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jeudi 1 janvier 2026

Bilan 2025 : Top 50 « Chansons »


Après les formats courts et cie, après le top album en deux parties, il est temps en ce 1er janvier 2026 de conclure ce bilan 2025 avec les cinquante chansons qui ont marqué mon année. Et comme le veut ma tradition, le jour de l'an. Celui du mal de tête. Des bonnes résolutions. Des espoirs. Et des envies.

Mais avant de révéler ces cinquante morceaux, place une dernière fois aux sites amis qui, eux-aussi, ont tiré le meilleur de l'année 2025 :
- Les 100 meilleures chansons de 2025 de Sean de Said The Gramophone
- Les deux mixes traditionnels de fin d’année de Starsky : Bed ici, avenues là
- Les meilleurs albums de l'année pour Hop Blog
- Les 50 chansons de l'année pour The Quietus
- Les 100 meilleurs morceaux de 2025 selon Pitchfork

Cinquante chansons disais-je. Avec, fait inédit chez moi, les deux premiers qui viennent des mêmes artistes qui trustent les deux premières places de mon top album... à ceci près que les places sont ici inversées. D'un côté une orgie pop qui ne semble pas vouloir s'arrêter, de l'autre une mélodie absolument flamboyante et boulerversante. Sinon ? Un top 5 indépassable. De la pop ouvragée, du post-rock flamboyant, du tube en devenir, du post-punk efficace comme jamais, de la folk-pop qui vise les étoiles, de l'electro qui tabasse dur et fort, du rock pur et dur, ... Il y a un peu de tout cela dans cette sélection. Cinquante chansons qui auront fait mon année. Lesquelles habilleront 2026 ? Je n'en sais rien. Mais laissez moi vous souahitez la meilleure des années possible. En vous souhaitant avant tout la santé. Car oui, quoiqu'on en dise, c'est le plus important.
Ces cinquante chansons sont en écoute dans le lecteur Spotify au bas de ce papier ou dans les lecteurs dédiés Deezer, Tidal et YouTube ci-contre. Bonne lecture et bonne écoute !

Et n'hésitez pas à suivre le blog le reste de l'année, ici mais aussi sur la playlist quotidienne "Track of The Day" de Spotify, Deezer, Tidal et/ou YouTube


Bilan 2025 :
Top « Albums » (01-20)
Top « Albums » (40-21)
Top « 7", Ep, Compilation, Réédition et Albums oubliés »



50. The Orchestra (For Now) - Amsterdam
49. Ami Taf Ra - Love (feat. Ryan Porter)
48. James Yorkston - Love / Luck (feat. Johanna Söderberg)
47. Yola - Future Ennemies
46. Caity Baser - Running From Myself

45. Matt Berninger - Bonnet of Pins
44. The Limiñanas - Autour de chez moi
43. Destroyer - Hydroplaning Off the Edge of the World
42. CMAT - The Jamie Oliver Petrol Station
41. Bar Italia - Fundraiser

40. Midding - Clem’s Crime
39. Freshberry - I Will No Longer Be Afraid of Myself
38. MEMORIALS - In The Weeds
37. Marble Sounds - Hear Me Talking
36. Willow Avalon - Baby Blue

35. C Duncan - Lucky Today
34. Julii Sharp - Chrysalis
33. Legss - Eversince
32. Tugboat Captain - Thank God
31. Fortitude Valley - Sunshine State

30. Royel Otis - Say Something
29. James Felice - The Giantess
28. Sam Fender - People Watching
27. Cheekface - Living Lo-Fi
26. Dina Summer - Disco Goth

25. Cymande - Coltrane
24. Midlake - The Calling
23. McKinley Dixon - Run, Run, Run Pt. II 
22. Lavinia Blackwall - The Art of Leaving
21. Jimi Tenor, Cold Diamond & Mink - Summer Of Synesthesia

20. Cory Hanson - Bird on a Swing
19. Floodlights - The Light Won’t Shine Forever
18. Robert Finley - I Wanna Thank You
17. Smerz - Feisty
16. The Tubs - One More Day

15. Micah P. Hinson - Oh Sleepyhead
14. Deafheaven - Heathen
13. Kwoon - Jayne
12. Brooke Combe - How Can I Tell You? (To Love Me More)
11. Romane Santarelli - No Way Out

10. Sorry - Echoes
09. Brandon Markell Holmes - Try (feat. Tony G)
08. The Mountain Goats - Armies of the Lord
07. King Hannah - This Hotel Room
06. Kae Tempest - I Stand On The Line

05. Lùlù - Lùlù
04. clipping. - Forever War
03. Water From Your Eyes - Playing Classics
02. Richard Sallis - My Old Unexpected Friends
01. The Telephone Numbers - Pulling Punchlines






Bilan 2025 :
Top « Albums » (01-20)
Top « Albums » (40-21)
Top « 7", Ep, Compilation, Réédition et Albums oubliés »



Et puisque lire une liste de chansons n'a pas trop d'intérêt, vous trouverez ci-dessous un player Spotify avec les cinquante morceaux cités au-dessus. Playlist que vous pouvez retrouver sur Deezer, Tidal et YouTube ci-contre. Bonne écoute !
 
 
 

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vendredi 2 novembre 2018

Car Seat Headrest - Twin Fantasy (Face to Face) [Matador]

Quand sort en novembre 2011 'Twin Fantasy', Will Toledo n’a que 19 ans. Et pourtant, ce disque est déjà son 6è (auquel il faut ajouter un Ep et une compilation de raretés qu’il met à jour depuis) sous le nom Car Seat Headrest (qui, rappelons le, signifie « appui-tête de voiture ») . Un disque qui fera trembler d’émoi toute la fan-base qui ne cesse de grossir et qui a vu, bien avant beaucoup de monde, de Matador à l’auteur de ces lignes, le talent de cet américain à - grosses - lunettes.

Juillet 2016. Pour les ignorants dont je fais partie, 'Teens of Denial' est une révélation. Premier album de Car Seat Headrest signé sur un label (Matador donc, excusez du peu), la claque est immense (lire ici). Voilà donc un jeune homme de 24 ans, qui met un coup de pied formidable dans un rock qui tourne plus souvent en rond qu’à son tour, en y apportant une grande fraîcheur.

Février 2018. Alors qu’on attend un nouvel album de sa part, Will Toledo sort 'Twin Fantasy', qu’il affuble entre parenthèses de « Face to Face ». Non pas un simple re-pressage de son album de 2011, mais un ré-enregistrement complet. Comme il le dit dans un court documentaire de Tidal "I Haven't Done Sh*t This Year" (voir au bas de ce papier), 'Twin Fantasy' est le premier bon album de Car Seat Headrest. D’où l’intérêt de le ré-enregistrer, surtout depuis que Car Seat Headrest est passé de projet solo à groupe à part entière (ils sont désormais six à entourer Will Toledo).

La première version de 'Twin Fantasy' (désormais sous-nommé « Mirror to Mirror ») est un disque excellemment lo-fi, fait à l’arrache mais où les chansons sont déjà là. En ré-enregistrant le tout, Will Toledo a bien modifié quelques structures, mais cela reste à la marge. Il en a bien changé quelques paroles (il en parle sur le tout dernier morceau Twin Fantasy (Those Boyes)), mais toujours de façon assez fine - en 2011, sur Cute Thing, Will Toledo souhaitait qu’on lui donne la voix de Dan Bejar (Destroyer) et la présence scénique de John Entwistle (The Who). En 2018, il ne rêve que d’avoir la voix de Frank Ocean et la présence de James Brown-. Mais, globalement, on est sur le même matériau de base.

Sauf qu’accompagné de six comparses, il lui donne une ampleur insoupçonnée et une profondeur impressionnante. Portées par sa voix toujours trainante et qu'on sent pleine de morgue, les mélodies bien plus mises en valeur qu’en 2011 et donc bien plus marquantes. Les chansons à tiroir ont désormais une justesse et une logique implacable. Et les paroles pas particulièrement enjouées (peur d’être quitté, peur de la mort, peur de voir les autres mourir) prennent une autre dimension.

Certains critiques (notamment de fans) reprochaient à Will Toledo d'avoir choisi la facilité en ré-enregistrant un ancien album plutôt que de sortir de nouvelles compositions. Très sincèrement, elles sont nulles et non avenues. Car 'Twin Fantasy (Face to Face)' est un vrai nouvel album, pas une resucée quelconque. Il est même la version adulte de 'Mirror to Mirror'.
Mieux, malgré sa longueur (71 minutes pour 10 chansons), ce disque n’est en aucun cas ennuyeux et ne s’étire pas plus que de raison. Alternant balades (sublime High to Death) et purs moments de rock'n'roll, il est surtout un album d’une grande unité, cohérence et homogénéité, qui balaye tout le spectre de la musique rock des années 60 à nos jours, pour mieux l’assimiler voire la synthétiser (les différentes influences des membres de Car Seat Headrest n’y sont sans doute pas étrangères).

Sorti dans une édition proposant la version 'Face to Face' et la version 'Mirror to Mirror' (une sorte de réédition anticipée, avec l’album et les démos) en février dernier, ce 'Twin Fantasy' de Car Seat Headrest a désormais neuf mois. Et depuis neuf mois, il revient invariablement dans mes oreilles et s’affirme à chaque nouvelle écoute comme un disque absolument brillant et essentiel. J’ose même le dire, il est au rock ce que furent en leur temps 'Late Registration' de Kanye West et 'Speakerboxxx/The Love Below' d’Outkast à la musique noire : un album synthèse. Et plus que l’album de l’année à mes oreilles, il pourrait être l’album d’une vie. A une autre époque, nul doute qu’il aurait même été l’album d’une génération. (Sortie : 16 février 2018)

Plus : 
'Twin Fantasy (Face to Face)' de Car Seat Headrest est en écoute sur sa page bandcamp
'Twin Fantasy (Face to Face)' de Car Seat Headrest est à l’achat sur sa page bandcamp
La version 2011 de 'Twin Fantasy (Mirror to Mirror)' de Car Seat Headrest est également en écoute et à l’achat sur sa page bandcamp
'Twin Fantasy (Face to Face)' de Car Seat Headrest est, notamment, en écoute sur Spotify et Deezer
Très longue et intéressante interview de Will Toledo sur le process de ré-enregistrement de 'Twin Fantasy (Fate to Face)' de Car Seat Headrest


Trois chansons de 'Twin Fantasy' de Car Seat Headrest en écoute aujourd’hui. Commençons par Bodys, le tube évident de l'album et son riff implacable (en écoute également dans les playlists Spotify et Deezer dans la colonne de gauche de ce blog). Puis Cute Thing, chanson qui se relance par un break imparable (à partir de 3'22") et où Will Toledo rêverait d'avoir la voix de Frank Ocean. Enfin, la balade sublime qu'est High to Death :

 




Pour finir, voilà le clip de Nervous Young Inhumans, l'autre tube de 'Twin Fantasy (Face to Face)' de Car Seat Headrest. Et unique single sorti à ce jour :



Tidal a sorti un court documentaire (17 mns) sur Car Seat Headrest en studio, répétant avant de partir en tournée. Alternant répétitions et discussions sur l'histoire du groupe ou de l'intérêt d'un concert, ce 'I Haven't Done Sh*t This Year' est à voir ci-dessous :



EDIT 17 novembre 2018 : Tidal vient de sortir la partie 2 de son documentaire sur Car Seat Headrest, qui se concentre sur le concert du groupe à The Fillmore à San Francisco (avec notamment une version live complète de Beach Life-in-Death) :




mardi 30 décembre 2025

Bilan 2025 : « Albums » (40-21)


Après la première partie consacrée aux formats courts (7", Ep), compilation, réédition et albums oubliés des années précédentes, place au top albums de l'année. Toujours un classement (ça ne sert sans doute à rien, mais que voulez-vous ma bonne dame, on ne se refait pas), toujours quarante disques, toujours en deux fois. Et donc, pour ouvrir le bal, aujourd'hui, un premier jet de 20 albums.

Mais avant cela, petit point "bilan de l'année" chez les voisins, d'ici ou d'ailleurs :
- Les 10 albums de l'année pour Mind Riot Music  
- Le top 10 des albums de 2025 selon la rédaction de Sound of Violence
- Les meilleurs albums de l’année pour l’indispensable Bandcamp Daily
- Les 50 meilleurs albums de 2025 pour Treble
- Les 100 albums de l’année selon l'essentiel The Quietus

Vingt albums disais-je. Avec quelques anciens de retour en très grande forme, des confirmations, une découverte d'un vieux monsieur à la voix incroyable, de la pop souvent lo-fi, des albums lumineux, d'autres plus hantés, du post-punk racé et de la folk à tomber. Je ne sais pas si ce sont les disques de l'année, mais en tout cas ce sont parmi ceux qui m'ont le plus enthousiasmé en 2025.
Et histoire de bien faire les choses, des playlists Spotify, Deezer et Tidal sont à disposition pour écouter une chanson de chacun des vingt albums présentés ci-dessous. Bonne lecture et bonne écoute !

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40. Baths - Gut [Basement's Basement]
Derrière sa longueur (onze morceaux, cinquante-trois minutes), 'Gut' est un disque de haute volée pour ce vétéran de l’indietronica où, justement, indietronica et folktronica se partagent la plus grosse part du gâteau et rivalisent de belles mélodies souvent mélancoliques, construit autour de Eyewall et The Sound of a Blooming Flower, respectivement chansons d'ouverture et de fermeture.
39. Greg Brady and The Anchors - I'd Rather Walk [Subjangle]
Un disque estampillé jangle-pop (il est d'ailleurs publié par Subjangle Records) mais qui ne l'est pas vraiment en réalité, tant le disque est traversé de diverses tonalité et influences : des guitares fuzz par là, des ambiances très 80s ici, des balades rock aux belles guitares, un rien de post-punk dans un coin. Le tout sans pour autant perdre en unité et en cohésion - ce qui n'est pas le moindre de ses qualités.
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38. The Gentle Spring - Looking Back at the World [Skep Wax Records / Too Good To Be True Records]
The Gentle Spring ou la nouvelle itération de Michael Hiscock (The Field Mice) qui s'est adjoint pour se faire les services des français Emilie Guillaumot et Jérémie Orsell (Dorian Pimpernel). Un disque qui a un esprit Sarah Records qui le traverse tout du long, quelques effluves de The Apartments et surtout, de l'indie-pop délicate, mélancolique, presque désuète pour son époque tout en étant à la fois intemporelle.
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37. Pynch - Beautiful Noise [-]
Pynch est une anomalie incompréhensible : comment se fait-il qu’on ne parle pas plus de ces londoniens ? Comment se fait-il qu’après 'Howling At A Concrete Moon', 'Beautiful Noise' n’ait pas fait plus parler de lui, avec sa power-pop nerveuses, plus noise, plus bordélique aussi (mais cela leur va bien) et une certaine excentricité assez eighties qui se dégagent de ses compositions ? C’est à n’y rien comprendre.
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36. Tugboat Captain - Dog Tale [-]
Retour des Tugboat Captain, grande confrérie pop (ils sont 6 désormais) venue de Londres, avec un album en forme de petit bonbon, consacré au meilleur ami de l'homme. C'est joliment orchestré tout du long, c'est souvent mélancolique, les mélodies sont marquantes, beaucoup de chansons sont superbes (Thank God, grand morceau sur la crise de la quarantaine). Bref, c'est beau, tout simplement. Et très conseillé.
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35. Jim Putnam - st [We Are Unique Records]
Un des albums les plus attendus de l'année. Et qui n'a pas déçu. Premier album solo pour Jim Putnam, un des deux Radio Bros. Un disque de slowcore, empreint de nostalgie et de mélancolie, à la production ample, où la voix de Jim Putnam est invariablement superbe, et qui n'est pas sans rappeler, évidemment, son groupe de toujours.
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34. Nina Nastasia - Songs for a World of Trouble [-]
Après des années de silence pour des raisons tout sauf réjouissantes, brisées par un merveilleux et dépouillé 'Riderless Horse', Nina Nastasia enchaine avec un nouvel album, 'Songs for a World of Trouble'. Plus orchestré que le précédent, cet album, uniquement disponible sur bandcamp et en digital, est, quelle surprise !, superbe. Un disque dédié à Steve Albini, compagnon de longue route, avec qui elle avait enregistré tous ses albums.
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33. Humour - Learning Greek [So Young Records]
Quintette écossais qui après deux Ep passe au long format. Un disque à la recherche des racines grecques du frontman, qui fait dans le post-punk nerveux qui file à toute vitesse, saupoudré de post-hardcore, qui crie plus souvent qu'à son tour et mélange mélodies presque mélancoliques, sonorités plus radicales où les deux guitares ne sont pas loin de faire merveille.
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32. Julii Sharp - Burning Line [Only Lovers Records / Modulor]
Premier album pour la toulousaine Julii Sharp, très bien entourée ici. Un disque d'indie-rock, à la langueur certaine, où si l'électrique règne en maitre, le folk, autant dans les ambiances que dans l'écriture, n'est jamais très loin. Un album très réussi, chanté dans un anglais impeccable et sans accent, où on entend Nina Nastasia et surtout Laura Veirs.
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31. Damien Jurado - Private Hospital [Maraqopa Records / This Is A Test]
'Private Hospital' est un album presque déroutant de la part de Damien Jurado, et sans doute un de ses meilleurs d'ailleurs. Un disque court, empreint de sincérité et de beauté, qui s'éloigne de son folk (rock, psyché, indie, traditionnel) habituel pour embrasser une synth-pop aux nappes profondes, aux contours folktronica et indietronica, un rien arty-pop, qui lorgne parfois vers une sorte de r'n'b léger, pour un ensemble plein de mélancolie.
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30. Sorry - Cosplay [Domino Records]
Si j’en crois ce que je lis, 'Cosplay' n’est pas le disque préféré des fans de Sorry. Pourtant, c’est le premier qui chez moi fait mouche. La faute peut-être à cette majestueuse chanson d’ouverture Echoes, aux effluves Blonde Redhead, qui transpire d'élégance et de superbes guitares. A moins que ce soit son côté plus pop que par le passé et, surtout, qui va droit au but. Quoiqu’il en soit, ce troisième album de Sorry a tout bon. Et de sacrées chansons.
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29. Haley Heynderickx & Max García Conover - What of Our Nature [Fat Possum Records]
Sur ce deuxième album commun, Haley Heynderickx et Max Garcia Conover rendent hommage à la matrice de tout - ou presque - de la musique folk Woodie Guthrie en composant dix chansons « à la manière » de la légende, morte en 1967. Un disque engagé, évidemment, beau, au folk, sans fioritures, aérien et lumineux, où en plus de Woodie Guthrie, on entend à travers leurs deux voix une version 2025 de Bob Dylan et Joan Baez.
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28. Destroyer - Dan's Boogie [Merge Records]
Sans conteste le meilleur album de Destroyer depuis 'Kaputt' en 2011, 'Dan's Boogie' est une œuvre majeure de Dan Bejar. Un disque qui fait dans l'excès mais maitrisé, aux mélodies chiadées et où la voix du canadien est au diapason de celles-ci, qu'il n'en est rien distancié mais qu'il y vogue avec un flegme charmeur. De la grandiloquence oui. Mais qui nous veut du bien.
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27. Julien Baker & TORRES - Send A Prayer My Way [Matador Records]
Premier album commun pour les deux américaines Julien Baker et Torres, entre americana, country et folk-rock, dont les chansons prises individuellement ne sont pas marquantes, mais où toutes ensembles, elles font sens. Un disque câlin, attachant, parfois désuet et beau comme tout.
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26. Jim White and Trey Blake - Precious Bane [Fluff and Gravy Records]
Ténébreux à bien des égards, et rappelant autant Nick Cave que Tom Waits, 'Precious Bane' est un album de country-folk hanté et pas loin d’être sublime de la part de Jim White (le père de Willow Avalon) et Trey Blake, artiste anglaise que White décrit comme la « UK's undiscovered Patti Smith », à la voix si belle, si particulière, si habitée, si unique plus simplement, comme toutes ces voix qui n'avaient pas envisagé un jour de chanter.
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25. DITZ - Never Exhale [-]
Disque de haute tenue, sans doute plus solide mais pas moins retors que son prédécesseur, 'Never Exhale' est une déflagration qui mélange habilement post-punk, noise-rock, touches métal et rock-indus de la part de DITZ. Mieux, cet album prend une ampleur qu'on n'imaginait pas sur scène, où leur réputation n'est pas du tout usurpée.
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24. Robert Finley - Hallelujah! Don't Let The Devil Fool Ya [Easy Eye Sound]
Arrivé sans musique ni texte en studio, Robert Finley a pourtant enregistré 'Hallelujah! Don't Let The Devil Fool Ya' en une journée. Un album de soul/blues-rock pas loin d'être magistral de la part cet américain de 71 ans à la voix rocailleuse, découvert sur le tard, et qui est accompagné d'un groupe de studio absolument époustouflant.
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23. Horsegirl - Phonetics On and On [Matador Records]
Après un premier album remarqué, voilà que le trio Horsegirl, change son fusil d’épaule, et appelle Cate Le Bon derrière la console. Et si celle-ci m’ennuie à chaque nouvel album avec son art-rock qui ne veut pas dire grand chose, elle est tout à fait épatante derrière ce disque brillant, où guitares fuzz et reverb ont été remisées au placard pour mieux embrasser une indie-pop, avec plein d’élans électriques certes, mais pop avant tout. Un disque sorti le jour de la Saint-Valentin qui m’a accompagné toute l’année.
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22. The Radio Field - Air and Sunlight [Subjangle / Less Records]
Deuxième album pour la formation de Düsseldorf, et qui va à l'essentiel. Basé sur un socle de jangle-pop, tout en flirtant souvent avec power-rock et shoegaze, 'Air and Sunlight' est un - très - bel album, catchy à souhait et qui a le goût d'un petit bonbon sucré et délicieux.
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21. Daily Toll - A Profound Non-Event [Tough Love Records]
Pop lo-fi aux accents folk, de jangle-pop brute et de post-punk léthargique, ce premier album des australiens de Daily Toll, peu avenant de prime abord, regorge de petites pépites désabusées, mené par une rythmique métronomique qui lui donne un côté diablement hypnotique.
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Comme promis, vous trouverez ci-dessous un lecteur Spotify pour écouter une chanson de dix-neuf des albums évoqués ci-dessus. Le vingtième, celui de Nina Nastasia, étant indisponible sur les différentes plateformes de streaming, j'ai mis une chanson extraite de bandcamp.

Toute cette sélection est également disponible dans des playlists dédiées sur Deezer et Tidal (voir en haut de ce billet si les liens ne sont pas cliquables ici) :

 

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lundi 29 décembre 2025

Bilan 2025 : Top « 7", Ep, Compilation, Réédition et Albums oubliés »


A trois jours de la fin d'année, il était temps, enfin, de tirer dans ces pages le bilan de 2025. Parce que c'est une tradition. Parce que si cela prend du temps (réécouter, choisir, trancher, écrire, mettre en page), c'est un exercice que j'affectionne : il est toujours intéressant de faire un point sur ce qui nous a marqués, emballés, touchés. Avec toujours dans l'idée d'essayer, peut-être, de faire passer le message pour que d'autres, à leur tour, ressentent les mêmes choses.

A tout seigneur tout honneur, commençons ce traditionnel bilan annuel en quatre parties par tous les formats hors albums : les 45-tours, les Ep, les compilations, les rééditions et, nouveauté cette année, les albums oubliés. Tous ces disques récents ou non, à côté desquels je suis passé les années précédentes et que j’ai découvert sur le tard, grâce, le plus souvent, aux top de l’année qui essaiment un peu partout. Et ces disques m’ont tant renversé qu'il fallait que j'en parle.

Mais avant de déflorer cette liste, comme le veut la tradition, quelques petits liens ci-dessous vers des sites amis (ou non) qui eux aussi ont tiré leur bilan annuel :
- Les meilleures rééditions de l’année pour Raven Sings The Blues
- Les meilleures rééditions de l’année pour Treble
- Les Ep de 2025 pour For The Rabbit
- Les 25 meilleurs Ep de l'année pour Rosy Overdrive
- Le top 20 des disques de l’année chez Sonne Qui Peut de Sami

Il y a dans la liste ci-dessous dix-sept disques. Du 45-tours dont les chansons se retrouveront sans doute dans mon top singles, des Ep qui ne payent pas de mine mais qui sont imparables, une compilation d'un groupe essentiel à mes yeux, deux rééditions à tomber et quatre albums « oubliés » donc, qui auraient sans doute fini très haut dans mon classement 2024 si je les avais découverts plus tôt. Je ne sais pas s'il y en a pour TOUS les goûts, mais pour beaucoup de goût tout de même.

Avec, évidemment, des lecteurs Spotify, Deezer et Tidal pour écouter une chanson de chacun des disques chroniqués. Bonne lecture et bonne écoute !

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Bilan 2025 :
Top « 50 chansons »
Top « Albums » (20-01)
Top « Albums » (40-21)


 
7"


King Hannah - This Hotel Room 7" [City Slang Records]

Porté par la chanson This Hotel Room (sublime balade hantée aux accointances mélodiques country mais à la saveur blues-électrique, qui voit Hannah Merrick et Craig Whittle mêler leurs voix tandis que les guitares, tapies dans l'ombre attendent leur heure pour venir finalement vrombir en pleine lumière - noire), ce 7" du duo King Hannah est sans doute mon préféré de l’année. Et leur reprise de Look At Miss Ohio de Gillian Welch en face-B est tout aussi recommandable.
Library Card - Art School 7" [At Ease Records]

Découvert au tout début janvier dernier par leur Ep de l’an passé (voir plus bas), les néerlandais de Library Card confirme tout leur potentiel sur ce 45-tours, à considérer comme une double-face A tant la chanson Days of Clay, fausse balade rock qui joue le froid et le chaud, n'a strictement rien d’une face-A, bien au contraire.
MEMORIALS - In The Weeds 7" [Fire Records]

Alors que le deuxième album serait dans les tuyaux, MEMORIALS, duo composé de Verity Susman d’Electrelane et Matthew Simms de Wire (en tout cas dans sa formation la plus récente), s’offre un 45-tours ultra-limité mais pas piqués des hannetons, sorte de grande messe pop gourmande mais turbulente, pleine de strates, aux claviers comme des orgues et à la batterie motorik.
Chronophage - Musical Attack: Communist + Anarchist Friendship Ep [Post Present Medium]

Anciens héros de ces pages, les texans d'Austin auront sorti un très bel Ep cet album, comme enregistré pied au plancher, qui partage son temps entre rock à la Guided By Voices, post-punk qui s'ignore, pop - quand elle n'est pas jangle - qui s'illumine d'un coup ou se met à sautiller, le tout enrobé d'une production lo-fi qui leur va bien au teint. Un disque qui transpire de tant de sincérité, ne lésine pas sur les mélodies et est si jouissif qu'il est difficile de ne pas en tomber fou.
doseone & Height Keech - Wood Teeth [Hands Made Records]

Sorti un 4 juillet, jour de l’indépendance américaine (ce qui est loin d’être anodin), court (12 mns) mais puissant Ep que celui de doseone (à la productivité assez dingue dernièrement) et Height Keech. Un disque hargneux où doseone (bien aidé par Height Keech) balance ses textes engagés de sa voix et de son flow si uniques, sur fond de rock et de funk tout droit venus des 70s. 
Living Dream - Absolute Devotion Ep [Inscrutable Records]

Derrière ce nom un peu paresseux se cache un quintet originaire d'Indianapolis dont le dernier Ep en date est une petite merveille de quatre chansons de jangle-pop psychédélique à laquelle on aurait mis quelques gouttes de garage-rock, et qu'on aurait emballée dans une production do-it-yourself aux atours sixties du meilleur effet. Un combo qui a tout pour devenir votre nouveau groupe préféré.
Midding - Nowhere Near Today Ep [Tough Love Records]

Premier Ep qui fait montre de sacrées promesses pour ce quintette gallois, signé Tough Love (gage de qualité). Un disque aux contours psyché, noise-rock et même indus où reverb et disto se taillent la part du lion et qui s'ouvre par le remarquable Clem's Crime, sorte de rencontre entre Joy Division et My Bloody Valentine.
The Orchestra (For Now) - Plan 75 [-]
The Orchestra (For Now) - Plan 76 [-]

Deux Ep pour le prix d’un de la part de The Orchestra (For Now), septet de Cambridge. Et deux disques aux facettes finalement assez différentes : 'Plan 75 Ep' (sorti en mars dernier), romantique et lumineux à bien des égards mais où le feu couvait sous la glace, et sa suite publié le 31 octobre, 'Plan 76 Ep' qui reprend les mêmes éléments mais les triture, les torture et y ajoute une touche post-hardcore, rendant une grande partie du disque beaucoup plus tendue, nerveuse et furieuse. A suivre de très très près, leur premier album ne saurait tarder.
 

COMPILATION


Bob Dylan - The Bootleg Series Vol. 18: Through the Open Window, 1956-1963 [Columbia Records]

Huit CD, 139 chansons dont 48 enregistrements jamais entendus (et le même nombre de versions très rares) : voilà ce qui nous attend dans ce dix-huitième volume des Bootleg Series de Bob Dylan, consacré cette fois à ses tous débuts, quand il arrive à New-York, à Greenwich Village et qu’il joue ici et là, dans des clubs minuscules, dans des appartements ou sur des scènes improvisées. Mieux, le huitième disque de l’édition Deluxe propose le fameux 'Concert at Carnegie Hall' du 26 octobre 1963. Columbia continue sa série d'exhumation avec toujours autant de pertinence et de perfection. Ah qu’il est bon d’être fan de Bob Dylan.
The Pains of Being Pure at Heart - Perfect Right Now: A Slumberland Collection 2008-2010 [Slumberland Records]

Ils n’arrêtent pas de tourner, à tel point qu’on dirait qu’ils sont sur le point d’annoncer un nouvel album. Mais avant cet hypothétique retour, The Pains of Being Pure at Heart se seront rappelés à notre (ou en tout cas au mien) bon souvenir avec 'Perfect Right Now: A Slumberland Collection 2008-2010', disque qui compile les face-B des singles extraits de leur premier album ainsi que l’EP qui a suivi ('Higher Than The Stars'). Un disque évidemment parfait qui montre à quel point la bande à Kip Berman était essentielle dans les années 2000.
Bill Fay - From the Bottom of an Old Grandfather Clock (A Collection of Demos and Outtakes 1966-70) [Dead Oceans]

Sans doute ma réédition de l’année, couplée à ma compilation de l’année. Originellement sorti en 2004, à une époque où le monde n’avait pas encore redécouvert Bill Fay, publié sur le petit label anglais Wooden Hill, et indisponible depuis bien quinze ans, 'From the Bottom of an Old Grandfather Clock (A Collection of Demos and Outtakes 1966-70)' est une compilation absolument renversante de face-B, d’outtakes et de démos de futures chansons du compositeur anglais. Il y a ici, et quasiment à toutes les plages, des chansons imparables, d’une beauté folle. Vingt-cinq morceaux mémorables d’un homme qui se cherche encore et qui, à l’écoute, semble déjà s’être trouvé. Dead Oceans ne pouvait faire mieux que rééditer cette compilation majuscule pour rendre hommage à Bill Fay, mort en février dernier. 
Sufjan Stevens - Carrie & Lowell (10th Anniversary Edition) [Asthmatic Kitty Records]

Étonnamment, on n’a pas trop parlé de cette réédition d’un des (si ce n’est le) meilleurs albums des années 2010, et autre chef d’œuvre de Sufjan Stevens. Pourtant, qu’elle est merveilleuse, du packaging aux démos offertes en bonus. Elles sont au nombre de sept (dont une de Mystery of Love du film 'Call Me By Your Name' et une de Wallowa Lake Monster, une des chansons qui n’avaient pas passé le cut du tracklisting final et qu’on avait pu retrouver sur 'The Greatest Mix' deux ans plus tard) et sont toutes plus sublimes les unes que les autres, avec notamment une version incroyable de 4th of July de près de 14 minutes - qui préfigure 'The Ascension'. A pleurer tout du long et qui prouvent que les chansons de 'Carrie & Lowell' sont faites du bois des immenses chansons.
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LES OUBLIES
Nouvelle rubrique dans ces bilans annuels, avec tous les disques, récents ou non, à côté desquels je suis passé les années précédentes et que j’ai découvert sur le tard, grâce, le plus souvent, aux top de l’année qui essaiment un peu partout. Et ces disques m’ont tant renversé que je me devais d'en parler.


Julie Christmas - Ridiculous and Full of Blood [Red Creek Recordings] - 2024
Si j’avais découvert 'Ridiculous and Full of Blood' de Julie Christmas dans le courant de l’année 2024, nul doute qu’il aurait terminé très haut dans mon top de l’année passée. Il fallait donc réparer cette injustice. Car ce disque, enregistré (notamment) avec Johannes Persson de Cult of Luna, est absolument renversant. Post-metal, post-hardcore, soupçons de grunge comme de rock, chant hurlé, doucereux parfois, écorché souvent, il y a tout cela dans cet album cinq étoiles.
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Library Card - Nothing, Interesting Ep [At Ease Records] - 2024
Sorti en 2024, ce premier Ep des néerlandais de Library Card était totalement passé sous mon radar, qui ne l'a détecté qu’en janvier dernier. Et quelle claque ! Ouvert par un Well, Actually, superbe chanson rock, pertinente autant qu'incroyablement addictive, pleine de rage et de morgue, l’Ep fait montre d’un sacré talent de composition chez ce quatuor de Rotterdam qui, s’il était anglais, serait déjà tout en haut des listes « Next Big Thing ».
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Prostitute - Attempted Martyr [-] - 2024
Derrière ce nom provocateur et cette pochette trompeuse se cache un quintette du Michigan, auteur d’un premier album dingue, mélange de noise-rock, de post-hardcore, de post-punk, aux ambiances arabisantes, enragé mais plein de nuances. Un disque intense de bout en bout, sorti sans label et qui va connaitre une deuxième vie au printemps prochain, Prostitute venant de signer chez Mute Records. Mérité, cent fois mérité. Quel premier album !
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Puts Marie - Pigeons, Politicians & Pinups During the End Time of Mankind [YagwudsRecords] - 2024
Découvert à la toute fin d’année, 'Pigeons, Politicians & Pinups During the End Time of Mankind' faisait une entrée fracassante dans mon top 2025, bousculant le classement que j’avais commencé à travailler. Mais patatras, après de nombreuses écoutes et quelques recherches, l’album a en fait été publié en octobre 2024. Il a donc toute sa place ici. Post-rock apocalyptique, crépusculaire et habité, ce nouvel album des Suisses est un disque absolument envoûtant, plein de mélancolie noire. Et indéniablement remarquable.
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Bilan 2025 :
Top « 50 chansons »
Top « Albums » (20-01)
Top « Albums » (40-21)



Comme le veut la tradition, vous trouverez ci-dessous un lecteur Spotify pour écouter une chanson de chacun des dix-sept disques évoqués ci-dessus. Pour les non-abonnés Spotify, cette sélection est également disponible sur Deezer et Tidal dans des lecteurs dédiés !
 
 

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