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mercredi 12 janvier 2022

[Track of The Day] Rosie Thomas - All is Full of Love (Björk cover)

Après quelques jours de break le temps de finir de digérer l'année 2021 et ses réussites musicales (pour ceux qui seraient passés à côté, j'ai tenté de tirer un bilan de l'année écoulée en quatre parties : les 15 meilleurs 45-tours, Ep, rééditions et autres compilations, les 40 meilleurs albums en deux parties, ici et , et enfin les 50 meilleurs morceaux de l'année), remettons nous à la recherche de ce chapeau perdu depuis bientôt 15 ans et lançons 2022 comme il se doit avec une première chanson de choix. 
 
Elle est l’œuvre de Rosie Thomas, artiste pas croisée depuis le réussi 'These Friends of Mine' en 2007, dont le prochain disque sortira en avril prochain. Il s'intitule 'Lullabies For Parents Vol. 1', sera un Ep centré (je vous le donne en mille) autour de la parentalité. Au programme, cinq chansons, dont deux reprises : Always Be My Baby de Mariah Carey et All Is Full of Love de Bjôrk, qui vient d'être dévoilée (en écoute aujourd'hui). 
 
De l'originale ou du remix d'Howie B qui fermait 'Homogenic', Rosie Thomas en fait une version pop-folk et mélancolique, qui prend de l'ampleur tout du long grâce aux choeurs, tout en canon, assurés par une ribambelle d'amis et pas les moins célèbres et/ou talentueux : Iron & Wine, The Shins ou Dawn Landes, parmi tant d'autres. Liste à laquelle on n'oubliera pas d'ajouter les amis de longue date Sufjan Stevens et Denison Winter. Du beau linge en somme pour une belle reprise, prenante à souhait. Parfait donc pour débuter l'année 2022 sur ces pages. Année que je vous souhaite la plus douce possible.

Album : Lullabies For Parents Vol. 1
Année : 2022
Label : SINGALONG

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, la reprise de All is Full of Love de Björk par Rosie Thomas est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson extraite de 'Lullabies For Parents Vol. 1 Ep', voilà It'll Be Alright :

Et pour ceux qui auraient oublié l'originale de Björk, la voici via son célèbre clip (uniquement visible sur Youtube, vous comprenez, deux robots qui font l'amour, c'est choquant) :

 

jeudi 11 juin 2026

[Track of The Day] TOMORA - Have You Seen Me Dance Alone

A ma droite, Tom Rowlands, 55 ans, un des Chemical Brothers, légendes de la musique électronique (et pas que) et auteurs de quelques tubes rentrés dans la postérité. A ma gauche, AURORA, norvégienne de 25 ans la cadette du frère chimique, qui fait dans la pop aux contours aussi arty, synth que dance. Au centre, 'COME CLOSER, le premier album de TOMORA, le projet les réunissant tous les deux, comme une continuité de la participation de la première à quelques titres de l'album 'No Geography' du second en 2019.

S'il traverse beaucoup de styles, sa production soignée, la cohérence de l'ensemble et surtout sa construction en font un disque épatant, quoique sa durée (quasiment une heure) aurait pu faire croire qu'il se perdrait en route. Les univers de Tom Rowlands et AURORA se confondent à merveille, que ce soit sur de l'electro pure et/ou sacrément dansante (I Drink The Light, tube en or), des ambiances plus vaporeuses ou sur des morceaux qui évoquent une rencontre entre M.I.A. et Björk. Pinacle de cet album de TOMORA, Have You Seen Me Dance Alone (en écoute aujourd'hui), chanson pop, sexy en diable, aux contours dub presque cosmique, où le chant tantôt oriental tantôt dark-wave d'AURORA joue avec bonheur sur les sonorités arabisante et synthétique de Tom Rowlands.

Album : COME CLOSER
Année : 2026
Label : Fontana Recordings / Petroleum Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Have You Seen Me Dance Alone de TOMORA est également en écoute ci-dessous :
 

Autre morceau diablement réussi de 'COME CLOSER' de TOMORA, voilà le tube (quoi d'autre pour le définir ?) I Drink The Light :

jeudi 3 juillet 2008

Borko – Celebrating Life [Morr Music]

Vous allez encore penser que je ne suis pas forcément objectif: me voilà de nouveau, à 8h25 du matin, prêt à m’extasier sur la beauté d’un disque de chez Morr Music, ce label allemand absolument fascinant qui m’emballe à chaque nouvelle sortie. Oui. Mais que voulez-vous : je suis tellement fan de leurs productions qu’ils pourraient sortir un disque de mouches péteuses que ça ne me choquerait pas et que je serais prêt à m’enthousiasmer.

L’objet du désir de ce jeudi 3 juillet est donc signé sur Morr Music. Et vient du même pays des volcans et glaciers que Björk, l’Islande. Il s’appelle Björn Kristiansson mais utilise Borko comme nom de scène. Un ami des Mùm (avec qui il tourne depuis le début de l’année) qui avait sorti un premier et unique Ep en 2001, ‘Trees & Limbo’, déjà chez Morr Music.
Un personnage dont le myspace nous apprend qu’il est le co-auteur de chansons célèbres comme Last Christmas, Knowing Me Knowing You ou Suicide Is Painless, la chanson phare du film Ghostbusters , qu’il aime la mayonnaise, violer les droits des minorités et qu’il est pour la torture des terroristes. Bref, Borko ne se prend pas au sérieux (toujours via son myspace, on apprend qu’il considère sa musique comme similaire à «Lionel Richie and Mark Knopfler trapped in the set for a sci-fi movie» : tout un programme !) et c’est tant mieux.

Pour son premier album, ‘Celebrating Life’, Borko présente une musique assez loin des deux hérauts des années 80, que l’on qualifiera d’electro mélodique, à laquelle on rajoutera tous les adjectifs possibles et imaginables : pop (Spoonstabber), folk (Summer Logic, voir plus bas) ou rock sur Sushi Stakeout (et ses riffs sérieusement similaires à ceux de la fin très Morriconienne de Interstate 5 des Wedding Present) ou Doo Doo Doo. Et à chaque fois, quelle que soit la veine dans laquelle Borko s’engouffre, il fait toujours en sorte que cela soit les cuivres qui remportent la bataille, présents qu’ils sont tout au long du disque. Certes, il en fait parfois un peu trop, se laisse aller à quelques facilités (sur Hondo & Borko notamment) mais, au final, rien de bien scandaleux, au contraire.

‘Celebrating Life’ est un disque qui fait beaucoup penser au Mùm des débuts, les voix des deux sœurs Valtýsdóttir et le côté tristoune en moins. ‘Celebrating Life’ est un premier album réussi, pas foncièrement indispensable mais diablement charmeur, pour peu qu’on aime les ambiances allemandes de Morr Music, tout en touché electro. Bref, 'Celebrating Life' est un disque à écouter. Vite. En plus, il pleut. (Sortie: 29 Février 2008)

Son:
Myspace (Deux titres disponible à l'écoute)

Deux titres ci-dessous, celui d’ouverture, Continental Love et un Summer Logic, très Mùm (malheureusement plus en écoute).

vendredi 27 mars 2015

[Track of The Day] DayOne - Fuel For Fire

Retour dans le passé : nous sommes en 1999, j'achète encore Les Inrockuptibles, et voilà t'y pas que la rédaction de l'hebdomadaire s'emballe pour 'Ordinary Man', le premier album d'un groupe de Bristol, alors centre du monde musical - un disque sorti sur Melancolik, le label de Massive Attack. Produit par Mario Caldato Jr (qui a bossé notamment sur les albums des Beastie Boys) et comptant un titre fort (I'm Doing Fine), le groupe voit son trip-pop slammé et aux faux airs de Eels se faire encenser un peu partout.

Huit ans plus tard, le duo Day One fait à nouveau surface. Nous sommes en 2007, le duo rappelle Caldato Jr., signe chez One Little Indian, le label de Björk, et sort 'Probably Art', album dont je ne me souviens pas avoir écouté la moindre note.

2015, à nouveau 8 ans plus tard, Day One annonce la sortie prochaine d'un troisième album, toujours produit par Mario Caldato Jr, en dévoilant Fuel For Fire, un premier extrait, très bien foutu, très actuel. L'album sortira quand ? Chez qui ? Mystère jusque là.

Le seul changement pour le moment, en tout cas à en croire leur page Facebook et l'artwork très laid (et digital, aucune sortie physique n'est pour le moment prévue) qui accompagne Fuel For Fire, c'est qu'il semblerait que Day One soit devenu DayOne.

Bref, en résumé, le Day One de ma fin d'adolescence existe toujours. Sort un disque tous les 8 ans. S'appellerait maintenant DayOne. 
Quant à leur premier album, pour ainsi dire, je n'en ai pas beaucoup de souvenir, tant je me souviens avoir été déçu que le disque ne tienne pas les promesses de I'm Doing Fine. Il faudrait que je le réécoute un jour de désœuvrement. Ça fait quand même 16 ans qu'il prend la poussière.

Album : -
Année : 2015
Label : -


vendredi 23 décembre 2022

[Track of The Day] Rosie Thomas - We Should Be Together (feat. Sufjan Stevens)

Il est donc temps de refermer cette année 2022.  Et quoi de mieux pour cela que 1) une chanson de Noël et 2) une chanson où officie Sufjan Stevens ? Allons donc écouter We Should Be Together, nouveau single de Rosie Thomas, dont il avait été question dans ces pages en janvier dernier pour une reprise de All is Full of Love de Björk, avec déjà comme participant, ô surprise... Sufjan Stevens.

Il faut dire que les deux sont amis de longue date, lui, produisant certains de ses albums, elle, l'invitant plus souvent qu'à son tour à venir chanter ou jouer avec elle sur ses chansons. Rien de bien anormal donc de les voir à nouveau partager une mélodie et le micro, qui plus est pour une chanson de Noël, thème cher au coeur de l'américain.

Un We Should Be Together à la structure toute Sufjan-ienne (même si c'est Rosie Thomas qui l'a composé), à la mélancolie pleine de solitude mais dans laquelle résident quelques bulles d'espoir. Le genre de morceau idéal donc pour clore la seizième année de ce blog. Et lancer le bilan annuel avec ces top albums, singles et consorts, qui débarquera, si on m'en laisse le temps, lundi matin. D'ici là, passez un bon réveillon.

Album : -
Année : 2022
Label : -

Acheter


En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, We Should Be Together de Rosie Thomas et Sufjan Stevens est également en écoute ci-dessous :

Le clip de We Should Be Together de Rosie Thomas et Sufjan Stevens :

mardi 17 juin 2008

Adem – Takes [Domino]

Longtemps, j’ai toujours eu un rapport difficile avec les reprises. Non pas que j’étais totalement fermé à ce genre mais je me suis toujours demandé quel était l’intérêt de retravailler (ou non la plupart du temps) une chanson d’un autre plutôt que d’écrire une composition originale. J’ai souvent trouvé que cela était un moyen trop facile pour plaire et pour faire vendre des disques. Bref, une technique pour artiste en manque d’imagination ou de « produits » essayant de s’acheter une légitimité aux yeux de beaucoup.

Et puis un jour, j’ai découvert Johnny Cash, remis en selle par Rick Rubin, qui s’amusait, à quelques heures de sa mort, à reprendre quelques titres célèbres, à les dépouiller et à leur donner une force immense avec quelques funestes de notes de guitares ou de piano, enveloppées dans une voix rocailleuse à nulle autre pareille. Ce type là a changé ma conception des covers en reprenant Hurt de Nine Inch Nails, un titre qui surpasse de loin l’original et me file toujours autant de frissons, même après un nombre incalculable d’écoutes.

Sans oser mettre les deux artistes au même plan, Adem (ex-membre de Fridge, le groupe qu’il formait avec, notamment, Four Tet) joue dans la même catégorie. Artiste (presque) totalement inconnu en France malgré deux albums divins (surtout le premier, ‘Homesongs’, dont il faut absolument écouter le somptueux These Are Your Friends, un de mes singles de l’année 2004, disponible ici), il revient avec un troisième album… de reprises (vous l’aurez compris), 'Takes' le bien nommé. Challenge délicat donc. Mais qu’il relève haut la main avec une force et un talent inouï. Et de deux manières.

Premièrement dans le choix de ses compositions. Ici, pas de standards ou de titres connus de tous. Non. Adem a du goût et nous le fait savoir en reprenant Yo La Tengo, Aphex Twin, Lisa Germano, Björk (période 'Homogenic') ou même Tortoise. Un tracklisting surprenant mais bien vu.

La seconde est dans la réécriture de ces titres. Adem a toujours été partisan d’un folk conteporain, lumineux et où les notes de guitares sonnent comme jamais. Et sur 'Takes', il continue dans cette voie là. Il faut l’entendre sublimer Hotellounge de dEUS, envoyer au septième ciel mélodique Invisible Man des Breeders ou épouser les contours nerveux de Starla des Smashing Pumpkins (une b-side sortie en 1992).
Sur deux titres, Adem devient même fascinant (voir plus bas) : Oh My Lover de PJ Harvey, beaucoup moins électrique que l’original mais aux cordes somptueuses et le To Cure A Weakling Chile (Boy Girl Song) d’Aphex Twin, dans la plus pure tradition Adem, avec chœurs, xylophones, guitare acoustique, le tout se répétant et s’emmêlant, à l’infini.

Bref, dans la même veine qu’un Jim O’Rourke période Eurêka (la filiation est toujours d’actualité), Adem continue sur sa lancée d’un folk qui scintille et qui respire, en redonnant vie à quelques titres fameux, pour la plupart passés dans l’oubli. Bref, un album de covers intelligent et diablement réussi. (sortie: 12 mai 2008)

Son :
Myspace (dont trois titres de ‘Takes’)
Site Officiel
Myspace non-officiel (quatre titres de ‘Homesongs’ en écoute)

Pour faire les choses bien, deux titres en écoute, les deux plus beaux de l'album selon votre serviteur: Le Oh My Lover de PJ Harvey et le To Cure A Weakling Chile (Boy Girl Song) Aphex Twin. Malheureusement plus en écoute.


Finissons en beauté avec une vidéo d'Adem reprenant 'Hotel Lounge' de dEUS (malheureusement plus disponible).

lundi 5 novembre 2012

[Track of The Day] Matmos - Very Large Green Triangles (Edit)

Des américains de Matmos, ex-protégés de Björk, j'avais bien aimé 'The Civil War' de 2003. Et leur 'The Rose Has Teeth in the Mouth of a Beast' en 2006. Et puis plus rien, ils avaient disparu de mon radar personnel (comme bon nombre, j'ai l'impression de dire ça tous les trois papiers).

Retrouvé via la vidéo de Very Large Green Triangles (voir plus bas), chanson du jour et qui ouvre leur nouvelle production, 'The Ganzfeld Ep', je me dis que le hasard fait bien les choses.

Car si cet Ep qui annonce leur prochain album à venir (le premier en cinq ans : 'The Marriage of True Minds') n'est pas totalement passionnant sur la longueur (la faute à un You (RRose Mix) un peu plat), il contient une chanson estampillée « en 2012, si vous n'écoutez pas ça, vous raterez quelque-chose »: Very Large Green Triangles (Edit).

Présenté dans sa forme edit (la version album sera plus longue), ce titre est une montagne russe de tiroirs qu'on ouvre et qu'on referme et desquels sortent des inspirations toutes plus disparates les unes que les autres. Avec toujours ce travail sur le son qui est, notamment, leur marque de fabrique. Un petit régal assurément.

Album : The Ganzfeld Ep
Année : 2012
Label : Thrill Jockey

Buy

Very Large Green Triangles (Edit) est également en écoute sur le soundcloud de Thrill Jockey. (malheureusement plus en écoute)

Pour finir, le clip de Very Large Green Triangles (Edit) :



mercredi 24 décembre 2008

Top 50 'Albums 2008': 50-31


Et pour finir cette série de posts sur les tops, voilà donc mon top album 2008. Une belle année que celle-ci, portée par moi par deux immenses disques qui resteront. Beaucoup d'écoutes, de découvertes, de déceptions (le Islands à la première place de celles-ci), d'emballements médiatiques incompréhensibles (Vampire Weekend, je n'ai toujours pas saisi) mais surtout de grands disques. Bref, une année musicale de haute tenue qui tire sa révérence.

Voilà donc ce top 50, en trois parties. La première aujourd'hui (les albums classés de 31 à 50) , la suite demain et vendredi.
Et toujours, au bas de chaque papier, un lecteur avec un titre de chaque disque nommé.




50. Jeremy Messersmith - The Silver City [Princess Records]
Des fois, on tombe sur un disque, comme ça, parce qu'on aime la pochette. Jeremy Messersmith donc. Songwriter qui fait dans la pop bien habillée de cordes et de quelques cuivres pour l'hiver, nourrie de pas mal d'influences, de Jude à Elliott Smith en passant par les Beatles. Court mais bel album, porté par une jolie voix.
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49. The Last Shadow Puppets – The Age of Understatement [Domino]
La mode est au super groupe, notamment chez nos amis d'outre-atlantique. Les britanniques s'y sont donc mis. Alex Turner (Arctic Monkeys) et Miles Kane (The Rascals) s'apprécient et, pour le fun, sortent un disque sixties à la sauce Western, avec des cordes et des cuivres t'en veux t'en as. Un exercice de style certes, mais couplé à un vrai don de songwriting. Le tout est sacrément efficace.
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48. Choir of Young Believers – This Is For The White In Your Eyes [Tigerspring]
De la pop qui vient du Danemark, qui hésite entre pop symphonique et moments plus intimistes. C'est magnifique, c'est fou! Un disque long en bouche en plus, qui mérite plusieurs écoutes pour en déceler tous les contours. Plus les écoutes passent plus on découvre un riff, un arrangement passé inaperçu.
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47. Willard Grant Conspiracy – Pilgrim Road [Loose]
‘Pilgrim Road’ est un album qui vit et qui marque une rupture dans la discographie des Willard Grant Conspiracy . Avec ces compositions et ce travail d’écriture, le groupe crée une sorte d’opéra pop, où l'on imagine Robert Fischer et sa voix profonde raconter des histoires, au milieu d’une scène, un piano à queue dans un coin, son orchestre à ses pieds. Un très bel album donc (peut-être leur meilleur), ambitieux, et qui rappelle par moment l’œuvre de David Ackles. On a vu pire compliment.
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46. The Dodos – Visiter [French Kiss]
The Dodos. Son album 'Visiter'. Sa pochette dessinée par un des enfants d’une classe pour qui le groupe a joué quelques mois avant la sortie du disque. Son ambiance folk/psyché-folk/indie-rock-pop. Un beau voyage plein de rythmiques et de mélodies.
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45. Bon Iver – For Emma, Forever Ago [Jagjaguwar]
Un disque parfait pour rentrer dans l'hiver. Ou en sortir. Un disque de folk mélancolique et doux. Une voix prévenante (mais qui peut agacer), des ambiances travaillées, un album habité. Bref, de la belle ouvrage, grand cru, qui se termine, par une merveille de titre, For Emma, Forever Ago, comme un symbole de toutes leurs ambitions.
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44. Envelopes – Here Comes The Wind [Brille]
Envelopes est un quintet franco-suédois qui sorte là un vrai disque de rock bien construit, qui rappelle les fantômes des Talking Heads, des Pixies, avec un peu d'Alamo Race Track, sans pour autant négliger de rendre un hommage ironique à la plus grande égérie de la FM des années 80, Bonnie Tyler.
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43. Micah P. Hison – and the Red Empire Orchestra [Full-Time Hobby]
Troisième album pour le grand Micah P. Hinson. Et troisième fois que je le mets dans un de mes tops de fin d’année. Je ne peux pas faire autrement. L’américain, avec son songwriting à l’ancienne, arrive toujours à sortir des compositions d’une qualité incroyable, soit d’une simplicité folle (une guitare et sa voix singulière), soit pleines de cordes qui aiment venir tutoyer les sommets. Assez peu reconnu malgré son incroyable talent, son ‘And The Red Empire Orchestra’ est à savourer plus que de raisons.
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42. Jenny Lewis – Acid Tongue [Rough Trade]
On l’avait laissé sur une participation très réussie sur ‘Dumb Luck’, l’album de Dntel l’an passé. Quant à son premier album, il s’écoutait comme du petit lait : une farandole de douceurs pop, bien écrites sans être essentielles. De retour pour un deuxième album, la multicarte Jenny Lewis surprend son monde et pond un vrai second album. Entourée d’Elvis Costello et pourvue d'un talent certains pour les arrangements mêlant cordes et guitare sombre), ce 'Acid Tongue' est une réussite et un délice sans fin.
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41. James Yorkston and The Athletes – When The Haar Rolls In [Domino]
Enchaînant un troisième disque décevant et une compilation de raretés vraiment intéressante, revoilà James Yorkston and The Athletes avec un nouvel album qui renoue avec la splendeur de 'Just Beyond The River', magnifié par une production de Four Tet parfaite de bout en bout. Un disque lumineux de la part de l'écossais folkant et de ses acolytes, où les mélodies sont toutes plus à tomber les unes que les autres. Pour info, 'When The Haar Rolls In' est un disque qui ne libère vraiment tout ce qu'il a dans le ventre que sur des enceintes de qualité et pas du tout au casque.
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40. Born Ruffians - Red, Yellow and Blue [Warp]
Dans le monde merveilleux de la pop-folk débridée et tourmentée, voilà un groupe qui est bien plus qu'une curiosité et qui pourrait devenir (est devenu?) une des têtes de proue de ce mouvement. Signés sur Warp, largement influencé par les Animal Collective (essentiellement au niveau rythmique), les Born Ruffians sortent de leur schéma guitare/basse/batterie un disque nerveux, tendu, mélodiquement imparable.
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39. British Sea Power – Do You Like Rock Music? [Rough Trade]
Troisième album pour le combo originaire de Brighton. Ce 'Do You Like Rock Music?' est une sorte de synthèse entre leurs deux disques précédents. Du post-punk et de la pop. Des hymnes dans tous les coins, et toujours cette voix à deux doigts de défaillir. Un grand cru. Un très grand cru. Ce groupe semble plus inspiré que jamais.
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38. Enablers – Tundra [Lancashire and Somerset]
Si la musique des Enablers était une rêverie, celle-ci tournerait vite au cauchemar. Car elle est très sombre, comme habitée. Du rock, du blues, un brin de noise, mais qui semblent venir des ténèbres. Comme si la fin du monde allait venir. Pete Simonelli ne chante pas, il raconte. Et avec une voix de crooner. Tremblez, les démons ne sont pas bien loin.
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37. Adrian Crowley – Long Distance Swimmer [Tin Angel]
Disque d’une homogénéité pleine de diversité, ‘Long Distance Swimmer’ rappelle l'œuvre de James Yorkston and The Athletes, mais avec un côté plus sombre. Le genre d’album aux contours habités mais doux. Concis, précis, chaque titre fait mouche, emportés qu’ils sont par la voix, les arrangements et les mélodies d’Adrian Crowley. Irlande of folk.
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36. Cornflakes Heroes - Dear Mr Painkillers [Greed Recordings]
Deuxième album pour les Cornflakes Heroes. Passage difficile, surtout après un premier si réussi. Eh bien, quelle très belle surprise! Encore meilleur que le premier. Un putain de disque de rock indé anglo-saxon fait en France. Rock, punk, pop, moog, trompette, saturations, tout y passe, dans une cohérence et une homogénéité dingue. Grand disque. Et avec un très grand titre, Is Mother Right?.
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35. Madrugada – st [Malabar]
Sixième album – le cinquième studio – des Norvégiens de Madrugada qui fait suite au décès du guitariste Robert Burås, mort en juillet 2007 à 31 ans. Le résultat est jouissif. Un disque rock, assez bluesy, avec toujours cette voix à la Nick Cave-a-like. D'ailleurs cet album éponyme rappelle énormément 'Abattoir Blues/The Lyre of Orpheus' de l'Australien et son opposition rock/pop, noir/blanc, ying/yang. Le pied est grand à l'écoute de ce sixième disque.
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34. Pale Young Gentlemen – Black Forest (Tra La La) [Science Of Sound]
Avec une voix (celle Michael Reseinauer) qui aime être haut-perchée, les Pale Young Gentlemen sortent un second album où mélancolie (bien aidé par la présence de violons et violoncelles) se dispute la plus grosse part du gâteau avec un côté dansant surprenant. Tantôt folk mais toujours pop, les compositions du groupe originaire du Wisconsin ont un cachet vraiment délicieux. Et des passages qui rappellent Midlake.
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33. Coldplay - Viva la Vida or Death and All His Friends [Parlophone]
J'ai beau vouloir, je n'arrive pas à ne pas aimer les sorties discographiques de Coldplay. Celle-ci ne fait pas exception. Excellemment bien produit par Brian Eno, la bande à Chris Martin change de registre et s’éloigne un peu du classicisme pop dans lequel il puisait son inspiration depuis le début. Malgré cela, rien ne change, Coldplay enchaîne les tubes, de Viva La Vida à Violet Hill et son intro longue de 40 secondes en passant par 42. Et une nouvelle fois, Coldplay prouve qu'il est bien plus qu'un groupe FM et de midinettes.
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32. Eugene McGuiness – st [Domino]
Entre rock, pop, glam, rockabilly, balades touchantes et belles orchestrations, Eugene McGuiness sort un premier album d’une grande maturité. Il me fait penser à une sorte d’Elliott Smith version 2010 (toutes proportions et tous styles gardés bien sûr): un même don pour la composition, une même voix pas anodine et un touché mélodique assez imparable. Bref, une des grandes découvertes de l’année. Ce mec là ira très loin.
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31. Adem – Takes [Domino]
Adem, ancien de Fridge, pour son troisième album, s'entiche de titres composés et chantés par d'autres. Et les reprend. Exercice délicat comme chacun sait mais dont il se sort magistralement. Que ce soit les œuvres de PJ Harvey, Yo La Tengo, Aphex Twin, Lisa Germano ou Björk (période 'Homogenic'), notre homme sublime ces compositions à coups de folk contemporain et lumineux. Splendide.
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Et voilà le lecteur proposant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Classées de 50 à 31. Bonne(s) écoute(s)!