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lundi 26 avril 2010

[Track of The Day] M.I.A. - Born Free

Dernièrement, un très bon ami me disait que «c'est sympa chez toi, belles découvertes toussa toussa, mais quand même, ça manque de punk»; avant de se remettre à gueuler «I am an anarchistttttttt» (true story).
Prenons à la lettre cet instituteur aimant la bière, la série The Wire et le rock qui tâche, et proposons lui d'hurler à qui mieux-mieux avec le nouveau titre de... M.I.A., l'anglo sri-lankaise à qui l'on doit deux bien beaux albums ('Kala' et 'Arular') et une chanson légendaire, Paper Planes.

Le nouveau morceau s'appelle Born Free et devrait trouver sa place sur le troisième album de M.I.A., à venir fin juin prochain. Une chanson qui s'inspire énormément (pour ne pas dire pompe complètement) de Ghost Rider de Suicide (qui ouvre le premier album - mythique - du groupe new-yorkais).

Mais la voix de M.I.A. fait de ce Born Free une chanson punk et abrasive, le côté post de Suicide en moins. Le mariage entre la rythmique, la musique (amplifiée ici) et sa voix est totalement irrésistible. Et Born Free n'en est que plus aiguisé et agressif.
Peut-être pas de là à hurler «Riot!» à tous les coins de rue. Mais quand même. 

Album: unknown 
Année: 2010 
Label: N.E.E.T

lundi 28 juillet 2008

Track of The Day (22-28 juillet 2008)

Une semaine placée une nouvelle fois sous le signe de la nouveauté, à peine troublée par deux "presque" vieilleries magiques. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).


Lundi 28 juillet 2008:
* George Harrison - Horse To The Water [Warner]
Quelques semaines avant sa mort, George Harrison avait écrit et enregistré ce Horse to The Water, pour son ami Jools Holland, musicien émérite et présentateur d'un show live à la télé anglaise comme on n'a jamais su en faire chez nous. Un titre (le dernier de sa carrière) d'une vigueur et d'une classe folle, alors même que le crabe finissait d'aiguiser ses pinces autour du corps du grand George.
(disponible sur Small World, Big Band, 2001)

Dimanche 27 juillet 2008:
* Jeff Buckley - Hallelujah/I Know It's Over (Live) [Columbia]
Pire que Jimi Hendrix, le travail de Jeff Buckley a été violé, mis en lambeaux par une mère avide d'argent et de gloire. Et si les premières sorties posthume de Buckley fils ont de la gueule (ce 'Mystery White Boy Tour', le 'Live @ Sin-é'), le reste franchement rire. Ou pleurer. Reste des versions comme celle-ci, un Hallejlujah couplé à quelques strophes de I Know It's Over des Smiths, enregistré en 1995 à Seatlle.
(disponible sur Mystery White Boy Tour, 2000)

Samedi 26 juillet 2008:
* Miossec - La Non-Demande en Mariage [Mercury]
Aujourd'hui, j'ai deux très bons amis qui se passent la bague au doigt. En leur honneur, la plus belle chanson d'amour française qui soit, écrite par Georges Brassens, reprise avec un brio fou par Miossec: La Non-Demande en Mariage. Mes meilleurs vœux!
(disponible sur Les Oiseaux de Passage, 2001)

Vendredi 25 juillet 2008:
* Clinic - The Witch [Domino]
Les Clinic enchaînent les disques depuis quelques années. Et force est de constater que ce sont souvent le même genre de disque. Mais vu qu'ils le font bien, on ne va pas bouder notre plaisir à l'écoute ce 'Do It!'. Qui plus est à l'écouter de ce The Witch, aux faux-airs de Sympathy For The Devil des Rolling Stones.
(disponible sur Do It!, 2008)

Jeudi 24 juillet 2008:
* Calexico - Two Silver Trees [Touch & Go]
Enfin! Après un très bon 'Garden Ruin', qui s'échappait de la routine dans laquelle le groupe s'était (un peu) enfermé, Calexico revient avec un nouvel album, 'Carried to Dust', le 9 septembre prochain. Histoire de patienter, Touch & Go propose en téléchargement gratuit un premier titre, Two Silver Trees (clique droit et enregistre sous l'ami(e)). Un titre tronqué certes (il manque une dizaine de secondes. Pas fou le label!), mais annonciateur d'un grand cru une nouvelle fois. Miam miam miam!
(disponible sur Carried to Dust, 2008)

Mercredi 23 juillet 2008:
* Santogold - You'll Find a Way [Downtown]
Premier album solo pour cette Américaine. Et première réussite. Car son 'Santogold' est un disque bourré de tubes jusqu'à la lie, entre pop, rock, hip-hop et ragga (oui oui, rien que ça). Ça sonne comme du M.I.A, ça a l'air d'être du M.I.A, c'est plus accessible que du M.I.A. Putassier et efficace, cet album est une sucrerie dont on va se délecter longtemps. Et sans crier "Pull Up" pour autant.
(disponible sur Santogold, 2008)

Mardi 22 juillet 2008:
* Against Me! - Borne on the FM Waves of the Heart (feat. Tegan Quin) [Sire]
Ouch! Ce quatrième album des ricains de Against Me! est un "in your face Twist" magistral. Sorti en 2007, réédité cette année par Fargo, ce disque est un concentré qui se veut punk mais qui est résolument rock. Produit par Butch Vig (le mec derrière 'Nevermind' et membre de Garbage) avec ce son si particulier qui est le sien, 'New Wave' est un concentré d'énergie et d'hymnes essentiels. Ce Borne on the FM Waves of the Heart (avec Tegan Quin de Tegan and Sara) est peut-être le titre le plus pop de cet album jouissif comme jamais.
(disponible sur New Wave, 2007)

mardi 3 novembre 2009

[Track of The Day] The Very Best - Kada Manja

Dans le joyeux monde du crossover et du brassage de cultures je voudrais The Very Best, collaboration entre un duo de producteurs anglais, Radioclit et le chanteur malawite Esau Mwamwaya.

Un trio qui avait fait parler de lui à la fin de l'année 2008 avec une mixtape dont beaucoup s'étaient enthousiasmé à son écoute. Ayant découvert le groupe sur le tard, j'avoue que l'emballement était bien mérité tant cette première sortie discographique des The Very Best tenait franchement la route, à coups de samples d'Architecture in Helsinki, d'Hans Zimmer, de TTC, M.I.A ou encore Michael Jackson.

Le succès aidant, le trio a décidé de s'atteler à la réalisation de son premier album, 'Warm Heart of Africa'. Un disque qui continue dans cette volonté de mixer sonorités africaines et occidentales, entre beats et world music.

Si l'on peut regretter une durée un peu longue, quelques creux regrettables, si l'on peut être franchement déçu à l'écoute de l'anecdotique Rain Dance avec M.I.A au chant, et si l'on peut garder une franche préférence pour la mixtape de décembre dernier, on avouera quand même que ce 'Warm Heart of Africa' est plutôt une réussite enivrante, festive et efficace.

Un album dont on ressortira trois chansons: celle en écoute aujourd'hui Kada Manja, Yalira (qui ouvre l'album) et l'excellent Warm Heart of Africa, interprétée par Ezra Koenig des Vampire Weekend (et dieu sait pourtant que ce groupe, ou tout ce qui s'y rattache, provoque chez moi au mieux un ennui total ou au pire une envie de rehausser les pourtant très mièvres UB40).

NB: A lire les deux très bonnes chroniques de Violette Roll et Mlle Eddie, à l'enthousiasme contagieux. 

Album: Warm Heart of Africa 
Année: 2009 
Label: Moshi Moshi

lundi 14 avril 2008

Track of The Day (08-14 avril 2008)

Une semaine placée sous le signe de la nouveauté et embellie de deux merveilles de 2007. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer, à droite).


Lundi 14 avril 2008:

* James - Bubbles [Mercury]
Reformation d'un des bons groupes de la fin des années 80 et des nineties. Pop comme jamais, le retour sur le devant de la scène de James est une excellente nouvelle. Encore plus à l'écoute de ce 'Hey Ma', excellent nouvel album, qui s'ouvre par ce bonheur de plus de cinq minutes qu'est Bubbles. J'y reviendrais plus en détail si on m'en laisse le temps.
(disponible sur Hey Ma, 2008)

Dimanche 13 avril 2008:
* The Futureheads - The Beginning of The Twist [Null]
Ce groupe aurait sorti un premier album a priori juste génial et un second tout pourri. Votre serviteur arrive après la bataille et pour leur troisième album. Un disque rock et nerveux, jouissif comme ce The Beginning of The Twist. Bandant.
(disponible sur This is Not the World, 2008)


Samedi 12 avril 2008:
* Dancing Mice - It's Abnormal [Squeak Audio]
Ils auraient monté leur groupe dans les années 80 que ca serait pareil. De la prod aux voix, ce disque des souris dansantes Ecossaise est loin, très loin d'être passionnant. Mais parmi les quelques bons moments qu'on peut déceler, il y a ce It's Abnormal, totalement dans l'esprit.
(disponible sur Eroded, 2008)

Vendredi 11 avril 2008:
* Counting Crows - 1492 [Geffen]
Les auteurs de Mr Jones (une de mes madeleines, comme indiqué ici) sortent leur cinquième album (seulement!) en quinze ans. Un disque pas renversant mais pas franchement désagréable. 1492 est la première chanson de ce 'Saturday Nights & Sunday Mornings' qui en compte quatorze. Le titre le plus nerveux de l'album qui envoie le tout sur les chapeaux de roues.
(disponible sur Saturday Nights & Sunday Mornings, 2008)

Jeudi 10 avril 2008:
* M.I.A - Paper Planes [XL Recordings]
Dans le genre bon gros tube qui fait mouche au premier passage, ce Paper Planes de la grande M.I.A se pose là. Alors ok, il a sûrement du squatter les ondes radios dans tous les sens, mais je n'en sais fichtre rien. Et j'avais envie depuis quelques temps de le voir squatter ces pages là. Ragga-hip-hop ultra efficace. Bang Bang. T'es mort.
(disponible sur Kala, 2007)

Mercredi 9 avril 2008:
* Novö - Une Vie Ailleurs [Monopsone]
Fan de Diabologum et de Non-Stop, ce (bon) disque de rock français est fait pour vous. Chant susurré, guitares affutées: des paroles au son, tout est bon. Evident. Juste. Une de mes belles découvertes de 2007.
(disponible sur Je Retiens Ton Souffle, 2007)


Mardi 8 avril 2008:
* MSTRKRFT - Bounce [Dim Mak Records]
Retour des Canadiens affoleurs de Dancefloor et remixeurs de génie (celui de D.A.N.C.E de Justice restera dans les annales) avec un Ep court (deux titres) mais bien efficace (comme toujours), avec une voix puissante imprimant le tempo. Boum.
(disponible sur Bounce Ep, 2008)

jeudi 11 juin 2026

[Track of The Day] TOMORA - Have You Seen Me Dance Alone

A ma droite, Tom Rowlands, 55 ans, un des Chemical Brothers, légendes de la musique électronique (et pas que) et auteurs de quelques tubes rentrés dans la postérité. A ma gauche, AURORA, norvégienne de 25 ans la cadette du frère chimique, qui fait dans la pop aux contours aussi arty, synth que dance. Au centre, 'COME CLOSER, le premier album de TOMORA, le projet les réunissant tous les deux, comme une continuité de la participation de la première à quelques titres de l'album 'No Geography' du second en 2019.

S'il traverse beaucoup de styles, sa production soignée, la cohérence de l'ensemble et surtout sa construction en font un disque épatant, quoique sa durée (quasiment une heure) aurait pu faire croire qu'il se perdrait en route. Les univers de Tom Rowlands et AURORA se confondent à merveille, que ce soit sur de l'electro pure et/ou sacrément dansante (I Drink The Light, tube en or), des ambiances plus vaporeuses ou sur des morceaux qui évoquent une rencontre entre M.I.A. et Björk. Pinacle de cet album de TOMORA, Have You Seen Me Dance Alone (en écoute aujourd'hui), chanson pop, sexy en diable, aux contours dub presque cosmique, où le chant tantôt oriental tantôt dark-wave d'AURORA joue avec bonheur sur les sonorités arabisante et synthétique de Tom Rowlands.

Album : COME CLOSER
Année : 2026
Label : Fontana Recordings / Petroleum Records

Acheter

En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Have You Seen Me Dance Alone de TOMORA est également en écoute ci-dessous :
 

Autre morceau diablement réussi de 'COME CLOSER' de TOMORA, voilà le tube (quoi d'autre pour le définir ?) I Drink The Light :

mardi 10 mars 2009

Emmy The Great – First Love [Close Harbour]

Si j’ai souvent fait l’éloge d’artistes féminines dans la partie Oldies (de Millie Jackson à Evie Sands en passant par Syreeta), je n’ai que trop rarement évoqué (au moins à mon gout et à quelques Nina Nastasia, Rosie Thomas, Delphine Dora ou Mira Calix près) dans ces pages des albums récents d’artistes du, soit disant, sexe faible.

Alors quand je suis tombé sur le premier album d’Emmy The Great (de son vrai nom Emma-Lee Moss), je me suis dit qu’il était temps de rattraper mon retard en la matière. Car cette anglaise de 25 ans a du talent à revendre et son premier album, ‘First Love’, un sacré charme qui ne cesse croître au fur et à mesure des écoutes.

Emmy The Great, pour peu que l’on ait suivi l’actualité musicale de début 2008, n’est pas une nouvelle venue. Elle était en effet une des guests vocales du premier album de Lightspeed Champion, ‘Falling Off the Lavender Bridge’.

Après une presque dizaine de singles, la belle brunette saute donc le pas et sort son premier album, ‘First Love’. Un disque apparemment anodin au départ mais qui s’avère rapidement bien plus que cela. Car derrière son apparence épurée, cet album est un voyage au pays du doux et du beau, entre folk, americana et country, porté par des accords de guitare acoustique, des chœurs doucereux, des cordes et une mandoline délicates; et surtout par cette voix délicieuse, presque timide par moment, qui a le bon goût de ne jamais s’échapper dans d’improbables montées lyriques chères à tant de ses consœurs.

‘First Love’ n’est pas à proprement parler un disque qui respire la joie de vivre. On sent derrière quelques élans enjoués une tension, de vraies déchirures et de grandes souffrances, symbolisées par des paroles douce-amères et d’excellentes tenues.

Sorte de mélange de Nina Nastasia, Kimya Dawson, Jenny Lewis et Nickel Creek, Emmy The Great est une songwriter qui possède un talent fou pour dépeindre un quotidien pas toujours rose et des souffrances qui ne veulent pas s’atténuer. Et quand elle rend hommage ou simplement évoque Bob Dylan, MIA ou Leonard Cohen (et son Hallelujah via un vibrant First Love: «Now the thought of you is burnt // on my body from the first time you did rewind that line from Hallelujah // The original Leonard Cohen version»), elle n’en est que plus touchante. (sortie: 2 février 2009)


Son :
Myspace (un titre de ce ‘First Love’ en écoute)
Site officiel
Deux titres en écoute, très représentatif de l’album. Absentee, qui ouvre ce ‘First Love’, et son refrain divin, et Dylan, une chanson qui évoque le grand Bob de façon inhabituelle («And you say Dylan is a sentiment // That no one else will ever understand // And you say Dylan is a sentiment to you // But you are only just a man»), malheureusement plus en écoute.


Trois beaux clips de la demoiselle à regarder également : First Love (où elle s’amuse à rendre hommage à l’Hallelujah de Leonard Cohen), Easter Parade (qui rappelle Nina Nastasia) et un We Almost Had A Baby qui semble avoir été composé dans les années 60 :


Emmy the Great- First Love 



Emmy The Great - Easter Parade




Emmy The Great - We Almost Had A Baby


lundi 2 août 2010

[Track of The Day] The Roots - Right On (feat. Joanna Newsom & STS)

Grâce soit rendue au roi fou, lecteur de ce blog et qui m'avait fortement conseillé un jour qu'il était occupé à commenter un de mes billets, d'écouter le dernier album de The Roots, 'How I Got Over'.

J'avoue que sans ce conseil avisé, j'aurais sûrement fait l'impasse tant leur 'Rising Down' de 2008 m'avait vraiment refroidi - un disque en pilotage automatique, tentant de surfer sans y arriver sur leur retour de flammes de 'Game Theory'.

J'ai bien fait. Car le combo originaire de Philadelphie remet les choses au clair. Oui, The Roots est un groupe mythique. Mais non The Roots n'a pas encore tout dit.
Ce 'How I Got Over' est d'une délicatesse et d'un touché surprenant qu'on ne connaissait pas chez les partenaires des ?uestlove. Naviguant entre soul, ambiance jazzy et titres r'n'b, invitant du beau monde, de John Legend à Monsters of Folk en passant par Joanna Newsom (la voix nasillarde de la belle dans un monde de beats vaut le détour), The Roots ralentissent le tempo et proposent un nouvel album apaisé et d'une grande cohérence. La régalade en somme. 

Album: How I Got Over 
Année: 2010 
Label: Def Jam

Deux choses: il y a une très bonne chronique de ce 'How I Got Over' chez chroniques électroniques ici.

Et il y aussi le clip de The Fire, avec John Legend en featuring. Assez violent mais très beau et marquant. Bref, ce qu'aurait pu être le clip de Born Free de M.I.A, si Romain Gavras avait eu ne serait qu'un embryon de talent.

vendredi 4 mars 2022

[Track of The Day] En Attendant Ana - I'm a Man You Don't Meet Every Day (The Pogues cover)

Il y a deux ans de cela, La Blogothèque (qu'on ne présente plus) avait lancé une série d'enregistrements et de vidéos en proposant à dix groupes de reprendre une chanson à l'univers opposé du leur. Intitulé "Reprise", et avec pour mot d’ordre « Que reste-t-il de l’esprit punk », ces vidéos avaient été diffusées à l'époque sur France Télévision, partenaire du programme.
Alors que la saison 2 de "Reprise" est actuellement en diffusion (voir ici), les dix premiers morceaux (sans doute pour capter une audience internationale) viennent de débarquer sur Youtube. Avec au programme Arlo Parks qui reprend Patti Smith, Asgeir The Stranglers ou encore We Hate You Please Die qui s’approprie Bad Girls de M.I.A. (l'ensemble des vidéos est à regarder ici).
 
Mais c’est surtout la reprise de I'm a Man You Don't Meet Every Day qui a attiré mon oreille. Traditionnel - écossais ou irlandais, c'est selon - composé dans les années 1880s, popularisé par The Pogues en 1985, il est repris ici par En Attendant Ana, groupe dont on ne dira jamais assez le plus grand bien.
 
Passé à côté en 2020 et mis sur ma route par le toujours sûr Ben Laredo (ses playlists de coups de coeur mensuels valent le détour), la version d'En Attendant Ana a tout de la reprise épatante : elle s'éloigne du traditionnel originel (devenu avec le temps une chanson à boire) pour mieux épouser un rythme plus pop et nerveux. Introduit par la voix de Margaux Bouchaudon, un orgue et une trompette plaintifs, cette version s'emballe en effet aussi sec avec une guitare qui monte et qui descend, et une basse formidable qui donne un relief rock et presque punk à l'ensemble. Le genre de reprise parfaite dont on aurait sans doute fait un tube à une autre époque. Et qui mériterait de l'être, même deux ans après.

Album : -
Année : 2020
Label : -

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, I'm a Man You Don't Meet Every Day des Pogues repris par En Attendant Ana est en écoute ci-dessous, interview du groupe incluse :