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mercredi 23 janvier 2019

[Track of The Day] Lali Puna - Being Water

Après un peu passionnant 'Two Windows' en 2017 (et qui faisait déjà suite à un peu emballant 'Our Inventions' en 2010), le quatuor bavarois Lali Puna semble avoir décidé de ne pas mettre 7 ans entre chaque sortie.

Lancé en éclaireur, Being Water est le premier single d'un EP à venir (et du même nom) qui verra le 1er mars prochain, toujours chez Morr Music.

Du Lali Puna pur jus, presque Postal Servic-ien même, et efficace où la voix de Valerie Trebeljahr est égale à elle-même. Et on ne leur en demande pas plus. D'ailleurs, au-delà de ce retour, certes léger, peut-être qu'il donnera des idées à Markus Acher de relancer l'enregistrement d'un nouvel album de ces Notwist : 'Close to the Glass' date tout de même de 2014, il serait temps.

Album : Being Water Ep
Année : 2019
Label : Morr Music


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Being Water de Lali Puna est également en écoute ci-dessous :


Et pour ceux qui veulent aussi les images, voilà le clip très canin de Lali Puna pour ce single Being Water :



vendredi 9 novembre 2012

[Track of The Day] Lali Puna - Move On (Baths Remix)

Lali Puna, tête pensante - avec The Notwist - d'une electro-pop délicate à l'allemande, est depuis un peu rentré dans le rang. Leur dernier album (de 2010, le premier en six ans!) 'Our Inventions' n'avait rien d'honteux, loin de là, mais n'était pas pour autant totalement passionnant.

Bref, Lali Puna semble s'être mis en retrait de la scène actuelle. Pourtant, voilà qu'un 'Silver Light Ep' les rappelle à notre bon souvenir. Une reprise (I've Been Over The Rainbow de Mort Garson) mais surtout trois remixes de chansons extraites de 'Our Inventions'.

Trois titres desquels on ressortira celui de Move On par Baths. Artiste dont le 'Cerulean' chez Anticon en 2010 m'avait particulièrement convaincu, Baths donne une belle profondeur à l'original, et met vraiment en lumière la voix toujours aussi belle de Valerie Trebeljahr. 
Mieux, il fait sonner ce Move On comme du Lali Puna mais bien mieux que Lali Puna. Une réussite. En espérant qu'elle appelle un retour aux affaires des munichois...

Album : Silver Light Ep
Année : 2012
Label : Morr Music


Buy

mercredi 17 décembre 2014

[Track of The Day] Lali Puna vs Trampauline - Machines Are Human

Disparu de la circulation depuis 2010, Lali Puna, projet parallèle d'un des membres des Notwist Markus Acher, revient par une porte dérobée dans l'actualité plus de quatre ans après un sympathique - sans plus - 'Our Inventions'.

Le groupe allemand s'associe le temps de deux morceaux avec les sud-coréens Trampauline, groupe synth-pop (en tout cas si j'en crois ce que j'ai pu découvrir à leur propos ces dernières heures) du pays du matin calme. Rien de plus naturel me direz-vous quand on sait que la chanteuse de Lali Puna, Valerie Trebeljahr, est elle aussi originaire de Corée du Sud.

Machines Are Human est le titre du single, dans une veine très Lali Puna, entre beats électro et souci pour la belle mélodie pop, avec Hyosun Cha, chanteuse de Trampauline au micro. Une réussite à dire vrai.

Vu qu'une tournée vient d'être montée pour les deux groupes, avec des dates en Allemagne, en Corée et au Japon, on est en droit de se dire que ce Machines Are Human n'est peut-être qu'une première pierre à une future et plus intense collaboration. Le fan de 'Faking The Books' que je suis l'espère en tout cas grandement.

Album : Machines Are Human (Single)
Année : 2014
Label : Morr Music

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Machines Are Human de Lali Puna et Trampauline est également en écoute sur le soundcloud de Morr Music et ci-dessous :

mardi 1 juillet 2008

Styrofoam – A Thousand Words [Nettwerk]

En 2002, Dntel sort son premier album, 'Life is Full of Possibilities'. Au neuvième morceau, (This Is) The Dream of Evan and Chan, il invite Ben Gibbard, de Death Cab for Cutie, à venir chanter sur une de ses compositions. Les deux ne le savent pas encore mais The Postal Service est né.
Un an plus tard, leur premier album voit le jour. Grand disque de 2003 (dont on ne dira jamais assez à quel point il est essentiel dans cette première décennie de siècle), 'Give Up' aligne les titres electro-pop cheap aux contours de tubes.

Depuis cette date, et mis à part un Ep censé nous faire patienter ('We Will Become Silhouettes Ep' en 2005), rien. Les deux gus ont repris chacun leurs propres chemins. Et la suite se fait attendre.

Vu qu'il semble désormais acquis qu'un second album ne verra jamais le jour, il faut bien se résoudre à trouver un remplaçant. Au moins un palliatif, histoire de se remettre doucement de cette attente qui semble éternelle. Et, sans crier gare, au détour d'un blog, Styrofoam m'a sauté aux yeux. Aux oreilles. Au cou. Au cerveau.

Styrofoam est en fait le projet solo de Arne Van Petegem, Belge de son état, qui a une discographie longue comme le bras et des amis qui parlent à mes esgourdes: entre autres, et rien que cela, Valerie Trebeljahr (Lali Puna), Andrew Kenny (The American Analog Set), Bent Van Looy (Das Pop), Markus Acher (The Notwist, Lali Puna) ou Alias. Remixeur à ses heures (Giardini di Mirò, Tristeza ou Mùm, entre autres), Styrofoam a tout pour remplir le rôle de remplaçant de Postal Service dans mon petit cœur.
Dès les premières notes de After Sunset, tout est dit : cette voix, cette ambiance électro-cheap aux relents très pop (de la guitare, de la basse); tout sonne comme le duo de Sub Pop. Et à l'écoute de Microscope (voir plus bas), plus de doute possible : la filiation est évidente.

En creusant le sujet, je me suis aperçu qu'en fait, j'avais déjà entendu un morceau de lui : sur 'We Will Become Silhouettes Ep' des Postal Service où il remixait leur Nothing Better. Et que la parenté avec le duo Gibbard/Dntel était plus importante que prévu, les deux «groupes» s'étant souvent retrouvé discographiquement parlant depuis six ans (Styrofoam a sorti un Split Ep avec Dntel en 2002 et a convié Ben Gibbard sur un de ses disques).

Il serait évidemment réducteur de ne présenter Styrofoam que comme une pâle copie du duo américain. Car lui aussi à son univers. Histoire d'enfoncer le clou, Styrofoam se plait même à inviter quelques voix pour embellir ses morceaux. Un Josh Rouse sur Lil' White Boy, Erica Driscoll sur No Happy Endings (où sa voix lancinante fait des merveilles) ou Lili de la Mora sur No Deliveries List (le titre le plus electro de l'album).

Bref, en quelques écoutes, je suis tombé sous le charme de cette musique un brin cheap mais bigrement efficace. Je n'ai rien écouté de ses essais passés et de ses premiers albums. Mais ce 'A Thousand Words' m'a vraiment emballé et il me tarde d'aller poser quelques oreilles sur ses oeuvres passées. D'ici là, je sens que je vais me délecter encore longtemps de ce délice d'electro-pop. Miam miam. (Sortie: 21 avril 2008)

Son :
Myspace
Site Officiel (enfin, kinda)

Et en écoute, deux titres, A Thousand Words et Microscope (un des tous meilleurs titres de l'album), malheureusement plus en écoute.

vendredi 5 octobre 2007

Dntel – Dumb Luck [Sub Pop]

On ne va pas se voiler la face : avant un second album solo de Dntel, j’espérais vraiment la sortie du deuxième opus de The Postal Service, dont il est une des deux têtes de proue et qui m’avait retourné le cerveau en 2003 (grande année musicale s’il en est par ailleurs).

Et puis j’ai écouté ce disque. Et puis je me suis rappelé que 'Life Is Full of Possibilities', son premier album, m’avait vraiment emballé à l’époque. Et puis j’ai appris au détour d’une interview sur l’industrie musicale et via la voix d’un des dirigeants de Sub Pop que The Postal Service allait sortir son nouvel opus la veille de noël.

Donc finalement, tout ne va pas si mal. Surtout que ce 'Dumb Luck' est bon. Certes pas d’une cohérence folle. Mais bon (voire très par moment) L’ami Jimmy Tamborello (aka Dntel) a rameuté une bande de joyeux drilles pour chanter sur ses productions lap-topiennes qui sont toujours très mélodiques, mais plus torturées que dans The Postal Service et moins éthérées que sur 'Life Is Full of Possibilites'.
Jugez plutôt : Jenny Lewis, sorte d’égérie du monde de l’indie-rock (dont l’album de 2006 comprenait de très bons moments), les Grizzly Bear de chez Warp, le meilleur ami de Why? Fog, Conor Oberst (ou Bright Eyes, on y reviendra), les allemands de Lali Puna (dont le monde musical n’est définitivement pas si éloigné de celui de Dntel) ou les très sous-estimés Mystic Chords of Memory. Entre autres.

Certes, cette liste longue comme le bras a un côté « m’as-tu vu » et qui rappelle certains albums très moyens qui compilaient les featurings pour mieux tenter de cacher la médiocrité du projet. Sauf que là ce n’est pas le cas.

Premièrement, parce que les choix sont judicieux et uniquement dus à des affinités musicales (ou affectives) et non pas dictés ou guidés par je ne sais quel coup marketing. Deuxièmement parce qu’on est chez Sub Pop qui a depuis longtemps prouvé son intégrité artistique. Et troisièmement parce que Jimmy Tamborello est un producteur, un faiseur de lap-pop assez génial mais pas un chanteur (même s’il ouvre superbement ce Dumb Luck en chantant le titre éponyme d’une voix diaphane et touchante). Et parce qu’il préfère laisser ce talent aux autres.

Et puis aussi parce qu’il sait ce qu’il fait. Parce que son mélange d’électronica et de folk, de pop et de boucles est une réussite une nouvelle fois. Parce que les contributions de ses invités sont splendides (le titre de Conor Oberst, Breakfast in Bed, est un bonheur sans fin et d’une finesse dans l’écriture assez incroyable : l’histoire d’un dérapage alcoolisé entre deux amis, du moins suppose t-on, le lendemain au réveil, plein de fatalisme en guise de gueule de bois). Parce qu’il est du niveau (ou presque) de 'Life Is Full of Possibilities'. Parce que.

Comme le chante Bright Eyes, « You said you loved me after fourty five minutes ». Parions qu’il faudra encore moins de temps que cela à n’importe quel lecteur sensé pour (re)tomber dans le piège de la douceur ouatée des productions de Dntel et du mariage avec les voix de ses amis. (Sortie : 24 avril 2007)

Son :
Myspace (4 titres en écoute dont ceux avec
Lali Puna, Jenny Lewis et Grizzly Bear)
Site Officiel (dont quelques titres en téléchargement gratuit. Dont un bien joli D
on't Get Your Hopes Up)

Et deux titres. Donc celui avec
Conor Oberst donc, forcément, et Dumb Luck avec Dntel au chant (malheureusement plus en ligne).


Et pour finir, le clip de Breakfast in Bed (je sais, je bloque vraiment sur ce morceau) (malheureusement plus en écoute).

vendredi 28 décembre 2007

Top 50 'Albums 2007': 31-50

Et pour finir, le traditionnel top album. Un top 50 totalement subjectif. Une bien belle année que 2007 avec de grandes découvertes, des confirmations mais aussi de bonnes déceptions avec pas mal de disque écrasé par des titres immenses (Tunng, The National, Modest Mouse, ce genre de trucs). Peut-être pas du niveau de 2003 (référence pour moi, des chef d'oeuvre dans tous les coins) voire 2004. Et encore, à bien y regarder... Histoire de faire les choses bien et vu qu'un top album sans son n'a pas grand intérêt, vous trouverez au-bas de ce post un lecteur deezer compilant 20 titres des disques concernés (un par groupe).

Nb: Vu que Blogger me fait des misères et qu'il accepte pas un post long de cinquante disques, je vais couper ça en trois. Déjà 1) ça sera plus lisible, 2) moins lourd et 3) ça m'évitera de m'arracher les cheveux comme ce midi.

Bref, Top 50 donc. Et on commence par les albums 50 à 31.



50. Souvaris – A Hat [Gringo Records]
Un premier opus déjà post-rock mais tourné vers Boards of Canada ou Yo La Tengo, un deuxième qui prend de la testostérone, appelle Sonic Youth, Battles ou Shellac comme âmes d’inspirations et sort la grosse artillerie. Gros boulot et une nouvelle fois, grosse réussite et un des grands albums du genre de 2007. Bisous Simmo.



49. Von Südenfed – Tromatic Reflexxions [Domino]
Une (que dis-je, L’) icône punk et deux souris dj-ettes font dans la rencontre imprévue mais bien venue. Un disque electro-kepon sautillant et bandant, gorgé de tubes jusqu’à la glotte, seule et unique trace physique de la rencontre de Mouse on Mars et de Mark E. Smith, ce dernier, comme à son habitude a, semble t-il déjà mis fin à l’affaire. Pas une vraie surprise. On mettra Fledermaus Can't Get Enough, un des tubes de l’année, faut pas se mentir, à fond en guise de musique funéraire.

48. Over The Rhine – The Trumpet Child [Great Speckled]
Leur précédent album était un disque pop, beau comme tout, éclipsé par la tornade Sufjan Stevens. Leur nouvel opus (celui là donc) lorgne plus vers un côté jazzy et classy, à faire frissonner plus d’un bel homme, aux moustaches savamment taillées et à la descente de Scotch, assez vieux pour commander son propre Scotch, raffinée. Vous sentez cette odeur de cigarette ? Vous entendez ces applaudissements feutrés ? Ben, vous êtes dans un club de jazz des années 30, sous des voûtes. Et vous êtes bien.

47. Dakota Suite – Waiting For The Dawn To Crawl Through And Take Away Your Life [Glitterhouse]
Nouvel album de l'Anglais Dakota Suite, entre folk, cuivres et riffs tendus. Langoureux, mélancolique, triste, froid comme l'hiver et beau comme le printemps. Un disque à faire écouter à un déprimé : c’est souvent dans le tristement beau qu’on trouve une porte de secours.



46. Dntel – Dumb Luck [Sub Pop]
Une casting magique (Conor Oberst, Lali Puna, Jenny Lewis, Fog ou encore Grizzli Bear) et une alchimie non feinte entre sa musique et le chant de ses invités, vraiment à la disposition du maître des lieux : bref, un grand disque d’electro-pop. Reste plus qu’à donner naissance au petit frêre de ‘Give Up’, le premier album des Postal Service.



45. Editors – An End Has a Start [Kitchenware]
Un deuxième album avec du tubes «t’en veux ? t’en as !», des guitares circa-1981 dans tous les sens. Plus inspirés que leurs copains d’Interpol, pas révolutionnaires pour un sou, les Editors sont quand même d’une efficacité fofolle. Tripping.




44. Digitalism - st [Kitsuné]
Les Allemands de Digitalism, à l'instar de leurs compères Parisiens de Justice, rendent hommage (ou pompent sans vergogne, c'est selon) Daft Punk (jamais autant mis à l'honneur depuis la sortie d''Homework') et sortent un disque bandant et qui ferait même danser mamy. Imparable.



43. Laura Veirs – Saltbreakers [Nonesuch]
La mignonnette avec ses chtites lunettes toutes rondes de Seattle revient, avec un bien beau disque de songwriting pop/folk, très inspiré une nouvelle fois, qui mélange plutôt finement pistes langoureuses et intimistes et moments beaucoup plus enlevés, un genre qui lui sied bien . Comme dit Sami, Laura Veirs, elle fait tout le temps le même disque. Mais elle le fait bien.


42. Islaja – Ulual yyy [Fonal]
Troisième album pour la finlandaise, le plus abouti. Un disque tout en finnois, aux ambiances psychédéliques et planantes, au dessus desquelles vole une grande voix. Le genre d’albums dont il est assez difficile de se défaire. Le genre d’artiste à vous donner envie d’apprendre le finlandais, comme ça, entre deux bouchées de saumon.



41. Rand and Holland – Caravans [Spunk]
Un peu de Nick Drake, des touches de Jim O'Rourke, pas mal de Kings of Convenience et de toute la clique nordique qui embellie nos oreilles depuis quelques années déjà. Voyage en caravane en plein cœur d'une americana et d'un folk lumineux. Et sans Hugues Aufray.





40. Hauschka – Room to Expand [Fat Cat]
Si le fils de Max Richter devait faire du piano, il s'appellerait Hauschka. Des pièces entièrement sur cet instrument, tantôt déstructurées, tantôt titillés par quelques mouvements électronique. Histoire d'enfoncer le clou, tout se passe sur 130701, le sous-label de Fat Cat, spécialisé, dira t-on, dans les musiques de chambre et au catalogue parfait. Encore plus avec ce disque. Bondieu c'est beau.


39. Arctic Monkeys – Favourite Worst Nightmare [Domino]
Loin de l’hystérie collective de leur premier album, leur 'Favourite Worst Nightmare' est une bien belle surprise, homogène et moins blindé de tubes comme pouvait l’être 'Whatever People Say I Am, That's What I'm Not'. Moi qui pensais qu’il ramerait avant de trouver une vraie maturité artistique, j’en suis pour mes frais. Excellente surprise.



38. Ez3kiel – Naphtaline [Jarring-Effects]
Le seul groupe intéressant et pas chiant de chez Jarring Effects, et ça même quand ils font du dub et surtout quand ils sont avec DAAU, sort un nouvel album. Sans dub. Avec plein d'ambiances de musique de film et de Yann Tiersen. Un virage très intéressant et passionnant. Quant à l'objet physique, c'est indispensable, comme à chaque fois avec le groupe.



37. Eluvium – Copia [Temporary Residence]
L’an passé, c’est le ‘Harmony In Ultraviolet’ de Tim Hecker qui venait rythmer mes fins de soirées et mes débuts de nuits. Cette année, c’est le beau 'Copia' d’Eluvium qui lui succède. Planant, ambiant, atmosphérique, et minimal, un disque d'une beauté céleste.




36. Robert Wyatt – Comicopera [Domino]
Le grand Robert Wyatt revient un siècle après son dernier album. Il ramène dans sa besace son ambition artistique (toujours rock progressif, un peu de jazz, de la pop plus «basique» aussi), son monde à lui, quelques copains (Brian Eno, Paul Weller, notamment) et sort une bombe magistrale et vibrante. Touchant comme personne le Robert. Et puis avec sa grosse barbe et sa tête de nounours, on lui ferait bien un câlin tiens.

35. !!! – Myth Takes [Warp]
Première rencontre scénique avec votre serviteur en 2007. Résultat ? Une baffe. Nouvel opus dans les oreilles ? La même. Un disque plus concis, mieux maîtrisé que le premier, avec des titres à faire danser le monde entier jusqu’au bout de la nuit, dans tous les coins. Un album d’une efficacité rare. “4 your heart of hearts... yeah... talking bout real love baby...”.


34. Mira Calix – Eyes Against The Sun [Warp]
Entre électronique, minimalisme et expérimental feutré, Mira Calix pond un nouvel album beau… mais beau ! C’est assez incroyable. On y rentre doucement, comme dans une eau bien chaude et on en ressort tout tourneboulé. Mélodiquement, c’est très fort. Classe.




33. Marissa Nadler – Song III: Bird on the Water [Peacefrog]
Nouvel album en forme d'apothéose pour la grande Marissa et émotion à fleur de peau tout au long de cet album. Un disque de folk splendide, mené par une bien belle voix, qui pose quand même la question : comment est-ce possible qu’une voix et une guitare acoustique, à peine embellies par quelques cordes, arrivent à toucher autant et à vous foutre des frissons tout le long de l’échine ?


32. Le Loup - The Throne of the Third Heaven of the Nations' Millennium General Assembly [Hardly' Art]
Rencontre entre Sufjan Stevens, Radical Face et Grizzly Bear. Pop intimiste, folk délicat qui ne veut pas trop en faire de peur, justement, d'en faire trop, banjo, chœurs et canons au programme. Une des très belles découvertes de 2007. Un disque dont on ne se détache pas facilement.


31. Bishop Allen – The Broken String [Dead Oceans]
Voilà un groupe un peu foufou qui, un soir d’hiver 2005, decide qu’en 2006, il sortira un disque par mois. Comme ça. Parce qu’il est d’humeur. De ce pari un peu débile à la base naitront 12 Ep, tous intitulés du nom du mois de leur sortie. Certains des titres presents se retrouvent aujourd’hui sur ce second album, condensé d’indie-pop, variée, à la belle écriture. Il y a quelques hymnes qu’on se surprend à fredonner plus souvent qu’à son tour. Un vrai grand groupe est né. Et avec lui, un vrai bon label. Chouette.


Avant de passer à la suite, un extrait pour chaque album concerné. Dix-neuf dans le lecteur deezer et un seul (car trop lourd pour le logiciel) à part, celui de Souvaris:

free music


Souvaris - The Young Ted Danson

mardi 11 mars 2025

[Track of The Day] Baths - The Sound of a Blooming Flower

Perdu de vue depuis un remix d'une chanson de Lali Puna en 2012, Baths, le projet de Will Wiesenfeld découvert via un 'Cerulean' de belle tenue, n'en est pas moins toujours actif. Enfin disons plutôt qu'il redevient actif, 'Gut' étant le premier album en huit ans pour l'américain. Mais pour ceux qui aimaient notre homme, pas d'inquiétude : il n'a rien perdu ses qualités de compositions, et pour ainsi dire, il les a même améliorées.

Car derrière sa longueur (onze morceaux, cinquante-trois minutes), 'Gut' est un disque de haute volée, où indietronica et folktronica se partagent la plus grosse part du gâteau et rivalisent de belles mélodies souvent mélancoliques, construit autour de Eyewall et The Sound of a Blooming Flower, respectivement chansons d'ouverture et de fermeture.

Deux morceaux presque à tiroirs, l'un Eyewall, répétitif à l'envie qui, dans sa seconde partie, accélère le tempo et part dans une montée progressive plutôt imparable, et l'autre, l'époustouflant The Sound of a Blooming Flower (en écoute aujourd'hui), qui débute comme une balade au piano aérien que Baths fait ensuite s'envoler pour mieux laisser éclater une rage jusque là contenue.

Album : Gut
Année : 2025
Label : Basement's Basement

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTubeThe Sound of a Blooming Flower de Baths est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de ce nouvel album de Baths 'Gut', voilà la chanson d'ouverture Eyewall :