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mercredi 7 septembre 2022

[Track of The Day] Cloth - Low Sun

Écossais d’origine, adoubé par beaucoup de ses compatriotes, le trio devenu duo Cloth (Clare Gallacher qui s'occupait de la batterie est partie, seuls restent les jumeaux Swinton à la barre, Rachael au chant et à la guitare, Paul à la guitare et au reste) a su grandir sous une bonne étoile et sous la bienveillance de quelques-uns de ses illustres compatriotes (aux premiers rangs desquels Arab Strap ou The Twilight Sad pour qui le groupe a déjà ouvert) pour - commencer à - se faire un nom. Et à raison.

Alors certes, j'étais passé à côté de 'Cloth' leur premier album, mais sans vraiment m'arrêter, ne trouvant dans leurs chansons rien de fondamentalement notable. Mais il n'est pas impossible que je revois mon jugement avec 'Low Sun Ep', leur nouvel Ep à venir - et le premier pour les écossais de Rock Action Records. Et notamment à cause de la chanson titre, Low Sun (en écoute aujourd'hui), superbe mélopée électrique et corsetée, que rien ne semble pouvoir faire dévier de son cadre et que Rachael Swinton chante d'une voix éthérée et plutôt envoûtante.

Album : Low Sun EP
Année : 2022
Label : Rock Action Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Bandcamp, Low Sun de Cloth est également en écoute ci-dessous :
 
 
Autre extrait de 'Low Sun Ep' de Cloth, voilà le métronomique et beau Lucid :
 

jeudi 2 février 2023

[Track of The Day] Death Cab For Cutie - The Plan (Low cover)

Ben Gibbard raconte que lui et ses Death Cab For Cutie sont devenus amis avec Low et le couple Mimi Parker - Alan Sparhawk en 2012 lors d'une tournée commune. Et que très attristés par le décès de Mimi en novembre dernier, ils ont décidé pour lui rendre hommage de reprendre The Plan, une chanson de Low tirée de 'The Curtain Hits The Cast', sorti en 1996.

Et quel hommage. Cette reprise est d'une beauté à couper le souffle, à vous faire monter les larmes aux yeux. Le genre de choses qui déchirent le cœur. La douceur et la justesse habitent cette chanson, au chant tout en délicatesse de Ben Gibbard, au tempo un peu plus rapide que l'originale et où un piano mélancolique vient remplacer la guitare d'Alan Sparhawk.

Alors oui, il est toujours d'une tristesse insondable de savoir qu'on ne reverra jamais Mimi Parker sur scène, à caresser ses futs, à chanter de cette voix d'ange, ni qu'on ne l'entendra plus jamais jouer de nouvelles chansons. Mais il nous reste l'incroyable discographie de Low et cette reprise divine, au-dessus de laquelle il est d'ailleurs difficile de ne pas percevoir l'âme de Mimi Parker voler.

Album : Asphalt Meadows (Acoustic)
Année : 2023
Label : Atlantic

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, la reprise de The Plan de Low par Death Cab For Cutie est également en écoute ci-dessous :
 

jeudi 3 février 2011

[Track of The Day] Low - Try to Sleep

Semaine importante pour Sub Pop qui après avoir lancé sur les rails de la promo le second album des Fleet Foxes annonce la sortie du nouvel album (le 9è déjà) de Low, 'C'Mon', pour le 4 avril prochain. Et vu que le groupe cher au slowcore l'est aussi à mes oreilles et qu'il avait sorti l'an passé un 'Live at Eindhoven Ep' vraiment splendide (et diffusé gratuitement, voir ici), vous imaginez mon excitation.

Low profite de cette news pour balancer un premier extrait, Try to Sleep, bien sous tout rapport, lancinant et lumineux comme il faut, avec la voix d'Alan Sparhawk et les choeurs de Mimi Parker en maîtres d'œuvre.

Bref, une semaine de joie et bénédiction et une année 2011 qui démarre décidément sur les chapeaux de roue avec des albums annoncés qui font frétiller par avance mes esgourdes.
Ah et sinon, les White Stripes viennent de splitter (dont le visuel de 'C'Mon' me rappelle étrangement le groupe des frère-soeur/mari-femme/cousin-cousine/ex-mari-ex-femme, barrez les mentions inutiles). Oui, vous pouvez reprendre une deuxième fois des moules. 

Album: C'Mon 
Année: 2011 
Label: Sub Pop

Try to Sleep, premier extrait de 'C'Mon', est à télécharger gratuitement et légalement (contre la traditionnelle adresse mail) sur le site de Low en cliquant ici.

lundi 5 décembre 2016

[Track of The Day] Low - Some Hearts (at Christmas Time)

S'il y a une tradition américaine ou anglo-saxonne que j'ai toujours beaucoup aimé, c'est cette passion qu'a ce pays pour les chansons de Noël. Depuis 70 ans, ils sont nombreux les groupes ou les artistes solos à s'écheniller chaque mois de décembre à sortir un disque ou un single autour de ce thème là.

Tradition peu répandue de ce côté là de l'Atlantique (la perfide Albion mise à part), elle a commencé à prendre corps chez nous au milieu des années 2000 avec les sorties (notamment) des deux sublimes coffrets de Sufjan Stevens.

Mais Low est un groupe américain et a donc cette routine bien ancrée au corps ; et ce depuis longtemps (le 'Christmas Ep' en 1999). Le trio de Duluth au Minnesota vient de remettre son chapeau de Père Noël le temps d'un Some Hearts (at Christmas Time) et qu'ils dédient à nous tous :

« To friends who have moved away and friends who have passed on this year. To one and all, especially those who are alone, we wish you a Merry Christmas and new hope for the new year. May we all find ways to lift each other.
With love,
Mimi, Alan and Steve »

Un single dans la lignée de leur précédent album 'Ones and Sixes' - dont on espère un successeur pour 2017 - et qui vient ici lancer une mini-tournée en Angleterre et en Irlande (et qui évite soigneusement la France). Vu la qualité des concerts de Low, c'est peu de dire que nos voisins sont vernis.

Album : Some Hearts (at Christmas Time) Digital Single
Année : 2016
Label : Sub Pop


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En écoute dans les lecteurs Deezer et Spotify à gauche, Some Hearts (at Christmas Time) de Low est également en écoute ci-dessous :



lundi 7 novembre 2022

[Track of The Day] Low - In Metal


 
Mimi Parker était une Reine. Une chanteuse à la voix d’ange, une batteuse au jeu «quietly innovative» comme l'a si bien dit Glenn Donaldson ce dimanche. Une artiste merveilleuse et pilier d’un des plus grands groupes au monde qui, depuis 30 ans, ne cessait d’avancer, de créer, d’émouvoir, sans jamais ennuyer. Sa disparition, si rapide après l’annonce de sa maladie, n’est sans doute pas une surprise au fond mais un véritable uppercut et un crève-cœur incroyable.

Quand j’ai commencé à écrire ces quelques mots, j’ai cherché la chanson à mettre en Une. In Metal s’est imposée d’elle même, tant elle fait partie de mes chansons préférées de Low. Il y a tout Mimi dans cette composition : son jeu ciselé, si aérien, et sa voix pleine de lumière amenant sur un plateau une seconde partie ne demandant que ça pour envoyer définitivement 'Things We Lost in the Fire' au panthéon de la musique.

En lançant l’écoute d'In Metal, les larmes sont venues sans crier gare, sans demander leur reste, et ont continué à couler pendant quelques minutes. Il faut dire que sa voix, celle d’Alan, leurs mélodies, leur noirceur et leur beauté m’ont tellement accompagné tout au long de ma vie qu’ils font partie de moi. Et à en croire les torrents d’hommages et de témoignages que le groupe a reçus depuis ce dimanche après-midi, je n’étais pas le seul, loin de là.

Sa disparition est une tristesse immense qui va avoir du mal à se dissiper. Jamais depuis les décès de Trish Keenan et Jason Molina je n’avais été aussi bouleversé par la disparition d’un artiste. Reposez en paix madame. Nous vous avons aimée follement. Et nous continuerons à vous aimer.
 
 
 
 

vendredi 2 décembre 2011

[Track of The Day] Low - Especially Me

Quand on parle d'un concert qu'on a aimé ou adoré, on utilise souvent des superlatifs à n'en plus finir. Et je suis le premier à le faire. Hier soir, c'est dans une Épicerie Moderne bien remplie mais pas pleine que Low est venu jouer, la première fois pour eux à Lyon. On pourrait utiliser tous les adjectifs du monde pour définir leur prestation, mais un seul, le plus simple de tous, suffira: beau.


Car ce concert était beau. Magique, ennivrant, merveilleux, classe aussi. Mais beau avant tout.Mimi "The Queen of Soul" Parker (comme l'a définie Alan Sparhawk), Alan Sparhawk et Steve Garrington ont livré un set parfait, piochant allègrement dans leur splendide dernier album 'C'Mon' aussi bien que dans quelques classiques. Assurant chaque partie avec précision, le tout avec un son des mieux réglés, cette 1h20 de concert a été belle.


A tel point que quand Alan Sparhawk, en revenant des loges pour le rappel, balance de sa voix grave qu'il est extrêmement touché de voir des gens aimer leur musique et les pousser à revenir sur scène pour jouer quelques morceaux supplémentaires, on a beau se dire qu'il doit dire ça à chaque fois, on a juste envie de le croire.


Low est un groupe immense, à la discographie sans faille.
Low était hier à L’Épicerie Moderne.
Et c'était beau.

Album: C'Mon
Année: 2011
Label: Sub Pop
Le clip de Especially Me, également bien classe :


vendredi 24 décembre 2010

Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010


Le top des blogueurs à la grande élégance avait ouvert les hostilités et depuis les tops tombent comme à gravelotte. Chez Requiem pour un Twister, chez Blake ou chez Cecile ou Benjamin. Tandis que La Buze fait son top des concerts qu'il a ... raté en 2010!

Car oui, comme toute fin d'année qui se respecte et comme le veut la tradition, voilà donc le top de fin d'année. En tout cas, le mien. Histoire de faire un bilan de l'année écoulée, de ce que j'ai aimé, adoré et écouté plus que de raisons.


Comme à chaque fois dans ces pages, tout va se passer en trois parties:

1) Une sélection de 20 Eps, 7", Compilations et tout le tralala

2) Une sélection de 50 chansons/singles

3) Une sélection de 50 albums pour finir, les 50 à mes oreilles


Vous trouverez un lecteur grooveshark en bas de chaque top présentant une chanson de chacun des disques présentés. En espérant que chacun y trouve son compte en chouettes ritournelles.


Ainsi, pour débuter, petit retour sur une année riche en formats courts et en compilations. Une sélection qui met de côté les rééditions (j'aurais pu citer celles d'Arab Strap, mais il faut bien faire quelques choix) pour mieux se concentrer sur une flopée d'Ep exquis et autres 7" de haute tenue. Notamment.


Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 'Albums 2010': 30-11
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 50 'Chansons/Singles 2010'


7"










Je pourrais sélectionner bien plus de quatre seven-inch. Mais l’affaire serait un peu longue. Et il faut savoir trancher.
Commençons donc avec un peu de soul et la sublime reprise de Femme Fatale du Velvet Underground par Aloe Blacc, servie dans un très bel écrin (Aloe Blacc – Femme Fatale 7" – Stones Throw – +).

On enchaîne par LE groupe qui fait le plus honneur à ce très beau format qu’est le 45 tours ces dernières années, The Pains of Being Pure at Heart, auteur cette année de deux sorties de très grande qualité, mais dont la plus récente est au-dessus. Deux chansons qui laissent présager du meilleur pour leur nouvel album à venir, plus shoegaze-noisy rock que jamais. (The Pains of Being Pure at Heart – Heart In Your Heartbreak 7" – Slumberland – +)

On continue avec le duo canadien de Japandroids et leur garage-punk-noise (que sais-je encore). Moins bruyant que leur 'Post-Nothing', 'Heavenward Grand Prix 7"' a un côté noise-pop plus prononcé. Et est d'une efficacité qui vous prend aux oreilles pour ne plus vous lâcher. (Japandroids Heavenward Grand Prix 7" Polyvinyl)

Et que dire de la belle Laura Marling et de sa guitare folk qui rend un vibrant hommage à deux monstres de la musique que sont Jackson C. Frank et Neil Young ? Merci, tout bêtement (Laura Marling – Blues Run The Game 7" – Third Man Records – +)











12"

A chaque année son groupe qui fera l’année 2011. Le grand gagnant de 2010 est Wu Lyf (World Unit/Lucifer Youth Foundation), originaire de Manchester et très mystérieux sur son identité, pour qui le net semble avoir pris fait et cause depuis quelques semaines déjà. Auteur d’un premier 12" intriguant avec lo-fi empreint d’ambiance de cathédrale et voix habitée et décharnée, les Wu-Lyf sont quelque part la rencontre entre le Animal Collective des débuts (certes en beaucoup moins expérimental) et Mark E. Smith. Plus que très prometteur. (Wu Lyf – Heavy Pop 12"+)



S'il n'a pas la folie du leader de The Fall, Simmo, chef de troupe des Souvaris, est tout de même fou. Simmo aime aussi les bisous. Et la France. D’ailleurs, c'est tout Souvaris qui aime notre contrée hexagonale. A tel point que le groupe partage l’affiche avec Sincabeza, combo girondin, sur un ‘Clown Jazz 12"’, disque qui voit les anglais de Nottingham s’éloigner du post-rock de leurs débuts pour mieux embrasser une musique aussi rock, math, noise que jazz qui leur va bien. Et vu que Sincabeza via son punk et son atmosphère tendue fait le boulot, vous comprenez pourquoi ‘Clown Jazz 12’’’ se retrouve dans ce top 20. (Souvaris / Sincabeza – Clown Jazz (Split 12") – Gringo – + )


Stupéfiant. ‘Archer on the Beach 12"' de Destroyer est stupéfiant. Un disque qui voit Dan Bejar inviter Tim Hecker et Loscil pour deux chansons d’ambiant splendides où le leader du groupe canadien se met littéralement au service de ses deux invités d’un jour. Deux très longs morceaux dont un Grief Point renversant (Dan Bejar parle, Loscil s’occupe du reste). (Destroyer – Archer on the Beach 12" – Merge – +)




C'est l'électro qui clôt ce quatuor de 12". Vu que leur première collaboration avait été fructueuse, l’allemand Boys Noise et l’anglais du Bosphore Erol Alkan ont remis ça pour un split 12’’ qui mêle aussi bien puissance sonore que longues montées lancinantes s’achevant dans de grandes déflagrations. Et à chaque fois, l'efficacité en point de mire. (Boys Noize / Erol Alkan – Avalanche/Lemonade 12" – Phantasy Sound – + )





Ep












La large sélection des Eps débute par ‘Leaves Eclipse The Light Ep’ d’Eluvium, disque qui fait suite au très bon ‘Similes’ où Eluvium (aka Matthew Cooper) se découvrait un organe vocal sur des compositions toujours éthérées et planantes. Ici, trois chansons, dont une originale (de près de 11 mns) et un remix aussi subtil que divin de Four Tet. (Eluvium – ‘Leaves Eclipse The Night Ep’ – Temporary Residence – +)

Un titre qu'Eluvium peut partager avec Low qui propose de télécharger gratuitement depuis quelques semaines son ‘Live at Eindhoven Ep’, enregistré en janvier 2009 dans une église. Low, un groupe qui à chaque nouvelle sortie semble repousser toute épreuve du temps. Car ces quatre titres live sont un bonheur absolu. Fins, habités, ces versions live sont à l’image de Low : essentielles. (Low – ‘Live at Eindhoven Ep’+)

Vous voulez un autre artiste essentiel ? Prenez Florent Marchet alors. Continuant à alimenter sa belle discographie, albums après albums, Florent Marchet a sorti de sous sa peau de bête six chansons de noël. Souvent comparé à Sufjan Stevens, le berrichon suis la même voie que l’américain. Il aurait eu tort de se priver : son Ep propose des relectures de classiques bien trouvées, avec en point d’orgue une bien belle version instrumentale et électrique de Petit Papa Noël. (Florent Marchet & Le Courchevel Orchestra – Noël's Songs Ep – Nodiva – +)

Mondrian n’est pas aussi confirmé que Florent Marchet. Forcément, ils viennent de sortir leur premier disque. Mais si leurs prochains essais discographique ont le coffre de leur ‘Pop Shop Ep’, nul doute qu'ils perceront très vite. Voilà un disque épatant où se mêle clappings, banjos, piano et chant en anglais ; Bref, le symbole d’une pop française (ou frenchy) qui se porte comme un charme. (Mondrian – Pop Shop Ep+)

Troisième disque français de ce top, ‘3’ de Rien est le premier disque d’un triptyque annonçant la soit-disant fin du groupe en 2014. Rock, qu’il soit post, math ou prog, ‘3’ voit les grenoblois tracer leur route sur fond d’hyper espace, avec toujours ce soin si particulier accordé à la production de leurs compositions. Ces gens là ont définitivement TOUT pour eux. (Rien – 3 – Amicale Underground – +)












L’autre qui a tout pour lui, c’est Sufjan Stevens. Auteur d’un retour aussi fracassant qu’inattendu, un des héros de l’auteur de ces lignes aura commencé par amadouer son auditoire par un des Ep les plus longs de l’histoire (60mns, 8 titres !), véritable retour en fanfare, en mélodies, en guitare, en cordes, en chœurs et en cuivres. Enivrant. (Sufjan Stevens – All Delighted People Ep – Asthmatic Kitty – +)

Depuis leur premier album, les Mumford and Sons sont devenus de vrais chouchous de ces pages. Leurs mélodies, leur entrain, tout me plait chez eux. Sous le nom de The Wedding Band, le groupe a sorti un 4 titres, disponible uniquement en vinyle (et à leurs concerts), entre folk, country et musique traditionnelle. Qui donne envie d’en écouter bien plus. (The Wedding Band – The First Dance Ep)

Première sortie de Warmest Chord, label formé notamment par des ex-Rough Trade, 'Evertide Ep' a été un coup de foudre eighties instantané. J'ai découvert ce groupe d'un seul homme (Jack Tatum) par ce biais là. Et sur les trois titres, ce voyage sur les terres du shoegaze, d'une pop quelque peu rêveuse et d'ambiances rappelant certaines des Cure, est bien plus qu'agréable. (Wild Nothing - Evertide Ep - Warmest Chord)

Mais s’il ne devait rester qu’un seul Ep sur cette année 2010, cela serait assurément lui : la collaboration entre Mumford and Sons, Laura Marling et le collectif indien Dharohar Project. Un mélange de mélodies anglo-saxonnes avec ambiances indiennes. A moins que cela soit l’inverse. Décapant, très inspiré, efficace comme rarement, cet Ep ne contient que quatre chansons. Mais même après des dizaines et des dizaines d’écoutes, il est toujours aussi difficile de s’en passer. Ah, Meheni Rachi... (Mumford and Sons, Laura Marling and Dharohar Project – Mumford and Sons, Laura Marling and Dharohar Project Ep – Island – +)











Compilations


Plongée remarquable dans l’œuvre d’avant-garde de David Sylvian, ‘Sleepwalkers’ est une compilation comme on en fait que trop rarement. Intelligente, foisonnante, passionnante, elle est une formidable porte d’entrée dans l’esprit talentueux de cet indie-crooner auteur de certains de mes plus beaux émois. Histoire de faire les choses bien, la pochette de l’album est en totale adéquation avec la compilation qu’elle orne. Must-have. (David Sylvian – Sleepwalkers – SamadhiSound – +)



Très talentueux eux aussi, les Piano Magic continuent leur petit bonhomme de chemin, alignant les albums comme si de rien n’était. Leur dernière livraison en date est une compilation faites maison où le groupe anglais propose une relecture plus acoustique de certaines de ses plus belles chansons. Aventure qui aurait pu s’avérer vaine et poussive. Il n’en est rien, loin de là. (Piano Magic – Home Recordings – Second Language)



La découverte des Carissa’s Wierd, je la dois à J-P de Next Music qui au détour d’un papier m’avait converti en moins d’une chanson qu'il ne faut pour le dire à ce groupe de Seattle. Il faut dire que leur pop/pop-rock, leurs mélodies tristes mais belles, pleines de cordes et portées par de jolis grains de voix très harmonieux, sont extrêmement touchants. Séparé depuis 2003, Carissa’s Wierd aura sorti cette année ‘They'll Only Miss You When You Leave (1996-2003)’, au titre qui reflète bien l’esprit de leurs chansons. Une compilation qui vaut le détour. (Carissa’s Wierd – ‘They'll Only Miss You When You Leave (1996-2003)’ – Hardly Art)



Histoire de faire les choses bien, et comme prévu, voilà un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des disques évoqués ci-dessous. Bonne(s) écoute(s)!




dimanche 23 novembre 2008

[Track of The Day] Low - The Coming of Jah

Low se met à la chanson de noël avec ce 7" de deux titres. Si la face-a Santa's Coming Over est plutôt moyenne, la face-b elle propose un titre au rythme et aux sonorités reggae. The Coming of Jah est une petite surprise venant d'un groupe comme Low, mais bien exécutée, agréable et rapidement entêtante.


Album: Santa's Coming Over 7''
Année: 2008
Label: Sub Pop


On peut se porter acquéreur de ce bel objet ici.

mercredi 6 novembre 2013

[Track of The Day] Trentemøller - Deceive (feat. Sune Rose Wagner)

Anders Trentemøller, dit Trentemøller, est danois. Fait dans l'électro. Et son dernier album en date fait la part belle aux invités de prestige : Low, Kazu de Blonde Redhead, Jonny Pierce de The Drums, Sune Rose Wagner de The Raveonettes, Jana Hunter de Lower Dens. Notamment.
 
Ces invités sont la principale force de ce nouvel album de Trentemøller. Si The Dream avec Low est bien trop convenue et plus Low que Trentemøller, on notera tout de Gravity (avec Jana Hunter), River of Life (avec Ghost Society) et surtout Deceive (avec Sune Rose Wagner), aussi sombre que dansant, et Come Undone, avec la formidable Kazu, chanson organique qui rappelle quelques beaux souvenirs de Blonde Redhead.

Le reste est à l'avenant, et souvent moins intéressant. Trop disparate pour tenir la longueur, 'Lost' reste un album où il est bon de picorer par ci par là. Vous me direz, avec Trentemøller, rien de plus logique et facile. (Oui j'ai osé. Et j'ai même pas honte).

Album : Lost
Année : 2013
Label : In My Room

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En plus du très bon Deceive avec Sune Rose Wagner de The Raveonettes, Come Undone avec Kazu, autre bijou de ce 'Lost' :




En plus, Never Stop Running, avec Jonny Pierce de The Drums et premier single de ce 'Lost' de Trentemøller :


Le même Never Stop Running, mais en clip cette fois :


dimanche 8 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 10-01



Avant d'en finir avec 2011 et de faire un petit bilan - rapide - de l'année, encore quelques top de fin d'année piochés dans la blogosphère musicale française (j'en ai sûrement oublié beaucoup. N'hésitez pas à donner vos tops/liens dans les commentaires) :
Derrière La Fenêtre
Le Naze Journal de Mbfsc2

Il donc temps pour moi de refermer l'année 2011. Pas dans l'idée de l'oublier, mais plus de voir ce que va pouvoir nous proposer 2012.

Parce que 2011 aura été une belle année, une nouvelle fois. Il est toujours délicat de classer des disques (au-delà du fait que cela a sans doute une utilité bien vaine). Mais cette année, ce fut bien complexe tant les disques (aux univers bien différents) qui m'auront fait vibrer auront été légions.

Mais au-delà de l'aspect musical de 2011, c'est du côté du graphisme que le monde de la musique aura retrouvé des couleurs. Il y aura eu à mes yeux profusions de très beaux artwork, très bien pensés. Souvent simple, parfois plus élaborés, ils ont tous en commun d'avoir Du 'Kaputt' de Destroyer en passant par le 'Ravedeath, 1972' de Tim Hecker, les albums de Craft Spells, Banjo or Freakout, Rivulets, Nicolas Jaar, Lykke Li, Sister Crayon, Wye Oak, Ensemble, ou Over The Rhine, la liste est longue des groupes qui auront su remettre cette année et plus que par le passé (récent) les beaux artwork au goût du jour.

Pour beaucoup des albums présentés ci-dessous, je n'ai pas évoqué la moindre ligne dans ces pages durant 2011. La faute à une année pourrie dans tous les sens du terme à un niveau personnel. La faute aussi à un manque d'idées pour traiter comme il se doit des albums si forts et si grands. Ainsi, vous trouverez (comme depuis le début de ces tops) un petit "+" vous renvoyant vers des chroniques éclairées, très bien écrites, et qui expliquent parfaitement à quels disques nous avons à faire ici.

En tout cas, le dix albums présentés ci-dessous ne sont pas des albums que je vais oublier de si tôt. Et comme ils l'auront fait toute l'année, ces dix disques vont encore tourner souvent sur ma platine.

Mais plutôt que blablater à n'en plus finir, passons donc à ce top 10.
Une fin de bilan 2011 qui me donne l'occasion de vous remercier de venir lire dans ces pages quelques bafouilles musicales tout au long de l'année. Et de vous souhaiter à nouveau tout le meilleur pour 2012.
Bonne lecture et bonne(s) écoutes (au bas du billet, dans le lecteur grooveshark, mais vous commencez à avoir l'habitude).


Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'



10. The Roots - Undun [DefJam]
Vingt-cinq années de carrière derrière eux et pourtant une envie et une ambition sans cesse renouvelée: The Roots est une énigme. Car comment comprendre qu'un groupe aussi important et qui a déjà quasiment tout dit peut avoir l'idée d'un concept album contant les aventures de Redford Stephens, personnage fictif (inspiré du Redford de 'Greetings From Michigan, The Great Lake State' de Sufjan Stevens), jeune garçon noir d'un ghetto américain et à la destinée tragique?
Mieux, comment peut-il sortir avec 'Undun' un de ses plus beaux albums, plus soul qu'hip-hop, lorgnant un peu plus vers l'indie (la présence de Sufjan Stevens pour une reprise de Redford (For Yia-Yia & Pappou) donc), comme ça? Quoi? Le talent? Ah ouais tiens, le talent. Ça doit être ça.
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09. The Dears – Degeneration Street [DangerBird]
Je n’ai jamais été fan des Dears. Même de leur ‘No Cities Left’ loué ici et là. Mais il faut bien dire que j’aurais tout au long de 2011 lentement mais sûrement changé mon fusil d’épaule. ‘Degeneration Street’, ce cinquième album est peut-être l’album d’où s’échappe le plus la notion de plaisir. Des guitares (comme d’hab), une inspiration chopée – notamment – chez le Pulp de Jarvis Cocker, des mélodies à chanter à tue-tête et des chansons solides. Du tout bon tout du long.
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08. Puressence – Solid State Recital [Caserta Red]
Auteur d’un des disques les plus réussis des années 90 (je pense qu’on est deux à penser cela, avec Lyle), on avait un peu perdu de vue les Puressence. Car depuis ‘Only Forever’, je ne peux pas dire qu’ils m’avaient fait vibrer. Et j’ai été bien pris par surprise par ce ‘Solid State Recital’, album de brit-pop/rock d’une grande tenue, aux hymnes imparables. La voix de James Mudriczki est toujours pleine d’émotion. Et les mélodies ne sont pas en restes. Grand disque mélancolique pour grand groupe, méconnu ou mésestimé - c’est selon.
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07. Stranded Horse – Humbling Tides [Talitres]
Deuxième album pour l'ancien Encre, Yann Tambour. Et s’il perd son Thee, il ne perd pas sa kora, cet instrument malien qui rappelle la harpe et la mandoline. ‘Humbling Tides’ amène un poil de pop dans les circuits et quelques cordes pas piquées des vers. Pour un ensemble beau, langoureux, léger autant que pesant, que Stranded Horse sait rendre ample malgré le côté intimiste de la chose. En un mot comme en cent, sublime.
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06. Cold Cave – Cherish The Light Years [Matador]
Cet album de Cold Cave contient 9 chansons. Et autant de tubes. Beaucoup trouvent (ou trouveront) cet album putassier au possible, prenant autant à The Human League ou New Order qu'à la scène post-punk en général.
Mais il est pour moi un régal sans nom. ‘Cherish The Light Years’ ou l’album le plus efficace de 2011. A danser sans modération, le doigt collé au synthé.
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05. Hausckha – Salon des Amateurs [Fat Cat]
Un des très grands absents des tops de fin d’année à mes yeux. Hauschka a pourtant sorti là un album des plus électros et des plus fins qui soit. Tout en gardant une trame très classique (on ne se renie pas), Hausckha balance tout du long de ce ‘Salon des Amateurs’ des morceaux où la répétition des rythmes et l’empilage des sons donne à l’ensemble une folie que n’aurait pas renié Four Tet. Très grand album organique. Et splendide.
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04. Bill Wells and Aidan Moffat – Everything's Getting Older [Chemikal Underground]
Non content d’être un des comptes twitter les plus à suivre, Aidan Moffat m’aura soufflé cette année. Avec Bill Wells, jazzman de son état croisé ici ou là depuis quelques années, le plus cynique des écossais aura sorti un disque en tous points remarquables. ‘Everything's Getting Older’ est un mélange savoureux et délicat de musique jazzy de Bill Wells et la voix écossaise nonchalante d’Aidan Moffat, chantant et/ou débitant ses histoires bien sombres pour être honnêtes. Mieux, le duo s’amuse à pondre, au débotté, une chanson pop du meilleur effet, Glasgow Jubilee.
Et si l’écoute seulement de l’album se suffit à elle-même, elle prend encore une toute autre ampleur les paroles à la main. Entre la carrière solo de Malcolm Middleton et celle d’Aidan Moffat, je crois qu'Arab Strap peut reposer sur ses deux oreilles.
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03. Low – C’Mon [Sub Pop]
Les groupes pouvant se targuer d’avoir une discographie sans faille ne sont pas nombreux. Low est un de ceux là, qui plus est après ce ‘C’Mon’, clairement un des meilleurs albums du duo Sparhawk/Parker. Slowcore, pop, presque soul par moment, composé de chansons parmi leurs meilleures (Especially Me, tuante, et le blues-slowcore renversant de Nothing but Heart, pour ne citer que ces deux là), ‘C’Mon’ est un album bouleversant et qu’il faut avoir écouté en 2011.
Vu en concert il y a deux mois de cela à Lyon. 1h15 de show. Un régal. Un public figé et abasourdi par la classe de ce qu’il venait de recevoir.
Alors oui, il y a ‘Things We Lost in Fire’. Evidemment. Mais ce ‘C’Mon’ n’est pas si loin que cela du chef d’œuvre de Low. Quel groupe. Mais quel groupe!
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02. Tim Hecker – Ravedeath, 1972 [Kranky]
A mes oreilles, Tim Hecker a une discographie sans faille. Aussi bien en solo qu'avec d'autres (comme avec Aidan Baker en 2009).
Pour ‘Ravedeath, 1972’, Tim Hecker s’est inspiré d’une photo. Celle de l’artwork. Il s’agit d’étudiants du MIT qui, en 1972, s’était amusé à balancer du haut d’un immeuble un piano. Pourquoi ? Pour rien.
Il en résulte une musique entre ambiant/noise, sombre, que l’on pourrait qualifier de redondante si l’on passait rapidement mais qui est pleine d’aspérité. Une musique exigeante, bruitiste mais délicate, aux contours cotonneux et à l’ambiance mélancolique.
Je ne pensais que cela pouvait être possible de faire mieux, mais je pense que Tim Hecker vient de pondre là son meilleur album. C’est dire !
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01. Kieran Hebden, Steve Reid and Mats Gustafsson – Live at the South Bank [Smalltown Superjazzz]
Début décembre, au détour d’une chronique, j’apprends que dans un anonymat assez fou est sorti un live rassemblant Kieran Hebden (héros de ces pages), Steve Reid (batteur de génie disparu au printemps dernier) et Mats Gustafsson (saxophoniste suédois qui a collaboré avec une pléiade d’artistes, dont les plus célèbres se nomment Jim O’Rourke, Sonic Youth et The Ex).
Pour être franc, mon album de l’année devait se décider entre le ‘C’Mon’ de Low et le ‘Ravedeath, 1972’ de Tim Hecker. Et puis est arrivé ce live. Qui a mis les choses au point.
Enregistré en juin 2009, à Londres, ‘Live at the South Bank’ est un enregistrement live dantesque qui rendrait presque les collaborations Steve Reid/Kieran Hebden pour de gentils amuse-bouches.
Deux disques, 6 titres et plus d’1h20 de jam, de free jazz, de batterie démoniaque, d’electronica répétitive et de saxophone dévastateur. Sur ‘Live at the South Bank’, l’univers de ces trois protagonistes prend une ampleur folle pour créer une musique délirante, habitée, dérangeante et hypnotique. On ressort véritablement lessivé de l’écoute de cet album live. Mais il y a un tel souffle, une telle inventivité, un tel magnétisme qui s’en ressort qu’on y retourne aussitôt.
Bordel, la musique, c’est ça ! Et c’est pour des moments comme celui-ci qu’on en écoute.
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Comme à chaque fois, vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark présentant une chanson ou un titre des 10 albums présentés au-dessus (il n'y en a que 9 pour le moment. Le 10è arrive très rapidement):





Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'

mardi 8 février 2022

[Track of The Day] A Place to Bury Strangers - I Don't Know How You Do It

Amis la disto et de la reverb, soyez heureux : les furieux d'A Place to Bury Strangers sont déjà de retour, après un 'Hologram Ep' très recommandable l'an passé et sur lequel on trouvait un Playing The Part qu'on écoutera encore longtemps.

'See Through You' est le sixième album et voit le trio de Brooklyn redevenir on ne peut plus intransigeant et bruyant au possible, avec une production au couteau. Et ce fatras est aussi jouissif que délectable, avec quelques titres sacrément renversants (So Low pour ne citer que lui). Pour autant, dans le dernier tiers de l'album, A Place to Bury Strangers remet plus de « pop » dans son moteur (tout est relatif, vous imaginez bien), reprenant sa récente trajectoire. Et cela continue de lui aller si bien au teint : l'enchaînement My Head Is Bleeding / Broken / Hold on Tight / I Don't Know How You Do It (en écoute aujourd'hui) et Love Reaches Out (très New Order) est éclatant, mélodieux et garni d'une basse addictive et délicieuse. Quel grand cru, noisy à souhait, une nouvelle fois.
 
Album : See Through You
Année : 2022
Label : DedStrange

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, I Don't Know How You Do It de A Place to Bury Strangers est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson coup de cœur de 'See Through You' de A Place to Bury Strangers, voilà So Low :

Pour finir, le clip de Hold On Tight, un des trois singles de 'See Through You' de A Place to Bury Strangers :