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lundi 24 mars 2008

Track of The Day (18-24 mars 2008)

Une semaine toute en douceur, histoire de retrouver un peu de sérénité. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer, à droite).


Lundi 24 mars 2008:

* L'Altra - Soft Connection [Aesthetics]
Une des petites pépites des années 2000 se nomme 'In The Afternoon' de L'Atra, groupe de Chicago. Un disque sorti en 2002, d'une douceur et d'une beauté à en faire frissonner plus d'un. J'aurais pu prendre n'importe quel des dix titres de cet album qui n'a toujours pas pris le semblant d'un début de ride en six ans. Merveilleux.
(disponible sur In The Afternoon, 2002)

Dimanche 23 mars 2008:
* Adam Green & Ben Kweller - Kokomo (Beach Boys cover) [Rough Trade]
Quand Adam Green s'acoquine avec Ben Kweller le temps d'un morceau, ça donne un hors du temps Kokomo, reprise du célèbre tube des Beach Boys. Savoureux.
(disponible sur Jessica Ep, 2003)


Samedi 22 mars 2008:
* REM - Nightswimming [WEA]
Dans la série 'classic rock', et alors que leur nouvel album va voir le jour (sera t-il aussi ennuyeux que leur dernières livraisons, toute la question est là) je voudrais un extrait de 'Automatic For The People' de REM, le pianesque et plein de cordes Nightswimming. Filez moi un mouchoir.
(disponible sur Automatic For The People, 1992)

Vendredi 21 mars 2008:
* The Cure - Friday I'm in Love [Fiction]
J'ai envie de pop. Genre un titre qui résumerait l'affaire en 3'30 et des brouettes. Friday I'm in Love des Cure s'impose. Et tant pis si l'album sur lequel ce titre est sorti ('Wish') est descendu depuis 15 ans par les puristes. Et en plus on est vendredi.
(disponible sur Wish, 1992)

Jeudi 20 mars 2008:
* Sandrine - Let The Love [Nettwerk]
Bizarrement, il est rarement question d'artistes féminines sur ce blog. Remédions donc à cela avec ce Love and Pain, très sixties, extrait du nouvel album Sandrine, 'Dark Fades Into The Light'. Un titre (et un disque) charmant, très loin d'être essentiel, que l'on se réservera pour les jours de matins calmes.
(disponible sur Dark Fades Into The Light, 2008)

Mercredi 19 mars 2008:
* Wolfman - For Lovers (feat. Pete Doherty) [Rough Trade]
Dans dix ans, quand on se souviendra de Pete Doherty, que restera t-il: ses déboires? le nombre de cure de désintoxication qu'il aura abandonné? Le nombre de lignes qu'il se sera envoyées dans les narines? Non. Car n'en déplaise aux esprits chafouins, ce mec là, derrière tous les excès qui le caractérisent aujourd'hui, est un putain de songwriter. Et s'il n'a pas totalement écrit ce For Lovers là, il est en grande partie responsable de sa qualité, juste un petit bonheur de pop song.
(disponible sur For Lovers Ep, 2003)

Mardi 18 mars 2008:
* CyrzLe Fer Forgé [Pias]
Les auteurs-compositeurs de talent, ça existe en France. La preuve avec Cyrz qui, dans un premier album certes inégal, trouvait quand même le moyen de pondre une merveilleuse de chanson à l'harmonica, Le Fer Forgé, porté par un texte sublime, tout en métaphore. Magistral.
(disponible sur Un Morceau de Mon Avenir, 2006)

jeudi 4 novembre 2010

[Track of The Day] The Decemberists - Down by the Water

Si on avait senti le vent commencer à tourner à la sortie de 'The Crane Wife' (où étaient disséminés quelques - rares - passages de mauvais goût), leur 'Hazards of Love' de 2009 avait fini de me convaincre que The Decemberists - auteur du sublime 'Picaresque' - avaient pris quelques distances avec le monde de la musique, laissant à leur place des sosies plus pompiers qu'autre chose.
Car comment expliquer alors cet album boursoufflé et lorgnant vers une sorte d'opera-rock
aussi fin qu'une blague des Grosses Têtes?

Deux ans plus tard, The Decemberists revient sur le devant de l'actualité avec l'annonce de la sortie tout début 2011 de 'The King is Dead', leur sixième album. Et le groupe d'enchainer avec la révélation d'une première chanson, Down By The Water, où se côtoient la chanteuse country Gillian Welch et le guitariste de REM, Peter Buck, où l'influence ici est immense!

Down By The Water est une belle composition, très entêtante, qui laisse augurer d'un nouvel album plus simple et moins ampoulé. Colin Meloy a annoncé que 'The King is Dead' a pour principale influence REM. Si sur le reste de l'album il continue de prendre pour modèle un disque comme 'Automatic For The People', ca devrait aller. 

Album: The King is Dead 
Année: 2011 
Label: Capitol

Le premier extrait de 'The King is Dead', Down by the Water, est à télécharger gratuitement et légalement sur le site officiel des Decemberists, en cliquant ici.

jeudi 18 juin 2020

[Track of The Day] Michael Stipe & Big Red Machine - No Time For Love Like Now

Avec quelques défauts mais plein de qualités, le premier album - éponyme - de Big Red Machine avait eu son petit effet sur l'auteur de ces lignes. Nous étions en 2018 et le projet de Justin Vernon (Bon Iver) et Aaron Dessner (The National) avait accouché de quelques beautés, dont People Lullaby, une toujours aussi belle chanson.

Deux ans plus tard, le duo est sur la voie d'un deuxième album, qu'ils travaillent depuis quelques mois déjà. Un jour, les Big Red Machine firent écouter quelques démos à Michael Stipe, ancien chanteur de R.E.M.. Emballé par ce qu'il avait entendu, Stipe choisit une des chansons, en composa le texte avant que la crise du COVID-19, avec ses doutes sur le futur et ses légitimes remises en questions, ne lui donne une puissance encore plus forte. No Time For Love Like Now était née.

Et diable, quelle beauté ! Porté donc par un casting - indie - cinq étoiles (Aaron Dessner à la production, Justin Vernon à la guitare électrique, Bryce Dessner à l'orchestration de l'ensemble et Michael Stipe à la voix, sans oublier, tant leur importance est grande ici, Clarice Jensen au violoncelle, Yuki Numata Resnick au violon et l'alto, JT Bates à la batterie, Brad Cook au synthé et Doveman au piano), No Time For Love Like Now est une chanson magnifique, mélancolique, au tempo métronomique qui ne se départit jamais de son rythme initial, où les cordes sont d'une belle justesse et où la voix de Michael Stipe, toujours aussi magnifique, ne semble pas connaître les affres de l'âge tant on dirait qu'il l'a enregistrée il y a 30 ans.

Reste la question : No Time For Love Like Now est-elle une nouvelle chanson de Big Red Machine ou un troisième morceau solo pour l'ancien chanteur de R.E.M. ? Finalement, un peu tout cela à la fois.

Album : -
Année : 2020
Label :  37d03d


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, No Time For Love Like Now de Big Red Machine avec Michael Stipe au chant, est également en écoute ci-dessous :


Le clip de No Time For Love Like Now de Big Red Machine et Michael Stipe :



jeudi 22 septembre 2011

[Track of The Day] R.E.M. - Leave



Pas que la séparation d'R.E.M. me bouleverse plus que ça (j'ai parcouru en diagonale leurs derniers albums sans y trouver ni saveur ni génie), mais elle donne l'occasion de replonger dans leur belle discographie, longtemps sans grandes failles. Hommage donc avec ce Leave, climax de 'New Adventures in Hi-Fi', l'album parfait de la rentrée 1996. Et peut-être ma chanson préférée du groupe.

lundi 14 juin 2010

[Track of The Day] Nana Grizol - From Here

Voilà un album - le deuxième en date et sobrement intitulé 'Ruth' - un peu bordélique de la part de Nana Grizol, combo originaire de chez REM, en Géorgie.

Dans la veine de chez Elephant 6 (The Apples in Stereo, Neutral Milk Hotel), la pop de Nana Grizol est faite de clappings, de cuivres, de guitares lourdes, de rock, d'un peu de folk, de jolies mélodies et d'un son pas forcément lo-fi, mais qui semble indiqué que l'album a été enregistré à la va-vite. Un disque à la croisée de Bright Eyes et Port O'Brien.

Charmant à plus d'un titre (la belle balade d'ouverture Cynicism, From Here et ses chœurs d'entrée, l'instrumental et tanguant Alice and Gertrude tout au piano), 'Ruth' pèche toutefois sur la longueur par son manque d'originalité et un usage abusif de cuivres manquant singulièrement de finesse.

Il n'empêche que si ce 'Ruth' aura du mal à rester dans les annales et à marquer son époque (ni même sa semaine), Nana Grizol a composé ici ce qu'il faut comme chansons pour égailler ses journées et chanter à tue-tête. Pas plus. Mais pas moins. 

Album: Ruth 
Année: 2010 
Label: Orange Twin

L'ami Arbobo consacre à Nana Grizol et à ce 'Ruth' une chronique très enthousiaste ici.

vendredi 10 avril 2020

Kiwi Jr. - Football Money [Mint Records / Persona Non Grata]

Demain nous serons le samedi 11 avril 2020. Nous fêterons alors les 25 ans de 'Wowee Zowee', troisième chef d’œuvre consécutif de Pavement, chose loin d'être anodine, surtout lorsque l'on vient de publier 'Slanted & Enchanted' et 'Crooked Rain, Crooked Rain'.

Autre évènement : aujourd'hui sort 'The New Abnormal', le sixième album de The Strokes, groupe qui m'a perdu depuis très longtemps mais dont il faut reconnaitre l'aura, toujours aussi intacte 20 ans après.

Pourquoi parler de ces deux groupes en ouverture de ce papier ? Parce qu'autant Pavement que The Strokes (mais aussi Parquet Courts voire REM, entre autres) sont au cœur de 'Football Money', premier album de Kiwi Jr., groupe, comme son nom ne l'indique pas, canadien et au sein duquel figure Brian Murphy d'Alvvays. Un disque sorti l'an passé chez Mint Records et qui connaît un écho plus mondial avec sa ressortie début janvier chez Persona Non Grata. Une bonne chose qui d'une part m'aura permis de découvrir le disque, et qui surtout lui aura donné une nouvelle - et meilleure ? - exposition, qu'il mérite amplement.

Il y a sur 'Football Money', en dix titres et 27 mns, tout ce que l'indie-rock et l'indie-pop, qu'elle soit power ou jangle, ont de meilleur : des hymnes à fredonner, des mélodies qui accrochent l'oreille, de l'énergie à revendre, des couplets épatants, des refrains qui le sont doublement, des arrivées impromptues de gimmick qui font repartir chaque chanson encore plus haut. Et puis il y a ces paroles ubuesques, délirantes et brillantes, cyniques et sarcastiques, avec ses références à la pop culture (sans que cela soit forcé), avec un vers d'ouverture drôle, qui donne le ton de l'album (« When the SS crashed the party, my favorite band was setting up onstage») et qui n'est pas sans rappeler les premiers mots de We Dance sur 'Wowee Zowee' (« There is no castration fear »).

'Football Money' est en tout cas un disque plein de personnalité, aussi concis qu'efficace, échevelé et fun, réussi et marquant, autant par la qualité de ses chansons et de ses mélodies que par le côté branleur qui s'en dégage. Et à son écoute, je ne peux m'empêcher de penser qu'avec lui, Kiwi Jr. vient sortir le disque que rêvait d'écrire Stephen Malkmus à la séparation de Pavement. (Sortie : 29 mars 2019 / 17 janvier 2020)

Plus :
'Football Money' de Kiwi Jr est en écoute sur la page bandcamp du groupe
'Football Money' de Kiwi Jr est à l'achat sur la page bandcamp du groupe
'Football Money' de Kiwi Jr est également en écoute sur Spotify et Deezer (notamment)

Trois chansons en écoute de 'Football Money' de Kiwi Jr. Gimme More et son shot de pop culture pour débuter (en écoute dans les playlists Spotify, Deezer et Youtube). Puis Murder in the Cathedral (qui ouvre l'album). Et Swimming Pool où les Kiwi Jr. rendent un hommage à Brian Jones :





Trois clips ont été produits pour ce 'Football Money' de Kiwi Jr : Gimme More, Salary Man et Leslie :





mardi 30 octobre 2007

Rosie Thomas - These Friends of Mine [Nettwerk]

C’est fou comme on peut-être sur les nerfs pour on ne sait quelle futile raison : un café renversé, un embouteillage interminable, des pensées négatives qui n’ont pas lieu d’être, un temps dégueulasse et particulièrement froid. Sans se mentir, on va s’avouer que ça nous arrive à tous, au moins une fois par année.

Pour être quelqu’un d’extrêmement positif, je suis pourtant dans cette phase un peu nerveuse ces derniers temps. Enfin j’étais. Va comprendre Charles. Et comme dans toutes ces périodes un peu bancales, il n’y a qu’une alternative : soit je trouve quelqu’un sur qui passer mes nerfs, soit je prends des cachets pour passer ma frustration.

Vu que mon physique de joueur de ping-pong m’empêche d’utiliser la violence, ne serait ce que verbale, et vu que la médecine et moi ça fait environ dix-sept au dernier comptage, j’ai préféré me rabattre sur ce 'These Friends of Mine', quatrième album de la charmante Rosie Thomas. A dire vrai, celui-ci est le premier disque de la demoiselle que j’écoute. Et pas le dernier. Car je suis tombé sous le charme. Totalement.

Trente-trois petites minutes de pop/folk songs mignonnettes et sans prétention, entourées d’une jolie voix pas vulgaire pour un sou, avec notamment, deux reprises, une d’REM (The One I Love) et une de Fleetwood Mac (Songbird). Un disque qui exprime grandement tout l’amour de Rosie Thomas pour la grosse pomme, cette ville de New-York qui ne dort jamais.

'These Friends of Mine' est un album joliment troussé sur lequel l’ami Sufjan Stevens, héros de l’auteur de ces lignes, vient donner plus qu’un coup de main. Il partage avec Rosie Thomas un Say Hello (voir plus bas) très proche de ses anciennes envolées de 'Seven Swans' et apporte de temps à autres son banjo ou sa voix (sur le touchant Much Further to Go notamment) et son jeu reconnaissable entre mille (et notamment sur la reprise de la bande à Michael Stipe).

Par deux fois, Rosie Thomas se montre un peu plus ambitieuse et impose le respect, avec un Kite Song plutôt superbe et un These Friends of Mine (voir plus bas-bis) qui décolle vraiment sur la fin où la belle répète à l’envie « Maybe I needed this time to be reminded for myself » avec les chœurs de Sufjan Stevens et Denison Witmer (autre grand contributeur de cet album) en soutien.

Peut-être qu’elle a effectivement, avec ce disque, trouvé matière à ce que l’on se souvienne d’elle pour son talent de chanteuse. En tout cas, sans nul doute, je m’en souviendrai. La beauté et le calme de ce 'These Friends of Mine' apaisent. Et loin d’être ennuyeux, il procure quelques jolis frissons qui viennent se loger le long de votre échine sans que vous n’ayez rien demandé. Merci Rosie Thomas. (Sortie : 13 mars 2007)

Son :
Myspace (deux titres en écoute, dont le splendide Much Further To Go)
Site Officiel (album en écoute)


Deux titres en écoute, comme à chaque fois. Grosse préférence pour le très beau titre avec Sufjan Stevens (malheureusement plus en ligne).

Et en cadeau bonux, non pas un code pour télécharger le dernier tube de
Florent Pagny, mais le clip de Pretty Dress de la même Rosie Thomas, titre sorti sur son précédant album 'If Songs Could Be Held'. Oui ça a le goût de la pop FM, ça ressemble à de la pop FM mais c'est mieux que de la pop FM :


lundi 30 mai 2022

Oceanator - Nothing's Ever Fine [Big Scary Monsters / Polyvinyl Record / Plastic Miracles]

Oceanator avait bien disséminé quelques promesses. Mais de là à publier un disque comme 'Nothing's Ever Fine' ? Ce n'était tout de même pas écrit. Car si le premier album de l'Américaine, 'Things I Never Said', était plutôt convaincant dans l'ensemble, il ne manquait pas de défauts : des mélodies redondantes, une empathie un peu trop prononcée pour des guitares lourdes, manquant de finesse, et des chansons fortes réduites à la portion congrue (pour ainsi dire deux : The Sky Is Falling et I Would Find You).

'Nothing's Ever Fine' est, donc, d'un tout autre calibre. Et confirme que 'Things I Never Said' n'était qu'une gentille mise en bouche. Elise Okusami a monté son exigence de plusieurs crans, et à tous les niveaux. 
 
Après un instrumental qui donne le ton du disque (Morning) et une première chanson Nightmare Machine, toute de REM vêtue, Oceanator va en effet dérouler un disque aux compositions bien plus solides que par le passé. Bien aidé par un tracklisting cohérent et qui n'aurait pas pu être mieux agencé, 'Nothing's Ever Fine' va ancrer son inspiration et son environnement dans un rock qu'on daterait du début des années 90, mais qui n'hésite pas à faire quelques incursions dans un punk à roulettes des plus efficaces, et qui n'oublie de saupoudrer l'ensemble de pop, comme pour mieux éviter la redite et effacer les défauts de son précédent album.
 
Mais surtout, il y a cette production, assurée par le frère d'Elise Okusami, d'une justesse incroyable, que d'aucuns trouveront typée, mais qui a le mérite de faire ressortir à chaque fois le meilleur des compositions de sa sœur, qui ne sont jamais dénuées d'ambition.

Plein de petits hook pour relancer ses chansons (à tout seigneur tout honneur, nommons ici le pont formidable de Beach Days (Alive Again) qu'on aimerait entendre durer des heures, voir plus bas), malin et jamais passéiste, 'Nothing's Ever Fine' est un disque qui fuzz, qui pop, aux guitares belles comme tout. Finalement, son seul vrai défaut sa pochette, lambda au possible et qui ne rend pas justice à cet excellent album qui dévoile une sacrée artiste dont on n'avait pas soupçonné jusque là tout le talent. (Sortie : 8 avril 2022)

Plus :
'Nothing's Ever Fine' d'Oceanator est en écoute sur sa page bandcamp
'Nothing's Ever Fine' d'Oceanator est à l'achat sur sa page bandcamp
'Nothing's Ever Fine' d'Oceanator est également à l'achat ici
'Nothing's Ever Fine' d'Oceanator est en écoute, notamment, sur Spotify et Deezer

Trois chansons de 'Nothing's Ever Fine' d'Oceanator en écoute. A tout seigneur tout honneur, ouvrons le bal avec Beach Days (Alive Again) (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer et Youtube). Enchaînons avec The Last Summer, l'autre grande chanson de l'album. Et finissons par Summer Rain, belle balade électrique pleine d'écho :
 
 
 
 
Les clip de The Last Summer et Bad Brain Daze, premiers singles extraits de 'Nothing's Ever Fine' d'Oceanator :
 

lundi 15 juin 2026

[Track of The Day] Cola - Forced Position

Eminem pour « M&M » (Marshall Mathers, le vrai nom de l'artiste), N.W.A pour « Niggaz Wit Attitudes », R.E.M. pour  « Rapid Eye Movement », FIDLAR pour « Fuck It Dog, Life's A Risk » : l'histoire de la musique regorge d'acronyme dont on ne connait pas forcément le sens et qu'on découvre au fil du temps.

Dernier exemple en date : Cola, trio canadien qui fait dans le post-punk bien fait, presque orthodoxe, auteur de trois albums dont le dernier n'est ni plus ni moins que la signification de leur nom : 'Cost of Living Adjustment'. Un disque éponyme donc. Qui, après bien des écoutes, confirme que dans la scène post-punk, indie-rock et art-rock actuelle, il est un des groupes, si ce n'est à suivre, qui ne déçoit jamais. Ne serait-ce que sur Forced Position (en écoute aujourd'hui), impeccable chanson qui ouvre le ce nouvel album de Cola qui, s'il ne révolutionne pas grand chose et a une production un rien cliché, fait tout bien et avec talent, toujours avec cette intransigeance qu'on leur connait. Si vous ajoutez à cela une pochette magnifique réalisée par Rob Riggs, vous obtenez un bien joli disque.

Album : Cost of Living Adjustment
Année : 2026
Label : Fire Talk

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En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Forced Position de Cola est également en écoute ci-dessous :
 

lundi 31 mars 2025

[Track of The Day] The Tubs - One More Day

Sur la pochette du deuxième album de The Tubs, on peut trouver une sorte d'oxymore photographique : à l'avant, une femme donne le sein à un bébé. Au second plan, une pierre tombale. Elle, c'est Charlotte Greig, artiste éclectique autant que journaliste musicale. Le bébé, c'est Owen Williams, ex-chanteur de Joanna Gruesome et désormais au micro de The Tubs, qui vient donc de publier le successeur du remarqué (et tout aussi remarquable) 'Dead Meat' en 2023, 'Cotton Crown'.

Un disque qui ne transpire pas de bonheur (et alors même que Charlotte Greig n'est que clairement évoqué sur Strange, la chanson de clôture), où il est question de relations amoureuses qui tournent à vide, de dénigrement de soi, d'interactions sociales compliquées, d'ennui et de lassitude à peine voilés. Pourtant, musicalement, si la mélancolie est bien présente, il y a dans cette jangle-pop énervée (aux accents parfois punk) et qu'on pourrait situer quelque-part au croisement des Smiths (cette guitare !) et de R.E.M., assez de peps et d'envie d'en découdre pour vouloir croquer la vie à pleine dent.

Court et fort de quelques singles à l'efficacité impeccable (l'évident Freak Mode mais surtout One More Day, en écoute aujourd'hui, chanson à l'intro, aux riffs et à l'urgence imparables), 'Cotton Crown' est donc un album curieux, qui joue de l'ombre et de la lumière à tous les niveaux ; et qui prouve (mais qui en doutait ?) que 'Dead Meat' n'était pas qu'un one-shot réussi. The Tubs devraient être dans les parages encore pour un moment.

Album : Cotton Crown
Année : 2025
Label : Trouble In Mind Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, One More Day de The Tubs est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très conseillée de 'Cotton Crown' de The Tubs, voilà l'évident single Freak Mode :

Le clip de Freak Mode de The Tubs :

vendredi 24 octobre 2025

The Telephone Numbers - Scarecrow II [Slumberland Records]

Une fois n'est pas coutume, évoquons un album déjà discuté dans ces pages. Enfin, « album ». Disons plutôt qu'en juillet dernier, le disque en question, 'Scarecrow II' de Telephone Numbers, n'était qu'un album à venir de plus dans une année encore une fois très chargée en nouveautés. Mais l'annonce avait éveillé mon intérêt. Le premier album du groupe de Thomas Rubenstein, Morgan Stanley (The Umbrellas), Phil Lantz (Chime SchoolNeutrals) et Charlie Ertola m'avait charmé en 2021 ; leur Ep de 2023 encore plus. En bonus, les californiens annonçaient avoir signé chez Slumberland Records, gage de qualité s'il en est. Et cerise sur le gâteau, voilà que leur premier single Be Right Down était du genre « wahou », une chanson racée et incroyablement catchy, indie/jangle-pop infernale que quelques cordes venaient embellir sur le refrain. Un morceau parmi les tous meilleurs écoutés cette année - et même au-delà pour ainsi dire.

Début octobre, 'Scarecrow II' est finalement sorti. Dix titres, 37 minutes. Et ce qui est fascinant avec lui, c'est que Be Right Down n'est même pas sa meilleure chanson. Car oui, les titres majeurs se bousculent au portillon de cet album des Telephone Numbers. De Goodbye Rock n Roll en ouverture avec sa mélodie qui nous ferait presque chanter « I want to see my family, My wife and child waiting for me » tant elle a du Love Vigilantes de New Order en elle, à la douce beauté de The Job Is Killing Me, de la mélancolie comme Velvet-ienne de Falling Dream à Ebb Tide et ses arpèges de guitare dans sa conclusion, il y a des concurrents sérieux. Et le principal est Pulling Punchlines. Positionné en cinquième position de 'Scarecrow II', il a tout ce qu'on attend d'un morceau pop. Une basse en intro qu'on dirait piquée aux Cure, un rythme soutenu, une énergie à revendre et à la fin du deuxième refrain, comme si elle sentait que notre journée manquait de cuivres, voilà que la trompette d'Anna Hillburg envoie la chanson dans une autre sphère. Mieux, plutôt que de s'arrêter là, les Telephone Numbers renchérissent avec la guitare de Tony Molina, venu lui aussi prêter main forte au gang californien. Cela ne suffit pas ? Ajoutons un peu d'orgue d'Andy Pastalaniec de Chime School pour finir dans une sorte d'orgie pop qui ne semble pas jamais vouloir s'arrêter (et qui rappelle le REM des débuts), où les chants de Thomas Rubenstein et Morgan Stanley se croisent, se joignent, se répondent et se renvoient des « wouhou » irrésistibles.

Pulling Punchlines est l'apothéose de 'Scarecrow II', disque déjà inoubliable dont les grands moments ne manquent pas. Si l'on voulait motiver le débat, on pourrait dire Telephone Numbers Theme tranche presque avec ses neuf congénères et sonne plus comme The Umbrellas (c'est d'ailleurs Morgan Stanley qui chante ici) que comme The Telephone Numbers. Mais ce serait ergoter pour pas grand chose, tant la chanson est belle et ne dépareille pas avec le reste. 

Ce qui est sûr et certain, c'est qu'on a ici à faire à de la pop de haute volée, si ce n'est de haute-voltige tant elle est maitrisée de bout en bout, nerveuse comme mélancolique, au touché mélodique incomparable et au chant de Thomas Rubenstein qui rappelle celui de Kip Berman de The Pains of Being Pure at Heart. Un disque qui recèle de merveilles, qui n'ont de cesse de se réinventer, comme si elles ne voulaient jamais tomber dans la redite ou l'ennui. Je sais qu'on utilise ce mot à tort et à travers - moi le premier - mais 'Scarecrow II' est un vrai chef d’œuvre. De pop. D'indie-pop. De jangle-pop. De power-pop. De The Telephone Numbers. De musique en général. Et de 2025 en particulier. (Sortie : 10 octobre 2025)

Plus :
'Scarecrow II' de The Telephone Numbers est à l'écoute sur bandcamp
'Scarecrow II' de The Telephone Numbers est à l'achat sur bandcamp
'Scarecrow II' de The Telephone Numbers est à l'achat et à l'écoute un peu de partout

Trois chansons de 'Scarecrow II' de The Telephone Numbers sont en écoute aujourd'hui. Pulling Punchlines, dont j'ai dit au-dessus tout l'amour déjà que j'avais pour elle (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Ensuite Goodbye Rock n Roll, à sa mélodie qui n'est pas sans rappeler Love Vigilantes de New Order. Et enfin, pour le plaisir, Be Right Down, déjà publié dans ces pages en juillet dernier, et toujours aussi imparable :

vendredi 14 septembre 2012

[Track of The Day] Ultraísta - Smalltalk (Four Tet Remix)

'Ok Computer'. Il aura suffit d'un album pour que Nigel Godrich devienne un producteur émérite et reconnu comme tel. En produisant le disque le plus célèbre de Radiohead, Godrich s'ouvrait les portes de la gloire.

Sauf que depuis, je trouve qu'il n'y pas de producteurs plus surestimés. Toujours les mêmes tics, toujours les mêmes recettes, les mêmes ambiances (le plus célèbre étant le 'Regeneration' de The Divine Comedy) et rapidement un - fade - ennui.

Perdu de vue depuis longtemps (j'essaie autant que faire se peut d'éviter ses productions), Godrich a monté un groupe avec Joey Waronker (batteur et/ou producteur de, au choix, Beck, R.E.M, Eels, Lisa Germano et quelques autres) et Laura Bettison, du nom d'Ultraísta ; et sortira début octobre son premier album - du même nom.

Avant même la sortie du disque, Four Tet s'occupe déjà de son cas en remixant Smalltalk, premier single de Ultraísta. Smalltalk, dans sa version première, est une chanson honnête mais qui manque un peu de coffre. Four Tet embellit la chose en se concentrant sur la voix de Laura Bettison.

En la plaçant au-dessus de tout, il la met bien plus en avant (quand il ne la duplique pas) que sur l'originale, augmente la reverb. De là, il garde la ligne mélodique générale mais lui donne un côté plus lumineux, y ajoute du mordant et un beat rapide et plus marqué.

En 6 minutes, l'affaire est conclue de façon lumineuse. Et Four Tet prouve que lorsqu'il s'agit de remixer des titres portés par des voix féminines, il n'a pas son pareil (le remix de Breathe Me de Sia, pour ne pas le nommer). Godrich peut se remettre au travail.

Album: Ultraísta
Année: 2012
Label: Temporary Residence



Ce Smalltalk (Four Tet Remix) est également en écoute sur le soundcloud de Ultraísta. Et ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)

Et Smalltalk, dans sa version originale, est à écouter ou découvrir ici, toujours chez Ultraísta. (malheureusement plus en écoute)

mardi 8 octobre 2013

Joseph Arthur - The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2 [Lonely Astronaut]

Mon cher Joseph Arthur,

Qu'es donc tu devenu ? Toi, découvert par Peter Gabriel, signé chez Real World, le label du même Peter Gabriel, toi qui a composé un album parfait ('Come to Where I'm From') sur lequel on pouvait trouver des chansons brillantes à quasi toutes les pistes, dont un tube certifié (In The Sun), toi qui a vu un certain Michael Stipe (REM) et Chris Martin (Coldplay) reprendre cette même chanson (et de quelle façon !) pour un Ep en faveur des victimes de l'ouragan Katerina en 2007. Toi, Joseph Arthur, comment en es-tu arrivé là ?

Par « là », je veux dire sans label, à part le tien (Lonely Astronaut Records), depuis ton départ de Real World : obligé de te débrouiller pour que ton nom émerge à nouveau entre toutes les nouveautés pas essentielles qui peuplent les blogs comme celui-ci, les tweets, les statuts facebook et les magazines (ça existe encore oui). Qu'est ce que tu as fait ? Que s'est il passé ?

Pourtant, tes albums restent toujours de qualité. Au hasard, 'Nuclear Daydream', en 2006. Le genre d'albums qu'ils ne sont pas nombreux à être capable d'écrire. Et tout ceux passés inaperçus, les 'Temporary People' et autres 'The Graduation Ceremony'. Même celui de l'an passé, 'Redemption City', bien qu'inégal, avait beaucoup de grands moments.

Pourtant, à l'écoute de 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2', ton nouvel album (ton dixième), sache, mon cher Joseph Arthur, que j'ai confiance. Oui, j'ai foi. Je sens poindre une reconnaissance qui irait bien plus loin que ces accueils polis mais sans fougue que tu connais depuis le début de ta carrière.

Une nouvelle fois, tu n'y es pas allé avec le dos des sessions studios : double album, 24 chansons, 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' ne fait pas dans la demi-mesure.
Mais ce disque, bien plus que le précédent 'Redemption City' (dont tu reprends ici un des titres phares I Miss The Zoo) tient la longueur, ne s'éparpille pas entre chansons inutiles et peu inspirées. Non, tout sur 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' est beau, bien composé, bien écrit. Tu changes de style régulièrement sans que cela choque ou soit un frein à l'écoute. De la pop au rockabilly, de la balade pleine de mélancolie au titre soulful au possible, du rock au blues délicieux.

Et puis, tu retrouves Real World, certes en distribution vu que 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' sort sur ton propre label, mais quand même.

Voilà pourquoi cher Joseph Arthur, je crois à ta (re)naissance médiatique. Oui. Je sens que des chansons comme Still Life Honey Rose, Maybe Yes, Famous Friends Along The Coast ou All the Old Heroes ont de vrais potentiels pour plaire au plus grand nombre.

Oh, je ne dis pas que tu vas en vendre des millions. Je ne suis pas fou. Mais ta cote va remonter. On ne sort pas un double album de cette qualité là, plus qu'essentiel en cette année 2013, sans obtenir un minimum de reconnaissance. Je parie même que certains recroiseront ton chemin d'ailleurs avec plaisir, peut-être via cette chronique - bien trop longue. Dans cette époque boulimique de nouveautés et de zapping incessants, pouvoir s'appuyer des artistes que l'on a côtoyés - et appréciés - à une époque, ça n'a pas de prix.

En tout cas, c'est tout ce que je te souhaite. Qu'un jour ta bouille et ta voix (et pour les deux, le mélange toujours aussi surprenant de Liam Gallagher et Richard Ashcroft) truste les charts ne serait-ce qu'indie. Et qu'on mette enfin sur un piédestal un artiste comme toi, prolifique, à la carrière quasi-exemplaire et au dernier album merveilleux.

Cher Joseph Arthur, je vais te laisser. Non sans espérer pouvoir te croiser à la fin d'un de tes concerts, où tu viendras vendre des cds gravés de la prestation que tu viens de terminer..

Un de tes discrets fans,

-Twist-

(sortie : 9 septembre 2013)

Son :

Vu la quantité de chansons de qualité à disposition sur 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2', pas moins de 5 titres (plus 2 clips) en écoute aujourd'hui.
Ainsi, dans le lecteur grooveshark ci-dessous, déjà trois : la balade tuante Famous Friends Along The Coast, histoire de se convaincre que Joseph Arthur a la mélancolie dans la peau, Blue Lights in the Rear View, qui ouvre le cd 2, et Maybe Yes, tube quasi rockabilly.  (malheureusement plus en écoute)


Dans les deux lecteurs soundcloud ci-dessous, deux autres chansons : Saint of Impossible Causes qui permettra à ceux qui ont perdu Joseph Arthur de vue depuis longtemps de le retrouver facilement ; et Junkies and Limousines qui démarre comme une folk song lumineuse et qui se termine en titre soul-rock (coincé au milieu du disque 2 de 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2').
 




Et pour finir, deux clips : celui de All The Old Heroes, qui passe en revue une quantité de héros de Joseph Arthur (en tout cas, on l'imagine), de Andy Warhol à Michael Jordan, de Joey Ramone à Ghandi, de Captain Beefheart aux Drôles de Dames, de Nina Simone à Miles Davis, dans un patchwork formidable de très belles photos :


Le clip d'I Used To Know How To Walk On Water, très jolie balade sur laquelle Ben Harper vient donner de la guitare et de la voix, discrètement :



Beaucoup d'autres clips réalisés pour 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' sont à voir sur la page youtube de Joseph Arthur.

mardi 5 novembre 2013

[Track of The Day] Lee Ranaldo and The Dust - Ambulancer

Depuis la rupture entre Thurston Moore et Kim Gordon, Sonic Youth n'est plus. A défaut d'avoir de nouvelles chansons du quatuor, il reste trois projets solos :
- Celui de Thurston, déjà évoqué dans ces pages depuis quelques années déjà, mais dont le dernier album 'Demolished Thoughts' était au mieux ennuyeux. Un Thurston Moore qui enchaine depuis les projets : dernier en date : avec 'Vi är alla guds slavar', avec Mats Gustafsson.
- Celui de Kim Gordon, Body/Head, qui passait vendredi dernier au Sirius, une péniche lyonnaise (oui, Kim Gordon sur une péniche lyonnaise. Qui l'eût cru), concert auquel j'ai eu le mauvais gout de ne pouvoir me rendre.
- Celui de Lee Ranaldo et de Steve Shelley, histoire de boucler la boucle.

Lee Ranaldo, l'homme de l'ombre de Sonic Youth mais pas le moins important. Sa carrière solo ne date pas d'hier (premier effort en 1987). Mais après un 'Off The Wall', poussif, Lee Ranaldo ramène dans son giron Steve Shelley et monte The Dust. Premier album, 'Last Night on Earth', un disque solide, mais aux morceaux qui parfois s'éternisent sans avoir grand chose à dire (une chanson de 3'30, une de 5'00 et les 7 autres ne descendent pas, au mieux, en dessous de 6'24).

Loin d'être mauvais, tenant la route, 'Last Night on Earth' n'est pas pourtant pas un album mémorable. On notera tout de même un Lecce, Leaving, très REM dans l'esprit, un Ambulancer qu'aurait pu sortir Sonic Youth, et un Late Descent #2 au clavecin surprenant.

Signalons quand même que bien que séparés, les Sonic Youth ont toujours un point commun : celui de tous sortir chez Matador. On se quitte, on se déchire. Mais on reste en famille.

Album : Last Night on Earth
Année : 2013
Label : Matador


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Ambulancer est également en écoute sur le youtube de Matador Records et ci-dessous :



Lecce, Leaving, autre très bonne chanson de 'Last Night on Earth', est également en écoute ci-dessous :


mercredi 17 novembre 2021

[Track of The Day] Chime School - Wait Your Turn

Annoncé à grands renforts de tweets dithyrambiques par Slumberland, le premier album de Chime School était attendu dans ces pages. Et il ne déçoit pas. En tout cas pour tous ceux qui, comme moi, aiment une indie-pop à guitares des années 80, entre jangle et twee-pop, avec une vibe C86.

Toute l'esthétique musicale autant que visuelle est orientée vers cette période. Il n'y a qu'à voir les clips avec ce grain, si ce n'est sépia, au moins passé. Et on ne tombe pas de notre chaise en voyant Andy Pastalaniec, l'Américain derrière Chime School, dans le clip de Taking Time to Tell You jouer devant une moto qu'on dirait être celle du 'Steve McQueen' de Prefab Sprout.

Entre influence américaine (Wait Your Turn et ce côté REM des débuts, en écoute aujourd'hui) et anglaise, 'Chime School' est en tout cas un disque qui ne se pose pas trop de questions, qui alignent les mélodies sur un rythme échevelé et dont la sincérité ne semble pas une seconde feinte.

Album : Chime School
Année : 2021
Label : Slumberland Records
En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Wait Your Turn de Chime School est en écoute ci-dessous :

Autre chanson réussie de ce premier album de Chime School, voilà Taking Time to Tell You :

Le clip de Wait Your Turn de Chime School :

mardi 1 septembre 2009

[Track of The Day] The National - Ashamed of the Story I Told (Polaris cover)

Après quelques jours à crapahuter sur les hauteurs savoyardes et être coupé du monde extérieur et du monde musical (et bizarrement ça fait du bien!), après avoir appris à poser du parquet et réussi à me mettre de la peinture entre deux doigts de pieds, retour aux affaires en ce 1er septembre 2009.
Au programme pour cette rentrée, que je vous souhaite la plus belle soit dit en passant, The National, groupe au combien attachant et séduisant avec la pop (peut-être) la plus classe des dernières années. Et même si leur dernier 'Boxer' m'avait bien laissé sur ma faim, plombé qu'il était par un Fake Empire somptueux et écrasant, je reste quand même à l'affut de la moindre des nouveautés que peuvent nous pondre les américains (la preuve ici ou ).
A l'occasion de la sortie de la compilation hommage à Mark Mulcahy 'Ciao My Shining Star: The Songs of Mark Mulcahy' (au casting affolant: Michael Stipe de REM, Thom Yorke, Vic Chesnutt, Josh Rouse, Hayden, j'en passe et pas des moindres, Dinosaur Jr au hasard), fin septembre prochain, The National a repris Ashamed of the Story I Told de Polaris - un des groupes de notre homme. Une plutôt belle réussite, plus sombre et au rythme plus rapide que l'originale (et pas forcément meilleure d'ailleurs), dont le style s'éloigne de 'Boxer' pour mieux retrouver le côté plus brut de 'Alligator'. Toujours très beau, toujours très léché, toujours bien vu. Ce groupe a une classe assez folle. 

Album: Ciao My Shining Star: The Songs of Mark Mulcahy 
Année: 2009 
Label: Shout! Factory