Affichage des articles triés par pertinence pour la requête fiona apple. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête fiona apple. Trier par date Afficher tous les articles

lundi 11 juin 2012

[Track of The Day] Fiona Apple - Werewolf

La carrière discographique de Fiona Apple est bizarre. Dans quelques jours, elle sortira son quatrième album, sept ans après le dernier et surtout 16 ans après le premier.

Deux explications à cela:
- Bien que son premier album 'Tidal' fut encensé de partout, et mis un temps en tête de gondole du robinet d'eau tiède qu'était déjà MTV, le fait que Fiona Apple envoie chier l'industrie musicale lors de la remise du prix de meilleur clip de l'année de la chaîne n'a pas aidé.

- Prévu pour 2003, son troisième album, 'Extraordinary Machine', aura mis 3 ans à sortir, la faute à Sony (selon la rumeur en tout cas), refusant tout net la première version, celle-ci manquant au goût de la major de titres commerciaux et vendeurs.

Sept années plus tard donc, revoilà Fiona Apple, son piano et ses mélodies sous le bras, ses textes à presque nulle autre pareil, portés par sa voix aussi rauque que douce.

L'album s'appelera 'The Idler Wheel is wiser than the Driver of the Screw, and Whipping Cords will serve you more than Ropes will ever do', ne bat pas le précédent record de 'When The Pawn...' et ses 400 caractères (ce qui en fait toujours le titre d'album le plus long de l'histoire, même si depuis les Soulwax l'ont battu de peu mais c'était pour une compilation, donc ça ne compte pas, na). Et il sortira, à nouveau, chez Sony.

Trois extraits ont vu le jour (dont deux il y a peu): Every Single Night, qui devrait être le premier single, chanson aux forts accents indiens (ceux d'amérique). Anything We Want est quant à lui moins emballant mais Werewolf, dans une veine très classique, voit Fiona Apple revenir à des élans qui (me) manquaient.

Car la conclusion est celle-ci à l'écoute de ces trois chansons: il était temps que Fiona revienne aux affaires. Vraiment.

Album: The Idler Wheel is wiser than the Driver of the Screw, and Whipping Cords will serve you more than Ropes will ever do 
Année: 2012 
Label: Epic

Une excellente interview de Fiona Apple chez Pitchfork est à lire ici.

Werewolf est également en écoute sur le soundcloud de Fiona Apple. (malheureusement plus en écoute)

Et pour finir, le clip de Every Single Night, totalement WTF et tourné à Paris :



vendredi 16 avril 2021

[Track of The Day] Fiona Apple - Love More (Sharon Van Etten cover)

Passé l'an passé à côté de 'Fetch the Bolt Cutters', sympathique album mais dans lequel j'avais du mal à trouver le génie et le formidable qu'on me promettait, Fiona Apple vient refrapper avec beauté dans mes oreilles avec sa reprise de Love More de Sharon Van Etten.

Cette dernière, pour fêter les dix ans d''Epic' (ou presque : la pandémie a sans doute du contrarier la sortie l'an passé), l'album qui l'a vraiment révélé en 2010, deux ans avant l'explosion 'Tramp', a invité sept artistes à venir reprendre une chanson du disque en leur donnant carte blanche. Et pour ainsi dire, le casting fait envie : Big Red Machine, IDLES, Lucinda Williams, Courtney Barnett, St. Panther et donc Fiona Apple.

Celle-ci reprend donc Love More, la chanson qui concluait 'Epic'. Une vraie relecture, assez loin de l'originale, plus ample, où des chœurs et des vocalises embrassent la voix superbe et profonde de Fiona Apple, sur des percussions qui donnent le La de l'ensemble.

Album : Epic Ten
Année : 2021
Label : Ba Da Bing!

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Love More de Sharon Van Etten repris par Fiona Apple est en écoute ci-dessous :

Histoire de pouvoir comparer les deux, voilà la version originale de Love More de Sharon Van Etten :

lundi 11 mars 2024

[Track of The Day] Iron & Wine - All in Good Time (feat. Fiona Apple)

Lui qui a enchanté nos années 2000 de mélodies sublimes, de chansons (Passing Afternoon pour n'en citer qu'une) et d'albums mémorables ('Our Endless Numbered Days' pour n'en citer qu'un), Sam Beam a-t-il encore quelque-chose à dire en 2024 ? Aussi curieux que cela puisse paraître (cela fait bien longtemps que son Iron & Wine a perdu la flamme et aligne les disques quelconques), la réponse est oui.

En tout cas, c'est ce que laissent présager les deux premiers extraits tirés de son nouvel album à venir 'Light Verse' (le premier depuis un bien fade 'Beast Epic' en 2017) : You Never Know (belle bluette dans un pur style Iron & Wine) et surtout All in Good Time (en écoute aujourd'hui), que Sam Beam partage avec la grande Fiona Apple. Une chanson entre nostalgie et bilan d'une vie, en tous points sublime, qui démarre simplement au piano avant qu'une guitare folk (évidemment, on est chez Iron & Wine) et d'autres arrangements plus précieux se mêlent à la danse et soient témoins eux aussi du mariage divin de ces deux voix si opposées (à lui la fragilité, à elle la force, l'assurance et ce grain de soul qui la rend si unique).

All in Good Time est sans doute une des meilleures chansons d'Iron & Wine depuis des lustres. C'est aussi un morceau qui nous rappelle à quel point la voix de Sam Beam est toujours une des plus belles choses au monde. Et à quel point Fiona Apple est absente depuis bien trop longtemps (quatre ans) du paysage musical actuel.

Album : Light Verse
Année : 2024
Label : Sub Pop

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, All in Good Time d'Iron & Wine et Fiona Apple est également en écoute ci-dessous :

Le clip « paroles » de All in Good Time d'Iron & Wine et Fiona Apple :

lundi 12 novembre 2007

Track of The Day (06-12novembre 2007)

Cette semaine, étaient au programme quelques « vieilleries », un des tubes de l'année et une reprise on-ne-peut-plus bandante. Notamment. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer, colonne de droite).

Lundi 12 novembre 2007 :
* Modest Mouse - Spitting Venom [Epic]
Un des tous meilleurs titres de l'année. C'est beau, c'est fort, c'est prenant. C'est long aussi. Y a des cuivres. Pfu. A vous retourner le cerveau. Grande grande classe.
(disponible sur We Were Dead Before The Ship Even Sank #2007)


Dimanche 11 novembre 2007 :
* Fiona Apple - Across The Universe (The Beatles cover) [Sony]
Une « vieillerie » pour un dimanche. Tout ce que touche la belle Fiona Apple se transforme en or. Comme cette reprise (qui a déjà dix ans) d'Across The Universe des Beatles absolument splendide. Supérieure à l'originale ? Peut-être pas (quoique). Mais largement devant tous les autres essais du genre.
(disponible sur Pleasantville: The Original Soundtrack # 1998)

Samedi 10 novembre 2007 :
* Shivaree - Don't Stop 'Til You Get Enough (Michael Jackson cover) [Zoë]
La belle Ambrosia se plait à reprendre avec ses compères quelques vieux classiques de l'histoire de la musique, dont ce tube en or massif de Michael Jackson, dont ils sortent une version très lascive et plutôt bandante.
(disponible sur Tainted Love : Mating Calls and Fight Songs # 2007)


Vendredi 09 novembre 2007 :
* Dungen - En Gång I År Kom Det En Tår [Kemado]
Suédois de leur état, les Dungen reviennent avec un nouvel album qui se termine par cette douceur pop, assez loin de leur psychédélisme seventies habituel. Un disque sur lequel il faudra trouver le temps de revenir.
(disponible sur Tio Bitar # 2007)


Jeudi 08 novembre 2007 :
* Arcade Fire - Poupée de Cire Poupée de Son (France Gall cover) [Merge]
Sortie sur un split 7" avec les LCD Soundsystem, enfin un enregistrement studio du tube de France Gall par les Canadiens. Un titre qui leur va à merveille et à qui ils insufflent une fascinante fraîcheur.
(disponible sur Arcade Fire/Lcd Sound System Split 7" # 2007)


Mercredi 07 novembre 2007 :
* Pumuckl - Sommeil Léger [Autoproduction]
Alors que Pumuckl commence à enregistrer de nouveaux titres pour donner suite à l'excellent 'Carbone' sorti l'an passé, retour avec un de ses tous meilleurs titres, Sommeil Léger. Et ce mec n'est même pas signé...
(disponible sur Sommeil Léger Ep # 2005)


Mardi 06 novembre 2007 :
* The Devastations - Rosa [Beggars Banquet]
Loin du somptueux 'Coal' (qui était mon album de l'année 2006), les aussies reviennent avec un 'Yes, U' très décevant, dont on ressortira quand même ce Rosa, plutôt bien tourné.
(disponible sur Yes, U # 2007)

vendredi 21 février 2025

James Felice - The Little Ones [Million Stars]

« C'est quand on s'y attend le moins que l'amour frappe à la porte » dit l'adage. Sachez que c'est aussi le cas en musique : c'est quand on s'y attend le moins qu'on tombe sur un bijou. Un petit diamant noir venu un peu de nulle part, inattendu mais dont le premier morceau, ses mesures et ses premières paroles vous happent et font résonner en vous quelque-chose que vous n'aviez pas ressenti depuis longtemps.

Le disque en question, c'est 'The Little Ones' de James Felice. James Felice, un des trois frères de The Felice Brothers, groupe à tenir en haute estime, toujours actif ('Valley of Abandoned Songs' remonte à juin dernier) mais qui voit donc un de ses membres s'émanciper le temps d'un premier album solo, publié lui aussi chez Million Stars, le nouveau label de Conor Oberst de Bright Eyes.

Si les biographies d'albums regorgent en général de lieux communs, les mots de James Felice pour présenter et résumer 'The Little Ones' sont ici très justes : « Little stories about little people up against the enormity of the universe and the hideous length of eternal time, and the endless confusions of love and being loved. Big serious ideas, funny little people. All sung softly in a song ».

Car 'The Little Ones', c'est un peu tout cela : des histoires banales d'amour de gens comme vous et moi, de losers paumés (« Did it hurt when you fell from heaven? » chante James Felice sur l'excellente chanson d'ouverture Pick Up Line), parfois cachées derrière quelques questionnements presque métaphysiques, et où désespoir, blessures et nostalgie douloureuse ne sont jamais très loin. Le tout dans une ambiance mélancolique, sans flonflon ni paillettes, mais jamais austère (la production ample n'y est pas étrangère), où l'orchestration, parfois quasiment nue (Tiny Man en clôture), souvent plus fournie (My Enemies, More Than a Pet, Less Than a Friend ou le sublime The Giantess), ne fait jamais dans le superflu et le clinquant.

Enregistré presque en secret lors de chaudes nuit de l'été dernier, 'The Little Ones' est un disque intime, construit autour d'un piano délicat et qui aime intégrer le silence à ses mélodies, agrémenté d'accordéon, d'une boite à rythme, de quelques touches discrètes de cordes, de guitare et de basse, et magnifié par des chœurs d'une grande justesse. Un album qui, sous ses airs jazzy et quelques atours soul, se retrouve à la croisée des chemins de Leonard Cohen, Randy Newman, David Gray, Fiona Apple, Tom Waits et Bob Dylan, dont on ressent l'influence, si ce n'est l'âme, tout du long. Un premier album solo saisissant, touchant, désenchanté et d'une beauté rare de la part de James Felice. Rien de moins qu'un petit chef d’œuvre que l'on va adorer chérir. (Sortie : 14 février 2025) 


Plus :

'The Little Ones' de James Felice est en écoute sur Soundcloud
'The Little Ones' de James Felice est à l'achat sur le site officiel de Million Stars
'The Little Ones' de James Felice est à l'écoute un peu de partout


Trois chansons de 'The Little Ones' de James Felice en écoute aujourd'hui. The Giantess en ouverture, sublime avec son accordéon tendu
(en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis Pick Up Line et son fameux « Did it hurt when you fell from heaven? », accroche de drague la plus pétée qui soit. Et enfin Tiny Man en clôture, presque totalement dénudé mais à vous donner des frissons :



lundi 10 novembre 2008

[Track of The Day] MGMT - Kids (Soulwax Remix)

MGMT est toujours dans toutes les cordes vocales suite à leur impressionnant premier album, 'Oracular Spectacular'. Justice s'était planté royalement avec sa cover de Electric Feel. Soulwax, pas du tout échaudé (faut dire aussi qu'ils sont parmi les meilleurs remixeurs du monde, comme le confirme leur compilation (pour le fun, mettons le titre en entier) 'Most of the remixes we've made for other people over the years except for the one for Einstürzende Neubauten because we lost it and a few we didn't think sounded good enough or just didn't fit in length-wise, but including some that are hard to find because either people forgot about them or simply because they haven't been released yet, a few we really love, one we think is just ok, some we did for free, some we did for money, some for ourselves without permission and some for friends as swaps but never on time and always at our studio in Ghent'. Record de Fiona Apple battu), tente l'expérience avec le titre Kids. Résultat? Un bonheur de remix, dans une pure tradition Soulwaxienne. Ça doit emballer sec sur le dancefloor.

Album: Kids 7"
Année: 2008
Label: Columbia

lundi 25 mars 2024

[Track of The Day] Boeckner - Don't Worry Baby

Vingt-cinq ans après ses débuts et une palanquée d'albums avec Wolf Parade (évidemment), Handsome Furs (groupe qu'on a tendance à trop oublier), Divine Fits et autres Atlas Strategic ou Operators, Dan Boeckner suit enfin la trajectoire de son - lui aussi - prolifique compère Spencer Krug et passe enfin par la case solo.

Sobrement intitulé 'Boeckner!', ce disque court (huit titres pour tout juste trente-deux minutes au compteur) est une sorte de synthèse réussie de Wolf Parade et de Handsome Furs. Entouré du producteur Randall Dunn (qui a travaillé sur quelques albums aimés dans ces pages, de Black Mountain à Marissa Nadler en passant par Tim Hecker ou le dernier Oneohtrix Point Never, et dont la production de deux des plus célèbres albums de Sunn O))) a poussé le canadien à lui demander son aide) et de Matt Chamberlain, batteur de renom à qui le sublime 'When The Pawn...' de Fiona Apple doit beaucoup, Dan Boeckner enchaîne les mélodies soignées et efficaces, qu'il chante à merveille (une des forces du disque et le mixage de sa voix n'y est pas pour rien) sur un tourbillon de guitares et de synthés.

Ouvert par l'épatant Lose et conclu par la très belle et fausse balade Holy Is the Night, très bien produit et habillé d'une pochette magnifique, 'Boeckner!' regorge de chansons pop marquantes (Wrong, Euphoria), pour ne pas dire mémorables (Don't Worry Baby, en écoute aujourd'hui). Un album dont je n'espérais pas spécialement grand chose (nos héros passés prennent tous de l'âge) et qui s'avère être un gros coup de coeur.
 
Album : Boeckner!
Année : 2024
Label : Sub Pop

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Don't Worry Baby de Boeckner est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Boeckner!', voilà Euphoria :

Le clip de Lose, l'excellent morceau qui ouvre ce premier album solo de Dan Boeckner :

mardi 2 avril 2019

[Track of The Day] Jenny Lewis - Wasted Youth

Quand on sait à quels points les réseaux sociaux sont primordiaux pour la promotion d'un album, et quand on sait à quel point Facebook est d'un puritanisme exacerbé et d'une tolérance zéro dès qu'un bout de poitrine féminin est visible (bizarrement, cela pose moins de souci quand il s'agit d'un homme), il est assez couillu de la part de Jenny Lewis d'emballer son dernier album en date, 'On The Line', avec une telle pochette.

Quatrième album pour l'américaine, le premier en cinq ans, et qui compte quelques invités de marque aussi bien sur le disque lui-même (Beck à la production, Ringo Starr à la batterie sur Red Bull & Hennessey) que dans le clip de son dernier single (Red Bull & Hennessey là encore, où Mac DeMarco, St Vincent ou encore Jeff Goldblum sont de la partie). Un disque où Jenny Lewis fait le point sur sa vie, entre rupture, décès de sa mère et temps qui passe.

Un disque moins inspiré que par le passé (la production n'aide pas) mais où elle fait montre à nouveau de son don pour écrire des textes brillants, souvent drôles, même si l'humour est plutôt sombre. Plus que jamais une sorte de mélange entre Fiona Apple et Aimee Mann, Jenny Lewis subjugue même sur Wasted Youth (en écoute aujourd'hui), chanson où elle revient sur son enfance, l'absence de son père et les addictions de sa mère, en mettant plein de « doo-doo doo-doo doo » au moment du refrain ; à fredonner plus que de raison. 

Album : On The Line
Année : 2019
Label : WEA

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Wasted Youth de Jenny Lewis est également en écoute ci-dessous :


Le clip de Red Bull & Hennessy de Jenny Lewis, avec les participations de, et entre autres, Beck, St Vincent, Jeff Goldblum et Mac DeMarco :




mercredi 6 février 2013

[Track of The Day] Dear Reader - Down Under, Mining

Grande révélation (personnelle tout au moins) de 2008 avec le sublime 'Replace Why With Funny' (qui le reste et ne bouge pas d'un pouce), les Dear Reader de la jolie Cherilyn MacNeil s'étaient pris les pieds dans le tapis avec un second album insipide, 'Idealistic Animals', à la production lisse et à l'absence notable de moments remarquables.

Et pour cela, les sud-africains nous doivent une revanche. 'Rivonia' qui verra le jour le 8 avril 2013 pourrait être celle là. Down Under, Mining pourrait être un premier bon signe : voix en avant, piano et rythmique heurtées, chœurs entêtants. Un guide intéressant à suivre en somme.

Espérons le en tout cas. Les mélodies pop et les élans à la Fiona Apple des Dear Reader manquent à mon paysage musical depuis quatre ans déjà. Et ça commence un brin à faire long.

Album : Rivonia
Année : 2013
Label : City Slang


Down Under, Mining de également en écoute sur le soundcloud de Dear Reader. (malheureusement plus en écoute)

vendredi 1 janvier 2021

Bilan 2020 : Top 50 « Chansons »


Jusqu'au bout cette année aura été pitoyable et impitoyable. J'étais en train de mettre en page ce billet de blog quand la nouvelle de la disparition de MF DOOM est tombée. Le choc. Sans doute l'artiste avec Madlib qui m'aura poussé à plonger la tête la première dans ce genre musical que je connaissais à peine, à explorer les catalogues des Def Jux, Lex Records, Anticon et de bien d'autres et de développer un amour immodéré pour la bande à Stones Throw. Quelle tristesse. Et quelle légende putain.

Mais pour revenir à des choses plus terre et avant de dérouler les 50 chansons qui auront animé mon année, voilà quelques liens pour aller découvrir d'autres sélections :
- Le bilan de l'année de Mathieu Gandin chez Random Songs, avec son petit mix qui va bien
- Le top 100 « songs » de Sean de Said The Gramophone
- La playlist de l'équipe de Pop News
- Le traditionnel Rewind de Starsky, en deux faces, la A et la B
- Les chansons de l'année chez Five Minutes

Cinquante morceaux donc. Cinquante chansons qui auront fait mon année 2020. Une année placée, plus que toute autre, sous le signe de la guitare. Il y en a à foison, même si pas que évidemment. Beaucoup de français aussi, de la pop habillée comme jamais, des hymnes à fredonner et des paroles à chanter à tue-tête. Et alors que mes yeux sont encore humides de la nouvelle, je ne peux m'empêcher de me dire que Daniel Dumile a pris les paroles de Thousand pour argent comptant : « Tu conduisais, moi j’apprenais à fumer. J’te jure on fum’ra après la mort tu disais ». Espérons ce soit le cas. ALL CAPS. RIP. Et merci pour tout.

Bilan 2020 :
Top Albums : 20-01
Top Albums : 40-21
Top 15 « 7", 12", Ep, Compilations & Rééditions »


50. The Little Hands of Asphalt - No Reception
49. Girl in Red - Midnight Love
48. Cold Beat - Pearls
47. STRKFR - Budapest (feat. Shy Boys)
46. Camille Bénâtre - Vieux Loup

45.
Fiona Apple - Cosmonauts
44. Floating Room - Held Open Door
43. Double Françoise - Tu N’es Pas Toi (feat. Benjamin Schoos)
42. Courtney Marie Andrews - If I Told
41. Hatchie & The Pains of Being Pure at Heart - Sometimes Always (The Jesus and Mary Chain cover)

40. FEWS - Heaven
39. Sløtface - Telepathetic
38. Arab Strap - The Turning of Our Bones
37. Bicep - Atlas
36. The Luxembourg Signal - The Morning After

35. Surfer Blood - Karen
34. Be Afraid - Crawling Now
33. The Dears - I Know What You’re Thinking And It’s Awful
32. The Strokes - The Adults Are Talking
31. Violent Soho - Slow Down Sonic

30. Caleb Landry Jones - I Dig Your Dog
29. The Hop - La Prochaine Fois (feat. Jok’Air & Jazzy Bazz)
28. Chronophage - Siren Faraway
27. Car Seat Headrest - Deadlines (Hostile)
26. Brooke Bentham - All My Friends Are Drunk

25. Michael Stipe & Big Red Machine - No Time For Love Like Now
24. Smokescreens - I Love Only You
23. Ethan P. Flynn - Are You Doing This to Hurt Me
22. Sondre Lerche - Why Would I Let You Go
21. The Avalanches - Running Red Lights (feat. Pink Siifu & Rivers Cuomo)

20. Porridge Radio - Long
19. Bambara - Serafina
18. Mint Field - Contingencia
17. Sufjan Stevens - My Rajneesh
16. King Creosote - Susie Mullen

15. The Districts - 4th of July
14. Will Butler - Surrender
13. Tugboat Captain - Day to Day
12. Les Marquises - Head As A Scree
11. Nada Surf - So Much Love

10. Police Control - Noyé
09. Arandel - Bluette (feat. Barbara Carlotti)
08. Benjamin Biolay - Comme Une Voiture Volée
07. Sports Team - Here’s The Thing
06. Hotel Lux - Ballad of You & I

05. Bad Moves - Party With The Kids Who Wanna Party With You
04. Sweeping Promises - Cross Me Out
03. Gorillaz - Désolé (feat. Fatoumata Diawara)
02. Thousand - Jeune Femme à l’Ibis
01. Rolling Blackouts Coastal Fever - Cars In Space

Bilan 2020 :
Top Albums : 20-01
Top Albums : 40-21
Top 15 « 7", 12", Ep, Compilations & Rééditions »

Et parce qu'il vaut mieux écouter que lire une liste, toutes les chansons de ce top sont disponibles en écoute dans les players Spotify et Deezer ci-dessous, et également YouTube en cliquant ici. Bonne(s) écoute(s) !


mardi 12 mai 2009

Dear Reader – Replace Why With Funny [City Slang]

C'est fou comme on peut avoir des préjugés un peu stupides. Quand j'ai entendu parler pour la première fois de Dear Reader il y a quelques semaines (et notamment grâce à Pitseleh), la seule chose qui m'a sauté aux oreilles était... qu'ils étaient sud-africains. Et bizarrement, cela m'a un peu repoussé. J'ai tout de suite pensé que ce groupe devait naviguer quelque part dans les eaux troubles de la world music, style musical qui m'est totalement inconnu et pour lequel - tout au moins pour le moment - je n'ai aucune (ou presque) affinité.

Quelle erreur. Un plantage en beauté. Une écoute, une simple écoute des deux premières chansons de ce 'Replace Why With Funny' aura suffit à me confronter à mes contradictions. Car cet album là, le premier pour le trio sous ce nom là (Harris Tweed c'est Dear Reader avec un membre en plus), est un disque pop d'une beauté rare en cette année 2009. Un enchaînement de douceurs pop, extrêmement bien arrangées, où le banjo succède aux violons, où la guitare prend appui sur une batterie raffinée, le tout toujours soutenu par des chœurs envoûtant.

Rappelant aussi bien Emmy The Great (le grain de voix de Cherilyn MacNeil n’est pas si éloigné de celui de l’auteur de ‘First Love’, comme sur Great White Bear) que Fiona Apple (ces élans vocaux quand elle prend d’assaut son piano. Voir Never Goes), mêlant et mariant avec un touché divin des titres tantôt nerveux (Out Out Out), tantôt énergique (Way of The World, tube en puissance) et souvent délicats (Bend, Release Me), touchant parfois au sublime avec The Same, grande chanson de pop orchestrale, ‘Replace Why With Funny’ est un premier disque terrifiant de beauté, pleins de chansons aux contours sereins mais à la réalité triste.

Il y a huit jours, ils étaient sur la scène du Kao à Lyon, en première partie de Get Well Soon. Et si le set de Konstantin Gropper était plus qu'honnête, je n'ai eu d'yeux que pour la première partie. Ce trio charmant de Johannesbourg, véritable révélation pop de mon printemps 2009. (sortie: 20 février 2009)

Son:
Myspace (6 titres en écoute de ce 'Replace Why With Funny')
Site officiel


Deux chansons en écoute (j’aurais osé, j’en aurais mis deux de plus). La première, Great White Bear, est une douceur incroyable qui explique où se réfugier quand rien ne va (à savoir : dans le ventre d’un ours polaire!) et la seconde, The Same, où la mélodie est assurée essentiellement par des chœurs, malheureusement plus en écoute ici mais là et là.

Et pour finir, le clip de Dearheart, le premier single extrait de ce ‘Replace Why With Funny’:


mardi 9 février 2010

Net Emergence 'Février 2010': Dorian Wood, Box Story et La Secte Phonetik


Valery est quelqu'un qui n'est jamais à court d'idées. Après avoir créée BCommeBoxsons, blog carrément essentiel si l'on veut en savoir un peu plus sur la vie de cette industrie musicale et sur ceux qui aiment parler de musique, voilà t-y pas que notre homme a eu une belle idée: Net Emergence. Une Utopie Musicale comme le sous-titre Valery.

Le but de Net Emergence? Faire découvrir au plus grand nombre des groupes non-signés ou à la faible visibilité.
Comment? En sélectionnant chaque mois une quinzaine de groupes (proposés par vous, moi, votre voisin, le cousin de votre tante), de tous les horizons possibles, de les mettre en avant, et de faire élire par un jury (non pas de professionnels mais de gens avides de découvertes) celui qui sied le plus à ses oreilles.

Après un premier essai en décembre, j'ai participé à l'édition de février. Dans la sélection, (que vous pouvez retrouver ici) de tout: de la balade pop, du psychédélisme français, du ragga/reggae from Le Creusot, de la variété française et un barbu canadien tout de folk vêtu.

Au final, ce sont trois groupes qui se sont détachés des votes et, j'avoue, les trois groupes à qui j'avais donné mes voix. Plutôt que de se limiter à parler du vainqueur, parlons plutôt du podium.


La Secte Phonetik récupère la médaille de bronze. Pourtant, au départ, j'ai eu peur. Très peur. Il faut avouer que le "hip-hop a'cappela" qui vous accueille sur leur page myspace n'est pas des plus rassurant. Et puis… j'ai ravalé mes jugements hâtifs pour mieux me rendre compte de mon erreur.
Loin d'un ego-trip chanson réaliste imbuvable (style Tryo ou La Rue Kétanou) et se rapprochant plutôt de Java, ce trio d'human-box propose vraiment des compositions différentes. Drôle, entièrement réalisé à la bouche, leur univers est assez fascinant. Tout sauf bancal. M'étonnerait pas que l'on reparle d'eux très rapidement.
Myspace (à écouter en priorité: Bienvenue dans la secte)


Jolie belge de son état, c'est Box Story qui remporte la médaille d'argent. Avec sa jolie voix qu'elle pose très bien, Box Story est une artiste à suivre. Elle n'est peut-être pas follement originale certes, mais sa guitare et ses petits accords très vifs rappellent une autre jolie brune, PJ Harvey, voire Azure Ray (The Seasons est par exemple une composition digne du duo Maria Taylor/Orenda Fink).
Site officiel (Trois titres en écoute)




Mais au final, c'est un américain qui rafle l'édition de février, Dorian Wood. Dorian Wood, c'est un peu l'univers de Nick Cave voire de Tom Waits avec la voix de Michael Stipe de REM. Et à écouter de plus près, on entendrait presque Fiona Apple venir donner un coup de main au piano (sur The Arms of Love, c'est évident; voir plus bas), un instrument omniprésent dans la musique du californien.
Une musique vraiment touchante, torturée et toujours très mélodieuse, qui rappelle fréquemment Chris Garneau, un côté foufou en plus. Un artiste à suivre, et en 2010 s'il vous plait vu que Dorian Wood sortira son second album, 'Rattle Rattle', à l'été prochain.
Site officiel, très fourni

Histoire de connaitre un peu mieux l'œuvre de Dorian Wood, le lecteur ci-dessous propose 4 chansons du monsieur:

<a href="http://dorianwood.bandcamp.com/album/black-pig-suite">Echo Round My Heart by Dorian Wood</a>


Bien que l'édition février 2010 soit terminée, Net Emergence ne se repose pas sur ses lauriers et entame une nouvelle édition, celle de mars. La sélection est à retrouver ici. A vous d'écouter, de donner vos avis dans les commentaires et de proposer des groupes. Bref, à vous de jouer!

Et n'hésitez pas à suivre Net Emergence sur Twitter, meilleur moyen pour suivre chaque mois l'évolution de ce bien beau projet.

jeudi 25 janvier 2018

[Track of The Day] Hurray For The Riff Raff - Pa'lante

Après Lens Mozer, autre découverte que je dois à Sean de Said The Gramophone, voilà Pa'lante de Hurray For The Riff Raff.

Niveau nom de groupe, on est pas loin du grand n'importe quoi, mais on n'est plus à ça près de nos jours. Donc Hurray For The Riff Raff ou un groupe venu de la Nouvelle-Orléans et mené par la voix de Alynda Segarra, dont l'organe rappelle par moments celui de Fiona Apple.

La chanson dont il est question aujourd'hui se trouve sur le dernier album en date - le  septième - de Hurray For The Riff Raff, 'The Navigator'. Un disque sympathique même si pas follement passionnant sur la longueur mais à la toute fin duquel on peut donc trouver Pa'lante (qui se traduirait par « avançons !», désolé j'ai fait allemand LV2), superbe chanson  qui évoque le sort de la culture et de l'histoire Porto-Ricaine.

La chanson est très engagée (« To all who had to hide, I say, ¡Pa’lante! To all who lost their pride, I say, ¡Pa’lante! To all who had to survive, I say, ¡Pa’lante! To my brothers, and my sisters, I say, ¡Pa’lante! ») et le fait avec une beauté musicale admirable et découpée en trois actes : le piano et la voix calme de Alynda Segarra sur le premier, une mélodie plus enlevée voire sautillante sur le second et enfin, le retour du piano-voix, avec une Alynda Segarra au chant vibrant et touchant. Bref, du grand art.

Album : The Navigator
Année : 2017
Label : ATO Records

Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Pa'lante de Hurray For The Riff Raff est également en écoute ci-dessous :



Pa'lante de est également en écoute via youtube :


mardi 29 décembre 2009

Top 50 'Albums 2009': 10-01


Alors qu'on attend toujours que le Naze Journal fasse le sien, Pandaocarré et Mick ont commencé leurs tops albums pendant qu'Arbobo met la dernière touche au sien. The Civil Servant en est quand à lui déjà à la sixième partie de son Ceci n'est pas un classement des albums de 2009. Lyle et sa belle idée (sorte de tournoi pour élire la chanson de l'année) en est au stade des 1/4 de finale, *Kris sort enfin de sa réserve et De La Lune On Entend Tout la joue badge vintage. Et pendant ce temps là, Sonic Eric prouve à son fils que "oui, j'écoute pas que des artistes décédés"!

Et moi me direz-vous? Ben voilà la dernière partie. Après les Eps et autres 7", après le Top chansons, après les 40 premiers disques (ici et là), voilà donc les dix albums qui auront le plus touché mon petit coeur de jeune trentenaire durant cette année 2009. De vraies découvertes, de gros coup de cœur et le disque parfait pour entamer une nouvelle décennie, que l'on passera sans Vic Chesnutt.


En bas du papier, vous trouverez un lecteur grooveshark, comme le veut la tradition.
2009 se referme donc pour I Left Without My Hat. Passez de bonnes fins (déjà!) de fêtes, profitez-bien, portez bien vos masques de grippés A, et rendez-vous en janvier 2010.



10. Jeffrey Lewis & The Junkyard – 'Em Are I [Rough Trade]
Accompagné de The Junkyard (le groupe de son frère Jack), Jeffrey Lewis sort enfin l’album cohérent que l’on attendait depuis 'The Last Time I Did Acid I Went Insane'. S’il ne perd pas de vue l’esprit anti-folk qui est depuis le départ le sien (il est quand même une des pierres angulaires du mouvement), Jeffrey Lewis pond là un '‘Em Are I' qui sent bon le rock bruitiste et les balades country-pop. Cet album, délicieux en tous points, est peut-être d'ailleurs son meilleur.
+


09. Dominique A – La Musique [Cinq7]
Dominique A est là et plus que jamais là. Nouvel album et nouvelle réussite. Son ‘La Musique’, plus intimiste et sobre que ses derniers élans, est un vrai manifeste de pop. On retrouve un Dominique A sur le fil, enchainant mélodies travaillées et rythme effréné. Surtout il compose une chanson, refusée par Bashung, peut-être la plus belle de son répertoire, Immortels. Et, en cadeau, il offre un deuxième album, 'La Matière', presque aussi bon, en bonus disque. Ce mec est grandiose.
+
++


08. Fuck Buttons – Tarot Sport [ATP]
Si Surf Solar est indéniablement un des grands hymnes de cette année 2009 (dont il faut écouter la version longue plutôt que la trop courte version single. Voir là), il ne faut pas croire que ce n’est que l’arbre qui cache une forêt. Au contraire, après un ‘Street Horrsing’ redoutable, les Fuck Buttons changent de registre, appellent Andrew Weatherall (un des types derrière Two Lone Swordsmen) à la production, invoquent les claviers hypnotiques et rendent une copie impeccable. Mélange de M83, Animal Collective et Black Dice, ce ‘Tarot Sport’ est un incroyable album festif et exigeant.
+


07. Emmy The Great – First Love [Close Harbour]
Guest-vocal du premier album de Lightspeed Champion, Emmy The Great s’est émancipée et sort un premier album doux et beau, qui décrit avec talent un quotidien pas toujours rose. Entre folk, americana et country, la grande Emmy invoque les âmes de Nina Nastasia, Kimya Dawson ou Jenny Lewis. Sacrée parolière, Emmy The Great est une songwriter qui devrait rapidement compter.
+


06. Animal Collective – Merriweather Post Pavilion [Domino]
Je vais presque finir par en avoir marre de toujours mettre Animal Collective dans mes tops de fin d’année. Sauf que je ne peux pas faire autrement. La faute à une inventivité sans fin, une certaine idée de la pop et de la musique assez unique. Plus mélodique, fait de beats électro et de toujours autant de psychédélisme, ‘Merriweather Post Pavilion’ propose une nouvelle évolution dans le son du groupe. Une de plus. Avec une grande réussite. Une de plus là aussi.
+


05. The Lonely Island - Incredibad [Universal Republic]
L’album le plus crétin de l’année, peut-être même de la décennie. Les tauliers du Saturday Night Live Show, mené par ce taré de Andy Samberg composent un album hip-hop dopé aux lyrics aussi drôles que bien senties. Emmenant dans leur voyage Justin Timberlake (hilarant dans Dick in a Box), Natalie Portman (immense Natalie’s Rap), Julian Casablancas (voir là) T-Pain ou Norah Jones, The Lonely Island réussissent leur pari du comedy-album malin. Hilarant, musicalement béton et complété par quelques clips déjà mythiques, cet album est tout sauf ‘Incredibad’.
+
++
+++


04. Dear Reader – Replace Why With Funny [City Slang]
Dear Reader ou la douceur de l’année venue d’Afrique du Sud. Une vraie révélation qui m’a explosé à la figure un soir où ils ouvraient pour Get Well Soon à la Salle du Kao de Lyon. Ce ‘Replace Why With Funny’ est un magnifique album pop, extrêmement bien arrangé, qui rappelle par moments Fiona Apple. Toutes les chansons respirent ici finesse et délicatesse. Immense coup de cœur.
+



03. Mumford & Sons - Sigh No More [Gentlemen of The Road]
Attention gros morceau. Voilà l’album qui peut résumer à lui seul tout un pan de la musique des années 2000. Pop-folk dans la lignée d'Arcade Fire ou de Noah and The Whale, on sent même du Beirut par ci et même du Springsteen là. Il y a tout sur ce ‘Sigh No More’ : des hymnes héroïques et euphoriques, des passages plus touchants. Du banjo, de la mandoline, énergique, efficace, poétique et tout simplement beau, cet album est une collection de perles dont il est très dur de se défaire. Avec Dear Reader, la très grande révélation de l’année.
+


02. Vic Chesnutt - At The Cut [Constellation]
Depuis qu’il s’était mis en tête de travailler avec toute la confrérie canadienne du label Constellation, Vic Chesnutt semblait avoir retrouvé une seconde jeunesse. Si ‘North Star Deserter’ était déjà un album sublime, ‘At The Cut’ est d’un autre niveau encore. Plus que jamais post-rock-folk, Vic Chesnutt est ici à son sommet. Les Guy Picciotto, Thierry Amar et autres Efrim sont plus que jamais au service d’un maître à son apogée. Poignant et désespérément beau; 'At The Cut' est une nouvelle bénédiction. Et on pourrait dire la même chose de 'Skitter On Take Off', l'autre album du bonhomme enregistré avec Jonathan Richman.
Bref, un des plus beaux compositeurs qui soit, et qui a préféré tirer sa révérence un soir de noël 2009, nous laissant là, pantois, frissonnant et pleurnichant à chaudes larmes. Heureusement, il nous reste ses 'Is the Actor Happy?', 'Drunk' ou ce 'At The Cut' dont les chansons prennent un sens bien plus terrible qu'il y a encore 1 mois.
+
++


01. Current 93 – Aleph at Hallucinatory Mountain [Durtro Jnana]
Voilà un album terrifiant et incroyablement indispensable en cette année 2009. Current 93 compose ici la bande-son de la fin du monde, de la dévastation, de la destruction, du chaos, du néant. Dronesque, noisy, expérimental, acid-folk, avec guitares taillées en pointe et cordes brillantes mais lugubres, David Tibet et sa grande confrérie (de Rickie Lee Jones à James Blackshaw), pond là un chef d’œuvre dont on ne le pensait plus capable. Œuvre jubilatoire et exigeante, ‘Aleph at Hallucinatory Mountain’ est un bien bel album pour clore la décennie et ouvrir la suivante, sur des bases totalement nouvelles.
+


Et comme à chaque fois, un lecteur Grooveshark reprenant un titre de chacun des albums présentés ci-dessus: