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lundi 30 novembre 2009

[Track of The Day] Jay Farrar and Benjamin Gibbard - California Zephyr

Je suis tombé sur cet album un peu par hasard. A dire vrai, si je n'avais pas vu le nom de Benjamin Gibbard, je ne m'y serais même pas arrêté. Oui mais voilà: Ben Gibbard, c'est un peu Death Cab For Cutie et The Postal Service. Et en plus, sa femme c'est Zooey Deschanel (ca ne change pas grand-chose mais il faut avouer que ça ne gâche rien). Bref, Ben Gibbard est un homme de gout, dont chaque nouvelle sortie attire toujours mon oreille.

En 2007, les deux avaient (semble t-il) écrit quelques chansons pour un documentaire consacré à Jack Kerouac. Ce 'One Fast Move Or I'm Gone' continue l'œuvre entamée en se basant sur la nouvelle 'Big Sur', la dernière de l'auteur de 'Sur La Route'.

Et très franchement, ce n'est… pas terrible cette americana/blues sans grande imagination (peut-être au niveau des paroles, sur lesquelles je ne me suis pas appesanti). Enfin, disons plutôt que c'est un album à deux facettes: la première est celle des chansons chantées par Jay Raffar (de Son Volt, inconnu au bataillon), ennuyeuses et bien trop lancinantes pour être honnête (avec cette voix de country boy qui en fait trop).

La seconde concerne les chansons chantées par Ben Gibbard. Il pourrait chanter "fait moi du couscous Simone" en polonais que j'aimerais encore son joli grain de voix. C'est d'ailleurs ce qui relève largement des chansons qui, chantées par d'autres, auraient déjà été oubliées. California Zephyr, qui ouvre ce One Fast Move or I'm Gone, est un petit plaisir mélodique tout doux, de 2'30, assez imparable, j'avoue. Le reste, à quelques fulgurances près (toutes chantées par Ben Gibbard), est à oublier. 

Album: One Fast Move Or I'm Gone: Kerouac's Big Sur 
Année: 2009 
Label: Atlantic

NB: Pour info, la chanson jeudi dernier, Rider. Shadow. Wolf de Magnolia Electric Co. ne passe pas dans Grooveshark mais est écoutable dans le lecteur wormee, inséré il y a quelques minutes dans le papier à lire ici.

mardi 1 juillet 2008

Styrofoam – A Thousand Words [Nettwerk]

En 2002, Dntel sort son premier album, 'Life is Full of Possibilities'. Au neuvième morceau, (This Is) The Dream of Evan and Chan, il invite Ben Gibbard, de Death Cab for Cutie, à venir chanter sur une de ses compositions. Les deux ne le savent pas encore mais The Postal Service est né.
Un an plus tard, leur premier album voit le jour. Grand disque de 2003 (dont on ne dira jamais assez à quel point il est essentiel dans cette première décennie de siècle), 'Give Up' aligne les titres electro-pop cheap aux contours de tubes.

Depuis cette date, et mis à part un Ep censé nous faire patienter ('We Will Become Silhouettes Ep' en 2005), rien. Les deux gus ont repris chacun leurs propres chemins. Et la suite se fait attendre.

Vu qu'il semble désormais acquis qu'un second album ne verra jamais le jour, il faut bien se résoudre à trouver un remplaçant. Au moins un palliatif, histoire de se remettre doucement de cette attente qui semble éternelle. Et, sans crier gare, au détour d'un blog, Styrofoam m'a sauté aux yeux. Aux oreilles. Au cou. Au cerveau.

Styrofoam est en fait le projet solo de Arne Van Petegem, Belge de son état, qui a une discographie longue comme le bras et des amis qui parlent à mes esgourdes: entre autres, et rien que cela, Valerie Trebeljahr (Lali Puna), Andrew Kenny (The American Analog Set), Bent Van Looy (Das Pop), Markus Acher (The Notwist, Lali Puna) ou Alias. Remixeur à ses heures (Giardini di Mirò, Tristeza ou Mùm, entre autres), Styrofoam a tout pour remplir le rôle de remplaçant de Postal Service dans mon petit cœur.
Dès les premières notes de After Sunset, tout est dit : cette voix, cette ambiance électro-cheap aux relents très pop (de la guitare, de la basse); tout sonne comme le duo de Sub Pop. Et à l'écoute de Microscope (voir plus bas), plus de doute possible : la filiation est évidente.

En creusant le sujet, je me suis aperçu qu'en fait, j'avais déjà entendu un morceau de lui : sur 'We Will Become Silhouettes Ep' des Postal Service où il remixait leur Nothing Better. Et que la parenté avec le duo Gibbard/Dntel était plus importante que prévu, les deux «groupes» s'étant souvent retrouvé discographiquement parlant depuis six ans (Styrofoam a sorti un Split Ep avec Dntel en 2002 et a convié Ben Gibbard sur un de ses disques).

Il serait évidemment réducteur de ne présenter Styrofoam que comme une pâle copie du duo américain. Car lui aussi à son univers. Histoire d'enfoncer le clou, Styrofoam se plait même à inviter quelques voix pour embellir ses morceaux. Un Josh Rouse sur Lil' White Boy, Erica Driscoll sur No Happy Endings (où sa voix lancinante fait des merveilles) ou Lili de la Mora sur No Deliveries List (le titre le plus electro de l'album).

Bref, en quelques écoutes, je suis tombé sous le charme de cette musique un brin cheap mais bigrement efficace. Je n'ai rien écouté de ses essais passés et de ses premiers albums. Mais ce 'A Thousand Words' m'a vraiment emballé et il me tarde d'aller poser quelques oreilles sur ses oeuvres passées. D'ici là, je sens que je vais me délecter encore longtemps de ce délice d'electro-pop. Miam miam. (Sortie: 21 avril 2008)

Son :
Myspace
Site Officiel (enfin, kinda)

Et en écoute, deux titres, A Thousand Words et Microscope (un des tous meilleurs titres de l'album), malheureusement plus en écoute.

mercredi 10 juin 2026

[Track of The Day] Death Cab for Cutie - Trap Door

S'il y a bien quelque chose qu'on ne pourra jamais reprocher à Death Cab for Cutie, c'est cette faculté à composer des mélodies tuantes, mélancoliques et qui vous arrachent le cœur. Et même si le groupe mené par Ben Gibbard est depuis très longtemps rentré dans le rang (depuis 2005 pour ainsi dire et un 'Plans' merveilleux, leur chef d'œuvre à mes oreilles), à coups de disques sans intérêt et qui tendaient même vers l'auto-parodie, ils restent capables de quelques fulgurances foudroyantes.

Il y avait déjà eu en 2023 la reprise de The Plan de Low, en hommage à Mimi Parker décédée quelques mois plus tôt. Une version d'une beauté à couper le souffle et absolument bouleversante. Et il y a aujourd'hui Trap Door, la plus belle chanson de 'I Built You A Tower', le nouvel album du groupe - qui sans renverser la pop ni même leur discographie, est sans doute un de ses meilleurs depuis (très) longtemps. Une histoire d'amour qui n'en est une qu'à moitié et un morceau très synthétique, sublime, dans la plus pure tradition de Death Cab for Cutie : mélancolique et nostalgique, un peu désespéré et à la fois poignant, étouffante quelque part aussi, mais à la mélodie superbe, relevée de la voix toujours aussi belle de Ben Gibbard (ce monsieur vieillira-t-il jamais ?) et d'un piano éclatant venu de nulle part et qui prend toute la place qui lui revenait.

Album : I Built You A Tower 
Année : 2026
Label : ANTI-

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En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Trap Door de Death Cab for Cutie est également en écoute ci-dessous :
 
 
 

mardi 17 octobre 2023

[Track of The Day] The Beths & Pickle Darling - Brand New Colony (The Postal Service Cover)

Disque dont je connais tous les recoins, tous les bips, toutes les inflexions de voix, dont je sais quand et où je l'ai découvert, 'Give Up' de The Postal Service, unique album du duo Ben Gibbard / Dntel est à mes yeux - et mes oreilles - un immense chef d'oeuvre et un des albums de ma vie. Et je n'ai jamais douté une seule seconde que toutes (je dis bien toutes) ses chansons étaient d'immenses chansons. Et sans avoir rien demandé, je viens d'en avoir une nouvelle confirmation.

Sans crier gare, cet album de Postal Service vient de fêter ses 20 ans. Ca semble fou, mais oui, vingt piges, rien que ça. Comme le veut désormais l'industrie musicale, chaque anniversaire est bon pour les affaires et propice à une réédition augmentée de quelques inédits. Sauf que Sub Pop avait déjà fait le boulot en 2013. Alors, plutôt que rééditer une réédition, le label vient de publier un 45-tours de reprises pour célébrer ces deux décennies d'existence.

Au programme, deux reprises : en face-B, une reprise par Car Seat Headrest de We Looked Like Giants, une des chansons de Transatlanticism' de Death Cab For Cutie, LE groupe de Ben Gibbard, qui fête lui aussi cette année ses vingt ans. Et en face-A, Brand New Colony, l'avant-dernière chanson de l'album de Postal Service, repris par les chouchous de The Beths. Ici, les néo-zélandais, avec l'aide de leur compatriote Pickle Darling, ont remisé leur power-rock et leurs guitares électriques au placard pour mieux la jouer pop/twee-pop lumineuse, loin de l'indietronica etl'anxiété qu'on pouvait ressentir à l'écoute de l'originale. Une très belle réinterprétation, qui prouve une nouvelle fois que les Beths de Liz Stokes ont du talent, et à quel point Brand New Colony est une immense chanson.

Album : Brand New Colony / We Looked Like Giants 7"
Année : 2023
Label : Sub Pop Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, la reprise de Brand New Colony de The Postal Service par The Beths et Pickle Darling est également en écoute ci-dessous :

Comme il n'y a pas de mal à se faire du bien, voilà Brand New Colony, dans sa version originale, par The Postal Service :

jeudi 2 février 2023

[Track of The Day] Death Cab For Cutie - The Plan (Low cover)

Ben Gibbard raconte que lui et ses Death Cab For Cutie sont devenus amis avec Low et le couple Mimi Parker - Alan Sparhawk en 2012 lors d'une tournée commune. Et que très attristés par le décès de Mimi en novembre dernier, ils ont décidé pour lui rendre hommage de reprendre The Plan, une chanson de Low tirée de 'The Curtain Hits The Cast', sorti en 1996.

Et quel hommage. Cette reprise est d'une beauté à couper le souffle, à vous faire monter les larmes aux yeux. Le genre de choses qui déchirent le cœur. La douceur et la justesse habitent cette chanson, au chant tout en délicatesse de Ben Gibbard, au tempo un peu plus rapide que l'originale et où un piano mélancolique vient remplacer la guitare d'Alan Sparhawk.

Alors oui, il est toujours d'une tristesse insondable de savoir qu'on ne reverra jamais Mimi Parker sur scène, à caresser ses futs, à chanter de cette voix d'ange, ni qu'on ne l'entendra plus jamais jouer de nouvelles chansons. Mais il nous reste l'incroyable discographie de Low et cette reprise divine, au-dessus de laquelle il est d'ailleurs difficile de ne pas percevoir l'âme de Mimi Parker voler.

Album : Asphalt Meadows (Acoustic)
Année : 2023
Label : Atlantic

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, la reprise de The Plan de Low par Death Cab For Cutie est également en écoute ci-dessous :
 

jeudi 19 février 2009

A Red Hot Compilation – Dark Was The Night [4AD]

Je n'aime pas les compilations. J’ai toujours trouvé ça d'une inutilité crasse. Elle représente tout ce que je peux détester : l'éloge du single, l’apologie du marketing et toute l’opposé de la création. Oh bien sûr, j’en ai bien quelques unes dans la discothèque. Un 'Greatest Hits' de Queen datant de quand je partais fortement dans les aigus, un 'Best-Of' de Chris Rea offert par une connaissance pas forcément très avisée sur mes goûts musicaux (ceci dit, je dois avouer avoir toujours eu un faible pour Road to Hell et son solo de guitare final) et quelques autres. Mais peu à dire vrai.
D’ailleurs, je me suis toujours promis qu'il fallait que j'arrête d'en acheter. Sauf que ‘Dark Was The Night’ vient tout remettre en cause.

Qu’est ce donc que ‘Dark Was The Night’? Rien de moins que la 20è compilation de Red Hot Organisation, une association de lutte contre le SIDA. Fêtant malheureusement ses 20 ans, Red Hot Organisation a mis les petits plats dans les grands pour sortir un disque le plus attractif possible, afin d’amasser le maximum d’argent.

Au programme donc un double album et surtout une liste ahurissante d’artistes plus talentueux les uns que les autres proposant, chacun, des titres inédits. Jugez plutôt : Andrew Bird, Blonde Redhead et Devastations, Bon Iver, Yeasayer, Feist en duo avec Ben Gibbard de Death Cab For Cutie (pour une reprise de Vashti Bunyan), Iron & Wine (pour un titre d’à peine une minute mais d’une beauté à couper le souffle), The Decemberists (et une balade déchirante d’émotion), Grizzly Bear (seul sur un titre et en compagnie de Feist sur un autre), My Brightest Diamond (reprenant le Feeling Good de Nina Simone), Beirut, Arcade Fire (le seul vrai raté de la compilation avec un Lenin très fadasse), Kronos Quartet (qui reprend la chanson de Blind Willie Johnson qui donne son nom à la compilation) j’en passe et pas des moindres (le tracklisting complet se trouve au bas de ce papier).

Cinq titres se détachent légèrement des 31 qui composent ce ‘Dark Was The Night’ (ils sont tous les cinq en écoute plus bas) : La reprise de Cello Song – chanson composée et chantée par le grand Nick Drake sur 'Five Leaves Left’ en 1969 – par The Books et Jose Gonzales, ou la rencontre entre cordes délicates et légère electronica ; un nouveau titre de The National, So Far Around The Bend, dans la plus pure tradition du groupe et pour une de ses plus belles compositions; Sharon Jones and The Dap Kings qui reprend Shuggie Otis et son Inspiration Information, tout de soul vêtu ; et Sufjan Stevens qui s’amuse sur You Are The Blood des Castanets, en deux parties. Une première de dix minutes, tout simplement ahurissante, où le grand timonier de la pop des années 2000 mêle pop et touches électronique pour finir dans un feu d’artifice de frissons ; puis une seconde où il n’apparaît qu’en featuring du flow de Buck 65.

Au début de ce papier, je disais donc que j’avais décidé il y a quelques années de ne plus acheter ce genre de disque. Quand ce double album est tombé dans les griffes de l’Internet, je me suis résolu à briser mon serment après avoir écouté six titres (ici, et pour même pas 15€). L’objet est beau, le but final sert une bonne cause (tous les bénéfices seront reversés à Red Hot Organisation) et la qualité et la diversité des artistes présents est terrifiante (à noter que la grande majorité de ces titres là ne seront disponible qu'ici). Best compilation ever? (sortie : 16 février 2009)

Son :
Site officiel
Myspace (Un titre de ce ‘Dark Was The Night’ en écoute)

Acheter le disque ici


Exceptionnellement et vu la durée de ce double album (plus de 2h de musique), cinq titres en écoute. Les cinq cités plus haut, tous divers et variés (et dans l'ordre du tracklisting) (malheureusement plus en écoute).The Books et Jose GonzalesCello Song (Nick Drake cover)
The NationalSo Far Around The Bend
Sufjan StevensYou Are The Blood (Castanets cover)
Sharon Jones & The Dap-Kings - Inspiration Information (Shuggie Otis cover)
Buck 65 Remix (avec Sufjan Stevens et Serengeti) - Blood Pt. 2 (Castanets cover)


Tracklisting:
Disc 1
01. Dirty Projectors et David Byrne - Knotty Pine
02. The Books et José González - Cello Song (Nick Drake cover)
03. Feist and Ben Gibbard - Train Song (Vashti Bunyan cover)
04. Bon Iver - Brackett, WI
05. Grizzly Bear - Deep Blue Sea
06. The National et Nico Muhly - So Far Around the Bend
07. Yeasayer - Tightrope
08. My Brightest Diamond - Feeling Good (Nina Simone cover)
09. Kronos Quartet - Dark Was the Night (Blind Willie Johnson cover)
10. Antony Hegarty et Bryce Dessner - I Was Young When I Left Home (Bob Dylan cover)
11. Justin Vernon et Aaron Dessner - Big Red Machine
12. The Decemberists - Sleepless
13. Iron & Wine - Stolen Houses (Die cover)
14. Grizzly Bear et Feist - Service Bell
15. Sufjan Stevens - You Are the Blood (Castanets cover)

Disc 2
01. Spoon - Well-Alright
02. Arcade Fire - Lenin
03. Beirut - Mimizan
04. My Morning Jacket - El Caporal
05. Sharon Jones & The Dap-Kings - Inspiration Information (Shuggie Otis cover)
06. David Andrew Sitek - With a Girl Like You (The Troggs cover)
07. Buck 65 Remix (avec Sufjan Stevens et Serengeti) - Blood Pt. 2 (Castanets cover)
08. The New Pornographers - Hey, Snow White (Destroyer cover)
09. Yo La Tengo - Gentle Hour (Snapper cover)
10. Stuart Murdoch - Another Saturday
11. Riceboy Sleeps - Happiness
12. Cat Power et Dirty Delta Blues - Amazing Grace
13. Andrew Bird - The Giant of Illinois (The Handsome Family cover)
14. Conor Oberst et Gillian Welch - Lua
15. Blonde Redhead et The Devastations - When the Road Runs Out
16. Kevin Drew - Love Vs. Porn

jeudi 14 février 2013

[Track of The Day] The Postal Service - A Tattered Line of String

Une simple mise à jour de leur site internet aura mis le feu aux poudres. Tout au moins aux miennes : "The Postal Service", sous-titré de 2013. Dix ans que j'attendais le retour du duo Ben Gibbard/Dntel, vous imaginez l'émotion.

Il faut dire que le 'Give Up'  des Postal Service reste un des monuments de ma discothèque personnelle. Sorte d'électro-pop un peu cheap, aux mélodies irrésistibles et au tracklisting rempli de tubes.

Pendant longtemps, des rumeurs ont circulé sur l'arrivée d'un nouvel album. Stuart Meyer, de chez Sub Pop, lors d'un long et intéressant papier à l'époque chez Spin (Days of the Leak) avait même annoncé au détour d'une phrase que le nouveau Postal Service était prévu pour décembre 2007. Et au final rien.

Et il en va de même ici : la mise à jour du site est là pour annoncer les 10 ans de 'Give Up' et la reformation du duo pour quelques concerts (entrez ici Primavera Sound, Coachella et autres Trianon). Rien de plus.

Tout juste trouve-t-on quelques titres inédits à se mettre sous la dent, comme A Tattered Line of String en écoute aujourd'hui et à l'efficacité épatante
C'est donc peu. Mais c'est déjà bien. On ne leur en veut pas. Dans tous les cas, rien que les voir refaire la une de l'actualité musicale est déjà une victoire en soi.


Album : Give Up (10th Anniversary Deluxe Reissue of Give Up)
Année : 2013
Label : Sub Pop


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A Tattered Line of String est également en écoute via le clip (qui n'en est pas vraiment un) aux vinyles qui changent de couleurs ci-dessous :


lundi 19 mars 2018

[Track of The Day] Ruler - Petrified

Continuons dans les découvertes avec Ruler, nom de scène solo de Matt Batey, qui se lance dans une aventure solo après avoir été (ou toujours être) membre de différents groupes. Âgé de 30 ans et originaire de Seattle, son premier album s'appelle 'Winning Star Champion' et sortira fin mai prochain chez Barsuk, le label de Nada Surf.

Mais nous sommes en 2018, et l'album commence déjà à dévoiler quelques titres, comme ce Petrified, qui ouvrira le tout. Une chanson très Barsuk pour le coup, années 90 en ligne d'horizon, et une voix qui n'est pas sans rappeler celle de Ben Gibbard de Death Cab For Cutie.
De façon surprenante également, ce 'Winning Star Champion' ne contiendra pas Not Your Friend, chanson pourtant mise en ligne tout début janvier (et en écoute plus bas). Et si cela signifie qu'elle a été écartée au dernier moment, vu sa qualité (et son tempo plus langoureux que Petrified), on peut se dire que le premier album de Ruler, homme qui à 20 ans ne comptait pas s'éterniser dans le monde de la musique, vaudra quelques écoutes.

Album : Winning Star Champion
Année : 2018
Label : Barsuk

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Petrified de Ruler est également en écoute ci-dessous :



Not Your Friends, chanson donc qui ne se trouvera pas sur 'Winning Star Champion' de Ruler, est cependant en écoute ci-dessous :



mardi 17 mars 2009

M. Ward – Hold Time [Merge]

Il y a des gens exaspérant. Des gens qui ont un talent fou, un touché de velours et qui, comble du bonheur, transforment nos désirs d’anciens collégiens en réalité.
M. Ward fait partie de ces gens là, le cuistre. Premièrement, il a du talent. Et énormément. Ses cinq premiers albums sont de véritables trésors de folk, country et blues songs racées et aux contours usés. Et même quand il vient prêter main forte à des amis (ou pas) comme Alain Bashung (sur ‘Bleu Pétrole’ où il apparaît, sa guitare scotchée à la main) ou Jenny Lewis (sur ses deux albums, mais notamment sur le premier, ‘Rabbit Fur Coat’, où il vient donner de la voix sur Handle With Care, en compagnie de Conor Oberst et Ben Gibbard), il le fait avec classe.

Deuxièmement, il est du genre à batifoler avec une des plus belles femmes de la planète, l’actrice Zooey Deschanel, brunette au charme ravageur et aux courbes envoûtantes. Tout ceci est pour le moment strictement professionnel (il ne manquerait plus que ça tient) vu qu’ils ont enregistré l’an passé un disque à deux, sous le nom de She & Him, ‘Volume 1’. Un bel album doux, jazzy et rétro, qui rappelle le duo que formait (feu) Lee Hazelwood et Nancy Sinatra.

Bref, énervant. Exaspérant. La sortie de son nouvel album, ‘Hold Time’ allait-elle être l’occasion de dire enfin du mal de ce M. Ward à qui tout sourit ? Presque. Mais en fait non. Car, et disons le tout de suite histoire de soulager ta nervosité bien légitime ami lecteur, ce ‘Hold Time’ n’est pas le meilleur album de l’américain. Le souci, c’est qu’il reste néanmoins un beau disque, une nouvelle fois.

Sans changer de veine, M. Ward propose un disque dans la lignée de ses prédécesseurs, avec folk et country songs de haute volée (For Beginners, Jailbird) et cette voix toute droit sortie d’un vieux transistor des années 50.

La seule différence notable reste quand même que, contrairement autres albums, M. Ward semble… heureux. Oui, heureux ! ‘Hold Time’ n’est pas aussi noir que ‘Transfiguration of Vincent’ ou ‘Post-War’. Et c’est assez déstabilisant au premier abord.

Histoire de faire les choses bien, il a aussi profité de l’occasion pour inviter quelques ami(e)s à venir donner de la voix : on retrouve notamment Jason Lytle (ex-Grandaddy) sur To Save Me, Lucinda Williams sur Oh Lonesome Me (le plus beau titre de l’album, sombre et envoutant à la fois) et bien sûr la belle Zooey Deschanel sur le rugueux Never Had Nobody Like You où le mélange de leur deux voix fait merveille.

Au final donc, M. Ward reste donc exaspérant. Si ‘Hold Time’ n’a pas la classe de ses prédécesseurs, s’il lui manque un je-ne-sais-quoi pour en faire un grand disque marquant (même si les 20 dernières minutes sont de très haut niveau), il faut avouer que cet album est quand même une belle réussite. Une de plus. Je l’aurai un jour, je l’aurai ! (sortie: 16 février 2009)


Son :
Myspace (un seul titre de ‘Hold Time’ en écoute)
Site officiel

En écoute, deux titres : le sublime duo avec Lucinda Williams, tout en cordes, Oh Lonesome Me (une reprise d’un standard country, écrit par Don Gibson et Chet Atkins en 1958) et Epistemology, déjà un classique de sa discographie (malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, le clip (au diapason) du premier single extrait de ‘Hold Time’, Hold Time le bien nommé (un choix de single surprenant d’ailleurs) :



M. Ward - Hold Time


lundi 2 mars 2015

[Track of The Day] Death Cab For Cutie - No Room in Frame

Après deux albums plutôt ratés ('Codes and Keys' mais surtout 'Narrow Stairs'), les Death Cab For Cutie vont ils enfin remettre la belle machine à mélodies en route ? Dix ans pile après leur meilleur album à ce jour ('Plans'), il serait en effet temps.

Les deux premiers extraits de 'Kintsugi' laisse présager ou au moins entrevoir de belles ambitions. Notamment No Room in Frame, dernier single dévoilé il y a quelques jours. Rien de révolutionnaire ici mais du Death Cab For Cutie pur jus, avec une mélodie principale accrocheuse derrière laquelle viennent s'agréger d'autres mélodies tout aussi bien pensées.

Et puis il y a le chant de Ben Gibbard, que j'aime toujours autant, que ce soit sa voix ou sa façon de chanter.

Certes, deux titres c'est peu, et il faudra voir sur la longueur d'un album. Mais on a vu pire teaser. Réponse le 30 mars prochain.

Album : Kintsugi
Année : 2015
Label : Atlantic Records

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No Room in Frame, second extrait de 'Kintsugi' de Death Cab For Cutie, est également en écoute sur le soundcloud ci-dessous.




Premier single extrait de 'Kintsugi', Black Sun, derrière une passivité de façade, est plutôt réussie dans son genre également :



Black Sun a également droit à son clip :

lundi 29 septembre 2014

[Track of The Day] Avi Buffalo - Think It's Gonna Happen Again

Quatre ans après un premier album remarqué, retour d'Avi Buffalo, le groupe mené par Avi Zahner-Isenberg. 'At Best Cuckold' ou un disque d'une belle tenue et réussi.

En 10 chansons (et 36 mns), Avi Buffalo fait une revue de la pop actuelle ou tout au moins récente : du Death Cab for Cutie (une voix qui se rapproche de celle de Ben Gibbard sur So What notamment), des fulgurances qui font - plus que - penser à la grande Elenaor Friedberger (évident Think It's Gonna Happen Again, en écoute aujourd'hui), et d'autres qui rappellent indéniablement Sufjan Stevens (la mélodie de Overwhelmed with Pride a quand même plus que quelque-chose de John Wayne Gacy Jr). Le tout avec quelques élans hero-rock (Oxygen Tank, Memories of You) pas désagréables, mais surtout piano, cordes et cette belle voix, très haute et qui caresse les compositions.

Un ensemble donc très consistant, malgré des références appuyées, et qui fait de ce 'At Best Cuckold' le mètre étalon d'Avi Buffalo (vous me direz, avec 2 albums...). Et un joli classique de cette année 2014.

Album : At Best Cuckold
Année : 2014
Label : Sub Pop

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En plus de Think It's Gonna Happen Again, So What, chanson qui ouvre 'At Best Cuckold' est en écoute ici :


Memories of You est la seconde chanson de l'album d'Avi Buffalo. Et en écoute ci-dessous :



Enfin pour finir, le clip de So What, le premier single de 'At Best Cuckold' :


mercredi 23 septembre 2020

[Track of The Day] Tugboat Captain - Day to Day

Ce papier sera court. Non pas que je n'ai pas envie de parler de Tugboat Captain ou que ce Day to Day n'est pas une bonne chanson. Bien au contraire, elle est franchement formidable. Le genre de morceaux qui vous donnent envie d'écouter encore plus et plus de musique, qui plus est après une période estivale où les coups de cœur n'ont pas été nombreux.

C'est juste que l'album des Tugboat Captain sort le 16 octobre prochain. Et vu les deux premiers extraits dévoilés jusque-là (Day to Day donc mais aussi No Plans (For This Year)) me font espérer un grand et bel album. Et que j'y reviendrai sans doute plus en longueur fin octobre.

Sachez tout de même donc que Tugboat Captain est un quatuor londonien, que 'Rut' sera leur premier album ('The Tugboat Captain' (2016) et 'Everybody Seems To Think That I'm A Raincloud' (2017) sont sans doute des compilations de divers singles) ; et que donc, Day to Day, qui terminera le disque, est une chanson des plus belles, une sorte de symbiose entre Death Cab For Cutie (notamment pour la voix qui a beaucoup d'accointance avec celle de Ben Gibbard) et The Polyphonic Spree. Un grand morceau de pop ambitieux et plein d'allant, aux accents baroques sur la fin.

Album : Rut
Année : 2020
Label : Double-A Side Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Day to Day de Tugboat Captain est également en écoute ci-dessous :

 

Second extrait de l'album 'Rut' à venir de Tugboat Captain, voilà No Plans (For This Year) :

jeudi 25 décembre 2008

Top 50 'Albums 2008': 30-11


Afin de rendre le tout plus lisible et moins lourd, voilà la partie 2, les albums classés de la place 11 à la place 30.
Et toujours, en bas, un lecteur qui reprend un titre de chaque album présenté ci-dessous.



30. Why? – Alopecia [Anticon]
J’ai du mettre huit mois à comprendre ce disque. Tout du moins à l’aimer. Restant sur l’exceptionnel ‘Elephant Eyelash’ (pour moi un des plus grands disques pop des années 2000), je ne m’attendais surement pas à autant de lenteur et de noirceur. C’est sûrement cela. Car mis à part un ou deux singles, le tout m’ennuyait. Et puis là, ces derniers temps, j’ai retenté ma chance. Et force est de constater que j’avais totalement tort. Non, Yoni Wolf n'est pas mort et continue de sortir de grandes compositions. Ce disque n’a peut-être pas à mes yeux la grandeur de son prédécesseur, mais il n’en est pas loin. Très habité, torturé, Why? gagne en profondeur et sort une sorte de synthèse entre le côté volontairement bancal d’’Oaklandazulasylum’ et le côté pop d’’Elephant Eyelash’. Grand album.
+

29. Pumice – Quo [Soft Abuse]
Voilà à quoi cela sert de ne pas aller trop vite en besogne en fin d'année. Découverte de fin d’année, le nouvel album Pumice, artiste néo-zélandais, dont j’avais adoré le précédent ‘Peebles’, est une nouvelle fois une réussite. Pop déglingo, rock 60s noisy, le tout lo-fi à mort, avec un côté mélodieux plus prononcé que sur le disque précédent. Un régal.
+



28. Tobacco – Fucked Up Friends [Anticon]
Un peu de lo-fi, beaucoup de synthés, du sample, des sons analogiques comme s'il en pleuvait, un background hip-hop mais une ambition pop, un délire psyché, un Aesop Rock qui vient poser - alors que ce 'Fucked Up Friends' est essentiellement instrumental, un album sacrément euphorisant, des clips qui démoulent. Bref, dans la galaxie hip-hop, Anticon reprend du poil de la bête avec ce Tobacco. Et sacrément même.
+

27. Styrofoam – A Thousand Words [Nettwerk]
Depuis le premier et unique album des Postal Service, il me manquait mon apport annuel d’electro-pop-cheap. 2008 m’aura apporté mon palliatif avec Styrofoam, belge de son état, ami de Ben Gibbard et Dntel (avec qui il a déjà collaboré). Un disque qui a de nombreuses accointances avec ‘Give Up’ et qui fait plaisir à entendre. Du tubes à tous les étages et une cohérence tout du long.
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26. Titus Andronicus – The Airing of Grievances [Troubleman Unlimited]
Alors qu'XL s'apprête à rééditer l'album et lui faire connaître une sortie mondiale, il faut que je dise tout le bien que je pense de cet album: ce 'The Airing of Grievances' a de faux-airs des premiers albums de Bright Eyes - quand Conor Oberst composait des titres à fleur de peau surlesquels il appréciait éructer - voire même de Kimya Dawson sur une chanson. De l'indie rock-punk-folk en gros. Et de bon aloi.
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25. ¡Forward, Russia! - Life Processes [Cooking Vinyl]
Deuxième (et dernier, le groupe a splitté depuis) album des ¡Forward, Russia!, moins brutal que le premier. Un disque qui prend son temps pour amener l'auditeur à point avant de le prendre à la gorge à coups de déferlantes de riffs et de ne plus le lâcher. Un album qui s'autorise quelques dérapages réussis vers le post-rock. Un 'Life Processes' qui, sans une production aussi "lisse" sur Welcome to the Moment (the rest of your life), le titre qui ouvre l'album, aurait fini tout en haut des charts de fin d'année. Il n'en est finalement pas très loin.
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24. Foals – Antidotes [Transgressive]
Sorte de mix entre The Rapture, Battles et les !!!, les Foals sortent un premier album absolument irrésistible, qui fait lever la tête et donne envie de bouger beaucoup plus. Les titres s'enchaînent, la basse sautille, la rythmique est implacable: Ça sonne ça sonne ça sonne. Et ça envoie sévère. Ces anglais sont des dj à gratte.
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23. Fleet Foxes - st [Sub Pop]
J'ai mis du temps à rentrer dedans. Je ne trouvais pas ce que, justement, tout le monde leur trouvait. Et j'estimais que la hype était démesurée. Et puis un soir, les yeux embrumés, la voix rocailleuse, un mouchoir à la main, j'ai retenté ma chance, une dernière fois. Juste pour voir. Et j'ai vu la lumière. Cet album est somptueux, ce groupe est divin. En fait, c'est juste magistral, produit à la perfection. Rien d'extraordinaire de prime abord. Mais en fait, si c'est à tomber par terre et à la renverse... Du folk pastoral à vous rendre fou de dieu.
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22. Dan Le Sac Vs Scroobius Pip – Angles [Sunday Best]
L’un ressemble à un geek à rouflaquettes. L’autre a de faux-airs de Will Oldham et de Sage Francis avec sa longue barbe. Ils viennent tous deux d’Angleterre et forment Dan Le Sac Vs Scroobius Pip, duo un peu taré, très ironique, aux idées barjots et aux textes saisissants, où, entre pop, electro et hip-hop, leurs cœurs balancent.
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21. Noah and The Whale - Peaceful, The World Lays Me Down [Cherrytree]
Un album de pop folk, entre Beirut, Micah P. Hinson, Jens Lekman et Adam Green (pour la voix). Beau disque, mélodieux dans tous les coins, de ces londoniens de Twickenham, pleins de clapping, chœurs et cordes qui pleurent. Clairement une de mes découvertes de l'année.
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20. Son Lux - At War With Walls And Mazes [Anticon]
La musique de Son Lux (Ryan Lott pour les intimes) est pesante, oppressante, doit autant à la pop qu'au hip-hop, mais est surtout d'une beauté froide. Très mélodique, masquée par un brouillard de basses, la musique de Son Lux se révèle au fur et à mesure des écoutes. Et prouve qu'elle a tout d'une grande.
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19. Autistic Daughters - Uneasy Flowers [Kranky]
Très bel album que celui-là. Une sorte d'histoire racontée avec en fond musical une musique expérimentale qui ne l'est pas tant que ça, guidée qu'elle est par une idée directrice et quelques belles mélodies. Un album court (36' pour 7 titres), une ambiance sombre et pesante mais un résultat des plus touchant et enivrant et qui rappelle beaucoup Tanakh par moments.
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18. Get Well Soon – Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon [City Slang]
Premier album d'un multi-instrumentiste de talent, Konstantin Gropper, 'Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon' est un disque d'une richesse folle, aussi bien au niveau des influences (il y en a beaucoup, mais elles ne sont pas un obstacle à la qualité de ce disque), des arrangements (divins!) que des mélodies troussées à merveille. Pop, rock, post-rock, mâtiné de musiques de l'Est: c'est un vrai régal. Un des grands disques, inspirés, de 2008.
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17. Okkervil River - The Stand-Ins [Jagjaguwar]
Ce qui ressort à l'écoute de ce nouvel album des Okkervil River c'est qu'on a enfin retrouvé la bande à Will Sheff. Vraiment je veux dire. Non pas que les quelques précédents albums soient mauvais. Juste qu'ils manquaient un petit quelque chose pour que je sois totalement convaincu. Suite de 'The Stage Names', 'The Stand-Ins' est un concentré de folk-rock (géant Lost Coastlines) de folk, de pop et d'Americana. Peut-être rarement aussi inspirés les Okkervil River.
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16. Girl Talk – Feed The Animals [Illegal Art]
Gregg Gillis est plus connu sous le nom de Girl Talk. Son style? Une utilisation sur-massive de samples de tous bords (pop, rock, electro, hip-hop, mainstream) et un mash-up de tout cela. Sur son quatrième album, ils utilisent plus de 300 (!!) samples très courts; et il y en a pour tous les gouts: du Sexy Boy de Air au Gimme More de Britney, du Purple Haze de Jimi Hendrix au Paranoid Android de Radiohead en passant par Ice Cube, Spank Rock, The Cure, Queen, Of Montreal, The Velvet Underground ou Prince. Le mix de l'année, une relecture originale et euphorique de l'histoire de la musique contemporaine; et l'album le plus bandant de l'année, largement.
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15. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band – 13 Blues for Thirteen Moons [Constellation]
Ce n’est pas avec leur tout nouveau ‘13 Blues for Thirteen Moons’ que je vais changer d’avis sur Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band et cracher sur leurs longues mélopées enflammées. Non, bien au contraire car ce disque, s’il suit la ligne directrice du groupe depuis (plus ou moins) ses débuts, se pare d’une couleur noire assez saisissante, d'un noise destructeur et d'une tension à couper au couteau. Plus que jamais un des groupes essentiels des années 2000.
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14. Aidan Baker & Tim Hecker – Fantasma Parastasie [Alien8]
Aidan Baker et ses 113 sorties discographiques en 8 ans (!) s'acoquine avec Tim Hecker le temps d'un album à la texture sonore incroyable et qui a pour but de construire une cathédrale sonique absolue. 'Fantasma Parastasie' est un disque tout en apesanteur, fait de déluge de riffs, de drones contemplatifs et d’électro ambiante. Un chef d'œuvre du genre.
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13. Cloud Cult – Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes) [Rebel]
Un an presque jour pour jour après ‘The Meaning of 8’, le groupe mené par le couple Minowa revient avec un sixième album, ‘Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes)’, qui tranche avec son (voire même ses) prédécesseur. Si Cloud Cult restent les mêmes (pop tourmentée, baroque, endiablée, déjantée aux passages lo-fi, aux pointes d’électro, et ces contre-pieds constants dans chaque morceau), ils la jouent cette fois plus simple. Semblant s’éloigner de la mort du fils Minowa qui pèse tant dans les paroles du groupe et sortant une pochette moins hideuse que ses devancières, Cloud Cult pond un disque d’une petite quarantaine de musique pour treize titres et ramène le piano sur le devant de la scène. En resserrant le tout, il devrait convaincre ceux qui avaient (les fous !) trouvé l’album trop long, trop plein. Cette fois, tout est clair, concis : chaque titre est un single possible. Et l’album est d’une qualité une nouvelle fois étonnante.
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12. Pivot – O Soundtrack My Heart [Warp]
Mix entre une electro à la Autechre, Battles et les !!!. Le tout, uniquement instrumental. De la batterie, une basse bien funky (froide) et des nappes. Voilà en gros 'O Soundtrack My Heart', premier album sur Warp de Pivot. Un disque très cohérent et homogène. Totalement euphorisant, assurément addictif, il faut écouter Pivot.
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11. Malcolm Middleton – Sleight of Heart [Full Time Hobby]
Loin de son électrique ‘A Brighter Beat’, Malcolm Middleton met les choses à plat et au calme, presque en acoustique, convie Paul Savage (feu Delgados) à la batterie, Barry Burns (Mogwai) au piano, rappelle Jenny Reeve pour les chœurs féminins, reprend joliment Jackson C. Frank et pond une des chansons d'amour déçu les plus déchirantes qu'il m'a été donné d'entendre (Love Comes In Waves). Somptueux de bout en bout.
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Ci-dessous, un lecteur reprenant une chanson de chacun des albums cités ci-dessus. Classées de 30 à 11. Bonne(s) écoute(s)!