lundi 5 août 2013

[Track of The Day] Portugal. The Man - Waves

Dans la série des noms de groupe à la con, je voudrais Portugal. The Man. Car ce quintet n'a rien de portugais mais vient de Portland, ville américaine qui aura vu en son temps voler Clyde Drexler. Et Zoe Manville, une fille donc, chante plus souvent qu'à son tour sur les chansons du groupe. Mais les noms idiots, c'est comme les pochettes moches : c'est pas le plus important. Et surtout ca ne veut rien dire.

Portugal. The Man vient de sortir un nouvel album, 'Evil Friends'. Son huitième en autant d'années. Autant dire qu'ils ont de la régularité.

Découvert via ce disque (merci PandaPanda), on m'avait présenter le groupe comme un guilty pleasure peu avouable. Il n'en est rien. Parce que la pop de Portugal. The Man (qui passe par tous les états) est plutôt bien fichue.

Certes, on ergotera qu'ils vont beaucoup piocher à droite et à gauche plutôt que de se créer une vraie identité sonore. Il est vrai que tout au long de ce 'Evil Friends', on pense beaucoup à Dear Reader, à Sufjan Stevens, à Cloud Cult à MGMT ou même aux Black Keys (nouvelle génération, la production de Danger Mouse derrière l'album n'y étant surement pas étrangère).

Mais il n'empêche, ce nouvel album de Portugal. The Man contient assez de chansons efficaces pour en faire un parfait allié d'après-midi estivale, chaude et à larver autour d'une piscine où quelques rainettes viennent faire trempette de temps à autres. Et c'est déjà bien.

Album : Evil Friends
Année : 2013
Label : Atlantic


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De toutes les chansons de 'Evil Friends', c'est Waves qui ressort du lot. En écoute dans le lecteur à droite. Et également ci-dessous :



'Evil Friends' a déjà trois clips à son actif. Le premier est celui de Atomic Man, une des meilleurs chansons de ce nouvel album de Portugal. The Man :



Le second est celui de Purple Yellow Red & Blue, avant-dernière chanson de 'Evil Friends', et une de mes favorites, sucrerie rythmée comme il faut :



Enfin, pour finir, le clip de Evil Friends, premier single aux deux visages de cet album :

vendredi 2 août 2013

[Track of The Day] DIANA - Perpetual Surrender (Four Tet Remix)

S'il y a bien une artiste que je n'ai jamais pu supporter quand j'étais gosse puis ado (en plus de Lenny Kravitz et Texas, évidemment), c'est bien Sade. Sa musique d'ascenseur, cette voix insupportable, cette production lisse comme une limande. Brrr...

20 ans plus tard, j'écoute DIANA, quatuor canadien qui fait dans la chillwave. Un groupe composé de membres, entre autres, de Destroyer et Hidden Cameras, et qui sort son premier album en plein mois d'août, et chez Jagjaguwar (enfin aux États-Unis), excusez du peu.

Enfin « j'écoute » est un bien grand mot. Je découvre plutôt, via le remix que Four Tet vient de réaliser pour le groupe. Un remix de Perpetual Surrender, deuxième extrait de l'album de DIANA (et du même nom) à venir, avec un beat estival et très chillout, mettant bien en valeur la voix de Carmen Elle (une constante chez le monsieur), et bouclant la basse du morceau original. Pas ébouriffant pour un sou, finalement assez simple, mais très beau, tout bêtement.

Et la version originale de Perpetual Surrender me direz-vous ? Pas dit que cela suffise à me convaincre à écouter le futur album à venir (le premier single, Born Again, n'a vraiment pas mes faveurs, voir plus bas), mais cette chanson est suffisamment jolie pour y revenir de temps en temps.

Album :  DIANA
Année : 2013
Label : Paper Bag Records

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Le remix de Perpetual Surrender est en écoute sur le soundcloud de Four Tet (ci-dessous) et en téléchargement gratuit (contre l'adresse mail traditionnelle) en cliquant là :



La version originale de Perpetual Surrender est disponible ci-dessous, au format youtube :



Et pour ceux qui voudraient pousser plus loin la découverte de DIANA, voilà Born Again, leur premier single :

jeudi 1 août 2013

[Track of The Day] TV on the Radio - Mercy

Je ne sais pas si nous sommes nombreux à penser la même chose, mais pour moi TV on the Radio a tout dit avec son premier 'Young Liars Ep' en 2002.
Les albums qui ont suivi sont disparates, certains de très grande qualité ('Desperate Youth, Blood Thirsty Babes', évidemment), d'autres moins mais renfermant quelques grands titres (au hasard, cet indémodable Lovers' Day) ;  mais il n'empêche : les 5 chansons composant 'Young Liars Ep' sont un peu le saint graal de Tunde Adebimpe, David Sitek et Kyp Malone.

Groupe phare de l'indie-sphere dans les années 2000, bizarrement, les TV on the Radio sont rentrés dans le rang depuis. La sortie d'un nouveau single ne fait pas forcément l'évènement.

Et c'est bien dommage car ce Mercy est particulièrement réussi et addictif avec sa mélodie efficace, sa production puissante et nerveuse et sa batterie métronome.

Aucun album n'est pour le moment annoncé. Mais Mercy confirme que le groupe est toujours capable de singles tuants, et cette fois aux atours de tube de fin d'été évident.

Album :  -
Année : 2013
Label : Federal Prism



Mercy est également en écoute sur le soundcloud de Federal Prism, le label de David Sitek.  (malheureusement plus en écoute)

mardi 30 juillet 2013

[Track of The Day] The Vaccines - Everybody's Gonna Let You Down

Auteur d'un premier album contenant une poignée de singles les plus anglais de ces dernières années, au premier rang desquels le formidable Post Break-up Sex, les Vaccines avaient sorti une suite dans la même veine, moins marquante mais contenant son lot de singles réussis, et très anglais eux-aussi (No Hope).

La suite ? Elle commence aujourd'hui, avec un nouvel Ep à venir le 12 août prochain, dont deux chansons sont déjà connues : Melody Calling, bluette un brin cheesy et ensoleillé, loin des envolées nerveuses qu'ils affectionnent tant ; et Everybody's Gonna Let You Down, aux guitares acérées certes mais au tempo lent.

Une balade au texte sombre qui voit les Vaccines entamer un virage musical intéressant. Et qui a les deux pieds bien ancrés dans les années 90.

Album : Melody Calling Ep
Année : 2013
Label : Columbia


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Everybody's Gonna Let You Down est en écoute également sur le soundcloud des Vaccines ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)

Premier titre de ce nouvel Ep (et lui donnant son nom), Melody Calling est en écoute ici même.  (malheureusement plus en écoute)


lundi 29 juillet 2013

[Track of The Day] Nick Cave and The Bad Seeds - Mermaids

Samedi soir, Lyon. Après quatre jours consécutifs de très grosse chaleur, après un après-midi au ciel bleu azur, le début de soirée voit s'amonceler quelques nuages plus gris foncé que blanc. L'orage pourrait-il venir pimenter le concert de Nick Cave, prévu ce soir là dans l'écrin parfait du Théâtre Antique de Fourvière ? Il n'en sera finalement rien. Dommage, cela aurait pu rendre le tout encore plus mystique.

Nick Cave donc. Légende vivante dont la discographie ne souffre de quasi aucune faille est donc au pied des pierres romaines pour présenter son dernier album en date, 'Push The Sky Away'.

Deux heures de show, un public totalement acquis à la cause de l'australien et de ses Bad Seeds, au diapason (et au talent qu'il faut souligner), et une setlist des plus parfaites. Si 'Push The Sky Away' est légitimement l'album le plus joué ce soir là (six titres, dont une version accélérée et prenante de Jubilee Street), Nick Cave va aller piocher allégrement dans ses grands albums passés : 'From Her to Eternity' (chanson titre), 'The Good Son' (The Weeping Song), 'The Firstborn Is Dead' (Tupelo), 'Henry's Dream' (le formidable Papa Won't Leave You, Henry et Jack The Ripper, tous deux enchainés lors du rappel), 'The Boatman's Call' (People Ain't No Good, une des plus belles chansons de son répertoire, magnifiée par le théâtre antique, et Into My Arms), 'Tender Prey' (évident The Mercy Seat et Deanna), 'Let Love In' (forcément Red Right Hand) ou 'No More Shall We Part'. Rien que ça.

Alternant entre chant hurleur et moments intimes devant un public sans voix, finissant le concert par un rappel long (5 morceaux), interdisant (sic!) à ses Bad Seeds de quitter la scène dès la fin de Red Right Hand (le 2è titre), et terminant le show par un splendide 'Love Letter', la prestation de Nick Cave, tout en magnétisme, punk et rock, aura été magnifique (elle aurait été mémorable s'il avait joué There She Goes, My Beautiful World de 'Abattoir Blues/The Lyre of Orpheus', incroyablement boudé ce soir là).

Seule (récurrente) fausse note de la soirée, dont Nick Cave and The Bad Seeds ne sont pas responsables : cette pseudo tradition débile du lancer de coussin lors d'un concert à Fourvière. Idée sympathique et spontanée lors de son apparition il y a de cela quelques années seulement, elle est devenue robotique et particulièrement lourdingue. Et nous y avons eu droit samedi soir, évidemment.

Mais cela ne viendra pas gâcher au final une seconde ce concert, très réussi. A l'instar de son dernier album, 'Push The Sky Away' (enregistré en France) magnifique une fois de plus et dont Mermaids, en écoute aujourd'hui (j'ai toujours eu une préférence pour les belles balades de Nick Cave), est la plus belle preuve.

Album :  Push The Sky Away
Année : 2013
Label : Bad Seed Ltd

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Une version live de Mermaids est à regarder ci-dessous :



Autre très belle chanson de 'Push The Sky Away', Jubilee Street, dont voici le clip :



Et pour finir, We No Who U R, chanson qui ouvre 'Push The Sky Away' et qui permet de rentrer parfaitement dans l'univers de ce nouvel album de Nick Cave :