mercredi 23 juillet 2008

Fuck Buttons – Street Horrrsing [ATP]

Ami lecteur, je me vois dans l'obligation de te mettre en garde. Si tu suis bien tout ce qu'il se passe sur ce blog depuis septembre 2007 (et particulièrement depuis avril 2008), tu te rendras compte que I Left Without My Hat est rentré dans une sphère pop-rock-folk-esque totale, à peine troublée par quelques morceaux electro voire hip-hop chez Tatie Tracks of The Day. Bref, du son plutôt traditionnel et dans l’air du temps.

Aujourd'hui, changeons les bonnes habitudes et parlons d'un groupe que d'aucuns trouveront bruyant : Fuck Buttons. Et qui a choisi comme ligne artistique le noise mâtiné de drone.

Ah, le noise... Ce genre musical qu’il est assez difficile de mettre entre toutes les oreilles mais qui est cependant bien fascinant – une fois qu’on a passé la barrière du «bon il va finir par la régler sa radio là ?». Il existe une scène assez importante (Sunn O))) ou Wolf Eyes en sont deux des têtes de proue) et qui a carrément explosée avec l’arrivée d’Internet (car oui, cela peut sembler bizarre, mais ce n’est pas un genre qui se retrouve souvent en couverture de Télérama).

S’il est aujourd’hui un groupe qui pourrait faire le pont entre une musique plus «classique» (comme celle développée dans ces pages) et une musique plus difficile d’accès, je mettrais bien une pièce sur Fuck Buttons pour y arriver.

Un groupe mené par deux anglais de Bristol qui, en six titres, impressionnent et affolent les compteurs. Leur premier album, ‘Street Horrrsing’, est un mélange de noise, de drone (ces notes qui n’en finissent pas de durer), de nappes, de psychédélisme, de cris tribaux, le tout avec un sens de la mélodie et une subtilité dingue. C’est même là leur point fort

Et Sweet Love For Planet Earth, le titre qui ouvre l’album, en est l’illustration parfaite et une rampe de lancement rêvée. Ce morceau débute par quelques notes de musique et sont une petite mise en bouche délicieuse, avant que le «bruit» s’installe, doucement, insidieusement. Sauf que, quand c’est le cas, et que vous commencez à vous demander ce que vous êtes en train d’écouter, il est déjà trop tard : hypnotisés, scotchés, vous êtes dedans, vous êtes pris et vous ne pouvez vous en détacher.

Cinquante minutes plus tard, vous n’avez plus que deux envies : réenclencher ‘Street Horrrsing’ dans votre lecteur. Et crier «Thank Buttons» au monde entier. Comme quoi, le noise, y a rien de plus beau finalement. (sortie le 11 février 2008)

Son :Myspace (deux titres de ‘Street Horrrsing’ en écoute)Site Officiel

Comme à l'accoutumée, deux titres en écoute de ce premier album des Fuck Buttons: Sweet Love For Planet Earth, le titre qui ouvre 'Street Horrrsing' et Race You To My Bedroom/Spirit Rise, hypnotisant jusqu’au bout du drone (malheureusement plus en écoute).

lundi 21 juillet 2008

Track of The Day (15-21 juillet 2008)

Une semaine de juillet placée une nouvelle fois sous le signe de la nouveauté. Avec, en point d'orgue, un titre de hip-hop ravageur, à faire succomber n'importe quel fan de pop. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer, à droite).

Lundi 21 juillet 2008:
* Dan Le Sac Vs Scroobius Pip - Letter From God to Man [Sunday Best]
Duo barré, très Mike Skinner, talentueux et aux textes puissants, Dan Le Sac et Scroobius Pip, sur ce Letter From God to Man, utilisent un sample de Planet Telex de Radiohead, qui fait furieusement remix quand même. Puissant, énorme, explosif, ce titre là est de la dynamite. On reparle de cet album, 'Angles', début août.
(disponible sur Angles, 2008)

Dimanche 20 juillet 2008:
* Adam Green - Tropical Island [Rough Trade]
Avec son air faussement benêt et ses textes un peu débiles, Adam Green a tout pour plaire. Sauf sur (surtout) son précédent album, un disque en roue libre, limite parodique. Et puis là, son 'Sixes and Sevens' me redonne la fois dans cette moitié de feu les Moldy Peaches. Des titres comme 'Tropical Island' aide bien il faut dire. Plus crooner que jamais (avec des chœurs partout), qu'on se le dise, Adam Green est de retour!
(disponible sur Sixes and Sevens, 2008)

Samedi 19 juillet 2008:
* ¡Forward, Russia! - Spring is a Condition [Cooking Vinyl]
Combo de Leeds, les ¡Forward, Russia! m'avaient enthousiasmés avec leur premier album 'Give Me a Wall' en 2006, concentré de rock à la nervosité punk. Passé depuis chez Cooking Vinyl, leur nouvel album 'Life Processes' perd (un peu) en urgence mais pas en classe. Ce disque est bon, ce disque est grand et son leader s'appelle Spring is a Condition.
(disponible sur Life Processes, 2008)

Vendredi 18 juillet 2008:
* The Gutter Twins - The Stations [Sub Pop]
Greg Dulli et Mark Lanegan (est-il encore besoin de le présenter?) sont amis de longue date. Ce 'Saturnalia' est leur premier disque ensemble. Un disque rock, dark, porté par la voix de Lanegan, buriné à la clope et au whisky. Un délice qui s'ouvre par ce bijou qu'est The Stations. Attention, la consommation excessive de drogues etc, etc.
(disponible sur Saturnalia, 2008)

Jeudi 17 juillet 2008:
* The Helio Sequence - Keep Your Eyes Ahead [Sub Pop]
Ils viennent de Portland, ils se sont formés en 1999 et 'Keep Your Eyes Ahead' est leur cinquième album. Un disque de pop, qui va d'Interpol à Puressence en passant par le Springsteen des années 70 avec un splendide Broken Afternoon, peut-être pas le titre le plus représentatif de l'album (pas de ligne de basse à la Interpol, pas de shoegazing, etc) mais sûrement le plus beau.
(disponible sur Keep Your Eyes Ahead, 2008)

Mercredi 16 juillet 2008:
* El Perro Del Mar - Inner Island [Memphis Industries]
Les premières écoutes de ce second album des El Perro Del Mar (encore des Scandinaves!) n'étaient pas fameuses. Et puis, petit à petit, ce 'From The Valley To The Stars' s'est affirmé comme un bon disque (avec de beaux titres comme Inner Island), même si en deçà du premier.
(disponible sur From The Valley To The Stars, 2008)

Mardi 15 juillet 2008:
* The Dirty Secrets - My Heart is on Fire [Vagabond]
Du rock australien qui n'a pas inventé l'eau chaude, loin s'en faut. Un peu de FM, voire même d'hymne de stade, avec un soupçon de The (International) Noise Conspiracy (période 'Armed Love'). C'est plutôt efficace. Pas dit que ça reste. Mais en ce début de semaine, disons que ça fait du bien par où ça passe.
(disponible sur The Dirty Secrets, 2008)

samedi 19 juillet 2008

[Oldies] Nick Lowe – Jesus of Cool (1978)

Après quelques semaines infernales qui m’ont laissé dans l’incapacité totale d’écrire une chronique (en plus) tous les sept jours pour (re)présenter dans ces pages un album oublié (ou non), je réactive la partie ‘Oldies’ de ce blog, qui justement commençait à se faire un peu vieille.

Histoire de repartir du bon pied, mettons en avant un disque qui 1) fête ses trente ans 2) vient d’être superbement réédité et 3) est une sacré découverte de ce premier semestre 2008 : ‘Jesus of Cool’ de Nick Lowe. Un artiste qui ne connaîtra la «gloire» que très tardivement, au début des années 90, grâce au succès d’un film sirupeux à souhait, Bodyguard, dont le morceau (What’s So Funny ‘bout) Peace, Love and Understanding, composé dans les années 60, fut repris par Curtis Stigers et inséré dans la bande-originale (soit dit en passant la plus vendue de l’histoire).

Mais avant d’être l’ami indirect de Whitney Houston et de Kevin Costner, Nick Lowe est avant tout un artiste pop par excellence, un homme qui se cache derrière certains des grands disques de ces 35 dernières années (dont celui-ci).

Né en 1949 à Walton-on-Thames, fils d’un officier de la British Royal Air Force, l’Anglais développe très vite une passion et un intérêt grandissant pour la musique avec son ami de toujours, le guitariste Brinsley Schwarz. Ces deux là monteront bon nombre de groupes, dont le plus «célèbre» reste Kippington Lodge, un band très pop à guitare, qui dégotera un joli contrat avec Parlophone en 1966, donnant naissance à cinq singles depuis longtemps passés aux oubliettes de l’histoire de la musique.

Trois ans plus tard, en 1969, les Kippington Lodge changent de nom et deviennent les Brinsley Schwarz, pondent une musique mêlant Crosby, Stills & Nash et The Grateful Dead et signent un contrat chez United Artists. Ratant le succès d’un rien, et au lieu de s’appesantir sur cet échec, les Brinsley Schwarz relativisent, retournent aux racines et se mettent à jouer, énormément, dans les pubs, avec une envie et besoin, et sans aucune pression aucune. En initiant ce mouvement, les Brinsley Schwarz ne le savent pas encore mais ils viennent de créer une caisse de résonance incroyable à un mouvement qui frétille en Grande Bretagne : le punk.

En 1976, toujours sous contrat avec United Artists, et alors que l’on vient de prononcer la mort des Brinsley Schwarz, Nick Lowe décide de quitter la massive structure pour rejoindre Stiff Records, un tout nouveau label indépendant. Las, UA lui met rapidement des bâtons dans les roues, ne le libère pas de son contrat et l’oblige à sortir de nouveaux singles. Vu que notre homme n’est pas le dernier des plaisantins, il s’amuse alors à sortir des disques improbables, espérant se faire virer sans ménagement. Mais quand il enregistre, sous le nom de Tartan Horde un single débile, niais et infantilisant au possible (il faut écouter les paroles pour le croire !) Bay City Rollers We Love You, le titre devient un tube au … Japon ! Et ce n’est qu’en sortant Let’s Go To The Disco sous le nom The Disco Brothers, que Nick Lowe se fait jeter d’UA et part signer dans la foulée chez Stiff Records et y enregistrer, pour une poignée de pounds, ce que certains considèrent être le premier single punk de l’histoire anglaise : So It Goes couplé avec Heart of the City.

Et c’est paradoxal. Car, bien que très porté vers la pop, Lowe se tourne donc franchement vers ce mouvement naissant. Et en devient un des pères. Il produit ainsi le premier album des Damned, ‘Damned Damned Damned’ (et premier album punk anglais de l’histoire), puis les quatre premiers disques d’Elvis Costello (dont le brillantissime ‘This Year’s Model’). Rien que ça.

Il retourne ensuite vers la pop via ‘The Bowi Ep’, blague potache «en réponse» au ‘Low’ de David Bowie, sorti quelques moins plus tôt. En 1978, alors qu’il vient de signer chez Radar Records, il sort enfin son premier album solo, ‘Jesus of Cool’. Dès la réception du disque, toutes les critiques sont unanimes : c’est un chef d’œuvre. Qui ne trouvera pourtant jamais vraiment son public, aussi bien en Angleterre qu’aux Etats-Unis (où le disque sortira sous le nom de ‘Pure Pop For Now People’, avec un tracklisting et une pochette différent). Et pourtant, il a tout plaire.

Car dans ce ‘Jesus of Cool’, il y en a pour tous les goûts : du punk (Heart of The City, voir plus bas), du glam (Tonight, où plane l’ombre de David Bowie, voir plus bas-bis), beaucoup de pop (I Love The Sound of Breaking Glass, son premier top 10 hit single, voir plus bas-ter, ou Marie Provost, aux sonorités Beach Boys-ienne), du rock à la manière des pionniers (Shake and Pop), un brin de ska/reggae (No Reason), et même presque du disco sur Nutted by Reality. Bref, un album hétéroclite mais à l’homogénéité surprenante. Car tout se tient et tout s’enchaîne sans choquer. Tout coule. Nick Lowe est un mélodiste de talent, un producteur hors-pair et cela se ressent à l’écoute de ce ‘Jesus of Cool’.

Que deviendra t-il après ce disque là ? Il en sortira d’autres bien sûr, mais ils frapperont beaucoup moins les esprits et auront encore moins de succès. Parallèlement, il en profitera pour produire le premier single des Pretenders, Stop Your Sobbing, épouser Carlene Carter (la belle-fille de Johnny Cash), tomber dans l’alcool, s’en sortir, produire à nouveau Costello, et voir les millions s’accumuler sur son compte en banque grâce à Kevin Costner.

Depuis cette période, il vit tranquillement, sortant des disques quand bon lui semble et dans le style qui lui plaît. De toutes façons, tout ce qu’il pourra enregistrer n’arrivera jamais à la cheville de ce bijou de pop, de rock et de glam qu’est ‘Jesus of Cool’. Un album brillant, trop peu connu pour être honnête, qui fête aujourd’hui ses 30 ans, de la part d’un pop-man génial, à la trajectoire musicale fluctuante et à l’importance indéniable.

Première sortie: Mars 1978 [Radar]
Réédition: Février 2008 [Yep Roc] (à noter que la réédition est accompagnée de 10 titres bonus de grande qualité et qui prolongent bien l'écoute de l'album original)


Son :
Myspace
Myspace bis
Site officiel

Et comme, même après des semaines d’absence, je ne perds pas mes bonnes vieilles habitudes, voilà trois titres en écoutes : le très pop I Love The Sound of Breaking Glass, le glam Tonight et le punk Heart of the City (dans sa version live). Histoire d’apprécier toute la palette (immense) du talent de Nick Lowe :


mardi 15 juillet 2008

Envelopes – Here Comes The Wind [Brille]

J’ai souvent dit dans ces pages mon admiration et mon amour pour les pays Nordiques (sans préférence particulière, je suis bonne pâte). Et ce ne sont pas les Envelopes (que j’avais rapidement évoqué ici) qui vont me faire changer d’avis.

Bien au contraire. Sauf que cette fois, loin du folk-pop scintillant des Tobias Fröberg et autres Thomas Dybdahl, c’est un disque d’indie-rock dont il est question ici. Onze titres, 34 minutes, emballé, c’est pesé, et à la p’tite dame, il lui faut quoi ?

‘Here Comes The Wind’ est le second album (officiel) de ce quintette franco-suédois, formé en 2002 sous le nom de The Nicotines avant de changer deux ans plus tard de dénomination à la sortie de leur premier Ep, ‘I Don't Like It Ep’. Un disque qui sent bon le rock de la fin des 80s et du début des années 90s. Un album dont les deux influences majeures (partagées par tous les membres du combo) se nomment Talking Heads et Pixies (leur Heaven rappelle furieusement le Monkey Gone to Heaven de la bande à Franck Black, voir plus bas) et qui fait souvent au final penser à du Alamo Race Track énervé. Rien que du très recommandable donc.

Afin de prendre le contrepied de tout cela, les Envelopes rendent toutefois hommage à une des égéries des années 80s, à la choucroute sur la tête et aux chansons FM dégoulinantes, la bien nommée Bonnie Tyler. Oui oui. Dans The Party (voir plus bas), Henrik Orrling (un des deux leaders vocaux avec Audrey Pic) balance un «Once up a time I was falling in love, now I’m only falling apart», qui n’est ni plus ni moins qu’un copié-collé d’un passage de Total Eclipse From The Heart, LE tube de la blonde peroxydée à la voix bousillée par trop d’hurlements et de cigarettes. Bref, un bien beau clin d’œil qu’il est impossible d’imaginer involontaire.

Au-delà de cette jolie boutade (mais qui confère un charme particulier à ce titre), ‘Here Comes The Wind’ est un vrai disque de rock, joliment foutraque, produit « crassement » et bien construit. Et Envelopes un groupe dont on devrait rapidement entendre reparler. Très rapidement. (sortie : 18 février 2008)


Son :

Myspace (trois titres de ‘Here Comes The Wind’ en écoute)
Site Officiel

Deux titres en écoutes, le Pixies-ien Heaven et le calme Boat (malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, le clip de The Party, le titre qui ouvre 'Here Comes The Wind' et qui « rend hommage » à Bonnie Tyler (malheureusement plus disponible).

lundi 14 juillet 2008

Track of The Day (08-14 juillet 2008)

Une semaine pleine de nouveautés dans le Track of The Day. Et y en pour tous les goûts (pour peu qu'on aime la pop et le rock). (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).

Lundi 14 juillet 2008:
* Pumuckl - Expect The Unexpected [-]

En ce jour de fête nationale, et même si c'est plus pour faire une introduction marronnier qu'autre chose, mettons en avant un artiste français, Pumuckl, que j'ai déjà évoqué dans ces pages. Notre homme vient de sortir une très belle version de Expect The Unexpected des Herman Dune, tiré de leur 'Switzerland Heritage'. Dans la belle tradition de Pumuckl. J'adore. Je suis fan de ce mec.
(indisponible pour le moment, 2008)


Dimanche 13 juillet 2008:
* She & Him - This Is a Test [Merge]
L'actrice Zooey Deschanel et le (insère ici tes superlatifs les plus forts) M. Ward sortent un disque tous les deux. Un album doux, léger, jazzy et retro, où la voix de Zooey fait merveille. This Is Not a Test, en écoute aujourd'hui, est le genre de morceaux qui rappellent le fameux duo Lee Hazelwood/Nancy Sinatra. Charmant tout plein. Et même plus tiens.
(disponible sur Volume One, 2008)

Samedi 12 juillet 2008:
* dEUS - Eternal Woman [Polydor]
Sans se mentir, depuis deux albums, dEUS m'ennuie à mourir. Leur dernier 'Vantage Point' est un disque que l'on qualifiera de raté. Dommage. Mais comme à chaque fois, on peut ressortir quelques titres pas dégueus. Notamment ce Eternal Woman, petite douceur aux jolis chœurs féminins, vraiment beau.
(disponible sur Vantage Point, 2008)

Vendredi 11 juillet 2008:
* Stephen Malkmus & The Jicks - Hopscotch Wille [Domino]
Depuis la fin de Pavement, j'attends un grand album du père Malkmus, celui qu'on pourra placer sans honte à coté de 'Slanted & Enchanted' ou 'Crooked Rain, Crooked Rain'. Ça ne sera pas pour cette fois là non plus, même si ce 'Real Emotional Trash' est bien plus réussi (des titres comme Hopscotch Wille explique cela) que son prédécesseur 'Face The Truth', qui ne tenait la route le temps que d'une chanson (No More Shoes).
(disponible sur Real Emotional Trash, 2008)

Jeudi 10 juillet 2008:
* Plants & Animals - Bye Bye Bye [Secret City]
Dans la grande tradition des groupes pop déglingos, je voudrais les Plants & Animals, groupe canadien euphorique, sorte de mix entre The Polyphonic Spree et I'm From Barcelona. Un bon bol d'air frais et d'été dans ce mois de juillet perturbé.
(disponible sur Park Avenue, 2008)

Mercredi 9 juillet 2008:
* What Made Milwaukee Famous - For The Birds [Barsuk]
Groupe extraordinairement sympathique malgré son nom des plus débiles. Rien de bien révolutionnaire certes mais une power-pop/power folk de très très bon aloi. Et quelques titres carrément jouissif. Comme ce For The Birds notamment.
(disponible sur What Doesn't Kill Us, 2008)


Mardi 8 juillet 2008:
* Beach House - Heart of Chambers [Bella Union]
Fermez les yeux. Evadez-vous. Ne pensez plus à rien. Appuyez sur Play et lancez Heart of Chambers. Étonnamment vous flottez. Normal, vous écoutez 'Devotion' de Beach House, un des disques les plus sensuels de l'année.
(disponible sur Devotion, 2008)