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lundi 3 septembre 2018

[Track of The Day] Starcrawler - Love's Gone Again

La vie d’un label n’est qu’un éternel recommencement. Prenons Rough Trade Records, entité chère à mon cœur et mes oreilles mais surtout mythique structure à l’importance capitale. Née d’une envie de produire des disques à eux suite au succès du magasin londonien lancé en 1976 et qui permis à toute une scène indépendante d’obtenir une visibilité qui lui était refusée jusque là, le label de Geoff Travis ne va en effet pas connaître trajectoire rectiligne.

Rough Trade va passer par tous les états, signer des disques et des groupes majeurs et connaître plusieurs vies. La première s’éteint fin 1991 quand le label couple gestion calamiteuse et virage raté des années 90.
Mort, enterré et nom vendu, Rough Trade revient pourtant à la vie en 2000, quand Geoff Travis et Jeanette Lee décident de relancer l’affaire, et de signer coups sur coups le premier album des Strokes et le premier des Libertines, succès mondiaux s’il en est.

Depuis, et malgré l’incroyable succès de Duffy (seul numéro 1 de l’histoire du label), Rough Trade est retombé dans un anonymat certain, bien que les sorties continuent de s’enchainer à un rythme régulier.
Peut-être que le prochain succès du label de Geoff Travis viendra des Starcrawler, jeune (Arrow de Wilde la chanteuse a terminé le lycée il y a un an tout juste) quatuor californien qui aime aussi bien le rock, qu'il soit hard ou grunge, dont le premier album (court, 27 mns) sobrement intitulé 'Starcrawler' est une réussite.

Certains parlent d'un groupe de poseurs. Peut-être, je ne me suis pas intéressé à autre chose que leur musique les concernant. Et elle est emballante. Et même si l'époque n'est plus au rock, Rough Trade a sans doute tiré un gros lot.

NB : Pour en savoir plus sur Rough Trade, ce documentaire de BBC 4 datant de 2009 et intitulé "Do It Yourself - The Story of Rough Trade" est à voir (88 mns, sous-titré en anglais)


Album : Starcrawler
Année : 2018
Label : Rough Trade Records


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Love's Gone Again de Starcrawler est également en écoute ci-dessous :



Starcrawler a deux autres clips à offrir : celui I Love L.A. et Chicken Woman, furieusement gore :





mercredi 21 mai 2025

[Track of The Day] The Sophs - SWEAT

J'ai déjà dit dans ces pages tout l'amour que j'avais pour Rough Trade Records qui, malgré ses bas, a toujours une place particulière dans mon cœur de mélomane. Alors quand le label anglais annonce une nouvelle signature et que Geoff Travis et Jeannette Lee disent qu'« il est rare qu'une démo qui arrive par la poste fasse battre votre cœur et vous pousse à partir à la recherche de son expéditeur », ben on s'assoit et on écoute.

Le groupe en question s'appelle The Sophs, compte six membres et vient de Los Angeles. SWEAT est leur première chanson pour Rough Trade Records, et, semble-t-il, leur premier single tout court - et en 45-tours s'il vous plait. Un morceau qui derrière sa rapide introduction pleine de beats, fait dans l'indie-rock/indie-pop (placez le curseur là où vous le souhaitez) de très belle tenue, ne se départ jamais de son côté cool même quand le chant plein de rage débarque sur la fin, et sonne moins californien que new-yorkais tant il évoque les Strokes, mais dans une veine plus smooth. Tiens, The Strokes, en son temps une autre découverte de Rough Trade Records. Puissent The Sophs connaître la même trajectoire.

EDIT : Pour lancer ce nouveau groupe, Rough Trade Records propose ce 45-tours à un prix ridiculement petit : moins de 2€. Ça change.

Album : SWEAT 7"
Année : 2025
Label : Rough Trade Records

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, SWEAT de The Sophs est également en écoute ci-dessous :

Le clip de SWEAT de The Sophs :

mardi 23 décembre 2008

Top 75 'Chansons 2008'


Après les Eps, 7" et autres compilations, il est temps de passer au top "chansons" de l'année. Comme l'an passé, et vu que j'ai écumé beaucoup de sillons cette année, j'ai choisi de présenter un top 75. Car si je n'ai pas été touché (loin de là) par tous les disques que j'ai écouté, beaucoup contenaient de petites merveilles.
Le meilleur exemple est l'album de Dancing Mice, groupe écossais de son état, qui aura sorti un 'Eroded' d'un ennui sans nom... mais qui débute par une merveille de revival songs et qui rend un hommage aux 80s assez magistral, comme rarement entendu ces derniers temps d'ailleurs, It's Abnormal.

Le top 20 (hormis les trois premiers) est presque totalement interchangeable, suivant l'humeur. Et au final donc, un classement des 75 chansons qui m'auront fait vibrer, danser, pleurer, frissonner, voire bien plus, en 2008
Un top 75, en écoute comme à chaque fois au bas de ce papier, cette fois en un seul et même lecteur en un lecteur et quelques vidéos youtube.

Demain, Top Albums-1ère partie.


75. James – Bubbles [Mercury]
74. Lightspeed Champion – Dry Lips [Domino]
73. Late of The Pier – Focker [Parlophone]
72. Feeder – Miss You [Echo]
71. The Automatic – Steve McQueen [B-Unique]
70. Metronomy – The End Of You Too [Because Music]
69. Melpo Mene – Hit The Boys [Imperial]
68. Human Highway – Moody Motorcycle [Secret City]
67. Earlimart – Town Where You Belong
66. The Black Keys – Psychotic Girl [Nonesuch]

65. Sebastien Tellier – Divine [Discograph]
64. The Young Republic – Girl From The Northern States [End Of The Road]
63. Destroyer – Foam Hands [Merge]
62. The Gutter Twins – God's Children [Sub Pop]
61. Estelle (feat. Kanye West) – American Boy
60. The Decemberists – Valerie Plame [Rough Trade]
59. Gregory And The Hawk – Stone Wall Stone Fence [Fat Cat]
58. A Weather – Spiders, Snakes [Team Love]
57. The Twillight Sad – Cold days from the birdhouse [Fat Cat]
56. Air France – Collapsing outside your doorstep [Sincerely Yours]

55. The Tallest Man on Earth – Honey Won't You Let Me In
54. Piano Magic – Vacancies [Make Music Mine]
53. The Helio Sequence – Broken Afternoon [Sub Pop]
52. The Futureheads – The Beginning of The Twist [Null]
51. The Last Shadow Puppets – Separate And Ever Deadly [Domino]
50. British Sea Power – Lights out for darker skies [Rough Trade]
49. Envelopes – Party [Brille]
48. The Rolling Stones – You Can't Always Get What You Want (Soulwax Remix) [ABKCO]
47. Bon Iver – For Emma [Jagjaguwar]
46. The Black Kids – I Wanna Be Your Limousine [Almost Gold]

45. The Wedding Present – I lost the monkey [Talitres]
44. BoB – Lonely People [Grand Hustle]
43. Eugene Mcguinness – Moscow State Circus [Domino]
42. Jenny Lewis – Sing a Song For Them [Rough Trade]
41. Born Ruffians – I Need a Life (Four Tet Remix) [Warp]
40. datA – Rapture [Ekleroshock]
39. Guernica – Conscientiously Escaping The Chains Of Western Civilization I Am What You Could Call A Postmodern Houdini [Vlas Vegas]
38. Santogold – L.E.S Artistes [Downtown]
37. Broken Records – Lies [Distiller]
36. Port O'Brien – Fisherman's son [City Slang]

35. Sufjan Stevens – Joy to The World [-]
34. The Kills – Black Balloon [Domino]
33. Iron & Wine – Arms of a thief [Transgressive]
32. Ladytron – Runaway [Nettwerk]
31. Adem – Oh My Lover [Domino]
30. Morley – Call On Me [Polydor]
29. The Notwist – Boneless (Panda Bear Remix) [City Slang]
28. Justice – Phantom II (live) [Ed Banger]
27. Noah and The Whale – Peaceful, The World Lays Me Down [Cherrytree]
26. Fleet Foxes – Your Protector [Sub Pop]

25. Pivot – O Soundtrack My Heart [Warp]
24. Sons & Daughters – Killer (Adamski cover) [Domino]
23. The Magnetic Fields – California Girls [Nonesuch]
22. Cornflakes Heroes – Is Mother Right? [Greed Recordings]
21. Oasis – The Shock of The Lightning [Big Brother]
20. Nada Surf – See These Bones [Barsuk]
19. The Sleeping Years – Dressed For Rain [Talitres]
18. Styrofoam – My Next Mistake (feat. Jim Adkins) [Nettwerk]
17. Dan Le Sac Vs Scroobius Pip – Letter From God To Man [Sunday Best]
16. Ladyhawke – Magic [Modular]

15. Alain Bashung – Tant de Nuits [Barclay]
14. Hot Chip – Ready For The Floor [DFA]
13. Coldplay – Viva La Vida [Parlophone]
12. Duke Spirit – Send a Little Love Token [You Are Here]
11. Parenthetical Girls – Windmills Of Your Mind (Michel Legrand cover) [Tomlab]
10. Kiko – Slave of My Mind [Different]
09. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band – BlindBlindBlind [Constellation]
08. Tv On The Radio – Lover's Day [4AD]
07. Wolf Parade – Kissing The Beehive [Sub Pop]

06. MGMT – Kids (Soulwax Remix) [Columbia]
05. Okkervil River – Lost Coastlines [Jagjauwar]
04. Malcolm Middleton – Love Comes In Waves [Full-Time Hobby]
03. Dancing Mice – It's Abnormal [Squeak Audio]
02. Cloud Cult – No One Said It Would Be Easy [Rebel Group]
01. MGMT – Time to Pretend [Columbia]





















Sept titres sont introuvables sur Spotify. Mais ils sont en écoute ci-dessous :

12. Duke Spirit – Send a Little Love Token



29. The Notwist – Boneless (Panda Bear Remix)
 




36. Port O'Brien – Fisherman's son
 


37. Broken Records – Lies
 



44. BoB – Lonely People




48. The Rolling Stones – You Can't Always Get What You Want (Soulwax Remix)
 


64. The Young Republic – Girl From The Northern States
 
 

lundi 4 février 2008

Track of The Day (29 janvier-4 février 2008)

Une semaine sans nouveautés (merci deezer!), mais avec quelques classiques que mes poils au garde à vous sont assez heureux de pouvoir écouter (et toujours dans le lecteur deezer, à droite).


Lundi 4 février 2008:
* Damien Rice - The Professor & La Fille qui Danse [Vector]
Dans la flopée de merveilles que Damien Rice a composé, il y a The Professor & La Fille qui Danse, uniquement disponible (en version studio) sur cet Ep. Une chanson qui se termine par quelques couplets en français. Un titre d'une force prodigieuse. De toutes façons, avec lui...
(disponible sur Woman Like a Man Ep, 2003)

Dimanche 3 février 2008:
* Love - A House is Not a Motel [Elektra]
En 1967, Arthur Lee pondait un des plus beaux disques pop de l'histoire. Depuis, le même Arthur Lee a bien merdé, a fait de la prison et est même mort. Un peu tout le contraire de ce disque, immortel et qui n'a pas pris une ride en 40 ans.
(disponible sur Forever Changes, 1967)

Samedi 2 février 2008:
* Adam Green - What a Waster (The Libertines cover) [Rough Trade]
Adam Green, crooner New-Yorkais déjanté, reprend le tube de ses amis les Libertines Pete Doherty et Carl Barat, en sort une jolie version et va finir sa bouteille de vodka. Classe.
(disponible sur Jessica Ep, 2003)


Vendredi 1 février 2008:
* Madvillain - Rhinestone Cowboy [Stones Throw]
Pas de hip-hop en ce moment. Donc on replonge dans le meilleur des années 2000, la rencontre Madlib/Mf Doom, bijou de prod et de folie. On aimerait bien que les deux gugusses arrêtent de fumer de la weed et se remettent un peu au boulot... histoire qu'on ait droit à un Madvillain II avant 2017.
(disponible sur Madvillain, 2004)

Jeudi 31 janvier 2008:
* My Brightest Diamond - Dragonfly [Asthmatic Kitty]
Nouvelle égérie du label de Sufjan Stevens, Asthmatic Kitty, Shara Worden (ancienne meneuse de revue Illinoisemakers) mene sa petite troupe de My Brightest Diamond avec grand talent comme le prouve son 'Bring Me the Workhorse' où l'on retrouvait notamment ce très beau Dragonfly.
(disponible sur Bring Me the Workhorse, 2006)

Mercredi 30 janvier 2008:
* Islands - Swans (Life After Death) [Rough Trade]
Alors que leur second album, 'Arm's Way', sortira le 21 avril prochain chez Rough Trade, retour sur cette splendeur qu'est Swans (Life After Death) qui ouvrait 'Return to the Sea' leur premier opus. Un bonheur, quasiment inégalé en 2006 de tuerie pop. Me remets toujours pas des 3 dernieres minutes moi.
(disponible sur Return to the Sea, 2006)

Mardi 29 janvier 2008:
* Neil Young - Cowgirl In The Sand [Reprise]
Histoire de bien commencer la semaine, un classique de chez classique est la chose la plus adéquate qui soit. Et donc, prenons le plus grand titre que Neil Young ait jamais écrit? Allez, boum. Cowgirl in The Sand. Parce qu'une vague de riff gigantesque. Et parce que 10 mns valent mieux qu'une.
(disponible sur Everybody Knows This Is Nowhere, 1969)

mercredi 13 février 2013

[Track of The Day] British Sea Power - Machineries Of Joy

Il y a quelques mois, j'ai deux amis qui sont partis vivre à Brighton : Ibo, frénétique voyageur, concertophile et musicophile au talent de photographe qui ne se dément pas (son blog vaut le coup d'oeil) et Chloé, bassiste de son état et aux notes très mélodiques.

Et pour tout vous dire, je les envie. Un parce que Brighton est une ville superbe, que je pourrais flâner des heures sur sa plage de galet ou ses pier immenses qui s’enfoncent dans la mer.
Et deux parce que c'est la ville qui a vu naître les British Sea Power, véritable marotte chez moi, dont je suis les sorties, depuis leurs débuts post-punk décapant à leurs dernières virées pop (et largement dans ces pages).

Après une flopée d'Ep (6 !) en 2012 (pas tous réussis, disons le mais sur lesquels on peut largement s'attarder), les dits British Sea Power reviennent le 1er avril prochain. L'album (le 6è) se nomme 'Machineries Of Joy' et est annoncé par une chanson du même nom, que l'on a déjà pu croiser sur les Eps précités.
Mais cette fois, Machineries Of Joy est présenté dans un format plus court, amputée de deux mns. Mais elle reste une réussite: pop à guitare d'une belle efficacité, très mélodique, laissant derrière elle les derniers élans très tapageurs du décrié 'Valhalla Dancehall'. Et en plus, ce qui ne gâche rien, la pochette et ses faux airs de Belle & Sebastian, donne envie d'en savoir plus. 

Et entre ce nouveau British Sea Power, l'inédit de Pulp, le nouveau Strokes, et, au hasard, Palma Violets sur qui on reviendra bientôt, Rough Trade se porte bien, merci pour lui.

Album : Machineries Of Joy
Année : 2013
Label : Rough Trade

Achat



Ce Machineries Of Joy des British Sea Power est également en écoute sur la chaîne youtube de Rough Trade et ci-dessous :


jeudi 3 janvier 2019

Bilan 2018 : « Albums » (40-21)


Après les formats courts et autres compilations et rééditions (voir ici), le Top 50 de mes chansons de l'année (en écoute là), passons aux albums. Et autant le dire de suite, l'année fut belle. Mais avant cela, regardons un peu les choix des sites et autres blogs amis ou voisins :

Quarante disques, répartis en deux parties. Voilà donc la première avec les albums classés de la 40è à la 20è place. Avec de bien jolis disques, du folk français, des popeux lyonnais, des vieilles de la vieille, un retour d'un écossais à la mélancolie intouchable, des confirmations et des espoirs. Ce n'est que le début, mais quelle année, je pense qu'on peut le dire et le redire.

Et comme il vaut mieux mettre quelques notes sur quelques mots, au bas de ce papier se trouvent deux lecteurs, un Spotify, un Deezer, proposant une chanson tirée de chacun des albums présentés ci-dessous (et dans l'ordre croissant). Bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2018 : 
Top « Albums » (20-01)
Top 50 « Chansons »
Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »

40. Malcolm Middleton - Bananas [Triassic Tusk Records]
Après s’être essayé à différentes choses, avec plus ou moins de réussite, Malcolm Middleton retrouve ses premières amours, ses mélodies pop pleines de rock et accouche avec 'Bananas' du petit frère de 'Waxing Gibbous', avec chansons à tiroirs et textes aussi drôles que mélancoliques. Et il n'est jamais aussi parfait que lorsqu'il écrit et chante des chansons tristes.


39. Dr. Octagon - Moosebumps: An Exploration Into Modern Day Horripilation [Bulk]
Totalement déconnecté de la réalité hip-hop du moment, qu’elle soit française ou américaine (il faudra que je me plonge un jour dedans), la sortie d’un nouvel album de Dr. Octagon reste un évènement pour moi, surtout quand il est aussi réussi. Kool Keith, Dan the Automator et DJ QBert pondent là un disque « à l’ancienne », mais diablement efficace. 


38. Julien Ledru - Along The Road I Had Traveled [–]
Fan de Godspeed (entre beaucoup d’autres), graphiste, batteur de The Ready Mades, Julien Ledru passe au projet solo avec un album plein de fingerpicking, et d’un peu de field recording, l'ombre de John Fahey n'étant jamais bien loin. Mieux, sorti uniquement au format numérique, et vu sa qualité, le disque se voit offrir un pressage vinyle (venez participer au crowdfunding !). Précieux.


37. Courtney Barnett -  Tell Me How You Really Feel [Milk! Records]
L’an dernier, l’ennui qu’avait provoqué chez moi le disque de Kurt Vile et Courtney Barnett était assez dingue. Mais qui donc avait plombé au final cet album ? La question trouve sa réponse en 2018, vu que les deux protagonistes ont sorti chacun de leur côté un nouvel album. Résultat, l’un est d’un ennui complet, le second est brillant et confirme tout le bien que je pense de la demoiselle depuis sa découverte.


36. Satellite Jockey - Modern Life vol.2 [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records]
Pop chiadée aux belles mélodies montées en épingles à coups de clavecin, cuivres, d'un trio guitare-basse-batterie et autre orgue, ce 'Modern Life Vol.2' reprend là où les lyonnais de Satellite Jockey avaient laissé le volume 1, en ancrant cette fois leur univers dans une pop plus 70s. Cette collection commence à avoir une sacrée gueule.


35. The Breeders - All Nerve [4AD]
Passé une première écoute décevante, le dernier album des Breeders de Kim Deal s’est révélé à moins et s'est avéré être un sacré disque. Indie-rock échappé d’une décennie révolue mais qu’on remet au goût du jour, et que le groupe maitrise mieux que personne.


34. FACS - Negative Houses [Trouble In Mind]
Premier album d’ex-Disappears, ce disque n’est pas à mettre dans les oreilles du premier dépressif venu, tant rien ne vient éclairer ce post-punk aux atours très cold. Minimal sans l'être vraiment, langoureux, noisy, porté par une basse profonde et une guitare aiguisée comme jamais, il est en tout cas brillant. Ce qui est plutôt pas mal pour un disque aussi sombre vous en conviendrez.


33. Parquet Courts - Wide Awake [Rough Trade]
Porté par des paroles aussi drôles qu'engagées, 'Wide Awake!' confirme que Parquet Courts continue d'être un acteur essentiel de la scène indé actuelle. Et prouve s’il en était besoin qu’ils sont capables d’écrire des compositions posées et pop comme beaucoup plus punk, mais toujours foutraques et incroyablement cool.


32. En Attendant Ana - Lost and Found [Montagne Sacrée / Buddy Records]
Pop garage sur production presque agressive, guitares dans tous les sens, formidablement relevées par une trompette qui confirme leurs idées mélodiques, ce 'Lost and Found', en plus d’une qualité indéniable, vient de se voir offrir une carrière internationale avec la distribution de l’album outre-Atlantique chez Trouble In Mind Records. Excusez du peu.


31. Numb.er - Goodbye [Felte]
Projet de David Fribourg entouré de cinq musiciens crédités, Numb.er plonge les deux mains, les bras, et finalement le corps tout entier dans un mélange de post-punk, de shoegaze, de cold-wave et de distorsions sombre mais réjouissant.


30. Advance Base - Animal Companionship [Run For Cover]
Il a beau avoir changé de nom de scène, Owen Ashworth, autrefois derrière Casiotone For The Painfully Alone, ne change pas. Évoluant désormais sous le pseudonyme d'Advance Base, sa voix reste reconnaissable entre mille. Comme ses chansons d'ailleurs, souvent langoureuses quand elles ne sont pas tristes, toujours dans un ensemble synthétique-pop qu’il maitrise à merveille.


29. 王若琳 - 摩登悲劇 (Joanna Wang - Modern Tragedy) [Sony]
Pop déguindée, entièrement chantée en anglais, qui part dans tous les sens, entre cabaret, skits qui voient une Joanna Wang chanter une bluette en faisant la vaisselle, chansons pop-rock à tiroir, douces mélodies mélancoliques et autres titres comme enregistrés avec du matériel des années 20 : ce 'Modern Tragedy' est de la belle ouvrage assurément. Et également la rencontre de beaucoup de choses, notamment des Fiery Furnaces et des Starlight Mints, le tout contant l'amour, la déception, l'espoir, les cœurs-brisés, les ruptures souhaitées ou subies et les sempiternelles erreurs que nous répétons dès qu'il s'agit de sentiments.


28. Shannon & The Clams - Onion [Easy Eye]
Produit par Dan Auerbach, 'Onion' retourne aux sources de la pop musique actuelle. Rappelant aussi bien les Beatles - et assimilés - que les girls group de l'époque, il est une franche réussite, nostalgique mais pas rétrograde tant les titres qui s'y trouvent sont de qualité. 



27. Starcrawler - Starcrawler [Rough Trade]
Court premier album pour ce quatuor californien mené par la voix de la jeune Arrow de Wilde (qui a terminé le lycée il y a un peu plus d’un an) et nouvelle signature Rough Trade. Vingt-sept minutes au compteur pour un disque qui fait dans le rock, qu’il soit hard ou grunge. Prometteur.


26. MGMT - Little Dark Age [Columbia]
Un jour on se retournera sur la discographie de MGMT, et on se dira sans doute « ouais, quand même hein ». Parce qu’à l’exception d’un peu passionnant 'MGMT' en 2013, que lui reprocher ? Rien. La preuve avec ce 'Little Dark Age', inspiré, inspirant, rempli de tubes (mais ces types savent-ils écrire autre chose ?) et de sonorités eighties mélodiquement imparables.


25. jeremy messersmith - Late Stage Capitalism [Glassnote]
Cinquième album de l’américain et sans doute le plus plus arrangé de sa discographie. Mais aussi le plus sombre et sarcastique (lire cet excellent papier à ce propos), malgré ses intentions mélodiques et musicales toutes Burt Bacharach-iennes, sa très belle voix et ses orchestrations pétaradantes (voir ici).


24. Jerry David DeCicca - Time The Teacher [Impossible Ark]
Un piano, quelques cuivres discrets, des chœurs presque soul : voilà comment résumer ce disque. Mais il faudrait ajouter qu'il rappelle aussi bien Leonard Cohen, le premier Chris Garneau qu'Over The Rhine et permet d'imaginer la rencontre entre Bob Dylan et Nick Cave. 'Time The Teacher' ou un bien bel album, apaisant et touchant.


23. Aidan Moffat & RM Hubbert - Here Lies The Body [Rock Action]
Alors qu’un nouvel album d’Arab Strap serait sur les rails (lire ici), Aidan Moffat s’est associé en 2018 avec son collègue de label RM Hubbert. Un disque d’une très grande beauté où les mélodies de RM Hubbert se marient à merveille avec l’accent à couper au couteau d’Aidan Moffat. Et s'il avait enfin trouvé son Malcolm Middleton 2.0 ?


22. Gruff Rhys - Babelsberg [Rough Trade]
Très mélodieux, ambitieux (toute l'orchestration est l'oeuvre du BBC National Orchestra of Wales), 'Babelsberg' est sans doute le plus beau disque de Gruff Rhys à ce jour (c’est dire), le plus seventies de tous et où il sonne plus souvent qu'à son tour comme un Lee Hazlewood gallois.


21. Spiritualized - And Nothing Hurt [Bella Union]
On pourra ergoter que Jason Pierce a ressorti ses vieilles formules et a sorti un album plus que jamais Spiritualized. Oui, certes. Mais vu que les chansons, l’inspiration et les mélodies sont là, que demander de plus ? Rien. Petit-frère de 'Ladies & Gentlemen We Are Floating In Space', duquel ressort, notamment, une sublime Damage (voir ici).


Bilan 2018 : 
Top « Albums » (20-01)


Et comme prévu, voilà donc un lecteur Spotify et un lecteur Deezer avec une chanson extraite de chacun des albums présentés ci-dessus. Et disposées dans l'ordre croissant. Bonne(s) écoute(s) !




dimanche 5 janvier 2020

Bilan 2019 : « Albums » (20-01)


Alors que l'année 2020 démarre sur les chapeaux de roue avec certains qui se la jouent Masters of War, il est décidément plus que temps d'en finir avec 2019. Et donc, après le bilan des formats courts et des rééditions, après le Top 50 des chansons de l'année, après 20 premiers albums qui auront marqué mon année 2019, terminons donc tout ceci avec les 20 meilleurs albums de 2019.

Les meilleurs albums de l'année, vous en trouverez beaucoup ici également :
Le bilan de 2019 de beaucoup de "VIP" chez Popnews
Le top album chez The Quietus
Le bilan en 3 tops et un podcast chez Rock It To The Moon
Le bilan de l'année rap 2019 chez l'abcdr du son
Le bilan d'IndieRockMag par Elnorton

Un classement évidemment subjectif de 20 albums, dont les deux premières places sont occupées par des disques bouleversants. Mais aussi quelques habitués de ces bilans de fin d'année (on ne se refait pas), des vieux pas croisés depuis 15 ans, du rock furieux (ou non), de l'ambiant toujours épatant, du folk lumineux et à deux. Et derrière tout ça, et sans forcément le vouloir - mais c'est ainsi - beaucoup de mélancolie. Que voulez-vous, on ne se refait pas là non plus.
Et pour rappel, au bas de ce papier, vous trouverez un lien vers des « players » pour écouter une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessous. Bonne lecture et bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2019 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » (40-21)
20. Bazooka - Zero Hits [Inner Ear Records]
Dans la lignée de 'Useless Generation', 'Zero Hits' voit les Bazooka rendre leur musique plus touffue voire complexe, mais tout aussi énergique ; et y intégrer cor, saxophone, trombone et trompette en se faisant tantôt proto-punk, ska, garage, pop que psyché, et parfois tout ceci à la fois. Produit avec soin, doté d'un mix délectable, il est gorgé de tubes potentiels (quoiqu'en dise son titre), qui ne demandent qu'à faire bouger les foules.
19. Pan American - A Son [Kranky]
De Pan American, je me souviens de 'Quiet City', sublime album contemplatif et ô combien rêveur. Les retrouver 15 ans après sur 'A Son' est une surprise autant qu’un bonheur élégiaque. Un disque d’une délicatesse folle, merveilleusement produit, où les voix se mêlent à ces ambiances folk/slowcore qui n’hésitent pas à flirter avec le post-rock.
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18. Surf Curse - Heaven Surrounds You [Danger Collective]
Groupe de Reno aux États-Unis, le duo Surf Curse fait dans l'indie-pop, parfois jangle, et compose des morceaux mélancoliques et mélodieux qui, s'ils ne révolutionnent rien, tapent très juste (les chansons Hour of The Wolf et Opera me retournent complètement), avec toujours une tension qui ne cesse de s'immiscer. Superbe découverte.

17. Froth - Duress [Wichita]
Ensemble moins clinquant que claquant, 'Duress' aligne guitares de haute volée, riffs qui ne recherchent jamais la facilité, boucles instrumentales et mélodies implacables. Noisy, shoegaze, post-punk, électronique brinquebalant également, faisant penser parfois à Wilco, Froth apporte au disque une production des plus soignée, qui laisse avant tout à la musique être maîtresse d’œuvre de l'ensemble.
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16. Swans - Leaving Meaning. [Young Gods Records]
Retour de la (nouvelle) bande de cygnes de Michael Gira, pour un album somptueux, entre lumière et langueur, aux quelques atours pop, qui rappelle plus que tout Angels of Light (mais aussi 'The Glowin Man') et est porté par deux chansons incroyables, It’s Coming, It’s Real et What is This?.
15. The Gotobeds - Debt Begins at 30 [Sub Pop]
Sous ses faux-airs de concept album (un invité différent sur chaque titre), ce disque des Gotobeds garde une ligne directrice entre punk, post-punk, lo-fi et indie-rock très marqué US - évidemment - où les guitares sont à la fête, tout en s’échappant un peu de partout, pour aller piocher l’inspiration chez les Pixies (2:15), Parquet Courts (Poor People Are Revolting) et Pavement, sous le saint patronage de Sonic Youth et Wire.
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14. Nick Cave & The Bad Seeds - Ghosteen [Bad Seed]
Conclusion d’une trilogie peut-être pas pensée comme ça au départ, voilà le disque le plus douloureux de l’année. Écrit après la disparition de son fils Arthur, 'Ghosteen' est un album où il est plus que jamais question de mort, d’absence, de douleur, le tout sur nappes de synthés, de mélodies évanescentes et de la voix de Nick Cave qu’on n'a sans doute jamais entendue si sincère et bouleversée.
13. Mannequin Pussy - Patience [Epitath]
Et Mannequin Pussy décida d'étirer ses chansons, de s'éloigner du punk et du garage de ses premières amours pour mieux se lover dans un grunge mélodique du plus bel effet, en rappelant aussi bien les Dinosaur Jr. que les Screaming Females. Et vous savez quoi ? Cela leur va très bien au teint.


12. Tim Hecker - Anoyo [Kranky]
Complément acoustique de 'Konoyo' de l’an passé plus que son opposé, ce nouvel album de Tim Hecker est, comme souvent avec le canadien, onirique à souhait et fait la part belle aux mélodies. Et s’il s’échappe parfois vers des contrées plus expérimentales, il le fait sans jamais perdre son auditeur. Artiste chouchou de ces pages depuis quasiment ces débuts. Mais surtout artiste majeur.
11. Guided By Voices - Warp and Woof [Guided By Voices Inc.]
Suite échevelée de chansons très courtes, comme un medley ou un mix haletant et efficace, cet album des Guided By Voices est sans doute le meilleur des trois sortis cette année par la bande à Pollard. Power-rock quand il n'est pas psychédélique, garage quand il n'est pas simplement pop, il regorge de mélodies soignées que le groupe ne fait jamais tourner en rond.
10. Josienne Clarke - In All Weather [Rough Trade Records]
Deuxième album de Josienne Clarke, 'In All Weather' est le diamant caché de l’écurie Rough Trade Records qui aura eu un très beau retour de flamme cette année. Un disque où l’écossaise est très bien entourée (harpiste, batteur, pianiste de jazz notamment) et où chaque mélodie, chaque arrangement semble avoir été délicatement pensé pour mieux mettre en valeur sa voix (elle chante merveilleusement bien) et ses paroles, pleines de remises en questions et de traits à tirer sur le passé. Un disque à écouter souvent. Par tous les temps.
09. The Stroppies - Whoosh [Tough Love]
Sous ses atours anodin, le premier album des australiens de The Stroppies est un disque qui se dévoile lentement. Et rapidement, le mélange slacker/lo-fi couplé à une version pop de Sonic Youth fait son effet. Sans conteste le grower de 2019.
08. Elva - Winter Sun [Tapete Records]
Nouveau projet d'Elizabeth Morris, chanteuse de feu Allo Darlin', Elva est un duo qu’elle partage avec son mari. Balades folk, moments pop, 'Winter Sun' ne révolutionne rien. Mais tout ici est d'une telle justesse, sensibilité et sincérité que cela en devient une des choses indispensables de cette année 2019.
 07. Kishi Bashi - Omoiyari [Joyful Noise]
Avec pour toile de fond ces camps d'internement japonais suite à l’attaque de Pearl Harbor en 1941, 'Omoiyari' est un très beau disque de pop, parfois flamboyant, souvent touchant et surtout empreint d'une douce mélancolie qui ne tombe jamais dans une tristesse surjouée et fabriquée.
06. The Murder Capital - When I Have Fears [Human Season Records]
Nouveau phénomène de la scène rock irlandaise, The Murder Capital aura fait très fort avec ce premier album, en tous points parfait, mariant balades crépusculaires, post-punk furieux et élans post-rock. Le tout avec une musicalité intense et une très grande maturité. Impressionnant premier album, finalement assez loin de l'étiquette post-punk qu'on veut uniquement leur attribuer.

 
05. Mount Eerie with Julie Doiron - Lost Wisdom pt. 2 [P.W. Elverum & Sun]
Suite d’un album de 2008, ces retrouvailles entre Mount Eerie et Julie Doiron est un ravissement folk de chaque instant. D’une élégance simple, le mélange des deux fait merveille, rendant le moindre accord dénudé d’une grâce folle. Sans conteste le plus bel album folk de l’année.
04. Lankum - The Livelong Day [Rough Trade]
Quatuor irlandais, Lankum fait dans le folklore traditionnel. Mais pas du genre plan-plan, à réciter ses gammes et à tomber dans les clichés. Des reprises de traditionnels, quelques chansons originales et surtout un son, une ambiance noisy-parfaite. Comme si un drone menait la barque tout du long, et sur lequel venaient se greffer des instruments plus classiques, pour former un tout très mélodique, très langoureux, très sombre aussi, et assez lancinant.
03. Entracte Twist - Entracte Twist [Requiem Pour Un Twister]
Disque court, entièrement chanté en français et d'une classe à en faire pâlir plus d’un. Du rock et du punk d’obédience new-yorkaise, de la wave aussi dans un coin, du synthé par-ci, des lignes de basses profondes et classieuses par là, beaucoup de riffs diaboliques, des répétitions mélodiques et textuelles pour appuyer le propos et, pour mieux enfoncer le clou, une production chiadée sur laquelle viennent se poser des paroles aussi cryptiques qu’hypnotiques. Avec un côté dandy certain et un certain côté branleur, les Entracte Twist réussissent là un démarrage des plus éclatant, symbiose ambitieuse de visions rock finalement plus que jamais actuelles. Depuis combien de temps n'avions-nous pas eu entre les oreilles un disque de rock « à la française » d'une aussi grande qualité ?
02. Purple Mountains - Purple Mountains [Drag City]
Passé à côté de chacun des disques de Silver Jews, il aura fallu que je rate aussi celui de Purple Mountains, avant que David Berman ne passe de vie à trépas et que je m'y plonge enfin, interloqué par la tristesse infinie qui semblait tomber sur toutes les personnes ayant eu l'occasion d'écouter sa musique. Et j'ai compris pourquoi. Disque indie-pop aux accents country d'une beauté transcendante, 'Purple Mountains' est plein d'histoires de désespoir et de fatalisme. Un disque qui préfigure en quelque sorte les évènements futurs, sans que nous ne nous en rendions vraiment compte sur l'instant. Le genre de révérence sublime, à la 'You Want It Darker' de Leonard Cohen.  Et qui fait de David Berman un artiste pour lequel on ressent rapidement un amour immodéré. Album somptueux et majeur.


01. Joseph Fisher - Chemin Vert [-]
Trente-cinq minutes, neuf chansons, un trio guitare, basse, batterie, plutôt brut, parfois ascète, d'où s'échappent de belles compositions, montées sur des structures qui de temps à autre s'extirpent judicieusement du carcan traditionnel de la chanson : Joseph Fisher livre avec 'Chemin Vert' un panorama intense de l'amour et des relations qui lui ont trait, plein de doutes, d'espoirs, de renonciations, de souvenirs, de manque de courage aussi, le tout porté par de très belles mélodies qui n'arrivent pas à ne pas être mélancoliques. On n'a jamais aussi bien décrit et chanté les affres de l'amour. Sans conteste le disque le plus marquant de cette année 2019, et celui auquel je me suis le plus identifié.

Comme promis, voilà quelques players vous permettant d'écouter une chanson issue de chacun des vingt disques présentés ci-dessus : Spotify et Deezer. Bonne(s) écoute(s) ! 





Bilan 2019 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » (40-21)