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mercredi 23 décembre 2020

[Track of The Day] Routine - And Other Things

Il y aura eu les bébés du confinement (qui doivent d'ailleurs commencer à arriver). Il y aura eu les ruptures du confinement. Et il y aura eu les albums du confinement. Parmi l'incroyable quantité de disques enregistrés pendant cette période là, il y a ce 'And Other Things Ep' de Routine. Ou la première collaboration de Annie Truscott (bassiste chez Chastity Belt) et Melina Duterte (plus connue sous son alias de Jay Som), en couple à la ville et qui ont profité de l'annulation de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un concert pour composer et travailler ensemble.
 
Le résultat est donc cet Ep, country-folk-pop de qualité, que Annie Truscott chante de - belle - manière mélancolique. Un disque dont s'échappe la chanson titre And Other Things, superbe balade tourmentée par des guitares nerveuses et quelques descentes de manche réjouissantes.

Album : And Other Things Ep
Année : 2020
Label : Friends Of / Dead Oceans

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, And Other Things de Routine est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Calm and Collected de Routine, single extrait de ce 'And Other Things Ep'

mercredi 25 novembre 2009

[Track of The Day] Annie - Songs Remind Me Of You

Après avoir attendu son retour avec envie, j'avais lâché l'affaire il y a peut-être deux ans. Voire même trois. Il faut dire que la mistinguette a su se faire attendre: cinq ans depuis 'Anniemal', ce petit bonheur de house-pop aussi efficace que réfléchi!

C'est l'ami Kris qui m'a averti de son retour. Ô joie, ô félicité! 'Don't Stop' donc, second album d'Annie, annoncé l'an passé, puis remisé au dernier moment pour divergences artistiques avec Island Records, voit enfin le jour.

Cinq années ont beau avoir passé, la belle norvégienne, elle, n'a pas changé. Elle est resté la même: le même amour des années 80; la même passion pour cette electro-pop chatoyante qui frise les moustaches et fait bouger les corps.
Là encore, il y a du Madonna, du Kylie Minogue voire même du New Order (si si, écoutez Loco). Elle rappelle même toutes les Gwen Stefani et autres Rihanna, tout en étant un cran au-dessus (seule Britney suit).
Là encore les tubes pleuvent (Don't Stop, Bad Times, Songs Remind Me Of You), là encore la production est un petit régal et une suite de plaisirs insolents, là encore les invités ne sont pas des seconds couteaux (Alex Kapranos des Franz Ferdinand, DataRock).

Catchy, pas putassier pour un sou, chaleureux, maitrisé, 'Don't Stop' a su se faire attendre mais convainc d'emblée. Les années ont passé, mais le talent et la voix restent les mêmes. Vous reprendrez bien un peu de pop avec vos sucettes à l'Annie? 

Album: Don't Stop 
Année: 2009 
Label: Smalltown Supersound

samedi 26 décembre 2009

Top 50 'Albums 2009': 50-31



Les tops albums de fin d'année pleuvant, il était donc temps que je m'y mette à mon tour. Ainsi, après Hop-Blog, The Man of Rennes (qui débute juste le sien) ou Words & Sounds, qui reprend pour l'occasion du service (je continuerai à mettre des liens vers d'autres top les jours suivants), voilà donc la première partie de ce top 50, avec les albums classés de 50 à 31. La suite viendra durant le week-end.

Une belle année, quoi qu'on en dise, avec des albums forts, de sacrées découvertes et des confirmations. Certes, de mon point vue, pas la meilleure année, mais pas la plus mauvaise loin de là, comme veulent nous le faire entendre certains (Martin a son avis là-dessus ici).

Vous trouverez au bas de ce papier un lecteur grooveshark répertoriant une chanson de chacun des albums présentés.

Pour info, le top "chansons 2009" se trouve là et le top "autres formats" (on va l'appeler comme ça, ça sera plus simple) se trouve ici.



50. Moderat – st [B-Pitch]
Quand deux des figures de proue de la scène électro allemande se mettent à travailler ensemble, à quoi cela peut-il ressembler ? Après un premier essai via un EP en 2003 (‘Auf Kosten der Gesundheit’, aucune écoute au bataillon), Apparat et le duo Modeselektor remettent donc le couvert. A Apparat le côté planant, à Modelesktor celui plus percutant. Projet vraiment intéressant, avec un gout d’y reviens-y (les morceaux des trois zouaves sont vraiment très catchy), ce ‘Moderat’ séduit énormément.


49. Radio Moscow – Brain Cycles [Alive]
Black Keys + Comets on Fire + esprit de Jimi Hendrix + Led Zeppelin = Radio Moscow. Simpliste et réducteur, certes, mais c’est selon moi assez proche de tout cela. Deuxième opus, ‘Brain Cycles’ continue dans la voie tracée par leur premier album, avec rock, pédales wah-wah, psychédélisme, garage, riffs dans tous les sens, solos de batterie déments, le tout relevé par un côté soul très loin d'être désagréable. Jubilatoire !


48. Pajo – Scream With Me [Black Tent Press]
David Pajo s’offre un petit plaisir avec la sortie de certains de ses enregistrements confidentiels. Ceux-ci sont consacrés au groupe de punk américain Misfits. ‘Scream With Me’ est une relecture brute de décoffrage, tout à la guitare acoustique. Recréant l’ambiance des vieux disques folk qui ont fait l’histoire de la musique américaine il y a de cela 50 ans, l’ancien guitariste de Slint sort là un très beau dique, lo-fi jusqu’au bout de la corde.
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47. Mos Def – The Ecstatic [Downtown]
Attention, Mos Def revient sérieusement aux affaires ! En s’entourant de la Stones Throw crew (Madlib, Oh No, et toute la clique), ce géant du hip-hop américain pond un petit bijou, ‘The Ecstatic’, éclectique à souhait, lorgnant vers des tonalités hispaniques, moyen-orientales et carrément orientales. Extatique.
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46. Toy Fight – Peplum [City Slang]
Être signé chez City Slang, ça vous pose un groupe. Et quand c’est ce même label qui a insisté pour la reformation du groupe, c’est encore mieux ! Joyeuse troupe, Toy Fight est une arme de séduction massive avec sa folk-pop-rock, ses violons, ses banjos, ses cuivres, rappelant aussi bien les Kings of Convenience, Belle & Sebastian ou Noah and The Whale. Ce ‘Peplum’ est une preuve supplémentaire qu’en France aussi, on est capable d’en revendre aux anglo-saxons. Et sur leur terrain en plus.
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45. The Hunches – Exit Dreams [In The Red]
‘Exit Dreams’ est un disque sans concession : urgent, violent, furieux, cradingue, dans la pure tradition Hunches. En quarante minutes et douze titres, les quatre gars de Portland enfilent les titres comme des parpaings, font chauffer les riffs (et il y en a!), se mettent à hurler comme jamais et noisy-ise tout cela avec un talent certain. Mélange de garage, de punk, de rock et blues crasseux, ‘Exit Dreams’ est un tout sacrément efficace et l’adieu d’un groupe qui m’aura fait hurler «RIOT!» plus d’une fois.
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44. Dan Deacon – Bromst [Carpark]
Acoustico-electro-pop-psychédélique dont certains passages ne seraient pas reniés par Animal Collective, ce ‘Bromst’ fait partie de ces album jouissif que l’on épuise jusqu’à la moelle car justement, ils ne se limitent pas à un plaisir éphémère et grossier.
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43. Ramona Falls – Intuit [Barsuk]
Premier à l’applaudimètre à l’occasion du top des bloggeurs 2009, ce premier album solo de Brent Knopf (le type derrière Menomena) est une bien belle œuvre d’une beauté franchement sidérante. Sombre et mélancolique, mélodiquement de très haut niveau, rempli de petites idées qui ne payent pas de mine mais qui donne un vrai corps à cette œuvre, le père Brent s’offre là une escapade de haute tenue.
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42. Castanets – Texas Rose, The Thaw & The Beats [Asthmatic Kitty]
Depuis leur ‘Cathedral’ de 2004, j’avais laissé courir les Castanets, le groupe d’un seul homme, Raymond Raposa. Désormais signé chez les chats asthmatiques de Sufjan Stevens, Castanets est revenu en 2009 avec un cinquième (déjà) album, ‘Texas Rose,The Thaw & The Beats’. Un bel et étrange album. Pas vraiment folk, pas foncièrement rock. Oui, étrange. Bon. Sombre. Et habité.
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41. Handsome Furs – Face Control [Sub Pop]
Side-project le plus intéressant selon moi de la bande à Wolf Parade, Handsome Furs réussit le combo grand disque/pochette hideuse de l’année. ‘Face Control’ est un hommage à peine déguisé à New Order avec cette électro-pop synthétique teintée de new-wave. Et l’album qu’aurait pu sortir la bande à Sumner si James Murphy de Lcd Soundsystem s’était chargé de la production.
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40. Jean-Louis Murat – Le Cours Ordinaire des Choses [Scarlett]
‘Le Cours Ordinaire des Choses’ est une sacrée surprise de la part d’un artiste qui pour moi tournait quelque peu en rond. Jean-Louis Murat retrouve ici une grande inspiration et évite les pièges de grandiloquence tendus sur son passage. Et si c’est un peu facile de faire cette comparaison, ‘Le Cours Ordinaire des Choses’ est une sorte de grand frère bluesy langoureux de ‘Mustango’.
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39. Pistol Disco – Evergreen [Celebrity Lifestyle]
Chouchou de Disso toujours cachée derrière sa fenêtre, les suédois de Pistol Disco auront été une grande révélation en 2009. Un furieux mélange de style, mais où le duo garde une cohérence folle tout au long de l’album. Ici, il y a de l’electro, du drone, du noise, de l’ambient (ou presque). Une foultitude d'idées bienvenues. Et un groupe à suivre assurément.
(NB: Vu que ce sont des gens bien, ils proposent de télécharger gratuitement cet album 'Evergreen' pour se faire une idée, ici).
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38. Be My Weapon – march/2009 [pSycho Specific Music]
Nouveau projet de David Freel, leader de Swell, qui s’associe à Ron Burns à la batterie pour sortir, sous le nom de Be My Weapon, ‘march/2009’. Un album qui ne s’éloigne pas vraiment des plates bandes de Swell: ses folk-rock songs sont toujours déprimées. Mais dieu qu’elles sont belles.
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37. Clark – Totem Flare [Warp]
‘Totem Flare’ est un album qui se découvre petit à petit, tant sa densité empêche au départ d’y voir bien clair. Et pourtant. Tantôt organique, tantôt analogique, capable de tube dancefloor, l’electro de Clark mute une nouvelle fois et prend du corps. Grand album de la part d’un artiste exigeant.
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36. Blank Dogs – Under and Under [In The Red]
Projet d’un seul homme (Mike Sniper), Blank Dogs est l'apologie de "le cheap c'est chic". Tout est assez minimal (de la batterie aux synthés en passant par la voix cachée derrière une tonne d'effets), camouflé derrière un ensemble très lo-fi. Rappelant parfois aussi bien les Cure que Joy Division, New Order ou Radiohead (!), Blank Dogs il y a 25 ans aurait été signé chez Factory. Il est chez In The Red. Que voulez-vous de plus?
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35. Annie – Don’t Stop [Smalltown Supersound]
Cinq ans sans voir l’être aimé, c’est long. Alors en musique, imaginez. Après d’innombrables malentendus avec sa maison de disque, la belle norvégienne Annie revient enfin sur le devant de la scène avec un disque qui fait un bide monumentale commercialement parlant mais qui est d’une très belle tenue. Catchy comme à la belle époque, son électro-pop brillante confirme surtout qu’Annie reste parmi les plus efficaces entertaining women de la scène actuelle.
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34. The Fiery Furnaces - I'm Going Away [Thrill Jockey]
Deux albums expérimentaux et très moyens auront donc rendus The Fiery Furnaces à la raison. ‘I’m Going Away’ est un très beau retour du duo familial Friedberger. Un album pop aux compositions déséquilibrés et tordues mais qui ne tombent jamais (ni même à plat). Exigeant et déjanté, ce ‘I’m Going Away’ est un album totalement savoureux. Ne manque plus que la reconnaissance.
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33. Kwoon – When The Flowers Were Singing [Autoproduction]
Sans rigoler, voilà le secret le mieux gardé de France. Il s’appelle Kwoon et avec l’aide d’un premier album (‘Tales and Dreams’), il m’avait mis par terre. Plus de trois ans plus tard, en plein mois de décembre, revoilà Kwoon avec un nouvel album (encore une fois autoproduit), ‘When The Flowers Were Singing…’, sortie début décembre. Un disque de post-rock rêveur, dans la lignée du précédent, mais plus ambitieux et mieux produit. Splendide. On en reparle rapidement dans ces pages.

32. Junior Boys – Begone Dull Care [Domino]
Voilà un groupe dont les albums ne sont pas immédiats mais dont les écoutes successives sont révélatrices du talent de ce duo, à l’électro-pop synthétiques et aux ambiances eighties. Troisième album, troisième réussite pour un groupe qui ne paye pas de mine mais qui est sacrément imposant.
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31. Sonic Youth – The Eternal [Matador]
On viendrait presque à croire que dès le début, ils savaient qu’ils ne vieilliraient pas. Sonic Youth a a bientôt 30 ans, et à quelques erreurs de parcours près, ils sont encore là. Encore et toujours. Et on le sait dès les premiers cris de Kim Gordon sur Sacred Trickster.
Rock-pop (selon Sonic Youth), ‘The Eternal’, sans jamais tomber dans la facilité, est peut-être leur meilleur album de la décennie. Un album qui ne renversera pas les codes comme il y a 15 ans. Mais qui prouve bien que la jeunesse sonique est éternelle.
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Vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark compilant un titre de chacun des albums cités pour, le cas échéant, vous faire une idée des disques en question:




mercredi 16 octobre 2019

[Track of The Day] Trumpets of Consciousness - Astral

Entouré de cinq musiciens, le projet de Thibauld Labey, Trumpets of Consciousness, est on ne peut plus consistant. Et à l'écoute d''Approximate', le deuxième album du groupe lyonnais, le choix est justifié.
Sorti au début du printemps dernier (chez Le Pop Club, Echo Orange et Urgence Disk mais il n'aurait pas dépareillé chez Elefant Records), ce disque regorge de mélodies à la belle ampleur, que le sextet développe et fait grandir à chaque fois. Centré autour des femmes (Stéphanie Saturday, Annie Anytime, Josie Called Again, A Word From Isabelle), essentiellement chanté en anglais (seules l’ouverture et la fermeture sont dans notre langue), il est un maelstrom pop réjouissant, convoquant aussi bien les Beach Boys, Stereolab, qu'une pop racée aux beaux atours romantiques et baroques. Grande chanson, Astral (en écoute aujourd'hui), sa montée, sa tension et sa mélodie qui vous prend et vous happe, n'en est que l'illustration la plus flagrante.

Album : Approximate
Année : 2019
Label : Le Pop Club / Echo Orange / Urgence Disk Records


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Astral de Trumpets of Consciousness est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson de tirée de ce nouvel album 'Approximate' de Trumpets of Consciousness, voilà Annie Anytime :




lundi 17 mai 2021

[Track of The Day] Bachelor - Sick of Spiraling

Il y en a pour qui cette année de confinement et de couvre-feu aura été une tannée, un chemin de croix interminable, un tunnel sans même un point de lumière tout au bout. Et puis il y a Melina Duterte (aka Jay Som). L'américaine aura mis à contribution ces journées corsetées et vides de sens pour se lancer dans de nouveaux projets et de nouveaux défis. Il y eut 'And Other Things Ep', joli disque écrit et enregistré avec sa compagne Annie Truscott sous le nom de Routine. Et il y a désormais Bachelor, nouveau projet à deux mais avec Ellen Kempner de Palehound cette fois, plus consistant vu que le duo ouvrira sa discographie directement par un premier album.

Celui-ci s’appellera 'Doomin' Sun', sortira le 28 mai prochain et comptera au générique aussi bien Annie Truscott que James Krivchenia et Buck Meek échappés un temps de Big Thief.

Trois chansons de l'album ont été dévoilées ; et si Stay in the Car est un sacré single aux racines toutes bostoniennes, c'est Sick of Spiraling qui retient l'attention : une balade mid-tempo, rock sans l'être vraiment, aux guitares qui ne sont pas sans rappeler quelques élans propres aux Beatles. Surtout, une chanson délicieusement sans âge.

Album : Doomin' Sun
Année : 2021
Label : Lucky Number

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Sick of Spiraling de Bachelor est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Stay in the Car, premier single de 'Doomin' Sun' de Bachelor :

mardi 7 mai 2024

[Track of The Day] St. Vincent - Violent Times

Difficile de ne pas aimer Annie Clark. Celle qui officie sous le nom de St. Vincent depuis bientôt vingt ans a quand même beaucoup de choses pour elle : une très belle voix, une certaine idée de la pop séduisante, un album absolument remarquable ('Masseduction') et peut se targuer, cerise sur le gâteau, d’avoir été membre des Polyphonic Spree autant que du groupe de Sufjan Stevens (si vous étiez de la tournée 'Illinoise', alors vous l’avez vue sur scène déguisée en cheerleader).

Pourtant, malgré toute l’affection que je peux lui porter, difficile de ne pas ressortir circonspect à l’écoute de 'All Born Screaming', son tout dernier album en date. Un disque chiadé, joliment produit, qui a du charme certes et, ce qui ne gâche rien, une très belle pochette. Le hic, c'est qu'il manque surtout de personnalité. Ultra-référencé, cet album sonne avant tout comme un conglomérat d’influences que St. Vincent aurait suivi doctement sans se les approprier et y mettre réellement sa patte, à tel point que sur chacun des dix morceaux, on se surprend à penser à beaucoup d'artistes (et pas qu'à Prince) mais jamais à St. Vincent.

Alors parfois, le charme opère malgré tout (et malgré nous), comme sur Violent Times (en écoute aujourd’hui), chanson que Mowno dans sa chronique a décrit très justement comme « l’une des meilleures chansons de générique James Bond jamais pondues (officieusement) ». Mais sur la longueur, 'All Born Screaming' sonne avant tout comme un pastiche pop finalement assez anecdotique

Album : All Born Screaming
Année : 2024
Label : Total Pleasure Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Violent Times de St. Vincent est également en écoute ci-dessous :
 

vendredi 19 août 2022

[Track of The Day] U.S. Girls - So Typically Now

D'U.S. Girls, j'étais resté à 'In a Poem Unlimited' en 2018. Un album de pop aux accents autant r'n'b que seventies, lorgnant parfois même vers quelques sonorités plus disco. Et un disque au cachet certain, pas implacable sur la longueur il est vrai, mais assez bien troussé pour y picorer quelques bons morceaux.

Depuis, Meg Remy et sa clique ont publié un autre album pendant la pandémie ('Heavy Light') et quelques singles ici et là. Je n'ai écouté ni l'un ni les autres. Mais tout à fait par hasard, je n'ai pas fait l'impasse sur So Typically Now, dernier single en date (et jusqu'ici annonciateur de rien) sorti à la fin du mois de juillet. Une chanson marquée au fer rouge des années 80 (cette mélodie, cette rythmique froide, ces cris en arrière plan) et qui rappelle par moments aussi bien Annie que le Invisible Light des Scissor Sisters. Sans doute, le single de mon été 2022.
  
Album : -
Année : 2022
Label : 4AD

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En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Bandcamp, So Typically Now de U.S. Girls est également en écoute ci-dessous :
 
 
Le clip de So Typically Now de U.S. Girls, réalisé par Meg Remy elle même :
 

mercredi 16 décembre 2009

Top des blogueurs 2009

Le Top Blogueurs 2009 : La sélection des meilleurs albums de l’année :


Le Top des Blogueurs regroupe 37 passionnés de musique réunis autour d'un classement des meilleurs albums de l'année avec pour objectif de défendre leurs coups de cœur et découvertes sans pour autant négliger les incontournables de 2009. Après de longs débats et plus de 580 disques cités, nous sommes heureux de vous présenter cet article collaboratif publié à l'identique sur tous nos blogs !



St Vincent - Actor St Vincent - Actor


Panda Panda : Dans le monde merveilleux d’Annie Clark, les instruments à vent et à cordes dansent ensemble d’une jolie manière, parfois balayés par l’horreur tapie dans un coin qui ressurgit sous la forme de déflagrations électriques et tordues, l’imaginaire de la belle étonne et ne ressemble à nul autre avec ses cent idées à l’heure. C’est donc tout naturellement et avec un plaisir immense qu’on retrouve ce drôle d’Actor à cette vingtième place. (A lire également la chronique d’Olivier)



Marie-Flore - More than thirty seconds if you pleaseMarie-Flore - More than thirty seconds if you please


Arbobo : Le parcours de trop de "grands" a fait oublier combien un premier disque pouvait être fort, déjà brillant, déjà puissant. Combien c'est rare de faire des débuts aussi bluffants. L'air de rien, Marie-Flore réussit à nous faire lever les poils du premier au dernier titre. Avec ses morceaux tout sauf standard, son sens de la mélodie et sa voix sortie d'un livre de sortilèges, on se demandait si elle saurait nous impressionner autant sur disque qu'elle le fait sur scène. Oui, évidemment, oui. (A lire également la chronique de Benjamin F)



The Tiny - Gravity & GraceThe Tiny - Gravity & Grace


Saab : Trop souvent, on voudrait intellectualiser la musique, qu'elle rentre dans un format cartésien nous permettant de différencier la bonne de la mauvaise. Mais la musique est essentiellement une question d'émotions et le groupe suédois The Tiny en témoigne avec leur troisième album Gravity and Grace, petit chef d'oeuvre inclassable entre folk boisé et pop de chambre. Le chant déchirant d'Ellekari Larsson y est inoubliable. (A lire également la chronique de Daniel)



The XX- S/TThe XX- S/T


Christophe : Le buzz est un fleuve intarissable qui prend sa source, selon les cas, à Londres ou Brooklyn. Concernant The XX, c’est de la capitale anglaise qu’est parti l’incendie cold-wave et il a tout ravagé sur son passage, jusqu’au line-up du groupe amputé depuis d’un de ses membres. Il y a comme toujours avec ce genre de phénomène, les « pour » et les « anti » mais une chose est sûre, The XX aura marqué d’une belle empreinte l’année 2009. (A lire également la chronique de Paul)



Fever Ray - Fever RayFever Ray - Fever Ray


Kris : Il se déroule toute une vie parallèle dans les univers perpétuels de The Knife, et aujourd’hui chez Karin Dreijer Andersson en solo sous le pseudo de Fever Ray. Chaque rythme, chaque production, chaque profondeur atteint dans cet album sonne comme des anathèmes foudroyants du monde qui est le nôtre. Cette rugosité empathique, cette urgence apocalyptique, font de Fever Ray une expérience incontournable et impitoyable. (A lire également la chronique de Rod)



Benjamin Biolay - La SuperbeBenjamin Biolay - La Superbe


Romink : Conquis, comme tombé sous les charmes de La superbe. Un disque d’hiver, enivrant, enveloppant et compact à la fois malgré son format. Pudique et exhibitionniste, parfois dur, parfois tendre, il berce, stresse, repose et interroge. Comme une météorite qui pénètre l’atmosphère, le double album de Benjamin Biolay illumine l’automne et laissera, c’est certain, son empreinte dans la mémoire collective. (A lire également la chronique de JS)



Dominique A - La MusiqueDominique A - La Musique


Christophe : Depuis la mort de Bashung, ils ne sont plus très nombreux les artistes français capables de réconcilier les amoureux de chansons à texte,à la française, et les adeptes de mélodies pop-rock à l’anglo-saxonne. Dominique A est de ceux-là, sans doute même son plus beau représentant. Après presque 20 ans de carrière, il vient une nouvelle fois de prouver tout son talent sur un double album somptueux. (A lire également la chronique de Benoit)



Current 93 - Aleph at Hallucinatory MountainCurrent 93 - Aleph at Hallucinatory Mountain


Mr Meuble : Album à l'image du groupe, trouble, halluciné et vibrant. Les chants tibétains y côtoient les chants de Maldoror et milles expérimentations cathartiques. Un voyage fascinant qui sonne à la fois comme la bande son de l'apocalypse et celle de la rédemption. (A lire également la chronique de Twist)



Converge - Axe to fallConverge - Axe to fall


Systool : Inutile de le nier, Converge aura une fois de plus attaqué notre cortex de plein fouet via les constructions complexes et les guitares abrasives de Axe to Fall. Si on peut louer les collaborations de membres éminents de Neurosis, Cave In ou encore Genghis Tron, on sait pertinemment que tout le mérite revient à Jacob Bannon et à ses trois acolytes. Une écoute traumatisante, indispensable pour cette année 2009 résolument folky. (A lire également la chronique de Benjamin F)



Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An EagleBill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle


Dali : Il se cachait depuis longtemps derrière le pseudo Smog, Bill Callahan sortait cette année un deuxième album en son nom propre : Sometimes I Wish We Were An Eagle. Un disque folk mélancolique et doux, aux mélodies subtiles, en apparence un peu austère : à l'image de Callahan lui même, droit, un peu grave et d'une classe folle, qui se bonifie avec le temps, et les écoutes. (A lire également la chronique de Thibault)



DM Stith - Heavy GhostDM Stith - Heavy Ghost


Disso : Cet album est un chef d'œuvre empli de grâce et de douceur. Des fantômes sur la pointe des pieds dansent sur la mousse des sous-bois, les anges emplissent l'air de leurs chœurs et DM Stith, berger mystique d'une troupe céleste, nous envoute avec sa musique au charme gracile et glacial. (A lire également la chronique de Erwan)


The Limes - S/TThe Limes - S/T


Violette : Un « Groupe Super » où chacun apporte son énergie, sa douceur et sa poésie au petit édifice pour rendre ce premier disque, à première vue basique, unique une fois dans la platine. On ne peut s’empêcher d’être fier et rassuré de voir une jeune relève française sachant s’affranchir des frontières pour notre bien (essayez donc de lire cette phrase à haute voix !). (A lire également la chronique de Arbobo)



Vic Chesnutt - At the CutVic Chesnutt - At the Cut


Mmarsupilami : Vic Chesnutt, vingt ans de carrière, quinze albums et un couronnement de plus avec At The Cut. Les complices musiciens du label Constellation s’effacent pour créer une oppressante ambiance musicale faite de cordes, drones et menaces. La voix de Chesnutt zèbre et éclaire cet orage électrique de sa fulgurance. Prises au piège de l’humanité, les pierres en pleureraient... (A lire également la chronique de Thomas)



Cougar - PatriotCougar - Patriot


Anousonne : Cougar est une des surprises de l’année, mais amplement méritée tant Patriot a réussi à synthétiser le raffinement de Tortoise, l'intensité fleuve d'un Do Make Say Think tout en s'accordant des plongées mélodiques échappées du cerveau de Four Tet. Patriot est un album angulaire, instrumental, bruyant, puissant, jouissif, intense où Cougar redéfinit musicalement sa vision du post-rock. (A lire également la chronique de Martin)



Aufgang - S/TAufgang - S/T


Benjamin L : « 2 pianos, 1 batterie : ascenseur pour l’inouï », voila comment est vendu Aufgang par son label. En réalité, l’album est tout simplement un des projets les plus ambitieux de ce début de siècle. Un savant mélange entre musique électronique et musique classique, composé comme un mouvement symphonique, avec un début, une fin et surtout un contenu. Précis, incisif, puissant mais mélodieux, cet album pourrait, d’ici quelques années, servir de manifeste à une nouvelle génération de musique. (A lire également la chronique de Violette)



Danger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the SoulDanger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the Soul


Laurent : Un casting trop luxueux face à un producteur trop en vue, le tout magnifié par les images de David Lynch, Dark Night Of The Soul avait tout pour n’être qu’un feu de paille de plus. Mais c’était sans compter sur le songwriting de Mark Linkous qui insuffle ici une vraie cohérence via des instrumentations racées, écrin idéal pour les voix abîmées de Vic Chesnutt, Franck Black et Iggy Pop. Au final, une œuvre où les talents ne nuisent jamais à l’intimité. (A lire également la chronique de Ju)



Fuck Buttons - Tarot SportFuck Buttons - Tarot Sport


Ed Loxapac : Le duo Fuck Buttons transforme l'essai avec le magistral Tarot Sport. Bien aidés par la production d'Andrew Weatherall, ils réalisent un album épique, telle une déflagration sonique digne d'un moteur d'avion au décollage. Diffusant un air étrangement euphorisant, Tarot Sport franchit le mur du son en ne laissant derrière lui que cendres et poussières. (A lire également la chronique de Eddie)



Animal Collective - Merriweather Post PavilionAnimal Collective - Merriweather Post Pavilion


Sfar : 2008 déjà : un EP époustouflant, des versions live prometteuses d’un album à venir. Mi janvier 2009 : personne ne sort indemne de la sortie de Merriweather Post Pavilion. On évoque alors tout et son contraire : de l’œuvre géniale à l’imposture musicale. Une tournée, une année sont passées et l’album est toujours présent sur nos platines. CQFD. (A lire également la chronique de François)



Grizzly Bear - VeckatimestGrizzly Bear - Veckatimest


Mathieu G : Veckatimest possède une indéniable force mélodique, quelque chose qui redonne à la pop un peu de son sens originel, la bande son qui améliorerait les petits tracas de notre vie quotidienne. En étant à la fois acoustique et puissant dans ses constructions qui partent dans une multitude de directions ; Grizzly Bear vient de réaliser le grand moment pop de l’année. (A lire également la chronique de Julien)



Ramona FallsRamona Falls - Intuit


Lyle : Qui l'aurait cru en début d'année : un album du leader de Menomena classé ici ? Mais sous le nom de Ramona Falls, Brent Knopf, accompagné d'un tas d'amis, a mis de l'ordre dans la pop foutraque de son groupe pour en garder le meilleur : une musique aux influences variées, complexe dans ses arrangements mais extrêmement entrainante et accessible. Digne d'être plébiscitée par le plus grand nombre. (A lire également la chronique de Thibault)



Les participants au Top des Blogueurs 2009 :

Anousonne de Grandcrew ; Benjamin F de Playlist Society et du Ricard sa Live Music ; Benjamin L de Soul Kitchen, Benoit de Pop Revue Express, de Hop Blog et de Benzine ; une bonne partie de l’équipe de Dans le mur du son : avec Arbobo de Arbobo, Erwan de The man of Rennes steals our hearts, Lyle de J’écoute de la musique de merde, Thomas du Golb et de Culturofil, et Twist de I left without my hat ; Dali de This Is All About Audio Dynamite ; Daniel de Listen See Feel ; Disso de Derrière la fenêtre ; Ed Loxapac de Chroniques Electroniques ; trois Indie Pop Rockeurs avec Christophe de La Tête à Toto, Mathieu de Ramdom Songs et Paul de Pomme de Pin ; Eddie du Choix de Mlle Eddie ; François de Dans Mon Mange-Disque ; JS de Good Karma ; Ju de Des Oreilles Dans Babylones ; Julien de Des Chibres et Des Lettres et de Goûte mes Disques ; Kris d’Au bout du chemin et de Sound Of Violence ; Laure de Not For Tourists ; Laurent de Rocktrotteur ; Martin de Branche Ton Sonotone ; Mmarsupilami de Little Reviews ; Mr Meuble de Sous les pavés, la Plage ; Olivier de Feu à Volonté ; Panda Panda de Ears of Panda ; Pierre de Musik Please ; Rod du Hiboo ; Romink de My(Good)Zik ; Saab de With Music In My Mind ; Sfar de Toujours un coup d’avance ! ; Systool du Gueusif Online ; Thibault de La Quenelle Culturelle et Violette des Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes



Vous pouvez retrouvez l’intégralité des disques cités dans le classement ici


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mercredi 29 septembre 2010

[Track of The Day] Mondrian - Things That Money Can't Buy

J'ai rarement le temps d'écouter tous les albums et toutes les chansons que l'on m'envoie par mail, quotidiennement. Non pas par dédain ou désintérêt mais juste par manque de temps. Comme disait Annie Cordy «j'aim'rais bien mais j'peux point».

Ce premier Ep de Mondrian, 'Pop Shop Ep', aurait du subir le même sort. Mais par je ne sais quelle faille spatio-temporelle, on m'a présenté le groupe un jour où j'avais quelques minutes voire heures à tuer. J'ai donc écouté. Et j'ai sacrément bien fait.

Contrairement à leur homonyme célèbre Piet Mondrian, peintre néerlandais pionnier de l'abstraction, le groupe Mondrian est français et n'a rien de particulièrement abstrait.

Mondrian fait plutôt dans la pop américaine teintée de country et de folk, chantée en anglais (et sans accent particulier). Une pop qu'il secoue à grands renforts de banjos, de clappings et de mélodies pianotées.

Mondrian fait dans la pop disais-je et il le fait bien. A l'instar de groupes comme 1973, Revolver (mais en moins vintage ici) ou Toy Fight, Mondrian est une chouette découverte qui prouve que la pop française va bien, merci pour elle. 

Album: Pop Shop Ep 
Année: 2010 
Label: Non signé 

'Pop Shop Ep' est en écoute complète (et à l'achat) sur le bandcamp de Mondrian. Ici même.

mercredi 3 septembre 2025

[Track of The Day] Alison Goldfrapp - UltraSky

Son groupe de toujours auquel elle avait donné son nom de famille mis en hiatus depuis près de dix ans, Alison Goldfrapp n'en a pour autant pas fini avec la musique. Recroisée à l'occasion de sa participation à l'album 'Profound Mysteries' de Röyksopp en 2022 (elle prêtait sa voix à l'excellent Impossible des deux compères norvégiens), l'anglaise s'est depuis lancée dans une carrière solo et vient de publier son deuxième album en l'espace de trois ans, 'Flux'.

Un disque à la pochette entre Annie et Róisín Murphy (la première est une inspiration évidente), produit par un ancien compagnon de route et un vieux de la vieille de la pop des années 2000, Richard X (déjà présent sur le précédent 'The Love Invention'), qui fait dans la synth-pop (lorgnant timidement vers l'électro) et la dance-pop, mais du genre sage et finalement assez lisse, qui semble recycler quelques recettes déjà utilisées (Find Xanadu ou Hey Hi Hello en ouverture qui a quand même même les mêmes ficelles que le tube Fireworks de Katy Perry) si ce n'est datées (Play It (Shine Like A Nova Star)) mais qui pour autant dégage ce je ne sais quoi de séduisant. Parce que l'ensemble est efficace et dansant, parce que des chansons comme Reverberotic (sans doute le tube de l'album) ou UltraSky (en écoute aujourd'hui), langoureuse et planante, aux nappes synthétiques enveloppantes, sont très réussies. Et parce qu'Alison Goldfrapp, 25 ans après 'Felt Mountain', a toujours une bien belle voix. 

Album : Flux
Année : 2025
Label : A.G. Records

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, UltraSky d'Alison Goldfrapp est également en écoute ci-dessous :
 

lundi 24 mai 2010

[Track of The Day] Robyn - None Of Dem (feat. Röyksopp)

Quand certaines personnes dans mon entourage vont écouter cette chanson, nul doute qu'ils vont me gausser, se moquer. Il faut dire que les Annie, Ladyhawke et autres Britney Spears ne sont pas franchement leur tasse de thé, sauf dans des conditions bien particulières (incluant une forte dose d'alcool et une heure très tardive). Mais que voulez-vous, quand on aime ces gens là, on passe outre!

Car, ces demoiselles ont un talent dingue. Dernière en date, Robyn de retour après un intermède discographique de cinq ans tout rond. Et quel retour! La blonde suédoise annonce pas moins d'ici la fin de l'année 3 albums, le premier devant voir le jour le 7 juin prochain; les autres devant nous arriver à la fin de l'été et dans le courant de l'automne.

La question étant de savoir si Robyn serait capable de sortir un autre gros tube à la With Every Heartbeat sur 'Body Talk Pt. 1'. Car cinq ans, c'est long. Oui. Mais au final c'est bon.

Parce que la belle est tout sauf rouillée. Une fois de plus, elle a su s'entourer (Diplo , Röyksopp) et préparer un dancefloor qui n'attendait que ca. Car les Don't Fucking Tell Me What to Do, Dancing On My Own et autres None of Dem, sentent la transpiration et les ambiances moites de l'été. Et peu de chances qu'elle dise la vérité quand elle balance «I keep dancin' on my own». Impossible.

Bref, Robyn en 2010 c'est aussi bon qu'avant, avec grosse production et tubes en pagailles. Parfait pour fêter un lundi de pentecôte et l'arrivée dans sa quatrième décennie d'une marmotte aussi grenobloise que jurassienne désormais. 

Album: Body Talk Pt. 1 
Année: 2010 
Label: Konichiwa