accompagne ces 'BBC Sessions', composé d'un live enregistré à Belfast en 2001, est plutôt de bonne facture d'ailleurs, et contient quelques belles reprises (dont le Here Comes The Sun des Beatles mais composé par George Harrison); mais il reste un peu gâché par des cris de groupies trop omniprésents.

Mais l'essentiel est ailleurs: car ces 'BBC Sessions' sont un passage essentiel pour qui veut connaître le groupe et en apprécier les moindres aspérités. Rien de moins. Surtout quand le groupe nous gratifie d'un Nothing In The Silence, titre rare chez le groupe et jusque là unreleased, avec Isobel Campbell (encore membre de Belle and Sebastian) à la voix. Assurément la compilation de l'année. Qui plus est de la part d'un groupe essentiel de ces 20 dernières années. 

Album: The BBC Sessions 
Année: 2008 
Label: Jeepster

vendredi 27 mars 2009

[Track of The Day] David Fakenahm - Lulie

Et si, en guise de titre de fin de semaine, je vous proposais une berceuse? Histoire de rentrer sereinement dans un week-end que l'on espère ensoleillé? C'est David Fakenahm qui s'y colle. L'auteur du récent - et très réussi - 'Here and Now', a participé dernièrement au volume 4 de la série de compilation de berceuses 'Have a Good Night', organisée et gérée par le site Blog Up.
Une compilation, disponible gratuitement ici ou physiquement chez Les Petites Emplettes (tous les fonds récoltés serviront à l'association Junior Solidarité (qui tend à rompre l'isolement des enfants atteints de cancer).
Une fois encore, le projet a fédéré et ce sont pas moins de 24 artistes au total qui ont répondu présents et ont participé à cette compilation, de Julien Ribot à François Virot en passant par Benjamin Fincher. Et David Fakenahm donc, qui a composé spécialement pour l'occasion Lulie, une belle bluette en anglais, tout au piano. Une jolie berceuse de deux minutes, à se passer en boucle avant de s'endormir donc. Et pas que. 

Album: Have a Good Night 4 
Année: 2009 
Label: BlogUp

mardi 26 mars 2013

[Track of The Day] Mark Kozelek - It's Easier Now (Jason Molina cover)

Lundi dernier, cette salope de faucheuse mettait un terme à la carrière de songwriter fabuleux de Jason Molina. Une semaine. Tout pile.

Sept jours plus tard donc, le souvenir et la douleur toujours vivaces, une compilation à son honneur est annoncée. Elle s'appellera 'Weary Engine Blues' et convoque pour l'occasion pléiade d'artistes aussi divers que talentueux, excusez du peu (je vous mets la liste complète, histoire que quand même, hein !) : Mark Kozelek, Will Oldham, John Vanderslice, Allo Darlin, Hospital Ships, Lucas Oswald, Jonathan Meiburg (Shearwater), Damien Jurado, Dreamend, Brown Bird, Haunt the House, TW Walsh, Phil Elverum, Alisdair Roberts, Scout Niblett, Jeffrey Lewis, Will Johnson, The Wave Pictures, Darren Hayman, Herman Dune et quelques autres.

Le but ? Amasser des fonds pour la famille de Jason Molina. L'ensemble sortira le 23 avril prochain, est disponible à l'achat ici soit au format digital soit au format cd + une carte (dans le sens "map"), dessinée par William Schaff, et rendant hommage à Jason Molina. Tous les bénéfices iront entièrement à la famille.

Et comme pour « vendre » une telle compilation, en plus d'un artwork réalisé par Molina lui-même, il faut un petit teaser alléchant, c'est Mark Kozelek qui s'y colle. Au programme, une relecture de 1m51s de It's Easier Now, la chanson d'ouverture de 'Let Me Go Let Me Go Let Me Go', album solo de Jason Molina datant de 2006. Et aux paroles prophétiques (comme on peut en redécouvrir quelques unes en replongeant dans sa discographie : « It's easier when I just admit / Death comes now
And the next minute / The next minute / The next minute »
.

Une relecture formidable (et qui pourrait annoncer une compilation épatante), très différente de l'originale, moins sombre, plus courte, concentrée et au chant plus rapide, mais un bel hommage à Jason Molina, artiste américain au talent incroyable et qui avait dans les mains et dans l'aura de quoi vieillir aussi bien qu'un Neil Young aujourd'hui. Foutue ligne de vie...

Album : Weary Engine Blues
Année : 2013
Label :  Graveface


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La reprise d'It's Easier Now par Mark Kozelek est en écoute sur le soundcloud ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)

Histoire de comparer, la version originale d'It's Easier Now, par Jason Molina, est en écoute ci-dessous :


mercredi 23 février 2022

[Track of The Day] Queer Faith & TheMany - Au​-​delà

A bien y réfléchir (et après avoir tenté de vérifier), je ne suis pas persuadé qu'il y ait eu beaucoup de chansons a cappella diffusées dans ces pages. Alors pour une première, autant que ce soit d'un niveau épatant. Va donc pour Au​-​delà, magnifique morceau de Queer Faith & TheMany, collectif queer dont je ne sais rien et que Les Disques de Lobby (plateforme de découvertes d'artistes LGBTQI+), avec l'aide des si importants La Souterraine, ont décidé de mettre en avant, avec neuf autre groupes ou artistes, dans une compilation « pour promouvoir la diversité, la richesse et surtout la qualité de la scène queer française ».

Une sacrée réussite d'ailleurs, avec plein de belles découvertes (Cruelle de Vaudémont et sa pop à la Dominique Dalcan, l'électro de GÆRALD, Diamanda Callas) et donc Au​-​delà. Une chanson d'amour qui ferme le disque et qui commence à une voix, avant que d'autres la rejoignent un ensemble d'une belle unité et d'une belle ampleur. Rythmée par quelques clappements de mains donnant le tempo et un chat qui couine dans le fond, cette chanson est si simple et si belle qu'on se surprendra à la fredonner aussi rapidement que souvent. « Je veux emmener nos aventures au-delà d'un amour Disney... » (sing along)
 
NB : La compilation 'Les Disques du Lobby' est en téléchargement à prix libre sur le bandcamp de La Souterraine

Album : Les Disques du Lobby
Année : 2022
Label : La Souterraine

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Au​-​delà de Queer Faith & TheMany est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson réussie de cette compilation 'Les Disques du Lobby', Le Zouave de Cruelle de Vaudémont :

samedi 3 janvier 2015

Bilan 2014 : Top 50 « Chansons »



Après un Top 15 « 7", 12", Ep & Compilation », place à la seconde partie de ce bilan de l'année musicale, avec cette fois la partie « Chansons ». Top « Chansons » et pas « Singles », vu que s'attarder uniquement sur les morceaux sortis en singles, c'est un peu restreindre le faisceau. Et surtout, cela ne correspond pas forcément à ce qui m'aura marqué tout au long des 12 derniers mois.

Mais avant de présenter ce classement, continuons notre plongée dans les tops de blogs (ou non) voisins :


Cinquante chansons donc, comme le veut la tradition dans ces pages. Un numéro 1 qui a 30 ans, un numéro 2 qui est sans aucun doute le meilleur titre français de l'année, un numéro 3 lettré et féroce. Ajoutez à cela une reprise formidable par ci, des confirmations par là, du hip-hop parfait, des chansons belles à pleurer, deux très longs morceaux formidables, d'autres venant sauver des albums très moyens (pour être poli), il y a ici tous les titres qui auront rythmés mon année 2014, et sans conteste les années à venir.

Évidemment, présenter un tel classement sans permettre d'écouter les dites chansons n'aurait aucun sens. Vous trouverez donc en bas un lecteur streaming avec les 50 morceaux en question, présentés forcément du numéro 1 au numéro 50. Bonne(s) écoute(s) !





50. SNGPR - Paris SA [-]
49. Fear of Men - Descent [Kanine]
48. Papercuts - Still Knocking At The Door [Easy Sound Recording Co.]
47. Sharon Van Etten - Afraid of Nothing  [Jagjaguwar]
46. Erland and The Carnival - Quiet Love [Full Time Hobby]

45. Sophia - It's Easy To Be Lonely [-]
44. Amen Dunes - Rocket Flares [Sacred Bones]
43. Parquet Courts - Instant Disassembly [What's Your Rupture?]
42. The Callstore - The Letting Go [Talitres]
41. Action Dead Mouse - I Nomi Delle Ossa [-]

40. MONO - Recoil, Ignite [Pelagic]
39. Stephen Malkmus and The Jicks - Lariat [Domino]
38. Ariel Pink - Put Your Numer In My Phone [4AD]
37. Jim Putnam & Mickaël Mottet - Let Be [We Are Unique Records]
36. Avi Buffalo - Overwhelmed with Pride [Sub Pop]

35. Alvvays - Archie, Marry Me [Polyvinyl]
34. Black English - Another Life [Arts & Crafts]
33. Clap Your Hands Say Yeah - Coming Down (feat. Matt Berninger) [Xtra Mile Recordings]
32. Foxygen - How Can You Really [Jagjaguwar]
31. Bisoph Allen - Start Again [Dead Oceans]

30. We Are Catchers - Richer Man [Domino]
29. Will Stratton - Gray Lodge Wisdom (feat. the Weather Station) [Talitres]
28. Allo Darlin' - Bright Eyes [Fortuna Pop]
27. Florent Marchet - Ma Particule Élementaire [PIAS]
26. Ed Harcourt - The Saddest Orchestra (It Only Plays For You) [CCCLX]

25. NehruvianDoom - Great Things [Lex Records]
24. Future Islands - Seasons [4AD]
23. Caribou - Can't Do Without You [City Slang]
22. The Creases - Static Lines [Liberation Music]
21. Dominique Dalcan - Sometimes [PIAS]

20. Mogwai - Teenage Exorcists [Action Rock]
19. Israel Regardie - Eternal Light [-]
18. Cheveu - Madame Pompidou [Born Bad Records]
17. Rivulets - Ride On, Molina [Jellyfant Records]
16. Cunninlynguists - Drunk dial (feat. Murs and Grieves) [APOS Music]

15. Gulcher - The Wittiest Games [Without My Hat Records]
14. The Pains of Being Pure at Heart - The Asp In My Chest [Fierce Panda]
13. Jeremy Messersmith - It's Only Dancing [Glassnote]
12. Spoon - New-York Kiss [-ANTI]
11. Damien Rice - It Takes a Lot to Know a Man [WEA]

10. The Notwist - Kong [City Slang]
09. Sufjan Stevens - A Little Lost (Arthur Russell Cover) [Yep Roc.]
08. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra - What We Loved Was Not Enough [Constellation]
07. King Creosote - Miserable Strangers [Domino]
06. Pain Noir - Requin Baleine [Microcultures]

05. Public Access T.V. - In The Mirror [Gudrun Records]
04. Emily Browning - God Help The Girl [Milan]
03. Sage Francis - Vonnegut Busy [Strange Famous Records]
02. Paradis - Garde Le Pour Toi [Barclay]
01. Michael Jackson - Love Never Felt So Good [Epic]


  






Et comme promis, vous trouverez ci-joint un lecteur compilant ces 50 chansons, de la numéro 1 à la numéro 50. Parce que écouter de la musique avec les yeux, ça va un moment :