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mercredi 16 août 2023

[Track of The Day] Explosions in the Sky - Ten Billion People

En 2008, Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band (c'était leur nom d'alors) avait publié en ouverture de '13 Blues for Thirteen Moons' un de leurs plus grands morceaux, 1000000 Died to Make This Sound. Quinze ans plus tard, leurs confrères Explosions in the Sky font mieux en publiant Ten Billion People. Dix mille fois plus, rien que ça.

Ce morceau sera le titre d'ouverture de leur prochain album à paraitre le 15 septembre prochain, au nom énigmatique de 'End' mais qui ne signifierait pour autant pas la fin des aventures du quatuor d'Austin si l'on en croit les protagonistes. Toujours est-il que 25 ans après leurs débuts, les Explosions in the Sky semblent encore avoir envie d'en découdre. Puissant, avec notamment une rythmique très présente, leur post-rock n'en reste pas moins toujours mélodieux et mélancolique, agencé pour mieux faire chavirer les choeurs, les faire exploser avant de les cajoler sur la fin.

Album : End
Année : 2023
Label : Temporary Residence / Bella Union

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Ten Billion People d'Explosions in the Sky :

Le clip de Ten Billion People de Explosions in the Sky : 

jeudi 10 mars 2011

[Track of The Day] Explosions In The Sky - Trembling Hands

Fin 2003 ou début 2004, à la Guinguette Pirate, les Explosions In The Sky étaient venus présenter leur nouvel album 'The Earth Is Not a Cold Dead Place'. J'y étais. Et cela m'avait marqué. Je me souviens de tout: de l'achat d'une des deux seules copies en vente ce soir là de l'édition vinyle de 'How Strange, Innoncence', du mal de mer qui m'avait pris pendant le concert du à une seine bien houleuse et de la bière dégueulasse (pas innocente à mon état physique d'ailleurs).

Mais je me souviens surtout de cette "salle" minuscule mais bondée où les Explosions In The Sky avaient livré un set très court (même pas 50 mns). Un concert qui avait commencé par quelques montées lentes et progressives pour mieux s'achever par une dernière demi-heure folle mêlant explosivité et virulence où les texans avaient maltraité avec délice leurs instruments.

Depuis cette période là, les Explosions In The Sky, à l'image du mouvement dont ils sont un des portes étendards, se sont fait plus discrets avec seulement un album et un ep au compteur. Des disques qui m'ont moins passionné, moins retourné, mais qui restaient toutefois bien solides.

Mais l'annonce d'un nouvel album ('Take Care, Take Care, Take Care', leur cinquième) reste quand même un évènement. Car même si Explosions a déjà dit le principal en trois albums et un chef d'œuvre, j'ai plutôt confiance pour les voir pondre quelques fulgurances dont ils ont le secret. Premier début de réponse avec ce Trembling Hands et son format single (3'30?!) qui fait office de bonne et intense mise en bouche.


Album: Take Care, Take Care, Take Care
Année: 2011
Label: Temporary Residence


Deux courts teasers vidéos pour annoncer ce 'Take Care, Take Care, Take Care' des Explosions in Sky:



mardi 29 mars 2011

Over The Rhine - The Long Surrender [Great Speckled Dog]

Les histoires suivantes sont plus ou moins connues mais méritent d'être répétées:

- En octobre 1963, Edith Piaf, minée par trop d'abus divers, décède et met la France en émoi. Un jour plus tard, Jean Cocteau, grand acteur parmi les grands acteurs, passe de l'autre côté à son tour. Dans l'indifférence ou presque.

- En juin 1989, David Hasselhoff, l'homme qui aime les moules burnes en cuir et la compagnie d'une voiture qui parle, sort son album 'Looking for Freedom' avec comme single phare la chanson du même nom. Six mois plus tard, le mur de Berlin tombe et celui qu'on appelle désormais Mitch Buchannon part chanter sur le mur sa chanson devant des milliers d'allemands fous de joie (selon certaines rumeurs, David Hasselhoff serait encore persuadé aujourd'hui d'avoir joué un rôle primordial dans cet évènement historique).

- Le 4 septembre 2011 Explosions In The Sky sortent 'Those Who Tell The Truth Shall Die, Those Who Tell The Truth Shall Live Forever', leur second album dont la pochette représente un ange tirant un halo de lumière sur un avion.
Sept jours plus tard, le 11 septembre 2001, The Moldy Peaches sort officiellement son album du même nom où l'on retrouve la chanson New-York City's Like a Graveyard. Les Strokes eux changent in-extremis le tracklisting de la version américaine de leurs 'Is This It?' en supprimant l'excellent New York City Cops.
Quant à The Coup, on leur fait la guerre suite à la pochette de leur album 'Party Music' présentant les Twin Towers éventrées par l'explosion de bombes; alors que l'album est pour le coup vraiment réussi.

Pour tous ces protagonistes, un lien commun: ils ont tous du faire face à des coïncidences heureuses, fâcheuses ou simplement malheureuses.

Pour Over The Rhine l'année 2005 est aussi une l'histoire d'une coïncidence fâcheuse. Car en 2005, Over The Rhine, groupe américain de Cincinatti, offre son plus bel album: 'Drunkard's Prayer'. Un disque de pop très classieux, très travaillé, aux arrangements somptueux et aux mélodies succulentes. Un disque qui aurait du connaitre un succès fou, ou au moins une reconnaissance médiatique.

Oui mais voilà, en 2005, c'est un autre américain qui reçoit, et à juste titre, des tombereaux d'hommages pour 'Come On Feel The Illinoise' : Sufjan Stevens. Celui-ci fait la une de partout, récolte des éloges de la presse spécialisée - ou non - mondiale et, cerise sur le gâteau, vend très bien son chef d’œuvre.
Dans le même temps, Over The Rhine, son 'Drunkard's Prayer' sous le bras et traverse dans une presque indifférence polie l'année 2005.

Six ans plus tard, Linford Detweiler et son groupe revienne sur le devant de la scène avec 'The Long Surrender' qui reprend la trame de 'The Trumpet Child' (sorti en 2007). Over The Rhine oublie une nouvelle fois la pop lumineuse qui aurait pu faire de lui un groupe marquant et important pour mieux entretenir ses nouvelles envies de jazz-pop. Un style qui lui sied cela dit à merveille, la voix de Karin Bergquist se mariant parfaitement avec ces ambiances là.

Tentant un léger rapproché avec la pop qui a failli faire son succès (Only God Can Save Us Now ou Days Like This notamment), 'The Long Surrender' est un disque plus divers que son prédécesseur mais tout aussi beau, charmant, délicat, qui sent bon le piano-bar. Et qui devrait parler à beaucoup d'esthètes de la mélodie.

On lui reprochera peut-être sa longueur (près d'1h). Mais au final, on peut raisonnablement penser que Over The Rhine n'en a que faire: le groupe a laissé passer la reconnaissance qui lui tendait les bras un soir de juillet 2005. Sans rien y pouvoir. Foutus hasards. (sortie: 8 février 2011)

Son:
Myspace (Aucune chanson de 'The Long Surrender' en écoute mais une bonne quantité de live)
Site officiel d'Over The Rhine

Deux chansons en écoute aujourd'hui. The Laugh Of Recognition et ses accents jazzy qui ouvre 'The Long Surrender' et Only God Can Save Us Now la chanson la plus pop du 11è album d'Over The Rhine. (malheureusement plus en écoute)

vendredi 19 janvier 2018

[Track of The Day] The Decemberists - Severed

Et les Decemberists se dirent qu’il était temps de changer de formule. Groupe à la discographie conséquente, pas toujours passionnante mais souvent intéressante, la bande à Colin Meloy sera de retour en 2018 avec un huitième album, 'I’ll Be Your Girl', trois ans après un 'What a Terrible World, What a Beautiful World' mésestimé et qui est sans doute pour moi leur meilleur - avec 'Picaresque'.

Mais disais-je, The Decemberists ont décidé de changer ; et d’aller voir de quelle couleur était l’herbe, sortis de leur pré-carré. Bien qu’ils aient embauché à la production John Congleton (dont la liste des artistes avec lesquels il a bossé est longue comme le bras, de St. Vincent à Explosions in the Sky, d’Okkervil River à Swans, de Bill Callahan à The Walkmen), difficile à dire précisément vers où et vers quoi le groupe se dirige.

Toutefois, le premier single de ce nouvel album donne quelques éléments de réponse. Porté par un synthé aussi profond que métronomique, Severed est le genre de chanson rock, aux contours « électro », nerveuse, puissante et dansante. Et si l'on reconnaît bien la patte mélodique de Colin Meloy, voilà une chanson qui sonne vraiment comme la base solide d'une nouvelle aventure musicale pour les Decemberists. Et comme le premier tube certifié de 2018.

Album :
I’ll Be Your Girl
Année : 2018
Label : Capitol

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Severed de The Decemberists est également en écoute ci-dessous via leur clip :



mardi 16 octobre 2007

Kwoon - Tales and Dreams [Autoproduction]

A chaque année son disque de post-rock. En 2004, je m'enflammais pour le premier album des anglais de Souvaris (voir par ailleurs leur dernier opus), en 2005 pour Golevka des Suisses d’Evpatoria Report (vite la suite!).

Et l'an passé, retour en France avec un disque d’un sacré personnage dont on ne sait pas (c’est volontaire) grand-chose finalement. Ce disque, dans mon rangement bi-annuel de ma collection, je suis retombé dessus ce week-end. Et j'ai eu l'envie irrépressible d'1) le réécouter et de 2) de vous en parler, au cas où vous seriez passés à côté.

Kwoon. Un nom bien étrange. Un leader qui l’est tout autant, très évasif, qui préfère sans doute (et sûrement même) laisser la place à la musique qu’à sa propre personne. Écrit en 18 mois, puis enregistré dans la foulée avec une petite troupe pour faire vivre ses compositions, 'Tales and Dreams' est une sorte de premier voyage initiatique dans le monde fabuleux du post-rock, mais pas que, musiques planantes et pop atmosphérique passant de temps à autres dire bonjour.

Rehaussé d’un artwork naviguant entre noirceur et onirisme (un booklet splendide, le mot n’est pas trop fort, aux couleurs vives et fascinantes : le genre de truc qui redonnerait foi en « l'objet disque » à des générations de téléchargeurs forcenés), ce 'Tales and Dreams' propose dix compositions originales absolument ahurissantes de classe, et qui laissent présager au groupe un avenir des plus radieux.

Dix titres donc, plein de mélancolie, de spleen et de rêverie où l’on croise un piano lugubre, des guitares aux montées saignantes, une batterie puissante, juste et, de temps à autres une voix plaintive, qui plane au-dessus de la mêlée. Un disque qu’auraient pu enfanter les Cyann & Ben (la référence est criante) et Explosions In The Sky sous le patronage discret de Mogwai et de Sigur Ros.

Bien sûr, on ressortira Blue Melody, bijou de six minutes (voir plus bas), aux deux parties presque égales, qui se termine en une montée lente et douce, où les accords de guitares sont successivement rejoints par un xylophone et une batterie feutrée – qui s’affirme au fil des temps –, avant qu’un violon ne décide à lancer l’assaut riffeur final d’une guitare aiguisée à la perfection.

Mais on n’en oubliera pas pour autant les magiques I Lived On The Moon (le clip est à voir ABSOLUMENT au bas de cette chronique), The Beast, Eternal Jellyfish Ballet ou Kwoon (voir par ailleurs bis), qui conclue, en forme de synthèse réussie, cet album qui l’est tout autant.

Ni plus ni moins qu’un enchantement continu, ce disque (autoproduit !) est une entité parfaite, de l’artwork aux paroles, de la musique à l’ambition créatrice. Un must have 2006. Voire même plus.
Keep On Dreaming appelle le groupe à la toute fin du livret. Qu’il se rassure : ce n’est pas avec ce disque qu’on va arrêter. (Sortie : avril 2006)

Son:
Myspace (trois titres en écoute).
Site Officiel

Deux morceaux parmi les plus beaux de l'album. Ce Blue Melody quand même... (
malheureusement plus en ligne).

Et puis pour finir, la splendeur: le clip de I Lived On The Moon. Déjà que le morceau est un bijou, que dire du clip. Quelle merveille. Et tout est autoproduit. Bordel, ce mec est un génie :

 

mercredi 19 septembre 2007

Souvaris - A Hat [Gringo Records]

Tiens, j'avais envie de causer post-rock ce soir. Oui, je sais, ce genre musical - essentiellement - instrumental divise plus qu'il ne rassemble (musique touchant au génie pour les uns, mièvrerie pour neurasthénique pour les autres), a déjà connu son heure de gloire (à la fin des années 90, avec Godspeed You ! Black Emperor, Explosions in the Sky ou Mogwaï) et surtout s'auto-parodie plus qu'il n'évolue, et ce depuis des années. Alors pourquoi parler d'un groupe obscur de post-rock en ce mercredi 19 septembre 2007 ? Parce que j'aime qu'on vienne me chatouiller le tympan à grand renfort de montées soudaines et rageuses.

Et surtout parce que j'aime Souvaris. Car, dans la nuée de groupes fadasses et ennuyeux au possible qui peuplent le monde du post-rock d'aujourd'hui, il existe un combo anglais originaire de Nottingham Forrest, rencontré au détour d'un forum Internet il y a quelques années : Souvaris.

Leur second album est sorti il y a quelques mois. Et après une tournée euphorique et "sold-out" (ou pas) en France au printemps dernier (le leader du groupe, Simmo, en plus d'être adorablement fou, est un francophile convaincu), Souvaris a sorti son deuxième album, 'A Hat'.

Si j'en parle dans ces pages, ce n'est pas parce qu'ils ont retrouvé le chapeau que j'ai oublié l'autre soir. Non. C'est juste parce qu'il atteint des sommets. Dans un souci évident d’exigence artistique, le groupe ne fait pas dans la redite par rapport à son premier opus. Ni dans le détail. Plus d’une heure de guitares (l)acérées comme rarement, de riffs agressifs, de longues montées qui se terminent dans des déflagrations sonores délirantes.
Proche souvent d’un rock noisy qui leur va particulièrement bien au teint, recentré sur les guitares, Souvaris crée une musique qui attrape l’auditeur à la gorge pour ne plus le lâcher avant la fin.

Et loin des influences de groupe comme Boards of Canada ou Yo La Tengo du premier album, on pense plus ici à Shellac, Battles voire Sonic Youth. On sent même, à la fin de The Young Ted Danson, une envie d’aller jouer sur les terres des !!!. On se plait alors à imaginer la suite funky des aventures discographiques d’un groupe attachant et qui devient album après album quasiment indispensable. Bisous Simmo. (Sortie : 4 avril 2007)

Son:
Myspace
Site Officiel


Deux morceaux en écoute, Hand or Fingers et le génial The Young Ted Danson (malheureusement, plus en écoute).

mardi 19 mai 2009

[Track of The Day] Burial & Four Tet - Wolf Cub

Des remixes de hip-hop ainsi qu'un titre avec MF Doom (voir les 'Madvillain Remixes'), un gros travail avec Steve Reid entre expérimental, free jazz et electro (4 albums en 3 ans!), des remixes aussi divers que variés (dernièrement, on citera Caribou, Thom Yorke, Born Ruffians ou même Explosions In The Sky!): Kieran Hebden (aka Four Tet) est un artiste éclectique, qui a tout sauf une idée préconçue et étriquée de la musique.
Preuve en est avec cette collaboration (la dernière en date) avec Burial, maître du dub-step (ce genre musical typiquement anglais qui mêle atmosphères urbaines et rythme à basses fréquences) et auteur de deux albums marquant et remarqués dans leur genre en 2006 et 2007.
Au programme de ce 12", deux titres bien différents, et qui sont le fruit d'une collaboration de chaque instant des deux artistes. Chez moi, c'est Wolf Cub qui remporte l'adhésion, tant le mariage des deux styles est réussi: à Four Tet le côté lumineux et mélodique, à Burial la face vaporeuse et torturée. Une grande réussite de 9 mns, sortie aujourd'hui sur Text, le label d'Hebden. 

Album: Moth/Wolf Cub 12" 
Année: 2009 
Label: Text

mardi 5 mai 2009

Jeniferever – Spring Tides [Monotreme]

Le post-rock est une musique à deux visages : soit elle est ennuyeuse à mourir, fait de morceaux volontairement interminables et passablement chiants (lister les groupes qui jouent dans cette catégorie relèverait de la gageure et en ce lundi soir, je n’en ai pas spécialement la force ni l’envie) soit elle est passionnante, étonnante, stimulante, capable de transporter en son sein tous les sentiments du monde (je ne vais pas là aussi me lancer dans un name-dropping aussi inutile qu’indigeste, mais rentrent dans cette catégorie les Godspeed You ! Black Emperor, ses diverses entités parallèles, Explosions In The Sky ou encore Souvaris).

Jeniferever, groupe d’Uppsala en Suède, appartient à la seconde catégorie présentée plus haut: celle des artistes qui ne se regarde pas jouer, qui ont une vraie vision de leur art et des compositions qui sans cesse évoluent. Leur second album, 'Spring Tides' en est l'illustration parfaite.

Mélange de post-rock et de pop avec de longues plages instrumentales, de déluges de guitares et d'arrivées impromptues – et qui changent tout – de cordes avec de grands élans vocaux et des ambiances entre shoegaze et new-wave, Jeniferever pond même un manifeste de postrockpop. Oui, l'appellation est légèrement lourdingue, pas très réfléchie, mais je n'ai pas trouvé mieux pour présenter la musique des suédois. Car c'est un peu tout cela à la fois, tout en gardant un sacré caractère et en apposant une vraie empreinte personnelle.

Extrêmement fin, diablement beau (une écoute de Nangijala suffira pour vous en rendre compte), ne tombant jamais dans la facilité et sorti sur Monotreme Records, le label anglais à qui l'on doit le dernier effort en date de Barzin, 'Notes to an Absent Lover', ‘Spring Tides’ est un album sublime, travaillé, pleins de mélodies tuantes et qui se déguste d'une seule traite. Jeniferever? Au moins pour 2009. (sortie: 13 avril 2009)

Son:
Myspace (trois titres de ‘Spring Tides’ en écoute)

Deux titres en écoute. Le premier, Nangijala, est tout simplement magnifique et pourrait déclencher chez certains (comme chez moi) une bonne rafale de frissons. Le second, Ox-Eye, plus nerveux, a comme des airs à Robert Smith (malheureusement plus en écoute).
Et pour finir, le clip de Great Meadow Island, esthétiquement très réussi et que je vous conseille de regarder en plein écran :