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jeudi 14 décembre 2023

[Track of The Day] The Polyphonic Spree - Section 44 (Galloping Seas)

A chaque sondage un peu débile qui circule sur les réseaux sociaux demandant « quel est le groupe que vous regrettez de ne jamais avoir vu en concert ? », malgré toutes les idoles que j'ai ratées, ma réponse est invariablement la même : The Polyphonic Spree. Sans aller à dire que c'est un crève-cœur, ne pas avoir pu découvrir cette horde de fanatique de pop habillés de toges blanches sur scène et chanter avec eux à tue-tête leurs chansons baroques et exubérantes est un très grand regret.

A défaut de les voir sur scène un jour (ils sont texans, se déplacent en nombre et n'ont plus la cote qu'ils avaient à l'époque de 'The Beginning Stages Of...' et de Light & Day, notamment pour son utilisation dans 'Eternal Sunshine of the Spotless Mind' de Michel Gondry), réjouissons nous au moins de leur retour, dix ans après 'Yes It's True', disque tout aussi jubilatoire que ses prédécesseurs.

Leur nouvel album (le cinquième) s'appelle 'Salvage Enterprise', reprend le compte des chansons là où il s'était arrêté (de Section 44 et Section 52), propose deux pochettes totalement opposées (celle en une pour le vinyle et le CD et un dessin plus clair et lumineux pour la version digitale) et, surtout, voit nos amis calmer leurs ardeurs et proposer des balades à défaut de grandes envolées lyriques.
Mais que les fans soient rassurés : les Polyphonic Spree ont toujours la pop chevillée au corps et Tim DeLaughter, leur meneur de revue et grand manitou de la bande, n'a rien perdu de son talent pour composer des mélodies accrocheuses et qui font mouche (Section 44 (Galloping Seas) est une merveilleuse chanson d'ouverture, en écoute aujourd'hui) : les chœurs font à nouveau merveille tout du long et si leurs emballements ne sont jamais très loin (Got Down To The Soul et Shadows On The Hillside s'en approchent presque avant de faire demi-tour), le résultat est toujours aussi charmant, touchant, enivrant et mélancolique à la fois.
Alors certes, ils ont perdu de leur fougue passée. Mais que voulez-vous, les Polyphonic Spree sont comme tout le monde : ils vieillissent. Reste maintenant à savoir si nous vieillissons aussi bien qu'eux.

Album : Salvage Enterprise
Année : 2023
Label : Good Records Recordings

Acheter


En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Section 44 (Galloping Seas) de The Polyphonic Spree et ses cordes grisantes est également en écoute ci-dessous :

Autre excellente chanson de 'Salvage Enterprise' de The Polyphonic Spree, voilà Section 47 (Got Down To The Soul) et son gimmick de cordes que vous fredonnerez plus souvent qu'à votre tour :

mardi 10 septembre 2013

The Polyphonic Spree - Yes, It's True [Good Records]

Vous savez qu'il ne doit pas être facile de gérer, ne serait-ce que financièrement parlant, un  groupe qui compte je ne sais combien de membres dans ses rangs ?
Prenons The Polyphonic Spree, groupe américain à la pop héroïque, tout habillé de toges blanches et mené par Tim Delaughter. Hé bien, depuis 2007 et la sortie de leur troisième album, plus une nouvelle, pas une lettre, pas un coup de fil, rien.

Pourtant, leur trois premiers albums (j'ai une grande préférence pour 'Together, We're Heavy', leur second) avaient fait parler d'eux. Pourtant, ils avaient composé un tube en or massif, Light & Day, repris un peu de partout (et notamment dans 'Eternal Sunshine of the Spotless Mind' de Michel Gondry). Pourtant, ils avaient tout pour conquérir le monde.
Mais non. Rien. Six ans de silence. Et 6 ans c'est long pour une confrérie aussi foutraque que joyeuse comme celle-ci.

Et puis fin 2012, le retour d'un semblant d'activité. Déjà, la petite bande à Delaughter sortait un album de noël ('Holidaydream: Sounds of the Holidays Volume One') puis un live, 'Songs From The Rocky Horror Picture Show'.

Mais surtout, The Polyphonic Spree en appelait à la générosité de ses fan via Kickstarter pour financer son 4è album (il faut dire que depuis 'The Fragile Army', le groupe se produit sur sa propre structure, Good Records Recordings). 
Résultat ? En moins de temps qu'il ne faut pour le dire (un bon gros mois quand même), les adeptes de cette secte musicale réunissaient 100.000$ (oui 100k$ !) permettant au groupe d'enregistrer 'Yes, It's True', son 4è album.
Un album qui suit la voie ouverte par 'The Fragile Army', tout en conservant ce qui a toujours fait le sel du groupe : pop baroque, opéra-rock et chansons à chanter à tue-tête où des cuivres croisent fièrement le fer avec des cordes endiablées.

On ne parle évidemment pas ici d'album de l'année ou de chef d’œuvre absolu. Loin de là : 'Yes, It's True' n'est pas exempt de tout reproche, a perdu de la finesse de ses débuts et il en fait sûrement trop par moments. Il ne convertira donc pas les réfractaires à The Polyphonic Spree. 
Mais il devrait plaire à tout ceux qui suivent depuis le début les aventures de cette bande en toges, désormais colorées, dont le seul but semble être de faire des chansons pleines d'envies et de mélodies imparables.

Et en cette rentrée difficile pour tout le monde, il faudrait pour le bien de tout le monde prendre pour argent comptant ce que hurlent les Polyphonic Spree sur What Would You Do? (voir plus bas) : « Sing this song for yourself, I know it helps ». Ça sera déjà un bon début. (Sortie : 6 août 2013)

Son :
'Yes, It's True' est en écoute complète sur Spotify et Deezer.
Site officiel de The Polyphonic Spree

Acheter 'Yes, It's True'

 
En écoute aujourd'hui, trois chansons : Hold Yourself Up, Carefully Try, aux faux airs de Grandaddy et What Would You Do?, tube certifié de 'Yes, It's True', déjà sorti en single à la fin de l'année dernière, mais allongé d'une trentaine de secondes. (malheureusement plus en écoute)


Deux clips de ce nouvel album des Polyphonic Spree : celui flippant de You Don't Know Me (premier single), qui ouvre ce 'Yes, It's True'. Et celui de Let Them Be :







mercredi 24 octobre 2007

The Polyphonic Spree - The Fragile Army [TVT]

Nous sommes lundi matin. Alors que vous vous apprêtez à enlacer la superbe blonde qui vous fait de l’œil depuis une heure et demie, les cheveux au vent, un bruit répétitif vient arrêter net votre progression. Vous vous arrêtez, vous regardez à droite, à gauche. Rien. Le bruit stoppe. Vous vous remettez en route. Et de nouveau, ce son désagréable, stressant. Vous ouvrez les yeux. C’est votre réveil. Vous êtes dans votre lit. Pas de blonde à l’horizon. Par contre il fait froid. Vous vous rappelez qu’il va falloir penser à mettre en route le chauffage une bonne fois pour toute. On est quand même en octobre.

Le carrelage est glacé. « Un coup à attraper la mort » dirait votre grand-mère. La cuisine est en bordel. Vous lavez rapidement un bol, vous avalez votre café. Et foncez sous la douche. Et malgré tout cela, impossible de soulever plus haut ces paupières. Que faire ?

Une seule solution : se jeter sur votre discothèque, trouver le dernier album des Polyphonic Spree, 'The Fragile Army'. Ignorer l’horreur qui lui sert de pochette. Et enfoncer le disque dans votre lecteur.

Et là, l’explosion des sens. Plus fort que le guronsan. Plus puissant que l’acerola : la bande à Tim DeLaughter et leur « choral symphonic rock » (comme ils le disent eux-mêmes). Secte (inoffensive) musicale qui aime les envolées pop-rock lyrique balancées à 2000 à l'heure, les chœurs à droite, au dessus, en dessous et même au milieu. Une musique d’une efficacité à nulle autre pareille, des trompettes, des claviers, des cordes, et puis ces voix par dizaines qui n’en forment plus qu’une.

Un nouvel album qui se révèle particulièrement jouissif. Limite opera-rock une fois de plus. Oui, certes, ami grincheux, ils en font certainement trop à des moments. Mais on les aime pour ça. Et puis c’est tellement trippant qu’émettre une critique serait bien malvenu.

'The Fragile Army' est-il meilleur que les précédents, qui remplissaient déjà leur mission à merveille ? Peut-être pas. Ce nouvel album est-il le disque de l'année ? Sûrement pas.
Mais les questions ne sont pas là. Vous êtes déjà en train de sauter dans tous les sens, vous hurlez à tue-tête, vous faites du air-batterie avec un sourire jusqu’aux oreilles, et vous regrettez de ne pas avoir de toge blanche à enfiler pour aller au bureau. La semaine qui s’annonce vous semble déjà beaucoup plus courte que prévu. Et ce disque qui ferait danser le plus grabataire des hommes y est forcément pour quelque chose. The Polyphonic Spree quoi. Enfin un peu soleil dans un matin embrumé. (Sortie : 19 juin 2007)

Son : 
Myspace (dont la reprise de Lithium de Nirvana)
Site Officiel

Et deux morceaux, à écouter jusqu'à plus soif (
malheureusement plus en ligne).

Et histoire de bien finir ce post, le très bon clip de Running Away (single évident de l'album) composé de 70 000 photos, mises bout à bout : (malheureusement plus en ligne).

jeudi 7 mai 2009

Top 6 "Let The Sun Shine In"

Elles remettent ça! On dira ce qu'on voudra mais ces deux jeunes femmes en veulent comme jamais! A ma droite donc, La Turtle qui vit dans une kitchen faite de souvenirs de Bretagne, de petite caille et de plats tous plus inventifs les uns que les autres. A ma gauche, Guillemette, la maitresse-ès chocolat (mais pas que) et des points de suspension.

Les deux se sont mises dans l'idée il y six mois d'organiser régulièrement un repas dans un vrai restaurant, pour les amis mais pas que. Rien que ça.
Cette fois c'est 'L'Antre De' (soit dit en passant, un restaurant où on mange extrêmement bien) rue Royale à Lyon, qui a eu les faveurs de ces deux toquées de la cuisine inventive, après 'Délices & Sens' (et un repas Lumières!) et 'Le Bistrot St Jean' (pour un repas Hot Hot Hot), respectivement en novembre et février dernier.

Et qui dit nouveau restaurant dit nouveau thème. Cette fois et en cette période printanière, les filles ont eu envie d'hurler 'Tapas Comme Une Envie de Soleil?"! Bonne idée mesdemoiselles. 'Let The Sun Shine In' donc!



A moi maintenant de créer une playlist en rapport avec le thème de la soirée. Une sélection de titres qui parlent d'été et de soleil qui brille! Pour l'instant, tout est en cours de création. Pour ce billet, j'ai (et grâce à l'aide de quelques SOViens. A ce propos, toutes vos propositions dans les commentaires sont les bienvenues) sélectionné six titres.

Six chansons dans des styles divers. Un peu de pop avec The Polyphonic Spree - et leur Light & Day qui donne le sourire - et le Don't Steal Our Sun des Thrills; un peu de soul avec Billy Stewart qui reprenait en 1966 le Summertime de George Gershwin de manière sublime (merci à Hybu); du français avec encore une reprise - dans la langue de Molière - du célébrissime Sunny de Bobby Hebb par... Eddy Mitchell, à l'orchestration renversante (re-merci à Hybu) ainsi que le Plein Eté de Michel Houellebecq, Gainsbourien et langoureux comme jamais; et du rock made in Brooklyn avec le Staring At The Sun des Tv On The Radio.

Une sélection de titres qui parlent donc de soleil mais qui ne sont pas pour autant des morceaux joyeux. Six chansons qui passeront donc le lundi 11 mai, à 'L'Antre De', 16 rue Royale, dans le 1er à Lyon, dès 20h. Avec deux djettes des fourneaux!

Toutes les infos sont à retrouver ici ou .



Tracklisting:
The Polyphonic Spree - Light & Day/Reach for the Sun (The Beggining Stages of, 2003)
The Thrills - Don't Steal Our Sun (So Much For The City, 2003)
Billy Stewart - Summertime (George Gershwin cover) (Unbelievable, 1966)
Eddy Mitchell - Sunny (Bobby Hebb cover) (7 Colts Pour Schmoll, 1968)
Michel Houellebecq - Plein Eté (Présence Humaine - 2000)
TV on the Radio - Staring at the Sun (Young Liars Ep - 2003)










mardi 25 décembre 2007

Top 75 'Morceaux 2007'

Après les concerts, le top singles. Ou plutôt le top "morceaux" car tous les titres là ne sont pas sortis en single. Un top 75. Oui, bizarre pour moi qui me limite la plupart du temps à un top 50. Sauf que cette année regorge de titres forts, de chansons renversantes et souvent perdues dans des albums "anodins" ou presque.

Je me suis toujours interdit lors de la réalisation de ce genre de tops de mettre deux titres tirés d'un même album. La seule exception cette fois vient d'un morceau, All My Friends des LCD Soundsystem, présents deux fois: une, l'original par James Murphy et ses potos et l'autre par Franz Ferdinand.

Une année musicale (la mienne) en partie résumée par ces 75 titres (complétée en fin de semaine par le top album) et notamment par les 25 premiers, presque tous interchangeables (si l'on excepte les trois premiers). On trouvera sûrement à redire, mais aujourd'hui, là, maintenant, si je devais partir sur une île déserte avec que des morceaux de 2007, je prendrais ces 75 là.

Vu qu'un top singles n'a pas d'intérêt si on ne peut pas écouter les dits titres, vous trouverez en bas deux lecteurs deezer: un premier contenant les titres 1 à 40 et un second les titres 41 à 75. Et juste en dessous, les titres18, 29,36, 43, 45 et 61 qui ne voulaient pas s'uploader dans les lecteurs sus-nommés (pour info, les plages correspondantes dans les lecteurs deezer ont été remplacées par une minute de blanc). un lecteur Spotify ainsi que quelques vidéos youtube (oui, Spotify n'a malheureusement pas tout).


Bonne écoute. Et j'attends vos critiques et/ou top perso dans les commentaires.

75. Pinback - Off By 50 [Touch & Go]
74. The Polyphonic Spree - Oh I Feel Fine [TVT]
73. The Kissaway Trail - It's Close Up Faraway [Bella Union]
72. Perry Blake - Something Still Reminds You [Orchard Music]
71. Rosie Thomas - These Friends of Mine [Nettwerk]
70. Bloc Party - Hunting for Witches [Wichita]
69. Calexico - The Guns of Brixton (The Clash Cover) [City Slang]
68. Bishop Allen - Rain [Dead Oceans]
67. The Innocence Mission - Brotherhood of Man [Badman]
66. Piano Magic - Halfway Through [Green Ufos]

65. Yellowcard - Afraid [RCA]
64. 1990s - You Made Me Like It [Rough Trade]
63. Josh Ritter - Still Beating [V2]
62. Of Montreal - The Past is a Grotesque Animal [Polyvinyl]
61. Apples in Stereo - Beautiful Machine, Pts 3-4 [Simian]
60. Lesbians On Ecstasy - Sisters In The Struggle [Alien8]
59. Teenage Bad Girl - Cocotte [Citizen]
58. Black Strobe - I'm a Man [Playlouder]
57. Belleruche - Northern Girls [Tru-thoughts]
56. Dungen - En Gång I År Kom Det En Tår [Kemado]

55. Over The Rhine - Trouble [Great Speckled]
54. The Cinematic Orchestra - To Build a Home (feat. Patrick Watson) [Ninja Tune]
53. Maria Taylor - No Stars [Saddle Creek]
52. Blood Red Shoes - It's Getting Boring By The Sea [V2]
51. Franz Ferdinand - All My Friends (Lcd Soundsystem Cover) [DFA]
50. Panda Bear - Comfy in Nautica [Paw Tracks]
49. Thurston Moore - Fri/End [Ecstatic Peace]
48. Maximo Park - Karaoke Plays [Warp]
47. Gruff Rhys - Lonsome Words [Rough Trade]
46. Britney Spears - Gimme More [Jive]

45. Joanna Newsom - Colleen [Drag City]
44. Digitalism - Idealistic [Kistune]
43. Amandine - New Morning [Fat Cat]
42. Iron & Wine - Boy With a Coin [Sub Pop]
41. Calla - Dancers In The Dust [Beggars Banquet]
40. Hell Razah - Renaissance (feat. Tragedy Khadafi, Timbo King, R.A. The Rugged Man) [Nature Sounds]
39. Arca - Sunday Negative [Ici d'Ailleurs]
38. Bright Eyes - No One Would Riot For Less [Saddle-Creek]
37. Arctic Monkeys - Do Me a Favour [Domino]
36. Tulsa Drone - The Catch [Dry county]

35. Blonde Redhead - 23 [4AD]
34. Chris Garneau - Halloween [Absolutely Kosher]
33. Beirut - Nantes [Ba Da Bing]
32. 50 Cent - She Wants It (feat. Justin Timberlake) [Shady]
31. Malcolm Middleton - Four Cigarettes [Full Time Hobby]
30. The National - Fake Empire [Beggars Banquet]
29. Dinosaur Jr - Pick Me Up [Domino]
28. Joe Henry - Our Song [Anti]
27. Editors - Smokers Outside The Hospital Doors [Kitchenware]
26. Florent Marchet - La Chimie [Barclay]

25. !!! - Hearts of Hearts [Warp]
24. Help She Can't Swim - All The Stars [Fantastic Plastic]
23. Arcade Fire - Poupée de Cire/Poupée de Son (France Gall cover) [Merge]
22. Angels of Light - Not Here Not Now [Young God]
21. C-Rayz Walz and Sharkey - Electric Avenue [Babygrande]
20. Rihanna - Don't Stop The Music [Def Jam]
19. Von Südenfed - Fledermaus can't get enough [Domino]
18. C-Rayz Walz and Parallel Thought - Chorus Collection (feat. various) [Urchin Studios]
17. Vitalic - La Rock 01 (live) [Different]
16. Loney, Dear - I Am John [Sub Pop]

15. Sage Francis - Going Back to Rehab [Epitath]
14. Liars - Plaster casts of everything [Mute]
13. Modest Mouse - Spitting Venom [Epic]
12. Animal Collective - Peacebone [Domino]
11. Why? - The Hollows [Anticon]
10. Psykick Lyrikah - Pres d'une vie (l'air de rien) [Idwet]
09. Justice - D.A.N.C.E (MSTRKRFT remix) [Ed Banger]
08. Nine Horses - Money For All [Samadhisound]
07. Battles - Atlas [Warp]

06. Clap Your Hands Say Yeah - Satan Said Dance [Wichita]
05. Cloud Cult - Take Your Medecine [Rebel Records]
04. Dntel - Breakfast in Bed (feat. Conor Oberst) [Sub Pop]
03. Radical Face - Glory [Morr Music] 
02. Tunng - Bullets [Full Time Hobby]
01. Lcd Soundsystem -All My Friends [DFA]























Les 9 titres non disponibles sur spotify sont à l'écoute ci-dessous :

08. Nine Horses - Money For All




18. C-Rayz Walz and Parallel Thought - Chorus Collection


23. Arcade Fire - Poupée de Cire/Poupée de Son (France Gall cover)


45. Joanna Newsom
- Colleen

63. Josh Ritter - Still Beating


69. Calexico - The Guns of Brixton (The Clash cover)

 
71. Rosie Thomas - These Friends of Mine


72. Perry Blake - Something Still Reminds You


74. The Polyphonic Spree - Oh I Feel Fine


lundi 13 janvier 2014

Bilan 2013 : Top 50 'Albums': 50-31


Suite et fin du bilan de l'année 2013. Un début d'année particulièrement chargé qui explique le retard pris dans la publication de ces traditionnels tops (car le saviez vous, si tout ceci est bien futile, cela prend du temps).
Ainsi donc, après le Top 15 des Ep, 12", 7" et autres Compilations sur lesquelles il était bon, selon moi, de s'attarder en 2013 ; après le Top 50 des chansons que j'ai le plus appréciées, voilà donc le top album. Et comme à chaque fois, 50 disques selon moi marquant et qui auront fait cette année.

Mais avant de se plonger dans les 20 premiers (de la place 50 à la place 31), voilà une nouvelle fois quelques liens à visiter (c'est fortement conseillé) pour aller voir chez les voisins et autres copains ce qui a animé leur année :



Ceci fait, lançons nous donc dans la 1ère partie (sur 3) des albums selon moi les plus réussis (en tout cas de ce que j'ai pu écouter) de 2013. Avec au programme le Japon, un faux groupe mexicain, des filles rageuses, quelques retours inattendus et réussis et des confirmations toujours incroyables. Entre autres.
Comme à chaque fois, un « + » qui renvoie vers une chronique d'ici ou d'ailleurs pour en savoir plus. Et un « acheter » qui vous permettra de vous procurer l'album en question (petits prix garantis).
Et bien évidemment, au bas de ces 20 premiers disques, tout en bas du papier, un lecteur grooveshark avec une chanson tirée de chacun des albums présentés. Bonne lecture et surtout, bonne(s) écoute(s) !

Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01 
Top 50 « Albums» : 30-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'




50. Taffy - Lixiviate [Club AC30]
Je suis très peu au fait des groupes japonais. Le seul marquant que je connaisse est Nagisa Ni Te, duo psyché-folk dont les quelques albums avaient bien tourné chez moi. Il n'y a rien de folk ou de psyché chez Taffy. Eux sont dans un esprit rock/shoegaze. 'Lixiviate' est leur second album. Un disque solide, qui les voit notamment reprendre de belle façon le tube des Cure Boys Don't Cry (en prenant tout le contraire de la bande à Robert Smith). Pas révolutionnaire, mais là n'est pas le propos. 


49. Étienne Daho - Les Chansons de l'Innocence Retrouvée [Polydor]
Parrain de toute la scène pop qui se développe à vitesse grand «V» dans notre beau pays, Étienne Daho aura sorti cette année un album beau et surprenant, surtout pour quelqu'un comme moi qui n'a jamais été fan que cela. Arrangements tuant avec de belles cordes, voix en symbiose avec les compositions, et mélodies tout autour du ventre, ce Daho là respire la classe. 



48. Rose Windows - The Sun Dogs [Sub Pop]
Les deux pieds enfoncés dans la terre fertile des années 70, les américains de Rose Windows distillent tout au long de leur premier album 'The Sun Dogs' une musique psychédélique, aux guitares aiguisées. Un disque sur lequel quelques glorieux anciens semblent s'être penchés (Black Sabbath, Pink Floyd). Et un album sorti chez Sub Pop mais qu'on aurait plus vu chez Jagjaguwar. 


47. Jackson and His Computerband - Glow [Warp]
Auteur d'un album fameux il y a de cela 8 ans ('Smash'), Jackson and His Computerband (on ne dira jamais assez comme ce nom est bien trouvé) sait prendre son temps. Il a bien fait. 'Glow' est un disque d'une efficacité folle, au son très rond et en mode montagne russe, alternant titres enlevés et morceaux plus smooth et cotonneux. Les puristes crieront sûrement à l'imposture. Je trouve ça pour ma part brillant.


46. Bill Callahan - Dream [Drag City]
Dans quelques semaines de cela, je vais enfin voir Bill Callahan sur scène. Et c'est peu dire que je l'attends. Bien sur pour Smog, bien sur pour ses albums précédents. Mais aussi pour ce petit bijou de 'Dream River', folk aussi nu que très arrangé, flirtant avec parfois une improvisation musicale qui lui sied bien. Et au-dessus de cela, cette voix, bien plus touchante et vibrante que n'importe quel crooner. 


45. Six. By Seven - Love and Peace and Sympathy [Borrowed Tune Motion Pictures]
Très produit,  le nouvel album de Six. By Seven (reformé avec Steve Hewitt, ex batteur de Placebo) rappelle plus souvent qu'à son tour les Doves ou Calla, notamment dans une première moitié absolument parfaite, aux élans rock imparables. 




44. David Ford - Charge [The Magnolia Label]
Ancien d'Easyworld, David Ford aura sorti son 4è album solo en 2013, 'Charge'. Pop américaine sertie de folk et de country, flirtant avec un côté FM qui n'est pas désagréable, ce disque est une belle découverte, portée par un Every Time des plus introspectifs. 



43. Savages - Silence Yourself [Matador]
Groupe de filles aussi énervées que charmantes, Savages est un voyage de furieux. 'Silence Yourself' est un album puissant, post-punk, avec mur de guitares, énergie de chaque instant et qui se termine sur une merveille de chanson, Marshall Dear, histoire que chacun se remette de ses émotions. Ce quatuor ira loin. 



42. Goldfrapp - Tales of Us [Mute]
Le retour que l'on attendait plus. Celui de Goldfrapp et de la voix diaphane d'Alison. Sans revenir au premier album (mais en restant dans une veine similaire) et en s'éloignant de ses choix artistiques précédents qui ne m'avaient jamais vraiment parlé, 'Tales of Us' met le beau est au centre de tout. Traversé par des morceaux sublimes (au premier rang desquels Drew), ce disque est une divine surprise.  


41. Weekend - Jinx [Slumberland]
A chaque année son album Slumberland Records. Ayant raté leur premier album 'Sports' en 2010, je me rattrape avec leur second, 'Jinx', auprès duquel je ne suis heureusement pas passé à côté. Un album de post-punk, aux guitares évidemment de sortie, à la rythmique froide pour un ensemble enrobé dans une production du même acabit.  Revival certes. Mais de haute tenue. 


40. Vision Fortune - Mas Fiestas con el Grupo Vision Fortune [Faux Discx]
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Vision Fortune n'est pas un groupe mexicain aimant les castagnettes. Non. Avec une rythmique essentielle à l'ensemble, les anglais de Vision Fortune sortent là un disque rock barré, répétitif mais extrêmement envoûtant. En un mot comme en cent : l'album le plus Liars de l'année. En plus de celui avec la pochette la plus drôle et moche à la fois.


39. Turin Brakes - We Were Here [Cooking Vinyl]
Le retour (dans mon radar personnel disons) le plus épatant de 2013, on le doit au duo Turin Brakes, disparu des radars. Chansons fortes, tracklisting bien pensé, titres poignants, envolées pop et mélodies pleines de belles ritournelles, 'We Were Here' est un disque pop évident de l'année.



38. Fuck Buttons - Slow Focus [ATP]
Après 2 albums encensés (voir par ailleurs et là aussi), le relatif anonymat dans lequel est sorti le 3è disque de Fuck Buttons est surprenant. Car le duo anglais enfonce ici le clou avec toujours un son massif (clair et lumineux), entre synth-pop apocalyptique, noise viscéral et electro organique. Plus que jamais, Fuck Buttons for President !


37. Fuzz - st [In The Red]
Découvert via la compilation 'Liverpool 2013' de Trouble in Mind, Fuzz est l'énième émanation de l'intenable et insatiable Ty Segall. Un groupe qui porte bien son nom tant la guitare éponyme est présente de partout. Garage mais surtout psychédélique à mort (on ne sort pas une pochette comme celle-ci pour rien), ce nouveau projet de Ty Segall est peut-être son plus réussi.


36. Radical Face - The Family Tree: The Branches [Nettwerk]
Certains diront que je suis trop fan, mais il n'empêche, tout ce que peut sortir Ben Cooper me touche énormément. Mieux, en s'éloignant de certains tics qui auraient pu devenir agaçant à la longue, Radical Face sur le deuxième album de son triptyque « The Family Tree » (il faut écouter le premier), et sans se départir du sac inépuisable de mélodies qui l'accompagne, continue de tracer le sillon d'une pop-folk lumineuse. On ne dira jamais assez merci à Nikon d'avoir eu du goût et de lui permettre une plus grande exposition.


35. The Polyphonic Spree - Yes It's True [Good Records]
C'est grâce à la grande générosité de ses fans que ce 4è album des Polyphonic Spree a pu voir le jour. Et une nouvelle fois, Tim Delaughter continue de mener sa confrérie avec les mêmes ingrédients que depuis le début de leur carrière : de la pop-baroque, de l'opéra-rock, des chansons à chanter à tue-tête et du plaisir, rien du plaisir.


34. Minks - Tides End [Captured Tracks]
Le groupe le plus anglais de l'année est donc américain. Ici, Minks rend hommage aux années 80 et aussi bien à New Order qu'aux Smiths, avec de grandes chansons à toutes les plages. Vous avez dit grand disque ?




33. Daughter - If You Leave [4AD]
Après des Eps convaincant en 2011 et 2012, Daughter passe au format album avec une facilité déconcertante. Maîtrisant à merveille les silences, le groupe mené par la voix d'Elena Tonra est dans chacune de ses compositions très juste et ne surjoue jamais une mélancolie factice. Daughter vient de se lancer dans le grand bain. Pas dit qu'ils en ressortent de si tôt. 


32. Thee Oh Sees - Floating Coffin [Castle Face]
Plus prolifique que Spencer Krug, Thee Oh Sees est revenu avec un nouvel album en 2013. Normal pour un groupe qui publie là son 20è disque (tous genres confondus) en 7 ans ! Dans la droite lignée de leurs (nombreux donc) précédents LP et Ep, 'Floating Coffin' propose un rock psyché dans tous les sens, et une grande énergie à revendre. Ces gens sont certes prolifiques. Mais rarement décevant. 


31. Low - The Invisible Way [Sub Pop]
Les années passent, les albums aussi et rien ne semble avoir de prise sur  Alan Sparhawk et Mimi Parker. La preuve avec 'The Invisible Way', qui continue le déjà très long chemin tracé par Low depuis ses débuts. Ces gens là ont une connexion directe avec la mélancolie, ce n'est pas possible autrement.



Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01 
Top 50 « Albums» : 30-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'



Comme promis, voilà donc un lecteur grooveshark présentant une chanson extraite de chacun des albums présentés ci-dessus. Soit 20 au total, dans l'ordre de présentation (de 50 à 31). Bonne(s) écoute(s) !


mardi 9 mars 2010

Net Emergence 'Mars 2010': The Captain & Me, Bovary et Le Piéton

Toujours avec cette envie de découverte, «l’utopie musicale» Net Émergence menée par Valoche prend chaque mois une ampleur un peu plus grande.
Après avoir sacré Dorian Wood en février, revoilà la sélection de mars, avec un podium aussi divers que varié. Présentation.



C’est Le Piéton qui prend la médaille de bronze. Un artiste pour qui, je l’avoue, je n’ai pas voté. Pourtant, Le Piéton, artiste français comme son nom l’indique, est plutôt une découverte sympathique. Et si sa musique me semble moins pertinente sur la longueur, il n’en reste pas moins qu’on tient un artiste de qualité.

Rock Français aux textes qui ne tournent pas à vide, on pense à l’écoute des chansons de Le Piéton à Gainsbourg période Gainsbarre (sur Les Images Me Reviennent notamment) mais aussi à Florent Marchet (Ce Matin Là et cette façon de raconter l’histoire) voire à Katerine.
Bref, pas totalement conquis, mais plutôt intéressé et titillé par un artiste qui semble en avoir sous la semelle.
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J’en avais fait mes favoris du vote, mais au final ils ne prennent que la seconde place. Eux, ce sont les Bovary, dont un des membres (le bassiste un peu foufou, ni plus ni moins) faisait partie des excellents Gülcher (dont on devrait réentendre parler sous peu).

Trio, Bovary est en tout cas un euphorisant du meilleur effet, mené par une basse dingue, assurément rock. Ça ne renverse aucun code et ne révolutionne un genre, mais tout cela est sacrément bien foutu.
Pas d’albums pour l’instant, mais juste un «3 titres», '2030', dont tous les titres sont en écoute sur leur myspace.
Personnellement, Bovary est un joli coup de cœur de ces derniers mois. Et si ca veut rigoler (ils ont quand même un bon gros tube mine de rien avec 2030), ils devraient refaire parler d’eux. C’est en tout cas un souhait personnel.
Myspace
(crédit photo: Laure Picard)

C’est au final un groupe norvégien, The Captain & Me, qui remporte la timbale. Il faut dire aussi qu’ils ont tout pour plaire (deuxième coup de cœur personnel sur la sélection).
Voilà un groupe qui ne mange pas de pain mais qui est bien efficace. Pop-folk aux relents tsiganes, on sent derrière beaucoup de leurs chansons une envie de lâcher les chevaux tel des Polyphonic Spree scandinaves (Happy New-Year).
Académique parfois, The Captain & Me n’en reste pas moins d’une beauté assez effarante (See The Sun et sa fin rappelant énormément Sufjan Stevens) et est une vraie belle découverte. Merci Net Émergence!
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(crédit photo: Anders Røren)

Le clip de Happy New-Year, bien déjanté comme il faut :




Et au final, malgré ce que l’on pouvait croire lors des délibérations, cette sélection tient vraiment bien la route (la sélection initiale se trouve ici). Et depuis deux jours, je me saoule de The Captain & Me (résultat à retrouver là).
Bref, une nouvelle et belle réussite de Net Émergence. Qui ne s’arrête pas en si bon chemin et propose déjà un début de sélection pour «L’Artiste Net Emergence Avril 2010». Rendez-vous donc ici, écoutez, commentez, encouragez, critiquez, lâchez-vous. Et faites vivre ce beau projet. Il a besoin de vous.


Histoire de faire les choses bien, voilà donc un petit lecteur proposant deux chansons de The Captain & Me et deux de Bovary. Enjoy! (malheureusement plus en écoute)