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lundi 9 octobre 2017

Wolf Parade - Cry Cry Cry [Sub Pop]

Il y a des chansons qui sont tellement incroyables qu’elles ont la fâcheuse tendance d’écraser de leur force l’album dans lequel elles se trouvent. Et qui empêchent d'apprécier un disque dans sa globalité. Deux exemples marquant chez moi : le Bloodbuzz Ohio de The National et le Bullets de Tunng. Mais il en existe évidemment plein d'autres.

Et puis, il y a d'autres chansons, tout aussi fortes mais dont la puissance réside dans le fait qu’elles rendent le reste de l’album encore plus beau (un exemple parmi des milliers, No One Said It Would Be Easy de Cloud Cult).

Lazarus Online, la chanson qui ouvre le nouvel album des canadiens de Wolf Parade est à ranger dans la deuxième catégorie. D’une puissance incroyable, d’une mélodie à se damner, avec un piano comme hanté, celle-ci ouvre la voie de façon magistrale à la suite du disque.

Un disque qui voit la reformation du duo Spencer Krug/Dan Boeckner, six ans après leur split faisant suite à un 'Expo 86' sans réelle saveur. Loin d’avoir abandonné leurs innombrables projets parallèles, les Wolf Parade se sont remis en selle, et de quelle manière, avec ‘Cry Cry Cry’, leur 4è album, et sans doute leur meilleur avec ‘At Mount Zoomer’.

Car passé Lazarus Online, magnifique ouverture donc, le duo va dérouler dix autres chansons aux mélodies imparables pleines de guitares sublimes, de synthés, de piano, de cuivres. Véritable synthèse des appétences musicales de Spencer Krug et Dan Boeckner, rendant même de discrets hommages aussi bien à Bowie (Lazarus Online) qu'à Leonard Cohen (« But it's all inside the heart and Marianne won't let them near it » sur Valley Boy), ‘Cry Cry Cry’ est un disque impeccable et qui réussit à mélanger avec une grande subtilité textes désabusés et mélodies dansantes (voire festives) et enivrantes.

Un retour par la très grande porte donc pour les Wolf Parade, à l'instar de LCD Soundsystem, la sincérité dans la démarche en plus, le cynisme de James Murphy en moins. ‘Cry Cry Cry’, album de l’année ? On fera le point dans quelques semaines, mais on en sera sans doute pas très loin. (Sortie : 6 octobre 2017)

Plus :
'Cry Cry Cry' des Wolf Parade est en écoute sur le bandcamp du groupe
'Cry Cry Cry' des Wolf Parade est (notamment) à l'achat sur le bandcamp du groupe
'Cry Cry Cry' des Wolf Parade est en écoute sur Deezer et Spotify (et bien d'autres)
Le site officiel de Wolf Parade


Trois chansons de ce 'Cry Cry Cry' de Wolf Parade. Lazarus Online (également en écoute dans le lecteur Deezer et Spotify dans la colonne de gauche), Incantation et Weaponized :
 





Pour finir, deux clips tirés de ce 'Cry Cry Cry' de Wolf Parade  : Valley Boy et You're Dreaming :

Wolf Parade - Valley Boy


Wolf Parade - You're Dreaming



jeudi 6 mai 2010

[Track of The Day] Wolf Parade - Ghost Pressure

Après Saragosse en 2008, Shanghai cette année, c'est Yeosu en Corée du Sud qui accueillera la prochaine Exposition Universelle. La quoi? Mais si, vous savez bien, ce grand raout mondial organisé - tout sauf à intervalles réguliers - depuis le milieu du XIXè siècle, dont le but était, je cite «d'être une vitrine technologique et industrielle des participants, témoignant du progrès au cours de la révolution industrielle».

Pendant longtemps, ces expositions universelles ont été des moments forts de la vie de pays, allant même jusqu'à lui créer de vrais symboles (La Tour Eiffel, la Biosphère de Montréal). Mais aujourd'hui, qui s'en soucie encore?

Et bien, au moins une personne: Spencer Krug, une des deux têtes pensantes de Wolf Parade, dont le dernier - et troisième - album en date s'intitulera 'Expo 86', en hommage à l'Exposition Universelle de Vancouver en 1986, qui l'avait beaucoup marqué à l'époque, lui qui n'était alors âgé que de 9 ans.

Au-delà de cette anecdote, le retour des canadiens de Wolf Parade est une aubaine et une nouvelle de plus qui fait rentrer cette année 2010 dans une sacrée dimension.
Il faut dire que leur 'At Mount Zoomer' m'avait totalement secoué voilà deux ans, porté qu'il était par des titres fabuleux guidés par un Kissing The Beehives dont je me délecte encore très régulièrement.

Dan Boeckner a donc laissé le temps de quelques mois sa femme et ses Handsome Furs de côté, Spencer Krugg ses projets parallèles - pour la plupart assez dispensables, et les deux compères se sont attelés à la tâche.

Si le résultat sera disponible officiellement le 29 juin prochain, le groupe et Sub Pop ont révélé deux premières chansons: What Did My Lover Say? (It Always Had to Go This Way), classique mais réussie chanson «à la sauce Wolf Parade», et surtout Ghost Pressure (où la patte de Dan Boeckner se fait sentir), avec mise en orbite du synthé.

Et pour l'instant, en tout cas chez moi, l'indie-rock débraillé, l'indie-pop et le prog-rock cheap mais chic des Wolf Parade continue de faire mouche. Instantanément. 

Album: Expo 86 
Année: 2010 
Label: Sub Pop

Vous pouvez vous procurer ces deux premières chansons de 'Expo 86' en allant directement sur la page des Wolf Parade chez Sub Pop, en cliquant ici.

mardi 3 juin 2008

Wolf Parade – At Mount Zoomer [Sub Pop]

Finalement, on y arrive. Après plus de deux mois d’inactivité sur ce blog (en matière de chronique s’entend), retour aux nouveautés, aux disques qui tripotent l’imagination, aux albums qui feront, à leur niveau en tout cas, date, et qu’on tirera joyeusement de leurs pochettes – aussi hideuses soient-elles – dans cinq ans avec un plaisir non-feint pour les poser à nouveau sur notre platine et se laisser bercer par ce sentiment qui finira bien par nous avoir nous aussi : «bondieu, c’était mieux avant».

Alors qu’en fait non quand on y réfléchit bien. Non non. Prenons les Wolf Parade. Super groupe (c’est à la mode depuis quelques années en Amérique du Nord) mené par Spencer Krug (Frog Eyes, Swan Lake) et Dan Boeckner d’Handsome Furs – autrement dit, et entre autres, les deux voix qui s’entremêlent sur le disque –, amis des Arcade Fire (Wolf Parade a enregistré cet album dans l’église détenue par la bande de Régine Chassagne), il avait été découvert en 2005 via un EP – éponyme – assez enthousiasmant, avant d’enchainer par un album bon quoiqu’inégal.
Trois ans plus tard, voilà qu’ils nous reviennent, avec un ‘At Mount Zoomer’, pourvu de neuf titres (bouh !) et 46 mns de musique (yeah !).

Et bien vous savez quoi ? Ce n’était pas mieux avant : c’est juste mieux maintenant. Que l’on soit ici passionné de musique, auditeur occasionnel ou fan de variété française multi-(re)diffusée, le débat ne devrait pas avoir trop lieu concernant cet album. Pour peu qu’on ait un minimum d’ouverture musicale et d’envie.

Indie-pop, indie-rock, prog-rock aux relents un peu cheap, ‘At Mount Zoomer’ est un peu tout cela à la fois, entouré d’une production d’une qualité dingue. Mais surtout, c’est un album cohérent, sans faiblesse, sans temps mort, particulièrement bien écrit et qui laisse les errements de leur premier ‘Apologies to the Queen Mary’ de côté. Sub Pop parle même de «this generation’s ‘Marquee Moon’» rien que ça. On n’ira pas mettre ce disque au niveau du chef d’œuvre de Tom Verlaine, en tout cas pas maintenant.

Mais alors que beaucoup s’enthousiasment pour le nouvel album d’Islands, qui n’a, à mon grand regret, ni le génie des Unicorns ni la joliesse de ‘Return to the Sea’, Wolf Parade va sortir dans l’indifférence générale (en France) un deuxième album vraiment (d)étonnant, mature, généreux dans ses compositions et sur de lui. Bref un grand disque. On parie qu’on en reparle dans six mois ? D’ici là, portez la bonne parole mes ami(e)s ! (sortie: 17 juin 2008)

Son :
Myspace (2 titres de ‘At Mount Zoomer’, dont un en téléchargement gratuit, et trois autres, en extra)
Site Officiel

Histoire de faire les choses en grand, deux morceaux : Soldier’s Grin ouvre l’album d’une manière admirable. Et si vous n’êtes pas touché par ce premier morceau, nul doute que Kissing The Beehive, vrai chef d’œuvre de dix minutes devrait vous mettre d'accord (malheureusement plus en écoute).

lundi 25 mars 2024

[Track of The Day] Boeckner - Don't Worry Baby

Vingt-cinq ans après ses débuts et une palanquée d'albums avec Wolf Parade (évidemment), Handsome Furs (groupe qu'on a tendance à trop oublier), Divine Fits et autres Atlas Strategic ou Operators, Dan Boeckner suit enfin la trajectoire de son - lui aussi - prolifique compère Spencer Krug et passe enfin par la case solo.

Sobrement intitulé 'Boeckner!', ce disque court (huit titres pour tout juste trente-deux minutes au compteur) est une sorte de synthèse réussie de Wolf Parade et de Handsome Furs. Entouré du producteur Randall Dunn (qui a travaillé sur quelques albums aimés dans ces pages, de Black Mountain à Marissa Nadler en passant par Tim Hecker ou le dernier Oneohtrix Point Never, et dont la production de deux des plus célèbres albums de Sunn O))) a poussé le canadien à lui demander son aide) et de Matt Chamberlain, batteur de renom à qui le sublime 'When The Pawn...' de Fiona Apple doit beaucoup, Dan Boeckner enchaîne les mélodies soignées et efficaces, qu'il chante à merveille (une des forces du disque et le mixage de sa voix n'y est pas pour rien) sur un tourbillon de guitares et de synthés.

Ouvert par l'épatant Lose et conclu par la très belle et fausse balade Holy Is the Night, très bien produit et habillé d'une pochette magnifique, 'Boeckner!' regorge de chansons pop marquantes (Wrong, Euphoria), pour ne pas dire mémorables (Don't Worry Baby, en écoute aujourd'hui). Un album dont je n'espérais pas spécialement grand chose (nos héros passés prennent tous de l'âge) et qui s'avère être un gros coup de coeur.
 
Album : Boeckner!
Année : 2024
Label : Sub Pop

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Don't Worry Baby de Boeckner est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Boeckner!', voilà Euphoria :

Le clip de Lose, l'excellent morceau qui ouvre ce premier album solo de Dan Boeckner :

jeudi 19 mars 2009

Handsome Furs – Face Control [Sub Pop]

S’ils sont les leaders de Wolf Parade, un des groupes les plus passionnants qui soit (et auteur l’an passé d’un album épatant, ‘At Mount Zoomer’), Dan Boeckner et Spencer Krug sont, à l'instar de leur ami Dan Bejar, du genre hyperactifs. Des auteurs qui ne savent pas rester en place et dont le manque d’activité semble être pour eux quelque chose auquel ils n’ont pas envie de se frotter. En tout cas pas pour le moment.

Plutôt que de se limiter à une seule et même entité, les deux en créent d’autres pour pouvoir alimenter leur soif infinie de musique. Ainsi, Spencer Krug est à la tête de pas moins de quatre autres groupes, dont Sunset Rubdown, Frog Eyes ou encore Swan Lake. Des entités aux albums sympathiques mais assez inégaux finalement, où le père Kruger se perd régulièrement en expérimentations pas toujours bienvenues.

Le cas de Dan Boeckner est différent. Lui préfère tabler sur un seul groupe parallèle: Handsome Furs. Et force est de constater qu’il a plutôt raison de ne pas s’éparpiller plus que de raisons tant ce side-project est le plus intéressant de ceux ayant émergés de Wolf Parade.

Après un premier album (‘Plague Park’) aux prises de risques minimes mais au résultat étonnant, le groupe, formé par le couple Boeckner (lui à la guitare et au micro, elle au synthé et à la rythmique), revient donc aux affaires, une nouvelles fois chez Sub Pop, avec ‘Face Control’ d’un tout autre acabit.

Enregistré principalement en Europe de l’Est en Russie, on jurerait pourtant qu’il a été conçu sous les projos de l’Haçienda, avec Bernard Sumner et Peter Hook en chef d’orchestre. Car si les premières secondes de l’album (Legal Tender), rappellent Lcd Soundsystem (impression qui revient régulièrement tout au long de l’album), très vite on se rend compte que c’est surtout New Order qui est la principale influence de ce ‘Face Control’. Toutes les pistes de cet album respirent le groupe mythique de Manchester, aussi bien pour le côté dancefloor synthétique, pour la rythmique froide et robotique que pour la guitare acérée et agressive de Dan Boeckner.

A tel point qu’on frôle parfois le plagiat, notamment à deux moments: All We Want, Baby, Is Everything a plus qu’un peu de Temptation dans les veines. Quant à Nyet Spasiba (voir plus bas), il se permet de rendre hommage (ou pomper c’est selon) à Blue Monday en reprenant son beat, peut-être le plus célèbre de l’histoire. Rien que cela.

Toutefois, malgré son manque de tube planétaire (tout le monde n’a pas dans sa besace un Age of Consent ou un Ceremony), 'Face Control' s'impose largement quand même comme un excellent album (seule la pochette est ratée. Mais Peter Saville ne peut pas être partout). Plus cohérent que certains des albums de New Order, il est le mix réussi d’electro-pop synthétique aux relents de new-wave, le tout à la sauce canadienne. En quelque sorte, l’album que pourrait sortir la bande à Sumner si James Murphy s’attelait à la production. (sortie : 9 mars 2009)

Son :
Myspace (‘Face Control’ y est en écoute complète!)

Deux titres en écoute: un Legal Tender, qui ouvre l'album, où l'on croise Lcd Soundsystem et New Order, puis Nyet Spasiba et son beat Blue Monday (malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, le clip de I’m Confused, hommage du groupe à Resident Evil :

Handsome FursI’m Confused


mercredi 10 janvier 2018

Bilan 2017 : « Albums » (20-01)



Avant de mettre un point final à mon année musicale 2017, finissons notre petit tour d'horizon (partiel, j'en ai bien conscience) des « bilans de l'année » des blogs amis et voisins :

Voilà donc les 20 albums qui m'auront le plus marqué en 2017. De superbes révélations françaises (et lyonnaises), des disques beaux, souvent à en pleurer, une découverte essentielle pour mes oreilles, du melting-pot absolument brillant et un album aussi court que fabuleux, produit par un duo d'américains que rien ne semble arrêter. 
Et comme d'habitude, une chanson de chaque disque présenté ci-dessous est en écoute dans un lecteur Spotify et un lecteur Deezer plus bas. Bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 40-21



20. H-Burns - Kid We Own The Summer [Vietnam]
Rock lumineux et ambiances mélancoliques (la chanson titre qui ouvre l’album en est la meilleure preuve) au programme de ce nouvel album du romanais. Montant encore d’un cran dans la qualité, H-Burns s’impose (s’il était besoin) comme un des mètres étalon du genre américain, en vo certes, mais à la française.


19. Julien Baker - Turn Out The Lighs [Matador]
Acheté sans écoute préalable sur les bons conseils de Walleum, ce premier album de Julien Baker (rien à voir avec « Les Frères Scott ») est en tout cas d’une beauté sidérante, où l’urgence perce derrière son chant et ses mélodies. Une douceur punk très personnelle et aux accents émo.


18. Raoul Vignal - The Silver Veil [Talitres]
Premier album folk élégant et lumineux de la part du lyonnais Raoul Vignal, et c'est Talitres, toujours à l'affût, qui sort le tout. Entre Kings of Convenience, Stranded Horse, sous le haut patronage de Nick Drake, voilà un bien beau disque, à l'ambiance impeccable.


17. Beach Fossils - Somersault [Bayonet]
Rarement emballé par le trio de Brooklyn, 'Somersault' est une révélation. Leur ambition, leur son plus pop, plus rond et leurs belles orchestrations m’auront beaucoup séduit. Dépourvu de fautes de goûts, ce quatrième album des Beach Fossils a même de faux-airs de réponse new-yorkaise au 'Hang' des californiens de Foxygen.
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16. ENTRANCE - Book of Changes [Thrill Jockey]
Hors du temps, anachronique, 'Book of Changes' est le premier album en 13 ans de Guy Blakeskee qui officie sous le nom d’ENTRANCE. Folk, pop, subtilement arrangé, avec de beaux chœurs, des violons aussi efficaces que discrets, portés par une belle guitare, voilà un des disques les plus beaux écoutés cette année.


15. Percolator - Sestra [Penske]
Kraut-rock, shoegaze, noise-pop, noise-rock, drones, guitares fuzz, reverb', rythmiques martiales, mélodies lumineuses : voilà tout ce qui est au programme de ce premier album de Percolator, trio irlandais auteur d’un disque tonitruant.

14. State Broadcasters - A Different Past [Olive Grove Records]
Sur leur troisième album en 8 ans, les State Broadcasters alternent entre chansons lentes et mélancoliques, pop-songs à la I'm From Barcelona, rappellent tantôt leurs cousins de Dancing Mice, le Spinto Band ou le grand ordonnateur qu'est Sufjan Stevens. Mieux, ils convient à leur festin pop, en plus des traditionnels piano, guitares et basses, de la harpe, de l'accordéon, du trombone et du violoncelle. Parfait.


13. Valparaiso - Broken Homeland [Zamora Label] 
Mené par d’anciens Jack The Ripper, ce premier album de Valparaiso aura invité sur son album sans doute le plus beau casting de 2017 : Howe Gelb, Shannon Wright, Marc Huyghens (Venus), Josh Haden (Spain), Dominique A et autres John Parish (par ailleurs producteur du disque). Très beau voyage musical qui dévoile peu à peu son americana tantôt langoureuse, tantôt électrique.


12. Aidan Baker / Simon Goff / Thor Harris - Noplace [Gizeh Records] 
Composé avec Thor Harris (batteur de Swans) et Simon Goff (violoniste anglais), ce nouvel album d’Aidan Baker (le cinquième de l’année !) est un disque langoureux, uniquement instrumental, rempli de longues mélopées lancinantes, extatiques. Un ticket pour un voyage ambient en apesanteur, avec pour seules armes guitare, violon et batterie.

 

11. St. Vincent - MASSEDUCTION [Loma Vista]
L'ex de Polyphonic Spree et du groupe de Sufjan Stevens ne m'a jamais vraiment touché avec ses albums solo. Pourtant, son dernier en date 'MASSEDUCTION' m'aura happé avec sa pop-électronique aux accents mainstream, où les tubes sont nombreux (Los Ageless, New York) et derrière lesquels se cachent des textes personnels et sombres.


10. The Luxembourg Signal - Blue Field [Shelflife]
J'ai beau tourner ça dans tous les sens, The Luxembourg Signal est sans conteste MA révélation de 2017. Renversé par leur superbe 'Laura Palmer' (un de mes 7" de l'année, mais surtout mon single 2017), 'Blue Field', leur second album, ne saurait pas être résumé à cette chanson imparable. Septet, le groupe sait produire une pop aussi rêveuse que nerveuse et endiablée, pleine de guitares. Brillant.
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09. AVIONS - Loner [Bad Health Records / Les Briques du Néant / Ligature / Napalm Trees / Teenage Hate Records]
Dans une année lyonnaise plus que réjouissante, AVIONS est sans doute le disque le plus rentre dedans de l’année (avec celui des Decibelles évidemment). Punk à roulettes mâtiné de grunge et lorgnant vers une power-pop racée (à moins que ce ne soit l’inverse), chanté dans un anglais très convaincant, et puisant leur inspirations dans les années 90, ce 'Loner' a un sacré chien (oui, elle est facile).


08. The Magnetic Fields - 50 Song Memoir [Nonesuch]
Pour ses 50 ans, Stephin Merritt, pas avare de compositions, s'est dit qu'il allait sortir un album retraçant les 50 années de sa vie. Ce qui nous donne donc un coffret de 5 disques de 10 chansons et 2h30 de musique. On passe ici par tous les états. Et le résultat est magnifique, comme souvent. Textes profonds ou anecdotiques, sérieux ou plein de dérisions, chansons travaillées ou presque ivres, le meneur des Magnetic Fields accompagne l'ensemble de belles mélodies et de sa voix reconnaissable entre mille. Un disque qui, à l'instar de '69 Love Songs' devrait être une source de découverte intarissable. Happy Birthday Stephin.


07. Phoebe Bridgers - Stranger in the Alps [Dead Oceans]
S'il fallait élire le disque le plus touchant de l'année, sans nul doute que ce serait le 1er album de Phoebe Bridgers. Un disque mélancolique à souhait, où elle dévoile des compositions simples mais toujours belles, sur fond de guitares et piano grave. Et quand elle prend ses aises, elle n'en est que plus convaincante.


06. Max Richter - Three Worlds: Music From Woolf Works [Deutsche Grammophon] 
Disque construit autour de trois livres de l’écrivaine Virginia Woolf, il est à la base la bande-originale d'une création théâtrale. Album magnifique qui voit Max Richter revenir à ses premières amours et mélanger musique néo-classique et littérature ('The Blue Notebooks' et  Franz Kafka, 'Songs from Before' et Haruki Murakami), 'Three Worlds: Music From Woolf Works' se termine par une chanson de plus de 20 mns absolument superbe et qui sait prendre son temps.


05. Richard Dawson - Peasant [Domino]
Se posant en véritable conteur, l'anglais Richard Dawson plonge sa folk (avant, progressive ou orchestrale, c'est selon) dans le moyen-âge et une contrée du nord de l'Angleterre actuelle, désormais disparue. Chaotique, pleine de clappings, de chœurs, de guitares sur le fil de la justesse, parfois effleurées, souvent maltraitées, la musique de Richard Dawson et de ses compagnons est ensorcelante à souhait. Sans aucun doute, le plus beau disque de l'écurie Domino sorti en 2017


04. Wolf Parade - Cry Cry Cry [Sub Pop]
Là où le côté calculé du retour des LCD Soundsystem m'a empêché d'apprécier le 'American Dream' de la bande à Murphy, le retour des Wolf Parade respire la sincérité ; et est particulièrement imparable. S'ouvrant sur une chanson divine et synthétisant à merveille les appétences musicales de Spencer Krug et de Dan Boeckner, 'Cry Cry Cry' réussit à marier avec une grande subtilité des textes désabusés à des mélodies dansantes et enivrantes.


03. Satellite Jockey - Modern Life vol.1 [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records / Pop Club]
Joliment produit, très bien mis en musique, ce nouvel album des Satellite Jockey est l'album pop de mon année 2017. Disséminant clin d’œils sixties ici et là, chantant dans un anglais ne sonnant pas français pour un sou et s'entêtant à faire progresser leurs chansons sans jamais s’appesantir sur une simple mélodie, aussi efficace soit-elle, les Satellite Jockey auront sorti un disque de pop classieuse, de grande qualité, et qui aurait sans doute fait plus de bruit s'il avait eu l'étiquette « Canada » ou « Brooklyn » accolée à sa bio.


02. James Holden & The Animal Spirits - st [Border Community]
Véritable découverte, cet album de James Holden & The Animal Spirits est un disque totalement instrumental mais flamboyant en de nombreux points. Melting-pot de sonorités et d'influences (musique orientale, (free) jazz, expérimental, électro, folk sous-acide, des saxophones ivres, etc), enregistré en une prise live pour chaque morceau, il est surtout d'une consistance et à la fois d'une facilité d'écoute autant sidérante que déconcertante.


01. Foxygen - Hang [Jagjaguwar]


Sans hésitation, le disque le plus brillant de 2017 est le nouvel album des Foxygen, duo américain habitué de ces pages. 'Hang' est un album prodigieux, qui contraste totalement avec leur gargantuesque '... And Star Power', leur précédent disque. Ici, 8 chansons en 32 mns. Mais quelles chansons !
Parlant aussi bien de cinéma, de lieux mythiques que d'accomplissement personnel, les Foxygen auront su soigner l'habillage de leurs chansons : un orchestre complet les entoure, auquel viennent se joindre les Lemon Twigs, Matthew E. White et autres Steven Gregory Drozd des Flaming Lips.
Surtout, en plongeant la tête la première dans une pop racée, qui tient autant de l'americana, du glam que des comédies musicales à l'ancienne, le duo aura sorti en 2017 un disque aussi ambitieux que réussi, aux mélodies impeccables et à la mise en musique parfaite.


Comme de coutume, une chanson de chaque disque présenté ci-dessus est en écoute dans un lecteur Spotify et un lecteur Deezer. Sauf pour AVIONS, indisponible sur ces deux plateformes. Bonne(s) écoute(s) ! 






Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 40-21

mardi 24 mai 2011

[Track of The Day] Handsome Furs - Repatriated

On peut déjà être sûr d'une chose du prochain album des Handsome Furs, 'Sound Kapital', dont on a appris hier la parution prochaine (le 28 juin prochain): sa pochette présentant une femme, tous seins et pubis dehors posant sous un pont, en pleine nuit, sera certainement censuré. Ça sent la polémique à plein nez.

Vous me direz, pour qu'il y ait polémique, il faudrait déjà que 'Sound Kapital' fasse le buzz également musicalement. Et à l'écoute des deux (Sub Pop est généreux) premières chansons en écoute What About Us? et Repatriated, nul doute que ce sera le cas.
Le side-project le plus abouti des Wolf Parade via ces deux chansons impose son electro-pop, aux claviers omni-présents. Et la conclusion qui s'impose c'est que les Handsome Furs ne sont pas en train de devenir les New Order des années 2000. Ça c'était pour leur deuxième album, 'Face Control', déjà fichtrement réussi et qui allait piocher ça et là dans les archives sonores de la bande à Bernie et Hooky. Non, aujourd'hui, les Handsome Furs sont clairement les New Order des années 2000. Oh quel pied !

Album: Sound Kapital
Année: 2011
Label: Sub Pop


Les deux premières chansons de 'Sound Kapital' sont en écoute et à télécharger sur le SoundCloud des Handsome Furs. Et comme le choix a été difficile entre Repatriated (en écoute dans le lecteur Grooveshark) et What About Us?, les voici toutes les deux. Enjoy! (malheureusement plus en ligne)

lundi 18 novembre 2013

[Track of The Day] Moonface - November 2011

Spencer Krug fait partie des gens qui semblent ne pas vivre dans le même espace-temps que nous autres, pauvres mortels. Depuis 2002 et ses débuts dans le monde de la musique, Spencer Krug a sorti pas moins de 22 disques, Ep et LP confondus ! Pas sous son nom mais sous divers (et sans être pour autant le grand leader à chaque fois) : Wolf Parade, Fifths of Seven, Sunset Rubdown, Swan Lake et Frog Eyes. Bref, notre homme vit des journées de 36h. Je ne vois pas d'autres explications.

Moonface est son projet le plus d'actualité. Complètement passé à côté des 2 premiers albums (dont le second 'With Siinai : Heartbreaking Bravery', l'an dernier, vraiment bien, auprès duquel j'ai rattrapé le retard depuis), je saute à pied-joint dans le troisième, notamment suite aux retours dithyrambiques (le mot est faible) entendu ici et là (surtout là).

'Julia With Blue Jeans On' est donc le second Lp de Moonface. Et cette fois, Spencer Krug a décidé de gérer l'affaire tout seul. Piano/voix tout du long de l'album. Ennuyeux ? Redondant ? Aucunement, et c'est là la grande force de ce disque. Avec un Spencer Krug au chant sublimant et jouant avec les mélodies qui se baladent tout du long et une production mettant bien en avant le piano, le résultat est épatant, prenant et vraiment beau.

Bref, en quelques mots comme en cent : 'Julia With Blue Jeans On' est un disque à la pochette belle comme tout et auquel il est difficile de ne pas succomber.

Album : Julia With Blue Jeans On
Année : 2013
Label : Jagjaguwar

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En plus de Barbarian (en écoute ci contre), Everyone is Noah, Everyone is the Ark, la 2è chanson de 'Julia with Blue Jeans On' de Moonface :


jeudi 12 octobre 2017

[Track of The Day] Will Stratton - Manzanita

Quand on a 25 ans, s’il y a bien une chose à laquelle on ne pense pas, c’est bien avoir un cancer. Et pourtant, ce foutu crabe n’est jamais très loin. Demandez à Will Stratton ce qu’il en pense lui qui après un ‘Post-Empire’ de toute beauté s’est vu diagnostiquer un cancer des testicules ; et pas du genre mignon et bénin mais plutôt sur le mode de celui qui vous a déjà empoisonné le foie, les poumons et l’abdomen quand vous découvrez que vous êtes malades.

Remis et guéri (en tout cas à ce jour), Will Stratton a su reprendre sa carrière prometteuse de compositeur folk. Et de quelle manière. D’abord par un ‘Gray Lodge Wisdom’ (chez Talitres, toujours à l’affût des beaux disques) puis cette année via ‘Rosewood Almanac’.

Un disque très anglais pour un américain comme Will Stratton (même si l’on sent parfois planer ici et là quelques inspirations toutes Sufjanienne et un peu de David Ackles). Mais surtout un disque de folk, à la beauté lumineuse qu’il déploie avec une belle tendresse.

Contrairement aux Wolf Parade pour qui le cap de la quarantaine ne semble pas être une sinécure, Will Stratton lui, malgré la mélancolie qu'il essaime, voit la vie différemment, forcément. L'espoir est là, bien présent.

La touche supplémentaire qu'il fallait à cet album délicat jusqu’au bout des ongles, que ce soit dans ses mélodies, ses arrangements (entrez ici alto, violon, violoncelle et autres clavecins) et dans sa façon de chanter ; une manière bien à lui d'ailleurs, toujours posée, jamais dans l’excès, comme s’il cherchait la douceur plutôt que quelques effets de manches malvenus. Un disque élégant en tous points.

Album : Rosewood Almanac
Année : 2017
Label : Bella Union

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, Manzanita, troisième chanson de ce 'Rosewood Almanac' de Will Stratton, est en écoute ci-dessous. Et comme il le dit lui-même : « I love the way that we grow old ».


Autre chanson de ce 'Rosewood Almanac' de Will Stratton, voilà I See You :



Pour finir, le single Some Ride via avec son clip :


mardi 30 août 2011

Mister Heavenly - Out of Love [Sub Pop]

Dans le monde merveilleux des side-projects, il y a deux spécimen intéressants à étudier dans le monde du rock indépendant. Le premier est Spencer Krug, une des têtes pensantes de Wolf Parade qui, après avoir, pendant quelques années, semblé monter un nouveau groupe tous les six mois, s'est un peu calmé.

Et puis il y a Nick Thorburn, un des mecs derrière les géniaux Unicorns et derrière le tout aussi génial 'Return to the Sea' d'Islands.
On lui doit malheureusement aussi les deux albums suivants d'Islands, insupportables galettes remplies de guimauve à tous les étages responsables d'une de mes plus terribles indigestions musicales… en deux écoutes!
Mais Nick Thorburn ne s'arrête pas là. Il a aussi monté Human Highway (groupe sympathique mais déjà oublié), chante désormais sous son surnom Nick Diamonds ('I Am an Attic' est sorti en juin), et vient de monter Mister Heavenly, dont il est question ici.

Mister Heavenly est donc la dernière lubie de Nick Thorburn. Le genre de de super groupe, signé chez Sub Pop, excusez du peu, aux ambitions légères et plus rock que pop.
Au programme de ce trio, Thorburn donc, mais aussi Honus Honus de Man Man et Joe Plummer, batteur de, entres autres, The Shins, Black Heart Procession et surtout Modest Mouse. Histoire de rajouter un poil de glamour à l'affaire, l'acteur Michael Cera (le gentil quoiqu'un peu niais garçon qui met en cloque Ellen Page dans 'Juno') participe, à la basse, à quelques dates de la tournée de Mister Heavenly.

'Out Of Love', premier (et unique?) album des Mister Heavenly est à classer dans le haut du panier des sorties discographiques de Nick Thorburn. Sur une base plus rock que pop et partant titiller un brin de soul (Diddy Eyes) voire de blues bien gras (Doom Wop) par moments, le groupe n'en rajoute pas des tonnes, la joue plutôt simplement, ne fait pas dans l’esbroufe ridicule comme sur 'Arm's Way' d'Islands, cadre et ne fait durer l'aventure plus que de raisons (12 chansons et 36 mns au compteur) et déploie un éventail de mélodies aussi facilement mémorisables que terriblement entêtantes.

Il y a dans ce 'Out of Love' un peu de la folie des Unicorns. De l'ambition des Islands des débuts. Jamais sur la longueur d'une chanson, certes, mais c'est déjà ça. Ce Mister Heavenly, sans être ébouriffant pour autant, vient de me réconcilier avec un artiste que je ne croyais plus capable de sortir quelque-chose de consistant, tout du moins à mes oreilles. Chouette! (sortie: 16 août 2011)

Son:
Myspace
Site officiel de Mister Heavenly

Deux chansons en écoute. Harm You, titre hésitant en rock nerveux et délicatesse pop, et Wise Men, potentiel tube et meilleure chanson de ce premier album des Mister Heavenly. (malheureusement plus en écoute)

 Un autre morceau, Bronx Sniper, qui ouvre 'Out of Love', au format soundcloud cette fois-ci (et à télécharger gratuitement en cliquant sur la petite flèche noire sur la droite). (malheureusement plus en écoute)

Et si vous voulez en savoir plus, vous pouvez écouter l'album des Mister Heavenly dans son entier. Sub Pop a bien fait les choses et propose d'écouter
'Out of Love' ci-dessous, certes en format youtube mais c'est déjà ca.


lundi 1 janvier 2018

Bilan 2017 : Top 50 « Morceaux »




Après les rééditions, compilations et autres formats courts, passons à la deuxième partie de ce bilan 2017 avec les morceaux de l'année. Oui, « morceaux ». Le terme est un peu bâtard et générique j'en conviens mais « chansons » ne collait pas tant il y a dans cette sélection des titres qui ne peuvent pas être qualifiés ainsi. Bref, des morceaux. Cinquante même.

Mais avant d'en dresser la liste, continuons à faire un tour d'Internet en ces temps où les tops de fin d'année pullulent un peu de partout. Et ceux ci-dessous méritent qu'on s'y attarde :

Cinquante morceaux donc qui reflètent mon année musicale. Des chansons qui m'auront fait reconsidérer certain(e)s artistes de façon inattendue, des confirmations, des morceaux qui demandent de prendre du temps, un poil d'électro, quasiment rien de hip-hop (il va falloir vraiment que je m'y remette) et trois titres qui écrasent toute la concurrence tout en haut.

Tout en bas de ce classement se trouvent deux playslits : une Spotify, une Deezer. Parce qu'encore plus que pour le classement des « Albums », s'il y a bien un papier qui nécessite un player streaming, c'est bien celui-ci.
Bonne(s) écoute(s) et bonne année 2018 !

Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 40 Albums : 40-21 
Top 40 Albums : 20-01


50. The New Pornographers - Whiteout Conditions
49. Thomas Dybdahl - Like Bonnie & Clyde
48. Spoon - WhisperI’lllistentohearit
47. Pale Lights - Sweetheart
46. Don Babylon - People Having Fun (Not Really)

45. The Seabirds - Independent Horses
44. JetStream Pony - Like You Less
43. Slowdive - Falling Ashes
42. Piano Magic - I Left You Twice, Not Once
41. Arbouretum - Woke Up on the Move

40. The Black Angels - I’d Kill For Her
39. Conor Oberst - Empty Hotel by the Sea
38. La Féline - Séparés (Si Nous Etions Jamais)
37. Bertrand Burgalat - E L’Ora Dell’ Azione
36. Menace Beach - Dartaloid

35. Japandroids - Near to the Wild Heart of Life
34. Orelsan - San
33. Entrance - Revolution Eyes
32. Makeness - Day Old Death
31. Satellite Jockey - Modern Life

30. Clap Your Hands Say Yeah - Better Off
29. Arcade Fire - Everything Now
28. The National - The System Only Dreams in Total Darkness
27. Valparaiso - Rising Tides (feat. Phoebe Killdeer, Howe Gelb)
26. The Magnetic Fields - Be True To Your Bar

25. Mari Samuelsen - Timelapse
24. LCD Soundsystem - Call The Police
23. AVIONS - Days of Thunder
22. The Pains of Being Pure at Heart - Anymore
21. Chad VanGaalen - Old Heads

20. Poni Hoax - The Wild
19. Algiers - The Underside of Power
18. Albin de la Simone - Le Grand Amour
17. H-Burns - We Could Be Strangers
16. Animal Collective - Man of Oil

15. Grandaddy - This is the Part
14. Cloud Nothings - Sight Unseen
13. Chloé - The Dawn
12. Barbarie Boxon - Ciel Bleu
11. Phoebe Bridgers - Scott Street

10. St. Vincent - New York
09. Max Richter - The Waves: Tuesday
08. Calogero - Je Joue de la Musique
07. The Creases - Answer To

06. British Sea Power - Bad Bohemian (+ Intro)
05. Wolf Parade - Lazarus Online
04. Foxygen - Trauma
03. Charlotte Gainsbourg - Kate
02. Kamasi Washington - Truth
01. The Luxembourg Signal - Laura Palmer


 


Comme promis, voilà les deux playlists Spotify et Deezer. Un seul titre est indisponible sur les deux plateformes, celui d'AVIONS, à trouver également ci-dessous :







Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 40 Albums : 40-21 
Top 40 Albums : 20-01