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lundi 21 juillet 2008

Track of The Day (15-21 juillet 2008)

Une semaine de juillet placée une nouvelle fois sous le signe de la nouveauté. Avec, en point d'orgue, un titre de hip-hop ravageur, à faire succomber n'importe quel fan de pop. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer, à droite).

Lundi 21 juillet 2008:
* Dan Le Sac Vs Scroobius Pip - Letter From God to Man [Sunday Best]
Duo barré, très Mike Skinner, talentueux et aux textes puissants, Dan Le Sac et Scroobius Pip, sur ce Letter From God to Man, utilisent un sample de Planet Telex de Radiohead, qui fait furieusement remix quand même. Puissant, énorme, explosif, ce titre là est de la dynamite. On reparle de cet album, 'Angles', début août.
(disponible sur Angles, 2008)

Dimanche 20 juillet 2008:
* Adam Green - Tropical Island [Rough Trade]
Avec son air faussement benêt et ses textes un peu débiles, Adam Green a tout pour plaire. Sauf sur (surtout) son précédent album, un disque en roue libre, limite parodique. Et puis là, son 'Sixes and Sevens' me redonne la fois dans cette moitié de feu les Moldy Peaches. Des titres comme 'Tropical Island' aide bien il faut dire. Plus crooner que jamais (avec des chœurs partout), qu'on se le dise, Adam Green est de retour!
(disponible sur Sixes and Sevens, 2008)

Samedi 19 juillet 2008:
* ¡Forward, Russia! - Spring is a Condition [Cooking Vinyl]
Combo de Leeds, les ¡Forward, Russia! m'avaient enthousiasmés avec leur premier album 'Give Me a Wall' en 2006, concentré de rock à la nervosité punk. Passé depuis chez Cooking Vinyl, leur nouvel album 'Life Processes' perd (un peu) en urgence mais pas en classe. Ce disque est bon, ce disque est grand et son leader s'appelle Spring is a Condition.
(disponible sur Life Processes, 2008)

Vendredi 18 juillet 2008:
* The Gutter Twins - The Stations [Sub Pop]
Greg Dulli et Mark Lanegan (est-il encore besoin de le présenter?) sont amis de longue date. Ce 'Saturnalia' est leur premier disque ensemble. Un disque rock, dark, porté par la voix de Lanegan, buriné à la clope et au whisky. Un délice qui s'ouvre par ce bijou qu'est The Stations. Attention, la consommation excessive de drogues etc, etc.
(disponible sur Saturnalia, 2008)

Jeudi 17 juillet 2008:
* The Helio Sequence - Keep Your Eyes Ahead [Sub Pop]
Ils viennent de Portland, ils se sont formés en 1999 et 'Keep Your Eyes Ahead' est leur cinquième album. Un disque de pop, qui va d'Interpol à Puressence en passant par le Springsteen des années 70 avec un splendide Broken Afternoon, peut-être pas le titre le plus représentatif de l'album (pas de ligne de basse à la Interpol, pas de shoegazing, etc) mais sûrement le plus beau.
(disponible sur Keep Your Eyes Ahead, 2008)

Mercredi 16 juillet 2008:
* El Perro Del Mar - Inner Island [Memphis Industries]
Les premières écoutes de ce second album des El Perro Del Mar (encore des Scandinaves!) n'étaient pas fameuses. Et puis, petit à petit, ce 'From The Valley To The Stars' s'est affirmé comme un bon disque (avec de beaux titres comme Inner Island), même si en deçà du premier.
(disponible sur From The Valley To The Stars, 2008)

Mardi 15 juillet 2008:
* The Dirty Secrets - My Heart is on Fire [Vagabond]
Du rock australien qui n'a pas inventé l'eau chaude, loin s'en faut. Un peu de FM, voire même d'hymne de stade, avec un soupçon de The (International) Noise Conspiracy (période 'Armed Love'). C'est plutôt efficace. Pas dit que ça reste. Mais en ce début de semaine, disons que ça fait du bien par où ça passe.
(disponible sur The Dirty Secrets, 2008)

jeudi 25 décembre 2008

Top 50 'Albums 2008': 30-11


Afin de rendre le tout plus lisible et moins lourd, voilà la partie 2, les albums classés de la place 11 à la place 30.
Et toujours, en bas, un lecteur qui reprend un titre de chaque album présenté ci-dessous.



30. Why? – Alopecia [Anticon]
J’ai du mettre huit mois à comprendre ce disque. Tout du moins à l’aimer. Restant sur l’exceptionnel ‘Elephant Eyelash’ (pour moi un des plus grands disques pop des années 2000), je ne m’attendais surement pas à autant de lenteur et de noirceur. C’est sûrement cela. Car mis à part un ou deux singles, le tout m’ennuyait. Et puis là, ces derniers temps, j’ai retenté ma chance. Et force est de constater que j’avais totalement tort. Non, Yoni Wolf n'est pas mort et continue de sortir de grandes compositions. Ce disque n’a peut-être pas à mes yeux la grandeur de son prédécesseur, mais il n’en est pas loin. Très habité, torturé, Why? gagne en profondeur et sort une sorte de synthèse entre le côté volontairement bancal d’’Oaklandazulasylum’ et le côté pop d’’Elephant Eyelash’. Grand album.
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29. Pumice – Quo [Soft Abuse]
Voilà à quoi cela sert de ne pas aller trop vite en besogne en fin d'année. Découverte de fin d’année, le nouvel album Pumice, artiste néo-zélandais, dont j’avais adoré le précédent ‘Peebles’, est une nouvelle fois une réussite. Pop déglingo, rock 60s noisy, le tout lo-fi à mort, avec un côté mélodieux plus prononcé que sur le disque précédent. Un régal.
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28. Tobacco – Fucked Up Friends [Anticon]
Un peu de lo-fi, beaucoup de synthés, du sample, des sons analogiques comme s'il en pleuvait, un background hip-hop mais une ambition pop, un délire psyché, un Aesop Rock qui vient poser - alors que ce 'Fucked Up Friends' est essentiellement instrumental, un album sacrément euphorisant, des clips qui démoulent. Bref, dans la galaxie hip-hop, Anticon reprend du poil de la bête avec ce Tobacco. Et sacrément même.
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27. Styrofoam – A Thousand Words [Nettwerk]
Depuis le premier et unique album des Postal Service, il me manquait mon apport annuel d’electro-pop-cheap. 2008 m’aura apporté mon palliatif avec Styrofoam, belge de son état, ami de Ben Gibbard et Dntel (avec qui il a déjà collaboré). Un disque qui a de nombreuses accointances avec ‘Give Up’ et qui fait plaisir à entendre. Du tubes à tous les étages et une cohérence tout du long.
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26. Titus Andronicus – The Airing of Grievances [Troubleman Unlimited]
Alors qu'XL s'apprête à rééditer l'album et lui faire connaître une sortie mondiale, il faut que je dise tout le bien que je pense de cet album: ce 'The Airing of Grievances' a de faux-airs des premiers albums de Bright Eyes - quand Conor Oberst composait des titres à fleur de peau surlesquels il appréciait éructer - voire même de Kimya Dawson sur une chanson. De l'indie rock-punk-folk en gros. Et de bon aloi.
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25. ¡Forward, Russia! - Life Processes [Cooking Vinyl]
Deuxième (et dernier, le groupe a splitté depuis) album des ¡Forward, Russia!, moins brutal que le premier. Un disque qui prend son temps pour amener l'auditeur à point avant de le prendre à la gorge à coups de déferlantes de riffs et de ne plus le lâcher. Un album qui s'autorise quelques dérapages réussis vers le post-rock. Un 'Life Processes' qui, sans une production aussi "lisse" sur Welcome to the Moment (the rest of your life), le titre qui ouvre l'album, aurait fini tout en haut des charts de fin d'année. Il n'en est finalement pas très loin.
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24. Foals – Antidotes [Transgressive]
Sorte de mix entre The Rapture, Battles et les !!!, les Foals sortent un premier album absolument irrésistible, qui fait lever la tête et donne envie de bouger beaucoup plus. Les titres s'enchaînent, la basse sautille, la rythmique est implacable: Ça sonne ça sonne ça sonne. Et ça envoie sévère. Ces anglais sont des dj à gratte.
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23. Fleet Foxes - st [Sub Pop]
J'ai mis du temps à rentrer dedans. Je ne trouvais pas ce que, justement, tout le monde leur trouvait. Et j'estimais que la hype était démesurée. Et puis un soir, les yeux embrumés, la voix rocailleuse, un mouchoir à la main, j'ai retenté ma chance, une dernière fois. Juste pour voir. Et j'ai vu la lumière. Cet album est somptueux, ce groupe est divin. En fait, c'est juste magistral, produit à la perfection. Rien d'extraordinaire de prime abord. Mais en fait, si c'est à tomber par terre et à la renverse... Du folk pastoral à vous rendre fou de dieu.
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22. Dan Le Sac Vs Scroobius Pip – Angles [Sunday Best]
L’un ressemble à un geek à rouflaquettes. L’autre a de faux-airs de Will Oldham et de Sage Francis avec sa longue barbe. Ils viennent tous deux d’Angleterre et forment Dan Le Sac Vs Scroobius Pip, duo un peu taré, très ironique, aux idées barjots et aux textes saisissants, où, entre pop, electro et hip-hop, leurs cœurs balancent.
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21. Noah and The Whale - Peaceful, The World Lays Me Down [Cherrytree]
Un album de pop folk, entre Beirut, Micah P. Hinson, Jens Lekman et Adam Green (pour la voix). Beau disque, mélodieux dans tous les coins, de ces londoniens de Twickenham, pleins de clapping, chœurs et cordes qui pleurent. Clairement une de mes découvertes de l'année.
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20. Son Lux - At War With Walls And Mazes [Anticon]
La musique de Son Lux (Ryan Lott pour les intimes) est pesante, oppressante, doit autant à la pop qu'au hip-hop, mais est surtout d'une beauté froide. Très mélodique, masquée par un brouillard de basses, la musique de Son Lux se révèle au fur et à mesure des écoutes. Et prouve qu'elle a tout d'une grande.
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19. Autistic Daughters - Uneasy Flowers [Kranky]
Très bel album que celui-là. Une sorte d'histoire racontée avec en fond musical une musique expérimentale qui ne l'est pas tant que ça, guidée qu'elle est par une idée directrice et quelques belles mélodies. Un album court (36' pour 7 titres), une ambiance sombre et pesante mais un résultat des plus touchant et enivrant et qui rappelle beaucoup Tanakh par moments.
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18. Get Well Soon – Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon [City Slang]
Premier album d'un multi-instrumentiste de talent, Konstantin Gropper, 'Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon' est un disque d'une richesse folle, aussi bien au niveau des influences (il y en a beaucoup, mais elles ne sont pas un obstacle à la qualité de ce disque), des arrangements (divins!) que des mélodies troussées à merveille. Pop, rock, post-rock, mâtiné de musiques de l'Est: c'est un vrai régal. Un des grands disques, inspirés, de 2008.
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17. Okkervil River - The Stand-Ins [Jagjaguwar]
Ce qui ressort à l'écoute de ce nouvel album des Okkervil River c'est qu'on a enfin retrouvé la bande à Will Sheff. Vraiment je veux dire. Non pas que les quelques précédents albums soient mauvais. Juste qu'ils manquaient un petit quelque chose pour que je sois totalement convaincu. Suite de 'The Stage Names', 'The Stand-Ins' est un concentré de folk-rock (géant Lost Coastlines) de folk, de pop et d'Americana. Peut-être rarement aussi inspirés les Okkervil River.
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16. Girl Talk – Feed The Animals [Illegal Art]
Gregg Gillis est plus connu sous le nom de Girl Talk. Son style? Une utilisation sur-massive de samples de tous bords (pop, rock, electro, hip-hop, mainstream) et un mash-up de tout cela. Sur son quatrième album, ils utilisent plus de 300 (!!) samples très courts; et il y en a pour tous les gouts: du Sexy Boy de Air au Gimme More de Britney, du Purple Haze de Jimi Hendrix au Paranoid Android de Radiohead en passant par Ice Cube, Spank Rock, The Cure, Queen, Of Montreal, The Velvet Underground ou Prince. Le mix de l'année, une relecture originale et euphorique de l'histoire de la musique contemporaine; et l'album le plus bandant de l'année, largement.
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15. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band – 13 Blues for Thirteen Moons [Constellation]
Ce n’est pas avec leur tout nouveau ‘13 Blues for Thirteen Moons’ que je vais changer d’avis sur Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band et cracher sur leurs longues mélopées enflammées. Non, bien au contraire car ce disque, s’il suit la ligne directrice du groupe depuis (plus ou moins) ses débuts, se pare d’une couleur noire assez saisissante, d'un noise destructeur et d'une tension à couper au couteau. Plus que jamais un des groupes essentiels des années 2000.
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14. Aidan Baker & Tim Hecker – Fantasma Parastasie [Alien8]
Aidan Baker et ses 113 sorties discographiques en 8 ans (!) s'acoquine avec Tim Hecker le temps d'un album à la texture sonore incroyable et qui a pour but de construire une cathédrale sonique absolue. 'Fantasma Parastasie' est un disque tout en apesanteur, fait de déluge de riffs, de drones contemplatifs et d’électro ambiante. Un chef d'œuvre du genre.
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13. Cloud Cult – Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes) [Rebel]
Un an presque jour pour jour après ‘The Meaning of 8’, le groupe mené par le couple Minowa revient avec un sixième album, ‘Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes)’, qui tranche avec son (voire même ses) prédécesseur. Si Cloud Cult restent les mêmes (pop tourmentée, baroque, endiablée, déjantée aux passages lo-fi, aux pointes d’électro, et ces contre-pieds constants dans chaque morceau), ils la jouent cette fois plus simple. Semblant s’éloigner de la mort du fils Minowa qui pèse tant dans les paroles du groupe et sortant une pochette moins hideuse que ses devancières, Cloud Cult pond un disque d’une petite quarantaine de musique pour treize titres et ramène le piano sur le devant de la scène. En resserrant le tout, il devrait convaincre ceux qui avaient (les fous !) trouvé l’album trop long, trop plein. Cette fois, tout est clair, concis : chaque titre est un single possible. Et l’album est d’une qualité une nouvelle fois étonnante.
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12. Pivot – O Soundtrack My Heart [Warp]
Mix entre une electro à la Autechre, Battles et les !!!. Le tout, uniquement instrumental. De la batterie, une basse bien funky (froide) et des nappes. Voilà en gros 'O Soundtrack My Heart', premier album sur Warp de Pivot. Un disque très cohérent et homogène. Totalement euphorisant, assurément addictif, il faut écouter Pivot.
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11. Malcolm Middleton – Sleight of Heart [Full Time Hobby]
Loin de son électrique ‘A Brighter Beat’, Malcolm Middleton met les choses à plat et au calme, presque en acoustique, convie Paul Savage (feu Delgados) à la batterie, Barry Burns (Mogwai) au piano, rappelle Jenny Reeve pour les chœurs féminins, reprend joliment Jackson C. Frank et pond une des chansons d'amour déçu les plus déchirantes qu'il m'a été donné d'entendre (Love Comes In Waves). Somptueux de bout en bout.
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Ci-dessous, un lecteur reprenant une chanson de chacun des albums cités ci-dessus. Classées de 30 à 11. Bonne(s) écoute(s)!



jeudi 5 août 2010

Funeral Party - Golden Age of Knowhere [RCA]

Il y a quelques jours, alors que je recherchais un groupe qui m'en mette plein les oreilles histoire de bien me rincer les tympans, alors que je me disais que 2010 avait fait l'impasse sur le rock, voilà t-y pas que Disso, toujours de bon gout me propose d'essayer Funeral Party, dont elle avait parlé ici et au sujet desquels elle était plus que dithyrambique.

Et boum… dans ma face. Exactement ce que je recherchais. NYC Moves to The Sound of LA, le genre de chanson qui fait du bien par où elle passe. Disco-post-punko-rock, avec un mec qui hurle plus qu'il ne chante derrière le micro. Avec des guitares de partout pour dodeliner de la tête comme il faut. Bref, tout l'opposé de leur nom de scène.

Et l'album dans tout ca? Même tonneau! Il s'appelle 'Golden Age Of Knowhere' et a des hymnes tout le tour du ventre, de Finale à NYC Moves to The Sound of LA en passant par Giant Song ou Just Because.

Ce premier album des Funeral Party est une putain (oui putain) d'usine à tubes. Du !!! dans un coin, du ¡Forward Russia! dans l'autre, un brin de Hole (j'ose oui, sur NYC Moves to the sound of LA), du Bloc Party assurément, un côté qui rappelle The Music du début et même l'ombre discrète du label Fantastic Plastic (dont Funeral Party partage les initiales). Du rock porté par des mélodies et une pop résolument efficaces, avec des claviers bondissants de tous les côtés.

Alors oui, j'ai découvert cet album il y a seulement deux jours. Et depuis, je m'en suis saoulé jusqu'à plus soif. C'est un peu rapide pour écrire une bafouille sur un album qu'on a si peu écouté non?
Mais à dire vrai, je m'en fous. Complet. Savoir si ce disque des Funeral Party tiendra la distance et les écoutes, savoir si cette première impression ne cache un revers de la médaille bien ennuyeux, savoir si les Funeral Party révolutionnent quoique ce soit ou ne sont que de gentils petits soldats est, je l'avoue, la dernière de mes priorités. J'ai tellement sauté dans tous les sens depuis deux jours qu'il fallait que je repose mes pieds.

A few days ago, a Disso made my night… (Sortie: 30 aout 2010)


Son:
Myspace (Trois chansons de ce 'Golden Age Of Knowhere' en écoute)
Site officiel (
Finale est à télécharger gratuitement et légalement)

Trois chansons en écoute (dans un lecteur Grooveshark, c'est plus prudent): NYC Moves to the Sound of LA, Finale et Just Because. Pas loin d'être le meilleur de ce premier album des Funeral Party. Clic clic boum. (malheureusement plus en écoute).


Et le clip de NYC Moves to the Sound of LA :

 

jeudi 8 octobre 2009

Action Dead Mouse - Revenge of Doormats and Coasters [Greed Recordings]

Il est de ces labels pour lesquels je nourris une grande affection. Du genre Rough Trade pour son histoire, Stones Throw pour son intransigeance (et Egon aussi) ou Domino pour sa capacité à se construire années après années un catalogue habile et exemplaire.

Et puis il y a Greed Recordings, label rencontré à l'époque de l'album 'Necessary Alibis' de Moonman. Un disque envoyé. Une écoute. Emballé. Deux écoutes. Subjugué. Trois écoutes. L'impression d'être face à un de ces disques importants qui marquent tous ceux qui ont la chance de l'écouter.

Depuis cet album, je crois que j'ai aimé (euphémisme) tous les albums que le label a sorti. Un seul m'avait peu enthousiasmé: 'Pets and Nerds attack Planet Earth'. Le premier album des Action Dead Mouse.

Or, le second album de ces derniers, c'est la dernière livraison en date de Greed Recordings. J'étais craintif, méfiant. J'ai même remis mes écoutes à plus tard. Histoire de. Comme si je savais par avance que ce disque n'allait pas me plaire.

Il y a une dizaine de jours, j'ai franchi le pas et j'ai écouté l'album. Et depuis, il ne quitte que très rarement mes oreilles. Que ce soit au réveil, au coucher, avant de déjeuner, rien n'y fait: ce 'Revenge of Doormats and Coasters' ne cesse de revenir sur le devant de ma chaîne. Une vraie bonne surprise.

Il faut dire que les Action Dead Mouse, groupe italien originaire de Bologne, n'ont pas fait les choses à moitié, en mêlant plus qu'habilement post-rock et math-rock, en ajoutant des cordes qui donnent un sens subtil à l'ensemble et des cuivres qui rendent le tout encore plus fou (incroyables dernières minutes de Doormats and Coasters). A tel point que l'on croirait entendre Shellac enregistrer avec Thee Silver Mount Zion et tout le tralala.
'Revenge of Doormats and Coasters' est un disque quasiment instrumental (seuls quelques éclats de voix à la ¡Forward Russia! viennent troubler ce déluge sonore), fiévreux, emballant, jamais grandiloquent et toujours acéré, sur le qui-vive, qui ne laisse pas de répit ni à l'auditeur ni aux mélodies pour se reposer sur ses lauriers de riffs, avec changement de rythmes et ruptures inattendues.

Sûrement cérébral - on ne rentre pas dans leur univers comme on rentre dans une chanson pop - mais jamais prétentieux (il faut lire les titres des morceaux pour se rendre compte que le groupe ne se prend pas au sérieux: Tom Cruise Told Me Dan Savio Is Not Dead ou encore Timbaland Vattkoppor (Fuck Oranges, Choose Apples)), les Action Dead Mouse viennent de frapper un grand coup. Un post-math-rock incroyablement addictif dont on reparlera assurément dans quelques semaines. (sortie: 14 septembre 2009)

Son:
Myspace (Deux morceaux de 'Revenge of Doormats and Coasters' en écoute)
Site officiel

Action Dead Mouse ne fait pas les choses à moitié puisqu'ils proposent leur 'Revenge of Doormats and Coasters' en vente pour 10€ tout pile sur leur site officiel ou pour le même prix sur le site de Greed Recordings.

Notons enfin que le toujours indispensable webzine A Découvrir Absolument propose un focus complet sur Greed Recording, avec notamment une excellente interview de Michel Malegeant, le boss du label (à lire ici) ainsi qu'une interview des Action Dead Mouse (c'est là que ça se passe).

Doormats and Coasters, dont la deuxième partie est belle à en pleurer, et un 25 Hours in a Day plein de contrepieds. Voilà les deux titres du jour. A écouter. Fort. (malheureusement plus en écoute)

mardi 30 juin 2009

[Track of The Day] Dananananaykroyd - The Greater Than Symbol & The Hash

Alors qu'il est pour moi l'heure de prendre quelques jours de vacances bien méritées (?), de redécouvrir les joies de la plage de Trébeurden et du cidre breton, finissons ce mois de juin par un titre d'un groupe au nom imprononçable: Dananananaykroyd.
Un groupe qui avait fait parler de lui avec deux singles détonants et épatant. Attendus au tournant du premier album, les écossais ne déçoivent pas et sortent le disque qu'At The Drive-in, ¡Forward, Russia! et Sonic Youth auraient pu sortir s'ils s'étaient retrouvés dans un studio et si les deux premiers n'avaient pas malheureusement splittés: un concentré d'(post-) hardcore teinté de pop, ou l'inverse. En gros, ça hurle, ça beugle, ça tape dans tous les sens. Mais dieu que c'est bon. Un album des plus délicieux qui soit. Et un des tous meilleurs que j'ai pu écouter cette année. 

Album: Hey Everyone 
Année: 2009 
Label: Best Before

L'ami Lyle en a parlé aussi sur Dans Le Mur du Son. A lire ici!