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mardi 25 octobre 2016

[Track of The Day] Charles Bradley - Change For The World

Découvert (ou plutôt lancé réellement) à l'âge de 62 ans par Daptone Records, l'histoire de Charles Bradley est un résumé du rêve américain qui aurait mis du temps à se manifester. Mais depuis ses premiers singles pour Daptone Records dans les années 2000 et surtout depuis son premier album en 2011, Charles Bradley a décidé de rattraper le temps perdu en cuisine où il officia la grande majorité de sa vie.

Ainsi, depuis 'No Time for Dreaming', Charles Bradley a enchainé de longues tournées et deux albums, dont le dernier en date est sorti le 1er avril dernier. Il s'appelle 'Changes', ne voit pas notre homme changer sa ligne directrice.

Merveilleusement produit et mis en musique (quel groupe il a avec lui, on ne cessera jamais de le dire), Charles Bradley continue de puiser son inspiration chez James Brown mais plus généralement dans les années 70 qui lui vont bien au corps et à la voix. En résulte un disque qui s'ouvre par quelques notes d'orgue et un petit sermon avant qu'une soul absolument imparable prenne les choses en main et aligne titres fameux sur chansons à tomber (Good to be Back Home, la reprise de Black Sabbath Changes, Ain't It a Sin ou encore Change For The World, en écoute aujourd'hui).
Un disque classieux donc et qui une nouvelle fois n'aurait pas fait tâche à côté de certains des grands classiques de l'époque.

Malheureusement, depuis la sortie de 'Changes', Charles Bradley a appris qu'il était atteint d'un cancer de l'estomac. Comme si cette salope de vie venait lui rappeler que tout succès, même tardif, a son revers. Toujours. Croisons les doigts qu'il s'en sorte, revienne, continue et de chanter et de vivre son rêve. Tout en espérant pouvoir, très égoïstement, pouvoir le revoir au moins une fois sur scène, son groupe, lui et son magnétisme.

Album : Changes
Année : 2016
Label : Daptone

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Change For The World, en plus de la playlist Spotify à gauche, est également en écoute sur le lien ci-dessous :


En plus de Change For The World, voilà le clip de Changes, reprise donc de Black Sabbath. Un clip superbe :




Enfin, autre chanson mémorable de ce 'Changes', Good to Be Back Home et ses cris James Brown-iens : 



lundi 29 avril 2019

[Track of The Day] Charles Bradley - Lonely As You Are

Credit : Giles Clement
Décédé il y a deux ans d'un cancer de l'estomac, Charles Bradley avait été célébré l'an passé par un album posthume, le joli 'Black Velvet'. Mais il gardait le meilleur pour la fin : Lonely As You Are.

Une chanson assez unique en son genre tant elle est un adieu voulu du chanteur de 68 ans à notre monde, qui nous salue et se réjouit presque de revoir tout ceux qu'il a aimé et qui sont partis depuis longtemps. 

Enregistrée (mais non finalisée à l'époque) alors qu'il était déjà très malade, Lonely As You Are  est une balade mélancolique où la belle mélodie n'a d'yeux que pour la voix de Charles Bradley qu'il pousse au maximum et dans ses tous derniers retranchements ; mais son chant est si habité que le résultat est vibrant et émouvant.

Et quand sa voix résonne une dernière fois sur « I love you and this is from Charles Bradley. Hope this one day gets out to the world », la larme qui grossissait depuis le début du morceau finit par couler pour de bon. Rassure toi Charles, Lonely As You Are a vu le jour. Il aurait été encore plus triste que ce ne soit pas le cas. Ah, dernière chose : sois sûr qu'on t'aime aussi.

Album : -
Année : 2019
Label : Innit Recordings


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Lonely As You Are de Charles Bradley est également en écoute ci dessous :



vendredi 18 février 2011

[Track of The Day] Charles Bradley - The World (Is Going Up in Flames)

L'an dernier, c'est Aloe Blacc, 31 ans au compteur, qui avait fait l'actualité soul par sa voix, ses compositions et le groupe qui l'accompagnait.
Cette année, il y a des chances que cela soit Charles Bradley et 'No Time For Dreaming' son premier album à… 62 ans!

Cuisinier pendant toute sa vie mais fan de musique depuis encore plus longtemps, Charles Bradley ne doit son changement de carrière qu'aux oreilles sûres de Gabriel Roth, patron de Daptone Records, le label de Sharon Jones and The Dap Kings.

On parle souvent des p'tits jeunots qui remettent au gout du jour une musique qui a connu son heure de gloire dans les années 70. Sauf que lui, Charles Bradley sort un disque des années 70, tout bêtement. Il a la voix, rocailleuse et puissante, un groupe qui assure sacrément (ces cuivres!) et quelques chœurs pas piqués des hannetons.

'No Time For Dreaming', qui porte pour le coup bien mal son nom, est un très bel album de soul/funk à l'ancienne, réalisé par un ancien qui n'aurait vraiment pas fait tâche aux côtés de certains monstres de l'époque. James Brown pour ne citer que lui.

Nb: pour en savoir plus sur ce disque, jetez-vous sur la chronique de PandaPanda, en cliquant ici.

Album: No Time For Dreaming
Année:
2011
Label:
Daptone


Et pour finir, le premier clip de Charles Bradley. Celui de The World (Is Going Up in Flames), forcément:


jeudi 5 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 50-31


Il était temps. On est déjà en 2012 (bonne année les copains et les copines) et je n'ai toujours pas posté le tout. Mais après des soirées à faire ci, à faire ça, j'ai enfin finalisé le tout. Présenté comme chaque année en trois parties: de la place 50 à 31, de la place 30 à 11. Et enfin le top 10.

Avant de passer aux affaires concernant ce blog, continuons notre plongée dans la blogosphère avec quelques tops présentés ici et là:
La Blogothèque (Chryde)
This is All About Audio Dynamite
Funk You Dear (20 à 11)
Tasca Potosina
I Know You've Come to Take My Music Away (30-21)


Cette année 2011, comme ses devancières, aura été musicalement une belle année à mes oreilles. Mais j'y reviendrai un peu plus longuement et globalement au moment du top 10.
Pour l'instant, il est temps de passer à 20 premiers disques, classés de la 31è à la 50è place, qui auront animés mon année 2011 de fort belle manière.

A chaque fois, une rapide présentation de l'album, en quelques lignes, ainsi qu'un lien (le " + ") renvoyant vers une chronique - d'ici ou d'ailleurs - et un autre renvoyant vers le shop de l'artiste ou du label (dans la majeure partie des cas).

Bonne lecture et bonne(s) écoute(s)
(car comme à chaque fois, au bas de ce billet se trouve un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous).


Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011



50. Sin Fang - Summer Echoes [Morr Music]
'Summer Echoes' est une affaire islandaise. L'islandais Sindri Már Sigfússon, leader des charmants islandais de Seabear, s'est entouré de certains membres des islandais de Mùm et des islandaises d'Amiina pour enregistrer son nouvel album dans le studio des islandais de Sigur Ros. Et le résultat n'est pas forcément islandais.
Plus proche d'un Radical Face ou des rythmiques - les plus pop - d'Animal Collective que des artistes précités, Sin Fang déroule sa pop mélodique et alambiquée de manière ingénieuse, sans jamais mégoter sur les mélodies.
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49. Wye Oak – Civilian [Merge]
Au risque d’en faire hurler certains, Wye Oak aura été à mes oreilles le Anna Calvi ricain de 2011 (ou Anna Calvi aura été le Wye Oak anglais de 2011, choisi ton camp camarade !). Le cœur du duo balançant entre indie-pop et indie-rock, Wye Oak aura été surtout une des belles découvertes de 2011 avec ce troisième album, vraiment bien produit, qui contient de chouettes chansons punchy mais pas putes.

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48. Ensemble – Excerpts [Fat Cat]
Malgré l’échec – commercial – de son deuxième album, le toulousain Olivier Alary est revenu en 2011 avec un troisième disque, ‘Excerpts’, au très bel artwork – une fois de plus. Ensemble s’éloigne du minimalisme et de l’ambiance electronica-planante qui faisait merveille sur le premier disque pour se rapprocher un peu plus d’une pop teintée d’électro, souvent atmosphérique mais très virevoltante. Théâtral par moment, presque shoegaziens sur d’autre, cet ‘Excerpts’ est un bien bel album.
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47. Francis – Lekomberg, We Were Kin [Strangers Candy]
Découvert en première partie de The Tallest Man on Earth au printemps dernier, la pop des suédois de Francis m’aura charmé régulièrement tout au long de cette année. Sachant être mélancolique tout en n’hésitant pas à lâcher les chiens de temps à autres, ‘Lekomberg, We Were Kin’ est un disque recommandable de la part d’un groupe qui rappelle aussi bien Wye Oak, Anna Calvi que Dear Reader.
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46. Rivulets - We're Fucked [Important]
Avec son titre qui résume parfaitement la merde dans laquelle se trouvent nos sociétés occidentales actuelles, 'We're Fucked', le dernier album de Rivulets, n'est pas un disque rempli d'espoir (vous me direz, c'eût été une première pour l'américain). Il faut dire que le slow-core/folk dépressif, les ambiances à couper au couteau et langues de belles-mères n'ont jamais fait bon ménage.
Mais bien que très sombre, il se dégage une beauté froide très attachante de cet album.
Les yeux braqués sur un horizon plein de bruine, l’homme sur la pochette de 'We're Fucked' de Rivulets a les yeux dans le vague. Il semble perdu. Il a bien raison.
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45. Youngteam –Daydreamer [Northern Star]
Tout droit venu de Suède, Youngteam aime Ride. Et son ‘Daydreamer’ s’en ressent. Un premier album qui offre guitares, voix presque cachée, shoegaze et dream-pop. Un album solide, en douze titres. Groupe à suivre assurément.
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44. Acid House Kings – Music Sounds Better With You [Labrador]
Vu que leurs débuts datent de 1992, il serait un peu sévère de ne voir en Acid House Kings qu’un énième ersatz de Belle & Sebastian – des débuts. Alors certes, à l’écoute de ‘Music Sounds Better With You’, difficile de ne pas penser à Belle & Sebastian ou Camera Obscura. Mais cette idée s’en va assez rapidement, les Acid House Kings ayant leur propre touche. Qui envoie leurs compositions dans les hautes sphères d’une pop sautillante, légère et diablement estivale.
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43. Cornflakes Heroes – Hum [Greed Recordings]
Cornflakes Heroes (le genre de groupe français qui devrait dans un monde normal être devenu une référence) aura sorti en 2011 une troisième réussite : ‘Hum’. Des guitares qui sonnent, un discous plus pop, des chansons qui dépotent, des mélodies entêtantes, un ensemble aguicheur et nerveux. Les Cornflakes Heroes ont tout bon une nouvelle fois. Greed Recordings aussi.
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42. Laura Marling – A Creature I Don’t Know [Ribbon]
La première écoute n’avait pas été des plus concluante. Mais bon, cette année a été compliquée, donc je lui ai redonné une chance. Et puis juger la talentueuse Laura Marling sur une écoute, cela était un peu dur.
J’ai bien fait car ‘A Creature I Don’t Know’ n’a pas l’immédiateté de ses prédécesseurs. Mais il n’en reste pas moins réussi, avec une mention spéciale à l'enchainement The Beast/Night After Night. Ah, Laura…
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41. Paul White - Rapping With Paul White [One-Handed Music]
Bien ancré dans son époque, 'Rapping With Paul White' est un album de hip-hop assez old-school finalement, invitant ici quelques emcee au pédigrée reconnu. Évitant (en grande partie) les travers inhérents à toutes productions hip-hop (des skits tous les 2 morceaux, au hasard), Paul White s'amuse à sortir là une bande son pêchue et inspirée, qui s'en réinventer un genre lui donne un chouette coup de boost.
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40. The Vaccines – What Did You Expect From The Vaccines ? [Columbia]
Aimés. Puis détestés. C’est un peu le lot de chaque groupe qui commence à cartonner. Personnellement, je les ai beaucoup aimé au départ. Et je les aime toujours autant. Oh, ça ne réinvente pas l’eau chaude ni le couscous d’Oran, mais il y a dans ce premier album de la fougue, de l’innocence, un plaisir fou. Et des guitares. De partout des guitares. Et des tubes potentiels à presque chaque plage. Avec, en point d’orgue, un Post Break-Up Sex, single anglais imparable.
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39. Botibol – Born From a Shore [HipHipHip]
Xylophone, guitare électrique légère, mélodies endiablées, chœurs : que les amoureux de Toy Fight (comparaison un brin obligatoire vu la nationalité des deux groupes) se jettent sur cet album du bordelais Vincent Bestaven. ‘Born From a Shore’ a le goût du sable et du soleil chaud. Mais il serait un brin idiot de s’en passer pendant les trois autres saisons.
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38. Her Space Holiday – st [No More Good Ideas]
Je crois que j’ai un de leurs albums dans un coin de ma discothèque ; un disque récupéré je ne sais où. Mais je ne pense pas avoir posé mes oreilles sur ce groupe là avant cette année. Il y a des erreurs qu’il faut réparer. Her Space Holiday donc, groupe américain mené par Marc Bianchi.
Sur cet album, Her Space Holiday balance de la pop, grandiloquente quand l'envie lui prend, pas loin finalement d'Islands, époque 'Return to the Sea' (et la voix s'en rapproche également). C'est court (35 mns tout pile), c'est bien foutu, il y a de la mélodie à la pelle. Difficile de ne pas être irrémédiablement sous le charme.
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37. Yellowcard – When You’re Trough Thinking, Say Yes [Hopeless]
Sucrerie assumée depuis des années déjà, Yellowcard ne m’aura une nouvelle fois pas déçu. Punk à roulettes au violon électrique, lorgnant vers l’émo, la musique de Yellowcard est un régal de mélodies immédiatement mémorisables, de chansons énergiques. Et de plaisir. Instantané. Je suis fan.
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36. Charles Bradley – No Time For Dreaming [Daptone]
Oui. Forcément. James Brown. Difficile de ne pas penser au monstre de la soul quand on écoute Charles Bradley et son premier album… à plus de 62 ans ! Découvert sur le tard par Daptone Records (qui sait de quoi il cause), Charles Bradley aura fait fort pour un premier effort. Car ‘No Time For Dreaming’ est un disque de soul/funk à l’ancienne et qui aurait sincèrement fait son petit effet à l’époque.
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35. The Caretaker – An Empty Bliss Beyond This World [History Always Favours The Winner]
Des sillons qui craquent, des sons assourdis, des mélodies tout droit venues des années 1920 ou 30, des morceaux qui s’arrêtent, comme ça, sans crier gare : c’est un peu tout cela ‘An Empty Bliss Beyond This World’ disque d'ambiant de The Caretaker, pseudonyme derrière lequel se cache Leyland Kirby. En gros, l’album le moins 2011 de 2011.
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34. CunninLynguists - Oneirology [A Piece of Strange Music]
Meilleur nom de groupe du monde, les CunninLynguists continuent leur petit bonhomme de chemin, dans une indifférence médiatique assez générale. Sans changer fondamentalement de style, sans se renier ou se fourvoyer, le trio sort avec 'Oneirology' un album dans la lignée de leurs albums précédents, solide, frappant juste tout en centrant son propos sur les rêves (le titre et la pochette en étant d'ailleurs deux belles illustrations).
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33. Boat Beam – Reincarnation [Origami]
Groupe féminin sur lequel il est bien difficile de se renseigner quand on ne parle pas la langue d’Iniesta, Boat Beam aura été en 2011 mon Dear Reader, mon Emmy The Great, ma Laura Veirs, ma Jenny Lewis, mon Azure Ray des années précédentes. En gros, le disque féminin qui sera passé, repassé et même plus dans mes oreilles. De la pop joliment ouvragée, portée par ce trio. Un groupe à écouter si certaines des artistes ou des groupes (notamment les deux premiers) cités plus haut vous ont touchés.
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32. Battles – Gloss Drop [Warp]
Tyondai Braxton parti, qu’allait-il advenir de Battles ? On aura retrouvé via ‘Gloss Drop’ un groupe qui se sera finalement assez bien accommodé de l’absence de son ex tête de proue. Ce qu’ils perdent en expérimental, ils le gagnent en mélodie. Et ‘Gloss Drop’, plus que sur son prédécesseur ‘Mirrored’, gagne en homogénéité. Comme quoi.
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31. Over The Rhine – The Long Surrender [Great Speckled Dog]
Le groupe qui aurait du connaître une reconnaissance bien plus grande si Sufjan Stevens n’avait pas eu la bonne idée de sortir ‘Come On Feel The Illinoise’ la même année que leur ‘Drunkard’s Prayer’, continue son petit bonhomme de chemin. ‘The Long Surrender’ reprend la trame de ‘The Trumpet Child’, diversifie un peu son approche mais n’en reste pas moins charmant, délicat, beau et sentant bon le piano-bar enfumé de belles mélodies.
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Comme à chaque fois, et parce qu'il est quand même plus simple de découvrir de la musique en l'écoutant, un lecteur grooveshark présent une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessus:



Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011


mardi 30 janvier 2024

[Track of The Day] Jalen Ngonda - Come Around and Love Me

Avec ses histoires d'amour, sa voix haut perchée et ses orchestrations léchées et luxuriantes, Jalen Ngonda aura été une des révélations de 2023. Discrète au moment de la sortie du disque en septembre dernier mais de plus en plus prégnante à mesure que ses chansons commencent à infuser de partout. Il faut dire que son premier album 'Come Around and Love Me' a de quoi emballer les foules.

Originaire du Silver Springs dans le Maryland, Jalen Ngonda est depuis une dizaine d'années installé à Liverpool en Angleterre. Pourtant, c'est bien de ses origines américaines que vient sa musique, toute de Motown et de rhythm'n'blues vêtue. Pas étonnant que Daptone Records l'ait signé, eux qui avaient fait surgir de l'oubli Sharon Jones et Charles Bradley.

Sur ce premier album réussi, qui manque sans doute un peu de coffre en son milieu comme de savoir terminer ses chansons autrement que par un fade-out pour convaincre totalement, on trouve notamment That's All I Wanted From You, superbe morceau entre soul et rhythm'n'blues qui doit être amené, si tout va bien, à devenir un tube. Mais quand bien même, on lui préfèrera (d'un rien) Come Around and Love Me (en écoute aujourd'hui) qui ouvre l'album du même nom, merveilleuse chanson à l'orchestration qu'on dirait être une chute de studio du What's Going On? de Marvin Gaye. Le futur s'annonce plus que radieux pour ce jeune homme.

Album : Come Around and Love Me
Année : 2023
Label : Daptone Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Come Around and Love Me de Jalen Ngonda est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson extrêmement réussie de 'Come Around and Love Me' de Jalen Ngonda, voilà That's All I Wanted From You :

 

Les clips de Come Around and Love Me et That's All I Wanted From You de Jalen Ngonda :

lundi 30 septembre 2024

[Track of The Day] Jalen Ngonda - Anyone In Love

Sans doute pas parfait à manquer un peu de coffre parfois, 'Come Around and Love Me' n'en restait pas moins un premier album de haute volée pour Jalen Ngonda, américain émigré à Liverpool depuis une quinzaine d'années, la soul et le rhythm'n'blues chevillés au corps.

Depuis, le tout juste trentenaire est attendu au tournant. Et à en croire les quelques singles qu'il a essaimés tout au long de cette année 2024, la suite promet d'être belle. Le troisième et dernier en date s'appelle Anyone In Love et ressemble à une capsule temporelle de soixante d'âge : une chanson soul magnifique, à l'orchestration léchée (des membres de The Extraordinaires, le groupe qui accompagnait Charles Bradley, sont aux commandes), aux chœurs aussi présents que discrets, et à la voix plus que jamais haut-perchée. Un morceau délicieusement sixties, superbe dans son écriture autant que dans sa réalisation, qui, s'il n'est annonciateur à ce jour de rien, ressemble beaucoup à la première pierre d'un second album.

Album : -
Année : 2024
Label : Daptone Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Anyone In Love de Jalen Ngonda est également en écoute ci-dessous :

mercredi 17 décembre 2025

Robert Finley - Hallelujah! Don't Let The Devil Fool Ya [Easy Eye Sound]

Au contraire de la doxa qui veut qu'une année musicale ne dure, au plus, que onze mois (donnant d'ailleurs lieu à quelques aberrations du genre l'album de Cameron Winter 'Heavy Metal' qui finit dans le top de pitchfork (et à la 3è place qui plus est) alors qu'il est sorti en décembre 2024... où, à l'époque, le site avait publié depuis belle lurette déjà son bilan de l'année), c'est sans doute ma découverte tardive, un soir de décembre 2004, de 'The Blue Notebooks' de Max Richter qui fait j'attends le dernier moment pour tirer mon bilan musical annuel. Car nous ne sommes jamais à l'abri d'une découverte de dernière minute.

Celle de 2025 s'appelle 'Hallelujah! Don't Let The Devil Fool Ya', le quatrième album d'un certain Robert Finley. En d'autres temps, la carrière de cet américain de 71 ans aurait été plus que singulière. Mais les exemples de Sharon Jones et de Charles Bradley avant lui font qu'on est presque peu surpris désormais de tomber sur une histoire comme la sienne. Pour autant, elle a le mérite de rester improbable et d'être - rapidement - racontée.

Né en 1954 en Louisiane, Robert Finley a toute sa vie eu la musique chevillée au corps. Du genre à s'engager dans l'armée américaine pour servir comme technicien hélicoptère en Allemagne pour au final devenir guitariste du groupe de l'armée et voyager à travers toute l'Europe avec lui. Ou de devenir charpentier tout en étant le leader d'un groupe de gospel Brother Finley and the Gospel Sisters. Et même si au milieu des années 2000 il perd quasiment la vue, l'obligeant à arrêter son métier de charpentier, il continue à chanter, aussi bien dans la rue que dans quelques petits clubs, loin d'un circuit professionnel.

Arrive enfin 2015. Il est repéré par la Music Maker Relief Foundation, une organisation qui aide des musiciens de blues et de roots oubliés et/ou en difficulté. De là, quelques performances live épatent leur monde et Finley sort finalement son premier album en 2016 chez Big Legal Mess Records. Un disque au nom taquin, 'Age Don't Mean a Thing', lui qui vient alors de fêter ses 62 ans. De là, tout bascule : Dan Auerbach des Black Keys - et pas le dernier pour pousser des projets soul - le signe sur son tout juste créé Easy Eye Sound. Robert Finley commence alors la carrière qui lui a toujours échappé et publie pas moins de trois autres albums entre 2017 et 2023 - pour l'anecdote, il participe même en 2019 à l'émission de America's Got Talent.

Aujourd'hui âgé de 71 ans, Robert Finley n'en a évidemment pas fini avec la musique. Dans l'ombre pendant toute sa vie, il n'allait pas s'arrêter en si bon chemin vers la lumière. D'où la sortie en octobre dernier de 'Hallelujah! Don't Let The Devil Fool Ya', son cinquième album. Un disque enregistré sur le tas (en arrivant en studio, Robert Finley n'avait ni musique, ni paroles) et en une journée (!), où se mélange soul et blues-rock, aux accents psyché et funk, le tout teinté de gospel. Très justement produit avec cette sorte de grésillement qui entoure chaque chanson et qui donne l'impression d'écouter un vinyle de l'époque où il est allé puiser ses racines (merci Dan Auerbach à nouveau), 'Hallelujah! Don't Let The Devil Fool Ya' est un album plein de guitares généreuses et à la liberté assez folle, de chœurs délicieux, où les musiciens qui l’entourent (tous impressionnants de justesse) semblent s'encanailler dans une longue session jam cadrée, pendant que Robert Finley déclame ses paroles (empreintes de beaucoup de spiritualité), comme habité, de sa voix grave et rocailleuse qui semble avoir vécue mille vies, bien aidé par sa propre fille, Christy Johnson, venu se mettre dans les pas de son père et le supporter de sa jolie voix.

Et le résultat n'est pas loin d'être magistral, de l'ouverture sublime I Wanna Thank You et son rhythm 'n' blues qui ne cesse de s'amuser et divaguer (en écoute aujourd'hui) à I Am Witness et sa soul 70s en passant par le merveilleux Helping Hand ou le langoureux His Love. Un grand album qui confirme ce que Robert Finley énonçait au fronton de son premier album : l'âge n'a aucune importance. (Sortie : 10 octobre 2025)

Plus :
'Hallelujah! Don't Let The Devil Fool Ya' de Robert Finley est à l'écoute sur bandcamp
'Hallelujah! Don't Let The Devil Fool Ya' de Robert Finley est à l'achat sur bandcamp
'Hallelujah! Don't Let The Devil Fool Ya' de Robert Finley est également à l'écoute et à l'achat un peu de partout


Trois chansons de 'Hallelujah! Don't Let The Devil Fool Ya' de Robert Finley en écoute aujourd'hui. La superbe ouverture I Wanna Thank You (
en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis Helping Hand. Et enfin I Am Witness :

Deux clips des singles extraits de 'Hallelujah! Don't Let The Devil Fool Ya' de Robert Finley : I Wanna Thank You et Helping Hand

 

lundi 23 septembre 2024

[Track of The Day] The Mystery Lights - Together Lost

Savez-vous quel est le point commun entre John Steinbeck, l'écrivain auteur de beaucoup de chefs-d'œuvre (de beaucoup de mes livres favoris également) et The Mystery Lights, groupe créé et mené par Michael Brandon et Luis Alfonso Solano ? Tous deux viennent de la vallée de Salinas en Californie, si chère à l'écrivain, et théâtre de beaucoup de ses romans.

Toutefois, au contraire des héros de Steinbeck, The Mystery Lights n'ont pas connu la grande dépression et ont du partir de Californie pour enfin percer et être signés. Et, excusez du peu, par Wick Records, le sous-label rock de Daptone, maison mère soul de Sharon Jones, Charles Bradley ou plus récemment Jalen NGonda.

Découvert sur le tard (concrètement il y a une semaine par l'entremise de la toujours très sûre Marion FaceB), The Mystery Lights viennent de sortir leur quatrième album, 'Purgatory'. Un album entre garage et psyché à la sauce sixties, avec une aura soul qui parcourt toutes les chansons. Sans doute pas de quoi crier au génie, mais l'ensemble est assez sûr de lui et carré pour enivrer l'auditeur. Des douze morceaux, on retiendra surtout les plus courts comme Don't Want No Need No, In The Streets ou Together Lost (en écoute aujourd'hui).

Album : Purgatory
Année : 2024
Label : Wick Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Together Lost de The Mystery Lights est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson à retenir de ce 'Purgatory' de The Mystery Lights, voilà Don't Want No, Don't Need No :